- il y a 13 heures
Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet.
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00:00Bonsoir et bienvenue sur France Info à la une, ce soir la canicule, encore et toujours l'exécutif veut montrer
00:07qu'il est à l'action des annonces ce soir de la part du Premier Ministre.
00:10Nous entendrons aussi Emmanuel Macron, alors que la situation se tend dans les hôpitaux, en particulier à Paris, beaucoup de
00:17monde aux urgences et des décès également.
00:19Les élèves continuent aussi de souffrir de la chaleur, les professeurs appellent à la grève pour dénoncer les classes surchauffées
00:25face à tous ces problèmes.
00:26Quelles solutions ? Notamment dans les logements, nous parlerons de l'architecture bioclimatique et d'appartements qui restent aux frais
00:32sans climatisation malgré la canicule.
00:35Et puis dans ces informés, nous parlerons également de la rencontre entre le chef de l'État Emmanuel Macron et
00:40Giorgia Meloni, la chef du gouvernement italien.
00:43C'était aujourd'hui à Antibes, réconciliation en vue entre les deux dirigeants.
00:48Pour parler de ces sujets, Patricia Lémonière est avec nous. Bonsoir Patricia.
00:51Bonsoir.
00:52Grand reporter, spécialiste des questions internationales. Bonsoir Véronique Adjennari.
00:56Bonsoir.
00:57Correspondante en France pour la chaîne Sky News, bienvenue à vous.
01:01Adrien Brachet, bonsoir.
01:02Bonsoir.
01:03Rédacteur en chef adjoint du service politique du Point.
01:06Et bonsoir Mathias Corasco.
01:07Bonsoir.
01:08Journaliste politique à l'Express.
01:12Encore des températures exceptionnellement élevées ce jeudi, plus de 40 degrés dans de nombreuses régions.
01:18Pas de baisse attendue avant la nuit de samedi à dimanche.
01:22Un pic qui n'a pas d'équivalent depuis Antibes.
01:25Emmanuel Macron évoque aussi une période totalement inédite pour parler de cette canicule.
01:30Le président de la République en a profité pour défendre son bilan en matière d'adaptation au changement climatique.
01:35Ça fait maintenant plusieurs années que nous avons accompagné une transition de nos habitats, de nos bâtiments publics, de nos
01:41infrastructures publiques qui correspond à l'adaptation.
01:44Donc il y a un gros travail qui a été fait et je pense que l'honnêteté conduite à le
01:47regarder à la fois de montants investis et de vraies transformations et qui ont changé beaucoup de choses.
01:51Néanmoins nous n'avons pas fini ce travail.
01:53Il faut avoir cette humilité.
01:54Et pour ma part je regrette plutôt les choix qui ont été faits mais je crois aussi dans la démocratie.
01:59Il se trouve que quand j'avais une majorité absolue, ces fonds ont été votés.
02:02Il y a eu ensuite des choix qui ont été faits et qui sont fruit de compromis ou de certaines
02:05formations politiques.
02:07Allez les voir pour leur demander pourquoi ils ont coupé ces fonds.
02:09Voilà Emmanuel Macron depuis Antibes.
02:11Ce soir Adrien Brachet en clair dit le chef de l'État si je n'ai pas fait mieux c
02:15'est parce que depuis 2022 je n'ai plus de majorité.
02:18En fait on assiste depuis quelques jours sans mauvais jeu de mots à une forme de lancée de patate chaude
02:23entre les différentes forces politiques.
02:25C'est-à-dire qu'en effet Emmanuel Macron accuse les oppositions de ne pas avoir adopté ce qu'il
02:33proposait.
02:33De leur côté les oppositions visent le gouvernement en accusant le gouvernement de ne pas en avoir assez fait, de
02:39ne pas s'être suffisamment préparé.
02:42Les élus locaux aussi grognent vis-à-vis du gouvernement.
02:46Certains notamment reprochent au gouvernement des coupes dans le fameux fond vert.
02:49Et à l'inverse le gouvernement essaie de rappeler qu'il y a une partie de cette politique d'adaptation
02:54au changement climatique qui ne relève pas du gouvernement mais des collectivités locales.
02:58Par exemple dans le Parisien hier Sébastien Lecornu rappelait que sur la question des bâtiments scolaires c'est historiquement de
03:04la compétence des collectivités.
03:06Donc on voit bien qu'il y a ce jeu de patate chaude entre les uns et les autres pour
03:10s'attribuer des responsabilités.
03:13Emmanuel Macron qui a aussi défendu l'action du gouvernement et de son premier ministre.
03:17Ce soir Sébastien Lecornu a d'ailleurs écrit une lettre au maire de France.
03:20C'est une information de nos collègues de France Inter.
03:23Dire que rien n'a été fait revient à nier le travail de milliers d'élus et d'agents publics
03:28dit le chef du gouvernement.
03:30Il répond quoi Mathias Corasco au procès en inaction fait par les oppositions ?
03:34C'est ça, il répond au procès en inaction.
03:36Ses ministres occupent le terrain les uns après les autres.
03:40On a entendu Jean-Christophe Farandou, on a entendu finalement Monique Barbu, la très discrète jusqu'alors ministre de l
03:48'écologie.
03:49Donc globalement chacun essaye de tordre le bras à l'idée que le gouvernement n'aurait rien fait.
03:57Patricia ?
03:58Oui, effectivement il s'essaye de tordre le bras comme vous le dites très justement.
04:02Mais enfin, quand on voit les chiffres qui nous sont donnés par différents rapports depuis des années par exemple,
04:07il faudrait 5 milliards par an pour les écoles pendant 10 ans.
04:11Ça, ce chiffre-là, tout le monde l'a.
04:13Effectivement, alors au lieu de dire c'est la faute de l'opposition ou c'est parce que j'ai
04:16plus la majorité,
04:17enfin la faute à qui j'ai plus la majorité j'ai envie de dire, mais je referme cette parenthèse,
04:22mais simplement il n'y a plus d'argent dans les caisses et il n'y a plus d'argent
04:25depuis des années.
04:26Et quand on renvoie la balle sur les élus locaux en disant c'est la faute, enfin les élus locaux
04:30ne font pas le travail,
04:31mais les élus locaux ont besoin de financement et de financement de l'État.
04:34Or l'État fait des choix, on a des exigences en matière de défense parce qu'il y a des
04:39menaces,
04:39on n'a plus d'argent et à un moment donné, il va falloir réellement se poser la question,
04:43c'est au-delà de ce problème-là, c'est les finances publiques qui sont dans une situation catastrophique
04:49qui nous empêche de faire toute projection dans le futur sur les plans des vraies planifications
04:54parce que l'écologie c'est de la planification et à long terme.
04:57C'est là qu'on voit que concrètement, c'est-à-dire qu'on dit souvent on a des difficultés
05:01financières,
05:02on a une dette galopante, etc.
05:04Ça paraît souvent très abstrait dans le discours politique.
05:07On voit que le fait d'avoir des finances publiques dans l'État dans lequel elles sont,
05:12ça mène que sur les sujets d'avenir, comme la transition écologique,
05:15mais on pourrait parler de la recherche aussi,
05:18on a de moins en moins de marge de manœuvre, de moins en moins de capacités d'action.
05:24Avoir des puissances publiques en mauvais état, c'est aussi mener à une forme d'impuissance politique.
05:29La canicule qui touche une partie de l'Europe et l'Italie également,
05:32alerte rouge dans pas moins de 15 villes, des dizaines de millions d'Italiens
05:35qui vivent actuellement au-dessus des 35 degrés comme nous en France.
05:39Véronica Gennari, est-ce qu'il y a ces mêmes débats politiques en Italie
05:43autour de la responsabilité ?
05:44Qui a fait quoi ? Est-ce que c'est la faute du gouvernement ou des députés ?
05:47Oui, en effet, ça me fait sourire d'entendre mes collègues parler des collectivités locales
05:52parce que depuis 2003, la grosse vague qui a fait beaucoup de morts, 20 000 morts en Italie,
05:58l'Italie, en effet, deux ans après, a construit un plein chaleur
06:03qui est actif en Italie tous les étés, parce qu'en Italie, il fait chaud, on est sur la Méditerranée.
06:08Et on va dire que depuis 2005, l'Italie, en effet, a beaucoup moins centralisé
06:14qu'en France la gestion de la chaleur en général et de la canicule, la crise climatique.
06:19C'est vraiment donné aux locales, aux régions, aux villes, aux départements.
06:23J'ai fait un exemple, les écoles en Italie ferment si c'est le maire qui décide de fermer.
06:28Ce n'est pas les écoles, ce n'est pas les départements, ce n'est pas la région.
06:31Et du coup, voilà, on va dire que c'est des questions et des débats qu'on entend depuis quelques
06:36années
06:36qui sont très, très actuelles en ce moment, même si, je le rappelle,
06:40quand même vraiment la pointe de cette canicule est la France.
06:43L'Italie est un tout petit peu moins touchée.
06:45C'est vrai que ça nous rappelle, Patricia Elémonia, effectivement, qu'en France,
06:47on se tourne tout de suite vers l'État, on a forcément le côté centralisateur,
06:51ce qui n'est pas forcément le cas de tous les pays.
06:52Oui, mais cette gestion par l'État, effectivement, ne se produit pas en Italie
06:56parce que la structure, finalement, la construction, j'ai envie de dire,
07:00presque historique de l'Italie n'est pas vers une structure centralisée.
07:03Mais l'Allemagne, qui est aussi très décentralisée,
07:06dans son plan anti-chaleur qu'elle a adopté l'année dernière et depuis deux ans,
07:10s'est tournée vers le modèle français.
07:12Alors, bonne chance, pour voir ce que ça va donner.
07:15C'est tournée vers le modèle français pour mettre en place son plan anti-chaleur.
07:20Enfin, aucun pays européen digne de ce nom n'a aujourd'hui de vision à long terme
07:27de ce qu'il faudrait.
07:27Et on le voit bien au niveau de l'Union européenne,
07:30comment tout a été détricoté sur le plan de la lutte contre le réchauffement climatique,
07:35progressivement, parce que ce n'était plus ni à la mode,
07:38ni politiquement correct, finalement, de parler de changement climatique.
07:43Véronica ?
07:43Oui, je voulais rassurer ma collègue, c'est tout à fait aussi la critique qu'on fait en Italie,
07:48parce que je ne veux pas dire que cette dérive, cette idée de laisser la gestion
07:56aux régions, aux départements, aux locales, ça ne veut pas dire que ça marche.
