- il y a 13 heures
Retrouvez le club de la Bourse du mardi 4 août dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04Deux invités ce matin en plateau, Claudia Panseri bonjour. Merci de nous accompagner ce matin,
00:09responsable de la stratégie d'investissement de la banque privée UBS France et Christian Parizeau,
00:14conseiller économique pour Aurel BGC, président d'Altaïr Economics. Bonjour Christian.
00:18Bonjour. Beaucoup d'actualités en plein cœur de l'été, c'est vrai que les marchés ne prennent
00:22pas de vacances, on le voit avec cette nouvelle salve de résultats d'entreprises qui est plutôt
00:28bien accueillies. Claudia Panseri, je le disais en préambule, l'Europe est sur des plus hauts historiques
00:32et quand on regarde les performances depuis le début de l'année, l'Europe n'a pas à rougir.
00:36L'Eurostox 50 gagne 10% depuis le 1er janvier, c'est-à-dire en ligne avec le S&P,
00:40le Dow Jones
00:41et le Nasdaq, ces trois indices gagnent quasiment 11% year-to-date. Oui, des très bons résultats
00:46qu'on a sur l'ensemble des secteurs. Seulement la consommation, les secteurs de consommation,
00:51plus particulièrement le secteur du luxe, on a un peu dessus, mais globalement quand on regarde
00:56qu'il soit le secteur de l'énergie, le secteur bancaire, les industriels, qu'ils ont des chiffres
01:00d'affaires assez impressionnants quand ils sont exposés à la croissance américaine,
01:04globalement on vient sur des niveaux de croissance qu'on n'avait pas vus depuis quelques années
01:09et il y a encore de la croissance à venir parce qu'il y a quand même une certaine résilience
01:14macroéconomique. Les indicateurs manufacturiers sont bien orientés. Aux Etats-Unis et en Europe,
01:20le prix du pétrole soit encore élevé et celle-là donne des espoirs pour le reste de l'année.
01:25En tout cas, nous, on est positif sur les actions européennes et surtout, on a une croissance
01:29des profits cumulée sur deux ans qui est autour des 25%. Donc, on devrait continuer
01:34à avoir cette tendance aussi dans les mois à venir.
01:38Avec, dans l'ensemble, des résultats qui sont au-delà des attentes. On l'a vu notamment
01:42la semaine dernière, c'était une très grosse semaine pour le CAC 40. Ces résultats ont été
01:46dans l'ensemble achetés, Christian Parizeau. Et ça prend un petit peu à revers le marché
01:51parce qu'on se souvient, début d'année, le marché très optimiste sur l'Europe. Ça y est,
01:54c'est l'heure de l'Europe, etc. Puis d'un seul coup, la guerre en Iran. Là, d'un
01:58seul coup,
01:58l'Europe sous-performe très clairement les Etats-Unis. Et puis là, on a un beau rattrapage
02:03ces dernières semaines.
