Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 minutes
Le fait du jour avec Aurélie Gagnier, co-secrétaire générale du syndicat FSU-SNUipp
---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_

##FAIT_DU_JOUR-2026-07-09##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:04Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour 3h de débat, 3h de conversation ensemble avec des réflexes que
00:09vous connaissez maintenant,
00:10composé le 0826 300 300 pour vous inviter autour de la table, participer à la discussion, participer au débat bien
00:16sûr.
00:17Vous avez également le site sudradio.fr, les réseaux sociaux ainsi que l'application.
00:22A partir de midi, on s'interrogera sur ces plus grandes fortunes de France qui, objectivement, rassemblent quand même tous
00:28les fantasmes, toutes les curiosités.
00:30Vous savez que chaque année, il y a un classement en une d'un magazine, c'est le magazine Challenge.
00:34Eh bien, ça tombe bien, celui qui est à l'origine de ce classement viendra nous en révéler toutes les
00:39coulisses et toutes les dernières actualités,
00:41sachant que Bernard Arnault a donné une grande interview aux médias très populaires qui a une force de frappe absolument
00:46considérable
00:46qui se compte en millions de personnes, légendes, animées par Guillaume Plé.
00:50Et il se livre, il explique certaines choses avec un chiffre notamment qui nous fait réaliser à quel point ces
00:55groupes sont importants en France.
00:57Il a certes, il y a des années et des années, reçu de la part de l'État une aide
01:00de 70 millions d'euros.
01:02Oui, enfin, depuis, en impôts, en charges sociales, il en a donné à l'État 40 milliards.
01:09Rien que ça, ce qui repose bien sûr dans ce pays la question de la réussite et de l'acceptation
01:13de ceux qui réussissent leur vie.
01:15Dans nos débats, on causera également de la suite de Marine Le Pen qui était en déplacement hier dans la
01:20Sarthe du côté de la Flèche.
01:21Et il y a eu, vous l'entendrez, un petit comité d'accueil à coup de Marine en prison.
01:26C'est la honte.
01:27Ça donne quand même un petit avant-goût de ce qui risque de se passer à chaque fois que le
01:31fameux duo, le fameux tandem, Bardella-Le Pen sera en déplacement.
01:35Est-ce que la campagne présidentielle ne risque pas tout simplement d'être confisquée par cette actualité judiciaire avec en
01:41plus la cour de cassation qui s'est prononcée ce matin
01:44et par la voix de son premier procureur qui a dit que, je cite, nous sommes en ordre de marche
01:50pour rendre cette décision avant le scrutin présidentiel
01:53et nous ferons tout, nous, en ce qui nous concerne pour tenir cet objectif.
01:58Vous avez donc compris que cela ne va pas se jouer dans les prochaines semaines ni dans les prochains jours,
02:02mais surtout dans les prochains mois aussi dans nos débats.
02:05Est-ce qu'il faut sauver nos centres-villes ?
02:07Amis auditeurs, est-ce que vous faites encore, vous, vos courses dans les petits commerces, dans le petit boucher du
02:12coin, dans la boulangerie, dans les fameuses rues biétonnes qui font le charme de nos centres-villes ?
02:15Ou est-ce que vous avez totalement changé votre manière de consommer, votre manière de faire des courses, à savoir
02:20en ligne, à savoir dans les grandes surfaces,
02:23à savoir dans les zones excentrées, les fameuses zones industrielles avec des mastodontes de galeries commerciales ?
02:28Est-ce qu'il faut les sauver, après tout, nos centres-villes ?
02:31Parce que ce chiffre est tombé, 62% aujourd'hui de nos villes n'ont plus de commerce en leur
02:37sein.
02:37Vous discuterez aussi avec nous, 0826 300 300.
02:41Et enfin, on s'interrogera sur le niveau de l'éducation nationale.
02:45Vous aviez été énormément d'auditeurs à réagir lorsqu'on s'est interrogé sur le bac qu'on donnait, soi
02:50-disant, à une génération dilettrée.
02:51Là, le ministre de l'éducation ce matin a indiqué que le nombre d'enseignants avait bondi de 49%.
02:56Et pourtant, quand on voit ce qui se passe parfois devant nos élèves, dans les salles de classe,
03:01est-ce qu'on n'est pas tout simplement en train de fabriquer des mauvais professeurs ?
03:05Est-ce qu'aujourd'hui, les professeurs sont encore une élite ?
03:07Sont-ils au niveau ?
03:08Tous ceux qui ont le concours aujourd'hui, venez discuter avec nous au 0826 300 300 durant les trois prochaines
03:14heures.
03:14Pour le moment, il est 10h07, notre première actualité.
03:17Les débats de l'été Sud Radio.
