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  • il y a 31 minutes
Ce lundi 17 août, Sébastien Korchia, directeur général et directeur des Investissements chez Cogefi Gestion, John Plassard, associé, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion, et Gilles Santacreu, trader algorithmique et administrateur de Boursikoter, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:05BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse avec Guillaume Sommerer.
00:09A vos côtés, ravi de vous retrouver jusqu'à 18h, BFM Bourse toujours en format concentré tout au long de
00:14l'été pour une ultime semaine.
00:15On est ravi de vous retrouver, on va débriefer dans un instant la clôture des marchés.
00:18Les marchés qui en Europe sont en petite baisse aujourd'hui, le CAC perd 0,5%.
00:23A Wall Street, on est un peu mitigé aussi, le S&P moins 0,1.
00:26Le Nasdaq quand même est encore en hausse de 0,2%.
00:28Nos trois experts pour parler de tout cela ce soir, il vient de nous rejoindre.
00:31Sébastien Corchia, directeur des investissements de Cogefi.
00:34Bonsoir Sébastien, bienvenue.
00:36John Plassard aussi nous accompagne, Cité Gestion, il a des couleurs.
00:40Bonsoir John, ravi de vous retrouver.
00:41Et lui aussi a des couleurs, Gilles Santacreux pour boursicoté.com.
00:45Bonsoir Gilles, dans un instant je vous donnerai le potentiel technique,
00:49notamment de certaines valeurs de Valneva qui se distinguent particulièrement aujourd'hui
00:53et puis du CAC 40 bien évidemment.
00:55D'abord, alors voilà, Sébastien, 4-5 minutes avant la clôture,
01:00avant d'entrer dans le détail de cette séance,
01:01comment vous l'avez vécu cet été boursier ?
01:03On est encore un peu dedans, clairement cette semaine,
01:05les volumes sont encore très faibles aujourd'hui.
01:07Quel mot, quelles caractéristiques pour désigner, décrire cet été ?
01:10Peut-être un mot assez simple, c'est vers à moitié plein,
01:13c'est-à-dire que d'un côté, on a voulu regarder que ce qui faisait plaisir
01:16et il y avait matière, les résultats d'entreprise qui étaient très très bons
01:20et qui suffisaient à eux-mêmes pour alimenter et justifier la hausse des cours.
01:25Et puis, un autre compartiment qu'on n'a pas trop voulu regarder,
01:29qu'on va regarder maintenant parce qu'on va être en manque d'actualité microéconomique,
01:33donc on s'est penché sur la micro, on va passer sur la macro,
01:37on va passer sur les taux, sur le change,
01:39des choses qui se sont arrivées tout au long de l'été,
01:41mais que le marché n'a pas voulu voir,
01:42deux salles, deux ambiances, véritablement.
01:44Le marché des actions d'un côté, avec une hausse, mais une hausse en trompe-l'œil
01:49parce qu'en fait, on a l'impression, notamment sur ces derniers jours,
01:52dernières semaines, que les marchés américains sont repartis sur leurs plus hauts et tout ça.
01:56Or, finalement, pas tant que ça.
01:58Par exemple, sur le Nasdaq, 100, on n'a pas retrouvé les plus hauts.
02:01Et quand on regarde les performances depuis le 1er juillet,
02:05au début de l'été, 1er juillet à aujourd'hui,
02:07on a envie de se dire, tiens, le Nasdaq a gagné 10%, etc.
02:10Ça, c'est le cas entre le 1er août et maintenant.
02:14C'est ça, au mois d'août, on a un beau performance.
02:16Au mois d'août, avec des résultats, des annonces, etc.
02:19Et qui rattrape à peine un mois de juillet difficile.
02:21Qui rattrape à peine un mois de juillet difficile.
02:23Et au bout du compte, quand vous arrivez entre le 1er juillet et aujourd'hui,
02:27vous avez quoi ? C'est assez surprenant.
02:29Moi-même, j'étais surpris tout à l'heure en retour en séché.
02:32Vous arrivez avec un Nasdaq 100 qui est légèrement en dessous de zéro.
02:37Un indice SOC, celui des semi-conducteurs, qui fait moins 12.
02:40Et puis, un S&P et un Dow qui sont un peu positifs.
02:44Et finalement, le grand gagnant, c'est le S&P équipondéré.
02:48Celui qui perdait tout le temps, vous savez.
02:49Et c'est intéressant qu'il soit gagnant.
02:51Ça veut dire qu'en fait, c'est donc les Max 7 qui ont moins bien performé.
02:55Parce que généralement, elles tiraient le S&P 500 contre le équipondéré.
02:59Et deuxième observation, c'est que le reste a bien marché aussi.
03:02Et c'est vrai que quand vous regardez les publications aux Etats-Unis,
03:04elles ont été assez uniformes sur toute l'économie américaine qui a fonctionné.
03:07Donc, un marché action, finalement, qui est un trompe-l'œil.
03:11Mais qui est dopé par beaucoup d'annonces.
03:14Et puis, plein de choses petites.
03:16Parce qu'on a introduit SpaceX, on va introduire d'autres sociétés.
03:18Donc, il faut faire du marketing.
03:20Et puis, un marché obligataire qui fait la soupe à la grimace.
03:24et qui commence à amener du stress.
03:26Oui, 10 ans américains aujourd'hui à 4,7%.
03:28Le 30 ans américain sur des plus hauts de 2009.
03:32Le 10 ans français, lui, est sur des plus hauts de 2009.
03:33Et le 30 ans américain, je crois que c'est...
03:35Le plus haut de 25 ans.
03:36Voilà, c'est ça.
03:3625 ans.
03:37Et le 10 ans américain, c'est les plus hauts depuis la crise financière.
03:41John, comment vous le décriez, vous, cet été ?
03:43On est encore dedans.
03:44Mais voilà, d'un instant, Sébastien nous disait,
03:47c'est une hausse en trompe-l'œil.
