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  • il y a 1 semaine
Ce mercredi 24 juin, Paymium, en tant que le 18ème acteur français agréé MiCA malgré les nombreuses sociétés n'ayant pas encore obtenu leur agrément, le Parlement européen ouvrant la voie à l'euro numérique, le stablecoin présentant de nombreux "désancrages", ainsi que la question autour du rebond ou de la chute du bitcoin cet été avec son cours à 62 000 dollars, ont été abordés par Laetitia Zito, directrice générale de Paymium, Grégory Raymond, cofondateur de The Big Whale, Nathalie Janson, économiste, professeure à la Neoma Business School et fondatrice de Génération Libre, et Louis Alexandre Froissard, gérant et associé chez Montaigne Conseil et Patrimoine, reçus par Sandra Gandoin dans l'émission BFM Crypto, le Club sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:02BFM Business, BFM Crypto, le club. Sandra Blandon. Bonjour à tous, je suis ravie pour
00:08retrouver pour cette émission le club BFM Crypto. On a plein de sujets en temps limité,
00:14il va falloir être concis et percutant. C'est une phrase de vous, Louis-Alexandre de Froissart.
00:18On va essayer de faire ça aujourd'hui. On va parler d'euro numérique, de stablecoin,
00:22d'agrément mica, de bitcoin, tout ça en 25 minutes avec mes invités Grégory Raymond,
00:26mon co-fondateur de The Big Wait, bonjour Grégory. Louis-Alexandre de Froissart,
00:30donc gérant et associé chez Montagne Conseil et Patrimoine. Bonjour Sandra. Bonjour.
00:33Nathalie Jansson est avec nous également, économiste, professeur à la Neoma Business School,
00:38fondatrice de Génération Libre. Bonjour. Présidente. Présidente, pardon. Pardon Nathalie Jansson.
00:44C'est pas qu'unique va... Vous avez raison de me corriger. Et Laetitia Zito, qui est à distance,
00:48directrice générale de Pemium. Le club, c'est parti. Vous savez que vous pouvez nous écrire
00:53crypto-at-bfmbusiness.fr. Allez, on y va. Laetitia Zito, je commence par vous. Vous êtes à distance,
01:01donc encore une bonne nouvelle dans BFM Crypto aujourd'hui. Pemium qui obtient son agrément
01:07mica. Vous êtes quoi, 19e acteur en France ? Oui, on est dans le... à peu près, oui,
01:1626 acteurs aujourd'hui en France, il me semble. Bon, voilà. C'est une bonne nouvelle.
01:20C'est une excellente nouvelle. On est ravis. Merci. Quel investissement ? Rappelez-nous...
01:25Parlez-nous un petit peu de ces 18 derniers mois de mise en conformité. Oui. Ça a été très long
01:30parce que c'est vrai qu'on avait un dossier assez complexe. On est la seule plateforme de
01:36négociation qui est agréée en France. Il y a d'autres acteurs en Europe, mais pas beaucoup.
01:4017 à ma connaissance. Donc c'est peu d'acteurs sur tous les acteurs européens. Donc c'était un dossier
01:46particulièrement complexe. Donc ça a été un processus de plus de deux ans entre la préparation
01:50du dossier, le dépôt auprès du régulateur. Ça a été des mois intenses. Oui. Et les projets
01:56pour la suite, ça va permettre quoi ? Une fois que l'été sera passé, on pense à quoi
01:59maintenant ? On va rediriger toutes ces forces vers quel chantier ? Mais oui, c'est reprendre
02:04les chantiers qu'on n'a pas pu développer ces derniers temps. Pour les clients, ça ne changera
02:10pas énormément de choses. On va avoir des nouveaux produits qui vont arriver. On les annoncera
02:13en temps venu. Pour Paymium, ça change pas mal de choses. Ça va nous donner l'accès
02:17bien sûr au marché européen, une crédibilité institutionnelle, l'accès à une nouvelle
02:22typologie de clientèle qui était très attentive à l'obtention des agréments. Donc
02:26tout ça, pour tous ces projets, on est ravis.
