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  • il y a 14 minutes
Retrouvez le club de la Bourse du mercredi 22 juillet dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:02Le club de la bourse avec Étienne Braque sur ce plateau.
00:06Nous recevons ce matin Éric Delanois, président fondateur de Tenzin, conseil bonjour,
00:10et Julien Liguenouk, fondateur de Taranis.
00:13Merci d'être avec nous ce matin.
00:16Messieurs, Étienne, d'abord ce qu'on attend, c'est le coup d'envoi des résultats des GAFAM ce soir.
00:20Il y a Alphabet.
00:21Oui, Alphabet et Tesla.
00:23Tesla qui ne fait pas partie des GAFAM, mais ce sera quand même à suivre.
00:26Alphabet, maison mère de Google.
00:27Pour rappel, le groupe avait publié plus de 60 milliards de profits nets au premier trimestre.
00:32Alors, ça ne devrait pas être un trimestre record, contrairement au premier trimestre pour Google,
00:37pour la simple et bonne raison qu'au premier trimestre, il y a eu beaucoup d'effets exceptionnels.
00:40Néanmoins, on a un trimestre qui devrait être très solide.
00:43Quand vous regardez les attentes du consensus, croissance des ventes de plus de 20%,
00:48idem pour le profit net qui devrait être entre 35 et 38 milliards.
00:52C'est tout simplement impressionnant.
00:53Pour le répéter, il n'y a aucune boîte en Europe.
00:56Y compris dans le CAC 40, qui fait cela en l'espace de 12 mois.
01:00Donc là, vous avez une boîte qui arrive à faire ça en l'espace de 3 mois,
01:03avec des capacités d'investissement qui seront bien sûr à suivre,
01:07dans le sens où le groupe avait revu à la hausse au premier trimestre ses CAPEX.
01:11Donc là, maintenant, tout l'enjeu, c'est de voir est-ce qu'ils vont les revoir à la hausse,
01:14oui ou non.
01:15Et surtout, comment aujourd'hui, ils voient l'envolée des prix, des ensembles, des composants.
01:20On a beaucoup parlé des mémoires RAM, y compris l'ensemble des composants nécessaires pour les data centers.
01:26Quand vous regardez en courrière Supermicrocomputer qui a gagné 20%,
01:29oui, il y a de la demande, mais surtout, il y a des hausses des prix.
01:32C'est ce qui dope aujourd'hui les marges dans l'ensemble de ce secteur.
01:35Oui, Julien, c'est ça qu'on va regarder.
01:36C'est le plan d'investissement qui est prévu finalement.
01:39Oui, le plan d'investissement, les CAPEX, on va voir s'ils dépassent les 250 milliards pour l'année fiscale
01:442027.
01:45En fait, il y a le cloud où il y a eu une très forte accélération lors du dernier trimestre
01:50à plus de 60% de croissance.
01:53Réaccélération très rare.
01:54Je peux vous dire que je fais de la tech depuis de nombreuses années.
01:57J'ai rarement vu des réaccélérations pour des boîtes de cette taille.
02:00Et le point qui pourrait pêcher, c'est le search, donc le moteur de recherche de Google.
02:06On se demande si à un moment donné, il ne va pas y avoir de la cannibalisation entre l'AI
02:10et ces produits-là.
02:11Pour l'instant, ça va, mais effectivement, ça peut changer.
02:14Eric, cette course à l'IA, à coup de centaines de milliards, on pose la question régulièrement, mais ça vous
02:20inspire quoi ?
02:21Ça m'inspire toujours la même chose, c'est qu'on perd pied par rapport à une forme de réalité.
02:26C'est-à-dire qu'on est en train de mettre des centaines de milliards de dollars dans des investissements
02:31dont personne aujourd'hui ne connaît la rentabilité potentielle,
02:34dont tout le monde commence à se dire que les gains de productivité que ça va générer sont relativement incertains.
02:40Sans parler des problématiques sociales qui sont derrière, avec cette espèce de concentration de la valeur qui est en train
02:46de se faire.
02:46Donc, c'est une technologie qui est importante.
02:49Je pense qu'on ne pourra pas s'en passer.
02:51Et il ne s'agit pas de s'en passer.
02:53Il ne s'agit pas de ralentir.
02:54Il s'agit d'essayer de la mettre à sa juste place.
02:56Or, aujourd'hui, on est dans une course effrénée qui ne laisse pas la place à la réflexion.
03:01Et c'est bien ça le sujet.