08:01En Italie, on le voit, on le voit tous les étés, et en effet, là-là, depuis quelques heures,
08:07on a vu pas mal de critiques qui ont été faites, notamment à la précédente Mélanie,
08:13pour sa non-gestion, pour son inaction.
08:17C'est des critiques que les syndicats et Greenpeace ont faites,
08:21parce qu'en effet, on dit, on donne tout au local, mais l'État ne fait rien.
08:26Et ça, c'est pas tout le monde d'accord, on va dire.
08:29Revenir, Mathias Corasco, à la lettre envoyée ce soir par Sébastien Lecornu, au maire de France.
08:34Il dit aussi avoir demandé au gouvernement d'organiser, ça peut paraître plus surprenant,
08:38avec le groupe La Poste, une mobilisation exceptionnelle,
08:41en proposant les services du réseau de facteurs de La Poste,
08:44en appui des communes qu'ils souhaitent.
08:46On comprend que c'est sans doute parce que les facteurs sont parfois
08:49le seul contact des personnes âgées, isolées en France.
08:52Oui, effectivement, parce que finalement, à travers le sujet de la canicule,
08:55il y a aussi le sujet du grand âge, de la solitude,
08:59de la façon dont la solidarité nationale s'organise aussi.
09:03Mais simplement pour revenir également sur ce que disaient mes collègues,
09:07il y a un problème, je pense, en France, de vision de long terme.
09:09C'est-à-dire que pour moi, il y a eu un épisode qui a été,
09:12qui est très peu de temps, très symptomatique de ce qui se passe.
09:15On a un fond vert qui a été doté, qui a été détricoté, qui a été...
09:18Il y a deux semaines, quand on a eu cette première...
09:21On peut rappeler peut-être le fond vert qui était destiné aux collectivités locales.
09:24Qui était destiné aux collectivités locales pour assurer la transition écologique.
09:29Il y a deux semaines, lors du premier pic de canicule,
09:32au lendemain de ce premier pic de canicule,
09:34il a été amputé de 162,5 millions d'euros.
09:38Sachant qu'il l'avait déjà été auparavant.
09:39Sachant qu'il l'avait déjà été auparavant.
09:42C'est une baisse de près de 20% pour compenser les conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
09:47Donc on voit vraiment qu'une crise en chasse une autre,
09:49que finalement c'est de la politique à la petite semaine
09:51et qu'on n'a pas de vision d'ensemble et planifiée du long terme.
09:57Il était divisé par 4 en 2 ans, j'ai vu.
10:00C'est incroyable.
10:014 en 2 ans, effectivement.
10:02Adrien, vous voulez rajouter quelque chose ?
10:03Oui, on peut s'attendre à ce que l'automne prochain,
10:05le prochain budget soit une forme de nouveau carnage en termes de court terme
10:09et que ces questions-là de long terme et vraiment de vision à long terme
10:15soient sacrifiées sur le tel de petits arrangements politiciens
10:19à l'approche de l'élection présidentielle.
10:21Mathias, vous voulez redire un choix ?
10:23Ce qui est intéressant, c'est qu'on a vu Monique Barbu,
10:25la ministre de la transition écologique, sortir du bois
10:29et surtout finalement menacé de démission du gouvernement
10:36si finalement ce front vert était encore amputé.
10:38Donc on voit qu'au sein du gouvernement, ça peut tanguer,
10:41c'est une crise qui peut être significative
10:42et qu'à la fois, un ministre de l'écologie, pour exister,
10:46il doit jouer le rapport de force.
10:47Je disais une phrase dans la presse qui était assez drôle,
10:50qui disait, heureusement que Sébastien Lecornu
10:53n'avait pas mis comme ministre de la transition écologique Gérald Darmanin
10:57parce que sinon, il aurait dû tripler le montant du fond vert.
11:01On voit qu'en fait, c'est le poids politique aujourd'hui
11:03qui permet d'une certaine façon d'incarner la lutte
11:06contre le réchauffement climatique.
11:07Et on se souvient notamment de la démission à l'époque
11:09de Nicolas Hulot, alors ministre de l'Environnement.
11:13Avec cette canicule et ces températures extrêmement élevées,
11:16l'activité des services d'urgence en France est en hausse de 20 à 30%.
11:19C'est ce qu'indiquait ce matin la ministre de la Santé, Stéphanie Risse.
11:23Ce soir, le préfet de police de Paris affirme que les hôpitaux sont saturés,
11:27ce sont ces termes où on voit que la situation,
11:28Adrien Brachet, se tend très considérablement.
11:31Oui, parce que l'effet des pics de chaleur, en plus,
11:37souvent ne se fait pas ressentir au premier jour du pic de chaleur.
11:40Il se fait ressentir dans les jours qui suivent.
11:42Vous avez des phénomènes de décompensation, des phénomènes de fatigue, d'accumulation.
11:46Donc souvent, le pic dans les hôpitaux vient après le pic de chaleur en lui-même.
11:50Ce qui veut dire que, par exemple, la semaine prochaine,
11:52même si la canicule vient à diminuer,
11:54on pourrait avoir des phénomènes de saturation dans certains services.
11:59Et d'ailleurs, beaucoup de services sont touchés.
12:01On parle des urgences, entre guillemets, classiques.
12:04Mais on a expliqué dans le point cette semaine,
12:08notamment ma collègue Caroline Tourbe,
12:10que par exemple, les services d'urgence psychiatrique aussi,
12:13pendant les canicules, sont touchés par un afflux de patients.
12:17Des phénomènes de démence, des phénomènes d'aggravation de certaines pathologies,
12:21des nouvelles pathologies qui arrivent aussi.
12:23Et c'est là qu'on se rend compte que les conséquences d'une vague caniculaire
12:27sont en cascade, en fait.
12:28C'est-à-dire que ne sont pas seulement, comment dire,
12:32n'en subissent pas seulement les conséquences,
12:34les personnes qu'on pourrait croire les plus vulnérables.
12:36C'est leur cas.
12:37Mais c'est beaucoup plus large que ce qu'on pourrait croire.
12:40Véronica Gennari, en Italie aussi,
12:42on voit de plus en plus de patients touchés par les fortes chaleurs,
12:45même si on a, comme vous le disiez, plus l'habitude.
12:47Mais on voit que la canicule fait des dégâts aussi à ce niveau-là.
12:49Tout à fait, tout à fait.
12:50J'entendais récemment les mots, les déclarations du président,
12:55on va dire, de la région Lombardie,
12:57qui est une des plus grandes,
12:59avec le plus du monde aussi des personnes en Italie,
13:02qui disait justement que les admissions aux urgences
13:05ont fortement augmenté depuis le début de la chaleur.
13:08C'est aussi quelque chose qui est déjà inscrit
13:11dans le plein chaleur italien.
13:13Ça veut dire qu'à une certaine gravité,
13:16on peut activer ce qu'on appelle la code chaleur
13:19dans les urgences en Italie.
13:20Et du coup, donner, on va dire, une route préférentielle
13:23aux personnes qui sont là pour des coups de chaleur.
13:25Je veux rappeler qu'en Italie,
13:28on a déjà cinq morts depuis le début de sept canicules
13:30qui sont morts pour la chaleur, à cause de la chaleur.
13:33Pas pour les noyades, mais vraiment à cause de la chaleur.
13:36Du coup, c'est un problème.
13:37Patricia Lémanière.
13:38Oui, alors, on va rester sur l'international pour faire des comparaisons.
13:41Aux Etats-Unis, on meurt dix à vingt fois moins de la chaleur qu'en France.
13:46Et vous savez pourquoi ?
13:48Parce que les bâtiments, les appartements personnels,
13:51parce que c'est justement les personnes fragiles, âgées,
13:53ou les enfants, etc., sont climatisés.
13:57J'ai pris quelques chiffres.
13:59Climatisation des ménages dans les appartements,
14:01enfin, donc des appartements.
14:03Etats-Unis, 90%.
14:04Vous imaginez ?
14:06Japon, c'est le sommet, 91%.
14:08L'Inde, 5%.
14:10La Chine, 6%.
14:12Peu.
14:13Vous voyez, il y a une inégalité, effectivement.
14:15Il y a eu une mobilisation internationale,
14:16mais il faut dire que les Etats-Unis ont des endroits
14:18comme le Texas, le Nouveau-Mexique, l'Arizona,
14:21où il fait très très chaud.
14:22Et ce qui est étonnant, c'est qu'ils ont climatisé très tôt,
14:25très vite, dès les années 60 et 70,
14:28et ça leur a permis des gains de productivité
14:31sur un plan économique,
14:32parce que quand on travaille tous à 30 aujourd'hui en France,
14:35on est beaucoup moins productifs.
14:37La preuve, on arrête de travailler à telle heure,
14:39les chantiers commencent, etc.
14:41Et donc, aux Etats-Unis, s'il vous plaît,
14:42il y a eu toute une politique d'adaptation
14:45parce qu'ils sont habitués, ils ont une géographie
14:47qui les habitue à vivre avec le désert.
14:50Donc, ils l'ont peuplé, ils l'ont développé,
14:52et avec ça, la climatisation,
14:54mais on pourra aussi parler des procès
14:56qui sont faits à l'encontre de la climatisation.
14:57C'est ce que j'allais dire au sujet de la climatisation.
14:59On en parle tous les soirs en ce moment dans Les Informés.
15:01On va peut-être refaire tout le débat.
15:03Non, mais je voulais citer cet exemple international.
15:05Bien sûr, Patricia, Mathias Corrasco,
15:07effectivement, le débat entre la climatisation,
15:10vers laquelle il faudrait de toute façon arriver
15:11peut-être à un moment, au moins dans certains établissements,
15:14on pense aux hôpitaux, aux écoles, etc.,
15:16versus, on va dire, les conséquences sur l'écologie.
15:19Voilà, c'est ça le débat aussi actuel
15:21qui anime les politiques en France.
15:24Mais c'est un débat, je trouve, qui est beaucoup plus,
15:26comment dire, ça peut sembler anecdotique,
15:29clim contre congé climatique, par exemple.
15:32C'était un peu ça qui a structuré le débat dernièrement.
