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  • il y a 4 semaines
Retrouvez le club de la Bourse du lundi 3 août dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good Morning Market sur BFM Business.
00:04Avec donc en plateau Alexandre Baradez. Bonjour Alexandre, merci de nous accompagner ce matin.
00:09Chef analyste d'IG et à distance, donc Florian Yelpo en charge de la macroéconomie chez Lombard Audier IEM.
00:15Bonjour Florian, merci également de nous accompagner ce matin.
00:18Commençons peut-être Florian par cette intervention historique sur le Yen au cours du week-end historique.
00:24Oui, puisque vous avez une intervention coordonnée avec donc le Japon et les Etats-Unis.
00:30Ça s'est produit vendredi et samedi. Donald Trump, Pierre, c'est félicité de tout cela.
00:35Bon, si on regarde un petit peu de façon factuelle, on voit quand même ce matin le Yen se reprendre.
00:39Et puis c'est un impact également sur les taux du côté de Tokyo.
00:43Oui, absolument. Bonjour à tous. Bonjour Alexandre, bonjour à Tienne.
00:47Le point à retenir, c'est que la Maison-Blanche en a marre de ce qui est de l'évolution
00:52du Yen.
00:53Ce Yen est des problématiques globalement pour les Etats-Unis parce qu'il est incohérent avec la politique commerciale américaine
00:58aujourd'hui.
00:59L'évolution de la devise japonaise compense en partie les tarifs douaniers précédemment imposés au pays.
01:07Bref, il était temps de mettre un terme à tout ça. Est-ce que c'est une grosse intervention ?
01:12D'abord, c'est une séquence d'intervention parce que ça a commencé jeudi avec une intervention du Japon lui
01:17-même.
01:17Vendredi, on a eu une intervention coordonnée US-Japon d'un montant qu'on ne connaît pas encore.
01:22Et tout ça, évidemment, fleurbon, ce qu'on a connu en 1998, quand il a fallu aussi mettre un terme,
01:28en tout cas calmer le momentum de la devise japonaise.
01:33Pourquoi est-ce que le Yen aujourd'hui divorce quelque part de ses fondamentaux ?
01:38Parce que la Banque centrale japonaise semble remonter ses taux d'intérêt.
01:41Ça devrait supporter la devise japonaise.
01:44Ce n'est pas le cas. Pourquoi ?
01:45Principalement parce qu'on s'attend à une inflation au-delà de 2% à l'avenir au Japon.
01:50Et la Banque centrale japonaise a des taux à 1%.
01:53On est très, très loin de respecter ce qu'on appelle la règle de Taylor et de voir une boge
01:59agressive.
01:59Mais c'est normal parce que la Bank of Japan, elle a toujours ce logiciel des années 90.
02:04Elle recherche cette inflation depuis des années, depuis des décennies.
02:09Donc il faut comprendre qu'elle réagit mollement.
02:11La mollesse de sa réaction justifie la dépréciation du Yen face au dollar.
02:17Et l'intervention vient entamer ce momentum-là.
02:22Espérons-le que ces interventions vont casser cette dynamique négative pour la monnaie japonaise.
02:29Alexandre Baradez, le timing n'est pas anodin.
02:31Il faut se souvenir encore que la semaine dernière,
02:33et c'est d'ailleurs, c'est toujours le cas en ce lundi matin,
02:36le 30 ans américain est au-delà des 5%.
02:38Le 10 ans américain est proche des 5.
02:40On est ce matin à 4,76.
02:42Oui, il y a un vrai sujet tôt, je pense, au début de semaine.
02:45C'est-à-dire que la géopolitique s'est réinvitée à la table des marchés
02:48avec des effets sur le pétrole, des effets un petit peu sur les taux.
02:51Ce matin, ça s'étend très légèrement sur les taux américains.
02:54Mais en fin de semaine dernière, avant ces nouveaux revirements de situation
02:58sur le front géopolitique, on parlait des taux.
03:00On parlait de la réunion de la fête notamment,
03:02et de cette tension sur les taux américains.
03:04Et il faut rappeler qu'il y a deux types de taux à surveiller.
