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  • il y a 14 heures
Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet. 

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00:00Victor Maté.
00:01Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé, canal 16 de la TNT à la
00:06une ce soir.
00:07Après la canicule et avant une nouvelle hausse des températures, le réchauffement climatique et la température qui grimpe aussi dans
00:15les océans.
00:16Quelles conséquences pour la planète et les écosystèmes marins ? Les cours d'eau en France sont aussi touchés.
00:21A quoi va ressembler le 1er mai l'an prochain ? La fête du travail aura lieu la veille du
00:26second tour de la présidentielle.
00:27Les dates de l'élection ont été annoncées. Syndicats et politiques sont priés pour ce 1er mai de respecter le
00:33traditionnel silence de fin de campagne.
00:35Est-ce vraiment possible d'imaginer des défilés sans message politique ? On en débat.
00:39Et puis le nouveau congé naissance est entré en vigueur aujourd'hui, un ou deux mois de plus pour les
00:44parents.
00:45Allons-nous pour autant faire plus d'enfants en France ? On en parle en fin d'émission.
00:49On est informés de ce mercredi. Bonsoir Isabelle Moreau.
00:52Bonsoir Ita.
00:53Directrice de la rédaction de l'agence de presse AEF Info.
00:56Elisabeth Pinault, bonsoir.
00:58Bonsoir.
00:58Grand reporter de l'agence Reuters, correspondante pour Matignon et l'Elysée.
01:02Et bonsoir Sylvain Courage.
01:04Bonsoir.
01:04Directeur adjoint de la rédaction de Nouvelle Ops.
01:08Météo France prévient.
01:10Une nouvelle vague de chaleur est attendue à partir de ce week-end.
01:13Une nouvelle cellule interministérielle de crise est d'ailleurs prévue demain après-midi à Marseille.
01:19Présidée par le Premier ministre Sébastien Lecornu doit aussi participer à des réunions à propos des feux de forêt.
01:25Marseille sur les bords de la Méditerranée, les récentes canicules et le réchauffement climatique qui ont des effets sur les
01:31mers et les océans du monde entier.
01:33Record de température battue pour un mois de juin, 21 degrés en moyenne sur le globe.
01:37Les océans ont la fièvre, résume l'océanographe et physicienne Julie Dehaix.
01:42Elle est directrice de recherche OCNRS au sein du laboratoire d'océanographie et du climat.
01:48La chaleur, elle fait des dégâts sous l'eau à toutes les profondeurs jusqu'au fond de l'océan.
01:52Ce qu'il faut comprendre, c'est que dans l'océan, la température de l'eau est naturellement très peu
01:57variable.
01:58Donc quand en surface, on a des anomalies de 1 à 2 degrés, c'est déjà énorme.
02:02C'est comme si nous, à notre température corporelle, on avait une fièvre qui dépassait les 40 degrés.
02:08Et plus on va en profondeur, moins la température est naturellement variable.
02:11Donc même quelques dixièmes de degrés de réchauffement en profondeur, c'est considéré comme une anomalie majeure des conditions environnementales.
02:19Et ça va avoir un impact très fort sur la faune et la flore.
02:23Voilà, chaque centième de degré compte. Et cela ne semble pas près de s'arrêter Isabelle Moreau.
02:27Non, il semble que non. Effectivement, la température moyenne à surface des océans, elle est passée à 21 degrés en
02:33moyenne.
02:33Et aujourd'hui, il y a des endroits comme notamment la Manche qui voit les températures augmenter de 5%.
02:40Et quand on sait qu'en fait, la température, quand elle augmente sur la planète Terre, elle est absorbée par
02:44les océans.
02:45C'est vrai que ça fait un peu froid dans le dos.
02:46On parle aussi d'une arrivée, de l'arrivée certainement de El Niño, là, dans les prochains semaines, mois.
02:53Tout ça va agréger un certain nombre de choses.
02:55Un phénomène qui participe aussi au réchauffement de l'eau à la surface.
02:58Exactement, et qui ensuite peut avoir des conséquences importantes sur le climat,
03:02notamment sur les épisodes Sévnole qui vont se multiplier.
03:05Et donc tout ça, effectivement, est assez catastrophique pour la suite.
03:08Sujet scientifique, sujet politique aussi, Elisabeth Pinault ?
03:11Oui, bien sûr. Et d'ailleurs, le gouvernement, et particulièrement Emmanuel Macron, s'était saisi de ce sujet des océans.
03:16Notamment, il en a beaucoup parlé lors de tous ses voyages.
03:18Je me souviens d'un voyage à Mayotte, notamment, où il était allé sur une île et il en avait
03:24parlé.
03:25Et puis, il y a bien sûr eu le sommet des océans, il y a tout juste un an, à
03:29Nice, où ce sujet, c'était le troisième du nom, je crois, sous l'égide de l'ONU.
03:35Et la France était coprésidente avec le Costa Rica, de mémoire.
03:40Et bien sûr, ce sujet est mondial et majeur.
03:43Et la France est particulièrement concernée, puisque je crois que c'est le troisième pays concerné par les océans de
03:50par nos territoires en Outre-mer.
03:53Donc, on a les troisièmes récifs coralliens.
03:56Et Emmanuel Macron avait été, à l'origine, enfin, il avait vraiment poussé pour qu'à l'occasion du sommet
04:02de Nice, un nombre important de pays ratifie le traité sur la gouvernance de la haute mer, pour protéger la
04:10faune et la flore en haute mer.
04:11Et je crois qu'à ce jour, à peu près la moitié des pays du monde, à peu près une
04:15petite centaine de pays, ont ratifié ce traité.
04:18Avec des dégâts, effectivement, sur les coraux, sur la biodiversité.
04:21C'est ce que disait, d'ailleurs, l'océanographe, que l'on l'entendait, Sylvain Courant.
04:24Oui, il y a aussi quelque chose qu'on ne voit pas, c'est le plancton.
04:27Ce sont tous ces micro-organismes qui nourrissent toutes les espèces marines et qui, en plus, sont au début de
04:34la chaîne alimentaire.
04:35Donc, le fait que le plancton soit affecté, ça a un impact sur toute la chaîne des poissons, les petits
04:43poissons qui sont mangés par les moyens poissons et par les plus gros poissons.
04:46Et donc, c'est un vrai désastre, la question du plancton.
04:49Et on ne voit pas assez souvent les océans comme un énorme réservoir de nutriments.
04:55Et aussi, pour la photosynthèse, le plancton, ça joue un rôle pour la photosynthèse.
04:58Donc, on voit que c'est évidemment, la planète bleue, c'est quand même l'élément du départ de la
05:05vie et c'est un élément qui permet le maintien de la vie.
05:08Donc, s'il est affecté de cette manière, ça a des conséquences multiples.
05:10D'autant plus inquiétant, Isabelle Moreau, que l'océan, les océans sont considérés comme le régulateur, en quelque sorte, du
05:16climat de la planète.
05:17Il y a ce chiffre, les océans absorbent environ 90% en principe de l'excès de chaleur qui est
05:21lié aux activités humaines.
05:22Tout à fait, effectivement, on en parlait tout à l'heure, c'est assez compliqué.
05:25Alors, c'est vrai qu'on peut parler des océans, mais on parle aussi des forêts, là, avec la canicule.
05:28On a parlé de l'eau, les forêts, les forêts, c'est comme les humains, les arbres ont besoin de
05:32boire.
05:33Et effectivement, quand il n'y a pas beaucoup d'eau, c'est très compliqué pour eux.
05:36Et les ravages de la canicule sur, on en parlait tout à l'heure, pas qu'en termes de coûts,
05:41mais c'est vrai que sur les animaux aussi,
05:42il y a beaucoup d'images qu'on voit d'animaux qui sont en train de mourir.
05:45Là, j'entendais sur votre antenne, en arrivant, qu'il y a des oisillons qui tombent de leur nid parce
05:49que le nid est arrivé à 40 degrés.
05:51Tout ça est assez catastrophique.
05:53Ce qui est dangereux, notamment avec les moissons qui arrivent aussi plus tôt.
05:55Exactement. Et puis la disparition aussi d'un certain nombre d'espèces. Donc, c'est assez ravageur.
05:59Effectivement, les conséquences de la canicule sur les océans, sur la biodiversité, on le disait, Isabelle Moreau, pour l'évoquer
06:05simplement,
06:06conséquences sur l'économie française. Est-ce qu'elles se font ressentir déjà ces conséquences avec les vagues de chaleur
06:11qu'on a eues en mai ?
06:12Alors oui, il y a une étude qui est sortie aujourd'hui de l'assureur allemand Allianz Trade qui chiffre
06:16pour la France une amputation de croissance de 5 à 7 %,
06:20ce qui représenterait à peu près 210 milliards d'euros.
06:23Alors, il y a ce qu'on voit entre les climatiseurs qui ont été commandés par le Premier ministre.
06:28Il y a aussi tout ce qui est lié au coût des hôpitaux, parce que tout ça est important.
06:32Il y a énormément de Français qui se dirigent vers les hôpitaux.
06:34Il y a tout ce qui est ralentissement d'activité.
06:36Alors, on pense bien sûr au BTP, mais il y a également tous les autres secteurs qui sont touchés, que
06:41ce soit l'agriculture et autres.
06:43Donc, c'est vrai qu'il y a des choses aujourd'hui qui sont difficilement mesurables, palpables,
06:47mais c'est vrai qu'il y a un certain ralentissement.