02:29Votre avis, parce que je pose cette question beaucoup cette semaine, on a eu un chiffre
02:32il y a deux jours, 5% seulement des entreprises européennes ont eu l'agrément Mika, 5%.
02:38C'est quand même un chiffre assez percutant, non ?
02:42C'est assez percutant. C'est important, mais en même temps, c'est un secteur qui a besoin
02:47de se structurer pour aller dans le monde de la finance traditionnelle. On espère pour
02:52Bitcoin, pour les cryptos, qu'elles vont rejoindre le statut de finance traditionnelle.
02:56Donc c'est vrai que c'est des exigences qui sont très lourdes. Moi, si je pouvais regretter
03:00une chose de Mika, c'est qu'elle n'ait pas prévu le statut d'agent pour permettre
03:04à toutes ces petites structures de continuer à opérer et continuer l'innovation. C'est
03:07peut-être le point, le petit point qui manque à Mika.
03:09Oui, oui, effectivement. On a vu quand même que ceux qui ont Mika, comme on continue
03:14à innover, continue à sortir des produits. On a parlé avec Bitstack hier, qui justement
03:18va aussi vers la finance traditionnelle. Donc il y a des bonnes choses qui arrivent
03:22une fois qu'on a cet agrément. Mais quel chemin Grégory Raymond ?
03:25C'est surtout un point de départ. Parce que là, il y a tout à faire. L'agrément,
03:33c'est juste qu'il vous permet de continuer à opérer. Il ne faut pas oublier, bien sûr
03:37que ça a pris énormément de temps, d'argent à toutes ces sociétés pour s'agréer.
03:42Le ticket moyen, c'est autour d'un million d'euros quand même pour avoir cet agrément.
03:46Si tant est qu'on l'a à la fin, parce que pas tout le monde ne l'a eu.
03:49Il y a encore
03:50quelques dossiers en souffrance. Donc on attend encore au moins une ou deux entreprises
03:55qui devraient l'avoir d'ici le prochain collège de l'AMF, qui le dernier, il me semble,
03:59se tient le 3 juillet. C'est après la date limite.
04:03Qu'est-ce qui va se passer après pour toutes les entreprises qui sont encore en souffrance ?
04:07On a aussi parlé de Binance. Binance qui ne devrait pas l'avoir au 30 juin.
04:13Ils ont des millions de clients. Qu'est-ce qu'on va faire de ces clients ?
04:16Nathalie, un avis sur cette question, sur cette transition du marché ?
04:20Oui. Le marché va ressembler à d'autres marchés.
04:26Donc on peut effectivement regretter de ne pas avoir eu des statuts un peu intermédiaires
04:31avec moins de lourdeur. Non seulement c'est un coût comme il a été rappelé,
04:34mais de toute façon c'est un coût qui va durer puisque la mise en conformité
04:39doit avoir un suivi. Donc ce n'est pas comme s'il y avait un coût et plus rien.
04:43Mais c'est un coût qui va effectivement... Elles se sont structurées avec maintenant
04:49désormais une partie de compliance qui ne va pas changer.
04:52Oui Alexandre ?
04:53Oui, c'est le 2 juillet d'ailleurs qu'a lieu ce dernier comité.
04:57Et on a eu un message de l'AMF qui a dit que pour ceux qui n'étaient pas encore
05:01agréés
05:01mais qui savaient que globalement ça allait être annoncé le 2,
05:04ils n'avaient pas de mesures particulières à prendre pour ces deux jours de fonctionnement.
05:08Mesures vraiment d'accompagnement extrêmement fortes.
05:10Oui, et pendant ce temps-là l'autorité européenne des marchés financiers
05:14elle a publié la procédure, ça y est, pour finalement la procédure à suivre
05:18pour les entreprises qui devront cesser leur activité.
05:21Donc là aussi on va entrer dans quelque chose d'autre pour ces 95% d'entreprises européennes.
05:26Oui, ça va être compliqué. Ou les clients vont être capables de sortir tout seuls
05:30ou alors les comptes vont être récupérés par des partenaires qui eux ont été agréés.
05:34Oui, là on va voir comment ça va se redessiner.