03:48Parce que là, au mois d'août, on a une belle perf.
03:49Mais auparavant, le mois de juillet était plus grimaçant.
03:51Et donc, au global, c'est un bilan très mitigé.
03:53D'autant que le marché obligataire, lui, continue de se tendre.
03:55Vous, vous le voyez comment cet été boursier, John ?
03:58J'essaie de le voir depuis le début de l'année,
04:00voire depuis 12 mois.
04:01Les performances sont extraordinaires.
04:03On sait que le S&P 500, si on parle des marchés américains,
04:07est tiré par les performances des entreprises américaines.
04:10On a quand même plus de 90% des entreprises du S&P
04:13qui ont publié avec une croissance des bénéfices
04:16qui est proche de 50%.
04:18Si vous enlevez Alphabet et Amazon, on est à 30%.
04:22Donc, on a quand même un bilan assez extraordinaire.
04:25Je dirais que cet été,
04:27alors on savait qu'il y aurait de la volatilité.
04:29Il y en a eu en juillet, effectivement.
04:31On a les valeurs qui avaient le plus monté,
04:34notamment dans l'intelligence artificielle,
04:35qui ont été sanctionnées.
04:37Mais je ne dirais pas que c'est dramatique.
04:39Je dirais qu'aujourd'hui,
04:40on est quand même dans une situation,
04:42qu'on le veuille ou non,
04:43où ce qui se passe au Moyen-Orient,
04:45dans le détroit d'Hormuz,
04:46plus personne n'en a absolument rien à faire,
04:50plus personne ne le regarde.
04:51On regarde les anticipations de la Réserve fédérale américaine
04:55qui sont pour les grandes banques américaines
04:58et notamment Goldman Sachs.
05:00Sur un higher for longer,
05:02on ne va plus monter les taux aux États-Unis
05:05parce qu'on n'aura pas un effet de second tour sur l'inflation.
05:09Donc, il y a une espèce de complaisance
05:11malgré ce qui s'est passé en juillet.
05:14Donc, comment je le regarde ?
05:15Je le regarde de manière assez positive
05:17parce qu'on a quand même eu des nouvelles
05:19qui étaient assez mitigées, je dirais.
05:23Puis, vous l'avez dit, la question,
05:25tout d'un coup, on se rend compte,
05:26enfin, certains investisseurs se rendent compte
05:28que le 10 ans et le 30 ans américains,
05:30eh bien, ils montent quand même,
05:32même si la fête ne va pas potentiellement monter les taux
05:35et qu'on est, on sera ce soir aux États-Unis
05:38avec une dette fédérale de 40 000 milliards de dollars
05:42et qu'à un moment ou un autre,
05:44avec les nouvelles adjudications sur 2027,
05:47eh bien, ça va commencer à poser problème.
05:49Et ça, c'est assez intéressant,
05:51ce prisme qui est en train, eh bien,
05:54de tourner vers un autre facteur, en fait.
05:56Est-ce que la fête perd le contrôle
05:58du marché obligataire, des taux obligataires ?
05:59On n'attend plus de hausse de taux de la fête en septembre
06:02et pourtant, les taux américains sont sur des plus hauts.
06:04On continue d'en parler,
06:04c'est la clôture en direct, 17h36.
06:07Ici en Europe, ça y est,
06:09on termine cette première séance de la semaine.
06:10Dans le rouge, le CAC 40 perd 0,66 ce soir en clôture.
06:13L'Eurostock 50, 200 côté, perd 0,1%.
06:16Une clôture à la baisse du CAC 40
06:18qui sous-performe les autres marchés européens
06:19avec le luxe.
06:20Kering et Lanterne Rouge, ce soir,
06:22ils perdent un peu plus de 4%.
06:23On a aussi Stellantis qui recule de 4% également aujourd'hui.
06:27Stellantis qui aura vécu un été difficile.
06:30Là, pour le coup, sur un mois,
06:31Stellantis perd désormais 10%.
06:32Également en repli, Saint-Gobain,
06:34moins 3%.
06:35Et puis à la hausse,
06:35alors des valeurs tech
06:36parce qu'on a des nouvelles infos
06:38qui filtrent sur l'introduction en bourse attendue
06:40d'Anthropic,
06:41peut-être sur une valorisation supérieure
06:44à ce qu'on aurait pu imaginer jusqu'ici.
06:45On va en parler dans un instant,
06:46mais du coup, la tech est en hausse.
06:47Oui, STMicroelectronics récupère ce soir
06:495% à la bourse de Paris,
06:51après avoir perdu quand même plus de 10%
06:52sur un mois.
06:53Aujourd'hui, plus 5% pour STM.
06:54On a aussi Soitec qui progresse bien.
06:56Et puis à part la tech,
06:57Sanofi gagne 1,5%.
06:59Voilà le palmarès de cette séance.
07:01Alors, on n'oublie pas Valneva également,
07:03sur laquelle on reviendra dans un instant
07:04avec Gilles Santacreux en détail.
07:06Mais en clôture,
07:07Valneva effectivement se distingue
07:10parce que le régulateur européen
07:11va entamer l'examen du vaccin
07:13contre la maladie de Lyme.
07:15Et ça, c'est important pour Valneva.
07:16Le titre gagne 2,4% en clôture.
07:18Gilles, donc on vous retrouve
07:19pour Boursicoté.com.
07:21Ce soir, le CAC perd 0,6%.
07:228 579 points.
07:25Quel potentiel cela ouvre pour la suite, Gilles ?
07:29On est vraiment dans la continuité
07:31de ce qui se passe depuis la semaine dernière.
07:33C'est-à-dire, on a un petit peu
07:33une décorrélation négative
07:35par rapport au reste des indices européens.
07:38On n'a qu'à se comparer avec le DAX,
07:40par exemple,
07:40qui est sur une certaine stabilité.
07:44Depuis la semaine dernière,
07:45on est vraiment dans une phase de consolidation.
