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  • il y a 8 heures
Vendredi 10 juillet 2026, retrouvez Laure Millet (Corporate Development Lead, Implicity), Edouard Gasser (CEO et cofondateur, Tilak Healthcare) et Hervé Bonnaud (Président, Nex&Com;) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.

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Transcription
00:03Générique
00:03...
00:08Bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous dédié à l'innovation et à l'avenir de la santé.
00:12Salut Hervé !
00:14Aujourd'hui, on s'intéresse à une étape décisive de l'innovation en santé.
00:18Comment une technologie médicale passe-t-elle de la preuve scientifique à son intégration dans les pratiques de soins ?
00:24La télésurveillance médicale en est un exemple très concret.
00:27En cardiologie comme en ophtalmologie, des solutions existent déjà pour mieux suivre les patients à distance,
00:34détecter plus tôt certaines complications et améliorer l'organisation des prises en charge.
00:39Mais entre la preuve médicale et le passage à l'échelle, il reste une étape décisive.
00:44L'accès au marché, le financement et le remboursement.
00:47Pour en parler, Santé Futur reçoit aujourd'hui Laure Millet, responsable du développement stratégique chez Implicity.
00:54Implicity est une medtech française spécialisée dans la télésurveillance cardiaque.
00:59Et également sur ce plateau, Édouard Gasser, CEO et cofondateur de Tilak HealthCare.
01:04Tilak développe notamment Odysight, une solution numérique de télésurveillance en ophtalmologie.
01:10Avec eux, nous tâcherons de comprendre pourquoi le passage de l'innovation à l'usage quotidien reste encore un parcours
01:16complexe pour les entreprises en santé.
01:18Enfin, dans le scan, Hervé nous dit qu'il s'agit là d'un paradoxe bien français.
01:24C'est parti pour une nouvelle émission.
01:30Bonjour Laure, bonjour Édouard.
01:33Bienvenue, merci d'être avec nous.
01:35Vous intervenez dans deux spécialités très différentes, je le disais, la cardiologie, l'ophtalmologie.
01:40Mais finalement, vous racontez la même histoire, celles d'innovations qui ont trouvé leur place auprès des médecins,
01:46mais qui doivent encore la trouver dans le système de santé, grosso modo.
01:50Commençons justement par comprendre ce que ces innovations changent pour les patients et les professionnels.
01:57Laure, concrètement, qu'est-ce que votre plateforme change dans le quotidien des patients et des équipes médicales ?
02:04Je commencerai au sens large.
02:06La télésurveillance médicale, elle va permettre de faire plus de prévention, notamment secondaire et tertiaire,
02:11et elle va permettre aussi d'améliorer l'accès aux soins dans les territoires qui manquent cruellement de professionnels de
02:15santé.
02:16Il y en a de plus en plus.
02:17Et donc, tout particulièrement en cardiologie, chez Implicity,
02:20notre plateforme universelle va permettre de suivre l'ensemble des patients,
02:23quelle que soit la marque, le type d'implant qu'ils ont.
02:26Et donc, ça va permettre aux professionnels de santé d'avoir un système d'alerte qui va couvrir tous leurs
02:30patients,
02:30sans avoir besoin de se connecter à différentes plateformes à la fois.
02:33Donc, c'est un gain de temps et de sécurité.
02:35Donc, ce sont des pacemakers pour le programme mental ?
02:37Exactement. Des prothèses cardiaques implantables, les PCI, des moniteurs cardiaques implantables,
02:41qui là, les uns ont une visée diagnostique et les autres vraiment curatifs.
02:46Edouard, même question pour Tilak.
02:48Qu'est-ce que Odisite est venu résoudre ?
02:50Oui, pour revenir sur ce que disait Laure,
02:53je pense qu'effectivement, ça a un impact sur les parcours de soins.
02:55Le but de la télésurveillance, c'est vraiment d'optimiser et de permettre aux patients
03:00d'avoir un accès plus précoce à leur traitement.
03:03Nous, dans notre cas, on permet de suivre des patients qui sont atteints de maladies dégénératives des yeux
03:06liées à l'âge, comme l'ADMLA ou la rétinopathie diabétique.
03:09Et en fait, Odisite va agir comme un filet de sécurité entre les séances d'injection
03:13qui permettent de freiner l'évolution de la maladie
03:15et donc d'alerter le médecin quand il y a un changement dans la vision
03:18pour pouvoir tout simplement le traiter avec un meilleur timing.
03:22Donc c'est de la surveillance entre deux rendez-vous, en fait ?
03:25Exactement.
03:26Pourquoi est-ce qu'il y avait un vrai enjeu à ce niveau-là ?
03:28Tout simplement parce qu'on a encore un marché de santé qui est en tension.
03:32On a quand même relativement peu d'ophtalmologistes pour le nombre de patients.