02:04Oui, alors, il faut le reconnaître, on a eu quand même des bonnes surprises sur la croissance
02:07européenne. Je vous rappelle, 0,4% de croissance au deuxième trimestre en Europe. Aux Etats-Unis,
02:12au deuxième trimestre, 0,4%. Si je le mets en rythme trimestriel et non pas annualisé comme on le
02:17publie habituellement. Mais en gros, officiellement, lorsqu'on regarde globalement, la croissance
02:21européenne est identique à la croissance américaine. Ce n'est pas la même nature,
02:24ce n'est pas les mêmes fonds sur le fond, mais en instantané. En tout cas, on est sur un
02:27rythme
02:28de croissance identique. Et surtout, on est quand même plutôt surpris de la bonne résilience
02:32de l'économie européenne. Alors, c'est vrai qu'il y a quand même quelques petits points à
02:37souligner. C'est la bonne tenue des industriels. Attention, les enquêtes PMI nous disent,
02:42attention, il y a quand même un effet constitution de stock. Il y a quand même des tensions sur
02:46le fait de ce qui se passe au niveau international sur les chaînes d'approvisionnement. Il y a des
02:51tensions sur les chaînes d'approvisionnement qui persistent. Et puis surtout, on a aujourd'hui
02:54des cadences de production qui sont supérieures à la croissance des nouvelles commandes. Donc,
02:58ça montre qu'il peut y avoir un petit ralentissement et que ce n'est pas tenable. Mais on n
03:02'est pas dans
03:02le pire des scénarios par rapport à tous les chocs qu'on a pu avoir. On a une économie
03:06américaine qui se maintient, très inégalement, très tirée par l'intelligence artificielle
03:13et par les investissements parce qu'il y a quand même un secteur industriel qui
03:16souffre hors technologie aux États-Unis. Mais en Europe, on a une croissance peut-être
03:20un peu plus homogène. Le gros problème, c'est le consommateur européen qui est
03:23toujours à l'arrêt, qui est toujours au repos. Mais sur le reste, on est quand même
03:26sur une industrie qui, quand même, résiste assez bien au choc. Et ça, c'est plutôt
03:30la bonne surprise du deuxième trimestre qu'on a pu avoir.
03:32Donc, il ne faut pas oublier la macro. C'est quand même lié au marché.
03:35C'est pas un économiste qui va vous dire le contraire.
03:37Non, mais je sais. Mais parfois, vous savez, Christian, le marché n'est pas forcément
03:40lié aux indicateurs économiques. On peut être entraîné par tel ou tel secteur
03:45ou telle ou telle entreprise. Là, vous nous dites, quand on regarde les indices
03:48actions, ils sont plutôt bien corrélés avec la macro.
03:51Il y a un fonds. Il y a un fonds qui a une tendance économique qui est là.
03:55Et donc, pour l'instant, la tendance est là. Après, on peut avoir des histoires
03:58plus microéconomiques, plus au niveau des sociétés. Mais là, le fonds macro,
04:02il est quand même plutôt une bonne surprise sur le deuxième trimestre.
04:05On verra si ça se poursuit au troisième trimestre. Mais on peut reconnaître
04:08qu'il y a un justificatif. C'est-à-dire qu'on a peut-être été, moi le premier,
04:12sûrement un peu trop noir sur le choc qu'on a eu sur ce choc énergétique
04:16et sur la résilience de l'économie européenne. Et ça, il faut reconnaître,
04:19la BCE l'avait bienvenue, puisque la BCE a toujours mis en avant
04:22cette résilience de l'Europe. Alors, c'est vrai qu'il y a quelques secteurs
04:25qui sortent. On le sait. Je ne vais pas vous l'apprendre. La défense qui résiste
04:28plutôt bien. On a quelques secteurs industriels où on a aussi ajusté
04:33les contrats assez rapidement. Ce qui veut dire que les hausses des coûts
04:35ont été répercutées très rapidement. Alors, l'inconvénient, c'est qu'on l'a vu
04:39sur l'indice des prix. Mais l'avantage, c'est que ça maintient les marges
04:41des industriels. Et donc, on est très, très loin du choc de 2022
04:44dans lequel les entreprises ont été surpris par la flambée des prix
04:47de l'énergie. Là, on a eu une adaptation qui a été beaucoup plus rapide
04:51en quelques mois. Ça a surpris tout le monde. Même la BCE, même les données
04:54d'enquête. On a vu que la transmission des prix a été beaucoup plus forte
04:57dans l'industrie. Et ça, c'est par contre une bonne nouvelle quand même
04:59pour les marges des entreprises. Et ça se retrouve après dans les résultats
05:02au niveau microéconomique.
05:03Et donc, pourquoi pas une BCE qui pourrait s'arrêter là
05:06en termes de dynamique de taux ? Ça, ça serait une bonne nouvelle
05:09pour les marchés, Claudia Pansieri ? Parce qu'aujourd'hui, la grande crainte,
05:12c'est que la BCE remonte ses taux.