06:49Et puis, il y a aussi des chercheurs qui ont montré que quand on travaille dans un univers qui a
06:53plus de 30 degrés,
06:54au niveau des neurones, on est quand même moins performant.
06:56Je ne sais pas si vous, la semaine dernière, vous étiez tous au taquet.
06:59Pas forcément.
07:00Et c'est vrai que ça a des répercussions en termes, effectivement, de tout ce qui est investissement des salariés
07:05dans les entreprises.
07:07Donc, c'est des choses qui sont plus difficiles à mesurer, mais l'impact est énorme.
07:10Elisabeth ?
07:10Oui, le MEDEF a déjà communiqué là-dessus en parlant d'une économie qui tourne au ralenti.
07:15Je crois que le nouveau gouverneur de la Banque de France, M. Moulin, l'a aussi dit.
07:19Le gouvernement a prolongé d'une semaine les soldes d'été parce qu'elles ont commencé en pleine canicule.
07:24Elles vont se poursuivre jusqu'à la fin juillet.
07:25Oui, exactement. Une semaine de plus. Je crois que c'est le 28 au lieu du 21 parce qu'il
07:31n'y avait pas grand monde dans les magasins en pleine canicule la semaine dernière.
07:34Et puis, évidemment, vous l'avez dit, de grosses conséquences sur l'agriculture.
07:37C'est le souci du moment.
07:39Annie Gennevard, la ministre, en a parlé.
07:42Je crois qu'ils en ont parlé au Conseil des ministres.
07:44Et puis, elle a eu un rendez-vous avec les assureurs pour voir comment les agriculteurs allaient pouvoir être indemnisés.
07:49Ils ne sont pas tous assurés contre tous les maux.
07:52Une moisson qui n'est pas bonne.
07:54Est-ce que là, je crois qu'on ne peut pas s'assurer contre la sécheresse à proprement parler ?
07:58Donc, c'est évidemment beaucoup de questions qui se posent.
08:01On a ces milliers d'animaux d'élevage, en particulier des volailles qui sont mortes.
08:07Il y a quand même déjà des gros dégâts sur certains pans de l'économie, c'est sûr.
08:11Et autre question, l'écologie sera-t-elle l'un des sujets de la présidentielle l'an prochain, en 2027
08:16?
08:16On connaît les dates de l'élection présidentielle, 18 avril pour le premier tour, 2 mai pour le second.
08:22Et cela pose pas mal de questions.
08:23La première concerne le 1er mai, qui aura lieu la veille du second tour.
08:28Le gouvernement indique d'ores et déjà que les règles de silence politique propres aux fins de campagne s'appliqueront
08:34normalement.
08:35La porte-parole du gouvernement, Maude Bréjean, l'a dit tout à l'heure à l'issue du Conseil des
08:38ministres.
08:38On sait gérer un 1er mai en France, que ce soit avant une élection présidentielle, après une élection présidentielle.
08:44Je ne sais pas si ça aurait été d'ailleurs bien plus simple après.
08:48Et donc voilà, faisons confiance à nos forces de l'ordre.
08:50Faisons confiance, je l'espère, en la responsabilité aussi des forces politiques qui appelleront cette règle qui me semble évidente
08:58et importante du silence républicain
09:01qui précède les jours électoraux.
09:03Et ensuite, encore une fois, faisons confiance à l'intelligence des Français.
09:06La porte-parole du gouvernement, Maude Bréjean, Émilie Zapalski nous a rejoint.
09:10Bonsoir Émilie, fondatrice de l'agence de communication Émilie Conseil.
09:14On vient d'entendre donc la porte-parole du gouvernement.
09:16Elisabeth Pinault, un 1er mai sans prise de parole ou message politique, c'est imaginable en France ?
09:22Alors ces dates de la présidentielle, c'était quand même le sujet du matin.
09:25Ça a été officialisé au Conseil des ministres, j'y étais.
09:29Et donc, il y a eu une réunion Place Beauvau, il y avait plusieurs possibilités.
09:32Au ministère de l'Intérieur ?
09:33Au ministère de l'Intérieur, cette semaine, avec l'ensemble des partis politiques.
09:37Donc il y avait plutôt deux possibilités.
09:40Et sachant qu'il y a des vacances à ce moment-là, pendant...
09:43Toutes les zones seront en vacances au moment du premier tour, de l'année d'avril.
09:46Exactement, alors le second tour, donc il y a deux zones qui seront de retour, je crois.
09:52Et puis alors, il y en a une qui va rentrer le dimanche soir.
09:55Donc c'était le jour où on a le plus...
09:58La zone C qui concerne Paris, Montpellier ou Mont-Toulouse.
10:00D'accord, vous êtes très précis sur les zones.
10:03En tout cas, c'était la formule qui permettait d'avoir le meilleur taux de participation potentiel.
10:09Donc c'est comme ça que ça a été décidé, avec l'ensemble des partis, je le précise, cette semaine.
10:14Donc il y a la question du 1er mai qui se pose, parce qu'en effet, la veille, ça dépendra
10:18bien sûr de l'affiche.
10:19Si c'est les deux extrêmes, si c'est la droite contre la gauche, si c'est un autre schéma,
10:24on verra.
10:26Traditionnellement, bien sûr, le 1er mai, c'est une journée syndicale, donc quand même de revendications.
10:32Alors Bruno Retailleau, le candidat républicain, a protesté.
10:34Il y a à la fois les syndicats, il y a à la fois des responsables politiques,
10:37il y a le Rassemblement National aussi qui se réunit au pied de la statue de Jeune d'Arc, le
10:411er mai.
10:41Et généralement, tout le monde prend la parole.
10:42Donc là, le gouvernement dit qu'il y aura un devoir de silence, qu'il n'y a plus de
10:47sondage, une veille de second tour.
10:49Donc ça va être un peu particulier.
10:51Et Bruno Retailleau s'en est plaint, disant que ça allait favoriser la gauche,
10:54parce que le 1er mai, c'était plutôt de gauche.
10:56En disant qu'on ne me fasse pas croire qu'il n'y aura pas de prise de parole politique
10:59dans l'écorcelle.
11:00L'entourage d'Emmanuel Macron a dit ce matin, bon, il a dit ça un peu...
11:02Évidemment, s'il y a des incidents, par exemple, s'il y a quelques violences,
11:04ça va favoriser l'extrême droite, par exemple, si l'extrême droite est au deuxième tour.
11:08Donc tout est possible. Mais enfin, c'est sûr que ce sera un 1er mai très particulier l'année prochaine
11:13et qu'il va falloir quand même que le gouvernement prévoie les choses en termes de force de l'ordre,
11:17en termes de rappel des règles pour qu'il n'y ait pas de dérapage.
11:20Comment vous analysez ça, Émilie Zapalski, avec votre œil de communicante ?
11:24Moi, ce qui me gêne particulièrement, c'est la question de la participation.
11:27On sait que de fil en élection, en élection, c'est terrible.
11:31La participation, elle est de moins en moins importante.
11:34Donc en plus, s'il y a les vacances, ça va être compliqué.
11:36Moi, ce qui m'inquiète aussi, c'est là, on entend parler, il faut se taire.
11:39Donc forcément, il y a toujours cette règle du jeu pour ne pas orienter les votes.
11:44Mais on attaque, on n'est même pas encore en campagne, qu'on parle déjà.
11:48Là, évidemment, il faut parler calendrier, mais de se taire.
11:51Et moi, j'ai l'impression que c'est plutôt d'entendre parler de politique dont on a besoin,
11:55et pas juste des postures, et pas juste des petites mesurettes.
11:59Et je pense que ça fait partie du jeu aussi.
12:01Le 1er mai, c'est en effet, il y a eu beaucoup de choses dans les derniers 1er mai qu
12:04'on a vécu.
12:05Il y a eu beaucoup de violences.
12:06Il y a des messages très forts qui sont donnés.
12:08Je ne vois pas comment on va empêcher ça, parce que c'est des moments, et vous l'avez dit,
12:12il y a à la fois l'extrême droite avec Jeanne d'Arc, et il y a les syndicats.
12:17Et c'est un moment très important pour eux, pour manifester.
12:20Ils n'en ont pas 150 000 aussi, où ils réunissent.
12:22On peut espérer que ça soit sans violence.
12:24Mais moi, je pense qu'on a besoin de la parole.
12:26Et c'est un an avant de se dire, on va être muselé pour des raisons de calendrier.
12:31On va être en difficulté de voter pour des raisons de calendrier.
12:34Moi, ça me fait un peu peur.
12:35Est-ce que le gouvernement l'a fait exprès, il l'encourage ?
12:37Non, on a entendu les raisons qu'ils ont invoquées,
12:40qui sont des raisons, effectivement, d'abord de participation,
12:42ce qui semble être une préoccupation majeure quand on organise un scrutin.
12:46Il y a fort sur une présidentielle.
12:48Et puis, il y a cette date du 1er mai qui est une tradition,
12:50qui est bien établie et qui a sa signification syndicale et politique.
12:54Et donc, c'est quand même gênant.
12:56Et ça va l'être.
12:58Je pense que ça le sera au moment où on va arriver sur cette date fatidique.
13:03On sera à 24 heures du second tour.
13:06Et donc, la question va revenir.
13:08Peut-être qu'on va l'oublier quelques temps et qu'on fera place au débat.
13:11Ce qui est intéressant, c'est que tous les partis protestent, quasiment.
13:15En tout cas, Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise,
13:17proteste parce qu'ils disent qu'on ne pourra pas notre candidat,
13:20parce qu'évidemment, il sera au second tour, vous le savez,
13:22ne pourra pas s'exprimer en tête de cortège.