07:47Alors encore une fois,
07:48on a effectivement un mauvais scoring
07:50de la part du luxe.
07:51On a LVMH et L'Oréal
07:53qui sont à moins 2,5.
07:55On a Hermès dans le rouge.
07:57Airbus aussi.
07:58Hermès, on est quasiment à moins 1,5.
08:00Donc tout cela pèse un petit peu.
08:01C'est plus un effet de pondération
08:03que réellement d'économie.
08:06Donc, tant que l'on sera dans ce contexte,
08:09on aura un CAC 40
08:10qui sera dans une phase de consolidation.
08:12En termes de niveau,
08:14la semaine dernière,
08:14il fallait surveiller 8 640.
08:16J'avais dit qu'en cas de franchissement,
08:18eh bien, c'était 8 560.
08:20On n'est pas encore sur ces zones,
08:22mais c'est un niveau
08:23qu'il va falloir surveiller
08:24si on continue à consolider de cette manière.
08:28Sous 8 560 points,
08:29eh bien, on viendrait affaiblir
08:32un peu plus fort la dynamique haussière
08:33qui s'était développée
08:34depuis la fin du mois de juillet.
08:37Donc, globalement, pour l'instant,
08:38on consolide,
08:39mais ça reste positif dans l'ensemble.
08:41On continue d'en parler avec nos experts.
08:43Gilles, vous restez avec nous.
08:45Bien sûr, Sébastien Corchia aussi
08:47et John Plassard en plateau.
08:49On est ensemble, c'est BFM Bourse.
08:50Le débrief de la séance jusqu'à 18h.
08:52Ce soir, donc, le CAC perd 0,6%.
08:55Le pétrole.
08:56Parlons-en quand même, Sébastien,
08:57du pétrole parce que le baril
08:58reste orienté à la hausse.
08:59Ce soir, le baril de Brent
09:00est à 89 dollars.
09:01C'est en plus aujourd'hui
09:02le dernier jour
09:03où Américains et Iraniens
09:04devaient négocier
09:05dans le cadre du cessez-le-feu
09:06ou pseudo cessez-le-feu.
09:07Voilà, on a un baril de pétrole
09:08encore orienté à la hausse.
09:09Je crois que le dernier jour,
09:11déjà depuis le premier jour,
09:12ça négocie, ça ne négocie pas.
09:15Et puis, je crois qu'ils n'y arrivent pas.
09:17Et ce n'est pas la déclaration de Trump,
09:19y compris la toute dernière
09:20qui dit qu'il est prêt à taper sur Oman
09:22s'il se mêle des affaires
09:25des États-Unis pour négocier,
09:27qui va arranger les choses.
09:28Surtout quand on sait que Oman,
09:30c'est la porte d'entrée de discussion
09:32vers les Iraniens historiques et habituelles.
09:34Et désormais, Trump menace
09:35de bombarder le sultanat d'Oman.
09:36Oui, donc là,
09:37ça commence à complexifier tout,
09:40sachant que de l'autre côté,
09:41côté iranien,
09:42il y a eu beaucoup cet été
09:44de remaniement dans la politique,
09:47dans les hauts dignitaires politiques iraniens,
09:50avec des gens qui sont plutôt des durs,
09:54plutôt des militaires,
09:56des gens qui ont fait la guerre Iran-Irak.
09:58Donc, on n'a pas une volonté
09:59véritablement de discuter.
10:01Et vous avez vu,
10:02il y a eu cinq bateaux
10:03sur les deux derniers jours
10:04qui sont passés.
10:05Ça vous donne un peu une idée,
10:06notamment pour le pétrole.
10:07Ormuz est à nouveau paralysé.
10:08Ce week-end,
10:09seuls cinq bateaux transités par Ormuz,
10:11c'est six fois moins
10:11que le week-end précédent.
10:12Oui, et c'est 25 fois moins
10:14d'une journée normale.
10:17en plus, vous entendez Donald Trump
10:19qui dit qu'il va prendre le contrôle
10:21du détroit d'Ormuz.
10:22Il appellera d'ailleurs
10:23le détroit de l'Amérique.
10:26Ça nous rappelle le golfe d'Amérique
10:28versus le golfe du Mexique.
10:30Donc, ça devient très compliqué.
10:31Et je comprends que John Plassard disait
10:33qu'on n'écoute plus finalement
10:34ce qui se dit.
10:35N'empêche que c'est très important
10:36parce que le pétrole,
10:38c'est quand même ce qui fait peur,
10:39notamment à M. Besant aux États-Unis
10:42et à tout le monde.
10:43Et à la Fed et autres
10:44parce que c'est au cœur du réacteur
10:47pour l'inflation.
10:49Donc, vous comprenez que là,
10:50il y a un sérieux problème
10:51qu'il faut essayer de résoudre.
10:54bien compliqué.
10:55Je pense qu'on n'y arrivera pas
10:57à court terme.
10:58Et il y a quand même une donnée
10:59qui est assez intéressante.
11:00C'est que que les cours du pétrole
11:02montent ou qu'ils baissent,
11:04on s'aperçoit que les cours
11:05de l'essence, eux,
11:07sont sans arrêt en hausse.
11:09Même quand le pétrole baisse,
11:10l'essence, elle progresse.
11:12Exactement.
11:12Parce qu'en fait,
11:13il y a un problème énorme de raffinage.
11:15On est au taquet en termes de raffinage.
11:17Il y a beaucoup d'installations
11:18de raffinage qui ont été bloquées.
11:22Bloquées naturellement
11:23dans des pays du Golfe
11:25et qu'on ne peut pas faire passer le diesel.
11:27Qui ont été détruites récemment
11:29en Arabie Saoudite.
11:30Qui ont été détruites beaucoup
11:32en Ukraine, Russie.
11:33Et la Russie n'exporte plus rien.
11:35La Chine a mis des quotas.
11:37Donc, il y a un énorme sujet
11:39sur les prix de l'essence
11:40et les prix du diesel.