03:06Vous avez évidemment les taux, on va dire les taux nominaux,
03:08c'est-à-dire les taux de référence,
03:10quand on parle de la France, le 10 ans français, l'OAT, etc.
03:13Aux Etats-Unis, vous avez des taux qu'on regarde, c'est le 10 ans, le 30 ans notamment.
03:16Vous avez un taux à 30 ans aux Etats-Unis qui est à 5,2% ce matin.
03:19C'est un niveau qu'on n'ait pas connu depuis le milieu des années 2000.
03:23Et le deuxième type de taux qu'on regarde, c'est ce qu'on appelle les taux réels.
03:26C'est-à-dire que c'est les taux, mais indexés sur l'inflation,
03:29qui montrent le niveau réel des taux.
03:31On est à plus de 3% sur le 30 ans américain.
03:34Ça veut dire quoi ?
03:35Ça veut dire qu'on a des niveaux de taux aux Etats-Unis
03:40qui, selon moi, sont trop élevés.
03:42C'est ce que la Maison Blanche dit, ça là-dessus, je suis d'accord avec elle,
03:44parce que ça freine complètement le marché immobilier.
03:47Et on voit que l'administration américaine aimerait faire baisser ses taux,
03:51mais que la situation sur le front de l'inflation ne le permet pas.
03:56Et Kevin Worsche, deuxième réunion de Kevin Worsche,
03:59on n'a toujours pour l'instant aucune ouverture sur une possibilité de baisser les taux.
04:02On voit même qu'après ces deux interventions à Kevin Worsche,
04:05juste en juin et puis celle de la dernière de juillet,
04:08les probabilités désormais pour une hausse de taux à la réunion de septembre sont de 65%.
04:13C'est-à-dire que le marché se dit qu'il n'y aura peut-être rien d'avance.
04:17Mais on sait qu'avant la réunion de septembre pour la Fed,
04:19il y a Jackson Hole, ce fameux symposium des banquiers centraux.
04:22Et est-ce que certaines annonces pourraient être faites par Kevin Worsche ?
04:24On voit qu'il y a quelques dissidents au sein de la Fed
04:26qui cherchent, eux, à relever les taux.
04:29Un membre qui s'appelle Kashkari, qui est assez surveillé par les marchés,
04:33assez observé par les marchés,
04:34dit qu'il vaut mieux des petites actions, des petites interventions maintenant
04:37que de plus grosses interventions plus tard.
04:39Par là, il veut évidemment dire mieux vous relever maintenant de 25 points de base
04:43et voir un petit peu les effets sur l'inflation
04:44plutôt que d'avoir peut-être relevé de 50 points de base d'ici la fin de l'année.
04:48Donc, pour revenir au sujet dont vous parliez avec Florian également,
04:52c'est au Japon, on voit que par exemple,
04:54après cette intervention sur la devise,
04:57en revanche, sur la partie obligataire,
04:58il y a peu de changements.
04:59Regardez ce matin le taux de 10 ans japonais,
05:01il est à 2,82%.
05:03C'est des niveaux, toujours de tension pour le 10 ans
05:05et c'est là aussi qu'on pourrait se demander s'il n'y a pas besoin,
05:07et je pense que c'est nécessaire d'ailleurs,
05:08que la Banque du Japon relève, elle aussi, son taux directeur.
05:12Elle a déjà procédé à quelques redressements
05:14depuis sa sortie de la politique de taux négatifs,
05:17mais je pense qu'on aura encore peut-être 25 points de base
05:19ou 50 points de base,
05:20c'est-à-dire une, voire deux, de taux possibles du côté de la Banque du Japon,
05:23justement pour essayer de casser plus fortement
05:26ce cycle de dépréciation du Yen.
05:28Moi, je ne suis pas du tout convaincu
05:29que parce que Washington est intervenu,
05:31l'épisode de faiblesse du Yen,
05:33on rappelle qu'il est tombé sur un plus bas de 4 décennies,
05:35le Yen, par rapport au dollar,
05:37je ne suis pas convaincu que ce soit encore possible
05:40tant que le dollar reste fort.
