- il y a 12 heures
Ce mercredi 24 juin, Étienne Bracq a reçu Éric Delannoy, président-fondateur de Tenzing Conseil, Sylvain Goyon, gérant actions chez Montpensier Arbevel, Matthieu Ceronne, fondateur de Galileo Invest, Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, et Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste chez Natixis Investment Managers, dans l'émission Good Morning Market, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business, l'info éco.
00:048h32 le journal avec Léo Dumas.
00:05La campagne présidentielle qui s'est lancée hier sur le terrain énergétique en pleine canicule.
00:11Neuf candidats et porte-parole sont venus présenter leur programme au colloque de l'Union française de l'électricité devant
00:17donc les industriels et aussi Hugo Babé pour BFM Business.
00:21A chacun sa vision du mix énergétique.
00:23A droite, le nucléaire fait l'unanimité.
00:25Bruno Retailleau poursuivait son moratoire sur les énergies renouvelables.
00:28Christophe Béchut d'Horizon veut suivre la relance inscrite dans la programmation pluriannuelle.
00:33Et Jean-Philippe Tanguy veut construire deux séries de PR Nouvelle Génération sans que le tout nucléaire ne soit inscrit
00:39dans le programme du RN, dit-il.
00:41Une relance partagée même par le communiste Fabien Roussel.
00:45Le nucléaire, c'est la possibilité pour la France de multiplier l'atout que nous avons déjà aujourd'hui.
00:51Et c'est de cela dont nos entreprises et la France, les Français, ont besoin pour demain.
00:56Si Fabien Roussel apparaît comme le plus pro nucléaire à gauche, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, n'y
01:02est pas totalement défavorable.
01:04Il n'y a pas chez moi de réticence à parler du nucléaire.
01:07Le nucléaire autant qu'il est nécessaire, les renouvelables autant qu'il est possible.
01:12Une position semblable à la députée macroniste Agnès Pannier-Runacher.
01:15Les écologistes et les insoumis qu'en peu sur leur position, sortie du nucléaire d'ici 2055 pour LFI.
01:22Un 100% renouvelable à terme pour l'écologiste Marine Tondelier.
01:25À moins que la question ne soit posée au référendum, c'est la proposition avancée par Dominique de Villepin, possible
01:31candidat à l'élection présidentielle.
01:338h34, le projet de loi Logement est présenté ce matin au Conseil des ministres.
01:37Il prévoit de renforcer le dispositif d'incitation à l'investissement locatif et aussi de faciliter la construction.
01:43Mais percuté par la canicule, le texte sera par la suite enrichi d'amendements sur l'adaptation des logements aux
01:49fortes chaleurs, dit le ministère du Logement.
01:52Notamment pour faciliter les travaux de pose de volets dans les copropriétés.
01:58En parallèle, le débat sur la clim qui se poursuit.
02:01Éric Ciotti, le président du DR, qui annonce ce matin sur CNews le dépôt d'une proposition de loi pour
02:06la rendre obligatoire dans certains bâtiments.
02:09On est face à du bon sens.
02:11Obligation de la climatisation dans les établissements scolaires.
02:15Obligation de la climatisation dans les maisons de retraite et dans les hôpitaux.
02:19Là, on est dans du concret.
02:21C'est tellement stupide de dire que la climatisation est de droite et que ça serait quelque chose d'abominable
02:29vu avec les lunettes un peu déformantes de l'extrême gauche.
02:33Et puis sur le budget des armées, députés et sénateurs se sont accordés en commission mixte paritaire.
02:37Ils valident la rallonge de 36 milliards d'euros d'ici à 2030.
02:41Le vote final du texte est prévu le 1er juillet.
02:44L'actualité internationale avec Annalisa Capellini et ce matin beaucoup de politique américaine dans la presse internationale.
02:50Oui, à commencer par Bloomberg qui raconte comment le Sénat américain a réprimandé Donald Trump hier pour sa politique de
02:55guerre.
02:56Oui, parce que le Sénat, qui pourtant est un majorité républicaine, a voté en faveur de la suspension de la
03:01guerre en Iran.
03:02C'est improbable que ça change réellement quelque chose à la stratégie de l'administration.
03:06Bloomberg le rappelle.
03:07Mais c'est un rare signe d'insubordination.
03:10Et surtout, c'est le dernier signal en date que le président n'a pas vraiment le soutien nécessaire à
03:15l'effort de guerre à l'intérieur des États-Unis, à l'intérieur même de son parti.
03:19Donald Trump donc perd de l'influence au sein de son parti.
03:22Zohan Mamdani, lui, en gagne.
03:24Le maire de New York qui est à la une du Wall Street Journal.
03:27Parce que trois candidats qu'il soutenut ont remporté les primaires démocrates à New York.
03:32C'est une victoire écrasante qui inflige au passage une défaite sur les démocrates traditionnels, dans des circonscriptions qui sont
03:38profondément démocrates.
03:39Et donc, selon le Wall Street Journal, Zohan Mamdani devient de plus en plus un kingmaker, un faiseur de roi
03:45à l'intérieur de son propre parti, le parti démocrate.
03:48On repart aussi du Venezuela dans le Financial Times.
03:50Oui, le Financial Times qui a une info exclusive.
03:53Les journalistes révèlent que le Venezuela s'apprête à révéler une dette colossale de 240 milliards de dollars.
03:58C'est bien plus que prévu.
03:59Les estimations de marché étaient autour de 150 milliards de dollars.
04:03Et puis, on commence à voir les chiffres, les vrais chiffres de l'économie vénézuélienne.
04:08Puisque le gouvernement va publier un cadre macroéconomique qui va enfin estimer la taille de l'économie du pays.
04:14Alors, en 2012, avec Hugo Chavez, on était à 370 milliards de dollars.
04:19Eh bien, cette estimation sera à 100 milliards de dollars.
04:23Donc, c'est beaucoup moins avec un ratio dette PIB à plus de 200%.
04:27Donc, c'est un tableau bien plus noir que prévu pour le Venezuela, selon les infos du Financial Times.
04:32Merci beaucoup, Annalisa, la Bourse.
04:38Quatrième vague, ouverture dans 20 minutes. Qu'est-ce qu'on attend ?
04:40Stable en préouverture, ce CAC 40. L'absence de valeur technologique permet pour une fois à l'indice parisien de
04:47surperformer par rapport à Wall Street.
04:49Dans le sens où, hier soir, le Nasdaq Composite a cédé 2,2% moins 1,5% pour le
04:55S&P 500.
04:56Le Cospi, qui avait perdu 10% hier, reprend 3% ce matin.
05:00Grâce notamment à Samsung, on aura l'occasion d'en reparler, qui devrait confirmer, en tout cas à des informations
05:05de presse,
05:05qui évoquent un programme de rachet d'actions de 60 milliards de dollars, afin de distribuer une bonne partie de
05:10ces actions aux salariés.
05:11Et puis, il faudra suivre encore ce segment des semi-conducteurs, avec Micron, qui va publier ses résultats ce soir.
05:17En attendant, le dollar continue de se renforcer, l'euro dollar qui est à 1,13, le dollar qui est
05:22sur des plus hauts de 13 mois,
05:23avec le marché qui continue d'anticiper une fête plus dure, avec le nouveau président de la Fed, Kevin Warch.
05:29On va en reparler avec nos invités dans un instant, Eric Delanois, Tenzing Conseil et Sylvain Goyon de Montpensier, Arbevel.
05:34Vous ne bougez pas tout de suite.
05:35Good Morning Market, le club de la bourse.
05:38Il est 8h40 et le club de la bourse aujourd'hui, c'est avec Eric Delanois.
05:41Bonjour, président fondateur de Tenzing Conseil.
05:44Et à côté de vous, Sylvain Goyon, bonjour, gérant action, chez Montpensier, Arbevel, de l'intelligence artificielle toujours et de
05:50la tech.
05:50Alors, on aura les résultats de Micron, très important ce soir, Etienne Braque.
05:54On attend quand même des résultats stratosphériques.
05:57Oui, avec un parcours là aussi stratosphérique, dans le sens où Micron a été multiplié par 9 en l'espace
06:02d'un an.
06:03Aujourd'hui, c'est plus de 1000 milliards de dollars de capitalisation boursière.
06:06Alors hier, c'était une séance difficile pour Micron, comme pour l'ensemble du segment des semi-conducteurs.