05:13C'est déjà intégré. Donc, en fait, je pense que la remontée des taux
05:17du mois de septembre avec une probabilité à 80% est déjà intégrée
05:21par les marchés. Je dirais que la surprise négative
05:24par les marchés, ce serait plutôt une remontée des taux
05:27avec un discours qui fait entendre une remontée des taux
05:31encore l'année prochaine. Et donc, en fait, une politique monétaire
05:34plus restrictive par rapport aux attentats actuels.
05:38Je pense qu'il y a un facteur très important.
05:41La résilience aussi des résultats a fait un changement
05:44de l'industrie manufacturière qui a été sous pression
05:47depuis 2022 et qui retrouve un tout petit peu de couleurs
05:50depuis le début de l'année. On a eu un conflit
05:53qui arrivait à un moment où l'économie européenne allait plutôt bien,
05:57était une phase de reprise. Et donc, je dirais, le timing
06:00de ce conflit pour l'économie a été, je dirais, plutôt pas mauvais
06:04dans le sens qu'on avait au début de janvier-février
06:07des indicateurs des carnets de commandes qui étaient une forte accélération.
06:11On a eu une petite pause, mais plus cette accélération
06:13après la pause a repris. Donc, on a eu effectivement
06:18cet événement arrivé dans un moment de reprise macroéconomique
06:21en Europe. Donc, à toute raison pour laquelle le marché,
06:24vous vous souvenez bien, le mois de janvier et février,
06:26les actions européennes a performé plutôt bien.
06:29Si l'Europe se tient plutôt bien, les indices américains
06:32sont également proches de leur plus haut historique.
06:35Alors, hier, le Dow Jones a touché un plus haut,
06:36mais même quand on regarde les indices technologiques,
06:39certes, le Nasdaq est à 5% de ses plus hauts,
06:41mais comme je le disais, on est quand même sur un gain
06:43de plus de 10% depuis le début de l'année,
06:44parce que les GAFAM ont réussi à rassurer.
06:47Alors, c'était quand même un exercice, Christian Parizeau,
06:50pas évident, notamment pour Microsoft et pour Amazon,
06:53mais le marché a très clairement acheté ses publications.
06:5515-20% de gains depuis la publication des résultats
06:59du deuxième trimestre.
07:00Ils arrivent à rassurer sur le fait que, oui,
07:02on dépense beaucoup d'argent dans l'intelligence artificielle,
07:04mais que demain, ça va payer,
07:05et que même aujourd'hui, c'est en train de payer.
07:08Oui, alors, il y a un élément qui rassure quand même,
07:10c'est qu'il y a de la demande.
07:12Il y a de la demande dans la puissance de calcul.
07:13Donc, ça, c'est rassurant.
07:15Et ça, c'est très rassurant pour les marchés.
07:16D'autre part, ça veut dire que quand même,
07:19quand on construit un data center, il va être réutilisé.
07:22Les éléments noirs, ils sont toujours là quand même.
07:25C'est qu'ils ont rehaussé leurs projections.
07:27Ils ont investi près de 303 milliards de dollars
07:31sur le premier semestre,
07:32mais ils vont encore plus investir demain,
07:34non pas pour avoir plus de capacité de calcul,
07:36mais seulement pour tenir compte de l'inflation,
07:38du coût de ces data centers.
07:39Donc, on a quand même une inflation
07:40qui est quand même un point faible pour ces hyperscalers.
07:43Et deuxième point qui est important,
07:46et ça, il faut l'avoir en tête maintenant
07:47quand vous investissez dans ces valeurs-là,
07:49c'est qu'on est de plus en plus sur des financements
07:51d'investissement dans les data centers
07:53financés par de la dette.
07:54Si vous prenez les quatre grands hyperscalers,
07:56il y a encore un an,
07:57c'était financé à 10%, à 9% par de la dette.
08:01Aujourd'hui, c'est financé à 33% par de la dette.
08:03Donc, ça veut dire...