03:20Et cette première actualité concerne justement l'éducation nationale avec un chiffre qu'a donné le ministre ce matin,
03:26Édouard Geffray, qui a indiqué que le nombre d'enseignants admis au concours avait augmenté de 49%.
03:31Un nombre donc de lauréats qui est passé de 16 000 à 24 000.
03:35Alors, est-ce une bonne nouvelle ?
03:37Ou, comme la question volontairement provocatrice a été posée il y a quelques secondes,
03:40sommes-nous encore en capacité de fabriquer des profs au niveau ?
03:43Bonjour Aurélie Gagné.
03:45Bonjour.
03:46Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
03:47Vous êtes la co-secrétaire générale du syndicat FSU-SNU-IPP.
03:51On avait envie de vous interroger ce matin, parce que le chiffre est tombé il y a quelques heures.
03:56La première question, elle est simple.
03:57Est-ce que cette hausse de 24 000 enseignants supplémentaires est une bonne nouvelle pour l'éducation nationale ?
04:03Alors, en soi, c'est une bonne nouvelle, puisqu'on sait qu'on manque de professeurs,
04:06que chaque année, il manque des professeurs dans les classes,
04:09que nous sommes obligés de faire appel à des personnes en contrat, en contrat actuel.
04:15Donc oui, c'est une bonne nouvelle.
04:16On ne peut pas dire le contraire.
04:18On voit aussi que le concours de professeurs des écoles,
04:22puisque moi, je vais parler pour l'école primaire, maternelle et élémentaire,
04:25on voit que ça regagne de l'attractivité.
04:27Donc, en soi, c'est une bonne nouvelle, oui.
04:31C'est une bonne nouvelle, mais je sens, pardonnez-moi Aurélie Yagné,
04:34dans votre propos quand même, comme un fond de oui mais.
04:39Oui mais, parce que déjà, on ne fait pas le plein.
04:42Malgré tout, on ne fait pas du 100%.
04:43C'est-à-dire, toutes les places qui étaient à pourvoir au concours ne sont pas prises.
04:47Là, on est proche des 95%.
04:49Donc, c'est mieux que l'année dernière.
04:50Je crois qu'on était autour de 90.
04:52On voit qu'il y a encore des académies où on ne fait pas le plein,
04:55comme l'Académie de Versailles ou la Guyane.
04:57Après, il y a une explication derrière tout ça,
05:00derrière ce succès relatif.
05:02C'est qu'on peut passer maintenant le concours
05:05soit quand on a un bac plus 5, soit quand on a un bac plus 3.
05:08Donc, ça veut dire que le nombre d'étudiants,
05:11enfin le vivier, le nombre d'étudiants qui potentiellement peut le passer,
05:14est plus large.
05:15Donc, il y a une explication.
05:16Oui, il y a une explication.
05:17Est-ce que pour autant, on peut parler quand même,
05:20quand on voit ces chiffres, je pense à tous ceux qui nous écoutent,
05:23certains sont peut-être en train de se dire
05:25« Ah, bah tiens, il y a le métier de professeur, d'enseignant
05:28qui est en train de regagner quelques couleurs. »
05:29Est-ce qu'on peut le dire, ça, ce matin ?
05:32On peut dire que le concours redevient attractif.
05:35Ça, c'est bien.
05:37Après, le métier en lui-même,
05:38il n'a pas changé entre l'année dernière et cette année.
05:40Donc, tous ces étudiants, tous ces lauréats et lauréates,
05:44il va falloir après les garder dans le métier.
05:46Parce que très rapidement,
05:48tous voient que les conditions de travail sont loin d'être idéales.
05:51Les salaires ne sont pas à la hauteur de ce qu'on demande aux professeurs.
05:55Donc, très souvent, les jeunes déchantent une fois qu'ils sont dans le métier.
05:59Vous dites, en effet, que le concours,
06:01parce qu'il faut rappeler qu'il a été légèrement modifié,
06:04notamment, et vous l'avez rappelé,
06:06est-ce qu'il n'y a pas aussi un vrai sujet sur, aujourd'hui, le niveau du concours ?
06:11Bien sûr, il doit être exigeant.
06:12Est-ce qu'il ne l'est, par moment, pas trop,
06:14au point que, sur certaines évaluations,
06:16que ce soit les oraux ou les écrits,
06:18on écarte des profils qui seraient, en réalité, d'excellents professeurs ?
06:23Alors ça, moi, je n'ai pas de données
06:25qui me permettent de porter une remarque ou un jugement là-dessus.
06:29Après, moi, ce que je vois, c'est que...
06:30Enfin, nous, ce qu'on voit, c'est que, bon,
06:32l'accès à Bac plus 3, c'est quand même une bonne chose.
06:34On voit bien que ça augmente les candidats potentiels.
