00:00Oui, pour la camaraderie, on reprassera.
00:02Gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge.
00:04C'est la même chose en politique.
00:06Les attaques viennent souvent davantage plus de son propre camp que de l'extérieur.
00:10C'est Ségolène Royal qui a sorti le bazooka hier contre Raphaël Glucksmann.
00:14Elle vante son expérience, indispensable à ses yeux, pour accéder à la présidence de la République.
00:18A l'inverse, elle juge que son concurrent n'en a pas une seule.
00:22Les mots sont cinglants.
00:24Elle étrie Raphaël Glucksmann.
00:26Écoutez Ségolène Royal hier sur BFM.
00:28Il n'a jamais géré quoi que ce soit dans sa vie.
00:32Il est élu, ok, à la tête d'une liste, mais il n'a jamais géré quoi que ce soit.
00:37Il est stagiaire, Raphaël Glucksmann, aujourd'hui.
00:39Il est stagiaire en politique, oui.
00:40Et vous êtes la patronne.
00:42J'étais quatre fois ministre, j'ai géré la COP21.
00:46Oui, j'ai une expérience.
00:47Et ça se termine par faut voter par la patronne et pas pour le stagiaire, c'est ça ?
00:50Non, et le temps viendra peut-être pour le stagiaire.
00:54Alors, l'entourage de Raphaël Glucksmann me dit et me répond qu'il faut prendre de la distance avec ses
01:00attaques.
01:00Souris en disant que ça prépare bien les débats à venir.
01:03Plus sérieusement, il évoque l'expérience récente de Raphaël Glucksmann,
01:07soulignant que ça fait plus de dix ans que Ségolène Royal, elle au contraire, n'a plus de mandat électif.
01:11Alors, il y a des petites phrases assassines, on vient de les entendre, le stagiaire par exemple,
01:14mais à ça, ça ajoute l'affaire Brun, Guillaume.
01:16Oui, absolument, parce que là aussi, les candidats s'en mêlent.
01:18Jérôme Gage, l'un des candidats cibles, Olivier Faure, jugeant que Philippe Brun a été suspendu un peu trop tôt.
01:24Philippe Brun lui-même qui demande à être réintégré dans cette primaire.
01:28Je rappelle qu'il en a été exclu après les accusations de violence d'une militante.
01:32Ça montre tout cela.
01:34Le problème d'une primaire, c'est que pour se distinguer de ses petits camarades,
01:37il faut leur cogner dessus, et souvent, le plus fort possible.
01:41Le problème, c'est que ça rend très difficile à l'issue le regroupement et le rassemblement
01:46des différents candidats derrière le vainqueur,
01:48même si officiellement, bien sûr, tous jugent la main sur le cœur
01:51qu'ils soutiendront le vainqueur de cette primaire.
01:53Mais on en a vu d'autres, rappelez-vous, en 2017, lors de la primaire de la gauche,
01:57Manuel Valls avait promis sur le cœur qu'il soutiendrait le gagnant.
02:00Benoît Hamon l'avait emporté.
02:01Quelques jours plus tard, l'ancien Premier ministre avait soutenu Emmanuel Macron.
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