- il y a 2 jours
Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet.
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00:00Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio mais aussi à la télé sur le canal 16 de la
00:05TNT.
00:05A la une ce soir, 17, comme le nombre de départements en vigilance orange à la canicule,
00:11demain Paris est désormais concerné, la chef des verts Marine Tondely accuse le gouvernement d'impréparation
00:17face à cette vague de chaleur. Elle est-il réellement dans débat dans un instant ?
00:21De nouvelles fusillades mortelles sur front de trafic de drogue à Nantes et à Grenoble,
00:25comment expliquer la recrudescence de ces violences que peut faire l'Etat une réunion autour du Premier ministre est prévue
00:31vendredi.
00:31Et puis la guerre en Iran prendra-t-elle fin prochainement ? Pas d'accord en vue.
00:35Donald Trump se dit pour l'instant toujours pas satisfait des propositions de Téhéran.
00:40Pour parler de tous ces sujets avec nous ce soir, dans le studio de France Info, Valérie Lyon.
00:44Bonsoir Valérie. Bonsoir.
00:46Adjointe au chef de service Idées et Débats à la Croix. Bonsoir Valérie Gass. Bonsoir.
00:50Chef du service politique de RFI à vos côtés, Sylvain Courage. Bonsoir Sylvain. Bonsoir.
00:55Directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Obs. Et bonsoir Anthony Bélanger. Bonsoir.
00:58Et bienvenue éditorialiste à France Télévisions et spécialiste des questions internationales.
01:05Paris en vigilance orange à la canicule. Demain au total, 17 départements de l'Ouest et d'Île-de-France
01:11sont concernés.
01:12À la veille d'une réunion à Matignon consacrée à cette vague de chaleur, Marine Tondelier, la patronne des écologistes,
01:18critique le degré d'impréparation du gouvernement.
01:21Je suis effarée par le degré d'impréparation du gouvernement.
01:24Emmanuel Macron a annoncé solennellement en 2023 qu'il allait rénover 40 000 écoles pour les isoler thermiquement et que
01:30ce soit confortable pour nos enfants.
01:32La première année, il en a fait 2000. La deuxième année, 2025, il en a fait 65.
01:36Ça veut dire qu'à ce rythme-là, nos écoles seront prêtes pour les canicules dans, tenez-vous bien, trois
01:41siècles.
01:41Le fond vert qui servait à adapter un peu la France au changement climatique, son montant a été divisé par
01:47quatre en deux ans.
01:48Toutes les économies se fondent sur le dos de l'écologie et après, on s'étonne que quand on arrive
01:52en pleine vague de chaleur, la France ne soit pas préparée.
01:55Valérie Higas, est-ce que Marine Tondelier a raison quand elle dit que le gouvernement n'est pas préparé ?
02:00Il est clair qu'il y a encore beaucoup de chemin à faire et que les promesses qui ont pu
02:04être faites à une certaine époque par Emmanuel Macron n'ont pas été tenues
02:09et qu'on parle souvent, elle aborde la question des écoles.
02:12Ça reste un problème majeur.
02:14Les écoles ne sont absolument pas adaptées pour ces très fortes chaleurs et le problème est récurrent.
02:20Donc, elle n'a pas forcément tort de dire que rien n'a été fait.
02:24Peut-être pas quand même, mais chacun est dans son rôle.
02:27Et il y a tellement à faire pour arriver à s'adapter à la situation qu'on constate là,
02:33avec cette canicule exceptionnelle au mois de mai qui dure, qui atteint des températures très importantes,
02:38qui ne touche pas que la France.
02:4038-39 degrés aujourd'hui.
02:41Et dans des régions où on n'a jamais vu ça, je crois à Brest, 37, c'est des choses
02:44qui n'existaient pas
02:45et qui n'existent pas qu'en France.
02:47Donc, on est face à un problème majeur.
02:50Et bien évidemment, on n'est pas du tout au niveau de préparation, à aucun niveau, de ce qu'il
02:56faudrait pour pouvoir affronter cela dans les prochaines années.
03:01Alors, on a le sentiment, Sylvain Courage, que plusieurs mesures, finalement, ces dernières années sont prises au moment de ces
03:06vagues de canicule.
03:07Oui, on en parle à chaque fois, mais c'est vraiment l'exécution de ces plans.
03:10Et c'est vrai que dans la période budgétaire difficile que nous traversons, cette idée d'anticiper les prochaines chaleurs
03:17n'est pas forcément prioritaire.
03:20Marie Tondelier trouve là un terrain qui est plutôt favorable, parce que les écologistes tirent la sonnette d'alarme toujours.
03:25On se souvient de la canicule de 2003, mais c'est vrai que la question de l'adaptation des villes,
03:31des écoles, des établissements de santé est présente.
03:36Et là, elle trouve un sujet quotidien qui lui permet de parler d'écologie, ce qui n'est pas toujours
03:40le cas.
03:42Donc, c'est une écologie qui touche les gens.
03:44Donc, je pense qu'elle marque des points en levant ce lièvre.
03:48Et elle prend, effectivement, le gouvernement en flagrant délit de négligence.
03:54Valérie Lyon, est-ce qu'il y a un sentiment, finalement, de la part du gouvernement d'être plus dans
03:58la réaction que l'anticipation ?
04:00C'est vrai qu'il y a des choses justes et des choses moins justes dans ce que dit Marine
04:04Tondelier.
04:04Les choses justes, c'est vrai qu'on a vu ces derniers mois le gouvernement reculer sur les investissements liés
04:11à l'environnement.
04:12Donc, effectivement, le fonds vert qui, au départ, était à 4 milliards, maintenant, c'est plus que 830 millions d
04:20'euros, par exemple.
04:21Donc, effectivement, il y a des budgets qui ont été coupés.
04:25Et c'était des budgets destinés, justement, à l'adaptation, etc.
04:29Après, sur les écoles, il y a 60 000 écoles en France.
04:31Donc, effectivement, on ne fait pas 60 000 écoles en une rénovation en un an.
04:36Ça n'existe pas.
04:37Donc, on est tout à fait confrontés à la contradiction entre le temps long, le temps de la réalisation des
04:46actions politiques, les rénovations, etc.
04:48Et puis, ces épisodes de canicules qui vont se multiplier, on le sait, les climatologues nous l'ont dit.
04:55Donc, il y a eu des efforts d'adaptation, mais pas suffisants.
04:59On a fait des îlots de fraîcheur dans les villes, dans les EHPAD, dans les hôpitaux.
05:04On commence à être à peu près au point pour faire face à ça.
05:07Mais c'est vrai que toutes les populations vulnérables, et notamment les enfants dans les écoles,
05:13les lycéens qui vont passer le bac professionnel à la fin de la semaine, comment on va faire dans des
05:17salles d'examen ?
05:18Alors, le ministre de l'Éducation nationale dit « Prenez des salles d'examen au nord et au frais ».
05:23Oui, mais bon, toutes les salles d'examen, il va falloir loger tous les étudiants.
05:27Ouvrez les fenêtres le matin, buvez de l'eau.
05:28Voilà.
05:29Anthony Bélanger, vous qui avez un œil sur tout ce qui se passe dans le monde, est-ce que nos
05:32voisins sont mieux préparés, par exemple ?
05:34Les voisins du Sud, bien entendu.
05:35Vous avez tout ce qu'on appelle les quatre sœurs, c'est-à-dire le Portugal, l'Espagne, la Grèce
05:40et l'Italie,
05:41qui ont 50 à 60% des maisons, mais aussi des bureaux.
05:47Parce que plus habitués à la chaleur.
05:48Non seulement plus habitués à la chaleur, mais beaucoup plus tôt.
05:50Moi, je me souviens encore, pour avoir vécu à Madrid, que je m'étais retrouvé un mois de février avec
05:5420 degrés à Madrid.
05:57Pour vous dire que ça vient plus tôt et qu'ils sont plus habitués à ce type de choses.
06:00En Europe, en France, c'est à peu près, allez, 20, 25%, 27% environ, ce que je trouve d
06:06'ailleurs pas mal, beaucoup, finalement, par rapport à la France.
06:09Alors qu'on sait que, par exemple, dans l'ensemble de l'Europe, il n'y a guère qu'un
06:13cinquième des foyers européens qui sont équipés de climatisation.
06:16Ce que je voudrais souligner, c'est une petite contradiction, c'est que, est-ce que vraiment, la climatisation est
06:22la solution ?
06:22C'est-à-dire, est-ce qu'on doit climatiser pour quelques...
06:26Alors, je sais bien que ces épisodes vont augmenter, mais ils ont généralement lieu quand même fin mai, juin,
06:32alors qu'on est à quelques semaines de la fin des cours.
06:35Est-ce qu'il vaut mieux pas plutôt adapter quelques pièces ?
06:37Est-ce qu'il vaut mieux pas plutôt trouver des solutions dans la construction ou dans la répartition des pièces
06:43?
06:43Est-ce que c'est des choses qui sont extrêmement coûteuses en termes de climatisation ?
06:49Je lisais un reportage qui expliquait qu'en fait, quelqu'un qui climatisait son appartement,
06:53d'abord utilisait son chauffage, sa pompe à chaleur, quand il en installait une, en hiver et en été,
07:00là, du coup, que ça lui rajoutait quand même quelque chose comme 80 euros par mois sur sa facture d
07:06'électricité.
07:06Donc, non seulement, c'est peut-être pour des surfaces importantes,
07:11je sais que, par exemple, des pays du Sud finissent par avoir de gros problèmes d'approvisionnement d'électricité
07:16quand, justement, les pics sont, je pense aux États-Unis, mais je pense aussi au sud de l'Europe,
07:20sont en été au moment où, de ces pics de chaleur qui, pour eux, durent des mois et des mois,
07:26et ils ont besoin d'utiliser beaucoup plus d'électricité, finalement, que lorsqu'ils doivent se chauffer en hiver.
07:30– Valérie Higas, on voit que chaque parti politique, il va de ses propositions à chaque vague de chaleur.
07:35On parlait de la climatisation, ça, c'est un peu le crédo du Rassemblement national,
07:39un plan climatisation avec ce crédo, le droit à la fraîcheur n'est pas un luxe, c'est ce que
07:43disait Marine Le Pen.
07:44– Oui, c'est un crédo, on va dire, un petit peu populiste,
07:48c'est la version populiste du débat sur ces fortes chaleurs et comment on traitait la canicule.