08:04En plus, dont du hors-bilan.
08:06Donc, ça veut dire que vous avez maintenant des hyperscalers
08:08qui vont être très sensibles au niveau des taux d'intérêt
08:10et au comportement du marché obligataire.
08:11Je dis ça parce que, par exemple, sur les dernières 24 heures,
08:14on a eu une montée, certes,
08:15qui traduit un retour de confiance dans les hyperscalers,
08:17mais qui traduisent aussi un recul des taux longs américains
08:20sur la séance d'hier.
08:21Par exemple, ça a joué aussi, à mon avis, pour beaucoup.
08:24Donc, attention, les thématiques sont là.
08:26Il y a toujours une inquiétude,
08:27mais il y a l'aspect demande qui rassure énormément.
08:30Donc, ça veut dire quoi ?
08:31Ça veut dire que la thématique de l'IA n'est pas morte.
08:33C'est une thématique qu'il faut jouer,
08:35mais attention, avec beaucoup plus de volatilité que par le passé.
08:38Et donc, là, les hyperscalers, on les avait beaucoup délaissés
08:41depuis le début de l'année.
08:42Ils ont sorti des résultats.
08:44Ils nous ont confirmé que la demande est là.
08:45Ça rassure les investisseurs.
08:47Les investisseurs reviennent sur ces valeurs-là.
08:49Mais attention, tenez compte quand même que,
08:51un, leurs cours seront beaucoup plus volatiles que par le passé,
08:53que, deux, ce seront maintenant des valeurs
08:56qui seront sensibles au taux d'intérêt,
08:57puisque ça jouera nettement sur le retour sur investissement
08:59de ces investissements.
09:00Donc, on change quand même de nature.
09:02Il faut bien prendre en compte les risques.
09:03Donc, l'IA est une thématique porteuse,
09:06mais avec beaucoup plus de volatilité qu'il y a encore quelques mois.
09:08Donc, on n'est plus sur une ligne droite.
09:10Mais on est quand même, pour l'instant,
09:11sur des investisseurs qui reviennent massivement sur ces valeurs-là
09:14parce qu'on est rassurés sur cette demande.
09:16Premier trimestre, deuxième trimestre,
09:18c'était les valeurs liées aux semi-conducteurs
09:20qui étaient massivement jouées.
09:21Claudia Panseri, on se souvient de cet indice SOX,
09:24l'indice des semi-conducteurs qui avait fait plus que x2
09:26en l'espace de six mois.
09:28Depuis, il a été un petit peu délaissé.
09:29Et là, depuis la semaine dernière,
09:31c'est les GAFAM qui affichent des hausses,
09:33mais juste impressionnantes.
09:34Enfin, c'est des hausses de small et mid-cap.
09:35On a quand même Microsoft qui gagne 15%.
09:37Amazon, là, on est quand même à 20% de hausse
09:39en l'espace de deux jours.
09:40C'est quand même des valeurs qui affichent,
09:43Amazon, 3 000 milliards de capitalisation boursière.
09:45Et en même temps, c'était une performance négative
09:48depuis le début de l'année sur les grandes
09:49liées à la monétisation et au surinvestissement,
09:52au fait d'émission des dettes
09:53parce que le coche-flou opérationnel a été en baisse.
09:56Donc, je pense que c'est une question
09:58des valorisations, donc à des rattrapages.
10:00Et puis, il y a quand même une dispersion
10:02assez importante, même au sein des valeurs
10:06des hyper-scalers, parce que sur les résultats,
10:08vous avez eu deux valeurs qui ont fait plus 15%
10:10et deux valeurs qui ont fait moins 15%.
10:12Donc, la sélection devient extrêmement importante
10:14et surtout, la sensibilité des investisseurs
10:17est liée à deux facteurs.
10:18Combien d'investissements vont être faits
10:21dans les mois à venir ?
10:22Dès qu'on a un peu moins d'investissement,
10:24en fait, c'est bien accueilli par le marché.