03:35Aujourd'hui, on a environ 6-7 000 ophtalmologistes
03:37et juste sur les pathologies que nous, on couvre, il y a 1 600 000 personnes qui sont concernées.
03:41Donc je vous laisse faire le ratio, c'est quand même assez important.
03:44Et puis derrière, il y a des patients qui sont très loin de leur médecin.
03:48Donc en fait, créer un outil qui crée un lien entre le médecin et le patient,
03:52ça permet tout simplement de créer ce filet de sécurité,
03:54de le rapprocher du centre et d'intervenir à un meilleur moment.
03:58Et aujourd'hui, vos solutions ne sont plus expérimentales, je le disais.
04:02Elles sont prescrites, utilisées, évaluées.
04:04À quel moment est-ce que vous avez compris que le principal défi n'était plus technologique,
04:10mais plutôt lié à l'organisation du système ?
04:14Je dirais que ça se fait progressivement.
04:16La France a construit un cadre unique autour de la télésurveillance médicale,
04:20qui est une technologie remboursée par l'assurance maladie.
04:23C'est le seul pays à l'avoir fait en Europe, en tout cas de cette manière-là.
04:26Donc ça, c'est quelque chose qu'il faut saluer.
04:27C'est une vraie avancée pour les patients et les professionnels de santé.
04:30En revanche, nous, chez Implicity, là, on a commencé à avoir des difficultés.
04:34C'est-à-dire qu'on a constitué un dossier auprès de la Haute Autorité de Santé
04:37où on démontre un certain nombre de preuves cliniques
04:39qui sont évidemment indispensables pour la sécurité des patients.
04:43Et donc, c'est dans ce sens-là que les MedTech investissent également.
04:45C'est indispensable.
04:46Mais ensuite, une fois qu'on a eu nos deux noms de marques,
04:49c'est-à-dire que la Haute Autorité de Santé reconnaît que nos solutions
04:52pour les prothèses cardiaques implantables et les moniteurs cardiaques implantables
04:55sont supérieures aux autres solutions existantes sur le marché,
04:58là, à partir de ce moment-là, c'est plus compliqué
05:00parce que pour que les choses se concrétisent,
05:02vous avez besoin d'un arrêté d'inscription.
05:03Et celui-ci, il a mis à peu près 600 jours à arriver
05:07pour notre solution de suivi pour les prothèses cardiaques implantables.
05:10Et pour les moniteurs cardiaques, on l'attend,
05:12mais pour le moment, les délais sont bien moindres.
05:14Donc, on attend patiemment.
05:16Où est-ce que ça s'est joué chez Tilek ?
05:17Oui, nous aussi, ça a été effectivement un processus assez long.
05:21Ça a été quelque chose de...
05:22Je dirais qu'il y a eu plusieurs étapes.
05:24D'abord, il y a eu bien évidemment le marquage chez eux
05:26et les études cliniques, mais ça, je dirais que c'est quelque chose
05:28qui est relativement borné.
05:29Et puis après, on rentre dans ce qu'on appelle un peu le labyrinthe de l'accès au marché.
05:32Donc, on a d'abord fait une expérimentation article 51
05:35qui nous a permis de déployer la solution
05:37auprès d'environ 1 000 médecins et 15 000 patients.
05:40Et puis derrière, on a cherché à accéder au marché via le remboursement.
05:43Il y avait le remboursement, effectivement, de la télésurveillance,
05:45comme l'a noté Laure.
05:47Alors nous, on a eu un parcours un petit peu différent
05:48parce qu'on a eu d'abord un nom de la Haute Autorité de Santé
05:51à une voie près qui nous a empêché d'avoir accès au remboursement.
05:54Donc, on a redu déposer un dossier.
05:57Sur quel motif ?
05:58Après, c'est la lecture des dossiers.
06:01Et ça, pour le coup, la Haute Autorité de Santé est souveraine sur ces décisions.
06:04Il y a eu des enjeux méthodologiques.
06:06Ils voulaient plus de données.
06:07Il y avait bien présomption d'innovation.
06:08Il y avait bien déploiement, effectivement,
06:10puisqu'aujourd'hui, on a à peu près 1 200 ophtalmo
06:13et 30 000 patients.
06:16Mais ils voulaient encore plus de données
06:17pour pouvoir prouver l'efficacité de la solution.
06:20Donc, on a redéposé un dossier de prise en charge anticipée,
06:23ce qu'on appelle le PECAN,
06:24qu'on a obtenu.
06:25Et là, on est dans cette phase-là.
06:27Oui, c'est vrai que moi,
06:28quand j'ai regardé votre solution,
06:30je trouvais que vous avez eu le droit à la totale.
06:32Franchement, vous attendez deux ans d'expérimentation.
06:34Article 51, c'est lourd.
06:35C'est très bien, vous le faites.
06:37Les comités consultatifs du ministère disent
06:40oui, la HHS dit non.