13:26C'est pour le brimer.
13:29Les candidats plus à droite, voire d'extrême droite, peuvent se dire
13:32que ça va être un débordement de revendications sociales
13:35et que ça peut tourner au défilé contre nous.
13:37Donc, le soupçon est jeté sur le 1er mai.
13:40Et à mon avis, il va rester collé au 1er mai.
13:43Et traditionnellement, la veille d'un second tour,
13:46la veille d'une élection en général,
13:48c'est une journée de sérénité, une journée de silence,
13:51une journée de calme, pouvoir réfléchir tranquillement.
13:54Là, ça ne pourra pas être vraiment calme.
13:56Quoi qu'il arrive.
13:57De mémoire de journaliste politique,
14:00Elisabeth Pinault, c'est la première fois que cette configuration arrive ?
14:02De ma mémoire à moi, oui.
14:04De ma mémoire à vous.
14:05De ma mémoire à moi, oui.
14:06La veille d'une élection, on se calme, on réfléchit,
14:11on lit les professions de foi.
14:13Et avant et après la tempête.
14:15Avec une obligation, effectivement,
14:17notamment pour les médias audiovisuels,
14:19de ne pas diffuser la campagne qui s'arrête le vendredi soir,
14:22Elisabeth Moreau.
14:22Alors moi, je suis plutôt le 1er mai pour l'agence.
14:25Et c'est vrai que le 1er mai, en général,
14:26il y a quand même pas beaucoup de monde qui descend dans la rue.
14:29Il y a un discours.
14:30Aujourd'hui, les deux principales organisations syndicales
14:32se sont prononcées contre le RN.
14:35Donc ça semble absolument impossible qu'il n'y ait aucune prise de parole.
14:39Et puis c'est vrai que quand on regarde à chaque fois dans les cortèges,
14:43il y a toujours des débordements, soit en fin de cortège,
14:45soit en début de cortège.
14:46Et alors là, effectivement, c'est ce que vous disiez tout à l'heure,
14:48on verra qui sera au deuxième tour et qui ça peut servir, en fait.
14:51Et c'est là où je trouve que c'est assez compliqué.
14:53Alors, effectivement, les responsables politiques sont tous unanimes
14:57pour dire que ça va être un peu baroque, entre guillemets.
14:59Pour l'instant, je n'ai pas tellement vu les organisations syndicales
15:02si elles ont réagi.
15:05Mais ça va être compliqué.
15:06Et est-ce que ça va avoir une influence ?
15:08Je ne sais pas.
15:09Les vacances, forcément, parce que les gens vont se dire
15:12qu'il faut absolument rentrer pour voter.
15:14Mais attendons de voir.
15:15Et peut-être que les personnes se prononceront au dernier moment.
15:18Oui, vous l'avez évoqué, Emile Zapalski, tout à l'heure.
15:21En plus, effectivement, du 1er mai qui arrive la veille du second tour,
15:23il y a ces vacances scolaires qui vont poser, effectivement, le problème
15:27ou en tout cas soulever des questions sur la participation des Français.
15:29Oui, on a tout pour que la participation, ça soit encore catastrophique.
15:33Comme vous l'avez dit, on a l'impression qu'elle est déjà...
15:35La présidentielle est déjà presque votée, les têtes d'affiches.
15:38On a l'impression qu'on les connaît, tout est écrit.
15:40Moi, je ne suis pas si sûr.
15:41Moi, tout à fait.
15:41Moi, je ne suis vraiment pas sûr.
15:42Tout à fait.
15:43C'est un peu de travail.
15:44Il y a même beaucoup, beaucoup de candidats.
15:45Non, mais moi, je ne suis pas du tout sûre que tout est écrit.
15:48Je pense qu'on va avoir beaucoup de surprises.
15:50Je pense que...
15:51Mais il y a un peu ce truc-là.
15:52Il y a aussi cette idée...
15:54On nous a un peu volé, entre guillemets, les campagnes auparavant.
15:58La guerre, malheureusement, on n'y peut rien.
16:00Mais la guerre nous a un peu volé, la campagne 2020.
16:02La guerre en Ukraine.
16:03La guerre en Ukraine.
16:04Voilà, on n'a pas eu de campagne, quelque part.
16:06Ça a arrangé, je pense, notre président, quelque part,
16:09qui a un peu surfé sur ce côté chef de l'État, chef de guerre.
16:14Il n'y a pas eu de campagne.
16:15Je suis désolée, ça s'est arrêté très vite.
16:182024, c'est pareil.
16:19Ça a été compliqué pour les législatives,
16:22avec la dissolution qui a été comme une bombe.
16:24On a l'impression qu'on nous vole les campagnes.
16:26Et là, j'ai l'impression qu'on se dirige un peu vers ça.
16:29Et ça risque de déstabiliser aussi les gens qui se disent
16:31« Bon, ben voilà, au final, moi, je suis en vacances,
16:33je ne vais pas faire ma procuration,
16:35même s'il y a beaucoup de facilité maintenant pour les procurations. »
16:38Ce n'est pas du tout ce que je souhaite.
16:39Moi, je pense qu'il faut voter énormément.
16:41Mais je sens un petit peu comme des pièces de peuse qui se jouent.
16:45On sera quand même sur la toute fin de campagne.
16:47Est-ce que vous avez le sentiment, Elisabeth Pinault,
16:48que les vacances qui seront effectivement au dernier moment
16:51et puis ce 1er mai la veille,
16:53ça fait qu'on n'aura pas de campagne pour autant
16:54qu'elle sera volée, comme dit M.D.
16:56Moi, je pense qu'on va avoir une campagne.
16:57Enfin, je ne suis pas madame Irma,
16:58mais il y aura forcément une campagne,
16:59étant donné les enjeux.
17:00Je veux dire, on a eu 10 ans de macronisme.
17:03On a de nouveau une nouvelle offre qui arrive
17:06avec des risques énormes d'extrêmes
17:08que certains souhaitent, mais d'autres ne le veulent pas du tout.
17:11Donc, ça peut quand même mobiliser.
17:13Mais d'un autre côté,
17:15on doit reconnaître la défiance des Français
17:18vis-à-vis de la classe politique
17:19qui est dans tous les sondages.
17:21Donc, est-ce qu'ils vont se réveiller une énième fois
17:24pour essayer de faire changer les choses par leur vote
17:28ou bien laisser tomber,
17:30comme beaucoup en ont envie,
17:32si l'on en croit les sondages ?
17:33En tout cas, moi, j'ai la faiblesse de penser quand même
17:35qu'il y aura de la mobilisation
17:36parce qu'en effet, là, après 10 ans du même président,
17:40il y a un vrai enjeu d'avoir du changement,
17:42quel qu'il soit.
17:43Quand je ne dis pas de campagne,
17:44c'est aussi ce type de campagne,
17:46c'est-à-dire voter pour moi
17:47parce que ça évite les extrêmes.
17:48Pour moi, ce n'est pas une campagne,
17:49ce n'est pas un projet, ce n'est pas quelque chose.
17:51Et c'est ce qu'on entend pour l'instant.
17:52Après, évidemment, on n'est pas du tout encore dans la campagne.
17:54Et c'est étonnant de voir que le 1er mai sera juste avant
17:57parce que quelque part, vous l'avez dit,
17:59c'est un peu là qu'on voit un peu les extrêmes s'exprimer
18:01ou en tout cas, Mélenchon a des velléités
18:03pour le 1er mai, la partie syndicale,
18:06Jeanne d'Arc et le Rassemblement national
18:08comme si on voulait soit les museler,
18:10soit montrer qu'éventuellement,
18:11ils amènent à de la violence
18:12où ils ne respectent pas les règles
18:13et pour les pointer du doigt.
18:15Il y a quelque chose qui s'organise autour de cette campagne
18:18vis-à-vis des extrêmes.
18:19Moi, je trouve que pour l'instant,
18:22on n'est pas tellement dans le fond,
18:23on est dans voter pour moi
18:25pour ne pas avoir un tel ou un tel
18:27ou un tel et une telle.
18:28On verra ça bientôt.
18:29Mais il y a un peu cette idée-là.
18:31On parlait des législatives anticipées de 2024.
18:34Sylvain Courage, il y avait eu pour le coup de la participation ?
18:36Alors le contexte était très particulier.
18:38C'est effectivement ce qu'expliquait Elisabeth Pinault,
18:41c'est-à-dire que quand il y a quand même des enjeux,
18:43on l'a vu aux législatives anticipées de 2024,
18:47la participation avait rebondi.
18:48Alors que dans les derniers scrutins législatifs,
18:52au contraire, elle s'était un peu effondrée.
18:54Donc c'est très compliqué de prévoir la participation.
18:56Ça dépend vraiment des enjeux et des mobilisations.
18:59Pour l'instant, vraiment, on n'est que dans les rounds d'observation.
19:02C'est vrai qu'on repousse les extrêmes.
19:04On met ça...
19:05On verra la fiche finale.
19:06Ça peut être deux extrêmes.
19:07Auquel cas, ça poussera sans doute l'abstention.
19:09Ça peut être tout à fait autre chose.
19:11Difficile à dire.
19:11En tout cas, le 1er mai va être très compliqué.
19:15Ça, on peut déjà le prédire.
19:17Voilà.
19:17La présidentielle, c'est aussi cette sortie de Laurent Wauquiez aujourd'hui
19:21dans un entretien au Figaro.