10:26Dès que l'investissement sont supérieures
10:28aux attentes, c'est pénalisé.
10:29Et puis, la monétisation, quand on voit
10:31des résultats, dans ce cas, c'était sur
10:33les sociétés liées au cloud.
10:37Dès qu'on a un résultat qui est positif
10:38sur le cloud, la performance est plutôt bonne.
10:41Mais la dispersion reste très élevée.
10:43Plus de volatilité et plus de dispersion.
10:44La dispersion au sein de l'S&P
10:46n'a été jamais aussi élevée.
10:49Donc, en fait, c'est vraiment dans la sélection
10:50des valeurs qui est la différence
10:53c'est faite cette année.
10:55Vous le mentionnez tout à l'heure,
10:56l'S&P fait plus de 10.
10:58Il y a certaines valeurs qui font plus de 100
10:59et certaines valeurs qui font moins de 40.
11:01Donc, effectivement, la dispersion au sein de l'indice
11:04est de plus en plus importante.
11:06Et alors, l'autre chose aussi,
11:07c'est sur les sémiconducteurs,
11:08la concentration depuis la performance
11:11en début d'année,
11:12que ce soit sur le Oxox ou que ce soit sur l'S&P,
11:14a augmenté énormément.
11:16Les sémiconducteurs représentaient
11:194% de l'indice il y a deux ans,
11:2110% en fin de l'année dernière
11:23représentent aujourd'hui 18% de l'indice.
11:26Donc, on voit cette concentration
11:27qui est de plus en plus importante.
11:29C'était les 7 magnifiques,
11:31puis c'était les 10 magnifiques,
11:33et maintenant, c'est les 4 magnifiques.
11:35Donc, on voit ce mouvement au sein des indices
11:38qui est très important pour les investisseurs.
11:39Et comment vous placez au biais de tout ça
11:41dans des dynamiques qui sont très fortes
11:43et malheureusement, quand on n'est pas dedans,
11:44c'est compliqué de suivre le marché ?
11:46En fait, on est très dynamique
11:48dans la sélection des valeurs.
11:50Et donc, par exemple,
11:51on était très positif sur la partie sémiconducteur.
11:54On a un peu coupé, je dirais,
11:55la moitié de nos positions
11:56sur la partie sémiconducteur à fin juin
11:59pour rester exposé seulement
12:00à la partie sémiconducteur moins volatile
12:04et de bonne qualité.
12:05Et puis, on était revenu en même temps
12:07sur la partie plus défensive
12:08du secteur technologique,
12:09dont certains hyperscalers,
12:11justement parce que la valorisation
12:12était assez attrayante.
12:13Sur certaines valeurs,
12:15les grandes valeurs technologiques,
12:16la valorisation était revenue
12:18aux moyens historiques,
12:19alors que quand on regardait
12:22la répartition du chiffre d'affaires
12:24n'était pas à 100% liée
12:25à l'intelligence artificielle.
12:27Et donc, il y a eu aussi ce mouvement
12:29sur la partie software
12:30en début d'année.
12:31Et là aussi, on a essayé
12:33de faire nos choix des valeurs
12:35en fonction de nos attentes
12:37à des croissances
12:37et de l'évolution des marges.
12:39Christian Parizeau,
12:40il faudra suivre tout à l'heure
12:41pas l'entir.
12:42Le titre est en hausse de 15%
12:43hier soir en après-bourse.
12:45Là aussi, on est sur une volatilité
12:47très forte.
12:48Quels sont les secteurs
12:49que vous aimez bien ?
12:50En ce moment,
12:50après cette saison de résultats,
12:52on n'a quand même plus
12:53la moitié, quasiment les deux tiers
12:55des sociétés qui ont publié
12:56aux Etats-Unis.
12:57Oui, je pense qu'il faut rester
12:59sur le secteur technologique,
13:00mais être très discriminant.
13:02Je prends juste l'exemple
13:03de Palantir,
13:03c'est un bon exemple.