11:41qui est un sujet économique
11:43mais un sujet politique
11:45partout, chez nous.
11:47Et vous comprenez mieux
11:48pourquoi on s'étonne maintenant
11:49que quand les prix du pétrole
11:51rebaisent suite aux annonces,
11:52les cours d'essence ne suivent pas.
11:53Et ça, c'est un véritable sujet
11:55pour les semaines qui viennent.
11:57Sujet électoral, notamment.
11:59Un peu partout.
12:00Mais surtout au mid-term
12:01aux Etats-Unis.
12:02Aujourd'hui, le prix du galon
12:04aux Etats-Unis d'essence,
12:05c'est 4 dollars.
12:06C'est 30% de plus
12:08qu'il y a un an.
12:09Il va falloir expliquer ça
12:11au mid-term.
12:12Donc, le détroit d'Hormuz,
12:14c'est important.
12:15Mais vous voyez que finalement,
12:16il n'y a même plus
12:17de courroie de transmission
12:18entre le prix du pétrole
12:20et le prix de l'essence
12:21qui commence à être déconnecté.
12:22Parce que vous le disiez,
12:23même dans les phases
12:23où le prix du baril
12:24a baissé ces derniers temps,
12:25ça ne s'est pas répercuté
12:27à la pompe.
12:27Et au contraire,
12:28le chemin de l'essence
12:28reste plutôt un chemin haussier.
12:29avec un détroit d'Hormuz
12:32qui reste paralysé
12:33et parallèlement
12:33des exportations
12:34de produits raffinés russes
12:35qui sont bloquées.
12:36Parce que les Russes
12:37ont besoin de ces produits
12:37pour eux-mêmes.
12:38Les Ukrainiens attaquent
12:39les raffineries.
12:40Il n'y a quasiment plus...
12:41En tout cas,
12:41ils ont un gros problème.
12:42Vous voyez la queue
12:42qu'il y a en Russie
12:44pour faire d'essence.
12:44En Chine,
12:45ils ont mis des quotas.
12:47Et puis,
12:48vous pouvez rajouter aussi,
12:49par exemple,
12:49le gaz.
12:50Juste pour compléter le tableau,
12:52le gaz,
12:52vous avez un énorme pic
12:54de consommation de gaz
12:56cet été.
12:56parce qu'en fait,
12:57on a besoin de clim,
12:58l'électricité, etc.
12:59On ne peut pas utiliser
13:00l'énergie nucléaire
13:01parce que les cours d'eau
13:03sont trop faibles
13:04et trop chauds.
13:05Je prends l'exemple
13:05de la Hongrie
13:06qui a dû fermer
13:06son seul réacteur nucléaire.
13:08Et donc,
13:09vous avez une forte consommation
13:11des turbines à gaz
13:12au moment où l'Europe
13:13doit faire le plein de gaz
13:14pour l'hiver.
13:15Alors,
13:16autant vous dire
13:16que la demande est là
13:17et l'offre est là.
13:19Et donc,
13:19gaz,
13:20pétrole,
13:20essence,
13:21ce n'est pas un bon combo
13:22pour l'inflation.
13:23En même temps,
13:25les prix du gaz
13:25sont largement
13:26inférieurs à ce qu'ils étaient
13:26en 2022 au début
13:27de la guerre en Ukraine,
13:28mais vraiment très largement
13:28inférieurs.
13:29Et puis,
13:29les prix du pétrole,
13:30malgré tout ce qu'on est
13:30en train d'expliquer.
13:31Alors,
13:31oui,
13:31il y a les prix à la pompe,
13:32on a compris,
13:33qui continuent de monter,
13:33mais Brent n'est pas à 150.
13:35On est à 88 dollars.
13:36Non.
13:37Et pourquoi ?
13:37Parce qu'en fait,
13:38les Américains ont utilisé
13:40leurs réserves stratégiques
13:41de pétrole
13:43pour inonder le marché,
13:44en fait,
13:44l'offre de pétrole.
13:45Sauf qu'on arrive
13:46à un problème.
13:47Ils ont consommé
13:48100 millions de barils
13:49de leurs réserves stratégiques.
13:51Celles-ci sont au plus bas
13:52depuis 43 ans.
13:54Ce n'est pas une situation
13:55d'avenir pour les États-Unis.
13:57À un moment même
13:57où ils ont leurs réserves
13:58de munitions au plus bas.
14:00Stratégiquement,
14:01pour la première puissance
14:02du monde,
14:02avoir,
14:03certes,
14:03productrices de pétrole,
14:04mais avoir des réserves
14:05au plus bas,
14:06300 millions de barils
14:07depuis 43 ans,
14:08plus de réserves de munitions,
14:09etc.
14:10Quand vous êtes dans
14:11des négociations bilatérales
14:13et autres,
14:13ça n'aide pas
14:14et ça aide encore moins
14:15à l'approche des élections.
14:16Heureusement sur le pétrole
14:17que la demande faiblit.
14:18D'ailleurs,
14:18l'Agence internationale
14:19de l'énergie
14:19attend une nouvelle baisse
14:20de la demande mondiale
14:21en pétrole.
14:22Les chiffres chinois du jour
14:23vont dans le sens,
14:24John,
14:24d'un ralentissement
14:25de la bande chinoise également
14:26puisque les chiffres
14:27sont décevants.
14:27Vente au détail
14:28en hausse trois fois
14:29inférieure aux attentes
14:30au mois de juillet en Chine,
14:31production industrielle
14:31aussi sous les attentes.
14:32La Chine qui ralentit,
14:34ça peut être un thème fort
14:35de cette rentrée
14:36ou finalement ce thème
14:38est noyé dans le reste ?
14:39Non,
14:40je pense que c'est un thème
14:41très fort.