19:22Le chef de file des députés Les Républicains suggère au candidat de son parti,
19:27Bruno Retailleau, tout simplement, de se retirer de la course à l'Elysée.
19:30Il penche pour Édouard Philippe qui peut incarner, dit Laurent Wauquiez.
19:33L'ordre est le sérieux permettant de redresser la France.
19:37C'est Elisabeth Pinault, Laurent Wauquiez tend la main à Édouard Philippe.
19:40C'est quoi ? C'est un ralliement, déjà, clair et net ?
19:42On n'est pas très loin.
19:43Ce n'est pas clair et net, mais enfin, on n'est pas très loin, quand même.
19:45Alors, on sait l'inimitié entre Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau.
19:50Depuis, notamment, l'élection pour la tête du parti.
19:54Que Bruno Retailleau a rapporté avec 75% des voix.
19:57Donc, c'était un peu incontestable.
19:58Et Laurent Wauquiez a même dit que c'était le candidat légitime.
20:01C'est le seul adjectif qu'il a utilisé.
20:03Mais après, l'inimitié entre les deux hommes est connue.
20:06On voit quand même un frémissement vis-à-vis d'Édouard Philippe avant son grand meeting de dimanche à Paris,
20:13à l'Adidas Arena, je crois.
20:15Ils attendent 5000 personnes.
20:17Et puis, on sent que Jean-Luc Mélenchon est parti.
20:19On saura qui, de Bardella ou Le Pen, sera candidat mardi.
20:24Et les choses commencent à bouger.
20:28On a eu le ralliement de Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement.
20:30D'ailleurs, ce qui ne fait pas plaisir à tout le monde à Renaissance.
20:33Elle l'a annoncé cette semaine.
20:34Il y a eu Nathalie Chocos-Morizet.
20:37On sent qu'il y a quand même un frémissement derrière Édouard Philippe parce que aussi, les sondages sont de
20:42son côté ces derniers temps.
20:43C'est vrai qu'on pouvait penser qu'avec l'arrivée de Gabriel Attal, les choses allaient bouger.
20:48Lui, il s'est contenté de ne rien dire.
20:50Il n'a pas réagi sur l'IANA.
20:51Il n'a pas réagi sur la canicule.
20:52C'est sa méthode.
20:54Rassurer et ne pas répondre à tout.
20:56Mais dis-moi, c'est très long.
20:58Tout le monde parle d'Alain Juppé, c'est-à-dire qu'il a été favori longtemps et qui, finalement,
21:03n'a pas du tout été élu président de la République.
21:07Donc, on verra ce qui se passe pour Édouard Philippe.
21:10Et Laurent Wauquiez, c'est un soutien qui est quand même, s'il se confirme, mais enfin, on voit mal
21:15comment il ne pourrait pas se confirmer.
21:17Il a dit qu'il ne viendrait pas dimanche au meeting, mais c'est quand même un soutien qui peut
21:22avoir de l'importance.
21:23En tout cas, ce n'est pas bon pour Bruno Retailleau qui perd quand même une voix importante de son
21:28camp et qui est déjà au-dessous de 10% dans les sondages.
21:31Et c'est compliqué pour lui.
21:33C'est ce que j'allais vous demander, Sylvain Courage.
21:34Est-ce que ça met du plomb dans l'aile à la candidature de Bruno Retailleau, ce retrait, on va
21:39dire ?
21:40C'est quand même l'objectif, ou du moins la jouissance de Laurent Wauquiez.
21:45Il ne l'épargne pas dans les propos qui sont rapportés par le Figaro.
21:51Mais en même temps, son ralliement n'est pas clair et net.
21:53Il a toujours une position assez complexe, lui, en général.
21:56Et donc, on a l'impression qu'il faut qu'Édouard Philippe l'écoute quand même.
21:59Il faut qu'il le considère.
22:02Mais c'est vrai qu'il prend plutôt la direction de rallier Édouard Philippe,
22:05qui est dans une position de force pour obtenir ses ralliements.
22:09Et donc, ça le renforce, ça renforce Édouard Philippe dans sa tentative de rassembler la droite.
22:15Parce que c'est quand même un homme de droite.
22:16Et le centre-droit, c'est ça l'équation d'Édouard Philippe.
22:20S'il arrive à fédérer cet ensemble-là, il a des chances.
22:23Moi, je remets quand même en question les choix de Laurent Wauquiez.
22:28Parce que si on se met en arrière, il a quand même des choix qui sont souvent...
22:31Et qui ne sont pas toujours réussis, de ne pas participer au gouvernement.
22:35Ça a permis justement à Bruno Retailleau d'avoir quand même cette rampe de lancement.
22:38S'il en est là, c'est grâce à ça.
22:39Ce n'est pas grâce au Sénat.
22:42Et puis, donc voilà, ces choix, moi, je ne suis pas sûre qu'ils soient très très bons.
22:45Non, ce qu'on voit, c'est cette espèce de bataille, vous l'avez dit, au centre et à droite.
22:50C'est les cendres d'Emmanuel Macron, futur, qui les récupère.
22:55Attal essaie de les avoir, un peu à gauche, un peu à droite, mais plutôt à droite.
22:59Et on voit bien qu'Édouard Philippe est l'un des mieux placés, quelque part, pour pencher définitivement à droite.
23:04Donc là, ça veut dire que vraiment, le macronisme finit à droite et identifié comme centre-droit et droite.
23:10Quelque part, ça voudrait dire ça.
23:13Et il y a quelque chose d'autre.
23:15C'est, alors oui, Édouard Philippe, oui, pour l'instant, il est à peu près dans un lancement, bon, on
23:21est très tôt.
23:22Mais alors, son programme, son projet, quoi.
23:25Alors, on n'a pas encore le programme massif qu'il donne, mais on a déjà l'effet massue de
23:30tout ce qu'il indique sur le côté comptable de retraite ou quoi.
23:34Et là, on retrouve vraiment cet aspect droite qui n'est pas très élargi, j'allais dire, dans ses idées
23:40ou quoi.
23:41Ce n'est pas une vision de la société, c'est une vision comptable de la société, quoi.
23:44Et donc, on repart dans le même nœud qu'a Bruno Retailleau.
23:47Lui, c'était l'autorité sécuritaire.
23:50Là, on a l'autorité comptable d'Édouard Philippe.
23:53Donc, de toute façon, l'un comme l'autre, pour l'instant, on n'est pas dans quelque chose qui
23:57peut, à mon avis, s'épanouir suffisamment pour plaire.
24:01Je pense que pour l'instant, c'est parce que c'est un peu par défaut qu'il a cet
24:05avantage du post-macronisme.
24:08Mais je ne suis pas sûre que ça dure longtemps.
24:10Elisabeth Pinot.
24:11Attendons de voir son programme.
24:12Il l'annonce depuis tellement longtemps.
24:15Par petite touche.
24:16Et il va sans doute en dire un peu plus dimanche.
24:18Alors, pour revenir à Laurent Wauquiez, je rappelle qu'il était pour une primaire de son camp.
24:22Alors, je ne sais pas, il veut peut-être rallier, amener Édouard Philippe à cette primaire dont il ne veut
24:28pas et dont il ne voudra jamais, je pense.
24:30Donc, en tout cas, son idée de départ, c'était de participer éventuellement lui-même, d'ailleurs, à une primaire
24:34de la droite.
24:35Mais enfin, on sait ce que ça a donné pour Valérie Pécresse.
24:37Il abandonne cette idée.
24:38Il le dit dans le...
24:40Il le laisse entendre.
24:41Autant pour moi, je n'ai pas lu, ce n'est pas clair non plus.
24:45Je crois que c'est un peu le renoncement à ça.
24:46D'accord.
24:47Mais bon, ensuite, il y a des gens de centre-gauche qui regardent avec intérêt, Édouard Philippe, parce qu'ils
24:53cherchent une solution efficace pour éviter la victoire annoncée pour l'instant par les sondages au Rassemblement National.
25:01Mais c'est vrai qu'il ne leur donne pas beaucoup de gage dans son projet.
25:04Oui, mais il a quand même une petite carte à jouer vis-à-vis des centristes.
25:10Oui, en tout cas, dans les sondages, puisqu'on, malheureusement, c'est un peu l'échelle actuellement, Édouard Philippe est
25:19celui qui battrait un candidat de Rassemblement National au second tour.
25:22Il est presque le seul pour l'instant.
25:25Donc, ça lui donne un avantage, évidemment.
25:26Et pour revenir à Laurent Wauquiez, il avait un peu envoyé des signaux, déjà, en s'affichant, notamment, aux côtés
25:31d'Édouard Philippe, lors du congrès des jeunes agriculteurs au début du mois.
25:35Voilà, ce n'est pas nouveau non plus, Elisabeth, ce rapprochement.
25:38Oui, en effet, il y avait des signes avant-coureurs.
25:39Et puis, Édouard Philippe se présente comme un homme de droite.
25:41Il l'a redit.
25:42Moi, j'étais à Reims quand il a fait son meeting devant les cadres d'Horizon.
25:47Il lançait tout le monde dans la bataille il y a un mois ou deux.
25:50Et donc, déjà, il commençait déjà à faire du pied à toute la droite, quelle qu'elle soit, à commencer
25:57par son ancienne famille politique qui correspond à celle de Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau.
26:01On va parler de la droite, on va parler de l'extrême droite et du Rassemblement National.
26:05Dans un instant, la seconde partie, désinformée, juste après l'info, il est 20h30.