06:11L'indice des semi-conducteurs a perdu 8%.
06:13Bon, après, il ne faut pas oublier d'où il vient.
06:15C'est un indice qui a été doublé depuis le printemps dernier.
06:19Oui, depuis le printemps dernier.
06:20Ça montre quand même l'ampleur des mouvements qu'il y a pu y avoir sur bon nombre de valeurs
06:24liées aux semi-conducteurs.
06:25Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, il y a une pénurie de mémoires RAM qui sont aujourd'hui indispensables
06:29pour faire tourner l'intelligence artificielle dans les data centers.
06:33Et vous êtes face à des groupes qui ont ce fameux pricing pour eux,
06:36cette capacité à pouvoir augmenter leur prix qui est juste impressionnante.
06:40Et donc, par rapport à cela, ce soir, le consensus attend à des marges autour des 60-70%.
06:44Pas d'inquiétude, du coup, sur un Nasdaq, Sylvain Goyon qui a perdu 2% hier.
06:49Alors, à chaque fois qu'il y a un tout petit frémissement, on se dit,
06:50« Ça y est, c'est la bulle, comment c'est d'éclater ? On n'y est pas. »
06:53Non, mais en fait, la question, c'est toujours la même depuis un certain temps.
06:56En l'occurrence, je pense que personne ne doute que cette révolution technologique qui est en cours
07:00va bouleverser nos vies. Je crois qu'il y a un consensus absolument majeur là-dessus.
07:03En revanche, la question du marché financier, c'est plutôt de questionner la création de valeur
07:07qui va être là derrière. Et aujourd'hui, on est sur des montants en masse en termes de CAPEX,
07:12on connaît tous les chiffres, qui sont gigantesques. Et on se demande effectivement si ces investissements
07:17vont pouvoir être rentabilisés avec un niveau, je dirais, de retour sur capital
07:20qui pourrait satisfaire les valorisations d'aujourd'hui. Et ça, c'est toute la question.
07:24Donc, pour le moment, effectivement, les 2% du Nasdaq d'hier, c'est beaucoup plus
07:29qu'un éclatement de bulles. Le reflet, je dirais, d'un changement de pied de la Banque Centrale
07:33avec un discours qui est un peu plus dur sur les taux. Et vous êtes sur des actifs
07:36avec des durations très longues. Donc, évidemment, plus sensibles aux variations de taux à venir.
07:40Dès que l'argent est moins facile, ça a un impact sur la tête.
07:43C'est le point, c'est le point.
07:44Éric Delanois, vous m'avez écrit « Je souhaite un crash industriel sur la tech ».
07:49Oui, il faut qu'à un moment, tout ça, ça ralentit. Parce que quand on évoque
07:52les retours sur investissement par rapport aux investissements gigantesques qui sont faits,
07:55ça veut simplement dire qu'à court ou moyen terme, on aura une captation de valeur gigantesque
07:59aux mains de quelques acteurs. Et ça, je ne suis pas sûr que ce soit très bon
08:02ni pour l'économie, ni pour le social. Et qu'à un moment, il doit se passer
08:07ce qui s'est passé sur la voiture autonome, à savoir un ralentissement lié à un crash
08:11industriel. Parce que ce qu'on ne met pas en évidence dans les problématiques d'acteurs
08:15de l'IA entre l'IA et l'entreprise, c'est deux choses.
08:17Un, la répartition de la valeur. Deux, la responsabilité.
08:19Quand il y a eu les premiers accidents dans la voiture autonome, vous avez Tesla
08:23qui a été condamné à 250 millions de dollars parce qu'ils ont été mis en responsabilité.
08:27Et ce n'est plus le conducteur qui était responsable de l'accident, mais le constructeur.
08:31Demain, il y a un crash industriel avec un gros acteur de l'IA qui prend une décision
08:36qui a un impact quelconque sur la santé de quelqu'un, sur etc., se posera la même
08:40question de qui est responsable. Est-ce que c'est le constructeur ? Est-ce que ce sont
08:44eux, ceux qui ont fait les algorithmes ? Ou est-ce que c'est celui qui vendait le
08:47service qui a utilisé l'IA ? Cette problématique de responsabilité, elle n'est pas du tout
08:50résolue. Et ce crash industriel, il sera de deux natures. Soit on va s'apercevoir
08:55que les rendements sont impossibles à tenir et que donc là, il va y avoir un redressement
08:59violent sur la valorisation boursière. Soit on va s'apercevoir que les problématiques
09:03de responsabilité étant telles que ça va générer des contractions. Il faut savoir
09:07que sur les véhicules autonomes, par exemple, ça a drastiquement changé le paysage des
09:12acteurs de la voiture autonome. Donc il y en a qui ont été abandonnés d'ailleurs.
09:16Donc on peut se dire que là, c'est pareil.
09:18Eric, le fait que les rendements soient impossibles à tenir, on le sait déjà. C'est-à-dire
09:22par rapport aux investissements d'aujourd'hui, s'il fallait que ça soit rentable, le rythme
09:26à suivre est intenable.
09:27Il est intenable, sauf à considérer qu'on peut, vous savez, on n'imaginait pas que Google
09:32pourrait faire les bénéfices qu'il a fait sur le trimestre dernier. C'est-à-dire
09:35qu'en gros, les rendements croissants qui caractérisent ces entreprises-là sont des
09:41caractéristiques économiques nouvelles. Nous n'avions jamais de rendement croissant
09:44dans l'économie. Aujourd'hui, Google est la première démonstration d'un rendement
09:47croissant qui dure. Demain, les entreprises industrielles, IA, seront les mêmes. Et la
09:51grande différence entre la robotisation et l'IA, c'est bien ça. Quand on était dans
09:55la robotisation, la rente ou le rendement, il était diffusé sur toute une chaîne
09:59qui était les constructeurs, les techniciens, une chaîne de valeur, les fabricants d'usines,
10:03les déployeurs, etc., etc., les vendeurs de robots. La chaîne de la valeur de l'IA,
10:07c'est beaucoup plus concentré, en fait, des déploiements rapides, une concentration
10:11de la rente sur quelques acteurs et donc forcément une concentration de la captation
10:16de la valeur qui est inédite.
10:18D'où parfois, Sylvain Goyon, une recherche bénéficier de l'IA à travers des titres
10:23comme Valeo, une recherche de diversité à travers des titres qui, au départ, n'ont
10:27rien à voir.
10:28Non, mais je ne suis pas tout à fait en accord sur l'ensemble des sujets. Effectivement,
10:33concentration de la valeur sur un certain nombre d'acteurs bien définis par Éric,
10:36on est d'accord. Mais je pense que la question de la valorisation, je dirais, relative,
10:40beaucoup plus faible d'autres secteurs, c'est justement celle de la diffusion des progrès
10:45que permettent l'IA à ces secteurs-là. Donc, vous en avez cité, Laure, par exemple,
10:48Valeo, mais bon, moi, il se trouve que je cogère un fonds santé. La santé, il y a
10:52une question aussi aujourd'hui, notamment avec le début d'année qu'on a connue qui
10:55était compliquée, qui normalement aurait dû être favorable à la santé en termes
10:58relatifs, ce n'est pas du tout ce qu'on a vu. Je pense qu'en fait, une des questions
11:01qu'il y avait derrière ça, c'est la santé, c'est fatigant, c'est ringard et surtout,
11:05on ne voit pas très bien finalement comment ils vont pouvoir bénéficier de l'IA. Or, s'il y a
11:09bien un secteur, en fait, où l'IA promet des choses qui sont assez intéressantes,
11:12mais avec un horizon de temps relativement loin quand il s'agit, par exemple, des médicaments...
11:15Donc, sous-valoriser, là, pour vous, en ce début d'année ?
11:17Oui, très clairement, par exemple, voilà, et c'est peut-être, justement, une des thématiques
11:21qu'on pourra attendre sur la seconde partie de l'année, en se disant, tiens, voilà,
11:23cette bulle l'IA, enfin, cette bulle, cette valorisation de l'IA, les effets de diffusion
11:27qui ne sont pas encore complètement pris en compte, notamment dans les valorisations
11:29d'autres secteurs, certains secteurs qui sont en retard peuvent peut-être en bénéficier,
11:32la santé, par exemple, en faisant partie. Mais je crois qu'il n'y a pas de doute,
11:35la révolution, elle est là, vraiment, on a souvent fait le parallèle avec les chemins
11:40de fer, les chemins de fer, il y a eu des surinvestissements, parfois, on a doublé
11:42des lignes pour aller au même endroit, donc, évidemment, ça ne sert strictement à rien,
11:45aujourd'hui, il n'y a pas de doute, tout le monde se sert du train, donc, voilà.
