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Retrouvez le club de la Bourse du vendredi 7 août 2026 dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Good Morning Market sur BFM Business.
00:03Avec donc deux invités ce matin, depuis Genève, Patrice Gautry.
00:07Bonjour Patrice, merci de nous accompagner ce matin.
00:10Vous êtes chef économiste de l'Union bancaire privée et par téléphone Fabien Bossy,
00:14chef économiste France de Société Générale CIB.
00:16Commençons avec vous Fabien Bossy, puisque vous êtes chef économiste France,
00:20avec ce chiffre qui était attendu au tournant ce matin de la part de l'INSEE.
00:24Il concerne bien sûr les données de l'emploi en France,
00:27taux de chômage au deuxième trimestre qui progresse, comme attendu,
00:31plus 0,2% à 8,3%.
00:34Le taux de chômage qui est sur des plus hauts de 2020 en France.
00:37Oui, alors effectivement, vous l'avez dit, c'était un chiffre qui était attendu.
00:42On savait déjà que l'emploi, notamment dans le secteur privé,
00:45avait continué une légère baisse au deuxième trimestre
00:49et c'est une tendance qui dure depuis plusieurs trimestres maintenant.
00:52On a une économie française qui est dans une phase basse du cycle des affaires,
00:57on va dire, avec peu de dynamisme, notamment de la dépense privée
01:02et une croissance qui est largement tirée par la demande extérieure et la demande publique,
01:07tandis que la demande domestique privée est toujours à la peine
01:10et ça se reflète dans un marché du travail un peu à tonnes.
01:15Alors, il faut aussi voir le verre à moitié plein.
01:20On n'est pas du tout dans une phase de ralentissement rapide du marché du travail
01:24avec une hausse rapide du taux de chômage, comme on avait pu l'observer lors de réelles crises.
01:30Là, on est vraiment plutôt dans une phase de vitesse lente de l'économie
01:37avec un emploi qui progresse guère et un chômage qui grimpe petit à petit.
01:44Il faut aussi le souligner, un impact un peu technique ces derniers trimestres
01:48qui a été la réforme de la loi emploi qui a un petit peu artificiellement boosté le nombre de chômeurs.
01:54On est néanmoins sur une tendance haussière et ça colle avec une économie française
01:59qui reste un peu en queue de peloton de la zone euro.
02:02Mais encore une fois, la France est un peu détonne, un peu dans le paysage européen.
02:07On était l'une des économies les plus faibles de la zone euro avec l'Allemagne.
02:12On commence à observer des prémices d'une accélération en Allemagne,
02:15à voir si on observe ça aussi en France,
02:18même si le calendrier, notamment politique, est un peu moins favorable en France à court terme.
02:23Avec malheureusement une incertitude qui va se renforcer dans les prochaines semaines.
02:28Comment vous regardez ce chiffre, Patrice Gautry, depuis Genève ?
02:30Hier, on a eu les données en Suisse en ce qui concerne le chômage.
02:34Là, on est toujours sur des plus bas historiques, à 3%.
02:36On est loin des 8,4% de la France.
02:39En dehors de ça, il faut quand même dire que c'est vrai que malheureusement,
02:42ce chiffre colle un petit peu avec les PMI qu'on a eus en milieu de semaine.
02:46Patrice Gautry, c'est vrai qu'on avait une amélioration des PMI au mois de juillet
02:49en ce qui concerne la zone euro.
02:50Mais la France, elle, encore mercredi, était restée à l'écart de tout cela.
02:55Oui, effectivement, ce sont les disparités entre les pays européens
02:59qui est peut-être frappant, le plus frappant dans l'ensemble des statistiques.
03:04On a souligné, M. Bossy a souligné, effectivement, la dynamique
03:07qui est en train de se dégrader en Allemagne,
03:09alors que l'Espagne a eu un très, très bon chiffre de chômage
03:14avec une forte baisse, là, en place, sans dénonner, trimestrielle.
03:17On voit aussi les disparités qu'il y a en termes de production industrielle.
03:21Et, effectivement, on retrouve sur cette dynamique de l'emploi
03:25qui est différente d'un pays à l'autre.
03:28Donc, c'est peut-être ça, effectivement, en plus de la tendance
03:31où, effectivement, on sort de la grande période
03:35où, effectivement, il y avait de fortes créations d'emplois.
03:37Le relais de création d'emplois dans le secteur manufacturier est difficile.