14:42Vous savez que lorsqu'on regarde
14:44comment on consomme,
14:46vous savez le rêve chinois
14:47qu'on le voit ou non,
14:48je ne dois pas le dire
14:48trop fort,
14:49mais c'est un peu
14:50le modèle américain
14:52avec une consommation domestique
14:54qui leur permettrait
14:55de moins dépendre
14:56des exportations.
14:57Et on voit que
14:58si aux États-Unis,
14:59la consommation domestique,
15:01ça représente 73%
15:03de la croissance du PIB,
15:05en Chine,
15:06on est en dessous de 50%.
15:07Et on a vu
15:08dans les dernières statistiques,
15:10vous avez dit,
15:10les ventes au détail
15:11ce matin étaient nettement
15:12en dessous des attentes,
15:13mais on a aussi eu
15:14les PMI des services.
15:16C'est-à-dire qu'on a une épargne
15:17qui est très importante en Chine,
15:19mais la confiance n'est pas là
15:20et surtout,
15:21les prix de l'immobilier
15:22qui s'étaient légèrement stabilisés,
15:25eh bien,
15:25ils continuent à baisser.
15:27Et lorsqu'on sait
15:27que l'immobilier en Chine,
15:29eh bien,
15:30c'est une richesse,
15:31eh bien,
15:32la richesse des Chinois,
15:33elle est en train de baisser.
15:34Donc,
15:34on est dans une espèce de spirale
15:36qui n'est pas très positive.
15:38Alors,
15:38pour les exportations,
15:40on l'avait vu,
15:40pour les exportations,
15:41notamment de matériaux électroniques,
15:44eh bien,
15:45ça s'était très bien passé
15:46pour la Chine,
15:47mais pour le reste,
15:48la consommation domestique,
15:49elle coince.
15:50Et ça,
15:51c'est le problème
15:51parce que ça,
15:52ça n'était vu.
15:54Personne ne l'avait vu,
15:56les économistes ne l'avaient pas vu.
15:57Alors,
15:58c'est vrai que les chiffres officiels
15:59font état d'une croissance
16:01entre 4,5 et 5 %,
16:02mais ne soyons pas dupes,
16:04il va falloir que le gouvernement
16:06encore,
16:07eh bien,
16:08mette la main à la pâte
16:09et lance des nouveaux projets,
16:12notamment des projets d'infrastructure,
16:14et essayer de relancer, eh bien,
16:17la consommation domestique.
16:19Mais c'est très difficile.
16:21Comment est-ce qu'on peut
16:22ramener la confiance dans les marchés,
16:24ramener la confiance
16:25pour le tout-un chacun ?
16:30Et la toute dernière chose,
16:31ce qu'on a vu aussi la semaine passée,
16:34c'est que les demandes de prêts,
16:36les demandes de prêts aux banques,
16:38eh bien,
16:39se sont littéralement effondrées.
16:41Donc,
16:41ça veut dire que les gens,
16:42les entreprises,
16:43n'ont pas confiance
16:44tant qu'elles demandent moins de prêts.
16:46Donc,
16:46ce n'est pas si sain que ça,
16:47effectivement,
16:48c'est peut-être,
16:48Guillaume,
16:49la deuxième,
16:50la surprise,
16:51peut-être pas la deuxième,
16:52même la première surprise
16:53de cette deuxième partie de l'année.
16:54Oui,
16:55la Chine qu'il faudra suivre,
16:56la dynamique chinoise,
16:57les élections de mi-terme,
16:58on en a dit un mot
16:59il y a un instant,
16:59bien évidemment,
17:00et aussi les élections en Russie,
17:02oui,
17:03on vote encore en Russie,
17:04même si certains partis
17:05sont interdits de se présenter,
17:06mais voilà.
17:07Élections législatives en Russie,
17:08c'est le 20 septembre,
17:09c'est un point d'attention,
17:11généralement,
17:11on ne parle que
17:12des élections de mi-terme,
17:13forcément,
17:14on parle aussi beaucoup
17:16parce que tout ça,
17:17ça a des liens aussi
17:17vers les taux.
17:19Élections américaines,
17:19endettements,
17:21inflation,
17:22bon,
17:23etc.
17:24Valable pour l'Europe aussi
17:25parce qu'en France,
17:26on a le budget
17:27au mois d'octobre
17:28et on comprend un peu mieux
17:30les tensions
17:30qu'on commence à vivre
17:31sur l'OAT
17:32qui dépassent les 4%
17:33et élections législatives
17:35en Russie le 20 septembre,
17:37alors vous allez me dire,
17:38c'est plié d'avance
17:39et on s'en moque un peu.
17:40Et ce n'est pas un enjeu de marché ?
17:42Si, si,
17:42peut-être que si en fait.
17:43Si,
17:43peut-être que si
17:44parce qu'en fait,
17:45quand vous lisez
17:46la presse spécialisée,
17:48notamment en géopolitique,
17:49beaucoup disent
17:50qu'une fois les élections passées,
17:52donc le 21 septembre,
17:54une mobilisation supplémentaire
17:57de soldats
17:58dans la population,
17:59voire une mobilisation
18:01générale
18:03de la population,
18:04pourrait se faire en Russie.
18:06Et imaginez bien
18:07que ça ne va pas être
18:08la même ambiance,
18:09notamment pour les pays européens
18:11à la frontière de la Russie,
18:13dont les services secrets
18:14les uns après les autres,
18:15les Pays-Bas,
18:16le Danemark,
18:17la Finlande
18:18et récemment
18:18les États-Unis
18:19ont annoncé
18:20qu'entre l'automne
18:21et quelque part
18:22entre 2028-2029,
18:24Poutine pourrait être tenté
18:25de tester l'article 5
18:28d'un des pays
18:28de l'OTAN.
18:29Et donc,
18:30ces élections législatives,
18:32il faudra les regarder
18:32à travers un prisme
18:33de géopolitique
18:34et voir
18:35si derrière,
18:36il y aura effectivement
18:37une mobilisation,
18:38ce qui serait
18:39une très mauvaise nouvelle
18:40entre nous.