11:48Vous hauchez de la tête, Éric ?
11:49Oui, simplement parce qu'on oublie deux choses à suivre, d'abord, enfin, moi, je suis
11:52dans un secteur, le conseil, qui a atteint fortement sur l'IA, et pourtant, on se rend compte
11:58que dans le fond du métier, les gains de productivité qui vont être présents
12:02ne sont pas si évidents que ça, c'est-à-dire qu'on n'arrive pas à évaluer, aujourd'hui,
12:06si les coûts de l'IA, qui ne sont pas encore révélés, en réalité, vont être supérieurs
12:11ou inférieurs aux gains de productivité que ça procurera. Je prends un exemple très
12:13simple, la facturation par token. Aujourd'hui, quand vous êtes un particulier, vous ne la
12:17voyez pas, parce qu'en fait, il y a une mutualisation qui est faite et vous payez un abonnement.
12:21Seules les entreprises qui ont mis en place des API le voient. Cette facturation par token,
12:24à partir du moment où elle se fait à l'entrée et à la sortie, vous pouvez avoir
12:29des factures gigantesques, imprévisibles. Pourquoi imprévisibles ? Parce que plus vous
12:32mettrais d'agentique en automatisant un certain nombre de tâches, plus vous serez
12:36incapable de dire quelles sont les données qui sont prises en compte dans les résultats
12:41et donc la facturation. Ce qui donne des choses absolument incroyables, qui est qu'une
12:45entreprise, aujourd'hui, est incapable d'évaluer le coût réel qu'aura pour elle
12:51l'utilisation de l'IA à grande échelle. Ce qui explique d'ailleurs aujourd'hui,
12:54et je ne sais pas si ça a été pris en compte dans la valorisation de certaines entreprises,
12:56on estime que 40% des projets agentiques seront abandonnés en 2027, parce que les coûts
13:03de l'IA par rapport à ça sont exorbitants. C'est-à-dire que le coût humain, aujourd'hui,
13:07au regard du rendement qui va être recherché pour satisfaire ces investissements gigantesques
13:12qui ont été faits, on va peut-être se rendre compte que le coût humain, finalement,
13:16il n'était pas si négatif que ça. Et je ne parle pas, bien évidemment, de la problématique
13:21de la capacité d'adaptation des humains, en général, à ces technologies dont on ne
13:25mesure pas les effets.
13:26Ou du fait que, si vous êtes en tropique, vous pouvez demain tripler le prix ou quadrupler
13:30le prix pour les Européens, par exemple, à la demande de Donald Trump, vous pouvez
13:33aussi avoir des sujets politiques derrière.
13:35Alors, les sujets de souveraineté sont en plus des sujets compliqués. Bref, on a un
13:39ensemble de thématiques importantes qui met quand même un trouble sur la capacité
13:43de rendement de cette technologie-là.
13:47Et c'est pour cette raison qu'aujourd'hui, en bourse, les acteurs qui fonctionnent bien,
13:50ce sont les acteurs liés aux semi-conducteurs. C'est-à-dire qu'en fait, à la fin, que
13:53vous soyez Micron ou Nvidia, peu importe, j'ai un petit peu le trait, la technologie
13:57et le modèle d'IA que vous allez utiliser, in fine, il faut des data centers. Mais quand
14:01vous regardez les acteurs des logiciels, comme il y a des questions sans réponse, les
14:04questions qu'on venez de soulever, c'est un secteur aujourd'hui qui se fait totalement
14:07massacrer, qui est oublié, parce qu'en fait, la bourse attend de voir un petit peu
14:10qui sera les gagnants à long terme. Sachant que vous voyez bien, ne serait-ce qu'entre
14:14Anthropique et entre Chagipity, ça bouge tout le temps dans les classements.
14:18Donc, pour l'instant, il y a beaucoup d'incertitudes sur ce sujet.
14:21Etienne, on disait, il faut beaucoup d'argent et de l'argent pas cher pour
14:24développer l'intelligence artificielle. On en est où, là, dans les probabilités
14:28de hausse des taux ? Ça a encore changé aux États-Unis ?
14:32Depuis mercredi dernier, et la dernière conférence de Kevin Warsh, qui,
14:36contrairement à ce que Donald Trump veut, n'a pas du tout l'intention de baisser
14:41les taux. Et quand vous regardez aujourd'hui les anticipations, non pas de baisse de taux,
14:46puisque là aussi, ça s'est retourné d'une façon spectaculaire. Il y a une probabilité
14:49assez faible pour juillet, mais une probabilité beaucoup plus forte pour septembre.
14:53Plus de 70% de probabilité d'une hausse de taux dès septembre. Alors que, souvenez-vous,
14:57il y a quelques semaines de ça, c'était oui, oui, non, mais pas avant, fin d'année,
15:00voire début 2027. Et donc ça, ça se traduit dans le dollar, qui est sur des plus hauts
15:04de 13 mois, mais également sur bon nombre d'investissements, où aujourd'hui, il y a une
15:08question qui se pose. Parce que si demain, il y a une hausse de taux, forcément, la rentabilité
15:12ne sera pas du tout la même sur les capitaux investis.
15:14Sylvain Goyon.
15:15Oui.
15:16Non, mais comment vous voyez ça ? Est-ce que ce dollar qui monte, ça a un impact,
15:18bien sûr, sur les autres monnaies ?
15:20En fait, je pense qu'on a une espèce de fil rouge, malgré nous, là, et qui, effectivement,
15:24se situe dans cette histoire de hausse de taux. On a évoqué très rapidement, en fait,
15:29avant le début de l'émission, le Yen. Voilà, on regarde beaucoup le Nasdaq.
15:33Évidemment, il faut le faire. On regarde peut-être moins le Yen. Et moi, je trouve que c'est
15:37assez intéressant, ce qui se passe en ce moment.
15:39Il y a des records de baisse.
15:40Alors, absolument. On comprend assez bien.
15:41Depuis 86, c'est ça, Etienne ?
15:43Oui, c'est ça. Le dollar Yen est au plus bas depuis 86. Alors, en fait, pourquoi ?
15:48On voit très bien, la Banque du Japon, elle a tendance à vouloir remonter ses taux
15:51pour, évidemment, combattre l'inflation. Sauf que le Japon, on le sait, a une masse
15:55de dettes publiques qui est juste gigantesque, largement plus de 200% du PIB.
15:59Un point de hausse d'intérêt sur 200 points de PIB, c'est deux points de PIB, en fait,
16:03en intérêt supplémentaire. Donc, évidemment, on n'a pas spécialement envie de faire ça.
16:07Donc, qu'est-ce qui se passe ? Pendant ce temps-là, on a une fête qui monte, une BOJ
16:10qui ne monte pas, le différencier de taux pousse effectivement le dollar vers le haut
16:14et le Yen vers le bas. Le problème que moi, je vois peut-être se dessiner derrière
16:18ça, ça rappelle ce qui s'est passé en 2024, qui était la crise du carry trade.
16:21Vous avez une monnaie dans laquelle vous pouvez vous financer pas cher du tout.
16:23On parlait d'argent gratuit, quasi gratuit. Bon, le Yen est là. Donc, ça, c'est super.
16:28On achète quelque chose. Enfin, on emprunte dans une monnaie qui va se déprécier.
16:30Vous remboursez encore plus facilement puisque la monnaie se déprécie et vous investissez
16:34dans des actifs qui, effectivement, vous produisent plus d'intérêt. Top. Top, sauf quand ça
16:38se retourne. Et si le Yen, par exemple, se redresse brutalement, là, vous avez tous
16:43ces carry trade qui sont en train de se défaire. Et là, vous avez un choc sur le marché
16:46qui est très important. Donc, l'un dans l'autre, en fait, tout se tient. C'est-à-dire
16:49qu'on a quand même cette problématique des banques centrales, des taux, effectivement,
16:52qui se répercutent aussi dans les pertes de devises et qui influent aussi tout le circuit
16:55de financement mondial. Et ça, moi, je pense que c'est un des sujets qu'il faut absolument
16:59regarder et qu'en tout cas avoir à l'esprit.