06:42Puis, huit mois après, il dit oui.
06:43Mais vous autorisez le PECAN.
06:45Et donc, marche arrière.
06:46C'est insupportable.
06:47Comment vous faites pour avoir confiance
06:48dans un système de santé
06:49qui ne se met pas d'accord avec lui-même ?
06:51Je dirais qu'en fait,
06:53bon déjà, on respecte l'accès au marché.
06:56La vraie difficulté, c'est la manière dont il fonctionne.
06:58Moi, je pense que c'est les conditions d'accès au marché
07:00qu'il faut qu'on facilite.
07:02Après, que la Haute Autorité de Santé
07:03prenne ses décisions, ça, c'est tout à fait normal.
07:05Ce qu'il y a de compliqué dans notre situation,
07:07c'est que ces décisions-là ont un impact
07:09sur la confiance qui s'est agrégée au fil du temps.
07:12Et du coup, ont un impact aussi
07:13sur les adoptions de ces solutions.
07:15Donc en fait, c'est un peu le serpent qui se ment.
07:17Si on veut que l'innovation avance,
07:21il faut aussi lui faire confiance.
07:22Il faut lui donner l'accès au marché,
07:23mais il faut aussi la soutenir.
07:25Et c'est vrai que parfois,
07:26quand on est un peu pris dans ces méandres administratifs,
07:28dans ces temps de latence
07:29et dans cette difficulté à lire
07:32exactement ce qu'il nous est demandé
07:33pour pouvoir atteindre le cas.
07:34Oui, c'est-à-dire que ce parcours d'accès,
07:35il est suffisamment clair pour une entreprise qui se lance ?
07:38Alors, il se clarifie.
07:40Pour nous, il ne l'était pas suffisamment clair
07:42parce qu'on n'a pas rempli ce qui nous était demandé.
07:45Enfin, en tout cas, on n'a pas été exactement là
07:46où on devait aller.
07:48Maintenant, je pense qu'il se clarifie.
07:49Il y a des guides qui sont publiés.
07:51La vraie difficulté, c'est qu'il faut que tout se fasse
07:53un peu plus vite
07:53parce que sinon, il y a des solutions
07:54qui devraient accéder aux patients
07:57qui, aujourd'hui, ne le sont pas
07:59et en risque de perdre des innovations.
08:00Et elles vont certainement aller dans d'autres pays.
08:03Et donc, des solutions qui sont créées en France
08:05vont devoir s'exporter
08:06et, du coup, atteindre des patients américains
08:09ou des patients allemands
08:10avant des patients français.
08:11Donc, il y a un vrai sujet.
08:14Complètement d'accord.
08:15C'est vrai, quand on a une entreprise
08:16qui repose sur un modèle uniquement remboursement en France,
08:19il y a un vrai risque,
08:21aussi notamment vis-à-vis des potentiels investisseurs.
08:24Donc, il faut être en capacité de diversifier,
08:26d'aller comprendre comment d'autres marchés fonctionnent.
08:29Tu évoquais le marché américain.
08:30Effectivement, il y a des marchés de la santé
08:32qui n'ont rien à voir avec ce qu'on connaît en Europe,
08:34mais qui peuvent être intéressants quand même
08:36d'aller chercher pour des entreprises comme Implicity,
08:39même si la France reste notre priorité.
08:41Et dans quelle mesure,
08:42quelques mois de délai supplémentaire,
08:44justement,
08:44peuvent avoir un impact important
08:46sur une entreprise comme Implicity, notamment ?
08:49L'impact le plus fort,
08:50je dirais qu'il est sur les professionnels de santé
08:52et derrière les patients.
08:53Les professionnels de santé,
08:54on leur annonce qu'on a eu un avis positif
08:56pour une inscription en nom de marque
08:58et puis les mois passent,
08:59les mois passent,
09:00les années, en l'occurrence,
09:01et le signal ne se manifeste pas
09:04et c'est ça aussi qui, je pense,
09:06crée beaucoup de confusion.
09:07Les médecins ne comprennent pas très bien
09:08pourquoi on a eu un avis positif,
09:09pourquoi on a des données cliniques prouvantes
09:10et pourquoi derrière ?
09:11En fait, ils ne peuvent toujours pas
09:13prescrire notre solution
09:14et donc derrière,
09:15c'est les patients qui ne peuvent pas
09:16en bénéficier alors que...
09:17Et vous l'avez mesuré, ça,
09:18l'impact sur les patients ?
09:19Il est difficile à mesurer.
09:22En revanche, ce que je peux vous dire,
09:23c'est qu'il y a à peu près
09:24800 000 patients qui sont porteurs
09:25d'un implant cardiaque en France
09:28et il y a moins de 10 %
09:29qu'on estime être en télésurveillance,
09:31en tout cas remboursés
09:32dans les fils actifs de l'assurance maladie.