07:56Il est vrai que, bon, la climatisation, c'est la solution immédiate qui permet de rafraîchir
08:02et de placer sur le plan du droit à, c'est une manière de dire, regardez, il y a les
08:06laissés pour compte.
08:08Mais ce qui est une réalité aussi, c'est que les gens qui ont moins de pouvoir d'achat,
08:12qui habitent dans des logements plus insalubres, sont encore plus exposés que les autres aux effets de la chaleur.
08:18Donc il y a une injustice, en effet, sur comment on peut s'adapter.
08:22C'est plus facile dans un grand appartement bien aéré, traversant,
08:25que dans un petit studio avec une fenêtre, quand on n'a pas les moyens d'avoir mieux.
08:29Donc il joue sur ce créneau-là, qui est le créneau politique du Rassemblement national,
08:34avec le droit à la climatisation, ça claque, c'est entendu aussi par des gens qui souffrent de la chaleur
08:40et qui souffrent de conditions de vie difficiles.
08:44Donc oui, on est sur un débat.
08:48Et on est dans une période où, de toute manière, que ce soit la canicule ou d'autres problèmes,
08:52c'est propice à donner chacun sa vision des choses.
08:56Et le RN se lance là-dedans, bien sûr, forcément, avec cet angle-là, cet angle d'attaque.
09:02Valérie Lyon.
09:02Il y a des solutions qui ne sont pas forcément que des solutions techniques.
09:06On a publié, il y a quelques jours, dans la Croix, une tribune de plusieurs chercheurs
09:10qui ont travaillé sur l'enjeu de l'infrastructure du lien.
09:14En fait, le lien social est une infrastructure de survie et de santé.
09:18Il y a des études qui ont montré, par exemple, lors d'une canicule à Chicago en 1995,
09:22on a étudié deux quartiers.
09:24Un quartier où le tissu associatif était dense,
09:29où les commerces étaient animés, les rues occupées,
09:34et un quartier plutôt en déshérence.
09:35Il y a eu dix fois plus de morts dans le quartier en déshérence
09:38que dans le quartier où il y avait une vie sociale développée.
09:41Parce que les gens sont allés frapper aux portes,
09:43se préoccuper de leurs voisins.
09:45Est-ce que vous avez à boire ? Est-ce que vous n'avez pas trop chaud ?
09:47Est-ce que vous avez besoin de quelque chose ?
09:48Donc, cette attention à l'autre aussi, elle est importante.
09:51Et d'ailleurs, il y a des villes qui ont mis en place,
09:53depuis la canicule de 2003,
09:55vous savez, des numéros ou des systèmes d'appel
09:59pour les personnes âgées, les personnes isolées,
10:01pour vérifier que tout va bien.
10:02Ça, c'est aussi des solutions qui sont peut-être moins coûteuses
10:05aussi pour l'environnement.
10:05Parce qu'on paye les conséquences de l'environnement,
10:08mais la climatisation, comme le disait Anthony Bélanger,
10:11c'est aussi de la consommation d'électricité.
10:13C'est du réchauffement aussi.
10:15C'est du réchauffement, voilà, exactement.
10:17Pour les autres.
10:17Il y a une solution qui ressemble beaucoup à ce que vous racontiez
10:20et qui m'a beaucoup frappé.
10:21C'est en Inde.
10:22En ce moment, vous savez que c'est avant la moussance,
10:24c'est le mois de juillet, même de mai, juin.
10:25On est particulièrement punitifs.
10:28Ils ont, en plus, des températures très très élevé.
10:30En ce moment, 38, 40.
10:31Ce qu'ils font tous, c'est...
10:32Mais tout l'immeuble, c'est d'aller dormir sur le toit.
10:35Je sais que ça peut paraître un peu comique comme ça,
10:37mais pas du tout.
10:37Parce qu'en fait, tout le monde s'occupe de tout le monde.
10:39C'est-à-dire qu'en fait,
10:40l'ensemble de la communauté de l'immeuble
10:43dans des villes où il est impossible de rester chez soi,
10:46surtout quand on n'a pas les moyens d'avoir de la climatisation,
10:49même si ça se développe en Inde,
10:51eh bien, tout le monde monte sur le toit.
10:52Tout le monde mange ensemble.
10:53Tout le monde dort ensemble.
10:54Et en fait, il y a des photos qui ont été prises
10:57de toits entiers dans des très grandes villes.
10:59Je crois que c'était à Bombay.
11:02À Bombay, donc dans des très grandes villes indiennes,
11:04où vous voyez, avec ces systèmes de drones,
11:06des milliers de toits entièrement recouverts de matelas
11:10et de gens qui s'occupent les uns des autres.
11:12C'est à la manière indienne,
11:14un peu ce que vous racontiez,
11:15et un peu une façon pour les humains
11:17de s'adapter à ces chaleurs extrêmes.
11:19Pour revenir à la France,
11:20on entendait les critiques de Marine Tondelier
11:22sur l'impréparation, c'est ce qu'elle dit,
11:24du gouvernement.
11:25Le gouvernement qui répond,
11:26prévention, vigilance,
11:28la porte-parole du gouvernement,
11:30Maude Bréjean, s'est aussi exprimée
11:31à la fin du Conseil des ministres
11:32sur les gestes de bon sens.
11:35La responsabilité de l'État,
11:36qui est évidemment importante
11:38dans ce genre de situation,
11:39ne s'oppose pas à la responsabilité individuelle.
11:43Et donc, il y a des gestes de bon sens
11:45qu'on rappelle, ce n'est pas infantilisant,
11:47ça ne traduit pas un désengagement de l'État,
11:50mais ils sont absolument nécessaires.
11:52C'est la vigilance individuelle
11:53qu'on peut avoir chacun vis-à-vis de soi-même,
11:56c'est la vigilance collective
11:57qu'on doit avoir vis-à-vis des autres,
11:58s'assurer que nos proches vont bien,
12:00notamment les plus fragiles,
12:02notamment les plus âgés.
12:03Voilà, cela rejoint,
12:04il m'encourage un peu ce qu'on dit
12:05sur ce lien social,
12:06le fait de prendre soin les uns des autres.
12:08C'est une réponse aussi à Marine Le Pen,
12:09parce que c'est vrai qu'on peut instaurer
12:10un droit à la climatisation,
12:12et peut-être demain un droit à la rambarde
12:13si on dort sur les toits,
12:15mais la vérité, c'est que c'est quand même
12:17aussi une question de responsabilité individuelle,
12:19et que tout ne peut pas être pris en charge
12:21par l'État dans cette vague de chaleur.
12:23Donc voilà ce qu'elle essaye quand même
12:25d'indiquer,
12:26ce qui me paraît aussi de bon sens.
12:27Quand on parlait des mesures politiques,
12:29Marine Tondelier,
12:30dans son interview à France Info,
12:32elle propose aussi un congé climatique,
12:34Valérie Gass,
12:35qu'on puisse s'arrêter quand il fait trop chaud,
12:37notamment pour ceux qui travaillent
12:39dehors sur les chantiers.
12:40Oui, c'est une idée qui revient en ce moment.
12:42En effet, il y a des professions
12:43pour lesquelles ça devient absolument insoutenable,
12:46c'est-à-dire que faire une route du goudron
12:49avec des chaleurs pareilles.
12:51Et donc c'est une idée.
12:52Je ne sais pas si ça peut aboutir,
12:55mais qu'en effet,
12:57on puisse gérer aussi de cette manière-là,
13:00c'est-à-dire réduire certaines activités
13:01à certains moments qui sont plus dangereuses,
13:05même pour la santé.
13:07Bon, ça fait partie de l'évolution des esprits
13:09et en effet de l'adaptation.
13:11On verra si l'idée avance
13:13et qu'elle peut recevoir.
13:15Valérie Dion.
13:15Oui, à ce sujet, justement,
13:17sur la question de l'impréparation du gouvernement,
13:19il y a pile un an, le 27 mai 2025,
13:21est sorti un décret
13:23sur l'adaptation obligatoire pour les employeurs
13:26en cas de canicule,
13:28aménagement des horaires,
13:29aménagement des pauses-repos,
13:30aménagement des temps de travail, etc.
13:32Donc on ne peut pas dire qu'on ne fait rien non plus.
13:34C'est-à-dire qu'on commence...
13:36Donc là, maintenant, effectivement,
13:37les employeurs sont tenus quand même
13:39de prendre des mesures
13:42en cas de forte chaleur.
13:44Vous voyez aussi des employeurs
13:45qui autorisent plus largement
13:48le télétravail, etc.
13:49Non, j'allais encore vous reparler
13:51de mes quatre sœurs
13:52de la Méditerranée,
13:53où on fait des siestes, tout simplement.
13:55On évite de sortir traditionnellement
13:57et depuis des siècles
13:58au moment des fortes chaleurs.
14:00On travaille plus tard aussi,
14:01notamment chez les commerçants,
14:03où on travaille jusqu'à 21h, 22h.
14:06Mais effectivement,
14:08entre midi et 14h, 15h,
14:10d'abord, c'est l'heure où on mange,
14:1114h, en Espagne, en Portugal,
14:13en Grèce ou en Italie.
14:15Et en fait,
14:16on a auto-aménagé ça.
14:18Juste pour vous faire
14:18une petite réflexion.
14:19Je suis maintenant assez âgé.
14:21Pour me souvenir de l'époque,
14:22on se moquait beaucoup des Américains
14:24et de leur fascination,
14:25de leur obsession
14:26de l'air climatisé.
14:27Et il y avait des journaux américains
14:29qui recensaient les endroits à Paris,
14:30les quelques endroits à Paris
14:32où il y avait de la climatisation.
14:33Et on allait regarder
14:34les Américains passer
14:35parce que vraiment,
14:36ils étaient cuits
14:37comme des galettes bretonnes,
14:40enfin, pas bretonnes en l'occurrence,
14:42comme des pancakes,
14:43parce qu'ils n'arrivaient pas
14:44à supporter Paris.
14:45Et maintenant,
14:45je me retrouve 20 ans plus tard,
14:46comme toujours,
14:47avec ce qui se passe aux Etats-Unis
14:49et donc ce qui finit toujours
14:50par se passer en Europe
14:51par des grands débats
14:52sur la climatisation
14:53qu'il faudrait être absolument installé
14:55partout en Europe et en France.
14:57Dans le Sud, je comprends.
14:58Encore une fois,
14:59dans l'ordre de l'Europe,
15:00c'est à réfléchir.