15:34Mais en fait, la clim portée par Marine Tonnelier,
15:39dernièrement, donc la secrétaire nationale des écologistes,
15:41pour moi, ça porte deux visions de la société
15:43qui sont totalement, enfin, qui peuvent être différentes,
15:47qui peuvent être complémentaires,
15:48mais qui dit aussi deux choses de la société, je veux dire.
15:52Et c'est un peu ça qui a structuré le débat.
15:54Seule chose que je trouve dommage,
15:55c'est qu'on ne puisse pas combiner les deux,
15:56que l'un exclut forcément l'autre,
15:58que les anathèmes prennent le pas sur le débat.
16:03Mais globalement, ce qui était intéressant dans la séquence,
16:07et là, c'est un peu ma cascade journaliste politique
16:10qui prend le dessus,
16:11c'est que c'est la première fois,
16:13et vraiment la première fois,
16:15que le Rassemblement national
16:18a posé les termes du débat
16:20concernant le réchauffement climatique.
16:21En proposant un grand plan,
16:23ce sera lundi, d'ailleurs,
16:23à la présentation officielle de ce plan.
16:25Et en proposant ce grand plan sur la climatisation,
16:27et c'est la première fois,
16:28et c'est la première fois que finalement,
16:29les écologistes sont dépossédés.
16:31Ils ont toujours été moteurs, en fait,
16:33dans la proposition des mesures
16:36pour lutter contre le réchauffement climatique,
16:37et c'est la première fois qu'ils ont dû courir,
16:38en fait, un peu après le ballon du Rassemblement national.
16:41Et on a vu, en fait, ce jeu de ping-pong
16:43où finalement, les écologistes,
16:45en quête de...
16:46Parce que la période est totalement folle,
16:47donc ils doivent se dédiaboliser d'une certaine façon,
16:51en quête de respectabilité,
16:53ont dû montrer pas de blanche,
16:54dire non, nous, on n'est pas totalement contre la clim,
16:56on est potentiellement pour la clim,
16:58enfin, on est pour la clim dans les EHPAD,
17:00dans les écoles, etc.
17:02Et c'est la façon dont s'est structuré aujourd'hui le débat.
17:05Véronique Agenari.
17:06Oui, en fait, en Italie,
17:08on a eu plus ou moins le même débat,
17:09parce qu'évidemment, Georgia Meloni est au pouvoir
17:12depuis plusieurs années,
17:13et elle n'est pas forcément alliée de Marine Le Pen,
17:16mais elle est beaucoup plus proche de Marine Le Pen
17:18que de Macron, avec ses positions politiques.
17:21C'est vrai que ce n'est pas quelqu'un
17:22qui a dans son programme le climat.
17:26Elle a dû l'ajouter quand elle est arrivée au pouvoir.
17:30Je dois dire que je trouve un peu la même faille
17:33dans les deux programmes.
17:34Après, évidemment, on va attendre,
17:35comme disait mon collègue lundi,
17:36pour voir les plans, mais on se concentre beaucoup
17:39sur les conséquences.
17:40Il manque vraiment un plan institutionnel
17:42pour travailler sur les causes.
17:44Et ça, c'est quelque chose que je retrouve en France
17:45et en Italie.
17:46On a parlé des urgences extrêmement sollicitées en France,
17:50une mortalité aussi en hausse à Paris.
17:52Pas encore de chiffres officiels,
17:53mais une situation très critique,
17:55dit le maire de la capitale.
17:56Et ce ne sont pas forcément ceux que l'on pense
17:58qui sont les plus touchés,
17:59détaille Emmanuel Grégoire.
18:00Les cas les plus graves,
18:02y compris ceux qui ont conduit au décès
18:04de ces dernières 24 heures,
18:06ne sont pas ceux qu'on imagine,
18:07les profils les plus fragiles,
18:08y compris parce qu'on les surveille,
18:10on les accompagne,
18:11on les protège et leur famille d'abord.
18:13Les profils sur lesquels nous avons une alerte,
18:15ce sont les profils de personnes de 50 à 70 ans
18:18qui ne souffrent pas particulièrement
18:19de problèmes de santé,
18:21mais qui continuent à vaquer à leurs occupations habituelles
18:23comme si tout allait bien
18:25et en ne change rien.
18:26Ce sont eux, nous disent les pompiers,
18:28qui font les crises d'hyperthermie
18:30qui peuvent conduire jusqu'au décès.
18:31Donc je le redis,
18:32nous ne vivons pas des jours normaux,
18:34ne vaquez pas vos occupations de façon normale.
18:37Hier soir à 19h30,
18:38j'ai vu une centaine de joggeurs.
18:41C'est irresponsable.
18:42Voilà le maire de Paris, Emmanuel Grégoire,
18:44des personnes de 50 à 70 ans,
18:46sévèrement, voire mortalement touchées par la chaleur,
18:49une insouciance qui rappelle l'époque du Covid
18:51pour le docteur Hélène Rossineau,
18:52spécialisé en santé publique.
18:54Beaucoup de personnes qui se considèrent
18:56comme non vulnérables
18:57ont tendance à se dire
18:59que ça ne les concerne pas vraiment,
19:01qu'ils sont encore jeunes,
19:02qu'ils vont résister et qu'il n'y a pas de souci.
19:05Un peu comme à l'époque du Covid
19:06où certains prenaient des risques
19:08en se disant
19:08« moi je ne risque rien,
19:10je ne suis pas fragile ».
19:11Mais résultat des courses,
19:12les fragiles,
19:12on les protège en ce moment,
19:14on en prend le plus grand soin
19:16et on le voit bien,
19:17on n'est pas invulnérable
19:19parce qu'on n'a que 50 ans.
19:20Voilà pour ce parallèle avec le Covid,
19:22il y a l'idée sans doute Adrien Brachet
19:23encore trop répandue
19:24de lui dire
19:24« je suis relativement jeune,
19:25en bonne forme,
19:27donc ce n'est pas une canicule,
19:28une simple canicule
19:29entre guillemets
19:29qui va m'empêcher de vivre ».
19:30Exactement,
19:31pour personne,
19:32ce n'est un épisode anodin
19:35et ce n'est pas parce qu'on n'a pas
19:36toutes les caractéristiques
19:38qu'on pourrait croire
19:39de la personne vulnérable,
19:41en difficulté,
19:42qu'on n'est pas soi-même concerné.
19:44C'est-à-dire qu'il n'y a pas seulement
19:45des questions d'âge
19:47ou de capacité physique,
19:48il y a aussi les questions d'isolement,
19:49c'est-à-dire que l'isolement
19:50est un vrai facteur aussi
19:52potentiellement aggravant.
19:53On parlait tout à l'heure
19:54des questions psychologiques
19:56ou psychiatriques,
19:56il y a la question des traitements
19:58médicamenteux que l'on prend
19:59qui peuvent avoir des conséquences aussi
20:01et des effets secondaires
20:02sous l'effet de la chaleur,
20:03notamment les antidépresseurs.
20:06Donc, le champ de personnes concernées
20:08est beaucoup plus important
20:09qu'on ne croit
20:10et donc, il faut faire attention
20:12à ne pas se faire, entre guillemets,
20:14trop confiance.
20:15Avec ce chiffre aussi,
20:1625 arrêts cardiaques à Paris
20:17en 24 heures contre moins de 10 habituellement,
20:20on est resté finalement,
20:21Patricia Alémoniard,
20:22beaucoup marqués tous collectivement
20:23par la canicule de 2003.
20:25On le rappelle,
20:2615 000 personnes âgées à l'époque
20:28étaient mortes.
20:29Donc, on se dit encore peut-être
20:30aujourd'hui que ce sont les seuls
20:31finalement à être fragiles
20:32et dont il faut s'occuper.
20:33Non, non,
20:34quand on voit effectivement
20:35des gens faire du jogging
20:37à 12-13 heures
20:38parce que c'est la pause repas
20:40ou au travail,
20:41on peut effectivement se dire
20:42qu'ils n'ont peut-être pas bien compris
20:44dans la phase dans laquelle
20:45on est rentré.
20:46Mais moi,
20:46ce qui m'intéresse
20:48dans cette période
20:48que nous vivons,
20:49vous parlez de la canicule de 2003.
20:51Oui,
20:51on a vécu un moment très dur
20:52et puis après,
20:53on a fermé la parenthèse.
20:54On a vu 96 avant.
20:56Là,
20:56on a vécu 2003.
20:57On a fermé comme si,
20:58ma foi,
20:59ça n'allait pas revenir.
21:00Et puis,
21:00on a eu des alertes
21:01ces derniers temps.
21:02Là,
21:02on nous dit que ça va se répéter.
21:03Et je me souviens
21:04de ce mouvement...
21:05Parce qu'à l'époque,
21:06on ne parlait pas encore
21:07de réchauffement climatique.
21:08Non, pas du tout.
21:08C'était une canicule
21:09qui arrivait un peu comme ça.
21:09Il y avait Jacques Chirac
21:10qui avait dit,
21:10je crois,
21:11la Maison Brûle quand même.
21:12Donc,
21:13on savait.
21:14Et on regarde ailleurs.
21:14Mais on regarde ailleurs.
21:15On savait.
21:16Et puis,
21:17tout le mouvement
21:18naît autour de Greta Thunberg.
21:19Ce n'est pas si vieux.
21:21Il y a eu les jeunes
21:22qui ont appelé finalement
21:23au vendredi du futur.
21:25Enfin,
21:25ce qu'on appelait
21:25Friday Future.
21:27Le vendredi du futur
21:28où tous les jeunes
21:28étaient appelés
21:29à descendre dans la rue
21:29à manifester.
21:30Il y a eu un grand mouvement.
21:31Mais ce mouvement,
21:31il s'est éteint
21:32en quelque sorte
21:32ces dernières années.
21:33Et ce mouvement aujourd'hui,
21:33qu'est-ce qu'il est ?
21:35Eh bien,
21:35on a l'impression
21:35que l'écologie est passée.
21:39C'est une tendance.
21:40Et puis,
21:41c'est passé de tendance.
21:42Malheureusement,
21:43la tendance climatique,
21:44elle,
21:44elle se poursuit.
21:45Et si on ne traite pas,
21:47comme vous l'avez dit
21:47très justement,
21:48les causes,
21:49on parle d'adaptation.
21:50Il faut arrêter
21:51de parler d'adaptation.
21:52Il faut dire
21:52le changement climatique,
21:54comment lutter contre ?