09:34Donc ça donne une idée quand même
09:35de tous les patients
09:37qu'on pourrait aller chercher
09:38et qu'on pourrait mettre en télésurveillance
09:40et donc anticiper les risques,
09:42la mortalité également,
09:43puisqu'on a un impact important
09:44sur la mortalité de moins 26 %,
09:46les hospitalisations et leur durée.
09:50Beaucoup d'acteurs de la LSEC
09:52décrivent un parcours complexe,
09:53on l'a dit.
09:54C'est aussi lié à la multiplication
09:56des interlocuteurs ?
09:58Je pense que c'est lié
09:59à la multiplication des interlocuteurs
10:02qui sont pourtant sous la même égide,
10:03pour la plupart d'entre eux,
10:05du ministère de la Santé.
10:06Mais c'est vrai qu'il y a
10:07beaucoup d'institutions différentes.
10:09Alors, ils veulent simplifier ça
10:11avec la nouvelle direction
10:13du numérique en santé
10:14qui vient d'être créée.
10:16La réalité, c'est que c'est vrai
10:17de passer d'un service à l'autre
10:20apporte un peu de sable dans les rouages.
10:22Vous avez un exemple, justement ?
10:23Nous, on a un exemple assez simple.
10:24On a eu notre avis
10:25de la Haute Autorité de Santé
10:26en septembre
10:27et la publication au journal officiel
10:29trois mois plus tard.
10:30Et entre les deux,
10:32malheureusement,
10:32pas de sas,
10:34pas de prise en charge.
10:35Pendant trois mois, littéralement,
10:37pour l'entreprise,
10:38c'est trois mois
10:39où on a soigné
10:41ou en tout cas aidé
10:42à soigner les gens
10:42sans qu'il y ait de prise en charge.
10:44Donc ça, c'est des choses
10:45qu'on prend sur nous-mêmes
10:47pour pouvoir continuer,
10:48bien évidemment, le soin.
10:49Mais il y a un vrai problème
10:50de continuum
10:51si on ne fait pas fonctionner
10:52correctement
10:53les institutions
10:55entre elles.
10:55On partage ce qu'on dit
10:56sur ce fonctionnement
10:57en silo.
10:58En silo
10:59et je pense qu'on gagnerait tous
11:02côté MedTech
11:03et pouvoir public
11:03à se considérer
11:04les uns et les autres
11:05comme des partenaires.
11:07La réussite de MedTech
11:08comme TILAC,
11:09Implicity,
11:10c'est aussi la réussite
11:11des pouvoirs publics
11:11parce qu'on est quand même
11:12en capacité d'apporter
11:13des solutions très concrètes
11:14pour un système de santé
11:16qui, malheureusement,
11:17ne va pas très bien.
11:18Et donc, voilà,
11:19cette démarche partenariale,
11:20on espère qu'elle sera
11:22au cœur de la feuille de roue
11:23de la prochaine direction
11:24justement de la recherche
11:25et de l'innovation en santé
11:26parce qu'on peut vraiment
11:27apporter beaucoup de choses
11:28et échanger régulièrement
11:30nous donne aussi
11:31de la visibilité
11:33sur où l'innovation
11:34a besoin d'aller
11:35et ce que l'on peut
11:35concrètement co-construire
11:37avec les pouvoirs publics.
11:38Et dans quelle mesure
11:38est-ce que ça peut impacter
11:39aussi votre rapport
11:40aux investisseurs ?
11:42Ça, c'est évident
11:43qu'avec une incertitude,
11:44derrière,
11:45une incertitude économique.
11:47Et donc,
11:47derrière,
11:48on va trouver moins de financements
11:49donc on va devoir réduire
11:50les effectifs,
11:51on doit fonctionner
11:52d'une manière
11:52un petit peu différente
11:53et plus on attend,
11:55plus on met en danger
11:57tout simplement
11:58les solutions
11:58qui vont entre les mains
12:00des patients.
12:01Donc en fait,
12:02c'est beaucoup de maillons
12:06différents
12:06qui, mis l'un à côté
12:08des autres,
12:09malheureusement,
12:10mènent à cette situation
12:11qui peut être
12:13vraiment détrimentale
12:13pour des entreprises
12:16comme les nôtres.
12:17Vous partagez ce point de vue
12:18sur le rapport
12:18aux investisseurs ?
12:19Exactement,
12:20c'est vrai que dans un système
12:21de santé en tension
12:23où on annonce plutôt
12:24des économiques
12:25l'inverse
12:26pour ce qui concerne
12:27les dépenses
12:27de protection sociale,
12:29il est difficile
12:29de rassurer un investisseur
12:31qui vous dit
12:31« mais qu'est-ce qui me dit
12:32que demain,
12:33la télésurveillance médicale
12:34ne sera pas déremboursée
12:35en France ? »
12:35Et donc là,
12:36il faut réussir
12:37à faire beaucoup de pédagogie
12:38sur la fiabilité
12:39du système de santé en France,
12:41son système de remboursement,
12:42qu'on ne dérembourse pas
12:43comme ça des solutions
12:43qui fonctionnent
12:44du jour au lendemain.