03:02Ça veut dire, très rapidement, que ces investissements-là, aujourd'hui, devraient aller ailleurs, peut-être ?
03:07Devraient aller ailleurs, oui.
03:09Moi, je pense, je vais rêver, mais ils devraient aller sur des structures éducatives, par exemple.
03:14Vous savez, l'aide tech, aujourd'hui, c'est un peu le parent pauvre, quand même.
03:18Il y a énormément de petites structures d'aide tech, donc éducation, la tech de l'éducation,
03:23qui permettraient, aujourd'hui, de mettre l'IA au service de l'éducation.
03:27Il y a beaucoup de petites entreprises qui se mettent dessus.
03:30Il n'y a aucun projet scalable, aujourd'hui.
03:32Voilà, typiquement, un sujet sur lequel il mériterait qu'on regarde.
03:36Parce que, dans l'éducation, il y a des choses à faire qui ne tiennent pas à la rentabilité,
03:43qui ne tiennent pas à la prise d'audition, mais qui tiennent à l'assistance.
03:46L'assistance à l'éducation, l'assistance à l'esprit critique.
03:49Et cet outil-là peut être un outil formidable.
03:50Donc, le sujet, aujourd'hui, pour Google, ça va être, effectivement, de pouvoir se dire
03:54« Est-ce qu'ils vont continuer à investir de manière aussi massive,
03:58sans prendre un risque de décevoir derrière sur les formes d'investissement ? »
04:02Et puis, après, c'est « Est-ce que leur modèle traditionnel autour du search va continuer à persister ?
04:07»
04:07Aujourd'hui, c'est Gartner, je crois, qui pense que 25% des publicités liées au search
04:15vont basculer vers autre chose, et donc avec des revenus qui risquent de chuter dans le temps.
04:21– Etienne, il y a la Chine aussi, la concurrence chinoise qui émerge,
04:26elle lève aussi des capitaux en bourse ?
04:27– Oui, elle lève des capitaux.
04:28Un dernier exemple en date cette nuit, la société Zhangji InnoLight,
04:31qui est spécialiste notamment de composants optiques pour les data centers,
04:35qui, ça y est, ouvre son carnet d'ordre pour son introduction en bourse.
04:38Ça va se dérouler à Hong Kong.
04:40Le groupe prévoit de lever 6 milliards de dollars.
04:43C'est vrai que c'est un montant qui peut paraître assez faible
04:45par rapport aux introductions en bourse que l'on peut voir du côté des États-Unis.
04:49Mais si le groupe arrive à lever 6 milliards de dollars,
04:51mine de rien, ça serait la plus grosse introduction en bourse à Hong Kong depuis 2019 et Alibaba.
04:56Donc vous avez une tech chinoise qui continue de lever des capitaux, des startups comme ça.
05:01Eh bien, vous en avez quasiment toutes les semaines,
05:02qui parfois lèvent quelques dizaines ou centaines de millions de dollars.
05:05Mais mine de rien, elle lève des capitaux, surtout pas aux États-Unis, mais en Chine.
05:08C'est ce que souhaite absolument, bien sûr, Pékin.
05:11Et avec aujourd'hui des effets d'annonce qui sont de plus en plus nombreux.
05:14Vous en avez parlé sur ce plateau avec notamment Moonlight qui a dit la semaine dernière
05:18qu'il comptait rivaliser avec les intelligences artificielles occidentales.
05:22Alors là, Julien, est-ce qu'on est dans la com ou c'est une réelle menace pour la tech
05:25américaine ?
05:26Il y a énormément de sociétés en Asie en général et en Chine en particulier
05:30qui se sont cotées, notamment ces derniers mois.
05:33Vous avez plusieurs centaines de sociétés à Taïwan.
05:35Vous en avez également au Japon.
05:37Et c'est vrai que la Chine est en train de rattraper le retard.
05:40Quand on regarde le nombre d'IPO, on est extrêmement surpris de la vivacité
05:43et de la croissance des sociétés qui sont en train de se coter.
05:47Elles restent un petit peu plus des sociétés avec des produits un peu commoditisés,
05:52c'est-à-dire un peu moins de haute valeur ajoutée,
05:54mais ils remontent la chaîne de valeur progressivement.
05:57Et clairement, quand on voit ce qui se passe, par exemple, sur le secteur de la mémoire,
06:00quand on voit que HP ou Apple est intéressée par des fabricants chinois,
06:05on se rend bien compte que, oui, il y a une menace pour la tech américaine.