18:41Ce soir,
18:42le CAC 40 en clôture
18:42perd 0,6%,
18:43donc on le rappelle
18:44pour entamer la semaine,
18:458 579 points.
18:47Gilles,
18:47on vous retrouve à nouveau
18:48du côté des valeurs
18:49qui sont distinguées aujourd'hui.
18:50Il y a Valneva,
18:50on le disait,
18:51le titre gagne 2,4%
18:52parce que le régulateur européen
18:53va entamer,
18:54ça y est,
18:55l'examen du vaccin
18:56contre la maladie de Lyme,
18:57ce qui est important
18:57pour le business de Valneva.
18:59Plus 2,4% en clôture
19:00à 3,07 euros.
19:02Quel potentiel technique
19:03pour la suite sur Valneva ?
19:05Le potentiel technique,
19:06il est très positif
19:08puisqu'on sort
19:09d'un mouvement,
19:11je dirais,
19:11de stabilisation
19:13qui datait
19:13de la fin du mois de mars.
19:15Donc là,
19:16le fait d'avoir cassé
19:17certaines résistances,
19:18notamment celle des 2,70,
19:20le fait de confirmer
19:21cette dynamique aujourd'hui
19:22en n'ayant pas
19:23de phase de consolidation
19:24alors que les volumes baissent
19:25est assez positif
19:26puisque ça envoie
19:27un signal de retournement
19:28qui pourrait ramener
19:30les cotations de Valneva
19:31aux alentours
19:32de celles qu'elles étaient
19:33avant la forte baisse
19:35qu'elle a connue
19:35durant le mois de mars,
19:36c'est-à-dire aux alentours
19:37des 4,60.
19:39Donc ça fait
19:39un très gros potentiel
19:40de hausse.
19:41Pour l'instant,
19:42je dirais qu'on est
19:43dans un début d'accélération
19:44donc il va falloir
19:45surveiller un petit peu
19:46justement l'amplitude
19:47de ce mouvement
19:48pour mesurer le potentiel,
19:50éventuellement attendre
19:51une petite phase
19:51de consolidation
19:53pour voir un petit peu
19:55si ce mouvement
19:56peut durer.
19:57Mais là,
19:57on est sur un très beau départ
19:59qui pourrait effectivement
20:00nous donner des perspectives
20:01assez fortes
20:02dans les prochaines semaines
20:03voire les prochains mois.
20:04Valneva en hausse,
20:05on parlera aussi ensemble
20:06d'Esté Microelectronics
20:06qui a gagné 5% ce soir
20:08en clôture.
20:08John,
20:08c'est toute la tech
20:09qui fait un peu mieux
20:10que le reste du marché
20:11aujourd'hui.
20:11Aux Etats-Unis aussi,
20:12d'ailleurs,
20:12les indices sont dans le rouge
20:13mais pas le Nasdaq
20:14qui gagne encore 0,1%.
20:15Pourquoi ?
20:16Parce qu'on a de nouvelles infos
20:17qui filtrent sur l'IPO à venir,
20:18John,
20:19d'Entropic.
20:20Entropic indique
20:21à le potentiel des investisseurs
20:23avoir dégagé
20:23plus de 11 milliards de dollars
20:25de revenus
20:26au deuxième trimestre,
20:26c'est-à-dire que
20:27ces revenus sur un an
20:28seraient multipliés
20:29par 14.
20:30Entropic est en train
20:31de distribuer,
20:32de multiplier
20:32les bonnes nouvelles
20:33avant cet IPO
20:34que beaucoup espèrent
20:35pour l'automne, John.
20:37Oui, tout à fait.
20:38Et puis,
20:38on a aussi OpenAI.
20:40Vous savez,
20:41on a eu la publication
20:43d'une certaine manière
20:44ou en tout cas,
20:45ça a filtré les résultats
20:46qui étaient très importants.
20:49Et en fait,
20:49ça rassure le marché.
20:50Pourquoi ?
20:51Parce qu'on a vu
20:51durant cet été,
20:53si on peut faire
20:53un bref retour sur l'été,
20:55eh bien que
20:56les valeurs
20:57de l'intelligence artificielle
20:59étaient mises
21:00à rude épreuve
21:01par rapport aux investisseurs
21:03qui ne voyaient pas
21:04de retour sur investissement.
21:05On en a parlé tellement
21:07de ces promesses
21:09d'investissement
21:11dans les data centers,
21:12quels qu'ils soient,
21:13eh bien,
21:14un moment,
21:14un autre,
21:15il faut que ça paye.
21:16Et on a vu là
21:17qu'en fait,
21:18Anthropic,
21:19OpenAI,
21:20à travers leurs abonnements
21:21notamment,
21:22eh bien,
21:23ils rapportent
21:24de l'argent.
21:25Et ça,
21:25c'est très important
21:26parce que c'est potentiellement
21:28la deuxième patte
21:29et le deuxième accélérateur
21:31de l'intelligence artificielle.
21:33On va passer maintenant,
21:35et si on regarde
21:36les prévisions
21:37de Goldman Sachs,
21:38encore une fois,
21:39mais c'est un hasard,
21:40eh bien,
21:40les cash flows
21:41des grandes entreprises,
21:43notamment des sept magnifiques,
21:45eh bien,
21:45elles vont repartir à la hausse
21:47en 2027 et 2028
21:48parce que l'intelligence artificielle,
21:51selon les prévisions,
21:52eh bien,
21:52enfin,
21:53ça va rapporter
21:54de l'argent.
21:54Et je pense que
21:55le message
21:56d'Anthropic
21:57à travers
21:58les chips
21:58que vous venez de commenter
22:00et ceux
22:00d'OpenAI,
22:02eh bien,
22:02c'est très positif
22:03pour l'intelligence artificielle
22:05et ça pourrait donner
22:06une réaccélération
22:07à certains titres.