21:55Mais sans avoir
21:56des anathèmes
21:57lancés
21:58comme par les filles
21:59ou par les verts
22:00en disant
22:01oh là là,
22:02le gars,
22:02les...
22:03qu'est-ce que fait
22:04la climatisation ?
22:05La climatisation,
22:06ça donne de la chaleur
22:07dans les villes
22:08et ça recrache
22:10des gaz
22:10qui accentuent.
22:12Oui,
22:12on n'a qu'à se mettre
22:13autour de la table
22:13et essayer d'inventer
22:14autre chose.
22:15Mais tiens,
22:15Scorrasco.
22:16Simplement,
22:17je voudrais un peu
22:18nuancer ce propos.
22:19Pas nuancer,
22:20ça c'est clair.
22:21Non,
22:21mais c'était plutôt
22:22sur le fait
22:23que l'écologie politique,
22:25que les mobilisations,
22:26c'était un mouvement...
22:27De facto,
22:28on ne voit plus aujourd'hui
22:29les gens,
22:30les manifestations,
22:31elles étaient massives
22:32à l'époque.
22:33C'était,
22:34comment dire,
22:35c'était il y a six ans
22:35mais c'était une autre époque aussi.
22:37C'est-à-dire qu'il y avait
22:37un enjeu de publicisation
22:38de l'enjeu,
22:39il y avait une dynamique,
22:41il y avait des figures.
22:43Aujourd'hui,
22:43est-ce qu'on ne peut pas
22:44dire que
22:46l'écologie politique
22:47a d'une certaine façon,
22:48je dis entre guillemets,
22:50gagné la bataille culturelle ?
22:51Dans la mesure où,
22:52aujourd'hui,
22:53il y a encore
22:54quelques années,
22:55même quelques mois,
22:56le Rassemblement National
22:59parlait du GIEC
23:00en disant qu'ils étaient
23:00trop excessifs,
23:02trop alarmistes,
23:02aujourd'hui,
23:03aucune personne
23:04dans la classe politique
23:05n'oserait dire,
23:06et on peut s'en réjouir
23:07d'une certaine façon,
23:08il n'y a plus de climato-sceptique
23:09aujourd'hui.
23:10Dans la classe politique,
23:12du moins dans les éléments
23:13de langage
23:15autorisés officiellement,
23:16il n'y a plus de climato-scepticisme,
23:19ça ne passerait plus en fait ?
23:21Je vais nuancer à mon tour.
23:26Il y a quand même
23:26un phénomène qui est assez préoccupant
23:28si on regarde l'ensemble
23:29des sociétés européennes
23:31ou occidentales
23:31de manière plus générale,
23:33c'est que cette question
23:34de l'écologie
23:35est quand même devenue
23:36un aspect de polarisation
23:40et pas forcément
23:41quelque chose
23:42de l'ordre du consensus.
23:43Par exemple,
23:43je me rappelle
23:44aux dernières élections
23:44législatives allemandes,
23:46le sondeur Jean-Yves Dormagin
23:47qui travaille
23:47pour l'Institut Cluster 17
23:48avait mesuré le fait
23:50que l'écologie
23:50était devenue
23:51dans le débat public
23:52un sujet autant clivant
23:54que la question
23:54de l'immigration.
23:56Et quand un sujet
23:57comme l'écologie
23:57devient autant clivant,
23:59et on le voit
24:00aux Etats-Unis,
24:01vous avez eu
24:01pour le coup aussi
24:03des positions
24:04climato-sceptiques
24:05qui reviennent
24:06sur le devant de la scène
24:07au plus haut niveau,
24:09donc quand il y a
24:10cette fracture
24:10qui s'installe
24:11et que l'écologie
24:12devient un objet
24:13de polarisation,
24:14c'est très difficile
24:15après d'établir
24:16des consensus
24:16et d'avancer.
24:17Et avec aussi,
24:18on parlait
24:18des climato-sceptiques,
24:19beaucoup de menaces,
24:20beaucoup d'insultes
24:21qui visent
24:22que ce soit
24:23les journalistes
24:23spécialisés
24:24dans l'environnement,
24:25que ce soit
24:26les présentateurs météo,
24:27on entendait tout à l'heure
24:28la médecin Hélène Rossineau
24:29dire aussi
24:30qu'elle subissait
24:30des insultes
24:31et des menaces.
24:33Je voudrais qu'on dise
24:33un mot de l'école,
24:34on a parlé de l'hôpital,
24:35une intersyndicale
24:36de l'éducation nationale
24:37appelle les enseignants
24:38à la grève
24:39où cela est nécessaire
24:40pour protester
24:40contre les conditions
24:41de travail
24:42en raison de la canicule.
24:43Les épreuves du brevet
24:44des collèges
24:44commencent demain matin.
24:45Écoutez,
24:46sauf si Vénétites
24:47est la secrétaire générale
24:48du syndicat d'enseignants
24:49SNES-FSU.
24:50Nous travaillons
24:51et nous faisons passer
24:52des examens
24:52dans des conditions
24:53qui sont dangereuses
24:54pour les élèves
24:55et pour les personnels
24:56et donc c'est pour cette raison
24:57qu'on appelle
24:58à se mobiliser
24:59en utilisant
25:00l'outil
25:00qui sera le plus utile
25:02pour nos collègues.
25:02Voilà,
25:03droit de grève
25:03ou droit de retrait
25:04par exemple.
25:05Encore 3500 établissements
25:06scolaires fermés.
25:07Aujourd'hui,
25:0810 000 qui ont aménagé
25:10leurs horaires.
25:11Véronica Gennari,
25:12vous qui venez d'Italie,
25:13comment est-ce que
25:13vous regardez
25:14la situation française,
25:15ces classes surchauffées
25:16et puis cet appel maintenant
25:17à faire grève
25:18de la part des enseignants
25:19qui n'en peuvent plus ?
25:19Je dois dire
25:20que l'Italie
25:21regarde intéresser
25:22la France
25:22parce que c'est un débat
25:23qu'en Italie
25:24n'existe pas.
25:25Dans le sens qu'en ce moment
25:27en Italie,
25:27il y a les épreuves
25:28du bac,
25:29le bac italien,
25:32sur l'effet de renvoyer
25:34les épreuves,
25:35donner un quelque type
25:36de soulagement
25:37aux élèves
25:37qui sont en train
25:38de faire leurs examens.
25:41C'est vrai aussi
25:42que l'Italie...
25:43Parce qu'on s'est mieux adapté ?
25:44Ou parce qu'il fait
25:45moins chaud dans les classes ?
25:46Non,
25:47pas du tout.
25:47Je ne dirais pas ça.
25:48Les écoles
25:49ne sont absolument pas aptes
25:51à rafraîchir un petit peu.
25:55Au contraire,
25:55souvent,
25:56il n'y a pas de clim,
25:58les bâtiments sont assez vieux,
25:59il y a quelques ventilateurs
26:01quand on a de la chance.
26:02Mais il n'y a pas de débat.
26:03Il n'y a pas de débat.
26:04C'est vrai aussi
26:05que si on enlève
26:06les élèves
26:07qui passent les examens
26:08là-bas,
26:09les Italiens,
26:10les étudiants normaux,
26:12on va dire,
26:13ils ne sont déjà
26:14plus à l'école
26:15parce que l'école
26:16en Italie
26:17se termine généralement
26:18à la mi-juin
26:20et ça reprend
26:20à la mi-septembre.
26:21En mois de vacances
26:22justement à cause
26:22de la chaleur.
26:24Oui et non.
26:24Dans le sens que
26:25c'est vraiment
26:27à cause de la culture
26:28et de la tradition italienne.
26:30Les élèves,
26:31il y a pas mal d'années,
26:32aller aider les parents
26:34dans les champs
26:35l'été
26:35parce que c'est évidemment
26:36un pays très fortement agricole.
26:38Du coup,
26:38ce n'est pas pour la chaleur
26:39qu'on a fait ça.
26:40On a décidé
26:41de garder ces trois mois
26:42des vacances
26:42aussi pour la chaleur.
26:44Ça, on peut le dire.
26:45Allez,
26:46on va continuer
26:46à parler de cette canicule
26:48dans la seconde partie
26:49des informés.
26:49Vous restez bien
26:50avec nous.
26:51Il est 20h31
26:52sur France Info.
26:57Et l'info
26:58c'est avec Stéphane Milhomme.
26:59Et toujours cette conséquence
27:00de la canicule
27:01cette fois sur la sécurité
27:02à Paris
27:03alors que de nombreuses personnes
27:04restent tard
27:05dans la rue
27:06depuis quelques jours
27:07à cause de la chaleur
27:08ce qui n'est pas
27:08sans provoquer
27:09des incidents.
27:10Le préfet de police
27:11prend les devants.
27:12La consommation d'alcool
27:14sera interdite
27:15demain
27:15dès midi
27:16dans la rue
27:17et la vente d'alcool
27:18dès 18h.
27:19Là aussi
27:20pour ce qu'il appelle
27:21la vente à emporter
27:22pour Patrice Fort
27:23c'est un moyen
27:24d'éviter de surcharger
27:26les hôpitaux.
27:26Le représentant de l'État
27:28confirme que ces hôpitaux
27:29parisiens
27:30actuellement
27:30sont saturés.
27:32Et puis concernant cette fois
27:33la marche des fiertés
27:34prévue
27:35après demain
27:35samedi
27:36dans la capitale
27:37le préfet de police
27:38de Paris assure
27:39que son annulation
27:40était envisageable
27:41envisagée
27:42mais qu'elle n'est pas
27:43encore décidée.
27:44Décision qui doit être
27:45confirmée
27:46ces prochaines heures
27:47toujours face
27:48à ces fortes chaleurs
27:49et alors que des milliers
27:50de personnes
27:51sont attendues
27:52dans la rue
27:52comme tous les ans.
27:5461 départements
27:55restent ce soir
27:56en vigilance
27:56rouge canicule
27:58avant une rétrogradation
27:59en soirée
28:00pour 11 d'entre eux
28:01avec l'arrivée
28:02des orages
28:03sur la partie ouest
28:04de la carte de France
28:05et puis 25 départements
28:07de l'est
28:07du centre
28:08et du sud
28:09sont en orange
28:09cette fois pour un risque élevé
28:11face aux feux de forêt.