06:10Etienne ?
06:11Ça va se passer sur les moteurs d'intelligence artificielle, peut-être,
06:15mais également, bien sûr, sur les composants.
06:17Parce qu'aujourd'hui, il y a des trous dans la raquette pour la Chine
06:20qui doit encore passer soit par TSMC, qui est bien sûr basé à Taïwan, mais pas que,
06:25mais également sur des cartes, sur des logiciels américains.
06:31Oui, alors, il y a Intel, d'ailleurs, qui reporte, je crois, ce soir,
06:35qui cherche à revenir face à TSMC.
06:38Les sociétés américaines, effectivement, gardent le haut du pavé,
06:42mais tous les subplayers, aujourd'hui, sont basés en Asie.
06:44Et c'est vrai qu'il y a une guerre assez féroce sur ces points-là.
06:49Eric, pardon, on l'a dit, beaucoup de résultats dans la tech,
06:52mais il y a les banques aussi qui publient 100 ans d'heure ce matin,
06:54BNP Paribas, demain matin.
06:56Ce seront des bons résultats.
06:57Ce seront des bons résultats.
06:59Je pense que c'est le patron Goldman Sachs qui disait
07:01qu'on était quasiment dans la période la plus faste
07:05et la période parfaite pour les banques.
07:08Parfaite, pourquoi ?
07:09Parce qu'on est dans une période d'augmentation des taux lente
07:12et c'est ça qui fonctionne très, très bien pour les banques.
07:15Pourquoi ça fonctionne bien ?
07:16D'abord, parce qu'il faut se rappeler que les taux,
07:17c'est la mine d'or de la banque.
07:19Le taux, quand un taux est élevé, ça permet de faire un pricing élevé,
07:23ça permet de jouer sur les compositions de taux longs, taux courts,
07:26et donc de pouvoir gagner de l'argent sur les différentiels.
07:29Et du coup, ça permet d'augmenter les résultats.
07:31Et pourquoi lent ?
07:32Parce que, notamment en France, on est sur des prêts immobiliers qui sont à taux fixe
07:36et les taux de l'usure, qui sont les taux capés au-dessus duquel je ne peux pas vendre,
07:42ils mettent un délai à s'ajuster.
07:43Donc, plus les taux augmentent rapidement, ce qui a été le cas en 2022,
07:49plus les banques se trouvent en difficulté parce que le coût de l'argent est plus important
07:52et ils ne peuvent pas augmenter les pricings.
07:54Or là, avec des taux lents, on a des pricings qui rattrapent assez facilement la hausse des taux.
07:59Donc là, le contexte de taux est très favorable aux banques,
08:03le contexte de volatilité des marchés est très favorable aux banques
08:06parce que qui dit volatilité des marchés, dit volonté et nécessité de se couvrir.
08:10Et donc, toute la partie de banque de financement est aujourd'hui ce qu'on porte bien.
08:15Et puis enfin, il y a un très bon contexte de concentration et de reprise des fusions dans tous les
08:21sens.
08:21On a parlé de ce qui se passe à Hong Kong, mais il ne faut pas oublier que SpaceX,
08:26quand SpaceX s'introduit en bourse, ça fait 500 millions de commissions pour les banques en commission de placement.
08:32Quand il y a une fusion entre deux entreprises, ça fait des commissions de rapprochement.
08:39Et donc, on est sur des contextes bancaires aujourd'hui qui vont tous dans le même sens, positif,
08:45étrangement, alors qu'on pense qu'on est dans une crise permanente.
08:48Un seul bémol, c'est que ce sentiment de crise permanente génère une légère remontée des risques,
08:52mais qui est largement compensée par tous ces phénomènes-là.
08:54Et ça n'empêche pas Jamie Dimon d'être très prudent.
08:57Vous avez vu lundi, Jamie Dimon, le patron de JP Morgan,
09:00qui a dit, moi, à ses niveaux actuels, je ne suis pas acheteur sur le S&P 500 et sur
09:04le marché obligataire.
09:05Vous remarquerez que toutes les banques ont toujours été très prudentes et vont toujours de record en record.
09:09Vous allez en reparler dans Good Morning Market dans un instant, Etienne Braque.
09:12Merci Éric Delanois, président fondateur de Tenzing.
09:14Conseil d'avoir été sur ce plateau.
09:15Merci Julien Léguen, fondateur de Taranis, d'avoir été dans ce club de la bourse.
09:20Merci à tous.
09:20Merci à tous.
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