15:01Alors, il existe en France
15:02un plan national d'adaptation
15:04aux changements climatiques.
15:05Sylvain Courage,
15:06j'avais une question.
15:07On a beaucoup parlé
15:08pendant le budget
15:09du fait qu'on ne se préoccupait
15:10finalement que du temps court,
15:13qu'il n'y avait pas de vision
15:14à long terme.
15:15Est-ce qu'on est un peu
15:15dans la même chose sur le climat ?
15:17Oui.
15:18On règle les choses
15:18quand elles arrivent et puis...
15:20On sait que ça va se reproduire.
15:22Donc, on peut envisager
15:24le temps long assez sereinement,
15:26malheureusement,
15:26en l'espèce,
15:27puisqu'il faut vraiment se préparer.
15:29Donc, c'est vrai
15:30que ce n'est même pas
15:31le temps court,
15:31c'est l'urgence en fait
15:32qui prime
15:33dans les raisonnements politiques.
15:35et donc,
15:38ça met les responsables
15:40ensuite dans des situations
15:41très difficiles
15:41parce qu'ils doivent justifier
15:44toutes ces impasses
15:46qu'ils ont faites.
15:47Et je pense que là,
15:49peut-être que l'épisode
15:50du mois de mai,
15:51qui est très spectaculaire,
15:52qui n'est pas estival,
15:54va encore faire progresser
15:55la prise de conscience
15:56des Français
15:57à l'égard du réchauffement climatique,
15:59même si on assiste aussi
15:59à une vague
16:00de climato-scepticisme.
16:02Il y a aussi des gens
16:03qui réagissent par l'agressivité,
16:05par la colère,
16:06qui ne veulent pas entendre
16:07parler de ça.
16:08Bon, mais je pense que,
16:09quand même,
16:10la réalité s'installe
16:11et que probablement,
16:12on finira par repeindre
16:13les toits en blanc,
16:14par créer des îlots de fraîcheur
16:15et des systèmes de climatisation
16:17respectueux de l'environnement.
16:18Sur le plan politique,
16:19Valérie Gasse,
16:19on entend beaucoup
16:20la ministre de la Santé
16:21qui s'exprime.
16:22Le Premier ministre,
16:23demain,
16:24va réunir
16:25une partie du gouvernement.
16:26On entend relativement peu
16:28la ministre
16:29qui est en charge
16:29du dossier
16:30sur la transition écologique.
16:31C'est vrai que surtout
16:31la ministre de la Santé
16:32parce qu'il ne faut pas oublier
16:33que la dernière fois,
16:34c'était en 2003,
16:35il y avait eu beaucoup de morts.
16:36Et en fait,
16:37c'était la prise de conscience,
16:38c'était sur les conséquences
16:40sur la santé
16:40et le nombre de décès
16:42qui avaient été répertoriés
16:44après la canicule.
16:45Donc là,
16:46il y a une volonté
16:46du gouvernement,
16:48de Sébastien Lecornu,
16:49de faire monter
16:50Stéphanie Ries,
16:51donc la ministre de la Santé.
16:52C'est elle qui est un petit peu
16:53la garante
16:54du principe de précaution.
16:55C'est-à-dire qu'on dit,
16:56on donne l'information aux Français,
16:58on donne en effet
16:59les informations
16:59sur ce qu'il faut faire
17:01individuel,
17:02bien boire,
17:02aérer,
17:03Oui, elle a dit,
17:03je n'ai pas peur de le répéter,
17:04il faut boire
17:05même quand on n'a pas soin,
17:06etc.
17:06Et aussi calmer les esprits
17:07sur la crise
17:08que l'on traverse momentanément.
17:09Donc oui,
17:10c'est elle qui est aux manettes.
17:11C'est l'infirmière des Français.
17:12C'est l'infirmière des Français.
17:13Il y a eu la crise
17:14avec l'antavirus
17:14où elle était aussi
17:16largement mise en avant
17:17et là,
17:17c'est vrai que c'est elle
17:18qui est un peu
17:20la tête de pont.
17:22Alors,
17:22il va y avoir en fait
17:22cette réunion
17:23autour de Sébastien Lecornu
17:24demain aussi
17:25pour montrer
17:31qu'il est préoccupé.
17:32Oui.
17:33Voilà,
17:33ça c'est important
17:34de montrer
17:35que le gouvernement
17:36est là
17:38et qu'il n'est pas
17:39totalement inutile.
17:40Alors la fondation
17:41pour...
17:41Vous vouliez réagir
17:42pendant l'antenne.
17:42Il y a juste
17:43une petite contradiction
17:43que j'ai pu relever
17:44il y a quelques temps.
17:44Moi, je me passionne
17:45pour le logement
17:45et je me suis rendu compte
17:46il y a quelques semaines
17:47que le gouvernement
17:48avait réautorisé
17:49la mise en location
17:51des appartements
17:51qui sont des passoires énergétiques
17:52qui sont des passoires énergétiques
17:53à la fois en hiver
17:55et en même temps en été.
17:56Et donc,
17:57c'est un très mauvais signal
17:58à lancer
18:02que de remettre en location
18:04des appartements
18:05dont les travaux
18:06ne seront jamais faits
18:07et qui sont de véritables
18:09pièges à chaleur
18:10quand il y a de la canicule.
18:11En même temps,
18:12on a une crise du logement.
18:13Voilà,
18:13on a une crise du logement.
18:15Moi, je me demande
18:15si le mauvais signal,
18:16ce n'est pas ma prime rénov'
18:18qui a été quand même suspendue
18:19pendant plusieurs mois,
18:20qui le guichet n'a réouvert
18:21qu'en février 2026
18:23pour justement
18:24les travaux d'ampleur
18:25pour adapter les logements
18:26parce que l'enjeu,
18:27il est là,
18:27c'est aider les propriétaires
18:29à adapter les logements.
18:31Et c'est vrai que
18:33c'est un enjeu de santé,
18:35mais derrière,
18:35il y a aussi un enjeu
18:36d'environnement,
18:37il y a un enjeu économique
18:38avec la canicule,
18:39un impact sur la productivité
18:41au niveau agricole.
18:44Donc, c'est des épisodes
18:46qu'on va payer
18:47de plus en plus
18:48à tout niveau.
18:49Et ce qui est inédit,
18:50c'est que ça commence en mai
18:51et ça, c'est la première fois
18:52parce que les stratégies
18:53d'adaptation,
18:54avant,
18:54elles étaient calées
18:55plutôt entre juin et septembre.
18:57C'était les périodes
18:58qu'on visait pour l'adaptation.
19:00Maintenant,
19:00ça remonte à fin mai.
19:01Non, mais vous parlez d'or
19:02parce que vous avez raison
19:03de souligner
19:03qu'on a une crise du logement,
19:05une crise du logement neuf,
19:06de bonne qualité
19:07et prétégée par...
19:08Donc, en fait,
19:08il faut construire.
19:09Ce n'est pas forcément.
19:10La solution n'est pas
19:13une crise qualité
19:14dont les travaux
19:15n'étaient pas faits
19:15qui sont encore une fois
19:16des passoires thermiques
19:16qu'il fasse chaud,
19:17qu'il fasse froid,
19:18c'est de construire,
19:19construire, construire.
19:21Oui, Valérie ?
19:22Avec l'enjeu,
19:23dans les plans, justement,
19:24d'adaptation,
19:25il y a la question
19:25de la maîtrise du foncier
19:26et donc, construire, oui,
19:28mais en préservant aussi,
19:32justement,
19:32des îlots de végétalisation,
19:34etc.
19:35Donc, c'est vrai
19:36que pour les politiques,
19:37c'est un problème
19:38très, très compliqué, en fait.
19:39Et puisque vous parlez
19:40du logement,
19:41la fondation pour le logement
19:42des défavorisés,
19:43justement, anciennement,
19:44Fondation Abbé Pierre,
19:45annonce aujourd'hui
19:46qu'elle se joint
19:47à un recours
19:48d'associations et de citoyens
19:49contre l'État
19:50pour l'obliger à renforcer
19:51ces mesures d'adaptation
19:52au changement climatique.
19:53En juin 2025,
19:55les ONG,
19:55on le rappelle,
19:56Greenpeace,
19:56notre affaire à tous
19:57et Oxfam,
19:58avaient fait condamner l'État
19:59pour inaction climatique.
20:00On avait appelé ça
20:01l'affaire du siècle.
20:02La fondation pour le logement
20:04rejoint donc cette action.
20:06Sylvain Courage,
20:06on est dans le symbolique
20:07ou au-delà ?
20:08Non, c'est très politique
20:10de la part d'un certain nombre
20:12de partis,
20:13d'associations
20:14que d'instruire ce procès
20:15de l'État
20:15en inaction climatique.
20:17Ça a eu quand même
20:18un effet,
20:19même si,
20:20bon, voilà,
20:20c'est un peu facile
20:22de se retourner toujours
20:23contre l'État.
20:23L'État, c'est nous aussi.
20:26Mais, du coup,
20:27c'est un peu
20:28le Neyman Schaim,
20:29c'est-à-dire qu'on désigne
20:31le fauteur
20:35de négligence
20:35et on l'incite à agir.
20:38Donc, je pense que
20:38c'est quand même
20:39de la communication politique
20:40et ça peut fonctionner.
20:41La communication politique,
20:42Valérie Gasse,
20:43sur ce sujet.
20:44Oui, c'est de la communication politique.
20:47C'est aussi
20:47le signe
20:48d'une prise de conscience,
20:49d'une volonté d'action
20:50de certaines associations
20:51qui veulent dire,
20:53voilà, faire,
20:54en effet,
20:56pointer la responsabilité
20:57de l'État,
20:58mais l'État a une responsabilité,
20:59en effet,
21:00sur tous les aménagements
21:01qui doivent être faits.
21:02Alors, il ne peut pas tout faire
21:03pour tout le monde,
21:04pour chaque citoyen individuellement,
21:05mais il y a des choses
21:06qu'il faut engager,
21:07des chantiers
21:07qu'il faut engager.
21:09Et en effet,
21:10ce problème ne va faire
21:11qu'augmenter.
21:12Je pense qu'il y a une prise
21:14de conscience globale,
21:15c'est une partie
21:16de cette prise de conscience
21:17et c'est une manière aussi
21:19de mobiliser l'État.
21:22C'est de la communication politique,
21:25oui,
21:25mais c'est aussi autre chose au-delà.
21:28Ça dit quelque chose
21:30de la société,
21:30de l'évolution de la société.