05:36Parce que souvent on peut avoir des parallèles avec les secteurs bancaires il y a très longtemps
05:42et pour certains types de comptes, effectivement, ils vont être récupérés.
05:46Parce que c'est un avantage, mais pas tous, pas forcément.
05:50Laetitia Zito, pour finir, vous avez peut-être, pour regarder un petit peu ce qui se passe,
05:55les concurrents qui vont effectivement devoir passer la main, devoir fermer.
06:00Peut-être que vous allez pouvoir récupérer quelques clients, quelques profils, j'imagine.
06:05Bien sûr, c'est des choses qu'on regarde attentivement, il faut le faire de façon ordonnée
06:09pour que ce soit toujours au service des clients.
06:12Donc bien sûr, s'il y a des clients qui peuvent venir chez nous, on les prendra volontiers,
06:14on le fera en conformité.
06:16Il va falloir beaucoup être très pédagogique dans cette période, Nathalie Jansson.
06:21Bien expliquer les choses, comment on clôt ses comptes, comment on transfère ses fonds.
06:24Il va vraiment falloir expliquer les choses.
06:26Merci Laetitia Zito.
06:28Vous réagissez, si vous voulez, à la suite de l'actu, une autre actu chaude, Grégory Raymond.
06:33Non, c'est la Commission économique du Parlement européen qui a voté hier l'adoption de l'euro numérique.
06:37Alors c'est bon, ça veut dire que c'est lancé officiellement, on y va ?
06:40Alors pas tout à fait.
06:41Donc là, comme vous le disiez très bien, ça a été voté en commission, pas encore en séance plénière.
06:46Ça, ça sera en juillet.
06:47En tout cas, il n'y a plus rien qui peut arrêter l'euro numérique.
06:50Nous aurons bien ce projet entre les mains, nous citoyens, à partir de 2029.
06:55Bon, il va se passer un peu de temps d'ici là.
06:57Il y a un pilote qui va être lancé en 2027.
07:00Et voilà, on n'a jamais été aussi proche.
07:01De quoi on parle précisément quand on parle d'euro numérique ?
07:05On peut le redire peut-être.
07:06Qui ça va servir ?
07:08Qui va s'en servir concrètement ?
07:10Alors on va faire un petit peu d'histoire pour commencer.
07:12En fait, pourquoi cet euro numérique est sorti du chapeau de la Banque Centrale Européenne ?
07:15C'est parce qu'en 2019, donc ça fait 7 ans, Facebook, Meta, son nouveau nom, à l'époque, avait
07:21sorti un stablecoin, une crypto-monnaie, vraiment, qu'ils auraient émis eux-mêmes.
07:27Le projet s'est arrêté.
07:28Le Libra.
07:28Le Libra, exactement.
07:30Le projet s'est arrêté.
07:31Mais la BCE, en fait, avait décidé de créer un peu un projet concurrent, un projet souverain, pour que les
07:37entreprises privées ne prennent pas le pas sur la monnaie.
07:40Voilà, l'euro numérique, ça vient de là.
07:42Et en fait, il faut le voir comme un équivalent du cash, mais dans l'espace numérique.
07:47Alors ça peut paraître un peu abstrait, parce que le cash est déjà numérique, mais pas la monnaie centrale.
07:52La monnaie centrale, c'est les billets et les pièces.
07:54Ce qui fonctionne avec nos cartes de crédit, finalement, c'est que de l'écriture comptable, en fait, entre les
07:59banques.
08:00Ce n'est pas de l'argent réel, c'est juste les banques qui se prêtent de l'argent entre
08:03elles.
08:03Là, vraiment, l'euro numérique, c'est l'équivalent d'une pièce ou d'un billet dans l'espace numérique.
08:08Voilà, la proposition, c'est ça.
08:09Oui, alors quand on sort une proposition, c'est qu'il y a un besoin en face.
08:14Là, concrètement, on répond à quel besoin, à quel problème avec cet euronumérique, hormis cette histoire de Libra à l
08:20'époque ?
08:20Bien sûr, on ne parle plus de Libra aujourd'hui, mais là, en fait, on vous parle des dépendances technologiques
08:24qu'on a avec les systèmes de paiement internationaux type Visa, Mastercard.