05:42Et pourquoi le dollar est fort aussi ?
05:43Il est fort parce que, on le disait,
05:45l'inflation américaine est forte,
05:46parce que la Fed n'ouvre pas la porte à des baisses de taux,
05:48donc selon moi, tant qu'on ne casse pas cette inflation aux Etats-Unis
05:51et tant que la Fed n'en trouve pas la porte à des baisses de taux,
05:55je ne vois pas comment, durablement,
05:56malgré des interventions au niveau des banques centrales,
05:58comment le Yen pourrait cesser de glisser pour l'instant.
06:00Et donc, tous ces sujets qui sont liés, bien sûr,
06:03à la Banque du Japon, la Fed, le Trésor américain,
06:05à la Fed, bien sûr, on en reparle quand même un petit peu
06:08parce que c'était quand même l'événement de la semaine qui est passé,
06:11c'est vrai, avec les publications d'entreprises,
06:12parfois en arrière-plan, Florian Yelpo.
06:15Qu'est-ce que vous retenez, vous, de cette communication de Kevin Warch
06:17qui est resté assez quand même évasif,
06:20c'est-à-dire qu'il a donné des axes,
06:22mais le marché est resté un petit peu sur sa faim mercredi soir ?
06:27Oui, absolument.
06:28On a vraiment un fort contraste entre la première des conférences de presse
06:32et la seconde à laquelle on a pu assister mercredi dernier.
06:36La première était extrêmement belliqueuse,
06:39une refonte intégrale du discours,
06:42la suppression de la forward guidance,
06:44donc de la capacité qu'a la Fed à communiquer sur ses actions futures.
06:49Et là, on se retrouve avec un meeting où, finalement,
06:52on nous dit plus ou moins entre les lignes
06:54que c'est plutôt le marché qui va faire le job,
06:56c'est plutôt le marché qui va,
06:58de par la contrainte qu'il impose aujourd'hui,
07:01Alexandre le rappelait,
07:02en termes de taux réels sur l'économie américaine,
07:05va ralentir l'activité économique
07:07et donc lutter à plus long terme contre l'inflation.
07:10Ça, mine de rien, potentiellement, en plus, c'est plutôt bullish dollars,
07:14c'est-à-dire que le fait d'avoir les taux réels les plus élevés des pays du G10,
07:19mine de rien, ça acquiert les capitaux.
07:21En plus, ces taux réels sont élevés aussi
07:23parce que le complexe de la technologie américaine
07:27draine des liquidités pour financer ses projets,
07:30tout en générant un profil de productivité plutôt attrayant,
07:34des marges intéressantes,
07:35ce qui attire à nouveau le capital.
07:38Donc, on est face à un nexus un peu complexe aujourd'hui
07:41qui fait que, finalement, la Fed nous dit,
07:44finalement, il n'y a pas de plan pour l'instant,
07:47on réfléchit, mais il n'est pas question aujourd'hui,
07:50tout de suite en tout cas, de remonter les taux.
07:52Il y a de l'inflation aux États-Unis,
07:54c'est potentiellement un problème
07:55et on vit peut-être encore un peu trop
07:58sur le logiciel des années 2020,
08:00c'est-à-dire que l'inflation est temporaire.
08:03Attention, cette inflation,
08:04elle vient en partie d'un choc temporaire
08:06qui vient des matières premières,
08:07mais il faut rappeler dans quelle phase du cycle on est.
08:10On est dans une phase d'expansion,
08:12c'est-à-dire que l'activité économique
08:14est en train d'accélérer lentement,
08:16mais globalement,
08:17et que cette accélération de l'activité économique,
08:19elle peut elle-même créer de l'inflation
08:21ou du moins propager l'inflation énergétique.
08:23Donc, il faut être prudent,
08:24il faut être prudent.
08:25Et c'est bien d'avoir quelqu'un à la barre,
08:26il se plaçait sous l'égide de Greenspan,
08:29aujourd'hui, enfin, mercredi dernier, pardon,
08:31ça n'est pas Greenspan à qui nous avons eu affaire.