03:40C'est ce que nous indiquent, en fait, les PMI,
03:42y compris d'ailleurs, en fait, aux États-Unis et au Royaume-Uni,
03:45où, là, on a eu des améliorations sensibles.
03:47Les entreprises sont plutôt réticentes parce qu'il y a encore
03:51des incertitudes internationales.
03:53Vous l'avez rappelé avec le détroit d'Hormuz
03:55et le fait qu'ils ne soient toujours pas véritablement ouverts.
04:00Eh bien, les entreprises, en fait, elles traînent un petit peu les pieds
04:02à augmenter leur masse salariale.
04:06Alors, pour des pays comme le Royaume-Uni, c'est un problème de coût.
04:09C'est peut-être moins un problème de coût et de productivité en Europe,
04:12quoique, mais, effectivement, il y a une situation qui est fragile, en fait.
04:17Ce n'est pas inquiétant en termes de consommation.
04:19Ça ne va pas faire effondrer la consommation française
04:22ni la consommation européenne.
04:24Par contre, la dynamique, effectivement, est mauvaise.
04:26Et la question pour le futur, c'est est-ce qu'il y a des relais ?
04:30Est-ce que les services peuvent être un relais ?
04:32Est-ce que la défense peut être un relais ?
04:35Et est-ce que les nouvelles technologies peuvent être un relais
04:38en dehors de l'investissement avec des créations d'emplois ?
04:41Et ça, c'est le challenge que l'on a pour les deux années à venir
04:44au niveau européen et au niveau français encore plus.
04:47Et est-ce qu'à ces questions ouvertes, à ces portes ouvertes,
04:49vous avez des éléments de réponse, Patrice Gautry ?
04:52Alors, pour l'instant, malheureusement, je dirais,
04:55l'Europe est encore en retard.
04:56Si on prend le calendrier, en quelque sorte,
04:59de la vague des nouvelles technologies,
05:01on peut dire qu'on en est, je dirais, à un début.
05:05Et on prend plutôt, l'Europe prend plutôt, je dirais,
05:09le secteur des technologies via la digitalisation,
05:13beaucoup plus que, bien entendu, malheureusement,
05:15la création ou la production de puces
05:18et de tout ce qui est activité semi-conducteur.
05:21Donc, l'Europe va être effectivement dépendante des États-Unis,
05:26alors que l'Asie est en train de devenir de plus en plus autonome,
05:29et on le voit bien avec les ruptures technologiques
05:33qui sont en train de provenir de la Chine.
05:37Donc, en fait, le risque, c'est peut-être d'avoir deux blocs,
05:40un bloc chinois, un bloc asiatique sur des normes asiatiques
05:44et des normes chinoises, un bloc américain,
05:46et que l'Europe, effectivement, se trouve être obligée,
05:49du fait de son retard dans ce secteur-là,
05:52d'être dépendant dans le secteur de la technologie américaine.
05:56Donc là, les créations d'emplois, effectivement,
05:58elles deviennent beaucoup plus ciblées, beaucoup plus faibles,
06:00et on n'aura pas encore la vague, effectivement,
06:02de créations d'emplois qui peuvent être attendues
06:05du côté des nouvelles technologies,
06:08alors que, du côté américain, il y a des créations d'emplois,
06:11il y a un turnover important,
06:12mais il y a des créations d'emplois dans le secteur des technologies.
06:15Ça ne détruit pas, le net net ne détruit pas,
06:18pour l'instant, des emplois aux États-Unis.
06:20Néanmoins, l'Europe n'est pas totalement absente dans l'industrie.
06:23Sur ce segment de l'intelligence artificielle,
06:26Fabien Bossy, chef économiste France chez Société Générale CIB,
06:29on l'a notamment vu lors des PMI en milieu de semaine,
06:32les commandes industrielles se sont améliorées,
06:34et on l'a encore vu d'ailleurs au hasard de calendrier
06:36avec Keith Siemens qui a publié ses résultats hier.
06:38Il y a une demande qui est très forte
06:40pour tout ce qui est équipement lié au data center.
06:44Oui, bien sûr, on a tendance à se focaliser un petit peu
06:47sur les têtes d'affiches de ce boom de l'intelligence artificielle
06:52avec les grandes boîtes américaines,
06:56mais les grandes entreprises américaines ont lancé
06:59de grands programmes d'investissement,
07:01des programmes absolument massifs d'investissement,
07:03et dans cette chaîne de dépenses,
07:06il y a beaucoup d'entreprises européennes dans la construction
07:08de data center, il y a beaucoup d'entreprises européennes
07:12qui sont présentes et qui profitent de ces dépenses.