06:37L'enjeu, ça va être, après, la formation.
06:39Quelle formation sera proposée à tous ces jeunes ?
06:42Il leur faudrait une formation qui corresponde à leur métier,
06:44une formation de terrain.
06:45Et puis aussi, que ce ne soit pas une formation au rabais,
06:47que ce soit une vraie formation universitaire,
06:50au même titre que d'autres formations.
06:52Parce qu'aujourd'hui, on a trop un risque en France
06:54à offrir ce que vous appelez, vous, des formations au rabais ?
06:59Oui, nous, c'est de ce dont on a peur,
07:02que finalement, le côté enseignement universitaire,
07:05parce que même si on a besoin d'apprendre le terrain,
07:07on a quand même, à côté,
07:09on a besoin d'avoir des enseignements universitaires,
07:10en sociologie, en psychologie, en histoire.
07:15Donc, voilà, il faut vraiment que cette formation soit solide.
07:18soit digne d'une formation universitaire.
07:19Et là, pour l'instant, on n'a pas encore toutes les garanties.
07:22Donc, nous, on espère vraiment que cette formation,
07:24elle soit suffisamment solide.
07:25Voilà, tout à fait.
07:26Aurélie Gagné, vous êtes la co-secrétaire générale du syndicat FSU, SNU, IPP.
07:31Forcément, je pense à tous ceux qui sont en train de nous écouter,
07:33qui ont pu rencontrer dans certaines classes,
07:35des difficultés, des absences de professeurs,
07:37qu'il faut se le dire, assez récurrentes à gérer.
07:39Ils sont en train d'entendre,
07:41ah, il y a plus de professeurs qui ont été recrutés cette année.
07:43Ça veut dire que, dès la rentrée, dans les prochains mois,
07:47c'est fini, les professeurs absents ?
07:49Alors, ce n'est pas tout à fait comme ça que ça se passe,
07:51parce qu'en fait, les recrutements,
07:54alors, c'est donc toutes ces personnes qui ont eu le concours,
07:58certaines, la plupart, enfin non, certaines, on va dire,
08:01vont aller à 100% en formation l'année prochaine.
08:04Donc, ce ne sont pas des professeurs.
08:06D'autres vont aller, selon leur profil,
08:08vont aller à 50% en classe.
08:0950% en classe, 50% en formation.
08:12Et ces personnes-là, elles ont déjà été comptées
08:15dans le plan, je dirais, pour l'année qui vient.
08:18C'est-à-dire, tous les profs devant les classes.
08:21Donc, il ne faut pas non plus crier de joie.
08:23D'accord. Donc, là aussi, point de vigilance aussi
08:26sur à la fois la qualité de la formation
08:27et sur ceux qui deviendraient potentiellement les remplaçants.
08:31On parle aussi, et je pense que c'est intéressant,
08:34parce que vous disiez tout à l'heure, Aurélie Gagné,
08:36qu'il existe toujours des problèmes dans le corps enseignant.
08:39Est-ce que la rémunération, vous l'avez seulement esquissée tout à l'heure,
08:42proposée pendant cette formation,
08:44ça va de 1 400, je crois, jusqu'à 1 800 euros net.
08:47Est-ce que, selon vous, ça reste un motif suffisant
08:50pour attirer et pour faire rester,
08:53puisque vous l'évoquiez, ces nouveaux professeurs ?
08:56Alors, ce n'est pas un motif suffisant.
08:58Par contre, je pense que ça a pesé dans la balance
09:00des jeunes qui se sont lancés dans ce concours.
09:02Et c'est bien normal, parce qu'on sait qu'il y a une précarité étudiante,
09:06on sait aussi qu'il y a une insécurité sur l'avenir.
09:08Donc, je dirais que la personne qui s'engage dans ce parcours-là,
09:11elle a quand même la certitude d'avoir une rémunération,
09:13de continuer ses études tout en étant rémunérée.
09:15Donc, ça a pesé.
09:16Je ne pense pas que c'est la seule motivation,
09:19mais ça a pesé.
09:19Et c'est bien normal.
09:20Et aujourd'hui, si jamais il y en a qui nous écoutent,
09:24qui hésitent à devenir prof,
09:25vous, Aurélie Gagné,
09:26qu'est-ce que vous leur dites à tous ces jeunes
09:28qui réfléchissent,
09:29qui ont toujours entendu la réputation d'un concours
09:32qui était extrêmement sélectif,
09:33extrêmement difficile, extrêmement pénible,
09:35pour ne pas parfois dire injuste,
09:36et que c'était un métier
09:37qui, ces dernières années, s'est quand même largement dégradé.
09:40Vous, vous leur dites quoi ce matin ?