08:29Il y a aussi une affaire qui a beaucoup fait parler ces derniers mois.
08:32Il y a le juge français de la Cour pénale internationale, le juge Guillou, qui était mis sous sanction internationale
08:40par la Maison Blanche de façon unilatérale.
08:42Et en fait, il ne peut plus utiliser sa carte Visa, sa carte Mastercard, il ne peut plus utiliser Paypal.
08:48En fait, c'est un peu comme s'il était de retour au début des années 90.
08:51Donc, il paye en espèces ou en chèques.
08:53Donc, ça pose un problème.
08:54Il faut qu'on développe des systèmes de paiement souverains, européens, où, en fait, quelqu'un à la Maison Blanche
09:00ne puisse pas, en fait...
09:03Avoir la main mise là-dessus, mais on n'en a pas déjà ?
09:06En fait, si.
09:07C'est ça qui est un peu perturbant, parce que les promoteurs du projet d'euro numérique nous disent qu
09:11'il n'y a que ça comme solution.
09:14En fait, non, il y a plein de solutions, mais d'émanations privées qui existent depuis un moment.
09:18Vous voyez le petit logo CB qu'il y a sur nos cartes bancaires ?
09:21En fait, ça représente le groupement carte bancaire, qui est en fait un groupement privé,
09:26qui a en fait créé un système de paiement pour les cartes bancaires en France.
09:30Quand vous faites une transaction en carte bancaire en France, à 90%, ce n'est pas Visa que vous utilisez,
09:37c'est le réseau CB.
09:38Donc, on a déjà un truc souverain en France.
09:42Dans d'autres pays, il y a un peu ça.
09:43En Allemagne, il y a ça aussi.
09:44Il me semble qu'en Pologne aussi, en Italie aussi.
09:46Juste, en fait, personne ne se parle.
09:48Mais on a déjà, en fait, des initiatives comme ça.
09:50Et on a aussi, depuis plus récemment, Wiro.
09:53Wiro, ça permet de faire du paiement entre amis, de paire à paire.
09:57C'est un peu la suite de Lydia, pour ceux qui connaissent.
10:01Et en fait, ça permet de faire du virement instantané à partir juste du moment où on connaît le numéro
10:07de téléphone de quelqu'un.
10:08C'est vraiment parfait.
10:09Et ça, c'est pan-européen.
10:10C'est disponible partout.
10:12Si tant est que votre banque fait partie du consortium, on l'a, notre système souverain, en réalité.
10:17Alors, du coup, ça va faire concurrence à ces systèmes-là ?
10:20Oui, ça va vraiment entrer en concurrence ?
10:22C'est ça, le problème.
10:23En fait, là, on va nous mettre un projet public.
10:26Il n'y a pas de mal à avoir des projets publics.
10:29Mais si ça concurrence une initiative privée qui fonctionne déjà bien, qui a investi beaucoup pour que ça marche.
10:36Et en plus, le projet d'euro numérique ne va arriver qu'en 2029.
10:40Enfin, il faut parier sur ce qui marche aujourd'hui, ce qu'on peut améliorer.
10:44Il n'y a pas plus de produits de ce genre en 2029.
10:46C'est dans trois ans, Nathalie Jansson.
10:48Ce qui est un peu paradoxal, de toute façon, je ne suis pas une grande fan de l'euro numérique
10:52de détail.
10:53C'est qu'en fait, on a bien vu qu'en Suède, ils ont fini par le suspendre, par effectivement
10:57manque d'utilisation, de cas d'usage.
11:00Donc, ils ont trouvé qu'en fait, ça n'avait pas beaucoup d'intérêt.
11:03Et Dieu sait si la Suède avait connu une chute de ses paiements en espèces.
11:09Donc, un autre sujet, pour eux, ce n'était pas Libra le problème.
11:14Oui, le sujet principal, c'est le contrôle des flux.
11:18C'est le président de la Banque des Règlements Internationaux, Augustine Cartens, qui l'a dit il y a quelques
11:23années.
11:24Avec le cash, ils n'ont pas le contrôle.