07:16Même dans le secteur des puces,
07:18il y a beaucoup d'entreprises européennes
07:20qui sont non seulement présentes,
07:22mais parfois à la pointe,
07:23et ça commence à se voir dans les chiffres
07:26de production industrielle.
07:27On voit que les secteurs liés à l'informatique,
07:30à l'électronique,
07:31tout ce qui est équipement électrique aussi,
07:33qui profitent bien entendu de ce boom de dépenses
07:36qui consomme beaucoup d'électricité,
07:39on voit une hausse de la production,
07:42une hausse des commandes,
07:45et on voit effectivement le secteur industriel européen
07:47qui commence à sortir la tête de l'eau.
07:50Alors après plusieurs années de marasmes
07:53liés à la hausse des prix de l'énergie,
07:55on commence un petit peu à voir le bout,
07:57et on a des PMI,
07:58notamment dans le secteur manufacturier,
08:00qui s'améliore,
08:02et qui s'améliore petit à petit.
08:03Alors au mois, le mois,
08:03il y a des hauts, il y a des bas,
08:04mais la tendance à l'amélioration
08:06est quand même assez nette.
08:08Et l'Europe,
08:10même si elle est peut-être
08:12un petit peu à la traîne
08:13des autres continents,
08:15profite elle aussi assez clairement
08:17de cette accélération des dépenses
08:19dans le secteur industriel,
08:20à voir effectivement à quel point
08:22cela peut irriguer le reste de l'économie.
08:25A noter que le FT rapporté hier
08:28que le président de la Fed,
08:29de Kevin Ward serait disposé
08:30à relever les taux le mois prochain
08:32si l'inflation restait élevée
08:33dans les semaines à venir.
08:34Ça tombe bien,
08:34on aura des données d'inflation
08:36la semaine prochaine aux Etats-Unis.
08:38Cet après-midi,
08:39donc 14h30,
08:40les données de l'emploi.
08:41Et puis en ce qui concerne la zone euro,
08:43si on continue un petit peu
08:44de faire notre tour d'horizon macro
08:45de la zone euro,
08:47Patrice Gautry,
08:48la Fed,
08:49la BCE,
08:49l'Apsus,
08:50la BCE est également attendue
08:51au tournant au mois de septembre,
08:52dans le sens où,
08:53là aussi,
08:54le marché anticipe une hausse de taux
08:56de la part de Christine Lagarde
08:57au mois de septembre.
08:59Et pourtant,
08:59l'inflation continue un petit peu
09:02à pas se tasser,
09:04mais on a des signes positifs,
09:05non,
09:05quand vous regardez
09:06les données d'inflation
09:07cette semaine en zone euro ?
09:09Alors,
09:10les données ont été meilleures
09:12qu'attendues
09:13sur l'estimation
09:14pour le mois de juillet,
09:16puisque la hausse est seulement
09:17à 2,9 %
09:19après 2,8 %,
09:21et cette hausse est alimentée
09:22effectivement par la volatilité
09:23des prix du pétrole.
09:24Il y a des composantes
09:26donc de prix de biens
09:29qui sont plutôt en baisse
09:31sur le mois
09:32et qui ne sont pas, eux,
09:33un facteur d'inflation.
09:34L'autre facteur
09:35qui est un peu traditionnel
09:37pendant l'été,
09:38c'est bien entendu
09:38l'évolution
09:40dans les services.
09:41Ceci reste en progression
09:42d'un peu plus de 3 %
09:44sur un an.
09:45Il n'y a pas,
09:46et c'est ce que dit la BCE,
09:48il n'y a pas de passage
09:49de transmission
09:50ou de dérive
09:51entre le secteur de l'énergie
09:53et le secteur,
09:54l'inflation au cœur
09:56et l'évolution des salaires
09:57est relativement modérée,
09:59reste encore
09:59sur une tendance
10:00à la modération.
10:02On est en dessous
10:02des 4 % sur un an.
10:05L'inconfort pour la BCE,
10:07c'est que cette inflation
10:09peut continuer
10:10sur les prochains mois.
10:11Alors, on espère,
10:12avec un scénario,
10:13je prends un scénario
10:14où imaginons
10:15que les prix du baril,
10:16du Brent,
10:16restent entre 70 et 90 dollars.