17:01Et Eric ?
17:02Oui, enfin, je constate que les mécanismes économiques sont toujours ceux qui prévalent
17:06partout. En fait, la grande chance que l'on a, c'est que le Yen, finalement, sur la scène
17:09internationale, ne compte pas beaucoup, ne pèse pas lourd. Donc, ça n'est pas, de mon
17:13point de vue, susceptible de remettre en cause les grands équilibres. Maintenant, ce qui
17:17va se jouer, c'est comment va réagir la BCE par rapport à ça. Parce que, enfin, j'étais
17:21convaincu que la BCE n'augmenterait ses taux que très peu, enfin, petitement, au fur et
17:26mesure pour montrer des signaux qu'effectivement, il y a une inflation qu'il faut maîtriser.
17:30Voilà, Christine Lagarde a dit, j'ai fait 0,25, j'arrête, en gros.
17:32Exactement. Et bien, c'est un peu ce qu'on pouvait anticiper, et surtout avec la résolution
17:36à venir du conflit. Et donc, voilà, enfin, moi, je ne suis pas très pessimiste sur
17:43l'évolution des taux de l'Europe. Je suis beaucoup plus pessimiste sur le sujet qu'on
17:47évoquait avant. Parce qu'en réalité, on s'aperçoit que ce ne sont pas les sujets d'éthique
17:51ou les sujets de conséquences environnementales ou humaines qui prévalent sur les dynamiques
17:56économiques. Ce sont uniquement les sujets d'investissement. Et c'est pour ça que le
18:01crash, c'est uniquement une réaction qui consisterait à dire, puisqu'on n'est pas
18:05capable de se regarder dans les yeux pour savoir comment on doit y aller en responsabilité,
18:08eh bien, on va tous se crasher. Comme ça, là, peut-être qu'il y aura moins d'argent
18:11et qu'on se posera les bonnes questions à ce moment-là.
18:13Et on prendra les investissements pour les mettre dans la résolution du changement climatique ?
18:18Oui, enfin, je...
18:19Vous êtes un grand optimiste, Éric.
18:21Non, mais c'est pas... Voilà, c'est comme ça.
18:24Il nous reste 10 secondes, Étienne. Qu'est-ce qu'on attend à l'ouverture ?
18:27Stable, en préouverture, avant que donc Micron ce soir, et puis dans un instant,
18:30on parlera de la Française de l'énergie qui confirme avoir trouvé le plus gros gisement
18:34d'hydrogène au monde. Ça se passe en Lorraine. C'est une small cap, c'est coté en bourse.
18:38C'est attendu en hausse à 9h.
18:39Éric Delanois et Cyril Vingoyon, merci d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie.
18:43Il y a l'inflation, c'est jeudi, l'inflation américaine à suivre, jeudi après-midi.
18:47Dans un instant, Good Morning Market avec Étienne Braque.
18:49On se retrouve demain, 6h, 9h, pour une nouvelle matinale.
18:52Bonne journée.
19:008h58, c'est parti pour la deuxième partie de Good Morning Market jusqu'à 9h30.
19:04Et puis ensuite, vous retrouverez les experts avec Raphaël Legendre.
19:07Dans un instant, toute l'information avec Léo Dumas.
19:09L'ouverture du CAC 40. En préouverture, on est quasi stable à la Bourse de Paris.
19:14Hier soir, nous étions à 8340 points.
19:16Avec Alain Dubrul de Claresco, nous reviendrons sur l'OPA que souhaite lancer Mumbadala.
19:22Le fonds du Moyen-Orient qui, aujourd'hui, regarde de très près Pierre et Vacances.
19:27Faut-il apporter ces titres Pierre et Vacances ?
19:29Éléments de réponse dans un instant.
19:31Et puis dans le cédement des small et mid-cap.
19:33L'autre dossier, bien sûr, qui fait l'actualité ces dernières heures, c'est 2CRSI.
19:37Qui a vendu, eh bien, Grizzly, toutes ses positions short.
19:41Donc ça, c'est quand même un élément important quand la direction de CRSI essaye tant que bien que mal
19:46de se défendre
19:47par rapport aux accusations de ce fonds américain activiste.
19:51Romain Haumont reviendra avec nous sur le dollar qui ne cesse de se renforcer ces dernières heures
19:56au point que le dollar est sur un plus haut de 13 mois.
19:59Avec typiquement l'euro-dollar ce matin qui est encore sous les 1,14 à 1,1361.
20:05Et pour cause, le marché voit de plus en plus une Fed active, très active en termes de resserrement monétaire.
20:11Est-ce que ça change la donne en termes d'investissement ?
20:15Éléments de réponse donc avec Romain Haumont qui est macroéconomiste et stratégie chez Natixis Investment.
20:20Et puis en dernière partie, Mathieu Serron nous aidera un petit peu à lire le marché d'un point de
20:24vue technique.
20:25Sachant que le Nasdaq Composite a cédé un peu plus de 2% hier avant les très attendus résultats de
20:31Micron.
20:31Ça sera ce soir après la clôture de Wall Street.
20:34En attendant, le titre Micron a clôturé sur une baisse de près de 10% hier soir à la clôture.
20:39Bon, il ne faut pas oublier comme le Cospi le parcours extraordinaire qu'a connu l'ensemble du segment des
20:44semi-conducteurs.
20:45Il est 9h, tout de suite c'est l'information économique du jour avec donc Léo Dumas.
20:50Good morning market, le journal.
20:53Et la canicule qui se poursuit à travers le pays et qui provoque deux premières coupures de courant.
20:57Il n'y en a plus ce matin dans 68 000 foyers du Finistère.
21:01Elle pourrait aussi s'imposer dans le projet de loi logement présenté aujourd'hui en Conseil des ministres.
21:06Ce n'est pas l'objet du texte qui ambitionne d'abord de simplifier les règles de construction
21:11ou encore d'élargir l'aide à l'investissement locatif mais donc percuté par l'actualité.
21:16Il faut maintenant s'attendre à l'introduction de mesures sur les bouilloires thermiques
21:19dès l'arrivée du texte à l'Assemblée.
21:23Le ministère du Logement se prépare à de nombreux amendements sur le confort d'été
21:27mais il a déjà fixé des lignes rouges.
21:29Pas question d'interdire les bouilloires thermiques à la location comme c'est le cas des passoires.
21:34Le sujet devrait pourtant être abordé car il était au cœur d'une proposition de loi
21:38déposée il y a un an et jamais mise depuis à l'ordre du jour.
21:41Pour les professionnels de la rénovation, l'urgence serait déjà d'établir un meilleur indicateur
21:46qu'aujourd'hui sur ce confort d'été.
21:48C'est ça qui fera évoluer la valeur des bouilloires et pourra inciter aux travaux
21:52selon Audrey Zermatti, la directrice de la stratégie chez EFI.
21:55Moi je crois fortement aussi à cet outil marketing qui est le DPE
21:58au-delà même d'être un outil d'interdiction du logement, cet outil marketing pour les futurs acheteurs.
22:03Demain quand ils vont voir sur un diagnostic de performance énergétique
22:06que c'est un confort d'été très faible, donc en fait on est sujet à être une bouilloire thermique
22:12dans ce cas-là ça va influencer leur acte d'achat.
22:14D'ici là, le gouvernement entend déjà soutenir ou reprendre à son compte quelques amendements
22:18comme ceux des écologistes visant à faciliter l'installation de protections solaires
22:23dans l'éco-propriété, notamment en simplifiant le vote en Assemblée Générale.
22:27Le ministère du Logement se prépare aussi au sujet plus sensible
22:30de la climatisation et de l'assouplissement des règles d'urbanisme.
22:34Et par ailleurs, l'encadrement des loyers pourrait être prolongé.
22:36Deux ans de plus, l'expérimentation est censée s'arrêter fin novembre
22:40mais le gouvernement annonce qu'il soutient un texte socialiste
22:43qui propose de rallonger ce test dans les communes déjà concernées.
22:47Il sera inscrit à l'ordre du jour du Sénat à la rentrée.
22:50Et puis l'actualité des entreprises et une information de BFM Business.
22:53Ce matin, un plan de départ massif se profile chez SFR.