12:45Mais ça permet
12:46de se confronter
12:46quand même
12:47à une autre réalité
12:48et de s'interroger
12:50sur à long terme
12:50comment est-ce qu'on peut
12:51construire un cadre pérenne
12:53pour ces nouvelles solutions.
12:55Et si vous pouviez
12:57modifier une chose prioritaire
12:58dans ce parcours
12:59d'accès au marché,
13:01ce serait quoi ?
13:03Moi, déjà,
13:04j'aimerais qu'on respecte
13:05les délais de publication.
13:07Déjà, juste qu'on fonctionne
13:08comme on a prévu
13:09de fonctionner.
13:10Comme la loi l'a prévu,
13:11d'ailleurs.
13:11Exactement.
13:12Je pense qu'en faisant ça,
13:13déjà, nous,
13:14on gagnerait à peu près
13:1530%, un minima.
13:16Alors, pour Implicitis,
13:16c'est peut-être différent,
13:17mais pour nous,
13:17un minima 30% de temps
13:18sur 10 ans,
13:19ça fait quand même
13:21quelques temps.
13:22Est-ce que vous,
13:22chez Tilek,
13:23vous mesurez l'impact
13:24de ces délais ?
13:26On les a mesurés
13:27à peu près
13:2820 à 30%
13:29de délais
13:30au fil des ans.
13:31C'est ce que nous,
13:32on a observé à peu près
13:33pour arriver au marché.
13:34Je pense qu'on pourrait
13:35aller plus vite,
13:36du coup,
13:36qu'on pourrait pérenniser
13:37beaucoup plus rapidement
13:38nos entreprises
13:38et même tester
13:39plus rapidement aussi
13:40nos solutions
13:41parce qu'il faut que derrière,
13:42on puisse être en capacité
13:43de les valider
13:45et de montrer
13:45qu'elles fonctionnent
13:46et puis de construire
13:48cette confiance
13:48qui est nécessaire
13:49pour changer les pratiques
13:50des professionnels de santé.
13:52Non.
13:53Nous,
13:54le chiffre,
13:55on avance assez souvent,
13:56c'est de dire
13:56au pouvoir public,
13:57nous,
13:57notre solution,
13:58elle a démontré
13:59à partir des données
13:59du système national
14:00des données de santé,
14:01donc ce n'est pas
14:01nos propres données,
14:03qui implicitif et économiser
14:04à peu près
14:05380 euros par an
14:06et par patient
14:06à l'assurance maladie.
14:08Donc,
14:08en fait,
14:08le calcul est assez vite fait
14:09quand vous prenez
14:10le nombre de mois,
14:11voire d'années,
14:12de délai,
14:13c'est assez clair
14:14que c'est se priver
14:16d'une économie
14:16assez évidente
14:18pour le système de santé.
14:19Moi,
14:20j'ai un autre indicateur
14:21à vous suggérer
14:22pour leur balancer.
14:23S'ils vous ont fait
14:23attendre 600 jours,
14:24si je me souviens bien,
14:25et vous avez démontré
14:26qu'il y avait 26%
14:27de mortalité en moins,
14:28vous pouvez leur suggérer
14:29de calculer
14:29l'ombre de mort
14:30que ça fait
14:31au lieu de rembourser
14:32votre solution.
14:33Tout à fait.
14:34Et quelles sont
14:35les prochaines étapes
14:35pour Implicity et Tilak ?
14:38Les prochaines étapes,
14:39c'est que,
14:40même si on a mis
14:40un petit peu l'accent
14:41sur ce qui ne fonctionnait
14:42pas bien,
14:43Implicity est quand même
14:44une entreprise
14:45toujours en capacité
14:46d'innover,
14:47de se développer
14:48et on réfléchit
14:50à comment on peut
14:50se développer,
14:51comme je le disais,
14:51dans d'autres géographies,
14:53peut-être dans d'autres
14:54aires thérapeutiques
14:55dans le futur,
14:55mais en tout cas,
14:56l'idée,
14:57c'est de se consolider
14:58sur ces marins.
14:58aux Etats-Unis également.
14:59Exactement, oui.
15:00Nous sommes déjà
15:00aux Etats-Unis
15:01avec une équipe
15:02de vente là-bas
15:03et on explore aussi
15:04des modalités
15:05autour de l'accès
15:06aux remboursements
15:07aux Etats-Unis.
15:08Ce type de projet
15:09nous anime
15:10et nous permet aussi
15:11de diversifier
15:12les géographies.
15:13Edouard ?