21:31Avec un rappel
21:32de toutes ces ONG
21:33et associations,
21:34le coût de l'inaction climatique
21:36coûtera surtout plus cher
21:37à la France
21:39que s'il agit
21:40dès à présent.
21:41Alors, il y a une crise
21:42qui n'est pas européenne
21:43et même, j'allais dire,
21:44presque du monde occidental
21:45qui est,
21:46il y a vraiment
21:47une crise de logement
21:47et qui est vraiment
21:48l'angle mort
21:48de toutes les politiques publiques.
21:50C'est-à-dire que c'est,
21:50s'il y a bien une chose
21:52qu'il faut faire,
21:53je ne suis pas
21:54aux responsabilités,
21:55je n'ai pas l'intention
21:56d'y être,
21:56mais si, quand on constate...
21:57Pas de candidature
21:58annoncée ce soir.
21:59C'est qu'on constate
22:01le même problème
22:01absolument partout
22:02de la Grande-Bretagne
22:04à l'Italie
22:04en passant par l'Espagne.
22:05Les États ne prennent plus
22:07en charge
22:07les problèmes de logement
22:08à leur mesure.
22:11Là, c'est un chiffre
22:12très simple.
22:12Il y a encore
22:13une petite dizaine d'années
22:14mais moins.
22:15On construisait
22:15entre 350 000
22:16et 420 000 logements
22:17en France.
22:18Ça a été divisé
22:19par deux l'année dernière
22:20et on a eu
22:21un petit rebond
22:22en 2024,
22:23un petit rebond
22:24en 2025
22:25avec 225 000 logements.
22:26Comment vous imaginez ?
22:27C'est notoirement insuffisant.
22:28C'est notoirement insuffisant.
22:30Il faudrait...
22:30Il manque un million
22:31de logements d'une part
22:32et il faudrait rénover
22:33pratiquement le triple de ça.
22:35Donc,
22:36s'il y a bien quelque chose
22:37et or,
22:38aucune proposition
22:40présidentielle,
22:40par exemple,
22:41d'un débat qui va commencer,
22:42n'aborde sérieusement
22:43le problème du logement.
22:44Aucune.
22:44Il n'y a personne
22:45pour réfléchir
22:47à ce que nous avons fait
22:49dans les années 60
22:50et 70
22:50où nous avons entièrement
22:52renouvelé le logement
22:53des Français
22:53et où nous avons créé,
22:56à partir de cette donnée-là,
22:58c'est-à-dire que c'était
22:58l'idée que chacun
22:59avait droit
22:59à un toit
23:01pas cher
23:02et de très bonne qualité,
23:04eh bien,
23:04on pouvait envisager
23:06une société commune.
23:07C'était ça,
23:08au fond,
23:09beaucoup plus que,
23:09bien sûr,
23:10la sécurité sociale,
23:11bien sûr,
23:11la santé,
23:11mais le droit au logement
23:13était quelque chose
23:14qui a fondé
23:15les années 70
23:16et 80
23:16des années 70
23:17des années 60
23:18aux années 80
23:19et qu'on a complètement oublié.
23:20C'est parti comme ça
23:21et aujourd'hui,
23:23je pense qu'une partie
23:24des problèmes de natalité,
23:25une partie des problèmes
23:25de pouvoir d'achat,
23:27une partie des problèmes,
23:28pas une partie,
23:28une grande partie
23:29des problèmes de natalité,
23:30de pouvoir d'achat,
23:31bref,
23:31et y compris de cohésion sociale,
23:32viennent du fait
23:33qu'il n'y a plus
23:34de politique,
23:35j'ai presque à dire
23:35communiste,
23:37de logement,
23:38c'est-à-dire,
23:38oui,
23:38accaparement des parcelles
23:41qui ne sont pas,
23:42qui sont invendues,
23:43oui,
23:43construction obligatoire
23:44et si peut-il retirer aux maires
23:46d'appartements sociaux
23:48de très bonne qualité,
23:49bien isolés
23:49et surtout,
23:51louer pas cher,
23:52louer,
23:52pas vendu,
23:53louer.
23:53Valérie Lyon.
23:54Oui,
23:54on a beaucoup parlé de l'État,
23:55il ne faut quand même pas oublier
23:56les collectivités locales
23:57dans ce processus d'adaptation
23:59parce que l'aménagement des villes,
24:01l'urbanisation,
24:02c'est quand même
24:02le rôle des municipalités,
24:04on vient d'avoir
24:05les élections municipales,
24:07des communautés...
24:07Qui vont dire elles aussi
24:08qu'elles n'ont pas de sous.
24:09Des communautés d'agglomérations,
24:10oui,
24:10mais bon,
24:10c'est quand même
24:11de leur responsabilité
24:12d'aménager des villes
24:14et de penser,
24:15par exemple,
24:16pour Paris,
24:16que dans quelques années,
24:18il faudra pouvoir vivre
24:19à 45 degrés dans Paris,
24:20en fait.
24:20Et donc,
24:21comment on réaménage
24:22les grandes villes françaises
24:23en ayant cette perspective-là ?
24:25Des plans pour la ville,
24:26des plans pour le logement,
24:27il y en a eu pourtant,
24:28Valérie Gasse.
24:29Oui,
24:29il y en a eu.
24:30Il y a eu une volonté politique,
24:31en tout cas,
24:32affichée.
24:32Oui,
24:33et ça fait partie,
24:34en effet,
24:35des choses que les politiques
24:36aiment bien,
24:37aiment bien,
24:37en tout cas,
24:38évoquer.
24:38Mais là,
24:39on est dans une situation
24:41très différente,
24:43sur le plan climatique,
24:44sur le plan économique.
24:45Anthony parlait
24:46des années 60-80,
24:49mais tout a changé
24:50et plus rien n'a rien à voir.
24:51Mais on entre
24:52dans une période
24:53très politique
24:54avec l'élection présidentielle
24:56qui va se préparer
24:57et forcément,
24:59tous ces enjeux
25:00vont faire partie
25:01des propositions
25:02des candidats.
25:02On verra
25:03ce qu'il en sortira
25:03et une fois
25:04que les propositions
25:05ont été faites
25:06et que quelqu'un
25:06a été élu,
25:07ce qui sera mis en œuvre,
25:08et ça fait partie,
25:10en effet,
25:10les plans de logement,
25:11la crise du logement,
25:12elle est très,
25:12très, très importante
25:13en France
25:14et il va falloir
25:15en sortir à un moment.
25:16Écoutez,
25:16vraiment,
25:17dans les trois dernières
25:18présidentielles,
25:18je vous assure,
25:19il n'y avait rien
25:19sur le logement,
25:20absolument rien,
25:21c'était même impressionnant.
25:22Rien sur le logement
25:23qui est un dossier
25:23qui me tient à cœur
25:24parce que,
25:24d'une part,
25:25ça affecte des pays
25:26qui me sont procs,
25:27pour lesquels j'ai,
25:28et puis,
25:28par ailleurs,
25:29parce que c'est une crise
25:29que je vois personnellement,
25:31enfin,
25:32en lisant les presses américaines,
25:33espagnoles,
25:34italiennes,
25:35etc.,
25:35britanniques.
25:36Les Britanniques,
25:37depuis 20 ans,
25:37construisent 200 000 logements.
25:38Aujourd'hui,
25:39le prix du logement
25:39est tellement important
25:40en Grande-Bretagne
25:41qu'il ne peut même plus
25:42se vendre.
25:43C'est-à-dire que
25:43des propriétaires
25:45qui, avant,
25:46espéraient faire
25:46une grosse pré-value
25:47sur un appartement
25:48qu'ils avaient acheté
25:48en 20 ans auparavant
25:49et ce qui,
25:50de sa manière,
25:51faisait continuer
25:52à tourner la roue du hamster,
25:53aujourd'hui,
25:54leur logement est devenu
25:55très cher
25:55qu'ils ne trouvent plus
25:56de vendeurs,
25:57enfin,
25:57plutôt d'acheteurs.
25:58Vous voyez,
25:58c'est devenu
25:59totalement délirant.
26:00Alors,
26:00la Grande-Bretagne
26:01a beaucoup d'avance
26:02parce que la Grande-Bretagne,
26:03encore une fois,
26:04depuis 20 ans,
26:04construit 200 000 logements
26:05par an,
26:06ce qui n'est rien.
26:08Je rappelle,
26:08400 000 en France,
26:09il y a encore 5 ou 6 ans
26:10de ça,
26:12et d'une façon normale,
26:14350 000,
26:15400 000.
26:16Donc,
26:16il y a des pays
26:17qui sont martyrisés
26:19du logement,
26:19la Grande-Bretagne,
26:20les États-Unis
26:21sur certains endroits,
26:23l'Espagne et l'Italie,
26:24qui,
26:25moi,
26:25je pense qu'on devrait
26:25regarder les taux de natalité
26:27de l'Espagne et l'Italie,
26:27à l'aune du fait
26:28qu'il n'y a pas
26:29de logement alloué
26:30en Espagne ou en Italie.
26:31La part du logement locatif
26:33ne représente rien
26:34dans ces pays,
26:35les pays méditerranéens.
26:36Et la France,
26:37qui avait cette chance
26:38d'avoir à la fois
26:39une démocratie dynamique,
26:41enfin,
26:41une démographie dynamique,
26:42et en même temps,
26:43une vieille et ancienne
26:44tradition de construction,
26:46notamment suite à l'après-guerre,
26:48l'a abandonné en race campagne
26:49et on se retrouve aujourd'hui
26:50avec des problèmes
26:50de cohésion sociale.
26:51Et nous verrons
26:52si le logement revient
26:53ou non au cœur
26:54de la campagne électorale
26:56avant cette présidentielle.
26:57L'an prochain,
26:58la deuxième partie
26:59des informés,
27:00c'est dans un instant,
27:01restez bien avec nous,
27:0120h et 31 minutes,
27:03sur France Info.
27:08Emmanuel Langlois.
27:09La chaleur ne faiblit pas
27:11en France,
27:12alors que Météo France
27:13prévoit des températures
27:14pouvant atteindre 39 degrés.
27:15La vigilance orange canicule
27:17sera étendue à Paris,
27:19au département
27:20de la Petite Couronne.
27:21À partir de demain midi,
27:22au total,
27:23ce sont donc 17 départements
27:24qui seront concernés
27:26par ce dôme de chaleur
27:28qui joue les prolongations.