22:08Et puis,
22:09on le voit aujourd'hui,
22:10c'est les semi-conducteurs.
22:11On a Micron,
22:12notamment,
22:13qui remonte
22:13de 6% aux États-Unis.
22:15Et donc,
22:15on voit,
22:16et en Asie aussi,
22:17et puis on avait aussi
22:18à SML,
22:19en Europe,
22:19belle montée
22:20de plus de 2%,
22:21on voit que potentiellement,
22:24eh bien,
22:24après la déconvenue
22:25de juillet,
22:27eh bien,
22:27les gens essayent
22:28de sélectionner
22:29au sein
22:30de l'intelligence artificielle
22:31sans pour autant
22:32abandonner,
22:33eh bien,
22:33cette thématique.
22:34Et du coup,
22:35l'IPO d'Entropie
22:36que certains espèrent
22:36pour le mois d'octobre,
22:37cette IPO
22:38pourrait être encore plus grosse
22:40que celle de SpaceX.
22:41On parle désormais,
22:41le Financial Times
22:42parle désormais
22:43d'une IPO
22:43à 2 000 milliards.
22:44SpaceX,
22:45c'était 1 770.
22:46Donc,
22:46le record serait déjà battu.
22:48Anthropique,
22:49donc,
22:49qui annonce avoir multiplié
22:50par 14 en un an
22:51ses revenus.
22:52C'est vrai que c'est
22:52une bonne nouvelle
22:53pour l'ensemble de l'IA.
22:53Là,
22:54pour le coup,
22:54ça prouve que,
22:55ouais,
22:55ça génère de l'argent.
22:56Oui,
22:57alors,
22:59dans notre jargon,
23:00on appelle ça
23:01du marketing pré-IPO.
23:02C'est-à-dire que
23:03quand vous allez
23:03vous introduire en bourse,
23:04naturellement,
23:04vous n'allez pas raconter
23:06des mauvaises nouvelles.
23:07Vous allez donner
23:08des bonnes nouvelles
23:09et vous allez en donner
23:10régulièrement,
23:11vous allez les distiller
23:12jusqu'au dernier jour.
23:13Il s'est passé
23:14exactement la même chose
23:16pour SpaceX.
23:17Il faut créer la demande.
23:20Donc,
23:20surtout pour attirer
23:212 000 milliards de capitaux.
23:23Il faut aller les chercher,
23:24quand même.
23:24Donc,
23:25vous n'allez entendre
23:26que des bonnes nouvelles.
23:28Moi,
23:28je vous dis quand même
23:29quelque chose.
23:301er juillet,
23:3115 août,
23:32vous avez vu
23:33le Nasdaq,
23:34le Sox,
23:35etc.
23:36Ce n'est pas ce qui a fait
23:37la meilleure des performances.
23:39Et puis,
23:40je reviens à ce que
23:40je vous disais tout à l'heure,
23:422 salles,
23:422 ambiances
23:43pendant cet été.
23:44Et je voudrais quand même
23:46attirer votre attention
23:47sur le fait que
23:49NVIDIA,
23:49dont on dit
23:50la meilleure chose,
23:51une des entreprises
23:51les plus rentables,
23:53et donc c'est un peu
23:53l'icône de tout le reste,
23:55si vous voulez,
23:56ça se paye,
23:57c'est dans la zone basse
23:59de valorisation,
24:00en termes de PER,
24:02de ratio financier,
24:03de ces derniers mois.
24:04C'est quand même
24:04assez étonnant.
24:05Les gens ne veulent pas
24:06surpayer NVIDIA
24:07alors que le secteur
24:09va bien,
24:09mais ce qui m'embête
24:10le plus,
24:11c'est,
24:11et là je reviens
24:12sur les marchés obligataires,
24:132 salles,
24:142 ambiances,
24:14on va aller dans une autre salle,
24:16on va aller dans la salle
24:17des assurances,
24:18des assurances
24:19contre le défaut.
24:20Alors vous savez,
24:21dans cette salle,
24:21il y a une icône,
24:23c'est Oracle.
24:23depuis des mois,
24:24on dit Oracle a un problème,
24:26le CDS d'Oracle
24:27n'arrête pas de monter
24:29et donc tout le monde
24:31surinvestit,
24:32il y a un sujet,
24:33il va y avoir un accident.
24:34Eh bien depuis
24:35une dizaine de semaines,
24:37depuis une dizaine de semaines,
24:39le CDS d'Oracle,
24:41le CDS de Broadcom
24:44ont doublé,
24:46ont doublé,
24:46c'est-à-dire que pour
24:49faire des superbes résultats
24:51face à des entreprises
24:52qui nous annoncent
24:53monts et merveilles,
24:54eh bien c'est assez amusant.
24:56Les marchés,
24:57d'abord les marchés actions,
24:58je vous l'ai dit,
24:58sont un petit peu plus timides
25:00et les marchés obligataires
25:01disent,
25:02oui mais nous maintenant
25:03on veut une prime,
25:05on veut une sécurité
25:06parce que tous ces chiffres
25:07qui vont jusqu'à 500 milliards
25:09la semaine dernière annoncés
25:10et maintenant on fait rentrer
25:12les financiers,
25:13ça devient des demandes
25:15systémiques,
25:16systémiques,
25:17eh bien il faudrait peut-être
25:18se protéger.
25:19Donc attention quand même,
25:21les marchés obligataires
25:23n'ont jamais été des gens
25:24qui ont investi sans réfléchir.
25:27Oui, les banques centrales
25:28perdent le contrôle
25:29du marché obligataire ou pas
25:30parce que c'est vrai
25:30que les taux,
25:31même les taux américains,
25:32montent alors qu'on n'anticipe
25:33plus de hausse de taux
25:33de la Fed en septembre.
25:34Alors bien sûr,
25:35il y a les taux français aussi,
25:35les taux japonais aussi
25:36qui sont sur les plus hauts
25:37de 1996.