15:14Oui, nous,
15:15on a une échéance
15:16à court terme
15:16qui est le dépôt
15:17du dossier
15:17à la fin de notre Pécan
15:18pour pouvoir pérenniser
15:19notre remboursement
15:21et avoir un remboursement
15:22en nom de marque.
15:22Donc ça,
15:23ça va être à la fin d'année,
15:24donc ça va être assez important.
15:25Absolument déterminant.
15:25Déterminant.
15:26Et puis derrière,
15:27internationalisation
15:28et diversification
15:28mais vraisemblablement
15:29sur une verticale ophtalmologie
15:30de notre côté
15:32et puis continuer
15:33à déployer la solution.
15:34On a aujourd'hui
15:3520% des ophtalmos
15:36qui nous utilisent,
15:37pourquoi pas 50, 60%
15:38et pour pouvoir toucher
15:39les millions de patients
15:41qui sont concernés
15:42par ces pathologies.
15:44Restez avec nous,
15:44on passe au scan.
15:50Et c'est l'heure du scan
15:51avec Hervé, bien sûr.
15:53Hervé, on parle
15:54depuis le début
15:55de cette émission
15:55de la difficulté
15:56à faire passer
15:56une innovation
15:56du stade
15:57de la preuve
15:58à celui de l'usage
15:59et toi tu nous dis
16:00que justement
16:00il existe
16:01une procédure
16:02censée accélérer
16:03cet accès
16:04aux innovations thérapeutiques.
16:06Absolument,
16:06on leur vient de parler
16:07des innovations
16:07dans le digital,
16:08moi je vais plus
16:09se recentrer
16:09sur les innovations
16:10dans le médicament
16:11et effectivement
16:12en 2021
16:12l'excellent ministre
16:13Olivier Véran
16:15a déclaré
16:16il faut faciliter
16:17l'accès à l'innovation,
16:17le genre de phrase
16:18que tous les hommes politiques
16:19adorent prononcer.
16:21il a fait quelque chose
16:22pour simplifier
16:22on est passé
16:23de six dispositifs
16:24je ne sais pas
16:24si vous vous souvenez
16:25les ATU,
16:25les RTU
16:26à deux
16:28deux doigts
16:28qui est l'accès compassionnel
16:30c'est vraiment
16:30un médicament
16:32hors AMM
16:32un malade
16:33qui est complètement
16:34bout de vie
16:34on tente un truc
16:36hors AMM
16:36c'est autorisé
16:37c'est assez exceptionnel
16:39et deuxième
16:40c'était l'accès
16:40par écossais
16:41ça on a vendu
16:42aux industriels
16:42du médicament
16:43le fait que ça allait
16:43tout changer
16:44on allait pouvoir
16:46prescrire le médicament
16:48avant qu'il l'ait
16:49l'AMM
16:49et ainsi
16:50éviter des pertes
16:51de chance
16:51aux patients
16:51donc très belle idée
16:53de départ
16:54quand Olivier Véran
16:55a déclaré ça
16:56mais je ne sais pas
16:57si vous avez suivi
16:58le nombre de dossiers
16:59d'accès précoce
17:00qui ont été attribués
17:01donc en 2024
17:0229 dossiers déposés
17:0415 acceptés
17:041 sur 2
17:05en 2025
17:06les industriels
17:07commencent à comprendre
17:08il n'y a que 10 dossiers déposés
17:09il n'y en a que 3 acceptés
17:101 sur 3
17:11ça baisse
17:12donc il n'y a pas besoin
17:12d'être très très fort en maths
17:13pour se dire que
17:15les industriels
17:16ont compris que l'accès précoce
17:17se refermait
17:18pourtant dans le même temps
17:19dans le cancer du sein
17:20le LED a démontré
17:21que grâce à l'accès précoce
17:23on avait sauvé
17:234000 vies en 3 ans
17:25donc là aussi
17:26équation simple à comprendre
17:28refus de l'accès précoce
17:30c'est égal perte de chance
17:31et il y a un autre chiffre
17:32à connaître
17:32c'est 560
17:33oui alors 560
17:34vous savez
17:35c'est en moyenne
17:36le nombre de jours
17:37qu'il faut attendre en France
17:38pour avoir accès
17:39à une innovation thérapeutique
17:41alors 560
17:42c'est beaucoup
17:43vous allez dire
17:43c'est sûr que si on se part
17:44à l'Allemagne
17:4556 jours
17:46on se désespère
17:47il vaut mieux se comparer
17:48à la Roumanie
17:491200 jours
17:49et là on se rassure
17:51mais pourquoi ?