27:29Effet pervers
27:30de cette chaleur harassante
27:32que subit la France
27:33depuis plusieurs jours maintenant.
27:34La qualité de l'air
27:35se dégrade aussi
27:36sur l'Hexagone,
27:37entraînant des épisodes
27:38de pollution à l'ozone
27:40dans plusieurs régions,
27:41comme l'Île-de-France
27:42et Rhône-Alpes,
27:43qui pourraient persister
27:44et s'étendre
27:45dans les prochains jours.
27:47À Rennes,
27:48deux adolescents
27:49sont mis en examen
27:50écroués ce soir
27:51pour meurtre.
27:52D'après le parquet,
27:53ils seront jugés
27:54pour avoir étranglé
27:55à mort un enfant
27:56de 11 ans.
27:57Ce garçon,
27:58âgé de 16 ans
27:59et une jeune fille
27:59de 15 ans,
28:00disent avoir voulu
28:01ainsi se venger
28:02et récupérer
28:03du matériel de pêche
28:04d'une valeur
28:05de quelques dizaines d'euros.
28:07Le jugement
28:08est attendu
28:08le 30 novembre prochain
28:10dans le procès
28:10en appel
28:11de Nicolas Sarkozy.
28:12Après deux mois
28:13et demi d'audience,
28:14l'ex-chef de l'État
28:15saura donc
28:16s'il est condamné
28:17ou non
28:17pour le financement
28:18libyen présumé
28:19de sa campagne
28:20présidentielle de 2007.
28:21Comme prévu,
28:22sa défense a réclamé
28:23sa relaxe.
28:24Je n'ai pas trahi
28:25la confiance des Français
28:26a de nouveau assuré
28:28l'ancien locataire
28:29de l'Élysée
28:29en conclusion
28:30de ce procès.
28:32À l'étranger,
28:33l'épidémie d'Ebola
28:34poursuit sa progression
28:35en Afrique.
28:36L'Ouganda ferme
28:36temporairement
28:37ses frontières
28:38avec la République
28:39démocratique du Congo,
28:41pays particulièrement
28:42touché par le virus.
28:43Mais d'après l'OMS,
28:44l'Organisation Mondiale
28:45de la Santé,
28:46cette épidémie d'Ebola
28:47présente actuellement
28:48un taux de létalité
28:50inférieur à 25%,
28:52soit un taux
28:53bien plus bas
28:53pour l'instant
28:54que ceux constatés
28:55lors de précédentes
28:56épidémies d'Ebola.
28:58Et puis les fortunes
28:59diverses des Français
29:00à Roland-Garros.
29:01Aujourd'hui,
29:02Quentin Alice
29:02remporte le duel
29:03contre son compatriote
29:04Hugo Imbert
29:05pour se hisser
29:06au troisième tour
29:07du tournoi
29:08de la Porte d'Auteuil
29:09où il affrontera
29:09soit le numéro 3 mondial
29:10Alexander Zverev
29:12soit le tchèque
29:12Thomas Maciac.
29:14Et puis Valentin Royer
29:15lui est éliminé
29:16logiquement en 4-7
29:17par le serbe
29:18numéro 1 mondial
29:19Novak Djokovic
29:20en 4-7 au total.
29:24France Info
29:2520h, 21h
29:27France Info
29:28les informés
29:29Victor Matel
29:30Avec ce soir
29:31Valérie Lyon
29:32adjointe au chef
29:33de service ID
29:34et débat à la croix
29:35Valérie Gasse
29:35chef du service politique
29:37de RFI
29:38Sylvain Courage
29:39directeur adjoint
29:39de la rédaction
29:40du Nouvelle Obs
29:41et Anthony Bélanger
29:42éditorialiste
29:43à France Télévisions
29:44et spécialiste
29:44des questions internationales
29:46venons-en
29:47à ces violences
29:48liées au narcotrafic
29:501 mort
29:50hier soir
29:51à Nantes
29:52autre fusillade
29:52à Grenoble
29:53dans le quartier du Mistral
29:54avec cette fois
29:551 mort et 4 blessés
29:56le procureur
29:57de la République
29:57de Grenoble
29:58s'est exprimé
29:59cet après-midi
29:59lors d'une conférence
30:00de presse
30:01Tous ces faits
30:02s'inscrivent
30:03de façon évidente
30:05dans des guerres
30:06de territoire
30:07qui sont exacerbées
30:09que Grenoble
30:10a déjà connues
30:11notamment en 2024
30:12il y avait eu
30:13de nombreux tirs
30:14sur la voie publique
30:14mais à une période
30:16où l'objectif
30:17était plutôt
30:17d'impressionner
30:18puisque c'était
30:19essentiellement
30:20des tentatives
30:21qui avaient été
30:22constatées en 2024
30:23et là
30:25un palier
30:26a été franchi
30:27puisque
30:27les individus
30:29ne tirent plus
30:29aujourd'hui
30:30pour impressionner
30:30mais qui tirent
30:32pour tuer
30:33Le procureur
30:34de la République
30:34de Grenoble
30:35Étienne Manteau
30:36qui dit
30:37Sylvain Courage
30:38qu'un palier
30:38a été franchi
30:39désormais
30:40Ben oui
30:40c'est ce qu'on constate
30:41si on prête un peu
30:42attention à l'actualité
30:43on s'aperçoit
30:44que presque tous les jours
30:45dans une ville
30:46ou une autre
30:46Grenoble
30:47a été très exposée
30:48mais ce n'est pas
30:49la seule ville
30:50y compris récemment
30:52on a aussi
30:53le cas de Nantes
30:54où on voit vraiment
30:55une guerre des gangs
30:56qui s'installe
30:58une guerre des mafias
30:59des réseaux
31:00et l'État
31:01est dans une situation
31:03difficile
31:03parce que s'il déploie
31:04de gros moyens
31:04il peut parvenir
31:05à démanteler
31:06tout ou partie
31:07d'un réseau
31:07mais il y en a rapidement
31:08d'abord
31:09l'hydre René
31:10et puis il y a
31:12d'autres réseaux
31:12qui prennent le territoire
31:13bref
31:14une fois qu'on est entré
31:15dans cette compétition
31:17de la violence
31:18pour s'attribuer
31:19les bénéfices
31:20du trafic de drogue
31:21il est très difficile
31:22d'en sortir
31:22pour se rendre compte
31:23de la réalité
31:24de ces violences
31:25liées au trafic
31:26Valérie Lyon
31:26le procureur
31:27de la République
31:28de Grenoble
31:28a précisé
31:2910 hommes
31:29tués à Grenoble
31:31et sa banlieue
31:32sur la voie publique
31:33en seulement 6 mois
31:34ça fait plus d'un par mois
31:35c'est considérable
31:36c'est considérable
31:37je crois que depuis
31:39le début de l'année
31:40il y a eu 90 assassinats
31:42ou tentatives d'assassinat
31:43donc c'est vrai
31:44c'est en France
31:44lié au narcotrafic
31:46et c'était près de 500
31:48entre 2019 et 2022
31:50pour donner
31:51un ordre de grandeur
31:52donc effectivement
31:53comme disait Sylvain Courage
31:54les choses s'aggravent
31:57et il y a l'ironie
32:00de la situation
32:01qui est que ça se passe
32:02le jour où le fameux
32:03projet de loi Riposte
32:04du ministre de l'Intérieur
32:06Laurent Nunez
32:07est adopté au Sénat
32:08vous savez ce choc
32:09d'autorité et de sécurité
32:10qui vise notamment
32:12entre autres
32:12à lutter contre
32:13le narcotrafic
32:16le parquet
32:17qui a été créé
32:18par le projet de loi
32:20de lutte contre
32:21le narcotrafic
32:22il y a un an
32:23le parquet dédié
32:24à la lutte contre
32:25le narcotrafic
32:25est en place
32:26depuis janvier 2026
32:27donc c'est vrai
32:28qu'on espère
32:29que ça puisse
32:30produire des effets
32:31mais là aussi
32:31enfin c'est
32:32quelques mois
32:33c'est court
32:34et puis il y a un enjeu
32:35derrière tout ça
32:35qui est quand même
32:36l'enjeu de la consommation
32:37parce qu'effectivement
32:39couper les têtes de réseau
32:40c'est bien
32:40mais s'il y a toujours
32:41des consommateurs
32:42il y aura toujours
32:42des vendeurs
32:43c'est un peu la logique
32:44c'est la loi du marché
32:45donc le problème
32:46c'est la consommation
32:47et la France
32:48est devenue
32:48dans l'un des 5 pays
32:50européens
32:51les plus gros
32:51consommateurs de cocaïne
32:52donc là
32:53il y a un vrai sujet
32:54alors dans le projet
32:55de loi Riposte
32:55je crois que
32:56l'amende pour consommation
32:58est augmentée
32:58elle est passée
32:59de 200 à 500 euros
33:00mais est-ce que
33:01ce sera suffisant
33:02pour limiter la consommation
33:04est-ce qu'il n'y a pas
33:04un enjeu aussi
33:05de prévention
33:06mais là aussi
33:06on est sur du temps long
33:07c'est la responsabilisation
33:09c'est la culpabilisation
33:10quelque part aussi
33:11des consommateurs
33:12qu'il faut attaquer
33:13c'est ça le bon angle
33:14d'attaque
33:15Anthony Mélanger
33:15moi je pense que
33:16c'est pas du tout
33:16le problème
33:18on se souvient des mots
33:19d'Emmanuel Macron
33:20parlant des bourgeois
33:20et de la cocaïne
33:21oui d'abord
33:22parce que
33:23l'état doit
33:24s'attaquer
33:25au réseau
33:26aux narco-trafiquants
33:28à la façon
33:28dont la drogue
33:29est introduite en France
33:30mais
33:31si vous allez mettre
33:32des policiers
33:32des milliers de policiers
33:33pour savoir
33:34ce qu'ils vont fumer
33:34ou ce qu'ils vont chez soi
33:35comment se fumer
33:36et ils le savent tous
33:37ils le disent tous
33:38quand ils commencent
33:39à convoquer
33:41des consommateurs
33:42c'est chronophage
33:44ça sert à rien
33:44ça permet d'ajouter
33:45des témoins
33:46sur des dossiers
33:47qui sont
33:48qui sont
33:48qui sont
33:49de toute façon
33:49déjà bouclés
33:50non non
33:50c'est pas ça
33:51leur boulot
33:51leur boulot
33:52c'est pas d'aller
33:52non
33:53leur boulot
33:53c'est de s'occuper
33:54quand je parle de la police nationale
33:55et des agences régaliennes
33:57c'est pas d'aller
33:58taper les consommateurs
33:59c'est plutôt d'aller s'occuper
34:00encore une fois
34:01des
34:02des
34:03des trafiquants
34:04des trafiquants
34:05de leur réseau
34:05alors ce qui
34:06ce qui est très important
34:07à souligner
34:07c'est
34:07on en avait déjà parlé une fois
34:09j'avais expliqué
34:11que la particularité
34:12de l'Europe
34:13parce qu'il s'agit de ça
34:14parce qu'il s'agit de ça
34:15il s'agit bien de l'Europe
34:16c'est que
34:17elle a un marché
34:17aussi grand
34:18que celui des Etats-Unis
34:19mais pas encore
34:19les lois
34:20qui permettraient
34:22de lutter
34:23collectivement
34:23contre ce type
34:24de trafic
34:25donc c'est un véritable
34:26bonheur
34:26pour des
34:28trafiquants de drogue
34:29sud-américains
34:30qui n'arrivent plus
34:31à écouler leurs produits
34:32en Etats-Unis
34:32parce que même
34:33par exemple là-bas
34:34la cocaïne est passée de mode
34:36et qui donc
34:37se reportent massivement
34:38sur l'Europe