26:1520h30 sur France Info, Emmanuel Langlois.
26:16Alors qu'une nouvelle vague de chaleur est annoncée pour les jours qui viennent en France,
26:20le ministère de l'Agriculture annonce des prêts de trésorerie pour que les éleveurs adaptent leurs bâtiments aux fortes chaleurs.
26:27La filière volaille évalue ses pertes à la canicule récente entre 2 millions et 3 millions d'animaux.
26:34Un important incendie s'est déclaré en fin de journée dans l'eau d'un département en vigilance rouge au
26:41feu de forêt,
26:41comme cinq autres du sud de la France, incendie à une trentaine de kilomètres au nord de Narbonne,
26:47mobilisant plusieurs centaines de pompiers attisés par des vents violents.
26:50Les flammes ont parcouru 600 hectares de végétation dans le Var.
26:54Le feu de forêt qui, lui, s'est déclaré sur la commune de Fréjus, cet après-midi, est désormais fixé.
26:59Il a provoqué l'évacuation temporaire de 2000 personnes dans six campings.
27:04Des peines allant jusqu'à six mois de prison avec sursis confirmées en appel contre quatre leaders associatifs et syndicaux
27:11pour l'organisation de la manifestation interdite contre les méga-bassines Sainte-Solines dans les Deux-Sèvres.
27:17Le rassemblement avait été émaillé de violents affrontements avec les gendarmes, c'était il y a trois ans.
27:23À l'étranger, 59 personnes au moins sont mortes dans des inondations en Côte d'Ivoire depuis le début de
27:29la saison des pluies.
27:30C'était à la mi-mai, saison particulièrement abondante cette année, selon le gouvernement ivoirien.
27:36Ces averses torrentielles ont notamment touché la capitale économique du pays, Abidjan, où vivent plus de 6 millions de personnes.
27:44Le tennis, c'est Yannick Sinner et Arina Sabalenka dans le tableau féminin font honneur à leur statut de numéro
27:49un mondial
27:50en se qualifiant pour le troisième tour de Wimbledon.
27:53Quant à la gagnante de Roland-Garros, Mira Andréva, elle chute dès le deuxième tour.
27:57Dans le camp tricolore, ça passe pour Arthur Hinderknecht, son compatriote Terence Atman s'incline, lui, dès son entrée en
28:04lice sur le gazon anglais.
28:06Et puis le football est mené pendant plus d'une heure après l'ouverture du score.
28:10L'Angleterre bat ce soir de justesse la République démocratique du Congo de Buzyn en 16e de finale du mondial
28:17de football.
28:17C'était à Atlanta tout à l'heure.
28:19Les Three Lions qui se rendront à Mexico pour y affronter le Mexique en huitième.
28:25France Info
28:2720h, 21h, France Info, les informés, Victor Matthez.
28:33Avec ce soir en studio, Isabelle Moreau, directrice de la rédaction de l'agence de presse AEF Info.
28:39Elisabeth Pinault, grand reporter de l'agence Reuters, correspondante pour Matignon et l'Elysée.
28:44Émilie Zapalski, fondatrice de l'agence de communication Émilie Conseil.
28:48Et Sylvain Courage, directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Obs.
28:52Nous avons parlé de la bataille entre Retailleau et Bruno Retailleau et Edouard Philippe.
28:59Il y a un instant, à l'extrême droite, nous saurons dans moins d'une semaine qui représentera le Rassemblement
29:05national à la présidentielle.
29:07Jordan Bardella ou Marine Le Pen.
29:08La Cour d'appel de Paris rendra en effet mardi prochain sa décision dans l'affaire des assistants parlementaires du
29:14Front national en jeu.
29:15La peine d'inéligibilité de la double finaliste à la présidentielle et l'exécution provisoire de sa peine.
29:21Marine Le Pen, d'ailleurs, ce soir, affirme qu'elle n'a pas peur de cette décision.
29:25En attendant, une autre affaire menace le RN après des perquisitions hier en lien avec des soupçons de détournement de
29:31fonds européens
29:32entre 2019 et 2024 par le groupe d'eurodéputés Identité et Démocratie où siégeait le RN.
29:38Le canard enchaîné indique également l'ouverture prochaine d'une information judiciaire concernant Jordan Bardella
29:44à la suite d'une plainte d'anticorps.
29:46Est-ce que cette affaire Elisabeth Pinault, c'était assez long à résumer, est de nature à s'inviter dans
29:51la présidentielle et perturber la campagne du RN ?
29:53C'est sûr que les affaires judiciaires qui s'invitent dans les campagnes présidentielles, c'est ni la première ni
29:58la dernière.
29:59Et on peut s'imaginer aussi que les adversaires du RN ou d'autres partis ne vont pas se gêner
30:06pour éventuellement faire sortir des affaires.
30:11Donc là, le RN, ça commence à faire beaucoup, en effet, parce que c'est encore une question de détournement
30:16de fonds dont il est question, je crois.
30:18Donc, l'identité démocratie est devenue patriote pour l'Europe qui est présidée par Jordan Bardella aujourd'hui.
30:26Donc, il n'était pas président à ce moment-là, au moment des faits, mais il l'est maintenant.
30:30Il a répondu sur le réseau X hier qu'ils allaient se défendre et qu'ils allaient prouver leur innocence,
30:36ce qu'ils disent à chaque fois.
30:37Mais c'est vrai que, par exemple, si le mardi prochain, Marine Le Pen est encore condamnée dans cette affaire
30:45de détournement de fonds européens,
30:47non seulement elle ne pourra pas être candidate, il y a d'autres conditions, il faut qu'elle soit inéligible,
30:52on verra ce qui sera décidé.
30:54Mais en tout cas, si la condamnation est confirmée, ça veut quand même dire qu'il y a eu détournement
30:58de fonds européens.
30:59Et ce sera quand même une tâche sur le Rassemblement national et ça peut leur être reproché tout au long
31:04de la campagne.
31:05Et comme ils sont favoris, ils sont d'autant plus la cible des flèches, évidemment.
31:08Ce sont la communication et la défense du Rassemblement national, Émilie Zapalski.
31:12De toute façon, ils ne sont jamais trésorés là-dedans.
31:14Et on l'avait vu, justement, au moment des auditions qui avaient été assez catastrophiques, justement, sur cette affaire dans
31:20laquelle Marine Le Pen est jugée.
31:22Moi, je me méfie quand même de l'effet, de l'impact que ça peut avoir de manière générale, au
31:27-delà même du RN.
31:28On a quand même beaucoup d'élus, Palkadi, par exemple, qui ont des affaires jusqu'aux fesses.
31:33Et puis, bizarrement, les gens continuent à voter pour eux pour des raisons autres.
31:38Je pense que le RN n'échapperait pas à ça.
31:42D'autant plus qu'ils ont un rapport à l'Europe très particulier, très critique.
31:45Donc, je crois que l'électorat s'en fiche un peu, en fait, de tout ça.
31:49Je pense qu'il y a quand même cette façon de faire.
31:52Après que ça les entache, moi, je vais les dire, ça devient un parti normal.
31:55Il y a l'électorat et il y a effectivement ensuite la justice qui passe, on le voit avec la
31:58présidentielle.
31:58Bien sûr.
31:59Oui, après, bon, il faudrait voir, enfin voilà, déjà, il faut attendre de voir la décision sur Marine Le Pen.
32:04Moi, je ne suis pas sûre que de toute façon, j'ai l'impression que c'est Bardella qui est
32:06lancée et ça sera difficile de changer.
32:08Il faut attendre la décision de justice, Marnie Pochard.
32:10Mais ce que je veux dire, il faudrait, voilà, il faudrait encore plus un jugement qui aille jusque-là, qui
32:15est déjà quand même assez exceptionnel, j'ai l'impression, pour que ça entache l'autre éventuel candidat, Bardella.
32:21Mais moi, je ne suis pas sûre de l'impact de ce genre d'affaires, malheureusement.
32:25Je trouve qu'on s'y habitue trop.
32:26Il y a beaucoup d'affaires, on a l'impression qu'on passe l'éponge.
32:29L'électorat n'est pas forcément sensible à ça.
32:32Et encore une fois, c'est l'Europe, quoi.
32:34Donc, ils n'arrêtent pas de critiquer l'Europe, qu'ils profitent un petit peu, qu'ils touchent dans la
32:37caisse de l'Europe.
32:38Je ne suis pas sûre que l'électorat, ça les gêne tant que ça.
32:40S'il encourage.
32:41C'est un peu différent.
32:42Enfin, ce n'est pas exactement de même nature, les reproches qu'on peut leur faire.
32:44Dans le cas de l'affaire qui concerne Marine Le Pen, c'est du détournement d'assistants parlementaires pour des
32:51besoins d'action politique.
32:53Bon, donc il n'y a pas eu d'enrichissement personnel.
32:55Et ça, c'est très important pour défendre un peu la probité des dirigeants politiques.
33:03Dans l'affaire des perquisitions, c'est différent parce qu'on soupçonne des transferts vers des sociétés proches du Rassemblement
33:11national.
33:11Et même des sociétés gérées par des gens qui ont eu un passé de militants extrémistes de la droite radicale
33:18et qui sont liés au Rassemblement national.
33:20Donc là, ça commence vraiment à ressembler plus à un abus de biens publics caractérisés.
33:29Et ça peut quand même être très gênant dans le cadre de la campagne.
33:33Quand on se présente comme le candidat qui va nettoyer le système, qu'on n'a pas essayé, on va
33:39voir ce qu'on va voir, il est tellement différent des autres.