08:34En tout cas, depuis cette réunion,
08:35Alexandre Barazez,
08:36les anticipations de hausse de taux
08:38se sont renforcées.
08:39Si on regarde le baromètre FedWatch ce matin,
08:41le marché anticipe à 65%
08:43une hausse de taux lors de la prochaine réunion,
08:46ça sera le 16 septembre.
08:48Oui, alors effectivement,
08:49aujourd'hui, ce qu'on essaie de déterminer
08:50d'un point de vue d'analyse,
08:51c'est qu'effectivement,
08:53le fait de laisser,
08:55comme disait Florian,
08:56un peu de flou,
08:57même beaucoup de flou,
08:58il n'y a plus de forward guidance,
08:59donc on ne donne plus de direction au marché
09:00sur les actions futures de la Fed,
09:03ça maintient des taux sur un niveau élevé
09:05et donc, effectivement,
09:06ça peut exercer une pression sur l'économie américaine
09:07et la pousser à ne pas surchauffer,
09:10ce qui est loin d'être le cas.
09:11D'ailleurs, quand on voit les chiffres du PIB
09:12qui ont été communiqués pour le T2,
09:14on est sur des croissances 1,5%
09:16en rythme annualisé au T2.
09:18Si vous regardez au premier trimestre,
09:19c'est à peu près du même acabit,
09:20donc on est pour l'instant sur une croissance
09:21un peu au-delà de 1% aux Etats-Unis cette année,
09:24donc ce qui n'est pas délirant.
09:25Et malgré ça, c'est ça qui est assez fou,
09:27c'est que malgré cette croissance
09:28qui est finalement assez à taux,
09:29je dis bien à taux,
09:30on aimerait avoir ça en Europe,
09:31mais pour les Etats-Unis,
09:33naviguer 1,3, 1,5 de croissance
09:34en rythme annuel,
09:35ce n'est pas fou.
09:36Et bien malgré ça,
09:37vous avez une inflation sous-jacente,
09:38c'est l'inflation hors alimentation,
09:39hors énergie,
09:40qui reste beaucoup trop élevée
09:41pour que la Fed puisse baisser ses taux.
09:44Donc, on se dit que Kevin Noir,
09:45effectivement, laisse le marché faire
09:47avec des taux relativement élevés,
09:49potentiellement pour freiner un peu cette économie,
09:51mais pour l'instant,
09:52ça ne permet pas de voir l'inflation
09:55refluer plus fortement que ça.
09:57Et donc, est-ce qu'il va relever les taux ?
09:59On voit qu'il veut donner un petit peu le temps,
10:00mais les dissidents se font entendre.
10:02C'est ça aussi qui est important,
10:03c'est que Kevin Walsh s'exprime,
10:05il a son temps de parole
10:06lors des conférences de presse,
10:07il y en a que quelques jours après,
10:09les fameux dits,
10:09il y a trois dissidents donc,
10:10c'est les membres qui auraient été favorables
10:12à une hausse de taux à la dernière réunion,
10:14et bien ils s'expriment dans les médias,
10:16et ça aussi, ça montre qu'il y a des discussions
10:19qui sont quand même probablement assez dynamiques
10:21au sein de la Fed,
10:22et donc le marché obligataire est assez peu serein.
10:25Et pour transposer ça après au marché actions,
10:27c'est vrai que, regardez,
10:28on a une saison de résultats
10:29qui est absolument encore incroyable aux Etats-Unis,
10:32les bénéfices entre le deuxième trimestre de cette année
10:36et de l'année précédente,
10:37donc en variation annuelle,
10:39la croissance des bénéfices aux Etats-Unis
10:40pour le SP500,
10:41c'est plus de 45%.
10:43Après, une croissance,
10:44on était au-delà de 27-28% pour le T1.
10:47Donc, on explose encore le consensus de ce côté-là,
10:50et pour autant,
10:51on voyait que les marchés actions américains,
10:52regardé le Nasdaq, regardé l'OSP500,
10:54n'ont pas battu des records depuis plusieurs semaines.