11:26Avec l'euro numérique, ils auront le contrôle absolu des mouvements monétaires.
11:29Ce n'est pas de moi, c'est de lui.
11:32Il y a une question de coût aussi, pour finir.
11:34Ah ben, ça coûte très cher.
11:36Le coût qu'on nous donne, ce n'est pas le coût que les banques donnent.
11:38Il y a un léger décalage.
11:40Déjà, il y a un coût public.
11:41Donc, pour développer le projet, la Banque Centrale Européenne, elle va devoir peser,
11:44enfin, nous, en tant que contribuables européens, on va devoir poser 1,4 milliard d'euros.
11:49C'est déjà important.
11:50Mais pour les banques, pour mettre à niveau tout leur système,
11:53alors la fourchette, elle est extrêmement large.
11:55Les banques, elles jouent aussi un peu à se faire peur là-dessus.
11:57Elles ont tout intérêt parce qu'elles ne veulent pas de ce projet-là qu'on leur impose.
12:00La fourchette, c'est entre 18 et 32 milliards d'euros sur plusieurs années.
12:05La moyenne par banque, on est sur du 110 millions d'euros.
12:09Donc, c'est quand même assez important.
12:11Mais moi, le risque réel que je vois pour les banques,
12:14c'est le fait que les gens, ils auront plus envie d'avoir un compte en euronumérique
12:20plutôt qu'un compte dans n'importe quelle banque.
12:22Parce que votre banque, en fait, elle peut faire faillite.
12:24L'euronumérique, donc la BCE, ne peut pas faire faillite.
12:27Donc, vous aurez intérêt à mettre le maximum dessus.
12:29Il y aura un seuil, on ne pourra pas tout mettre.
12:31Ça devrait être autour de 3 000 euros.
12:33Mais si la plupart des Européens garnissent leur compte euronumérique,
12:37ça fait que 10% des dépôts qui sont actuellement dans les banques
12:40vont se retrouver ailleurs.
12:42Et si les banques ont moins de dépôts,
12:44elles pourront moins prêter d'argent, en tout cas dans des conditions moins avantageuses.
12:47Il y a aussi tout ce sujet-là.
12:48Voilà.
12:49Mais enfin, bon, c'est en route, de toute façon.
12:50On a beau dire ce qui ne va pas dans ce projet-là.
12:53C'est parti.
12:54Ça a été en partie voté.
12:55Le processus est lancé.
12:57Nathalie Jansson, pendant ce temps, Stablecoin.
13:00Vous avez lu un article.
13:03Et l'auteur de cet article s'inquiète de la valeur des Stablecoins,
13:06notamment quand elles passent sous la valeur de 1 dollar.
13:09Alors, moi, je ne savais pas qu'un Stablecoin pouvait perdre de la valeur
13:12dans la mesure où il était adossé au dollar.
13:14Alors, en réalité, avec les frais de transaction,
13:17et puis, en fait, il n'est pas tout le temps égal à un frais compris.
13:22Il y a eu déjà pas mal d'études académiques, cette fois,
13:26documentées sur, effectivement, le Stablecoin qui n'est pas si stable que ça.
13:29Mais quand on parle de variations, elles sont très faibles.
13:32Et la raison pour laquelle les acteurs qui les utilisent continuent à l'utiliser,
13:37c'est parce que c'est négligeable par rapport aux avantages
13:40que représente son utilisation.
13:42C'est-à-dire, c'est toujours pareil, c'est du 24 heures sur 24,
13:457 jours sur 7, c'est de la rapidité qu'on n'a pas ailleurs.
13:48Donc, à nouveau, les Stablecoins ont eu énormément de succès aussi à l'étranger.
13:54Donc là, c'est pareil, quand on considère des acteurs qui sont à l'étranger,
13:57en Argentine, en Venezuela,
14:00quelques petits millième de dollars de transaction,
14:04même centième de dollars, après tout,
14:06vu le chaos qu'ils ont autour d'eux, c'est pas grave non plus.
14:09Donc, en fait, on revient, c'est toujours un argument qui tourne en boucle.