28:13Au Venezuela
28:13le bilan passe maintenant
28:15à 188 morts
28:16au moins
28:16un millier de blessés
28:18les dégâts
28:18restent importants
28:19et l'ONU assure
28:20que près de 8 millions
28:21d'habitants
28:22ont besoin
28:23d'aide humanitaire
28:24la France promet déjà
28:25d'envoyer
28:25plus de 80 secouristes
28:27spécialisés
28:28dans le déplément
28:28le Portugal
28:29une cinquantaine
28:30de sauveteurs
28:31des villes
28:32sont également
28:32plongées dans le noir
28:33faute d'électricité
28:35Michelin
28:36va fermer
28:37une usine
28:37de 1200 salariés
28:38aux Etats-Unis
28:39dans l'Alabama
28:40et provisionne
28:42une charge
28:42de 220 millions
28:43d'euros
28:44elle sera inscrite
28:45dans les résultats financiers
28:46consolidés de l'entreprise
28:47pour l'année 2026
28:48le géant français
28:49du pneu
28:50ne fournit pas
28:51de détails
28:51sur le devenir
28:52des employés
28:53de cette usine
28:54américaine
28:55et puis la coupe
28:56du monde de football
28:57et c'est la troisième journée
28:58de face de groupe
28:59avec ses deux matchs
29:00à suivre ce soir
29:01dès 22h
29:02et sur France Info
29:03l'Allemagne
29:03opposée à l'Équateur
29:04et la Côte d'Ivoire
29:05face à Curaçao
29:15avec ce soir
29:17Patricia Lémonière
29:18grand reporter
29:19et spécialiste
29:20des questions
29:21internationales
29:22Véronique Agenari
29:23correspondante en France
29:24pour Sky News
29:25Adrien Brachet
29:26rédacteur en chef adjoint
29:28du service politique
29:29du Point
29:30et Mathias Corasco
29:31journaliste politique
29:32à l'Express
29:33nous continuons
29:34à parler
29:35de cette vague
29:35de chaleur inédite
29:36cette canicule
29:37qui dure
29:38sur la France
29:39encore 40 degrés
29:40par endroit
29:40aujourd'hui
29:4140 degrés
29:41dépassés
29:42nous avons parlé
29:43des problèmes
29:44des conséquences
29:45essayons de nous pencher
29:46un peu sur les solutions
29:47face à cette très forte chaleur
29:49se pose notamment
29:49la question du logement
29:51et plus encore
29:51comment construire
29:53autrement
29:53l'architecture
29:54bioclimatique
29:55invite depuis plusieurs décennies
29:57à repenser
29:58les bâtiments
29:59bonsoir Vincent Calbeau
30:01bonsoir
30:01vous êtes architecte
30:02vous intégrez dans vos projets
30:04les énergies renouvelables
30:05l'agriculture urbaine
30:06ou encore les matériaux
30:08biosourcés
30:08alors est-ce si difficile
30:09de concevoir
30:10des immeubles
30:11ou des bâtiments
30:11qui font circuler
30:12l'air naturellement
30:14non répond
30:14un autre architecte
30:15on va l'écouter
30:16défenseur de cette technique
30:17bioclimatique
30:18c'est Philippe Madec
30:19il n'y a pas une difficulté
30:20il n'y a pas une difficulté technique
30:21à faire de l'architecture
30:22bioclimatique
30:23et à faire de la ventilation
30:24naturelle
30:24qui sont pour moi
30:25aujourd'hui
30:26les manières
30:26les plus puissantes
30:27d'apporter un bien-être
30:29d'une certaine manière
30:30je vous dirais
30:30que l'on a gagné
30:30la bataille des idées
30:31aujourd'hui tout le monde
30:32sait qu'il faut faire autrement
30:33et effectivement
30:34ça ne se fait pas
30:35parce qu'il y a des réticences
30:36incroyables
30:37l'architecte Philippe Madec
30:38Vincent Calbeau
30:39est-ce que vous partagez
30:40ce même regard
30:41finalement
30:42tout le monde est d'accord
30:43mais il y a beaucoup de freins
30:43au développement
30:44de ces constructions
30:46oui tout à fait
30:47en fait
30:47construire bioclimatique
30:48c'est regarder
30:49toutes les innovations
30:49qui ont été faites
30:51de par le passé
30:51notamment dans les pays chauds
30:53du Moyen-Orient
30:55ou d'Asie du Sud-Est
30:56et rapatrier
30:57ces techniques passives
30:59qui sont dites
30:59low-tech
31:00donc qui demandent
31:01très peu de matière
31:02très peu d'énergie
31:03pour fonctionner
31:04pour finalement
31:05créer des logements
31:06qui puissent
31:07se rafraîchir
31:08naturellement
31:08ça consiste en quoi
31:09très concrètement
31:10vous avez vous par exemple
31:11élaboré une résidence
31:12à Montpellier
31:13avec des appartements
31:14qui restent au frais
31:15même pendant la canicule
31:16et sans climatisation
31:17comment c'est possible ?
31:19exactement
31:19à Montpellier
31:20on vient de livrer
31:20la résidence
31:21qui s'appelle
31:21Jardin Secret
31:22ce sont
31:23trois bâtiments
31:24qui sont
31:26bioclimatiques
31:27car ils ont été
31:28sculptés
31:29géométriquement
31:29en respectant
31:30la course du soleil
31:31d'Est en Ouest
31:32l'axe des vents dominants
31:33l'axe de la tramontagne
31:35du mistral
31:35et également
31:36des vents marins
31:36pour avoir
31:38un bâtiment
31:38qui respire
31:39pour avoir
31:40un bâtiment
31:40perméable
31:41c'est à dire
31:42par exemple
31:43tous les appartements
31:44sont traversants
31:45avec
31:46les séjours
31:47au sud
31:47et de très larges
31:48terrasses
31:49ombragées
31:49et au nord
31:50vous avez
31:51les chambres
31:52les espaces de nuit
31:53ça veut dire
31:53que le soir venu
31:55vous pouvez
31:55ventiler
31:56très naturellement
31:57votre logement
31:58ce qu'on essaie de faire
31:59c'est d'éviter
32:00que le rayonnement solaire
32:01passe d'une part
32:02à travers les bivitrées
32:03pour créer
32:04un mini effet de serre
32:06à l'intérieur du logement
32:06et aussi
32:07on évite que
32:08les rayons du soleil
32:08frappent
32:09sur les façades principales
32:11qui fonctionnent
32:12un peu comme des moteurs
32:13thermiques
32:13qui si elles n'étaient pas
32:15protégées
32:15absorberaient le rayonnement
32:16solaire toute la journée
32:17pour le restituer
32:18dans le logement
32:19la nuit
32:20est-ce que ça coûte plus cher
32:22de construire ces logements-là ?
32:25pas du tout
32:25ça coûte pas plus cher
32:26étant donné qu'il n'y a pas du tout
32:27de technologie
32:29et aujourd'hui
32:29avec une température
32:30de 40 degrés
32:31à l'extérieur
32:32à partir du moment
32:33où vous suivez
32:33les recommandations
32:34de calfeutrer
32:35votre logement
32:36la journée
32:37vous pouvez obtenir
32:38une température
32:38de 26 degrés
32:39donc effectivement
32:40c'est toujours
32:41un peu trop
32:41pour bien dormir
32:42mais si vous voulez
32:44ensuite intégrer
32:45une climatisation mécanique
32:46dans votre logement
32:47celle-ci va simplement
32:48être utilisée
32:49pour rafraîchir
32:50la température
32:50de 26 à 23-24
32:52et non pas de 40
32:53à 23-24
32:54donc c'est même
32:55une économie
32:56en fait sur l'exploitation
32:57ça permet aux habitants
32:58de faire des économies
32:59d'énergie
33:00si ça ne coûte pas plus cher
33:01que c'est l'avenir
33:02en quelque sorte
33:04du bâtiment
33:04et du logement
33:05pourquoi est-ce qu'on n'en construit
33:06pas plus
33:07Vincent Calbeau ?