10:56Parce que je pense que le marché,
10:57il y a ce qu'on appelle les bonnes vigilantes,
10:58c'est-à-dire qu'il y a ceux qui regardent
10:59cette partie obligataire,
11:00qui considèrent qu'elle présente un risque
11:02pour l'économie américaine
11:03parce que les taux sont trop élevés,
11:04et de l'autre côté,
11:05on a une micro qui tient très bien
11:08et de très bonne progression des bénéfices,
11:10mais pour autant,
11:11des marchés actions américains
11:12et des investisseurs qui ont du mal
11:13à ramener les indices sur des niveaux records,
11:15parce que je pense qu'il y a un œil
11:17qui est vraiment rivé sur l'aspect inflation
11:19et l'aspect Fed.
11:20Dans un instant,
11:20on reparlera de ces résultats d'entreprise.
11:23Juste avant, pour finir sur la Fed,
11:25Florian Elpo,
11:25que peut faire aujourd'hui Kevin Warch
11:27dans ce contexte ?
11:28Information pas anodine du week-end,
11:30du New York Times,
11:30qui évoque Kevin Warch,
11:31j'aimerais bien séparer un petit peu
11:33les conférences de presse.
11:34Tous les six semaines,
11:35pour lui, c'est un peu trop serré.
11:38Oui, et c'est une question
11:39qu'on lui a posée également
11:39pendant la conférence de presse.
11:43que vous ne produiriez la parole
11:45que dans le cas où vous auriez
11:46quelque chose à dire.
11:47On pourrait même avoir
11:48des conférences de presse infréquentes,
11:50c'est-à-dire perdre le rythme
11:51des conférences de presse
11:53toutes les six semaines.
11:54Qu'est-ce que Kevin Warch peut faire ?
11:55Ce n'est pas notre job
11:56de répondre à cette question-là.
11:58Attention, notre job,
11:59c'est plutôt d'anticiper
11:59ce qu'il va faire réellement.
12:01Ce qu'il pourrait faire,
12:03c'est simplement tenter
12:04de restaurer une forme de crédibilité,
12:06parce que, mine de rien,
12:08si vous observez les marchés
12:09sur la fenêtre
12:10qui correspond à la précédente
12:12conférence de presse,
12:13toute la crédibilité
12:14qui avait été construite
12:15lors de la première conférence de presse
12:17a plus ou moins été détricotée.
12:18Comment est-ce qu'on voit ça ?
12:19Simplement parce que
12:20la courbe des taux se quantifie
12:21et que le dollar recule
12:23en même temps.
12:25Il faut restaurer d'avoir
12:26cette crédibilité
12:27et montrer qu'il y a
12:27un pilote dans l'avion.
12:28C'était son message principal
12:29de la première conférence de presse.
12:31Il n'est pas trop tard
12:32pour revenir sur ce modus operandi-là,
12:35sur ce style de communication.
12:36On a peut-être vraiment besoin
12:38d'un green span.
12:39En plus, la comparaison
12:41à la fois du côté de technologie
12:43et du côté dynamique
12:44de l'inflation
12:45tient remarquablement bien
12:46vers la fin des années 90,
12:48très clairement.
12:49Donc, on a davantage besoin
12:50d'un green span,
12:51c'est-à-dire d'un banquier central
12:53sans nécessairement
12:54de forward guidance,
12:55mais avec une autorité claire
12:57et qui donne l'impression au marché
12:59qu'il y a un pilote dans l'avion.
13:01Est-ce qu'une ou deux hausses de taux
13:02peuvent résoudre ce problème-là ?
13:04Je ne sais pas.
13:06Ce n'est pas nécessairement
13:07notre scénario principal.
13:08Par contre,
13:09clairement,
13:10donner en tout cas
13:11un ton
13:13à la politique
13:14de la Réserve fédérale américaine
13:15serait fortement appréciée
13:16des marchés.
13:17C'est ce qu'on a aimé
13:18lors de la première conférence de Brest.
13:19C'est malheureusement
13:20là où on a été déçus
13:22pendant la deuxième.