33:42C'est quand même un peu gênant d'arriver à lester de ce genre d'affaires.
33:47Encore une fois, ils sont présumés innocents.
33:48Mais le simple fait qu'il y ait ces perquisitions, qu'il y ait ces enquêtes, ces éventuelles mises en
33:52examen, c'est très gênant dans le cadre d'une campagne électorale.
33:55Que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella, Elisabeth Pignot, ça leur sera forcément rappelé par les autres candidats
34:00lors des débats, lors de leurs déplacements.
34:01Bien entendu, il va falloir qu'ils s'en expliquent.
34:04Et en effet, ça ne les empêche pas d'être très haut dans les sondages, enfin très haut, à moins
34:08de 40%.
34:09Et pour remporter l'élection présidentielle, il faudra faire plus de 50%, ça c'est une chose.
34:14Et je note aussi que quand elle avait été condamnée en première instance, Marine Le Pen, elle avait parlé de
34:19décision politique.
34:20Elle était très en colère, elle avait dit à la télévision et ses proches, Jean-Philippe Tanguy à l'Assemblée,
34:24avaient été très en colère.
34:25Et les Français ne l'ont pas vraiment entendu de cette oreille parce qu'ils ont dit, enfin ça a
34:30été sondé, qu'elle était injusticiable comme les autres.
34:32Et elle a vraiment baissé d'un ton sur son attaque du système judiciaire.
34:36Et Melissa Palski ?
34:37Oui, moi je pense, bizarrement, je pense que ce n'est pas forcément ça qui va gêner si c'est
34:41Jordan Bardella qui prend la main sur la campagne.
34:44J'ai l'impression qu'il a beaucoup de sujets de maladresse, de fragilité sur le plan économique.
34:49On l'a déjà vu là faire des déclarations sur les marches blanches notamment, qui sont très maladroites.
34:55Et j'ai l'impression que c'est plus ça qui va être difficile pour lui parce que plus il
34:59va être dans l'arène, plus il va être obligé de sortir des arguments qu'il n'a pas l
35:05'habitude de sortir.
35:06Au-delà d'une espèce de discours, d'éléments de langage très rodés, je pense qu'il a beaucoup de
35:12fragilité.
35:12On les a un peu vus pendant les législatives, dans quelques campagnes, mais souvent il y a cette possibilité qu
35:19'a l'ERN de rien faire, de laisser courir et ça leur rapporte.
35:22Sauf que là, une campagne présidentielle, il va être obligé d'être devant.
35:25Et mine de rien, Marine Le Pen, ça fait des années qu'elle fait ça.
35:28Elle a quand même subi des chocs, elle a quand même eu des arguments.
35:33Je ne suis pas sûre que lui, à son âge et vu son expérience, il soit encore prêt.
35:36Et je pense que c'est là qu'il va avoir plus de faiblesse plutôt que par rapport à des
35:40affaires comme ça.
35:40C'est un des arguments qui revient souvent, d'ailleurs, à Elisabeth Pinault, son manque d'expérience supposé.
35:44Bien sûr, elle n'en est pas complètement conscient.
35:46J'en ai parlé avec lui, je l'ai accompagné en Pologne.
35:48La coquille vide, il est au courant, donc il travaille.
35:51Et il va falloir qu'il fasse oublier cela.
35:53Mais ce sera bien sûr très difficile, si c'est lui, parce que ça peut aussi être Marine Le Pen,
35:57qui a une autre épaisseur politique.
35:59Ce sera deux campagnes très différentes.
36:00On en reparlera sans doute dans cette émission.
36:02Mais c'est sûr qu'évidemment, une campagne présidentielle, c'est un rouleau compresseur où chaque détail est vu.
36:10Tous les jours, il y a un sujet différent, une polémique, tous les défauts.
36:15C'est extrêmement difficile.
36:16C'est un zoom.
36:17On est très, très loin de la vie politique normale.
36:21Et c'est sur une personne en particulier, sur des candidats en particulier.
36:24Évidemment, si c'est Jordan Bardella, qui n'a que 30 ans, et même s'il a peut-être un
36:30talent politique, ce sera évidemment très difficile.
36:33Et il sera scruté.
36:34Et on verra, in fine, ce qu'il en sera.
36:37Mais la route est longue.
36:39Mais en tout cas, on peut témoigner tous ici qu'une campagne présidentielle, c'est extrêmement dur pour les candidats.
36:44Et qu'il n'y a pas le droit à l'erreur.
36:46Jamais.
36:46Et surtout, le Rassemblement national sera fixé mardi prochain, le 7 juillet, pour savoir si c'est Marine Le Pen
36:53ou Jordan Bardella qui sera candidat et qui représentera le RN à la présidentielle.
36:59Un thème dont il sera très certainement question pendant cette campagne de la présidentielle, c'est la question des retraites.
37:05La mère de toutes les batailles, dit Édouard Philippe à propos de l'équilibre du système, entretient au journal Les
37:11Echos.
37:11L'ancien Premier ministre redit qu'il faudra, je le cite, travailler plus longtemps, sans toutefois citer une hausse de
37:16l'âge légal à 67 ans, comme il a pu le faire par le passé.
37:20Se refusant, dit-il, à tout chiffre totémique, Isabelle Moreau, ce serait un repoussoir électoral aujourd'hui d'avancer comme
37:27ça, ces 67 ans ?
37:28Alors, c'est possible.
37:29En même temps, c'est vrai qu'il dit que ceux qui parlent de retourner à 60 ans ou 62
37:33ans, ça va être compliqué.
37:35Qu'ils disent, en gros, je ne sais plus quel est le terme qu'il a pris, ils disent qu
37:38'ils mentent.
37:39Alors, voilà, vous parliez tout à l'heure, justement, de Jordan Bardella et de Marine Le Pen.
37:43Le thème des retraites est très représentatif de leurs positions qui sont quand même différentes.
37:47Jordan Bardella est beaucoup plus libérale qu'elle ne l'est, enfin, au moins dans les intentions.
37:52Et c'est vrai qu'elle, elle est plutôt partie sur un côté plus social, entre guillemets, vers une retraite
37:57à 62 ans.
37:5860 ans a été un peu abandonné.
38:00Et lui, il n'est pas du tout sur cette ligne-là.
38:02D'ailleurs, au sein du RN, les personnes ont du mal un petit peu à comprendre.
38:07Et oui, à chaque fois, remarquez, les retraites, il y a des réformes tous les deux ou trois ans.
38:12Et donc, il a dit que c'était la réforme, la mère des réformes.
38:15Donc, lui, il veut que les personnes travaillent plus longtemps.
38:17Donc, il a quand même un côté très, très libéral.
38:19Vous disiez tout à l'heure, est-ce qu'il peut séduire des personnes qui sont plutôt au centre-gauche
38:24?
38:24Avec des prépositions comme ça, c'est ce que vous disiez tout à l'heure, il y a peu de
38:28chances quand même que les gens adhèrent.
38:29Alors après, effectivement, ce sera peut-être pour éviter les extrêmes, comme on disait tout à l'heure.
38:33Mais il veut aussi introduire beaucoup de capitalisation.
38:36Donc, on a un système aujourd'hui qui est par répartition, c'est-à-dire que, en fait, les actifs
38:39paient pour les retraités.
38:41Aujourd'hui, on peut avoir un compte, un plan épingle-retraite.
38:45D'ailleurs, ça s'est énormément développé.
38:49Mais il n'y a pas d'obligation aujourd'hui d'avoir une retraite par capitalisation, ce qui existe dans
38:53d'autres pays.
38:53Par exemple, aux États-Unis, tout le monde a sa retraite, c'est de la capitalisation, où on met les
38:57fonds en bourse.
38:58Et d'ailleurs, parfois, quand la bourse s'écroule, il n'y a plus de retraite.
39:00Donc, lui, il est favorable à ça pour justement rendre le système pérenne.
39:04Parce que c'est vrai, on en parlera peut-être tout à l'heure, mais il y a un aspect
39:07démographique qui est important dans notre système.
39:09Et si on veut le maintenir, il y a certaines choses qu'il faudra bouger.
39:12S'il encourage Édouard Philippe, il va bien falloir à un moment ou à un autre qu'il donne un
39:16âge de départ à la retraite.
39:17Ou est-ce qu'il peut faire campagne sur un flou comme ça pendant des mois et des mois ?
39:20– Je pense que c'est lui qui avait lancé la première tentative de réforme des retraites quand il était
39:25à Matignon et qu'il voyait loin.
39:27Il préconisait 65 ans. Il a même parlé de 67 ans ensuite.
39:32Donc, on connaît exactement ses orientations.
39:35Alors, cette question de l'âge de départ, on sait qu'en France, c'est vraiment un totem parce qu
39:40'il y a la durée de cotisation.
39:42Donc, on peut jouer sur différents critères.
39:45Mais quand il dit qu'il faudrait travailler plus longtemps, alors, il vise à la fois l'allongement de la
39:50carrière,
39:50mais peut-être aussi le taux d'activité des Français.
39:53Parce que le problème, c'est qu'il n'y a pas assez d'actifs par rapport aux inactifs, par
39:57rapport aux retraités.
39:58Il faut faire remonter ce taux-là et ça implique à la fois de mieux insérer les jeunes,
40:02c'est-à-dire qu'ils commencent à travailler plus tôt, et d'éviter que les gens cessent de travailler,
40:07alors qu'ils n'ont pas forcément envie tout de suite de partir à la retraite, après 50 ans.