33:09parce qu'aujourd'hui
33:09on est rentré dans un monde
33:10qui est devenu
33:11hyper technologique
33:12qu'on aime polariser
33:14on est pour le nucléaire
33:15on est pour les énergies
33:17renouvelables
33:18on est pour le high-tech
33:19ou on est pour le low-tech
33:20nous ce qu'on privilégie
33:21à l'agence
33:22c'est de prendre
33:22le meilleur de chacun
33:23et donc aujourd'hui
33:24nous ce qu'on proposerait
33:26en tant qu'architecte
33:27travaillant avec beaucoup
33:28de promoteurs
33:29c'est
33:29on se demande
33:30pourquoi l'État
33:31par exemple
33:31ne propose pas
33:32un bonus écologique
33:33comme on l'a fait
33:33pour les voitures électriques
33:34c'est-à-dire encourager
33:35par exemple
33:36les primo-accédants
33:36à avoir une aide financière
33:39pour acheter
33:41un logement
33:42qui est sobre
33:43qui est ventilé naturellement
33:45qui se protège du soleil
33:46et qui a été pensé
33:47aussi bien
33:47pour le confort d'hiver
33:48que pour le confort d'été
33:50on pourrait également
33:51aider les constructeurs
33:52et des bonus de constructabilité
33:54en disant
33:54voilà
33:54si tu fais un effort
33:55d'exemplarité environnementale
33:57et bien tu pourrais construire
33:58peut-être un étage en plus
33:59ou peut-être
34:00est-ce qu'on pourrait
34:02créer des grandes ombrières
34:03devant les fenêtres
34:04qui dépassent un petit peu
34:05sur l'espace public
34:07et donc aujourd'hui
34:08et bien effectivement
34:09il faut faire évoluer
34:10les normes
34:11pour faire en sorte
34:12de pouvoir booster
34:13cette construction écologique
34:14Vincent Calbeau
34:15vous restez avec nous
34:16Adrien Brachet
34:17Oui c'est sûr qu'il va falloir
34:18rebattre les cartes
34:19d'une certaine manière
34:19parce qu'on est rentré
34:20dans une nouvelle époque
34:21d'un point de vue
34:22de l'urbanisme
34:23mais il y a deux sujets
34:24en parallèle
34:25c'est-à-dire qu'il y a
34:26la construction
34:26des nouveaux bâtiments
34:27il y a aussi la rénovation
34:29du parc existant
34:30l'adaptation du parc existant
34:32avec la difficulté
34:33que beaucoup de nos villes
34:35et beaucoup de nos bâtiments
34:35publics
34:36ont été construits
34:37à des époques
34:38où la question du réchauffement
34:39climatique
34:39n'était absolument pas
34:40dans le débat
34:41C'était même le contraire
34:42on cherchait
34:42comment se protéger du froid
34:43Exactement
34:44et on parlait tout à l'heure
34:45des écoles
34:46par exemple
34:46le grand problème des écoles
34:47c'est que vous avez eu
34:47des grandes vagues
34:48de construction d'écoles
34:49dans les années 70 par exemple
34:50avec ces immenses baies vitrées
34:52qui paraissaient à l'époque
34:54une excellente idée
34:55mais qui sont devenues
34:55une incurie aujourd'hui
34:57dans le cadre de la lutte
34:58contre le réchauffement climatique
34:59donc il y a cette difficulté-là aussi
35:01c'est comment on adapte
35:02le parc
35:02les villes existantes
35:04beaucoup de nos villes
35:04qui sont très minérales
35:06comment on les adapte
35:07et ça aussi c'est très compliqué
35:08Patricia
35:08Oui je peux me permettre
35:09de poser une question
35:10Mais bien sûr
35:11notre invité
35:11c'était Vincent Calbeau
35:13Moi ce que j'aimerais savoir
35:14c'est vu
35:14ces compétences
35:15et ces connaissances
35:16c'est est-ce qu'il est possible
35:18à des coûts moindres
35:19aujourd'hui
35:20ou à des coûts
35:20qui ne sont pas exorbitants
35:22de réellement
35:23réhabiliter les logements
35:24et d'en faire
35:25qu'ils ne soient plus
35:26des passoires thermiques
35:27quand on a des immeubles
35:28qui sont construits en béton
35:29ou même les immeubles
35:29haussmanniens
35:30avec les tours en zinc
35:31est-ce que c'est faisable
35:32techniquement
35:33et combien ça
35:33faisable oui j'imagine
35:35mais combien ça coûte
35:36et est-ce que les budgets
35:37sont-ils pas colossaux
35:38En clair ce que vous voulez dire
35:38Patricia
35:38c'est au-delà
35:39de la construction
35:39de nouveaux logements
35:40est-ce qu'on peut
35:41réhabiliter
35:41à ceux qui existent déjà
35:43et qui effectivement
35:44sont considérés
35:44comme des passoires thermiques
35:46Vincent Calbeau
35:47Donc vous avez tout à fait raison
35:49aujourd'hui
35:50on n'a plus le choix
35:50il faut savoir
35:51que plus de 80%
35:52du parc immobilier
35:53de 2050
35:53est déjà construit
35:54aujourd'hui
35:55donc là il faut vraiment
35:56adapter le bâti
35:58comme on l'adapte
35:59avec de l'isolant
36:00par l'extérieur
36:01pour éviter
36:01que la façade chauve
36:02par des protections solaires
36:04devant les fenêtres
36:05à l'extérieur
36:06pour que le soleil
36:07ne traverse pas le vitrage
36:08grâce à la végétalisation
36:09sur les toitures
36:10sur les balcons
36:11pour augmenter
36:12l'inertie thermique
36:12du bâtiment
36:13faire en sorte
36:13qu'ils se rafraîchissent
36:14naturellement
36:15par exemple
36:15en recyclant les eaux grises
36:17et en assurant
36:17la ventilation naturelle
36:19donc ça
36:19dans des bâtiments existants
36:21où on a des appartements
36:22qui ne sont pas traversants
36:23et bien
36:23on peut mettre
36:24différents principes
36:25de pompe à chaleur
36:26oui donc ça a un coût
36:27donc ça a un coût
36:28de 10 à 20% supplémentaire
36:30par rapport
36:31à une rénovation classique
36:32qui ne serait pas
36:33une rénovation énergétique
36:34et c'est pour ça d'ailleurs
36:35que la prime rénov'
36:36avait été mise en place
36:37alors le problème
36:38c'est que la prime rénov'
36:41elle évolue
36:42elle change un peu
36:44dans ce qu'elle offre
36:45comme potentialité
36:46à travers les années
36:47mais c'est le grand chantier
36:49le grand chantier climatique
36:50de notre époque
36:51Adrien Brachet
36:52non non mais je suis
36:54je suis tout à fait d'accord
36:56et avec une difficulté
36:57en plus avec les dispositifs
36:58comme ma prime rénov'
36:59ou d'autres
36:59c'est qu'il y a une sorte
37:00d'empilement administratif
37:02qui font que les gens
37:03ont beaucoup de mal
37:03à savoir
37:04ce à quoi ils ont le droit
37:05dans quelle proportion
37:06et que vous avez
37:07beaucoup de rénovations
37:08qui sont simplement
37:09des rénovations partielles
37:10plutôt que des rénovations complètes
37:12donc par exemple
37:13on va changer
37:13son mode de chauffage
37:15ce qui va être très bien
37:16pour l'hiver
37:18mais on ne va pas forcément
37:19toucher justement
37:20à ce qui pourrait
37:21rafraîchir l'été
37:22Vincent Calbeau
37:23encore une question
37:24Philippe Madec
37:25qui était notre invité
37:26ce matin sur France Info
37:27disait lui
37:27que finalement
37:28on parlait
37:29de cette architecture
37:31bioclimatique
37:31depuis des décennies
37:33déjà
37:33mais finalement
37:34sans que ça n'a l'intérêt
37:35ce que vous nous confirmiez
37:37beaucoup
37:37les pouvoirs publics
37:39est-ce que
37:39le réchauffement climatique
37:41le fait qu'il fasse
37:42encore plus chaud
37:42dans les années à venir
37:44est-ce que cela va pousser
37:45à votre avis
37:45à renforcer
37:46ce mouvement architecturale ?
37:49Tout à fait
37:49aujourd'hui
37:49l'architecture
37:50et l'urbanisme
37:51ils sont devenus
37:51des infrastructures
37:52de santé publique
37:53donc on comprend
37:54que même si ça coûte
37:5510 ou 20%
37:56en plus
37:57de rénover
37:57sur le plan énergétique
37:58un bâtiment existant
37:59ça coûtera toujours moins cher
38:01que la submortalité
38:02que les dépenses de santé
38:03que les pertes de productivité
38:04que les dégradations
38:05du patrimoine
38:06et finalement
38:07que notre vulnérabilité économique
38:09donc si
38:10on prend la balance
38:11effectivement
38:12il faut mettre de l'argent
38:13pour massifier
38:15la rénovation énergétique
38:17du parc bâti
38:18Et on en revient
38:18Adrien Brachet
38:19à ce qu'on disait tout à l'heure
38:20sur le temps court
38:21des politiques finalement
38:22qui ne regardent pas forcément
38:23à 5, 10, 20 ou 30 ans
38:26Tout à fait
38:26exactement
38:27et je peux vous dire
38:29que dans 2-3 semaines
38:30on sera
38:30alors peut-être
38:30qu'il y aura
38:31une autre vague caniculaire
38:32mais on sera
38:33peut-être passé
38:34à un autre débat
38:34à une autre priorité
38:35et au moment
38:36de la séquence budgétaire
38:37à l'automne
38:38les arrangements politiques
38:39risquent de se faire
38:40autour d'autres questions
38:41Oui parce qu'on a le sentiment
38:41aujourd'hui
38:42qu'on va forcément
38:43parler d'environnement
38:44au moment de la présidentielle
38:45mais effectivement
38:46si on retrouve
38:47des températures
38:48on va dire
38:49de saison
38:49d'ici là
38:50on verra
38:51si c'est toujours le cas
38:52Merci Vincent Calbeau
38:53d'avoir été avec nous
38:55architecte
38:56je rappelle
38:56que vous intégrez
38:57dans vos projets
38:58les énergies renouvelables
38:59ou encore
39:00les matériaux
39:02biosourcés
39:02je voudrais qu'on en vienne
39:04maintenant
39:05à ce sommet
39:06franco-italien
39:07Emmanuel Macron
39:08que l'on a entendu
39:08déjà tout à l'heure
39:09et Giorgia Meloni
39:10qui se sont retrouvés
39:11aujourd'hui
39:12à Antibes
39:13sur la côte d'Azur
39:13pour leur premier
39:14et sans doute
39:14dernier rendez-vous
39:15de ce type
39:16l'objectif
39:17c'était de donner
39:17un nouvel élan
39:19à leur relation
39:20après pas mal
39:20de couacs
39:21et de désaccords
39:22on peut les appeler
39:23comme ça
39:23Véronica Gennari
39:24Oui absolument
39:25absolument
39:26même si
39:27la présidente Meloni
39:28a voulu
39:29souligner
39:30à la presse
39:32à Antibes
39:33que les relations
39:35avec Macron
39:35ont été tendues
39:36mais jamais
39:37glaciales
39:37ça c'est mot
39:38du coup
39:39elle est arrivée
39:40avec vraiment
39:40un drapeau blanc
39:41de paix
39:42on dirait