09:42Venez, on fait encore des choses essentielles,
09:43c'est un métier important ?
09:45Alors oui, venez, c'est un métier important,
09:48c'est un métier où il y a un lien très fort avec le public.
09:51Le public, ce sont les jeunes, ce sont les familles,
09:53parce qu'on parle beaucoup de climat scolaire tendu avec les familles.
09:57Effectivement, c'est en hausse,
09:58mais la majorité des cas, ça se passe bien,
10:00et c'est très enrichissant, humainement parlant.
10:02Ça reste un beau métier où on fait des projets pédagogiques,
10:05où il y a plein de choses très belles qui s'y passent,
10:07et qui ne sont sans doute pas assez mises en valeur.
10:10Donc, si c'est un métier qui attire les jeunes,
10:12il faut y aller.
10:13Et malgré tout ce qu'on entend parfois sur vous parler des jeunes,
10:17sur le dialogue qui peut être difficile entre des élèves et des professeurs,
10:21vous vous dites qu'il reste encore énormément de choses à faire avec eux,
10:24notamment les projets pédagogiques,
10:25ou de voir, j'imagine, des retournements de situation, des réussites.
10:29Oui, tout à fait, oui, il y a un lien très fort.
10:31Et d'ailleurs, c'est un élément primordial
10:34quand on interroge nos collègues, les enseignants.
10:38Ce qui compte en premier pour eux,
10:39c'est le contact avec leurs élèves, le contact avec les familles.
10:42C'est vraiment quelque chose qui les enrichit,
10:45qui est très, très satisfaisant.
10:47Et c'est vrai que c'est très satisfaisant.
10:48En tout cas, espérons que vous avez peut-être réussi
10:50à plaider en faveur de certaines vocations hésitantes
10:54ce matin au micro de Sud Radio.
10:55Merci beaucoup Aurélie Gagné d'avoir été avec nous,
10:57co-secrétaire général du syndicat FSU, SNU, IPP,
11:01sur ce chiffre qu'a annoncé le ministre de l'Éducation nationale ce matin,
11:04Édouard Geffray, une admission au concours de professeurs
11:08qui a augmenté de 49%.
11:10Ils étaient 16 000, ils sont désormais 24 000.
11:12Vous avez eu quelques éléments de réponse, amis auditeurs,
11:15mais nous, dans nos débats, on s'interrogera.
11:16Nos professeurs sont-ils encore au niveau ?
11:19Vous avez peut-être des fils, des petits-fils,
11:20vous avez eu écho de certains cours,
11:22de la correction de certaines copies.
11:23On est loin de l'élite, comme pendant un temps.
11:25Les professeurs, d'ailleurs, aujourd'hui,
11:27sont-ils encore une élite dans la société ?
11:29Vous participerez à la discussion et au débat
11:31au 0826-300-300 à partir de 10h30.
11:35Pour le moment, on reste encore un peu ensemble
11:36et on va s'intéresser à l'autre fait d'actualité
11:38qui est un match ce soir, France-Maroc.
11:41Alors certes, les amoureux du foot se réjouissent de cette rencontre
11:44et les plus pragmatiques sont déjà en train de s'organiser
11:46pour savoir, notamment dans des villes tendues,
11:48si ça ne va pas être le gros bordel,
11:50peu importe la victoire.
11:51On sera avec les policiers qui sont sur le terrain dans un instant.
11:53A tout de suite sur Sud Radio.
11:57Auditeurs de Sud Radio, nous sommes ensemble jusqu'à 13h.
12:00Vous en avez l'habitude, entre 10h et 10h30,
12:02on prend le temps de revenir sur l'actualité.
12:04A commencer ce matin par, certes, les chiffres des professeurs
12:08en augmentation, en admission, en concours.
12:09On vient de l'évoquer.
12:10Mais il y a aussi un match ce soir, France-Maroc.
12:12Pour beaucoup, c'est une confrontation sportive spectaculaire
12:15qui va être intéressante, bien sûr, à suivre sur la pelouse d'un terrain.
12:18Sauf qu'il y a aussi les conséquences d'un tel match
12:21qui vont souvent se répercuter dans la rue
12:23avec un risque d'affrontement élevé avec les forces de l'ordre.
12:26Bonjour Benjamin Cambouliv.
12:28Bonjour.
12:29Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
12:30Vous êtes le porte-parole d'Alternative Police.
12:33Est-ce que vous nous le confirmez ce matin ?
12:35Oui, ce soir va être forcément un point de vigilance
12:38pour ne pas dire d'ores et déjà un point de tension
12:40pour les forces de l'ordre.
12:43C'est-à-dire qu'on commence à avoir, malheureusement,
12:45véritablement une tradition de violence liée au foot en France
12:49avec le même schéma qu'on redoute, qu'on appréhende
12:52et qu'on a géré à chaque fois.