40:11Donc, en fait, il y a quand même des spécificités françaises qu'on peut essayer de traiter
40:15sans toucher non plus directement au système des retraites.
40:19Donc, je pense qu'ils visent plutôt une adaptation systémique de l'économie
40:25pour que les gens travaillent plus dans la durée d'une vie
40:27et que ça rééquilibre le système par répartition.
40:30Mais il faut introduire de la capitalisation, et ça aussi, c'est un tabou en France.
40:34Parce que, finalement, les Français sont très attachés à cette idée de la répartition,
40:38mais qui est un système très compliqué quand on entre dans une démographie qui n'est pas favorable,
40:44où le nombre de naissances baisse, parce qu'on ne peut plus financer le système.
40:48C'est juste une aberration.
40:51Donc, je pense qu'il essaye de faire de la pédagogie pour l'instant,
40:53il ne va pas rentrer tout de suite dans l'âge de la retraite,
40:55parce que c'est un piège, et Alain Juppé, qui était son maître, s'est déjà fait piéger une fois.
40:59– Elisabeth Pinault, il peut s'appuyer, Edouard Philippe, en quelque sorte,
41:03sur le rapport de l'OCDE qui vient de sortir aussi,
41:06et qui dit ce rapport qu'il faut relancer la réforme des retraites de 2023, la fameuse.
41:12– Alors, le sujet des retraites sera absolument un sujet de la présidentielle,
41:17et Edouard Philippe en a fait, en effet, lui c'est les finances publiques,
41:21la santé des finances publiques, c'est la base de tout son programme, de tout ce qu'il veut faire.
41:25On sait que les retraites et la santé, ce sont les deux postes qui coûtent le plus cher au pays.
41:29Alors, les 67 ans, on dit qu'il n'a jamais dit, parce qu'il a juste dit,
41:32dans certains pays, on est allé jusqu'à 67 ans, c'est tout.
41:35L'âge légal, on voit que c'est une idée, enfin le coup près qui tombe,
41:38on sent que c'est une idée qui est en train de bouger,
41:41parce qu'on parle plus maintenant, parce qu'on sait que 62, 63, c'est des totems,
41:46et à chaque fois, c'est des barrières qui font descendre les gens dans la rue,
41:49parce qu'ils trouvent ça insupportable, il faut peut-être assouplir les choses.
41:53N'oublions pas que sous François Bayrou, on est presque arrivé à un accord,
41:58et c'est juste qu'une partie du MEDEF l'a refusé,
42:00mais il avait mis les partenaires sociaux devant leur responsabilité,
42:04on y était presque arrivé, donc ce n'est pas complètement impossible d'arriver à un accord.
42:09La capitalisation, vous l'avez dit, on en parle, même au Rassemblement national,
42:12ça peut être sur la balle du volontariat, évidemment c'est un changement de culture,
42:16on n'a pas cette culture-là en France,
42:18mais étant donné la situation des finances publiques, ça va sans doute venir.
42:23En tout cas, ce sera un thème, et on peut s'appuyer sur ce rapport de l'ECDE,
42:27mais il faut arriver à quelque chose, et puis on est surveillé évidemment en Europe,
42:32les finances publiques en France, ça devient vraiment un point noir
42:35de la deuxième économie de l'Union Européenne.
42:37Moi je trouve ça super intéressant de parler du rapport de l'OCDE,
42:40parce qu'il ne dit pas que ça, donc on voit quel est l'angle de lecture
42:44qu'a pris Édouard Philippe, il dit aussi qu'on doit investir dans la recherche,
42:48dans le développement, dans l'IA, il dit qu'il faut des formations,
42:52il faut rapprocher les jeunes, enfin les compétences, des besoins des entreprises,
42:56et donc Édouard Philippe retient la retraite pour régler notre déficit.
43:01Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais vous vous souvenez quand même
43:04des manifestations de la retraite et des proportions en fait
43:07qui étaient majoritairement opposées à tout ça.
43:11Donc en fait, ce que je veux dire, c'est que sa campagne,
43:14il choisit de commencer par ça, quelque chose qui rebute les gens.
43:19C'est le sujet qui fait descendre le plus de personnes dans la rue.
43:21Oui, c'est le sujet, majoritairement on est opposé à ça.
43:24Mais Édouard Philippe, c'est le roi de ça, c'est le roi de l'obsession
43:28de certains chiffres, les 80 km heure qu'il a imposés.
43:31Il regrette.
43:32Oui, il regrette.
43:33Il avait raison.
43:34Non mais je suis désolée, ça fait combien de temps ?
43:36On rappelle la crise des Gilets jaunes, il n'a pas promis de revenir dessus.
43:40Non mais je suis désolée, mais il regrette maintenant.
43:41Si on a un président qui est capable, plusieurs années après,
43:45d'accepter qu'il a fait une grosse connerie.
43:49Excusez-moi.
43:5180 km heure, taxe carburant quand même, et l'âge pivot, en effet, vous l'avez dit.
43:56Donc il a des obsessions.
43:57Et j'ai l'impression que cette histoire de retraite, c'est une obsession aussi.
44:00Ou alors, il n'a pas d'autre chose à nous proposer comme vision de la société.
44:04C'est peut-être le cas.
44:05À droite, il n'y a pas eu beaucoup d'idées depuis très très longtemps.
44:09Il n'y a pas beaucoup de réflexion.
44:10En tout cas, il n'y a pas un axe stratégique où on se dit, d'un coup, c'est
44:13magnifique.
44:14Je ne sais pas, il pense à l'écologie, par exemple.
44:17Non, ça ne s'assure tout pas.
44:18Donc je pense qu'il a choisi un angle d'attaque parce que ça correspond à son esprit,
44:24parce que c'est ce qu'il lit dans tout ce qui est proposé,
44:27alors qu'il y en a plein d'autres ailleurs.
44:28Et il y en a qui pourraient être porteurs.
44:30Je ne dis pas qu'on est dans un état formidable, la France.
44:32Mais on a des atouts.
44:33Le rapport de l'OCDE dit, infrastructure, IA, tout ça, on est super bon.
44:37Par contre, on ne met pas assez d'argent.
44:38On a un investissement.
44:40Après, il faut le retour sur investissement, évidemment.
44:41Et les retraites, on n'en parle pas qu'en France.
44:44En Allemagne, Isabelle Moreau, le gouvernement, on le rappelle,
44:48a un composé à la fois des conservateurs et des sociodémocrates.
44:50C'est réuni en conclave aujourd'hui pour parler des retraites,
44:53puisque le dispositif actuel coûte de plus en plus cher à l'État.
44:56Avec un constat aussi, l'Allemagne est également un pays qui vieillit.
45:00Plus de retraités et moins d'actifs pour cotiser.
45:02Je crois qu'ils vieillissent encore plus vite que nous,
45:04parce qu'ils ont un petit peu moins de bébés.
45:06Alors oui, ils étudient un report de l'âge de départ à la retraite à 70 ans.
45:10À l'horizon de 2090, on a un peu le temps.
45:13Exactement.
45:13Alors eux, ils ont décidé d'alexer l'âge de départ à la retraite sur l'espérance de vie.
45:16Donc c'est quelque chose d'assez nouveau.
45:18Et comme en France, on parle beaucoup maintenant de capitalisation.
45:22Chez eux, il y avait l'ancien ministre du Travail qui s'appelait Franck Rister,
45:25qui avait mis en place la Ristorrente,
45:27qui était une manière d'inciter les gens à faire de la capitalisation.
45:31Donc ils aimeraient aussi, eux, avec des cotisations qui soient dédiées à la capitalisation.
45:36Donc 2%.
45:37Alors évidemment, du côté patronal, on rappelle que ce serait 2% du salaire brut
45:41qui serait prélevé et investi finalement sur les marchés.
45:44Donc le patronat commence à dire non,
45:45parce qu'il dit qu'on aimerait bien que ce soit une incitation,
45:47mais pas une obligation, ce qui est assez classique,
45:49puisque ça augmente les charges des entreprises.
45:51Il y a ça aussi.
45:52Et puis aujourd'hui, ils essaient aussi de changer un petit peu.
45:56Par exemple, les fonctionnaires ont un système à eux.
45:58Ils essaient de revoir un peu le système.
46:00Alors pas forcément comme Emmanuel Macron avait souhaité faire un système unique comme en France,
46:04mais harmoniser quand même les systèmes,
46:06parce qu'aujourd'hui, les fonctionnaires ne sont pas du tout alignés sur le privé.
46:09– Un tout petit mot, Isabelle.
46:09– Moi, je suis désolée, ça m'énerve beaucoup quand on parle de l'Allemagne.
46:12Là, on ne l'a pas fait.
46:13– L'énergie rale.
46:14– Non, pas du tout, mais de se comparer.
46:17Parce que si on se compare, il faut aller voir jusqu'au bout les choses.
46:20Les seniors de plus de 65 ans, en Allemagne,
46:23il y en a 20% qui sont pauvres, 20%.
46:26Nous, il y en a 12.
46:27Alors, on ne peut pas être fiers,
46:29mais en gros, ils continuent à pousser l'âge de la retraite.
46:32Les gens partent plus tôt, donc ils ne partent pas avec la retraite.
46:35Donc, ils ne peuvent pas faire soigner les dents, soigner machin, je ne sais pas quoi.
46:39Donc, je trouve que voilà, si on fait des choix en France,
46:43ce n'est pas pour rien aussi.