14:14On est à nouveau sur, ah, mais si les Stablecoins continuent à grossir,
14:19on va avoir un problème si jamais les utilisateurs perdent confiance
14:23et retirent leurs Stablecoins en même temps.
14:26Donc là, on retourne encore sur cette mélodie.
14:29Alors, effectivement, l'auteur fait référence à un plus grand dépeg,
14:33parce que celui auquel je fais référence,
14:35c'est juste de l'utilisation quotidienne.
14:37Il faisait aussi référence au dépeg de Circle,
14:41quand il y a eu la faillite de la Silico de Vallée Blanc,
14:44parce que là, il avait jusqu'à 10% de ses réserves,
14:47mais il n'a pas duré très longtemps.
14:49Alors, on vous dira, oui, c'est parce qu'il y a eu la garantie de la Fed
14:52qui a résolu le problème.
14:54Néanmoins, je pense qu'avec 10%, il pouvait quand même s'en sortir.
14:57Je ne pense pas que les utilisateurs l'auraient laissé tomber,
15:00parce qu'il avait seulement 10% de ses réserves,
15:02qui étaient dans cette banque.
15:03Donc, ce n'est quand même pas la fin du monde non plus.
15:05Maintenant, ce qui est paradoxal dans cette histoire,
15:07donc là, il retourne sur cet argument,
15:10il compare du coup avec les fonds monétaires,
15:12parce qu'il faut se rappeler,
15:14pour ceux qui étaient à l'époque en plein dans le tourbillon,
15:17qu'en 2008, aux États-Unis,
15:19les fonds monétaires étaient en difficulté,
15:21parce que les fonds monétaires, en fait,
15:23étaient des concurrents des banques, si on veut simplifier,
15:25et il y a beaucoup de déposants, en fait,
15:27qui ont, au moment de la crise,
15:29qui ont liquidé leurs comptes.
15:30Et un stablecoin, ça ressemble effectivement à ça,
15:33puisque le taser au cercle était mis,
15:36et en fait, il détient, pour maintenir son 1 contre 1,
15:39il va détenir des titres du marché monétaire.
15:42Donc, ils comparent et disent,
15:43vous voyez bien qu'en 2008,
15:45quand il y a eu cette panique,
15:46eh bien, ils étaient en difficulté.
15:47Alors, oui, mais pour deux choses,
15:50enfin, déjà, il y a deux choses importantes à se rappeler.
15:52À l'époque, les fonds monétaires,
15:55c'était quand même déjà plus de 4 000 milliards,
15:57donc là, on est quand même assez loin.
15:58Alors, je souhaite aux stablecoins
16:01d'atteindre les 4 000 milliards de capitalisation,
16:03mais aujourd'hui, tout compris,
16:05on est à 300 milliards,
16:06donc ce n'est pas la même mesure.
16:09Et il faut rappeler que les fonds monétaires,
16:11eux-mêmes, effectivement,
16:13se sont mis une contrainte de 1 contre 1.
16:16Tether aussi peut avoir cette contrainte,
16:18mais historiquement, il faut se rappeler
16:21que les monnaies privées,
16:22là, je renvoie à un grand passé,
16:24les monnaies privées,
16:25et ça leur arrivait, effectivement,
16:26comme d'avoir des dépecs de courte durée.
16:29Donc, après, c'est un choix,
16:30il n'y a pas de fatalité
16:32et on n'est pas obligé de garantir.
16:33C'est ça qui est énervant dans ces discours,
16:36c'est qu'en fait, les gens s'adaptent.
16:38La raison pour laquelle ils vont l'utiliser,
16:39c'est parce que ça leur rend des services.
16:41Alors, effectivement,
16:41les stablecoins sont beaucoup utilisés
16:43en finances décentralisées
16:44pour garantir des prêts.
16:46Donc, effectivement,
16:47tant que les gens le savent,
16:48et là, pour le moment,
16:49on n'a pas l'impression
16:50que ceux qui utilisent
16:52se drapent derrière
16:53une espèce de garantie ultime,
16:55donc je ne vois pas où est le problème.