13:04On voit que leur plateforme
13:06est vraiment quelque chose
13:07de solide,
13:07avec une vraie barrière à l'entrée.
13:09Mais Palantir utilise
13:10tous les modèles de langage.
13:11C'est-à-dire qu'il peut aussi
13:12bien utiliser le modèle
13:13d'Alibaba que d'OpenAI
13:15que d'Enthropix.
13:16Donc, ça vous montre
13:17que là où il y a
13:18des barrières à l'entrée,
13:19ça va être de plus en plus
13:20au niveau des logiciels.
13:21Et il faut que vous investissiez
13:22maintenant aussi,
13:23pas que sur la thématique
13:24des hyperscalers,
13:25pas que sur la thématique
13:26des semi-conducteurs,
13:27parce qu'on commence à avoir
13:28des niveaux de valorisation.
13:29Alors, je ne vous dis pas,
13:30Palantir a quand même
13:31un niveau de valorisation élevé.
13:32Mais il va falloir
13:32de plus en plus creuser
13:33sur les logiciels
13:35et ceux qui vont profiter
13:36du déploiement de l'IA.
13:41Cherchez beaucoup plus
13:42à savoir ce que l'IA transforme
13:44et comment l'IA transforme.
13:45Et je pense qu'on va avoir
13:46aussi une diffusion de l'IA
13:48dans pas mal de secteurs
13:49et dans pas mal de valeurs.
13:51Donc, aujourd'hui,
13:51c'est bien d'investir sur l'IA,
13:54mais il faut chercher aussi
13:55à aller sur d'autres secteurs.
13:57Le secteur de la santé
13:58qui commence de plus en plus
13:59à concentrer l'intérêt
14:00des investisseurs.
14:01On en parle de plus en plus
14:02parce que l'IA va modifier
14:04profondément les coûts
14:05de recherche et développement.
14:06Donc, c'est un secteur.
14:06Le secteur des médias,
14:08le secteur des transports.
14:09Donc, il va falloir
14:09de plus en plus
14:10sur le deuxième semestre,
14:11à mon avis,
14:12jouer l'IA,
14:13mais on joue l'IA
14:14sur le secteur technologique,
14:16mais en le diversifiant,
14:17surtout en tenant compte
14:18d'une volatilité plus grande
14:19et surtout diversifier
14:21dans les applicatifs de l'IA
14:23et aller vers des secteurs
14:24qui peuvent véritablement
14:25en profiter
14:26en termes de performance économique.
14:28Et là, peut-être
14:29qu'on aura un effet
14:30au niveau macro
14:30et on verra enfin
14:31l'effet de l'IA
14:32sur la macro.
14:33Mais en tout cas,
14:34ça sera à mon avis
14:35beaucoup plus une interrogation
14:36parce que maintenant,
14:37il faut bien en comprendre,
14:38l'investissement
14:39dans la thématique de l'IA
14:40est devenu risqué.
14:41Ce qu'on n'avait pas
14:41jusqu'à présent.
14:42Donc maintenant,
14:43il faut savoir diversifier
14:44ses choix
14:44et faire du stock picking
14:46sur l'impact de l'IA
14:47sur pas mal
14:48d'autres secteurs économiques.
14:49D'où le fait
14:50qu'on va de plus en plus
14:51regarder des valeurs
14:52qui sont dans le Dow Jones
14:53notamment.
14:54On est au bout.
14:55Le Dow Jones
14:55qui est sur un record.
14:56Merci à tous les deux
14:57de nous avoir accompagnés.
14:58On suivra ça, bien sûr,
14:59avec vous à la rentrée.
15:00Christian Parizeau,
15:01conseiller économique
15:02pour Aurél BGC,
15:03président d'Altaïr Économique.
15:04C'est Claude Gapenséry,
15:05responsable de la stratégie
15:06d'investissement
15:07de la banque privée
15:08UBS France.
15:08Merci à tous les deux.
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