46:44Des choix de redistribution, qui sont les meilleurs en Europe.
46:47Des choix de protection sociale, qui sont enviés par beaucoup d'autres.
46:51Et quand on a des Français qui partent à l'étranger,
46:53quand ils ont des enfants et tout, ils reviennent vite en France,
46:55parce qu'ils ont bien compris qu'on les protège mieux.
46:58Et quand on parle de natalité, c'est aussi tout ça.
47:00Donc, voilà, moi, la comparaison, elle a ses limites.
47:03– Oui, on voit bien qu'il y a une différence philosophique
47:05quand on évoque la possibilité en Allemagne
47:08d'indexer la retraite sur l'espérance de vie.
47:11En France, c'est l'inverse.
47:12C'est-à-dire que plus l'espérance de vie croît,
47:14plus on a envie de profiter de cette…
47:17– Ou ça serait l'espérance de vie en bonne santé qu'il faudrait voir.
47:19– Mais c'est ça que les Français visent, en fait.
47:21Ils voient la retraite comme une bonne partie de l'existence.
47:25Le moment où on peut cesser de travailler et en profiter.
47:28Et donc, cette logique comptable, par exemple,
47:30d'indexer ça sur l'espérance de vie,
47:32c'est très étranger à la pensée française.
47:34– Alors, qui financera le système des retraites en France ?
47:37Venons-en pour terminer, s'informer,
47:39à ce nouveau congé supplémentaire de naissance
47:42entré en vigueur aujourd'hui.
47:44Une promesse, à l'époque, il y a deux ans,
47:45du président de la République, Emmanuel Macron,
47:47dans le cadre de cette fameuse formule,
47:49le réarmement démographique,
47:51qui concerne les parents d'un enfant né ou adopté,
47:53à compter du 1er janvier dernier,
47:55un congé d'une durée d'un ou deux mois
47:58qui peut être pris par chaque parent, simultanément,
48:00ou en alternance après les congés maternité et paternité.
48:04Elisabeth Pinault, cela va encourager
48:05les Françaises et les Français à faire des bébés, ça ?
48:08– C'est le but, mais ça ne suffira forcément pas.
48:10En tout cas, la démographie française inquiète,
48:13parce qu'en effet, un pays qui ne fait plus d'enfants,
48:17ou pas assez, c'est un problème pour la société en général,
48:21l'économie en particulier.
48:23Et en tout cas, c'est une mesure qu'a pris le gouvernement,
48:27mais il en faudrait bien d'autres.
48:28D'ailleurs, dès qu'on a des études sur la volonté ou non
48:32des Français de faire des enfants,
48:34on a plein de facteurs, y compris une anxiété générale
48:39de ce que le monde devient.
48:41Et puis ensuite, il y a tout ce qui est pratique,
48:44les places dans les crèches,
48:45tout ce qui se passe en périscolaire.
48:47J'ai même entendu ça, des gens qui disent
48:48qu'on ne va pas faire des enfants si la société est aussi dangereuse.
48:53Il faut agir sur tous les plans.
48:55Et le gouvernement essaye, avec ses faibles moyens du moment,
48:58de trouver des solutions, un début de réponse en tout cas.
49:02– On dit toujours qu'on n'a pas d'argent,
49:03Isabelle Moreau, il y en a pour financer cette mesure ?
49:05– Alors cette mesure, pour l'instant, elle est évaluée
49:08à 600 millions d'euros par an en vitesse de croisière.
49:11Alors comme elle démarre en milieu d'année,
49:12on estime qu'en 2017, ce sera…
49:14– 2027.
49:15– Oula, 2027, 300 millions d'euros.
49:18Après, on ne sait pas du tout,
49:20enfin c'est vraiment au doigt mouillé,
49:21parce qu'on ne sait pas combien de parents vont prendre
49:23un mois, deux mois et autres.
49:25Donc ça va être quand même assez compliqué.
49:27Vous disiez, il y a aussi comme souci pour les jeunes parents aujourd'hui,
49:31est-ce qu'on lance, voilà, on met en route un bébé ou pas ?
49:33Il y a aussi tout ce qui est lié au logement, l'éco-anxiété,
49:36vous l'avez dit, il y a la situation, voilà.
49:38Et surtout un projet de société,
49:39parce qu'aujourd'hui, c'est vrai que ça ne fait pas rêver
49:42tout ce qu'on entend, donc ça pêche un peu.
49:45Alors aujourd'hui, on est à 1,56 enfants par femme,
49:47tout le monde dit que le taux de renouvellement des générations,
49:49c'est 2,1.
49:51Après, est-ce qu'on sait ce qui va se passer dans 10 ans,
49:53dans 20 ans ? On ne sait pas du tout.
49:54C'est très difficile de se dire que les taux vont chuter, peut-être.
49:57Mais il y a également tout ce qui est recours à l'immigration,
50:00parce que finalement, il y a quand même beaucoup de personnes
50:02qui peuvent se dire, si on accueille des personnes
50:05issues de pays qui viennent ici parce qu'ils sont réfugiés politiques
50:09ou climatiques, et bien effectivement, ça peut permettre aussi
50:13un peu de remonter un petit peu le taux de natalité en France.
50:17Émilie Zabalski.
50:17Oui, je pense que c'est une approche systémique qu'il faut avoir.
50:20Enfin, il y a plein d'aspects, logement, transport aussi.
50:22En fait, il faut rassurer les couples, quelle que soit leur composition,
50:27pour l'avenir et pour leurs conditions matérielles pour porter cet enfant.
50:32La question des femmes aussi, je pense qu'au milieu de tout ça,
50:34alors c'est bien qu'on commence, il va falloir voir qui prend ce congé,
50:38combien d'hommes, quelle proportion et tout,
50:40parce que les femmes auront leur congé maternité auparavant.
50:43Donc c'est aussi essayer de partager les tâches,
50:46parce que, je le rappelle, à 70%, c'est toujours les femmes
50:48qui font les tâches ménagères.
50:49On dit que ça évolue, mais en fait, ça évolue très lentement.
50:51Et sur la carrière, parce que les femmes, je pense que maintenant,
50:54on est à une autre époque de l'épanouissement, l'émancipation,
50:58je ne sais pas comment on dit, le féminisme.
51:00Les femmes, voilà, maintenant, elles ont compris qu'elles ont leur vie,
51:04elles ont envie de bosser, elles ont envie de leurs histoires d'amour et tout ça.
51:07Et un enfant, ça fait un accro, ça fait qu'un employeur va toujours dire
51:11« Ah, tu m'embêtes, tu me poses une colle là »,
51:14parce que c'est toujours comme ça, c'est la réalité.
51:16Et puis, dans leur carrière financièrement, ça crée aussi beaucoup de choses.
51:20Et dernier point, parents isolés.
51:23Quand on est une femme et qu'on se sépare,
51:25on a tout le pire de ce qu'il faut faire quand on s'occupe d'un enfant.
51:29On a l'amour, évidemment, et tant mieux,
51:31mais on n'a pas les conditions financières,
51:33parce que souvent, les mecs, ils ne payent plus, ils ne sont pas là.
51:36Il y a quand même des problèmes.
51:37Et je trouve que le congé, c'est une petite chose,
51:40bon, 600 millions, mais ce que je veux dire,
51:42c'est que c'est déjà un pas pour se dire la parentalité,
51:45on en parle un peu, et la femme, dans tout ça, on en parle.
51:48– Allez, encore un mot sur le sujet, Sylvain Courage.
51:49– Oui, en effet, c'est très important,
51:51parce qu'en fait, qu'est-ce qui a provoqué historiquement la baisse de la natalité ?
51:55C'est la maîtrise de la fécondité,
51:57et donc l'émancipation des femmes, c'est un grand progrès.
52:02Et donc, on ne peut obtenir un rebond de la natalité
52:06qu'en facilitant la vie des femmes.
52:08Et le congé parentalité, c'est très important,
52:11parce que ça permet justement aux deux parents,
52:13puisqu'il est ouvert aux deux parents,
52:15de partager le poids, le bébé n'est pas forcément lourd,
52:20mais c'est quand même un poids au départ,
52:22d'accueillir l'enfant.
52:24– La vie, tout simplement la vie.
52:25– Et donc, ça peut avoir des effets bénéfiques,
52:27quelle que soit d'ailleurs la natalité, en fait,
52:30dans le rapport que les parents vont avoir avec leur enfant,
52:33et ça peut avoir beaucoup d'effets positifs à long terme
52:36sur l'éducation, etc.
52:37Donc, en fait, c'est quand même une très bonne mesure.
52:39– Allez vous garder la parole, Sylvain Courage,
52:42pour nous donner la une du nouvel OBS de cette semaine.
52:45– Un numéro spécial été consacré à l'amour contre les préjugés.
52:4825 histoires hors normes.
52:50– Un exemple d'histoire, par exemple.
52:51– D'Éloïse et Abélard, Sartre et Beauvoir,
52:54en passant par des choses que vous ne connaissez pas, Victor.
52:57– Je ne connais pas.
52:58– C'est l'histoire d'amour, c'est bien.
53:00– De le souligner.
53:01– Et que vous allez apprendre.
53:03– Je vais apprendre des choses, comme tous les jours.
53:05Merci, Sylvain Courage.
53:06Merci Isabelle Moreau, Émilie Zapalski et Elisabeth Pinault.
53:10Les informés reviennent demain matin sur France Info.
53:13Très bonne soirée à tous.
53:14– Sous-titrage ST' 501
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