12:54C'est-à-dire des délinquants opportunistes
12:55qui vont prendre le foot comme prétexte
12:57et qui vont venir pour casser, pour piller,
12:59pour harceler les forces de l'ordre.
13:01Ils servent du foot de ça. Pourquoi ?
13:02Parce qu'ils savent que c'est fédérateur,
13:05que c'est un événement qui va créer les conditions
13:07qui sont propices à ça.
13:08C'est-à-dire que ça va créer un rapport de force
13:10qui leur est favorable.
13:11Il y aura trop d'émeutiers pour ne pas assez de policiers.
13:14Donc là, spécifiquement pour France-Maroc,
13:17c'est vrai que ce qu'on a,
13:18c'est une note du renseignement territorial
13:19qui alerte sur des risques de troubles
13:22à l'ordre public importants,
13:25notamment en cas de victoire du Maroc.
13:28Notamment en cas de victoire du Maroc,
13:29mais excusez-moi d'être cynique,
13:32on a l'impression à chaque fois d'avoir notamment ce débat
13:34au moment de la finale de la Champions League.
13:37Par exemple, on l'a vu avec le PSG,
13:38peu importe que ce soit la défaite ou la victoire.
13:40On a toujours l'impression d'insister,
13:42pardonnez-moi l'expression,
13:43mais un gros bordel à la fin du match dans tous les cas.
13:46Moi, ce que je vous parle,
13:48c'est la note du renseignement territorial
13:50qui alerte sur ce risque précis
13:52encore plus fort s'il y a une victoire du Maroc.
13:54Néanmoins, là où vous avez raison,
13:56c'est que dans la mesure où le foot,
13:57c'est un prétexte,
13:58on est bien d'accord que s'ils gagnent
13:59ou s'ils perdent,
14:00le risque de violence, il demeure.
14:03Là, ils vont éventuellement tout casser
14:04parce qu'ils ont perdu.
14:05Et d'ailleurs, vous constaterez
14:06que ce sont potentiellement exactement les mêmes
14:08qui vont tout casser
14:09parce qu'ils seront contents
14:09quand la France aura gagné le match d'après.
14:12Mais là, spécifiquement,
14:14si on signale ça,
14:15c'est parce que cette note,
14:16elle s'appuie sur une veille
14:17qui est faite par le renseignement territorial,
14:19notamment sur les réseaux sociaux,
14:21ou très directement,
14:22c'est des appels au chaos
14:22qui sont lancés.
14:25Donc voilà, là-dessus,
14:26forcément, le dispositif,
14:28il est calibré en fonction
14:29à hauteur des moyens
14:31qui sont les nôtres.
14:32C'est-à-dire qu'à chaque fois que c'est possible,
14:33on essaie de calibrer les dispositifs.
14:34Donc à Paris,
14:35vous aurez des CRS,
14:36vous aurez des gendarmes mobiles,
14:37vous aurez les compagnies d'intervention,
14:39la préfecture de police de Paris,
14:40vous aurez les Bravem.
14:41Mais ce qu'il faut bien voir,
14:42c'est qu'avec la nature de l'événement,
14:45donc avec ce mondial,
14:45par définition,
14:46le risque n'est pas circonscrit à Paris.
14:48C'est un risque qui est diffus au niveau national.
14:51Donc c'est-à-dire que c'est partout
14:52que vous devez à la fois tenir
14:53des lieux sensibles qui sont prédéfinis
14:55et idéalement avoir une capacité de projection
14:58sur tous les mouvements de violence spontanés.
15:00Et ça, concrètement,
15:01ce n'est pas possible
15:02et c'est là qu'on est dépassé.
15:04C'est-à-dire que vous ne pouvez pas avoir
15:06en prévention
15:07des gros dispositifs énormes partout.
15:10Et c'est pour ça que le problème
15:11qu'on a dans ce type de configuration,
15:13il n'est pas tellement en fait
15:14sur le maintien de l'ordre.
15:15Là où vous avez des points
15:16qui sont prédéfinis
15:17avec des unités spécialisées
15:18dans le maintien de l'ordre
15:19et des compagnies républicaines de sécurité
15:21ou de gendarmes mobiles
15:22qui sont placées,
15:23qui sont disposées
15:24pour tenir,
15:25pour maintenir l'ordre.
15:26Le problème,
15:26il est plutôt sur la notion
15:27de rétablissement de l'ordre,
15:29c'est-à-dire sur les violences urbaines.