25:39Il y aura sans doute
25:39une intervention à venir
25:40de la Bosch dans les prochaines semaines
25:41mais même les taux américains
25:42où là on n'attend pas
25:43de hausse de taux
25:44qui continuent de flamber.
25:45Est-ce qu'il y a une perte
25:45de contrôle sur ce marché ?
25:46Alors il y a plein,
25:47plein de raisons.
25:48C'est technique,
25:48le marché obligataire
25:49et sur les taux longs,
25:51n'oubliez pas que Kevin Warch
25:54a dit que les taux longs,
25:55il ne voulait plus les gérer
25:56comme avant,
25:57il ne voulait plus intervenir,
25:58il voulait réduire
25:59le bilan de la Fed.
26:00Donc c'est des marchés
26:01un peu livrés à eux-mêmes.
26:03Ça l'arrange parce que lui,
26:05il est concentré sur les taux courts.
26:06Alors il y a un patron
26:07qui lui dit,
26:08Donald Trump,
26:09de les baisser
26:09donc il ne peut pas trop
26:10et il vous répond,
26:11Kevin Warch,
26:12il dit,
26:12moi je laisse faire
26:13le marché obligataire,
26:14il fait monter les taux,
26:15ça ralentit un peu l'économie,
26:17je n'aurais pas besoin
26:18de les monter.
26:19Ça c'est un premier élément
26:20mais le sujet,
26:21c'est l'inflation qui est collante
26:23et on n'y arrive pas
26:23et on retourne sur la guerre du Golfe
26:25qui peut faire monter.
26:26Oui, il a un peu fallu
26:26aux attentes quand même
26:27l'inflation américaine.
26:28Elle est toujours
26:29dans les 3%
26:31et vous avez dit tout à l'heure
26:32un baril de pétrole
26:33qui ne veut pas baisser,
26:34l'essence qui ne veut pas baisser,
26:35etc.
26:36Une tension,
26:37John Plassard a à juste titre
26:39rappelé les 40 000 milliards
26:41de dettes
26:41qu'on va avoir
26:42incessamment sous deux.
26:43Je rappelle un autre chiffre
26:44à côté,
26:44c'est 2,8 milliards
26:46d'intérêts par jour
26:48aux Etats-Unis
26:49pour financer cette dette.
26:502,8 milliards par jour.
26:52Donc il faut quand même
26:53un petit peu les sortir.
26:55Et puis on sent,
26:56et pour moi ça a été
26:57un peu le tournant de l'été,
26:58entre une très bonne micro
27:00et une macro
27:01qui se dégrade
27:01sur les taux
27:02et sur les devises,
27:03c'est une sorte d'inquiétude
27:05pour ne pas dire de panique
27:06par rapport aux Yens,
27:07par rapport au fait
27:08que les Japonais
27:09puissent vendre
27:09leurs emprunts d'Etat.
27:10Donc le marché obligataire
27:12il est très tendu
27:13et il est surpompé
27:15à la fois par les Américains
27:16pour leurs dettes
27:17mais en même temps
27:17par les entreprises
27:18de l'IA,
27:20les Google et autres
27:21qui ne cessent
27:22d'aller chercher les capitaux.
27:23Il y a un moment
27:24pour les trouver,
27:24il faut donner de la rémunération.
27:26Ce soir le CAC perd
27:27donc 0,6%
27:28en taux de taux
27:28avec un marché obligataire
27:29toujours orienté à la hausse.
27:30Le 10 ans français
27:31est à 4,06.
27:32Les quarts de taux
27:32avec l'Allemagne
27:3382 points de base.
27:34Donc on a un petit spread
27:35qui s'écarte quand même
27:36entre la France et l'Allemagne
27:37malgré tout
27:37à l'approche peut-être
27:38des élections françaises
27:39mais c'est vrai
27:39que l'ensemble des taux mondiaux
27:40sont en train de se tendre.
27:42Une dernière question
27:42pour vous Gilles.
27:43Gilles Santacreu
27:44on vient à la tech
27:45ce soir STM
27:45donc signe la plus forte hausse du CAC
27:47plus 5%.
27:48On a aussi Soitec
27:48à plus 3%.
27:49Mais ces deux valeurs
27:50n'ont pas vécu le même été.
27:51Soitec s'est envolé depuis un mois
27:52alors qu'STM a perdu plus de 10%.
27:54Laquelle a le plus de potentiel ?
27:55STM ou Soitec ?
27:56S'il fallait choisir Gilles ?
27:58Alors en termes de potentiel
28:00je pencherais plutôt
28:01pour Soitec.
28:02Les deux ont des bons arguments
28:03mais Soitec a quand même
28:04beaucoup plus de volatilité.
28:06C'est quand même une valeur
28:07qui entre son point bas
28:08enfin une phase de stabilisation
28:10du mois de mars
28:11et son plus haut
28:12de la fin du mois de mai
28:13a été multiplié par 4.
28:15Alors certes depuis
28:16on a un peu plus
28:16que divisé par 2
28:17mais là depuis le point bas
28:19que l'on a connu
28:20le 17 juillet
28:21et bien on a regagné
28:22autour de 50%.
28:23Donc cette volatilité
28:25et ce dynamisme
28:25lui donnent un léger avantage
28:27et donc en termes de potentiel
28:28je penserais plutôt
28:29pour Soitec.
28:30Merci beaucoup à tous les 3.
28:32Santacreboursicoté.com
28:32Sébastien Corcia
28:33pour Cogeffi
28:34John Plassard aussi
28:35qui vous accompagne
28:36et à nouveau au quotidien
28:37à partir de la semaine prochaine
28:38John pour Cité Gestion
28:40le CAC 40 termine à moins 0,6
28:42dans un instant
28:42toute l'actu du jour
28:43c'est le 18h écho
28:44avec Stéphanie Collot
28:45Bonne soirée à tous.
28:49BFM Bourse
28:50Vos placements
28:50Nos conseils
28:51sur BFM Business
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