22:584 500 salariés sur les 8 000 sont menacés par le rachat de l'opérateur
23:02par ses trois concurrents Bouygues, Free et Orange
23:04dont des représentants sont reçus ce matin par les syndicats des SFR lors d'un CSE.
23:10Merci beaucoup Léo Dumas pour ce rappel de l'information du jour.
23:14Le CAC 41 hausse de 0,1%.
23:16Tout le détail de la séance, ça sera dans un instant,
23:18juste avant un mot des experts avec Raphaël Lejean que vous retrouvez à 9h30.
23:22Oui, tout à fait Etienne.
23:23On va parler de l'état impuissant face aux différentes crises
23:25qu'il doit affronter ces derniers jours, qu'il s'agisse de la canicule.
23:30On multiplie les réunions de crise à Matignon.
23:32Aujourd'hui, le ministre du Travail a convoqué une table ronde avec les syndicats
23:35pour traiter des fortes chaleurs.
23:37Mais au final, un état impuissant.
23:39Un état impuissant aussi face aux murs des retraites,
23:42face aux chocs démographiques.
23:44On va voir quelle leçon tirer du plan allemand.
23:48Une réforme en profondeur des retraites en Allemagne
23:50qui vient d'être proposée alors même qu'ils étaient déjà à un départ à 67 ans.
23:55On verra aussi, on fera le débrief de la réunion hier à l'UFCE
23:58avec neuf candidats ou représentants des candidats à la présidentielle.
24:02On va voir si on peut vraiment faire baisser durablement les prix de l'énergie
24:07comme ils le promettent pour beaucoup, sans expliquer comment faire.
24:12Et puis enfin, on reviendra sur le projet de loi de logement
24:14qui est présenté aujourd'hui en Conseil des ministres par Vincent Jambrun.
24:17On en parlait à l'instant dans le journal de Léo Dumas.
24:20Un projet de loi qui promet quatre grands chocs.
24:23Oui, mais ces quatre grands chocs ne vont pas finir comme un plan de plus finalement
24:27sans que les choses ne changent réellement.
24:30Voilà pour le programme du jour.
24:34On se retrouve à 9h30.
24:35A tout à l'heure.
24:35En attendant, il est 9h03 et le CAC 40 est en très légère hausse de 0,15%.
24:418355 points pour la bourse de Paris.
24:44L'Oréal, Unibail et LVMH sont les trois plus fortes hausses.
24:46Trois titres qui gagnent plus de 1,5%.
24:48Et puis à l'inverse, Euronext, Kering ou encore Veolia ferme la marche.
24:52Un marché qui est sans grande tendance ce matin à l'ouverture.
24:55Qui résiste plutôt bien par rapport à la baisse de Wall Street hier.
24:58Où le Nasdaq Composite a cédé 2,2%.
25:00Le S&P 500 a lâché 1,4%.
25:03Il faut dire que la bourse de Paris compte assez peu de valeur technologique.
25:07Micron va donc publier ses résultats ce soir.
25:09En attendant, ce matin, il faut suivre avec beaucoup d'attention la Française de l'énergie
25:13qui gagne quasiment 9% à l'ouverture au-delà des 40 euros.
25:16Le groupe confirme ce matin avoir trouvé le plus gros gisement d'hydrogène au monde.
25:21Et ça se passe en France, en Lorraine plus précisément.
25:24Et la production devrait débuter à partir de la fin 2028.
25:28Le titre étant très forte hausse.
25:29Nous en parlerons dans un instant avec Alain Dubrul.
25:31Et puis nous reviendrons également sur 2CRSI qui prend plus de 16% ce matin à l'ouverture.
25:36Au-delà des 32 euros, le titre était déjà en très forte hausse hier
25:40après le gros gadin de ces dernières heures
25:42avec notamment le fonds activiste Grisny qui a mis en avant des comptes truqués.
25:47Bon, la direction de DCRSI essaye de convaincre le marché.
25:50Est-ce que ça sera suffisant pour retrouver la confiance des actionnaires du marché ?
25:55Élément de réponse dans un instant.
25:57A tout de suite.
26:05Et le CAC 40 qui grappille 0,2%,
26:081,356 points.
26:09Les futurs américains qui sont en très légère hausse.
26:11Plus 0,5% pour le Nasdaq 100.
26:13Plus 0,2% pour le S&P 500 après la baisse d'hier.
26:16Assuré avec beaucoup d'intérêt tout à l'heure à l'ouverture Alphabet.
26:19Dans le sens où la maison mère de Google va rejoindre l'indice Dow Jones.
26:23Ça sera à partir de lundi.
26:24C'est ce qu'a annoncé cette nuit S&P Global.
26:27Et puis il faudra également suivre SpaceX.
26:29Puisque lundi, le groupe avait dit vouloir lever 20 milliards de dollars sur le marché obligataire.
26:33Bon, finalement, il y avait 85 milliards dans le carnet.
26:35Donc ils ont dit on ne va pas lever 20, mais 25 milliards de dollars.
26:38Le tout a des conditions quand même assez avantageuses
26:40par rapport aux obligations d'État américaine.
26:44En attendant, à 9h08, on va parler des small and mid-cap avec Alain Dubrul
26:47qui nous accompagne par téléphone, directeur général de Claresco Finance.
26:51Bonjour Alain.
26:52Avec vous, on va parler de DCRSI qui reprend 18% ce matin à l'ouverture.
26:55L'OPA qui a été lancée en début de semaine par un fonds émiratiste sur Pierre et Vacances.
27:00Et puis également la Française de l'énergie qui prend quasiment 9% ce matin à l'ouverture.
27:05Bon, commençons peut-être par DCRSI.
27:07C'est le dossier qui a fait couler le plus d'encre ces derniers jours.
27:11Avec la semaine dernière, le fonds activiste Grizzly qui a mis en avant
27:14que les comptes de cette société qui a été boostée par l'intelligence artificielle
27:18étaient potentiellement truqués.
27:20Le titre s'est effondré.
27:22Bon, depuis hier, ça va un peu mieux.
27:23Plus 17% ce matin.
27:25Oui, bonjour Étienne.
27:27Alors, DCRSI, c'est une société, depuis son introduction en bourse,
27:30qui a un parcours assez chaotique avec un management qui est quand même un peu fantasque,
27:33en tout cas assez original pour dire le minimum.
27:37Et effectivement, depuis un an, le chiffre d'affaires connaît une forte accélération.
27:40Il est tiré par une gamme qui s'appelle Godis,
27:42qui sont des GPU Nvidia pour des data centers d'entraînement,
27:45auxquels de CRSI ajoute un petit truc, c'est une technologie de refroidissement innovante.
27:49Donc, ça se traduit par des très très gros chiffres d'affaires,
27:52mais qui ne sont pas forcément très margés.
27:53Cette gamme qui fait maintenant plus de 90% du chiffre d'affaires,
27:56lequel devrait doubler cette année au-delà de 400 millions
27:58et peut-être dépasser le milliard l'année prochaine,
28:01sont des contrats avec des marges brutes à un chiffre, entre 5 et 8%.
28:06Et la taille importante des contrats fait aussi que l'essentiel du chiffre d'affaires
28:10est réalisé avec une poignée de petits clients.
28:12Et en plus, ces clients, la plupart, leur nom reste confidentiel.
28:15Donc, il en résulte forcément une certaine volatilité du chiffre d'affaires,
28:18une certaine incertitude sur la croissance.
28:20Et si on ajoute à cela le fait que le cours de bourse était multiplié par 5
28:23depuis le mois de décembre,
28:25alors que la communication financière reste, disons, un petit peu approximative,
28:29on a là tous les ingrédients pour une attaque de short.
28:32Donc, c'est ce qui s'est passé jeudi dernier,
28:33avec une étude à charge de Grizzly,
28:35une officine qui s'était positionnée vendeuse à découvert de 0,89% du capital
28:40et qui jetait un doute sur la matérialité du chiffre d'affaires
28:43et des promesses de croissance.
28:45Alors, dans ces études de type Grizzly,
28:47il y a souvent des observations qui sont véridiques,
28:49mais à partir desquelles les officines tirent des conclusions
28:52qui peuvent être fausses ou du moins trompeuses.