15:30Justement, quand ça pète,
15:31là où ce n'était pas prévu,
15:32là où les forces ne sont pas présentes
15:34et où on envoie qui
15:34pour aller se confronter
15:35au chaos dans la rue
15:37ou aux violences urbaines,
15:37les collègues de commissariats
15:39qui ne sont pas préparés,
15:40qui ne sont pas formés,
15:41qui ne sont pas équipés
15:43pour gérer ça.
15:44Et eux, ils sont là
15:44au front
15:45pour essayer de gérer
15:46la situation de violence
15:48en attendant
15:49que des forces puissent arriver
15:50en renfort.
15:51Mais c'est là
15:51que vous avez les blessés.
15:52Benjamin Combouli,
15:53vous êtes le porte-parole
15:54d'Alternative Police.
15:55Pour rappeler le contexte aussi,
15:57ce soir,
15:58France-Maroc,
15:59match de foot très important.
16:00Est-ce que vous avez déjà
16:02un peu les chiffres
16:04des effectifs
16:05qui seront mobilisés
16:05un peu partout en France,
16:06notamment sur la capitale,
16:07pour qu'on réalise
16:08l'ampleur quand même
16:09du problème
16:10et ce que ça signifie
16:12pour vous aussi
16:13une tension
16:14et une telle soirée ?
16:16Pour ce qui est
16:17des chiffres concrets,
16:18moi, je ne les ai pas.
16:18Ce que je note,
16:19c'est que certains médias
16:20en annoncent.
16:21Certains médias vous parlent
16:22de 20 000 forces de l'ordre
16:23au niveau national
16:24et 8 000 à Paris.
16:26Si c'est confirmé
16:27ces chiffres-là...
16:28Donc, on sera à 20 000 en tout.
16:29On est sur un ordre de...
16:31Selon certains médias,
16:31encore une fois,
16:32moi, je n'ai pas
16:32cette information-là.
16:33Je ne fais que de relayer
16:34ce que j'ai lu.
16:35Si c'est ça,
16:36c'est un dispositif
16:37qui est similaire
16:37à ce qu'on avait vu
16:38pour la finale
16:38de la Ligue des Champions.
16:39Encore une fois,
16:40je ne peux pas vous le garantir
16:41à 100 %.
16:42Ce que je sais,
16:43c'est que jusqu'à présent,
16:44je le dis,
16:45jusqu'à présent,
16:46dans ce mondial,
16:47on n'a pas eu
16:47de violence majeure
16:50consécutivement
16:50aux victoires du Maroc.
16:53En tout cas,
16:53rien qui était comparable,
16:55si vous voulez,
16:55à la finale
16:55de la Ligue des Champions.
16:56On a eu des incitants
16:57à Toulouse,
16:58mais ce n'est pas
16:58la même ampleur.
17:01Néanmoins,
17:01ce soir,
17:02oui,
17:02il y a une préoccupation
17:04sécuritaire.
17:04Elle est évidente,
17:05elle est soulignée
17:06par le renseignement territorial.
17:08Ce qu'on voit,
17:08c'est que ceux qui vont
17:10être mis en avant,
17:11ceux qui vont être
17:12envoyés au charbon,
17:13comme à chaque fois,
17:14c'est évidemment
17:15les forces de l'ordre.
17:16Ce que je veux souligner,
17:17c'est qu'on reçoit
17:18systématiquement
17:18des consignes de fermeté.
17:20Ce ministre de l'Intérieur...
17:21C'est ce que j'allais vous demander
17:22et d'ailleurs,
17:23on a l'impression,
17:24pardonnez-moi,
17:24ce sera peut-être
17:24excessivement cynique
17:25de ma part,
17:26mais qu'à chaque fois
17:27qu'il y a des appels
17:28à la fermeté,
17:29on voit des images
17:30toujours un peu plus chaotiques
17:31avec des chiffres
17:32toujours plus impressionnants,
17:33mais derrière,
17:33on a quand même
17:34la plupart des autorités
17:35qui viennent nous dire
17:36que ça a été
17:36parfaitement géré.
17:38C'est là où
17:40l'opinion sature,
17:42si vous voulez.
17:42C'est devant cette contradiction-là.
17:44C'est-à-dire que vous avez
17:45des annonces de fermeté,
17:46attention,
17:47vous allez voir ce que vous allez voir,
17:48on ne va rien laisser passer
17:48et puis derrière,
17:49on voit que ça crame partout
17:50et que vous vous retrouvez
17:51avec des policiers blessés
17:53et des gendarmes blessés.
17:54Donc forcément,
17:55il y a un décalage
17:56qui n'est pas audible
17:57pour l'opinion.
17:59Maintenant,
17:59moi ce que je veux souligner,
18:00c'est d'une part
18:01que les consignes de fermeté
18:02qu'on reçoit
18:03sont parfaitement légitimes.