10:19Le range est assez large,
10:20mais on voit que
10:21c'est un range
10:21qui est d'actualité
10:22avec toutes les nouvelles,
10:24bonnes ou mauvaises,
10:25qui proviennent
10:25du détroit d'Hormuz
10:26et de l'évolution
10:27des négociations.
10:28Si on reste entre 70 et 90 dollars,
10:31eh bien,
10:32pour le Brent,
10:34eh bien,
10:34en fait,
10:35l'inflation headline
10:36de l'Europe
10:37devrait rester
10:37entre 2,9 et 2,8
10:39ou 2,7 %
10:41sur les prochains mois.
10:42Alors,
10:43c'est une bonne
10:44et une mauvaise nouvelle.
10:45La bonne nouvelle,
10:45c'est qu'on n'est pas
10:46au-delà des 3 %,
10:46on n'a pas réaccéléré
10:49si on reste
10:49dans ce range
10:50pour le pétrole.
10:51Par contre,
10:51la mauvaise nouvelle,
10:52c'est que c'est bien
10:53plus élevé
10:54que les 2,25
10:55en termes
10:56de taux d'intérêt directeur.
10:57Donc là,
10:58il y a un an,
10:59en fait,
11:00à la même époque,
11:00on était avec une convergence
11:02de l'inflation
11:02à 2 %,
11:032,2,1,
11:04des taux d'intérêt directeur
11:06à 2 %,
11:06et là,
11:07on a des taux d'intérêt directeur
11:08à 2,25
11:09et une inflation
11:10qui est à 2,7,
11:112,8
11:12avec, effectivement,
11:13quelques tensions
11:14sur les services
11:16et quelques tensions
11:16sur le prix cœur.
11:17Donc,
11:17la situation
11:18n'est pas confortable.
11:19La probabilité
11:20que la BCE
11:21soit obligée
11:22de monter
11:23de 25 points de base
11:24en septembre
11:24est relativement forte.
11:26Il faudrait,
11:27pour éviter cela,
11:28donc là,
11:28on est plutôt
11:29en train de chercher
11:29des arguments
11:30qui justifieraient
11:32de ne pas monter,
11:33eh bien,
11:34les arguments
11:35pour ne pas monter,
11:36ce sera effectivement
11:37un retour du prix
11:38du baril
11:38à 70 dollars
11:39qui permettrait
11:40effectivement
11:41d'avoir un boost
11:42du côté des prix
11:43de l'énergie
11:44et donc de ralentir
11:45le plateau
11:46que je suis en train
11:47de décrire
11:47sur l'inflation.
11:48La bonne nouvelle
11:49aussi,
11:50c'est que toute hausse
11:51en 2026
11:52génère des baisses
11:53en 2027
11:53parce que les effets
11:54de base
11:54ramèneraient
11:55l'inflation
11:56aux alentours
11:57des 2,5
11:59ou moins
11:59entre 2 et 2,5
12:01voire même
12:022,2
12:03à certains moments
12:03et donc
12:04on pourrait revenir
12:06baisser les taux
12:07de 25 points de base
12:08en 2027
12:09ce qui n'est pas du tout
12:09le scénario
12:10des marchés monétaires
12:11qu'il y a
12:12et vous l'avez rappelé
12:13hausse en septembre
12:14et aussi d'autres hausses
12:16à suivre
12:16y compris en 2027
12:17et là,
12:18je ne souscris pas
12:18à ce scénario-là.
12:20En tout cas,
12:20ce matin,
12:21cette hausse de taux
12:21est anticipée
12:22à 85%
12:23en ce qui concerne
12:24la réunion
12:25du 10 septembre.
12:26Est-ce que vous vous placez
12:27dans ce consensus
12:27aujourd'hui,
12:28Fabien Bossy
12:29chez Société Générale
12:30CIB ?