13:22Du côté des indices américains,
13:25vous en avez parlé,
13:26Alexandre Baradez,
13:27le mois de juillet
13:27n'a pas été un très bon cru.
13:29S&P 500, stable.
13:30Dow Jones, plus 0,3%.
13:32Le Nasdaq a même perdu
13:33plus de 3%.
13:35Alors, c'est vrai
13:35que la fin de semaine
13:36était bonne.
13:36les séances de mercredi,
13:38jeudi, vendredi.
13:38Mais ça n'a pas permis
13:40de rectifier le tir
13:40sur les indices technologiques.
13:42Non, alors c'est vrai
13:42qu'il y avait le sujet tech.
13:44Alors, tech au sens très large
13:46qui inclut tout type de tech,
13:47tout type de...
13:48Parce qu'il y a eu
13:49cet épisode
13:50de dégonflement très violent
13:51de la tech
13:51en Corée du Sud.
13:52On rappelle,
13:53l'indice de référence là-bas,
13:54c'est le COSPI.
13:55C'est un indice
13:55qui avait été multiplié
13:56par 3 ou par 4
13:57en l'espace de quelques trimestres,
13:59simplement.
13:59Trimestres,
13:59je le dis bien,
14:00pas quelques années.
14:01Et donc,
14:01vous avez des corrections
14:02à la hauteur de l'excès haussier.
14:04On parle bien d'excès,
14:05on parlait d'excès haussier
14:06déjà sur le plateau
14:06avant que ceci dégonfle
14:07en disant que c'était
14:08un cotement fou
14:09pour un indice national,
14:10certes très pondéré
14:11avec 2 ou 3 valeurs
14:12qui faisait 50% de l'indice,
14:13mais quand même,
14:14un indice qui fait
14:14x3, x4 en quelques trimestres,
14:16c'est un excès.
14:17Donc, les 40% de baisse
14:18qui ont suivi
14:19en l'espace de quelques semaines,
14:20c'est une correction
14:21de ces accès.
14:21Mais l'excès vient d'où ?
14:24Il venait d'où
14:24en Corée du Sud ?
14:25Il venait du fait,
14:26pas seulement des très
14:27bonnes entreprises,
14:27des résultats,
14:28il venait du fait
14:29qu'il y avait aussi
14:29un système de spéculation
14:31qui s'était mis en place
14:32via des produits
14:33qui avaient été émis,
14:34des ETF notamment
14:35qu'on connaît très bien
14:35en Europe,
14:36mais avec des effets de levier,
14:37c'est-à-dire qu'ils répliquent
14:38x2, x3 le cours
14:39d'une ou plusieurs valeurs
14:40et les autorités
14:41avaient mis en garde
14:42contre ça,
14:42contre les risques
14:43de concentration
14:44via ces ETF
14:45et donc,
14:46ce qu'on voit là,
14:46c'est la correction
14:47des excès spéculatifs
14:49notamment via ces produits-là.
14:50Alors, vous me direz,
14:51très bien,
14:52c'est quand on a la Corée du Sud
14:53et il y a eu un petit peu
14:54d'effet sur les marchés américains.
14:56Effectivement,
14:56on voudrait un indice
14:57comme le SOX,
14:58notamment qui est l'indice
14:59des semi-conducteurs,
15:00il a aussi pas mal corrigé,
15:01bien plus de 10% celui-ci aussi
15:03et donc,
15:03c'est en effet sur le Nasdaq.
15:05Mais,
15:05est-ce qu'on peut considérer
15:06aujourd'hui que
15:08l'aspect tech,
15:10peut-être un peu survalorisé
15:11côté Etats-Unis,
15:11c'est toujours mon avis,
15:13a été dégonflé
15:13parce que le Nasdaq
15:14a un peu plus corrigé ?
15:15Pour moi,
15:16ce n'est pas le cas.
15:16Quand vous regardez,
15:17encore une fois
15:18ce que vous aviez
15:19fin du deuxième trimestre,
15:21on voit que le recours
15:22à l'effet de levier
15:23aux Etats-Unis
15:24s'est très très largement accru
15:26depuis plusieurs trimestres.