39:42un petit colombe
39:43dans les mains
39:43oui absolument
39:44absolument
39:45c'est vrai
39:46qu'en Italie
39:47ce bilatéral
39:48était très attendu
39:50parce que
39:50on sait
39:51ce qui s'est passé
39:51avec Trump
39:52les rapports
39:53se sont vraiment
39:53cassés
39:54entre Meloni
39:55et Trump
39:55du coup
39:56la présidente Meloni
39:58s'est vraiment
39:58tournée
39:59c'est un vrai changement
39:59parce qu'au début
40:00on parlait
40:00peut-être pas d'un couple
40:02mais d'un duo
40:03en tout cas
40:03d'une très belle amitié
40:04si pas d'un couple
40:05c'est vrai tout à fait
40:06et du coup
40:07depuis qu'il y a eu
40:09cette rupture
40:10la présidente Meloni
40:11s'est plus tournée
40:12ouverte
40:12si on veut
40:13à la France
40:14à l'Europe
40:14à d'autres leaders
40:15européens
40:16et c'est vrai
40:17qu'on regardait
40:18avec beaucoup d'intérêt
40:19à ce bilatéral
40:21parce que
40:21ça faisait 5 ans
40:23qu'il n'y en avait pas
40:24ça faisait depuis 2021
40:25mais du coup
40:26Meloni n'était pas encore
40:27au pouvoir
40:28il y avait Mario Draghi
40:29et Mario Draghi
40:29c'était vraiment
40:30le coup de coeur
40:31de Macron
40:33ça ne s'est pas passé
40:34de la même façon
40:35que Meloni
40:36est arrivée au pouvoir
40:37du coup c'est vu
40:38comme un beau signal
40:39voilà 2021
40:40et puis depuis
40:41il y avait eu
40:41fin 2022
40:42cette relation
40:43qui avait été
40:43on va dire
40:44abîmée
40:45qui avait tourné
40:45à l'orage
40:46après le refus
40:48d'un bateau de migrants
40:50que Rome avait refusé
40:52d'accueillir
40:53et Paris l'avait fait
40:53finalement
40:54et puis on se souvient
40:54qu'en février dernier
40:56Emmanuel Macron
40:57avait invité
40:57Giorgia Meloni
40:58à cesser de commenter
40:59ce qui se passe
41:00chez les autres
41:00après la mort en France
41:02du militant identitaire
41:04Quentin
41:04Doran Cadrin Brachet
41:05pourquoi c'est important
41:06aussi pour Emmanuel Macron
41:07d'avoir de bonnes relations
41:09avec Giorgia Meloni
41:10alors déjà tout simplement
41:11parce que l'Italie
41:12est un partenaire central
41:13et important
41:14pour la France
41:15l'Italie est le troisième
41:16partenaire commercial
41:17de la France
41:18vous avez
41:19112 milliards d'euros
41:20d'échanges l'an dernier
41:21Exactement
41:21vous avez des coopérations
41:23que le fameux traité
41:24du Quirinal en 2021
41:25a souhaité prolonger
41:27et intensifier
41:27notamment sur les questions
41:28de sécurité
41:29sur les questions
41:30de défense
41:31sur les questions
41:31de recherche
41:32sur toute une série
41:33de sujets
41:34donc de toutes les façons
41:35il faut qu'il y ait
41:36un dialogue
41:37entre la France
41:38et l'Italie
41:38par ailleurs
41:39Emmanuel Macron
41:41est dans la dernière année
41:43de son quinquennat
41:44de son deuxième quinquennat
41:46il se réfugie beaucoup
41:49dans les questions diplomatiques
41:51et internationales
41:52et il veut en revenir
41:54à ses fondamentaux
41:55et notamment parmi ses fondamentaux
41:56il y a sa place
41:57au niveau européen
41:58et donc pour lui
41:59c'est extrêmement important
42:00aussi de pouvoir être
42:01un interlocuteur central
42:03entre les uns et les autres
42:05et de pouvoir
42:07le jour où il quittera
42:08le pouvoir
42:09avoir la relation
42:10la plus apaisée possible
42:11avec les uns et les autres
42:12ce qui ne veut pas dire
42:12que ne subsistent pas
42:14des points de tension
42:15et de clivage important
42:16entre Emmanuel Macron
42:17et Giorgia Meloni
42:18par exemple
42:19il y a un clivage important
42:20sur la question
42:20des fameux centres
42:22de retour
42:24pour des migrants
42:27déboutés du droit d'asile
42:28dans des pays tiers
42:30et ces fameux centres
42:31de retour
42:32qui étaient au cœur
42:32du débat
42:33au niveau européen
42:35ces derniers jours
42:35Giorgia Meloni
42:36est très favorable
42:37Emmanuel Macron
42:38avait clairement
42:39dit son opposition
42:41donc demeure
42:42quand même
42:42des points de clivage
42:43importants
42:44Patricia
42:45Giorgia Meloni
42:46a aussi des élections
42:47elle a gagné
42:48en 2027
42:49si je ne me trompe pas
42:50je parle sous votre regard vigilant
42:52il y a des législatives
42:53si je ne me trompe pas
42:55et elle a bien vu
42:56avant fin 2027
42:56effectivement
42:57elle a bien vu
42:58que sa base
42:59ne la suivait pas
43:01sur les affaires
43:02et de sa relation
43:03avec Trump
43:03donc elle a dans cette démarche
43:06vraiment une démarche
43:07qui n'est pas
43:07d'un seul coup
43:08un amour fou
43:10pour Emmanuel Macron
43:11ou les autres
43:12c'est simplement
43:12aussi qu'elle répond
43:14quand même
43:14à un besoin
43:15de sa base
43:16de se détourner
43:18parce que
43:19ce qu'elle voulait au départ
43:20c'était être
43:21le lien entre l'Europe
43:22et Donald Trump
43:25aujourd'hui
43:26Emmanuel Macron
43:27aimerait à la limite
43:28après son petit dîner
43:29à Versailles
43:29faire prendre sa place
43:31il y a eu ce contraste
43:32au G7 finalement
43:33on a vu Georgia Meloni
43:35dans des échanges
43:36qui avaient l'air un peu durs
43:37avec Donald Trump
43:37et puis on a vu
43:38bras dessus
43:38je peux vous dire
43:39que la séquence
43:40n'a pas fait plaisir
43:41aux Italiens
43:42de voir que
43:43Donald Trump
43:44prétendait
43:44qu'elle l'avait supplié
43:45pour prendre une photo
43:46avec elle
43:46quand même
43:47les Italiens
43:47qu'elle a démenti
43:48qu'elle a démenti
43:48mais elle a donné
43:49une certaine fierté
43:50et le désamour
43:51vis-à-vis de Trump
43:52ne peut qu'être accentué
43:54mais Georgia Meloni
43:55n'est pas intéressée
43:56que par la France
43:56c'est quelqu'un
43:57de pragmatique
43:58on a même parlé
43:59à un moment donné
44:00de ce retournement
44:01qu'on pourrait dire
44:02vers Merckx
44:03on parlait du Merckx-Lenis
44:04pratiquement
44:04le chancelier allemand
44:07pour faire
44:07cet axe
44:08en particulier
44:09sur le plan agricole
44:11sur le plan militaire
44:12avec l'Allemagne
44:13que la France
44:14a vu
44:15d'un très mauvais oeil
44:16et ce retournement
44:18de Georgia Meloni
44:20vers le chancelier allemand
44:22n'est pas sans effet
44:25ou sans explique
44:26n'explique pas
44:27explique pour moi
44:28un peu ce rapprochement
44:29soudain quand même
44:30de notre président
44:32avec Georgia Meloni
44:35rapprochement aussi important
44:36Véronika Genari
44:38parce que la situation
44:39en Europe
44:39parce que la guerre
44:40en Ukraine
44:41également
44:41il faut afficher
44:42une certaine unité
44:43oui je pense
44:44je pense
44:45après ma collègue
44:46avait totalement raison
44:47dire que
44:48ce qu'il a dit
44:49le président Trump
44:50après le G7
44:51n'a pas fait plaisir
44:52aux Italiens
44:52c'est vraiment
44:53un euphémisme
44:54il y a eu
44:54vraiment une forte critique
44:57et il y a eu
44:57beaucoup de soutien
44:58aussi de la part
44:59des oppositions
44:59qui se sont mis
45:01du côté de Georgia Meloni
45:03parce qu'elle avait été
45:04attaquée
45:04ça c'était la version
45:06de pas mal
45:07des membres
45:08de l'opposition
45:08en tant que femme
45:09et c'est vrai
45:11que ça n'avait pas
45:11ça n'a pas été
45:12très élégant
45:13on va dire
45:13les mots
45:14du président Trump
45:16du coup
45:16déjà depuis avril
45:18quand il y a eu
45:19la rencontre
45:20à l'Elysée
45:21sur cette mission
45:23Hormuz
45:24avec Meloni
45:25Macron
45:26Starmer
45:27et Merz
45:28déjà là
45:28avec Georgia Meloni
45:29très chaleureusement
45:30très chaleureusement
45:31en Italie
45:32dans la presse
45:32on a parlé
45:33de la diplomatie
45:34des photos
45:34parce que c'est
45:35très important
45:36pour Meloni
45:37aussi de se montrer
45:38même physiquement
45:39dans les bisous
45:40dans la main
45:41vraiment dans les câlins
45:43proches de Macron
45:45parce que c'est vrai
45:45il y a des enjeux
45:46majeurs
45:47qui rapprochent
45:49un peu les deux pays
45:49et notamment
45:50c'est l'Ukraine
45:51et le Moyen-Orient
45:53même si évidemment
45:54il y a des différences
45:55entre les deux
45:56Mathias Corasco
45:57c'est vrai que
45:58Georgia Meloni
45:59j'ai l'impression
45:59qu'elle a souvent
46:00été prise entre
46:01deux phares
46:02d'une certaine façon
46:03son côté
46:04c'est ce que vous rappeliez
46:05elle voulait être
46:06l'interlocutrice
46:07principale des Américains
46:08en Europe
46:09de l'autre côté
46:10elle n'a pas
46:11la même histoire
46:12politique
46:13que Matteo Salvini
46:14sur le rapport à l'Est
46:15Matteo Salvini
46:16est plus poutiniste
46:17elle
46:17plus ou moins
46:19je parle souvent
46:19de votre contrôle
46:20on va dire
46:20qu'elle était avant
46:21et depuis qu'elle est au pouvoir
46:23elle est compromis
46:24ça fait partie
46:24de sa stratégie
46:25de normalisation
46:26d'une certaine façon
46:27de respectabilité
46:31de respectabilité
46:32en Europe
46:33d'une certaine façon
46:35je pense que
46:37Georgia Meloni
46:38soigne
46:40sur la scène internationale
46:41ce qui est fragile
46:44sur la scène nationale
46:45d'une certaine façon
46:47sa base
46:48vous parliez de sa base
46:49à force de se
46:51normaliser
46:52entre guillemets
46:54elle a vu apparaître
46:55sur sa droite
46:56et très à droite
46:57un concurrent
46:58qui pour l'instant
47:00est pas très haut
47:01dans les sondages
47:01mais de façon significative
47:03qui est
47:03Roberto Vanacci
47:05c'est ça
47:05le général
47:07qui est la concurrence
47:09et qui peut faire office
47:10de trouble faite
47:11dans sa réélection
47:12éventuelle
47:13en 2027
47:14Roberto Vanacci
47:16et son parti futuro
47:16nationale
47:17si je prononce bien
47:19Veronica Gennari
47:20avec l'accent italien
47:22il est quoi ?
47:23il est beaucoup plus à droite
47:24on va dire encore
47:25que Georgia Meloni ?