18:04Qu'est-ce que vous voulez
18:05qu'ils nous disent d'autre
18:05le ministère de l'Intérieur
18:06à part si ça crame,
18:07vous intervenez,
18:08procédez à des interpellations,
18:09des cas des débordements.
18:10Ça, c'est une première chose.
18:11C'est normal
18:11que le ministre fasse
18:12ce type de préconisation
18:14donne ce type de consignes.
18:15Et ensuite,
18:16il faut insister également,
18:17c'est que mes collègues
18:18les appliquent
18:19ces consignes de fermeté.
18:20Ils vont à l'interpellation,
18:21ils ne les tolèrent pas.
18:22C'est quoi ?
18:23En réalité,
18:23vous êtes vraiment dépassé
18:24par la suite sur le terrain ?
18:26Ce qui se passe,
18:27c'est que déjà,
18:27le nombre empêche
18:29de tenir la rue partout
18:30et tout le temps.
18:31Ça, c'est encore une fois
18:32la question du rapport de force.
18:34Et après,
18:35il y a une réalité
18:36de fond
18:37sur laquelle le policier
18:38n'a pas la main.
18:39C'est-à-dire que
18:40ces violences-là,
18:41elles tombent
18:42pas de la lune comme ça.
18:43C'est le fruit de deux manques.
18:45Le manque d'éducation
18:45des parents d'une part,
18:46sinon ils ne seraient pas
18:47en train de tout péter dans la rue
18:48et de harceler les forces de l'ordre
18:49en pleine nuit.
18:50Et d'autre part,
18:51le manque de sanctions
18:51de la justice.
18:52Vous dites comment
18:52l'éducation des parents ?
18:54En fait,
18:55il y a les deux.
18:56Je vous dis,
18:56c'est deux manques.
18:56Le manque d'éducation des parents,
18:57le manque de sanctions de la justice.
18:58Le flic, il est au milieu,
18:59il court partout,
19:00il prend des coups,
19:00mais il ne peut pas régler ça.
19:01Son boulot,
19:02ce n'est pas pour dire
19:02qu'il ne sert à rien.
19:03C'est-à-dire que le travail de police
19:05qui est de mettre un terme
19:06aux infractions sur la voie publique,
19:07de mettre un terme aux violences,
19:09il sera toujours nécessaire.
19:10Mais tant qu'on en restera
19:11à une approche de surface,
19:13vous aurez des flics
19:14qui seront toujours plus explosés,
19:15qui prendront toujours plus de coups.
19:17Alors, pour l'instant,
19:18tiennent encore le coup les collègues,
19:19c'est-à-dire qu'ils sont toujours
19:20volontaires, déterminés, engagés.
19:22Mais il y a un moment
19:23où il faut aussi avoir conscience
19:24d'une part de la fatigue
19:25et d'autre part du fait
19:26que les mecs saturent,
19:27d'être surexposés comme ça.
19:29Sachant que Benjamin Camboulivre,
19:30en rappelant que vous êtes
19:31le porte-parole d'Alternative Police,
19:33je me mets aussi à la place
19:34de tous ceux qui sont en train
19:35de nous écouter actuellement,
19:37qui lisent les journaux,
19:38regardent un peu la télévision,
19:40écoutent la radio.
19:41Et à longueur de temps,
19:41on a quand même des spécialistes
19:43de sécurité
19:43qui maintenant sont très bien identifiés,
19:45qui expliquent à chaque fois
19:45qu'il y a,
19:46je reutilise l'expression,
19:47vous me pardonnerez à nouveau,
19:49le bordel dans la rue,
19:50des spécialistes de sécurité
19:51qui viennent vous dire
19:52à quel point en réalité
19:52on n'en fait pas suffisamment
19:54parce qu'il y aurait d'autres choses
19:55à déployer.
19:55On pourrait débloquer
19:57certains camions,
19:58certaines unités,
19:59certaines manières de faire.
20:01Le curseur, en réalité,
20:03pour le maintien de l'ordre,
20:04n'est pas mis au niveau
20:06du danger face auquel
20:07vous vous retrouvez régulièrement.
20:08Est-ce que ça, c'est juste ?
20:10Bien sûr que c'est juste.
20:11De toute façon,
20:11ce qui freine l'action de police,
20:13c'est le manque de ressources humaines,
20:15que ce soit sur la voie publique,
20:16en investigation,
20:17c'est le manque de moyens humains,
20:19notamment.
20:20Après, on vous dit
20:20qu'on pourrait et qu'on devrait
20:22rapprocher plus de forces
20:23de sécurité,
20:24notamment des unités spécialisées.
20:26C'est vrai, bien sûr,
20:27que plus on est nombreux,
20:28plus ça apaise la situation,
20:31meilleur le dispositif.
