00:00La politique avec Guillaume Daré comme tous les matins.
00:03Le premier tour de la primaire de la gauche aura lieu dans trois semaines.
00:06Et ce week-end a été marqué par des passes d'armes entre les candidats.
00:09On peut dire que cette primaire, elle est mal embarquée.
00:11Oui, pour la camaraderie, on reprassera.
00:13Gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge.
00:15C'est la même chose en politique.
00:17Les attaques viennent souvent davantage plus de son propre camp que de l'extérieur.
00:21C'est Ségolène Royal qui a sorti le bazooka hier contre Raphaël Glucksmann.
00:25Elle vante son expérience, indispensable à ses yeux, pour accéder à la présidence de la République.
00:30A l'inverse, elle juge que son concurrent n'en a pas une seule.
00:34Les mots sont cinglants.
00:35Elle étrie Raphaël Glucksmann.
00:37Écoutez Ségolène Royal hier sur BFM.
00:40Il n'a jamais géré quoi que ce soit dans sa vie.
00:43Il est élu, OK, à la tête d'une liste, mais il n'a jamais géré quoi que ce soit.
00:48Il est stagiaire, Raphaël Glucksmann, aujourd'hui.
00:50Il est stagiaire en politique, oui.
00:51Et vous êtes la patronne.
00:53J'étais quatre fois ministre, j'ai géré la COP21.
00:57Oui, j'ai une expérience.
00:59Et ça se termine par faut voter par la patronne et pas pour le stagiaire, c'est ça ?
01:02Non, et le temps viendra peut-être pour le stagiaire.
01:05Alors l'entourage de Raphaël Glucksmann me dit et me répond qu'il faut prendre de la distance avec ses
01:11attaques.
01:11Souris en disant que ça prépare bien les débats à venir.
01:14Plus sérieusement, il évoque l'expérience récente de Raphaël Glucksmann,
01:18soulignant que ça fait plus de dix ans que Ségolène Royal.
01:21Elle, au contraire, n'a plus de mandat électif.
01:22Alors il y a des petites phrases assassines, on vient de les entendre, le stagiaire par exemple,
01:26mais à cela s'ajoute l'affaire Brun.
01:27Oui, absolument, parce que là aussi les candidats s'en mêlent.
01:29Jérôme Gage, l'un des candidats, cible Olivier Faure, jugeant que Philippe Brun a été suspendu un peu trop tôt.
01:36Philippe Brun lui-même qui demande à être réintégré dans cette primaire.
01:39Je vous rappelle qu'il en a été exclu après les accusations de violence d'une militante.
01:44Ça montre tout cela.
01:45Le problème d'une primaire, c'est que pour se distinguer de ses petits camarades,
01:49il faut leur cogner dessus et souvent le plus fort possible.
01:52Le problème, c'est que ça rend très difficile à l'issue, le regroupement et le rassemblement
01:57des différents candidats derrière le vainqueur,
01:59même si officiellement, bien sûr, tous jugent la main sur le cœur qu'ils soutiendront le vainqueur de cette primaire.
02:05Mais on en a vu d'autres.
02:06Rappelez-vous, en 2017, lors de la primaire de la gauche,
02:08Emmanuel Valls avait promis sur le cœur qu'il soutiendrait le gagnant.
02:11Benoît Hamon l'avait emporté.
02:13Quelques jours plus tard, l'ancien Premier ministre avait soutenu Emmanuel Macron.
02:17Le coup du stagiaire, on n'avait pas vu venir.
02:18Non, c'était pas mal.
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