28:54Alors, le cours qui était passé avec un maximum de 58 euros
28:57il y a une dizaine de jours à 44 la veille de l'attaque
29:00a chuté à 24 avant d'être suspendu avec un prix d'équilibre théorique à 14,
29:04donc c'était assez grave.
29:05Pendant le week-end, le management s'est défendu dans une conférence téléphonique
29:08et avec un communiqué qui, à mon avis, répondait à une grande partie des objections.
29:13Mais ce que j'en retiens, moi, c'est que la probabilité d'une fraude massive semble faible.
29:17En revanche, les explications du management rappellent quand même
29:20que la montée en puissance du chiffre d'affaires est possible, mais pas acquise.
29:23Et le caractère encore, disons, assez brouillon de la communication financière
29:27justifie de mettre une décote vis-à-vis des espérances sur le titre.
29:30Alors, ce titre a quand même rebondi hier à 27,60
29:32et aujourd'hui, il dépasse les 30 euros.
29:34Donc, ça commence quand la confiance revient.
29:36On apprend aussi que la société Grizzly a entièrement racheté son short avant-hier.
29:41Ce qui est rassurant, car une société convaincue d'une fraude totale,
29:44et on l'a vu dans le passé, aurait maintenu sa position, quoi qu'il arrive, jusqu'au bout.
29:49Donc, le fait qu'ils aient pris un profit rapide suggérerait qu'en fait,
29:52ils ont exploité une situation de...
29:55Un court qui avait énormément monté, alors que la communication financière mérite d'être précisée.
29:59Donc, je dirais tout ça, c'est un peu triste, mais de bonne guerre.
30:02Donc, je dirais maintenant, le titre revient sur des niveaux qui me paraissent plutôt raisonnables.
30:06Je ne pense pas qu'on retrouvera les 58 d'il y a deux semaines,
30:09parce qu'il y a quand même une question de crédibilité.
30:10Il va falloir un peu de temps pour prouver que cette croissance va se matérialiser ou non.
30:15Mais je dirais, la sidompe, on va dire éclos, mais en tout cas, est en grande partie endiguée.
30:20Et vous faites quoi, vous, aujourd'hui, en portefeuille Alain Dubrul,
30:23dans le sens où vous détenez du DCRSI avant cette histoire ?
30:27Oui, alors ce titre, j'ai toujours été un peu méfiant quand même sur la communication financière,
30:30je suis honnête, mais j'en ai mis un petit peu l'année dernière.
30:34Ça ne pesait pas beaucoup dans le fond, mais comme ça fait fois six, forcément,
30:37ça finit par monter pas mal.
30:38Donc ça faisait deux mois que je prenais des profits.
30:41Puis j'avais vu la société il y a une dizaine de jours,
30:44et je trouvais quand même que la communication financière n'était pas très précise.
30:47Donc j'avais continué à prendre des profits.
30:49Bon, pas assez, parce que rétrospectivement, j'en aurais vendu plus.
30:54J'en ai encore rendu un petit peu dans la remontée.
30:57Maintenant, le poids que j'ai me paraît plus raisonnable par rapport à ce qu'on peut en espérer.
31:00Donc maintenant, je le conserve.
31:02Autre actualité ce matin, c'est la Française de l'énergie qui gagne près de 8%.
31:07Avec le groupe qui avait annoncé il y a quelques semaines de ça,
31:09d'ailleurs ils étaient sur ce plateau, avoir découvert le plus grand puits au monde d'hydrogène.
31:14Ça se passe en Moselle.
31:15Et ce matin, ils sont un petit peu plus précis sur les détails techniques de ce puits.
31:20Et puis surtout, ils annoncent une production fin 2028.
31:23Oui, ça c'est important parce que la Française de l'énergie, pour rappeler,
31:26c'est une société qui exploite du gaz de mine dans le nord.
31:29Donc c'est du gaz, si on ne le prenait pas, il partirait dans l'atmosphère.
31:33Ce serait très mauvais pour l'environnement.
31:34Donc eux, ils le captent et ils le réutilisent.
31:36Ils ont aussi des activités dans les énergies renouvelables, la biomasse, l'hydrogène en Scandinavie,
31:42en particulier en Norvège.
31:43Et tout ça, ça devrait mener la société vers à peu près 100 millions d'euros de chiffre d'affaires
31:46à la fin de la décennie.
31:48Mais il y a un troisième pilier qui est effectivement ce projet en Lorraine.
31:51Au départ, ils voulaient faire du gaz de mine là-bas, mais ils n'ont pas été autorisés.
31:54Mais entre-temps, ils ont découvert que dans le sous-sol minier, il y avait pas mal d'hydrogène.
31:59Donc ils ont fait un puits très profond à plus de 3000 mètres, qui avaient identifié l'hydrogène.
32:04Et là, ils viennent de donner plus de précisions.
32:06En particulier, ils disent qu'à 2200 mètres, il y a 36% d'hydrogène dans les gaz locaux.
32:13Et on passe à 50% à 2400.
32:14C'est des concentrations a priori extrêmement élevées par rapport à ce qui se fait dans le monde.
32:19Et même si tout ça nécessite encore d'être précisé pour voir si c'est commercialement exploitable,
32:26on parle quand même d'une production possible maintenant d'ici deux ans
32:30et d'une qualification de ces réserves, c'est-à-dire combien il y en a et combien ça vaudrait
32:34compte tenu des coûts d'exploitation dès l'année prochaine.
32:37Rappelons qu'on parle d'un gisement où il y aurait potentiellement, mais peut-être plus,
32:41on parlait de 30 millions de tonnes d'hydrogène.
32:43Sachant qu'aujourd'hui, l'hydrogène comprimé au kilo, ça se vend entre 1 et 10 euros
32:50selon les modes de production.
32:51Donc ça veut dire que là, on aura un gisement commercialement qui vaudrait peut-être des dizaines,
32:56voire à peu plus d'une centaine de milliards d'euros.
32:59Reste évidemment la question de savoir combien est exploitable et à quel prix.
33:01Ce n'est pas encore complètement défini.
33:03Mais là, la société hier, en précisant ces données, confirme qu'il y en a.
33:07Il y en a même beaucoup.
33:07Et donc, toutes choses égales par ailleurs, ça accroît la probabilité qu'on puisse éventuellement
33:11l'exploiter de manière intéressante.
33:13Et le marché achète à nouveau ?
33:15Ils sont en plus dans une région, la Lorraine, où il y aurait des consommateurs à proximité
33:20avec des pipelines pour transporter ce gaz.
33:22Donc pas de problème de transport en plus.
33:24Petite valeur, 200 millions d'euros de capitalisation boursière, plus 8,6% à l'instant, 40 euros, 85.
33:31Et puis il nous reste à peine deux minutes, mais quand même, il faut en parler, de pierre et vacances.
33:35D'ailleurs, on évoquait ce sujet avec vous il y a quelques semaines de cela, Alain Dubrulle.
33:40Lundi, Moumbadala lance une OPA sur pierre et vacances.
33:43Bon, c'est quand même une prime qui est relativement faible, dans le sens où le fonds propose 1,90€
33:49par action,
33:50potentiellement 10 centimes s'ils arrivent à retirer pierre et vacances de la bourse.
33:54On est sur une prime d'à peine 10% quand même, par rapport à la semaine dernière.
33:59Oui, on en parlait il y a deux semaines.
34:00On avait évoqué l'éminence de l'aboutissement de la revue stratégique lancée il y a un an,
34:04avec l'arrivée possible d'un nouvel actionnaire, c'est le cas.
34:06Alors pourquoi on pensait que ça allait y arriver ?
34:08C'est parce qu'en fait l'essentiel du capital est détenu par des investisseurs,
34:11Alcentra, Fidera, Atream, qui sont entrés au capital lors de la restructuration financière en 2022.
34:16Donc c'est des gens qui, historiquement, étaient détenteurs d'applications,
34:19ils n'ont pas pour vocation de rester longtemps.
34:21Et par ailleurs, le vrai flottant n'est que de 8%, ce qui fait que la boîte était assez décotée.
34:25Alors effectivement, l'offre, elle n'est pas extrêmement…
34:28On aurait espéré mieux, le mois où le consensus, on était plutôt autour de 2,30€.
34:33Alors à partir de là, il y a quatre scénarios.
34:35Disons que pour les obligataires qui veulent sortir, c'est acceptable.
34:40Pour le management, c'est la perspétie d'avoir un actionnaire majoritaire
34:44qui va pouvoir remettre de l'argent pour accélérer la croissance.