20:32Et si les forces sont nombreuses,
20:33c'est ce qu'on appelle
20:34la note de gueule.
20:34Si quand ils arrivent,
20:35ils voient qu'il y a vraiment
20:36des flics partout,
20:36du coup, ça n'a pas dû à l'évolution.
20:38C'est une expression
20:39note de gueule
20:39que je ne connaissais pas.
20:41C'est ça.
20:42Quand vous arrivez,
20:42s'il y a des flics partout,
20:43vous avez moins envie
20:44de faire le couillon.
20:44C'est aussi basique que ça.
20:46Mais ça, vous ne pouvez pas
20:47l'avoir partout.
20:49D'une part, c'est même impossible.
20:50Vous n'aurez pas trois flics
20:51tous les deux mètres
20:52dans chaque rue de Paris
20:54et de France.
20:55Et c'est la faiblesse
20:55de ces dispositifs-là.
20:57C'est que forcément,
20:58ils ne vont pas aller
20:59là où sont les forces.
21:00Ils vont aller là où
21:01les dispositifs sont plus légers.
21:02Et c'est dans ce cadre-là
21:03que ce sont mes collègues
21:04de commissariat
21:05qui sont confrontés à ça.
21:06Et c'est pour ça
21:07que je vous parle
21:07à la fois du préventif
21:08et du répressif,
21:09c'est-à-dire l'éducation
21:10des parents
21:10et les sanctions de la justice.
21:11Parce que sur l'axe pur
21:13du travail de terrain,
21:15on n'a pas la main.
21:15On ne peut pas amener
21:16la solution.
21:17Par ça,
21:17on ne règle pas
21:18des problèmes de société,
21:19des problèmes d'éducation,
21:20des problèmes de justice
21:21uniquement avec plus de CRS
21:22dans la rue.
21:23Merci beaucoup,
21:24en tout cas,
21:24Benjamin Comboulil
21:25d'avoir été avec nous
21:26porte-parole d'Alternative Folies.
21:27Bon courage pour ce soir
21:28à vous et à vos hommes
21:29mobilisés massivement
21:31sur le terrain.
21:31Vous avez bien fait
21:32de préciser que tous les chiffres
21:33n'étaient pas certains
21:34mais ça donne quand même
21:35une ampleur
21:36et une petite idée
21:36près de 28 000 forces de l'ordre
21:38partout en France
21:39qui seraient mobilisées
21:40juste quand même,
21:41rappelons-le,
21:42pour un match de foot.
21:43Merci beaucoup
21:43d'avoir été avec nous
21:46demain matin dans cette même émission.
21:48Il est 10h27 sur Sud Radio.
21:49Dans un instant,
21:50les débatteurs rentrent en studio.
21:51On va bien sûr revenir
21:52sur le premier déplacement
21:53de Marine Le Pen
21:54avec certains comités
21:55déjà qui s'étaient rassemblés
21:57pour lui demander la prison,
21:58lui demander de se retirer,
21:59regretter son choix.
22:00Est-ce qu'il n'y a pas un risque
22:01que toute la campagne présidentielle
22:02soit tout simplement
22:04kidnappée par cette actualité judiciaire
22:06avec les incertitudes
22:07et les conséquences
22:08que cela pourrait avoir ?
22:10On va s'interroger également
22:11sur le niveau des professeurs.
22:12Le ministre de l'Éducation
22:13ce matin s'est réjoui
22:14que le nombre d'admissions
22:15au concours est augmenté.
22:17Est-ce que pour autant
22:18les professeurs sont encore
22:19au niveau aujourd'hui ?
22:20Vous êtes parents,
22:21vous êtes grands-parents,
22:21vous avez des fils, des filles,
22:23des petits-fils, des petits-filles.
22:24Vous avez déjà eu écho
22:25de ce qui se passait dans la classe
22:26et non, ça c'est sûr,
22:27on ne peut pas l'affirmer.
22:29Les professeurs ne sont plus l'élite.
22:30Non, ils ne sont plus au niveau.
22:32On en débattra
22:32et nous reviendrons
22:33sur ces centres-villes.
22:3462% aujourd'hui
22:35des villes,
22:36non plus de commerce.
22:38Est-ce qu'on doit sauver
22:39nos centres-villes
22:39ou après tout,
22:40on fait tout en ligne ?
22:41C'est fini le petit boucher,
22:42c'est fini le petit boulanger,
22:43c'est fini la petite poissonnerie,
22:44c'est terminé,
22:45les modes de consommation
22:46ont changé.
22:47Doit-on sauver nos centres-villes ?
22:48Ça fera partie notamment
22:49des discussions
22:49que nous aurons
22:50dans une poignée de minutes
22:50sur Sud Radio.
22:51A tout de suite.
Commentaires

Recommandations