16:56Et deuxièmement,
16:57qui plaide en faveur
16:57de surtout rien faire,
16:59de ne pas continuer à vouloir
17:00aller plus loin dans l'argumentation,
17:02mais c'est déjà trop tard,
17:03c'est qu'en fait,
17:04ce qui permet aussi la stabilité,
17:05c'est la diversification
17:06de la composition de leurs réserves.
17:08Or, le Genius Act,
17:09comme en fait dans Mika,
17:11malheureusement,
17:11on veut en fait l'homogénéiser.
17:13Et c'est vraiment la pire des choses
17:16quand on a cette problématique en tête
17:18de la stabilité du stablecoin.
17:19Voilà, ça c'est dit,
17:20argument rejeté, donc,
17:22par Nathalie Jansson dans cette émission.
17:24On se dépêche,
17:25parce qu'on a beau vouloir être
17:28concis et percutant,
17:29on n'en a pas moins besoin
17:30d'un peu de temps pour parler
17:31de bitcoin,
17:32Louis-Alexandre Froissart.
17:34Votre sujet aujourd'hui,
17:36le rapport River.
17:38Quel sujet pousse à l'option
17:40de bitcoin en 2026 ?
17:42Et vous retenez trois points
17:44majeurs dans ce rapport,
17:46Louis-Alexandre.
17:47L'avantage d'intervenir sur ce plateau,
17:48c'est qu'on cherche les sujets
17:50et ça me permet de parcourir des études.
17:51Et j'ai pris une étude de River
17:53qui date plutôt début de l'année,
17:54plutôt mars,
17:55et dans lesquelles on revient
17:56sur la détention de bitcoin,
17:58qui détient du bitcoin
17:59et quels sont les grands flux
18:01et surtout l'anticipation
18:02pour 2035.
18:03Alors le pic en 2024,
18:05c'était plus de 60,
18:06enfin 15 millions de bitcoins
18:09étaient détenus par les particuliers
18:10en 2024 et c'était le pic.
18:13Le reste après,
18:14il y avait 3 millions détenus
18:15par des institutionnels,
18:16un peu moins de 2 pour les perdus
18:18et un pour notre ami Satoshi.
18:20Tout ceci pour nous dire
18:21que ça c'est le pic
18:22et c'est la grande cartographie
18:25de la détention.
18:26Ça s'explique pourquoi ?
18:27Parce que les premiers à venir
18:28sur bitcoin,
18:28ça a quand même été des particuliers
18:30ou les gens sont venus sur bitcoin
18:31à titre particulier.
18:33Maintenant,
18:34tout ceci,
18:36on va projeter ça
18:37avec la courbe actuelle.
18:39C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
18:39on sait que les gens
18:41qui vont acquérir du bitcoin,
18:42c'est en majorité
18:44des professionnels.
18:45Des institutionnels.
18:46Donc,
18:46les professionnels
18:47et les institutionnels,
18:48parfois pour le compte
18:49des particuliers
18:50puisqu'il y a des gens
18:51qui sont venus à bitcoin
18:52et on l'a vu avec les ETF,
18:54ils sont venus à bitcoin
18:54non pas de manière directe
18:56mais de manière indirecte.
18:57Donc,
18:58on a eu plus de monde
18:59qui s'est intéressé à bitcoin
19:00et on peut dire
19:01qu'une des croissances
19:02de 2024-2025
19:03a été poussée
19:05par l'adoption
19:06des ETF
19:07ou des bitcoin
19:08treasury company.
19:10Et si on pousse
19:11la courbe un peu plus loin,
19:12on se rend compte
19:12qu'en 2035,
19:14les premiers
19:15détenteurs
19:16de bitcoin
19:17seront les institutionnels
19:18avec selon les courbes
19:1911,5 millions
19:21de bitcoin
19:22détenus
19:22par les institutionnels
19:24et les pauvres indépendants,
19:26les pauvres particuliers
19:27n'auront plus
19:27que 6,7 millions.
19:30Donc,
19:31ce qui veut dire
19:31qu'après,
19:32quand on regarde
19:32les sous-catégories
19:33entre les ETF,
19:34les bitcoin treasury company,
19:35les gouvernements,
19:36parce que les gouvernements
19:37en 2035,
19:38c'est à peu près estimé
19:39aux environs
19:39de 3 millions
19:40de bitcoin.