34:47Donc je pense que ça leur déplaît point.
34:49Maintenant, pour des actionnaires minoritaires comme vous et moi,
34:52le prix n'est pas très généreux.
34:54Alors, moi je vois quatre scénarios.
34:56Le premier, c'est que les acquéreurs n'obtiennent pas 80% du capital et on en reste là.
35:00Mais la valorisation ne devrait pas vraiment souffrir,
35:02car ça suppose qu'on est sur un prix plancher.
35:04Ou ils ont plus de 80%, ce qui n'est pas exclu,
35:06compte tenu du poids des obligataires qui veulent sortir.
35:09Ils n'ont pas le temps d'attendre un prix plus élevé,
35:11mais ils n'atteignent pas 90%.
35:13Alors le titre reste clôté, avec un faible flottant, mais c'est déjà le cas.
35:17Donc je ne pense pas que la décode ne s'accroîtrait en réalité.
35:20Et dans cette situation, on peut espérer que l'actionnaire majoritaire,
35:23il aura quand même un moment envie de reprendre le contrôle.
35:25Donc on peut jouer une sortie ultérieure à un meilleur prix.
35:28Troisième scénario, les acquéreurs ont plus de 90%, alors la messe est dite.
35:33Et puis le dernier point, qu'il ne faut pas oublier,
35:35c'est peut-être quand même qu'un autre acquéreur
35:37surenchérit à court terme, compte tenu du calendrier.
35:39Et ça, ça pourrait arriver rapidement.
35:40Donc je dirais pour l'instant, je n'ai pas encore tranché,
35:43mais je serais plutôt tenté de ne pas apporter et d'attendre.
35:47Les actionnaires ont jusqu'au 17 juillet pour apporter ou non leur titre à cette OPA.
35:52Le titre Pire et Vacances est à 1,84€ ce matin.
35:55C'est un repli de 0,4%.
35:57Merci beaucoup Alain Dubrul, nous a raccompagné ce matin.
35:59Directeur général délégué de Claresco Finance.
36:029h17, on va continuer à parler des marchés avec Romain Haumont qui vient de nous rejoindre.
36:08Romain Haumont, macroéconomiste et stratégie chez Natixis IM.
36:11Bonjour Romain.
36:13Le dollar est ce matin sur des plus hauts de 13 mois.
36:17Alors ça se voit notamment sur l'euro dollar, mais c'est sur un panier de devises que le dollar
36:21s'est renforcé.
36:23On est ce matin sous les 1,14 sur la parité euro dollar 1,1355.
36:29Avec depuis quelques jours maintenant, un marché qui est en train de refaire ses calculs.
36:33Est-ce que c'est le cas aussi chez vous, chez Natixis, depuis la réunion de Kevin Warch ?
36:37En tout cas sur de probables hausses de taux, non pas d'ici à la fin de l'année, mais
36:42peut-être même dès septembre.
36:43En tout cas, probabilité 70% sur le baromètre FedWatch.
36:46Absolument.
36:47Donc par rapport à cette paire euro dollar, on aurait pu croire qu'avec la décélération ou la baisse des
36:52prix des matières premières énergétiques,
36:54on allait avoir une appréciation de l'euro dans la mesure où l'Europe est vraiment dépendante énergétiquement.
36:59Et donc on sait qu'il y a une corrélation qui est tout à fait significative entre l'euro dollar
37:03et le prix des matières premières énergétiques.
37:05Maintenant, qu'est-ce que ça signifie derrière ?
37:07Si vous avez des matières premières énergétiques qui baissent et un euro dollar qui baisse, ça veut dire qu'il
37:12y a quelque chose d'autre.
37:13Ce quelque chose d'autre, on l'interprète de deux manières chez Natixisiem.
37:17Premièrement, on a un facteur croissance qui va expliquer cette dynamique et un facteur politique monétaire que vous avez souligné.
37:24Sur le facteur croissance, on a finalement un différentiel de croissance qui commence à être de plus en plus tangible.
37:29On a ce choc énergétique de la guerre au Moyen-Orient qui a finalement détruit de la demande interne en
37:34Europe,
37:34ce qui finalement crée une sorte de petite dépression ou au moins une chape de plomb sur la croissance européenne.
37:42Et vous avez de l'autre côté une économie américaine dont la demande finalement bénéficie en grande magnitude de l
37:50'investissement dans l'IA.
37:51On a finalement des consommateurs américains qui bénéficient d'un effet de richesse grâce à leur exposition au marché à
37:57action.
37:57Et donc on sent qu'il y a une dichotomie sur les croissances de part et d'autre de l
38:02'Atlantique.
38:02Et ensuite, vous rajoutez une couche de politique monétaire où vous avez globalement une BCE qui semble vouloir mettre de
38:09l'eau dans son vin concernant la restriction monétaire
38:12dans la mesure où on observe la baisse des prix des matières premières énergétiques.
38:16Et vous avez de l'autre côté de l'Atlantique un monsieur Warch dont on ne connaît pas vraiment encore
38:21trop les intentions.
38:22Mais globalement, on a eu droit à une conférence de presse très épurée de la part du nouveau gouverneur de
38:29la Réserve fédérale
38:30qui n'a pas voulu donner son avis en termes de forward guidance.
38:33Et donc le marché, qu'est-ce qu'il a regardé ?
38:34Il a regardé finalement le Summary of Economic Projections,
38:38donc ce résumé des visions macroéconomiques des membres du FOMC.
38:42Et que nous disent ces membres du FOMC ?
38:45Eh bien, il faudra peut-être augmenter jusqu'à une fois les taux d'intérêt du côté américain
38:50pour pouvoir juguler l'inflation qui est en train d'intervenir de ce côté de l'Atlantique.
38:55Et donc, on a un marché qui est en train de réévaluer finalement les postures de politique monétaire
39:00et on a cet impact tout à fait significatif sur la devise.
39:03Si la Fed remonte cette eau, ça serait peut-être une mauvaise nouvelle pour le marché.
39:07A l'inverse, si la BCE s'arrête là, là ça serait vraiment un ouf de soulagement,
39:11notamment pour les marchés européens qui sont pénalisés depuis le début de ce conflit
39:17par cette guerre et par les anticipations de resserrement monétaire.
39:21Nous, on pense que c'est positif que la Banque Centrale Européenne n'aille pas plus loin dans sa restriction
39:25monétaire
39:26parce que c'est une économie, l'économie européenne, qui n'a pas besoin à l'heure actuelle
39:30d'avoir une couche de restrictions monétaires supplémentaires.
39:32Donc oui, dans un certain sens, c'est positif pour les actions européennes.
39:36Maintenant, la question c'est de savoir si Mme Lagarde finalement change d'avis
39:41et on a juste une hausse symbolique, on peut se demander finalement où va la croissance européenne.
39:45Est-ce qu'au second trimestre, on va avoir une croissance telle que l'imagine la Banque Centrale Européenne ?
39:52Pour un petit rappel, dans le scénario central de la Banque Centrale Européenne,
39:56on a une croissance en zone euro qui serait de l'ordre de 0,8% cette année.
40:00On a un acquis à l'heure actuelle de 0,1% avec le mauvais chiffre
40:04qui était en partie dû à l'Irlande, certes, du premier trimestre.
40:07Donc finalement, on a quand même une croissance européenne qui va pâtir de ce choc énergétique
40:12et il se peut que finalement, le choc sur les intrants détériore plus que prévu
40:16les marges des entreprises européennes.
40:18En tout cas, le Bund, le 10 ans allemand, est à 2,90 ce matin.
40:23Il revient sur ses niveaux de début mars.
40:26Alors, on ne revient pas encore sur les niveaux d'avant-conflit
40:28puisque quand vous regardez fin février, début mars, on était aux alentours des 2,65
40:33sur cette référence en ce qui concerne le marché obligataire et le marché souverain.
40:39Dans ce contexte, aujourd'hui, ça ressemble à quoi l'allocation chez NetX6 IM Romain Aumont ?
40:44Plusieurs fois sur ce plateau et avec ma brogue chez toi, vous pilotez un petit peu les allocations.
40:48Vous étiez très confiant sur la tech.
40:50Alors, c'est bien, ça a marché.
40:52Bon, on voit depuis quelques jours maintenant des interrogations.