34:38en trouvant absolument
34:41admirable
34:41que l'Europe
34:42soit un marché unique
34:43et qu'il y ait
34:44des ports belges
34:45j'allais dire
34:46des Pays-Bas
34:47et la Belgique
34:47des ports belges
34:48des camions espagnols
34:51des marchés français
34:52et
34:53des consommateurs italiens
34:54la France
34:55est une terre
34:56un peu particulière
34:57quand même
34:58c'est en termes
34:59pour autre chose
35:00que la cocaïne
35:01mais bien pour le cannabis
35:02qui est quand même
35:02grosso modo
35:03l'essentiel
35:04du marché de la drogue
35:05en Europe
35:06la France
35:07est le premier
35:08consommateur
35:09en quantité
35:10et en proportion
35:11et tout ça
35:13parce que
35:13en fait
35:13depuis 40 ans
35:14et la fameuse loi
35:15de 1972
35:16sur le
35:16je crois que
35:1772
35:17sur 70
35:18sur le cannabis
35:20parce qu'elle est tellement
35:22comment dire
35:24tétanisante
35:24cette loi
35:25qu'on a
35:26entamé
35:27aucune politique
35:28ni de prévention
35:29ni de médicalisation
35:30ni même
35:31de différenciation
35:33entre les drogues
35:34donc j'entends
35:35par exemple
35:35beaucoup de gens
35:35me dire
35:36la drogue
35:37non c'est pas la drogue
35:38c'est les drogues
35:38il s'agit bien
35:39de différents produits
35:40pour différents usages
35:41il va falloir aussi
35:42que chacun fasse
35:43la différence
35:43et on a
35:44en France
35:44été incapable
35:46de mener à bien
35:47ce programme
35:48de santé publique
35:49qui permet
35:49pour le coup
35:50de toucher sérieusement
35:51les consommateurs
35:52mais surtout
35:53qui permet
35:53de sortir
35:54de cette impasse
35:56dans lequel on est
35:57depuis 40 ans
35:57on a appris
35:58ce soir
35:59que le premier ministre
36:00Sébastien Lecornu
36:01va présider vendredi
36:02après-demain
36:02un comité interministériel
36:03sur ce sujet
36:05consacré à la lutte
36:06contre la criminalité organisée
36:07et en particulier
36:08donc à la recrudescence
36:09des règlements de comptes
36:11liés au trafic de drogue
36:12beaucoup de réunions
36:13ont déjà eu lieu
36:14depuis le début de l'année
36:15avec Emmanuel Macron
36:16notamment
36:16on parlait de cette réunion
36:17demain autour
36:18de la vague de chaleur
36:19c'est un peu la même chose
36:20il faut montrer
36:21que l'État est présent
36:22sur ce sujet
36:23alors avec le fait
36:24que quand même
36:25sur ce sujet
36:26il y a eu
36:27un certain nombre de réunions
36:28et il y a eu
36:28une vraie préoccupation
36:29au niveau gouvernemental
36:31face à ce danger
36:33alors c'est vrai
36:34qu'on voit
36:34ces règlements de comptes
36:36ces jeunes
36:36très jeunes
36:3714 ans
36:3715 ans
36:38qui sont victimes
36:39de règlements de comptes
36:40parce qu'en fait
36:40dans ces réseaux
36:41ça va des têtes pensantes
36:42qui sont parfois en prison
36:43mais qui quand même
36:44réussissent à gérer le réseau
36:46à des petits jeunes
36:47qui font guetteur
36:48ou livreur
36:48et tout ça
36:49c'est une chaîne
36:51à la fois énorme
36:53sur tout le territoire français
36:54maintenant
36:54même dans la ruralité
36:56le trafic de drogue
36:57ça existe
36:58la consommation de drogue
36:59ça existe
36:59et ça
37:00c'est vraiment nouveau
37:01donc oui
37:04on peut comparer ça
37:05avec les autres réunions
37:07sur les autres thématiques
37:08mais il y a quand même
37:08une vraie préoccupation
37:09une vraie volonté
37:10d'agir
37:11alors on s'était moqué
37:12un petit peu
37:13de Gérald Darmanin
37:14et de ses opérations
37:15place nette
37:16mais tout ça
37:17c'était déjà
37:17la volonté
37:18d'essayer
37:19de secouer un peu
37:20la fourmilière
37:22et d'essayer
37:22d'agir
37:23Laurent Nunez
37:24continue
37:25sur cette lancée
37:26mais les enjeux
37:27sont énormes
37:28et les difficultés
37:30aussi
37:31quand on agit
37:32d'un côté
37:33on soigne
37:34un petit bout
37:35mais comme le disait
37:37Sylvain
37:37ça se reconstruit
37:38et il faut recommencer
37:39ailleurs
37:39et il y a tellement
37:40d'enjeux financiers
37:41de filières
37:42que le problème
37:44paraît énorme
37:45mais alors ça
37:46pour le compte
37:47Anthony était
37:49dubitatif
37:49sur le fait
37:49que le logement
37:50sera un enjeu
37:51de la campagne présidentielle
37:52le narcotrafic
37:53ça sera vraiment
37:54une des questions
37:55dans le bloc
37:56de la sécurité
37:56qui sera
37:58véritablement
37:59abordé
38:00sur lesquelles
38:00les candidats
38:01auront du mal
38:01à ne pas faire
38:02des propositions
38:02On évoquait
38:03Laurent Nunez
38:04le ministre
38:05de l'intérieur
38:06il y a moins
38:07de 15 jours
38:07à Nantes
38:08alors qu'il y avait
38:09eu une nouvelle
38:10fusillade mortelle
38:11sur fond toujours
38:12de trafic
38:12de drogue
38:13il disait
38:14le ministre
38:14de l'intérieur
38:15sa détermination
38:16s'il va encourager
38:17à gagner la guerre
38:18contre le narcotrafic
38:19elle paraît loin
38:19d'être gagnée
38:20aujourd'hui cette guerre
38:20oui mais on a connu
38:21enfin il y a des états
38:23qui sont passés
38:23par ces affres
38:25c'est toujours
38:26une guerre
38:27effectivement
38:27et puis l'intervention
38:29de la répression
38:30provoque des réactions
38:31violentes
38:32donc inquiète
38:35encore plus
38:35la population
38:35donc c'est très compliqué
38:37parce que les trafiquants
38:38ils demandent rien d'autre
38:39que d'être tranquille
38:40pour faire leur business
38:42quoi
38:42et donc quand l'état
38:43s'immisce dans leurs affaires
38:45ça provoque plutôt
38:46des troubles
38:47c'est ça qui est très compliqué
38:49dans la gestion
38:49de l'ordre public
38:51et puis il faut pouvoir
38:52poursuivre
38:53les réseaux
38:55jusqu'à l'étranger
38:55on a vu
38:56les demandes d'extradition
38:58à Dubaï
38:59en Algérie
39:00pour la DZ Mafia
39:01avec les têtes de pont
39:02qui sont
39:03voilà
39:03et là on comprend
39:04que ce sont des organisations
39:05dont les principaux bénéficiaires
39:07sont hors d'atteinte de l'état
39:07avec la difficulté
39:09Valérie Lyon aussi
39:09on parlait de la France
39:10on évoquait Nantes
39:12Grenoble
39:12on pense bien sûr
39:13à Marseille aussi
39:14mais aujourd'hui ça touche
39:15on parlait du milieu rural
39:17aussi beaucoup
39:17de villes moyennes
39:18on peut parler clairement
39:19de Montpellier
39:20la liste est extrêmement longue
39:21je suis originaire de Dijon
39:22la ville de Dijon
39:23a été très durement frappée
39:25par le narcotrafic
39:26ça a même été jusqu'à
39:28des actes de violence
39:29dans un lycée
39:31donc à toucher effectivement
39:33des très jeunes
39:34donc effectivement
39:35aucun territoire
39:36n'est épargné
39:37que ce soit
39:38les grandes villes
39:38les villes moyennes
39:39voire les territoires ruraux
39:42mais moi je suis vraiment convaincue
39:43et tous les acteurs de terrain
39:45le disent
39:45la répression ne peut pas suffire
39:47c'est à dire qu'effectivement
39:48vous coupez une tête
39:49il y en a une autre
39:49qui réapparaît
39:50enfin ça ne peut pas
39:52être que de la répression
39:53ça ne peut pas être que
39:55de l'expression
39:56d'une force
39:57et de plus de policiers
39:58mis à tel endroit
40:00ça ne peut pas être
40:01que de la saisie
40:02de dire voilà
40:02on a saisi
40:03x kilos de drogue
40:05donc très bien
40:06il y a un enjeu aussi
40:08vous l'avez évoqué
40:09c'est les habitants
40:09de ces quartiers
40:10effectivement
40:11qui sont complètement
40:12terrorisés
40:13et avec qui
40:14il faut travailler aussi
40:16pour remettre
40:17de la vigilance quotidienne
40:20remettre des services publics
40:22enfin tout ce qu'il fait
40:23parce que
40:23les trafiquants de drogue
40:25ils occupent des territoires
40:26qui ont été délaissés en fait
40:28c'est quand même ça
40:29ce qu'on observe
40:29donc il faut réinvestir
40:32ces territoires là aussi
40:34figurez-vous qu'il y a en Europe
40:35une agence de l'Union Européenne
40:36contre les drogues
40:38qui se trouve à Lisbonne
40:39et qui est très intéressante
40:41parce qu'elle fait des rapports
40:42et pour le coup
40:43elle fait des rapports
40:43très précis
40:44sur toute l'Union Européenne
40:46et elle a noté récemment
40:48quelque chose de très important
40:49qu'il faut que nos auditeurs
40:49aient en tête
40:50parce que
40:51malgré tout
40:52nous ne sommes pas
40:52l'Amérique latine
40:53c'est-à-dire
40:54nous ne sommes pas
40:55l'Amérique latine
40:58tout simplement
40:58parce qu'il n'y a pas
40:59en Europe
40:59de narco-état
41:00alors il y a failli
41:02en y avoir
41:02c'est-à-dire
41:02on a failli avoir
41:03le Monténégro
41:04ou l'Albanie
41:05clairement
41:07qui aspiraient à entrer
41:08dans l'Union Européenne
41:08mais qui n'y sont pas encore
41:09et qui ont flirté
41:11avec cette idée
41:12d'imbrication totale
41:15à la fois des trafics
41:16et de la politique
41:17de la société
41:17de la corruption
41:18tout ce que vous voulez
41:20sauf que
41:21l'agence européenne
41:23enfin l'agence européenne
41:24plutôt les européens
41:25ont évidemment
41:26mis des conditions
41:27à l'accession future
41:28du Monténégro
41:29ou de l'Albanie
41:30et que l'Albanie
41:31et le Monténégro coopèrent
41:32donc il n'y a pas
41:32en Europe
41:33de narco-état
41:34c'est très important
41:35surtout dans des pays
41:36comme la France
41:39ou d'autres
41:39où l'État
41:39a une très forte assise
41:41et une très forte reconnaissance
41:44et qu'il donc peut
41:48envisager des politiques publiques
41:50sur le long terme
41:50et notamment
41:51se mobiliser
41:52sur le long
41:53et le moyen terme
41:53et puis cette coopération européenne
41:54à partir de quand
41:55on parlerait
41:55de narco-état
41:56en Europe ?