47:27déjà très bel accent
47:28je me félicite pour ça
47:30oui tout à fait
47:31en effet
47:32on a vu
47:33la naissance
47:34très très récente
47:35d'un nouveau parti
47:36du général Vanacci
47:39qui était avant
47:39dans les fils
47:40de Salvini
47:41du coup
47:42un allié
47:42de Georgia Meloni
47:44qui a créé
47:45son parti futuro
47:46nationale
47:46et il a déjà
47:47vous dites encore mieux
47:48merci
47:50et il a déjà
47:51rendu très très clair
47:53l'effet que
47:53ça va être encore
47:54plus à droite
47:55que la droite
47:58extrême droite
47:58qu'on voit en Italie
48:00en ce moment
48:00parce qu'il a déjà
48:01parlé de certains thèmes
48:03qu'on rapproche
48:04qui sont propres
48:05à l'extrême droite européenne
48:06comme par exemple
48:06la rémigration
48:07et c'est la première fois
48:08qu'en Italie
48:09on entend à ce niveau
48:10à ce stade
48:11parler de rémigration
48:12du coup la question
48:13qu'on se pose
48:14et puis des propos
48:15toujours aussi polémiques
48:16sur les homosexuels
48:17sur les féminicides
48:18absolument
48:19et c'est vrai
48:21que maintenant
48:21la question
48:21qu'on se pose
48:22et que Meloni
48:23aussi se pose
48:24c'est
48:24qu'est-ce qu'on va faire
48:26qu'est-ce qu'elle va faire
48:27avec Vanacci
48:29parce que c'est sûr
48:29qu'il va gagner
48:31pas mal de votes
48:32on ne sait pas encore
48:33combien
48:33parce que c'est trop tôt
48:34pour le dire
48:34pour l'instant
48:35il est à 5%
48:35seulement des intentions
48:36exactement
48:37mais il vient vraiment
48:38de créer son parti
48:38du coup il a
48:39une belle vague
48:40qu'il peut vraiment prendre
48:42et du coup la question
48:43c'est est-ce qu'elle va
48:44se rapprocher ou pas
48:45est-ce qu'elle va
48:46l'enclure dans la coalition
48:47ou pas
48:48en gros
48:49Patricia Alémonière
48:50le choix
48:50c'est de savoir
48:51si elle continue
48:51dans cette voie
48:52de la normalisation
48:53on le disait
48:53ou en tout cas
48:54elle peut recentrer
48:55un peu
48:56et d'être moins
48:57dans l'extrême
48:57ce qu'elle a fait
48:58finalement depuis 4 ans
48:59et qu'elle est au pouvoir
49:00ou si elle doit jouer
49:01un peu plus sur sa droite
49:02alors c'est une bête politique
49:03quand même
49:04donc elle sait sentir
49:06dans quel sens va le vent
49:08et dans quel sens va le vent
49:09c'est quand même
49:09que les subventions européennes
49:11arrivent en Italie
49:12et donc je crois
49:13que ça pourrait
49:14modérer
49:15son penchant
49:16vers la droite
49:18de l'extrême droite
49:19à la limite
49:19donc je crois que
49:20l'attachement
49:21qu'elle manifeste
49:22à l'Europe
49:23est essentiellement
49:24c'est une nécessité
49:26économique et vitale
49:27je vous rappelle
49:27que l'Italie
49:28a des dettes
49:29encore plus importantes
49:30que la France
49:32on n'en est pas loin
49:33même si l'Italie
49:34sur un plan économique
49:35a une croissance
49:36qui est quand même
49:37supérieure à la nôtre
49:38a une balance commerciale
49:40excédentaire
49:41elle a des atouts
49:41et c'est bien
49:42ces atouts
49:43je pense qu'aujourd'hui
49:45elle doit vendre
49:46elle a dû vendre
49:47à notre président
49:48en particulier
49:49on a des convergences
49:50sur un plan militaire
49:52et vous savez
49:52qu'effectivement
49:53l'industrie militaire française
49:54finalement marche mieux
49:56la coopération marche mieux
49:57avec l'Italie
49:58qu'elle ne marche
49:58avec l'Allemagne
49:59donc il y a des points positifs
50:02et Mélanie
50:03ce qui l'intéresse quand même
50:04c'est que l'argent rentre
50:06et que l'Italie
50:07s'en sorte économiquement
50:08et c'est bien ça
50:09sa ligne de fracture
50:11avec l'extrême droite
50:12Georgia Mélanie
50:13lors de cette rencontre
50:14avec Emmanuel Macron
50:15à Antibes
50:16aujourd'hui
50:16qui a dit
50:17tiens son respect
50:18pour Marine Le Pen
50:19en s'abstenant toutefois
50:20de commenter
50:21le sort judiciaire
50:22de la chef de file
50:23des députés RN
50:25Adrien Brachet
50:26Georgia Mélanie
50:27est aussi beaucoup regardé
50:28par une grande partie
50:29de la droite
50:30et de l'extrême droite française
50:31sur la fameuse alliance
50:32des droites
50:33ça fait fantasmer
50:34beaucoup de monde en France
50:35c'est sûr que
50:36pour cet écosystème là
50:37c'est un des personnages
50:40les plus importants
50:42au niveau européen
50:43et bien évidemment
50:43que son futur politique
50:46si je puis dire
50:46ses prochains mois
50:47vont être particulièrement scrutés
50:50comme la situation
50:51en France
50:51l'est aussi
50:52c'est à dire que
50:53la prochaine élection
50:54présidentielle en France
50:55ne va pas seulement
50:56être un enjeu français
50:57elle va être un enjeu
50:58aussi européen
50:59un enjeu pour l'Ukraine
51:00aussi
51:01si demain
51:01vous avez à la tête
51:02de la France
51:03un parti politique
51:03qui décide de ne plus
51:05soutenir l'Ukraine
51:06ça pose un certain
51:07nombre de problèmes
51:08pas seulement pour la France
51:09mais pour l'ensemble
51:09des pays européens
51:11on l'a dit aussi
51:12il y a des clivages importants
51:13sur la question d'immigration
51:14sur les questions économiques
51:16bien évidemment
51:17sur les questions
51:17de plus ou moins
51:18d'intégration au niveau européen
51:19donc à la fois
51:20l'avenir de Georgia Mélanie
51:22mais aussi l'avenir de la France
51:23alors Emmanuel Macron
51:23ne pouvant pas se représenter
51:24c'est moins l'avenir personnel
51:26d'Emmanuel Macron qui compte
51:27mais l'avenir politique en France
51:29vont être particulièrement scrutés
51:30par l'ensemble
51:31de nos voisins européens
51:32Véronique
51:33Oui c'est vrai
51:34qu'il y a vraiment
51:35une analogie je trouve
51:36entre le choix
51:37qui doit
51:37peut faire
51:39Georgia Mélanie
51:40et
51:42le scénario
51:43qui peut se poser
51:43en France
51:45parce que je vois
51:46j'entends
51:46dans le débat français
51:47il y a un petit peu
51:48la même question
51:49dans la droite républicaine
51:51on va dire
51:52est-ce qu'on va s'allier
51:52plutôt avec le centre
51:54ou plutôt avec l'extrême droite
51:55passer en question
51:56en effet
51:57que pour reprendre un peu
51:58les mots aussi
51:58qui disaient ma collègue
51:59se pose aussi Georgia Mélanie
52:00parce que dans l'idée
52:01dans l'hypothèse
52:02où elle va ajouter
52:04à sa coalition
52:05quelqu'un comme
52:06le général Van Achi
52:08il faut savoir
52:09il faut savoir
52:09qu'elle va perdre
52:10tous les votes
52:11des franges
52:12un peu plus modérés
52:13je rappelle
52:13que dans la coalition
52:14il y a Fratelli d'Italia
52:16il y a le parti de Salvini
52:17mais il y a aussi
52:18l'ancien parti de Berlusconi
52:19qui est plutôt libéral
52:20et qui est un peu plus loin
52:22de cette position
52:23si extrême
52:24du coup c'est vrai
52:25que France et Italie
52:26ils doivent se poser
52:27un peu la même question
52:28je pense
52:29voilà
52:29et ce sera le mot de la fin
52:30ce soir dans les informés
52:31après cette rencontre
52:32entre Emmanuel Macron
52:33et Georgia Mélanie
52:34qui avait lieu
52:35je vous rappelle
52:35sur la côte d'Azur
52:36à Antibes
52:38l'est une de vos magazines
52:40respectifs
52:40Mathias Corasco
52:41pour l'Express
52:42cette semaine
52:43alors c'est l'alerte
52:44des services de renseignement
52:46sur les nouvelles menaces
52:47qui pèsent sur l'Europe
52:49l'est une de l'Express
52:50donc à lire cette semaine
52:51pour le point
52:52Adrien Brachet
52:53scandale du périscolaire
52:55l'heure des comptes
52:56ce que savait vraiment
52:57la mairie de Paris
52:58depuis 2015
52:58les réponses d'Emmanuel Grégoire
53:00le maire de Paris
53:01et puis aussi par ailleurs
53:02on en parlait
53:02une enquête
53:03sur la dernière année
53:04au pouvoir d'Emmanuel Macron
53:05que prévoit-il ?
53:07Voilà
53:07qui ne peut pas se représenter
53:08on le rappelle encore une fois
53:09en 2027
53:11beaucoup de candidats
53:12pour l'instant
53:13sur la ligne de départ
53:14ils sont combien actuellement
53:15encore Adrien Brachet ?
53:16Alors ça dépend
53:16si vous comptez
53:17les prétendants
53:18les officiellement déclarés
53:19mais en tout cas
53:19on dépasse plusieurs dizaines
53:21sans aucun doute
53:22Voilà
53:22on verra ce que ça donne
53:24au final
53:25merci à tous
53:26merci Véronique
53:27à Genari
53:27d'être venue
53:28ce soir
53:29votre baptême
53:30sur France Info
53:31dans les informés
53:32je crois que ça s'est bien passé
53:33correspondante en France
53:35pour Sky News
53:35merci Patricia Lémonière
53:36d'être venue ce soir
53:38spécialiste des questions
53:39internationales
53:39les informés
53:40reviennent demain matin
53:41à 9h sur France Info
53:43très bonnes soirées
53:43très bonnes soirées
53:43à tous
53:43m'invite
53:43qui s'est pas
53:44qui s'est pas
53:44– Sous-titrage FR 2021
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