17:52parce qu'on a un système
17:53d'évaluation
17:54qui est le plus strict du monde
17:55vous l'avez apprécié
17:57vous l'avez rencontré
17:57et bien il est partout
17:58et en fait
18:00cet excès
18:00d'évaluation
18:01de mon point de vue
18:02limite l'accès à l'innovation
18:04nous avons la HAS
18:05la haute autorité de santé
18:06qui impose
18:07des règles drastiques
18:08d'évaluation
18:09et il faut démontrer
18:10l'amélioration
18:11du service médical rendu
18:13par rapport à ce qui existe
18:14et ensuite
18:15vous passez au CEPS
18:16au comité économique
18:17des prix de santé
18:18donc comité économique
18:19qui vous donne un prix
18:21et un taux de remboursement
18:22et bien là
18:23bonne chance
18:23si vous n'avez pas
18:24le bon ASMR
18:25amélioration du service médical rendu
18:27vous avez le prix du générique
18:29donc résultat
18:30et bien 60% des innovations
18:32arrivent chez nous
18:33et plus de 90%
18:34en Allemagne
18:35et par exemple
18:365 nouveaux antipsychotiques
18:38viennent d'arriver
18:39partout en Europe
18:40sauf en France
18:40et 3 nouveaux traitements
18:42de fonds de la migraine
18:43viennent d'arriver
18:43partout en Europe
18:44sauf en France
18:45donc tu as des exemples
18:46à méditer
18:46ah oui alors j'en ai plein
18:48alors je ne veux pas faire
18:4825 minutes là-dessus
18:49mais la maladie d'Alzheimer
18:51vous avez entendu parler
18:52de cette histoire
18:53du lecanemab
18:54un anticorps monoclonal
18:55qui est le premier médicament
18:57au monde
18:57d'avoir démontré
18:58qu'il réduisait
18:59la progression de cette maladie
19:01l'étude dit
19:02moins 27%
19:03de déclin cognitif
19:04au bout de 18 mois
19:05l'AHAS considère
19:06que ce n'est pas assez
19:07mais versus quoi ?
19:09il n'y a pas de traitement
19:10donc il considère
19:11que ce n'est pas assez
19:11donc il refuit
19:12de l'accès précoce
19:14la filiale France
19:15des Aïe
19:16est en difficulté
19:17le produit ne sera pas lancé
19:18et pourtant
19:19ce médicament
19:20est aujourd'hui
19:21lancé aux Etats-Unis
19:22au Japon
19:23en Suisse
19:23au Royaume-Uni
19:25et les neurologues
19:26ne comprennent pas
19:27et les familles
19:28des patients
19:28sont désespérées
19:29et j'en ai plein d'autres
19:31l'Ecvio
19:32chez Novartis
19:33c'est contre le cholestérol
19:35le mauvais cholestérol
19:37une injection
19:37tous les 6 mois
19:38et au lieu de prendre
19:39notre statine
19:39tous les soirs
19:41formidable
19:42aux USA
19:42ça cartonne
19:43c'est prescrit
19:43à plein de gens
19:44en France
19:45c'est limité
19:46une toute petite niche
19:47voilà
19:48vraiment
19:48quelques centaines de patients
19:50pour ne pas dépenser
19:51parce que ce que ces histoires
19:53nous racontent
19:53c'est que derrière
19:54l'évaluation médicale
19:55des dossiers
19:55il y a une vraie
19:56compréhension économique
19:58c'est à dire que
19:59ça va coûter cher
20:00l'histoire
20:00mais les industriels
20:01ils savent compter aussi
20:02et donc ils ont bien compris
20:03que les USA
20:05représentaient 50%
20:06du chiffre d'affaires
20:06d'un médicament
20:07et 80% des profits
20:09alors que la France
20:10c'était quand même
20:11sensiblement moins
20:11c'est 2% du chiffre d'affaires
20:13et 1,5% des profits
20:14donc vous seriez
20:15un gros industriel
20:17qu'est-ce que vous feriez ?
20:17je dirais tant pis
20:18je fais l'impasse sur la France
20:20et donc je ne peux pas
20:21lancer en France
20:21et surtout je ne peux pas
20:22accepter un prix pourri
20:23parce qu'en plus
20:24si j'accepte en France
20:25un prix pourri
20:25ça dégrade mon prix européen
20:27donc c'est vraiment
20:28la double peine
20:29résultat
20:29les industriels
20:30commencent à envisager
20:31d'oublier la France
20:32et dans les maladies rares
20:33c'est mieux ?