41:57à partir du moment
41:57où l'imbrication
42:00serait totale
42:00où l'abandon
42:01serait totale
42:02et où l'imbrication
42:03de ces réseaux
42:04serait suffisamment fort
42:05pour choisir
42:06un candidat
42:07à la présidentielle
42:08des candidats locaux
42:09s'impliquer
42:10dans les partis politiques
42:11commencer à corrompre
42:12depuis le port
42:13jusqu'à là
42:15et encore une fois
42:16ça c'est plutôt
42:18de l'implication privée
42:20où donc en fait
42:20par exemple
42:21une grande partie
42:22des politiques
42:23serait
42:23c'est le cas
42:24notamment en Équateur
42:25mais c'est le cas aussi
42:26parfois en Colombie
42:27c'est le cas aussi
42:27au Mexique
42:28alors au Mexique
42:29en partie
42:29au nord du Mexique
42:31où ils ont
42:31effectivement vous avez besoin
42:32vous l'avez souligné
42:33besoin de tranquillité
42:34et que le meilleur moyen
42:34d'avoir de la tranquillité
42:36c'est d'acheter la paix sociale
42:37et si possible
42:37les politiques
42:38qui vont avec
42:38ce n'est pas le cas
42:39en Europe
42:40et donc nous sommes
42:40très très loin
42:41d'être démunis
42:42face au narcotrafic
42:44encore un mot
42:45tiens sur le sujet
42:45c'est Éric Piolle
42:46l'ancien maire de Grenoble
42:47on l'évoquait à la ville
42:48à l'instant
42:48avec cette fusillade mortelle
42:49encore hier soir
42:50Sylvain Courage
42:51Éric Piolle disait
42:52que face au narcotrafic
42:53c'est la société française
42:55dans son entièreté
42:56finalement
42:56qui était en échec
42:57aujourd'hui
42:57Oui
42:58ça reflète la discussion
43:00qu'on a eue ce soir
43:02depuis le consommateur
43:04donc la question
43:05de santé publique
43:05la question
43:06de l'éducation
43:08de la vigilance
43:09et puis jusqu'au sommet
43:12de l'État
43:12avec toutes les étapes
43:15effectivement
43:15ça devient
43:17une cause nationale
43:18et je pense que
43:19comme le soulignait
43:21Aurélien Bélinger
43:21on est à un stade
43:22où on peut
43:23encore réagir
43:24mais il faut se méfier
43:25parce qu'il y a eu
43:26des cas de corruption
43:27il y a aussi
43:28des pressions
43:28qui sont faites
43:29je crois que c'est pas facile
43:29d'être docker
43:30dans certains cas
43:32parce qu'il y a des menaces
43:33qui sont faites sur la famille
43:34on l'a vu aussi
43:34dans les quartiers
43:35pour les nourrices
43:35c'est-à-dire les gens
43:36qui sont chargés
43:37de stocker
43:40les doses
43:41et qui sont intimidés
43:43donc il faut se méfier
43:44parce que c'est quand même
43:45c'est pas l'ordre
43:46c'est évidemment
43:48pas l'ordre
43:48mais c'est quand même organisé
43:50et donc ça peut se substituer
43:52aux structures traditionnelles
43:53de la société
43:53je rappelle que pour déplacer
43:55un conteneur par exemple
43:56dans un port comme celui d'Anvers
43:57ou de Zébruges
43:59ou de Rotterdam
44:00c'est 200 000 euros
44:01quand vous êtes docker
44:02et quand vous avez perdu
44:03votre badge
44:03et que par hasard
44:05un narcotrafiquant
44:06récupère votre badge
44:07pour entrer dans le port d'Ottawa
44:08c'est 50 000 euros
44:09donc c'est difficile
44:10de résister
44:12avec des telles sommes
44:12c'est-à-dire que vous avez
44:13les intimidations
44:14mais vous avez aussi
44:15les incitations
44:15allez dernier thème ce soir
44:17dans les informés
44:18parlons de la guerre
44:19au Moyen-Orient
44:20Donald Trump
44:21qui s'est exprimé
44:22en fin d'après-midi
44:23depuis la Maison Blanche
44:25il semble qu'ils veulent
44:27juste trouver un accord
44:28d'ailleurs je pense
44:29qu'ils n'ont pas le choix
44:30ils viennent à peine
44:31de rétablir une connexion
44:32internet
44:32leur économie est en chute libre
44:34avec une inflation
44:35de 250%
44:38leur monnaie n'a aucune valeur
44:40tout leur système économique
44:41s'est effondré
44:44avec l'opération Epic Fury
44:46notre objectif
44:47c'est que l'état
44:48sponsor numéro 1
44:49du terrorisme
44:50ne se dote pas
44:51de l'arme nucléaire
44:52voilà Donald Trump
44:53avec sa fameuse
44:55casquette rouge
44:55maga posée devant lui
44:57sur la table
44:58la question
44:59alors il faudra bien
45:00un accord
45:00dit Donald Trump
45:01la question
45:01c'est quand Anthony Bélanger
45:03avec l'Iran
45:04parce qu'il ne précise pas
45:05que c'est avec l'Iran
45:06bien sûr dans ce son
45:06dimanche
45:07dimanche il y a quelques
45:08il y a maintenant 4 jours
45:09ou 3 jours
45:09j'étais à l'antenne
45:10en disant
45:10c'est à dire ça y est
45:12nous avons un pacte
45:12nous avons enfin un accord
45:14parce que je crois
45:15que tout le monde
45:15est épuisé par cette affaire
45:17et qu'on sait bien
45:18ce qui va se terminer
45:19ce qui va se passer
45:20c'est que malgré tout
45:22quelque chose va être trouvé
45:23qui va permettre
45:23d'engager des discussions
45:25là il semble que l'Iran
45:26joue le même jeu
45:27que Donald Trump
45:28en disant
45:28nous bien sûr
45:29on est à deux doigts de conclure
45:30on ne parlera
45:32au cours de ce premier mois
45:34que d'ouvrir le détroit d'Hormuz
45:36ce qui est une manière
45:36d'humiliation
45:37pour Donald Trump
45:38puisqu'en fait
45:38je rappelle qu'il est quand même
45:39entré en guerre
45:40en partie aussi
45:41pour régler le problème nucléaire
45:42et pour régler
45:43le problème du balistique
45:45c'est à dire du fait
45:45que les Iraniens
45:47ont des missiles
45:47et pour régler
45:48le problème des proxys
45:49donc en fait
45:50grosso modo
45:50l'Iran
45:51les proxys
45:51c'est à dire
45:52ses filiales à l'étranger
45:53proche
45:54que l'Iran a développé
45:55dans la région
45:56donc en fait
45:56ce que dit l'Iran
45:57là ce soir
45:57c'est
45:58ben non pas du tout
45:59nous on va parler
46:00que d'une chose
46:00que d'un problème
46:02que Donald Trump
46:02a créé lui-même
46:03qui est l'ouverture
46:04ou non du détroit d'Hormuz
46:05et à nos conditions
46:06donc on voit bien
46:07que de part et d'autre
46:08d'ailleurs un projet d'accord
46:09qui a été exposé
46:10à la télévision iranienne
46:11disant que les Etats-Unis
46:12seraient prêts
46:13à lever le blocus naval
46:14ce qu'a démenti immédiatement
46:15la Maison Blanche
46:16et grosso modo
46:16les deux jouent au même jeu
46:19j'allais vous dire
46:19ils jouent au con
46:20ben allons-y
46:21les deux jouent
46:22exactement au même jeu
46:24Donald Trump
46:24qui dit
46:25nous avons abattu
46:25absolument l'Iran
46:27ils sont à genoux
46:28ils viennent de tremblotants
46:29de demander un accord
46:31et les Iraniens
46:32qui disent
46:32mais de toute façon
46:33on ne discuterait
46:33qu'une chose
46:33ce qui est du problème
46:34qui a créé Donald Trump
46:35humiliation pour humiliation
46:36ça devrait se terminer
46:38dans les jours qui viennent
46:38mais je demande
46:39dans les jours qui viennent
46:40vous dites ?