40:54Hier, le Nasdaq a perdu 2%, sans grande raison.
40:57Hier, c'était le Cospi qui a cédé du terrain.
41:00Bon, il a repris une partie ce matin.
41:01Mais en tout cas, ce segment des semi-conducteurs continue de tirer la cote
41:05mais continue également d'attirer et surtout de tirer la volatilité sur les marchés.
41:10Absolument. Ce qu'on a observé sur le secteur technologique,
41:12c'est que globalement, on a des investisseurs, des hedge funds,
41:16des investisseurs institutionnels qui commencent à se demander
41:18est-ce qu'il n'y a pas un danger d'avoir finalement une telle concentration sur les marchés.
41:21Quand on regarde la cote coréenne, c'est tiré par deux entreprises.
41:24Et donc, quand ces deux entreprises font face à un mode risk-off sur une journée,
41:29eh bien, ça entraîne approximativement toute la thématique IA à travers le globe.
41:33Nous, on reste convaincus qu'on a de la croissance bénéficiaire
41:37qui est encore dans les tuyaux et que c'est ce qui va finalement
41:40tirer la performance de ces indices sur le reste de l'année.
41:43Il y a un coût d'opportunité à ne pas être exposé à ces indices.
41:47Et donc, vous avez bien évidemment de la volatilité
41:49mais vous avez derrière finalement une performance qui vous rétribue.
41:52Donc, quand vous regardez le couple rendement-risque,
41:54eh bien, vous n'êtes pas nécessairement mis à mal dans ce genre d'allocation.
41:58Maintenant, nous, pour répondre à votre question,
42:01on a un petit peu allégé l'exposition aux actifs risqués américains.
42:07On s'est remis à la neutralité sur les actifs européens
42:10en pensant que finalement, cette libération du détroit d'Hormuz
42:14allait être bénéfique notamment du point de vue des matières premières énergétiques.
42:18Donc, on reste quand même globalement très positif sur la croissance mondiale cette année.
42:22Et on pense que rester exposé aux actifs risqués,
42:25dans tous les cas, ça reste une allocation qui est tout à fait rationnelle.
42:28Et on a tendance, vous parliez du marché des taux souverains,
42:32on a tendance à vouloir quand même rester sur une duration assez faible
42:36dans la mesure où on s'attend à ce qu'il y ait toujours de la volatilité
42:39sur la partie longue de la courbe souveraine,
42:41que ce soit en Allemagne ou aux États-Unis,
42:43parce que vous avez des thématiques,
42:44la question de la posture des banques centrales,
42:47vous avez la thématique de la question de l'espace fiscal dont disposent les États.
42:51Et donc, globalement, ce qu'on va chercher peut-être à faire,
42:54c'est aller s'exposer sur du crédit d'entreprise bien noté
42:57et de faible duration.
42:59Et sur la partie action, les secteurs qui vous intéressent,
43:01en dehors de la tech, vous parliez là de l'Europe,
43:03vous avez revu un petit peu vos allocations sur l'Europe.
43:07Est-ce qu'il y a des secteurs qui ont été massacrés ou oubliés ?
43:09Vous vous dites, tiens, il y a peut-être des points d'entrée ?
43:11Eh bien, dans ce contexte, on a observé finalement un aplatissement de la courbe
43:15depuis le début de l'année sur la courbe européenne,
43:17en sachant que les taux européens courts ont monté plus que les taux européens longs.
43:22Et qui bénéficie d'une repentification potentielle
43:26si on a une banque centrale européenne qui, finalement, met de l'eau dans son vin ?
43:29Eh bien, vous avez les financières et les bancaires
43:31qui pourraient tirer leur épingle du jeu,
43:33qu'on a mis un petit peu de côté durant cette année
43:35et qui pourraient revenir sur la base d'une BCE beaucoup plus accommodante.
43:40C'était le secteur phare de 2025
43:41et c'est vrai qu'il a retrouvé des couleurs depuis le début du mois
43:44avec bon nombre de valeurs dans ce secteur
43:46qui ont retrouvé leur plus haut historique.
43:48Merci beaucoup, Romain Aumont nous a raccompagné ce matin.
43:50Macroéconomiste et stratégique chez Natixis IM.
43:539h25, le CAC 40 grappille 0,2%.
43:57Plus 0,2 à Paris, moins 0,1 pour l'Eurostox 50 à 6222 points.
44:02Bonjour, Mathieu Serraud, vous êtes cofondateur de Galiléo Invest.
44:06Avec vous, on va regarder un petit peu ce qui se passe sur les marchés.
44:09Bon, ça tient plutôt bien ce matin en Europe.
44:12Oui, ça tient bien, sauf sur le DAX qui perd 0,7%,
44:15plombé par la force baisse de Rheinmetall qui perd 12,5%.
44:20Mais globalement, nous sommes dans une phase de marché un petit peu nerveuse.
44:24On témoigne le VIX qui a progressé hier de 10-12%,
44:28qui se retrouve autour des 19.
44:30Alors pas de quoi en tirer de conclusion hâtive, bien évidemment à ce stade-là.
44:33On reste dans une volatilité plutôt faible sur le VIX.
44:39Mais également une rotation au sein des indices.
44:43Je regardais par exemple depuis le début du mois,
44:45les performances notamment des 7 magnifiques.
44:48On a Alphabet qui est en repli de 9%,
44:50Meta 11%, Amazon 13% et Microsoft 17% de baisse depuis le début du mois.
44:58Et dans le même temps, on a le SP500 qui n'est qu'en repli de 2,8%
45:03avec toujours des performances très impressionnantes sur les thèmes,
45:09sur les valeurs liées au thème de la mémoire, des semi-conducteurs, de l'infrastructure IA.
45:12Et c'est d'ailleurs une des caractéristiques fortes de cette phase-là.
45:15C'est la grande concentration des flux avec des leaderships du marché
45:21qui se déplacent vers les goulots d'étranglement de l'IA.
45:24Et dans cette thématique-là de la mémoire, on aura ce soir les résultats de Micron
45:29qui est devenu le véritable baromètre du cycle de l'IA.
45:33Précédemment, c'était plutôt Nvidia et c'est en train un petit peu de se déporter sur Micron.
45:39Du côté des indices, vous le disiez, ça tient plutôt bien.
45:42Sur le SP500, on a toujours une tendance qui est haussière.
45:45Un pivot autour des 7250 à surveiller.
45:48Le CAC reste clairement à la traîne des indices américains
45:51et même les indices européens restent à la traîne des indices américains.
45:55Mais avec une tendance de court terme sur le CAC qui reste toujours haussière.
45:58Mais pour l'instant, on cale toujours dans la même zone, autour des 8500 points.
46:03Donc le pivot que nous surveillons dans cette phase-là, c'est la zone des 8250 à 8300 points.
46:08Considérant que tant qu'on est au-dessus, on reste du bon côté
46:11avec des probabilités de rebondir qui sont supérieures.
46:14Et si jamais on venait en dessous, on aurait une dégradation.
46:15Et en termes de motifs d'espoir sur le CAC, les valeurs du luxe.
46:20Alors les valeurs du luxe qui restent lourdes, mais qui sont sur des niveaux de rebond possibles.
46:26Je pense notamment à LVMH autour des 480 euros.
46:30Hermès dans la zone des 1550 à 1600.
46:32Mais c'est vrai que jusqu'à présent, elles ont beaucoup déçu ces valeurs-là.
46:37Donc il va falloir en atteindre un petit peu plus pour envisager une reprise solide et durable.
46:40En tout cas, une phase de marché nerveuse avec à court terme la possibilité d'accumuler des écarts.
46:46Et dans une optique un petit peu plus longue, pourquoi pas des valeurs du luxe.
46:49L'Oréal plus forte hausse, plus 2%, 384, suivi de LVMH plus 1,5% à 491 euros.
46:55Merci beaucoup Mathieu Serron de nous avoir accompagné ce matin.
46:58Fondateur de Galileo Invest et donc le CAC 40 qui grappille 0,1%.
47:028352 points.
47:03Séance à suivre bien sûr, tout pour investir avec Antoine Larigauderie.
47:06Et puis la séance américaine avec Guillaume Sommerer à partir de 15h30.
47:10En attendant dans deux minutes, vous retrouvez Raphaël Legendre et ses experts.
47:14Très bonne journée.
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