20:34ah non c'est pire
20:35c'est pire
20:35en France
20:37on a
20:38pareil
20:38quelques pourcents
20:39et c'est 2-3 fois plus
20:40en Allemagne
20:4136% de disponibilité
20:43en France
20:4380% en Allemagne
20:44là aussi je peux vous raconter
20:46c'est pas une anecdote
20:47c'est un cas
20:48MJRX
20:50traitement définitif
20:50de l'hémophilie B
20:51thérapie génique
20:52une injection
20:52vous êtes guéri
20:53donc c'est accepté
20:55dans plein de pays
20:55en Europe
20:56un des pays
20:56la Belgique
20:57l'Allemagne
20:58pas loin
20:58en France
20:59refus de l'accès
21:00qu'est-ce qu'il faut faire
21:01il faut aller se faire soigner
21:02juste derrière la frontière
21:03c'est quand même étonnant
21:05donc il y aurait
21:06une décision courageuse
21:07à prendre
21:08alors en disant
21:09décision courageuse
21:10je me rappelle
21:10la définition du mot oxymore
21:13voilà
21:13il faudrait dire
21:14bah oui on veut
21:15accéder aux innovations
21:17dites de rupture
21:18et donc on accepte
21:19de les payer plus cher
21:20mais comment les financer
21:21parce que les caisses
21:22sont vides
21:22c'est la quadrature du cercle
21:24ah c'est clair
21:25on n'a plus d'argent
21:26alors on n'ose pas le dire
21:28alors on se dit
21:28qu'on va évaluer
21:30de façon médicalement
21:31de plus en plus stricte
21:32les dossiers
21:34et comme ça
21:35ça nous permet
21:36de retarder le remboursement
21:37ou de le refuser
21:38ou de demander des études
21:39complémentaires
21:39qui coûtent une fortune
21:40bonne façon de couper les pattes
21:41d'un industriel
21:42voire de proposer
21:43à la fin
21:43un prix super bas
21:44tout à fait inacceptable
21:46pour les raisons
21:46que j'indiquais tout à l'heure
21:48donc au départ
21:49on part d'une belle idée
21:50l'accès précoce
21:51à la française
21:52et puis clairement
21:53les industriels
21:54ont compris
21:54assez vite
21:55qu'on est en train
21:55de conceptualiser
21:56le refus précoce
21:58d'envisager la France
21:59merci beaucoup Hervé
22:01chers invités
22:02vous vous abondez
22:03dans le sens d'Hervé
22:06moi je pense
22:07effectivement
22:07en France
22:08qu'on a un vrai sujet
22:08c'est à dire
22:09qu'on a un principe
22:10de précaution
22:10plutôt qu'un principe
22:11d'audace
22:11et je pense qu'en santé
22:13c'est un vrai sujet
22:14mine de rien
22:15et surtout sur des innovations
22:16de rupture
22:17comme vous le disiez si bien
22:20et mine de rien
22:21on le ressent quand même
22:22d'une certaine façon
22:23quand on déploie
22:23nos solutions
22:25je ne dis pas
22:26que ça ne se défend pas
22:26mais je dis
22:27qu'il faut le mesurer
22:28et dans ces cas là
22:29il faut l'argumenter
22:30parce qu'il y a plein de patients
22:31qui pourraient accéder
22:32à ces solutions
22:33qui potentiellement
22:36ont une vraie perte de chance
22:37donc je pense que
22:38si le sujet
22:40c'est de faire
22:40un principe de précaution
22:41il va falloir le défendre
22:43auprès des autorités scientifiques
22:44auprès des médecins
22:45auprès des patients
22:45et je ne suis pas certain
22:48que tout le monde
22:49soit vraiment aligné
22:50avec ce principe
22:51de précaution
22:53alors
22:54je dirais que c'est presque
22:56maintenant
22:56une question politique
22:58c'est à dire
22:58qui ou à quel moment
23:00aura-t-on le courage
23:01de se dire
23:01que le système
23:02ne fonctionne plus
23:04je pense que la santé
23:05a trop longtemps
23:06été considérée
23:06comme un poste de coût
23:07de dépense
23:08et pas du tout
23:08comme un investissement
23:10avec des exercices comptables
23:12comme le PLFSS
23:12qui se font
23:13d'une année sur l'autre
23:14on ne peut pas apprécier
23:15à sa juste valeur
23:16les économies générées
23:18l'amélioration
23:19du service médical rendu
23:20auprès des patients
23:20donc il y a une vraie
23:22réflexion systémique
23:23je pense à avoir
23:24sur ces sujets-là
23:25et pour permettre
23:26in fine
23:27qu'on puisse sauver des vies
23:28ou en tout cas
23:29améliorer le quotidien
23:30des patients
23:30qui pourraient être
23:32qui pourraient se voir prescrits
23:33les solutions
23:34que vous avez détaillées
23:36tout à l'heure
23:37Merci à tous les deux
23:38Merci d'avoir été
23:39les invités
23:39de Santé Futur
23:40Laure Millet
23:41responsable du développement
23:42stratégique
23:43chez Implicity
23:44et Edouard Gasser
23:46CEO et cofondateur
23:47de Tilak HealthCare
23:48Merci d'avoir été avec nous
23:50Merci à vous
23:50On se dit
23:51à dans deux semaines
23:52À dans deux semaines
23:53Et à très bientôt
23:53sur Bsmart4Change
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