12:32Alors oui,
12:33effectivement,
12:33la BCE,
12:34elle est dans une position,
12:35alors la situation
12:37est inconfortable
12:37mais la position
12:38l'est plutôt,
12:41la BCE est sur un bateau,
12:43il y a la tempête
12:44autour
12:44mais elle,
12:46son cap
12:46est à peu près clair,
12:47elle a indiqué
12:48un cap
12:50de resserrement
12:51léger,
12:52modéré
12:53dans un contexte
12:54de pression
12:55généralement haussier
12:56sur l'inflation
12:57et pour l'instant,
12:58les événements
12:59lui donnent plutôt raison
13:00avec non seulement
13:01une croissance
13:02au T2
13:02qui a surpris,
13:04qui a été
13:04presque
13:05qu'on peut qualifier
13:06de robuste
13:07pour une zone euro
13:08vieillissante
13:09à 0,4%
13:10sur le trimestre,
13:11ça a fait en rythme
13:12annuisé
13:13plus de 1,5%
13:15l'an
13:16et une inflation
13:17qui est restée
13:18non seulement nettement
13:19au-dessus de la scie
13:20mais une inflation
13:20adjacente
13:21qui elle aussi
13:21est à 2,5%
13:22donc dans ce contexte-là
13:24indiquer
13:25qu'une prochaine eau
13:28serait
13:29sur la table
13:30la BCE
13:31est dans une situation
13:32assez confortable
13:33après
13:34nous
13:35on voit
13:35la BCE
13:36monter les taux
13:37mais c'est pas
13:38vraiment encore
13:38d'un cycle
13:39de resserrement monétaire
13:40là le thème
13:41c'est plutôt
13:42on monte le curseur
13:44en haut de la zone
13:45du taux neutre
13:46et pour aller plus loin
13:48que 2,5%
13:49en septembre
13:50il faudra que la BCE
13:51voit des signes
13:52un peu plus inquiétants
13:53sur la matérialisation
13:55d'effets de second tour
13:56en revanche
13:57par contre
13:58on est beaucoup plus prudent
13:59sur les évolutions
14:00en 2027
14:01c'est vrai que les effets
14:02de base vont peser
14:03on l'espère
14:04peser à la baisse
14:05sur l'inflation
14:06mais on voit
14:07plusieurs autres facteurs
14:08qui vont peser
14:09de façon structurelle
14:10à la hausse
14:10sur l'inflation
14:11avec notamment
14:12un marché du travail
14:12qui va rester tendu
14:13on a parlé
14:14de la hausse du chômage
14:15en France
14:16mais encore une fois
14:17la France est une exception
14:18la zone euro
14:19dans son ensemble
14:19le taux de chômage
14:21est proche des 6%
14:22c'est un plus bas historique
14:24et on voit pas
14:27de remontée
14:27de ce taux de chômage
14:28dans un contexte démographique
14:29où il y a des pressions
14:30baissières
14:31sur la force de travail
14:32et on voit
14:33un marché du travail
14:33continuer d'être tendu
14:34des pressions haussières
14:35sur les salaires
14:36qui seraient persistantes
14:37et si l'accélération
14:38du secteur industriel
14:41irrigue un peu
14:41le reste de l'économie
14:42on a quand même
14:43des raisons
14:44d'être assez optimiste
14:44pour l'économie
14:45en 2027
14:46dans ce contexte là
14:47la BCE risquerait
14:48quand même
14:48de garder ses taux
14:50au niveau
14:52de la fin 2026
14:53il est peut-être
14:54un peu tôt
14:54à notre sens
14:55pour envisager
14:55des baisses
14:56l'année prochaine
14:578h57
14:58dans 3 minutes
14:58c'est l'ouverture
14:59des marchés européens
14:59le mot de la fin
15:00assez court
15:01s'il vous plaît
15:01Patrice Gautry
15:02est-ce qu'aujourd'hui
15:03la BCE peut monter ses taux
15:05est-ce qu'aujourd'hui
15:06la zone euro
15:07peut encaisser
15:08une nouvelle hausse de taux
15:08est-ce que la politique monétaire
15:10n'est déjà pas assez restrictive
15:11aujourd'hui ?
15:14Pas restrictive
15:15puisqu'en fait
15:16on voit que le crédit
15:17évolue à des rythmes
15:18relativement soutenus
15:19et que même s'il y a
15:21des différences
15:21entre les différents pays
15:23et bien l'évolution
15:24du crédit aux entreprises
15:25et du crédit aux ménages
15:27évolue de façon
15:28tout à fait positive
15:29donc les conditions financières
15:30sur les marchés
15:31ne sont pas particulièrement
15:32restrictives
15:33la politique monétaire
15:34ne mord pas
15:35sur l'activité
15:36donc l'activité
15:37la croissance
15:38peut rester
15:38en an
15:39et encaisser encore
15:40une hausse de 25 points de base
15:42en septembre
15:42Merci à tous les deux
15:44de nous avoir accompagnés
15:44ce matin
15:45Patrice Gautry
15:46chef économiste
15:46de l'Union bancaire privée
15:47depuis Genève
15:48et Fabien Bossy
15:49chef économiste France
15:50de Société Générale
15:51CIB
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