15:27Et vous avez cet épisode
15:28qui, pour moi,
15:29n'est peut-être pas le dernier
15:30de ce hedge fund
15:31qui a beaucoup fait parler de lui,
15:33de situation,
15:34j'ai encore son nom,
15:35situation awareness,
15:36situational awareness,
15:37donc pour résumer,
15:38c'est un fonds spéculatif
15:39qui avait fait
15:40plus de centaines de performances,
15:41plus de centaines de pourcents
15:42de hausses
15:43en l'espace de quelques trimestres
15:44parce que lui aussi,
15:46donc c'était une star,
15:47le gérant était vraiment
15:47une vraie star aux Etats-Unis
15:48mais qui avait recours
15:49aux effets de levier.
15:51Et donc,
15:51on voit que le recours
15:52à l'effet de levier
15:53quand le marché,
15:53quand certains secteurs
15:54se retournent de 20 ou 30%,
15:56génère des mouvements de marché
15:58plus ou moins violents.
15:59Et je pense que
15:59ce dégonflement
16:01de l'aspect spéculatif
16:01aux Etats-Unis,
16:02je ne remets pas en cause
16:03la saison de résultats,
16:04je ne remets pas en cause
16:04la qualité des entreprises.
16:05Ce que je pointe du doigt,
16:07c'est le comportement
16:08de certains investisseurs
16:09qui peuvent être particuliers
16:10ou institutionnels,
16:12ou en tout cas fonds,
16:13gérants de fonds ou autres,
16:14qui ont recours
16:14à ces effets de levier.
16:15Et pour moi,
16:16ça aux Etats-Unis,
16:17on n'a pas encore purgé
16:18cet aspect-là,
16:19c'est parce que
16:19les datas nous montrent
16:20en tout cas.
16:21Donc vous voyez,
16:21il y a des thèmes comme ça
16:22qui ne sont pas une remise en cause
16:23de la dynamique d'investissement,
16:24CAPEX, IA ou autres,
16:25qui sont plutôt
16:26des comportements boursiers
16:27qui me paraissent
16:28avoir été exagérés
16:28depuis plusieurs mois
16:29et qu'il faut encore
16:30un petit peu corriger
16:31aux Etats-Unis.
16:31On est vraiment au bout,
16:32je suis très en retard,
16:33mais le mot de la fin,
16:34Florian Elpo,
16:34par rapport à ce qui vient
16:35d'être dit
16:35sur cette tech américaine ?
16:38Juste deux points
16:39très rapidement.
16:40Un,
16:41pour l'ensemble,
16:41dans le sens d'Alexandre,
16:42le niveau de cash
16:44dans les portefeuilles
16:44des investisseurs particuliers
16:45américains
16:46est au plus bas
16:47sur plusieurs trimestres.
16:49Donc attention,
16:50parce que justement,
16:50ce débouclement
16:51de positions longues
16:52peut encore chahuter
16:53les marchés.
16:54L'autre élément,
16:55en opposition,
16:56c'est qu'on assiste
16:58aujourd'hui
16:58à un derating,
16:59c'est-à-dire
16:59à une baisse des multiples.
17:01Pourquoi ?
17:01Encore une fois,
17:02il y a cette contrainte
17:02d'étau réel
17:03qui pèse aussi
17:03sur la dynamique économique,
17:05mais aussi
17:05qui pèse sur la valorisation
17:06du complexe croissance.
17:08Donc il faut se méfier.
17:09D'un côté,
17:10il y a le sentiment,
17:10il y a le positionnement.
17:11Et puis d'un autre,
17:12il y a le fondamental,
17:12la valorisation.
17:13Et mine de rien,
17:14en valorisation,
17:15pour l'instant,
17:15on a progressé,
17:17on a amélioré la situation.
17:19Merci beaucoup
17:19à tous les deux
17:21de nous avoir accompagnés
17:22ce matin.
17:23Depuis Genève,
17:24donc Florian Lepo
17:24en charge de la macroéconomie
17:25chez Lombard-Rodier,
17:26Yen et en plateau,
17:27Alexandre Baradès,
17:28chef analyste d'IG.
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