46:40oui je pense
46:41parce que malgré tout
46:43pour l'économie mondiale
46:44et puis pour les pressions
46:45qui s'exercent sur Donald Trump
46:46notamment
46:46alors pourquoi dans les jours
46:47qui viennent
46:47et pourquoi pas tout de suite
46:49parce que c'est le Hadj
46:50en ce moment
46:50c'est-à-dire
46:51c'est le pèlerinage de la Mecque
46:52et que tous les pays
46:54du Moyen-Orient
46:54ont appelé Donald Trump
46:56pour lui dire
46:56s'il vous plaît
46:57ne recommencez pas à taper
46:58de toute façon
46:59pendant cette période
46:59de 4 ou 5 jours
47:01enfin d'une semaine exactement
47:02avec l'Aïd
47:04l'Ada au milieu
47:07mais plutôt
47:08enfin je veux dire
47:09essayons plutôt
47:10de trouver un chemin
47:10vers la paix
47:11pendant cette période-là
47:12et puis c'est une période
47:13propice à la discussion
47:14Sylvain Courage
47:14oui c'est intéressant
47:15parce que Donald Trump
47:16on connaît sa stratégie
47:17de l'imprévisibilité
47:18de l'ambivalence stratégique
47:20c'est-à-dire souffler
47:20le chaud et le froid
47:21de dire oui
47:22de dire non
47:22et il est tombé
47:23sur des maîtres
47:24parce que
47:25dans la dialectique iranienne
47:27dans la tradition persane
47:29mais c'est pas du tout
47:30un problème
47:31de tenir un double discours
47:33d'avancer deux propositions
47:36en même temps
47:36de se contredire
47:37et donc on a l'impression
47:38qu'il y a vraiment
47:39un problème
47:40presque pour établir
47:42la vérité entre eux
47:44quoi
47:44et donc à chaque fois
47:46que la pièce tombe
47:48d'un côté
47:49l'autre la retourne
47:50et on a ce jeu-là
47:52avec comme préoccupation
47:54d'apparaître
47:55comme le vainqueur
47:56donc à chaque fois
47:58que Donald Trump réalise
47:59que les Iraniens
48:00pourraient se vanter
48:00d'avoir réussi quelque chose
48:02par exemple
48:03d'avoir obtenu
48:04la réduction des sanctions
48:06qui les frappent
48:07ça le met en rage
48:08donc il dénonce
48:09l'insuffisance
48:10des propositions iraniennes
48:12réciproquement
48:12les Iraniens
48:13quand ils découvrent
48:14que Donald Trump
48:15n'a pas l'intention
48:15de retirer
48:16ces forces armées
48:18qui sont basées
48:19dans la région
48:20réagissent de la même façon
48:21donc on est dans
48:22cette ambivalence
48:23ça ne veut pas dire
48:24que ça n'avance pas
48:25c'est ça qui est compliqué
48:26c'est avec Donald Trump
48:27Valérie Lyon
48:27qui aurait aussi tout intérêt
48:29à conclure un accord
48:30au plus tôt
48:31les mauvais sondages
48:32s'enchaînent
48:33pour lui en ce moment
48:34et les républicains
48:35oui tout à fait
48:36écoutez je crois que
48:37Donald Trump
48:37qui ne cesse de se revendiquer
48:39de la religion chrétienne
48:40y compris d'ailleurs
48:40dans l'offensive
48:41qu'il a lancée
48:42au Moyen-Orient
48:43devrait lire et méditer
48:45la première encyclique
48:45du pape
48:46Léon XIV
48:47qui a été publiée
48:48lundi
48:49donc il y a tout juste
48:50deux jours
48:50et dans laquelle
48:51le pape écrit
48:53il est bien plus facile
48:54de déclencher une guerre
48:55que d'y mettre fin
48:56et je crois qu'il est en train
48:57de vivre ça
48:58Donald Trump
49:00il est dans un état
49:01d'impuissance
49:02on se rappelle de l'affrontement
49:03à distance entre le pape
49:04et Donald Trump
49:05ces dernières semaines aussi
49:06et dans cet encyclique
49:08le pape a tout un chapitre
49:11c'est une encyclique
49:12centrée sur l'intelligence artificielle
49:14mais il a tout un chapitre
49:15sur l'IA et la guerre
49:16et cet état de guerre
49:18permanent
49:18dans lequel on est
49:20aujourd'hui dans le monde
49:21cette culture de la puissance
49:22qui s'est imposée
49:23face à la culture
49:24du dialogue
49:25donc effectivement
49:26on voit le résultat
49:27c'est quand même
49:28un état d'impuissance
49:29aussi pour Donald Trump
49:30et un gros risque
49:32par rapport à l'échéance
49:33des élections
49:34du mid-terms
49:35dans quelques mois
49:36parce que cette guerre
49:38pèse sur l'économie américaine
49:39elle pèse
49:40sur les citoyens américains
49:41Valérie Gass
49:43sur ce sujet
49:44oui on voit
49:45Donald Trump
49:45qui est censé être
49:46l'homme le plus puissant
49:48du monde
49:48qui a déployé
49:49toute l'armada américaine
49:50tous les moyens militaires
49:53pour frapper l'Iran
49:54avec l'aide des Israéliens
49:56et qui se retrouve
49:57chaque jour
49:58à donner un discours différent
50:00à annoncer
50:01un accord imminent
50:02puis à rétropédaler
50:04de la manière
50:05que vous avez
50:06très bien décrit
50:07les uns et les autres
50:08et donc c'est vraiment
50:09Donald Trump
50:10dans l'impasse
50:11qui fait face
50:12à sa propre impuissance
50:13et qui malgré tout
50:14continue à distiller
50:16des messages
50:16certains au marché
50:17pour agir
50:19sur le prix du pétrole
50:20bon voilà
50:21il y a différents publics
50:22il y a différents niveaux
50:23voilà
50:24de messages
50:24qui sont diffusés
50:25à destination
50:26des uns et des autres
50:27mais c'est vrai
50:28que là
50:29il est vraiment bourbé
50:30et que son image
50:31est largement écornée
50:32alors l'impact
50:33sur les mid-terms
50:34on le verra
50:34l'intérêt que lui-même
50:36porte à ces élections
50:37dont il sait
50:38qu'elles vont être
50:38difficiles
50:39on verra aussi
50:40mais c'est vrai
50:41que cet homme
50:42le plus puissant du monde
50:43qui se retrouve
50:43dans cette situation-là
50:44c'est quand même
50:44quelque chose
50:45d'assez invraisemblable
50:47je vais essayer
50:47de vous faire rire
50:48un peu
50:48parce que c'est vraiment
50:49difficile en ce moment
50:50mais je vais essayer
50:51quand même
50:51il y a quelques jours
50:52de ça
50:52je suis tombé
50:53sur un éditorial
50:55ou un texte
50:56d'un éditorialiste
50:57britannique
50:58je crois non américain
50:58qui expliquait
50:59le paradoxe
51:00du marchand de tapis
51:01en fait
51:02le marchand de tapis
51:02persant bien sûr
51:04le marchand de tapis
51:04a toujours l'avantage
51:06parce que
51:06quand vous voulez
51:07un tapis persant
51:08lui il est là
51:09il a le tapis
51:10vous pouvez
51:11on peut discuter du prix
51:12et d'ailleurs
51:13vous finissez toujours
51:14par proposer plus
51:15que ce que lui veut
51:16mais le marchand de tapis
51:17c'est-à-dire les iraniens
51:18eux sont là
51:18ils ont le tapis
51:20ils ont ce que
51:21Donald Trump veut
51:22que ce soit
51:22les 450 kilos d'uranium
51:25ou
51:26le réouvert
51:27du l'étroit d'Hermouz
51:28et donc
51:29Donald Trump
51:30fait
51:31exactement
51:32ce que font
51:32tous les vendeurs
51:33et tous ceux
51:34qui sont allés
51:34dans un souk
51:36arabe
51:36ou même au souk
51:37de Téhéran
51:37peuvent s'en témoigner
51:38vous tournez autour
51:40du marchand de tapis
51:40vous tournez
51:41vous entrez
51:42vous dites
51:43non pas ce prix-là
51:43et à la fin
51:44vous l'achetez
51:45et c'est le marchand de tapis
51:47qui l'emporte
51:47c'est exactement
51:48ça m'a beaucoup fait rire
51:50parce qu'il faut aussi
51:51hâte quelquefois
51:52un petit peu de sourire
51:52mais je pense qu'en fait
51:53il y a quelque chose
51:54de profondément vrai
51:55dans cette métaphore
51:57vraiment
51:58les iraniens
51:58sont en position
52:00millénaire en plus
52:01de bons vieux marchands de tapis
52:03du bazar de Téhéran
52:04et c'est vrai qu'au départ
52:05un des objectifs
52:06enfin
52:06c'était une possibilité
52:08c'était l'effondrement
52:09du régime
52:10finalement
52:11beaucoup de dignitaires
52:13iraniens
52:13ont été tués
52:14mais ce régime
52:15il est toujours là
52:15et il joue ce rôle
52:16en effet
52:17de marchand de tapis
52:18on verra
52:18si le marchandage
52:19justement
52:20aboutit à un accord
52:21ou pas
52:21entre iraniens
52:22et américains
52:23dans les prochains jours
52:24comme vous nous le disiez
52:24Anthony Bélanger
52:25c'est déjà la fin
52:26de ces informés
52:27Sylvain Courage
52:28qu'est-ce qu'on lit
52:29à la une du Nouvel Obs
52:30les propos de Raphaël Glucksmann
52:34qui nous a accordé
52:36des extraits exclusifs
52:37de son livre
52:37et on enquête
52:38sur son pari présidentiel
52:39Raphaël Glucksmann
52:40qui a dit
52:41qu'il se donnait
52:41trois mois
52:42pour se décider
52:43avant de se lancer
52:44ou non
52:45dans la course
52:45à la présidentielle
52:47Valérie Lyon
52:48à la Une de la Croix
52:48un reportage en Russie
52:50internet réduit
52:51les russes grognent
52:52vous savez que
52:53pour renforcer son contrôle
52:55sur la population
52:56Moscou est en train
52:57de multiplier
52:58les coupures d'internet
53:00les coupures
53:01le blocage de télégramme
53:02et les jeunes russes
53:04commencent à trouver
53:05la pénitence difficile
53:08à lire dans la Croix
53:09demain
53:09merci à tous
53:10merci Valérie Gass
53:11d'être venu
53:12merci Anthony Bélanger
53:13les informés reviennent
53:14demain matin
53:15à 9h
53:15sur France Info
53:16très bonne soirée à tous
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