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  • il y a 10 minutes
Michel Fayad, géopolitologue, déplore les problèmes liés à l'espace Schengen, dans cette crise migratoire de Ceuta. Il estime que les anciens accords ne peuvent plus fonctionner, et que la gestion des flux migratoires demande de fermer les frontières, de chaque pays comme de l'Union européenne. «Si Schengen était en vie, il n'y aurait pas cette crise migratoire».

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Transcription
00:00Moi, je pense que Schengen est mort.
00:02Parce que si Schengen était en vie, il n'y aurait pas ça.
00:06Le fait même qu'il y ait ça, c'est que Schengen est mort.
00:08Donc, soit on va accepter ce constat-là et on va créer quelque chose d'autre,
00:14ou alors on va... Je ne sais pas où est-ce qu'on va.
00:16Il y a une chose qui est importante, c'est que vous nous dites,
00:20oui, les Italiens vont bloquer les Espagnols.
00:24J'ai jamais l'honneur qui le dit.
00:25Oui, mais concrètement, ça se passe comment ?
00:27Est-ce qu'il va y avoir des barrages
00:29et on va contrôler chacun qui va rentrer s'il est espagnol ou pas ?
00:33Ça ne va pas se passer.
00:34Donc, en réalité, ce sont aussi des postures.
00:36Ce qu'il faut, c'est qu'il y ait un rétablissement des frontières
00:39au niveau européen et au niveau national.
00:41On n'a pas le choix parce que, justement, au niveau national,
00:45chacun a sa propre politique.
00:46Donc, si M. Sanchez veut régulariser 500 000 personnes
00:50et Mme Merkel, avant, voulait régulariser 2 millions de Syriens,
00:55malheureusement, c'est leur choix.
00:57Mais nous, on n'en veut pas de ces gens-là.
00:58Donc, nous, on doit également fermer nos frontières.
01:01Donc, il doit y avoir une fermeture des frontières au niveau européen
01:03et fermer nos frontières au niveau national.
01:06Si on ne le fait pas, c'est l'Europe qui va disparaître
01:09et la France qui va disparaître.
01:11Parce qu'aujourd'hui, c'est 70 000 migrants.
01:15Demain, ça sera encore plus nombreux.
01:16Il y aura encore plus.
01:17Rappelez-vous, même à l'époque de Nicolas Sarkozy,
01:20on parlait de 150 000 personnes qui débarquent,
01:23même avant que Nicolas Sarkozy soit élu,
01:24à la fin du mandat de Jacques Chirac.
01:26Il y avait 150 000 personnes qui rentraient chaque année en France.
01:29Aujourd'hui, c'est 500 000 personnes qui rentrent chaque année en France.
01:32Dans les prochaines années, c'est peut-être 700 000, 800 000,
01:341 million chaque année.
01:36Qu'est-ce qu'on va faire si on ne ferme pas nos frontières,
01:38si on ne filtre pas, si on ne voit pas qui rentre, qui sort ?
01:41À un moment donné, c'est une question de survie pour l'Europe, pour la France,
01:46et donc de tout notre modèle économique, social, civilisationnel, culturel,
01:52politique, géopolitique, diplomatique, à tous les niveaux.
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