19:41Ils auront 3 millions
19:41de bitcoin.
19:42C'est vraiment
19:43les perspectives
19:44qui pourraient arriver.
19:45Là encore,
19:46on sait très bien
19:46que les perspectives
19:47comme ça,
19:48on n'est pas sûr
19:48qu'elles ne soient
19:49pas réalisées.
19:49Mais il faut bien
19:50essayer de se donner
19:52des perspectives.
19:53Mais ça,
19:54c'est le nœud
19:56du problème.
19:56C'est-à-dire
19:57qu'on a un glissement
19:58que moi,
19:59j'analyse
20:00de plusieurs manières
20:01qui est
20:02de moins en moins
20:03de particuliers
20:04vont détenir
20:05du bitcoin
20:05et de plus en plus
20:06d'entités professionnelles
20:08ou d'institutionnelles
20:09vont détenir du bitcoin.
20:10Pourquoi ?
20:11D'abord,
20:11parce qu'aujourd'hui,
20:13on sait que normalement,
20:15les gens qui détiennent
20:16du bitcoin
20:16à titre personnel
20:17en direct,
20:18c'est 10% du marché.
20:20Pourquoi ?
20:20Parce que c'est un peu compliqué.
20:21Et on n'a pas encore
20:22résolu tous les problèmes
20:24de complexité
20:24de détenir du bitcoin
20:26à titre direct.
20:28La souveraineté
20:29qui amène
20:30une certaine liberté
20:31amène une certaine complexité.
20:32La responsabilité aussi.
20:34Responsabilité
20:34et complexité.
20:35Que tout le monde
20:35n'a pas envie de voir.
20:36Donc pour ça,
20:37il y a des gens
20:37qui ne veulent pas
20:38et qui trouvent très pratique
20:39d'aller utiliser
20:40des systèmes
20:42plus centralisés
20:43pour détenir.
20:44Même si aujourd'hui,
20:45il y a pas mal de gens
20:45qui sortent des ETF,
20:47on sait très bien
20:47que ça rentre,
20:48ça sort
20:49et que dès que les marchés
20:50vont repartir à la hausse,
20:51on va avoir de nouveau
20:52beaucoup d'arrivés là-dessus.
20:54La deuxième tendance,
20:55ce sont bien sûr
20:56les gouvernements
20:57qui, eux,
20:58vont continuer
20:58à acquérir.
20:59soit, comme ça veut le faire
21:01les Américains
21:02dans une guerre
21:03qui est à peu près lancée
21:04ou les Coréens
21:05parce que c'est une manière
21:06de conquérir des territoires
21:07et de conquérir
21:08un territoire numérique
21:09qui est Bitcoin,
21:11mais aussi parce que
21:12aujourd'hui,
21:14on a 27 entités
21:15gouvernementales
21:16ou paragouvernementales
21:17qui acquièrent du Bitcoin
21:18de manière régulière
21:19ou irrégulière,
21:20de manière directe
21:21ou indirecte.
21:22Mais souvent,
21:23tout ceci nous amène
21:24à une critique.
21:25La critique,
21:26c'est de dire,
21:27en fait, Bitcoin
21:28ne répond plus
21:29à sa mission initiale
21:31puisque Bitcoin
21:32est devenu
21:32une réserve de valeur
21:33si aujourd'hui,
21:34ceux qui le détiennent
21:35en direct
21:35sont devenus minoritaires
21:36dans l'ensemble.
21:37Et je pense,
21:38ça on va s'afflerer
21:39sur les réseaux sociaux,
21:40et je pense que c'est faux.
21:41C'est vraiment
21:43foncièrement faux.
21:44Alors, bien sûr,
21:44Bitcoin est devenu
21:46une réserve de valeur
21:47pour beaucoup de personnes,
21:48notamment des investisseurs
21:49du temps long.
21:50Pourquoi ?
21:51On a un monde
21:52qui produit de la monnaie
21:53de manière sans fin
21:54et de l'autre côté,
21:56on a un actif rare.
21:57Donc, quand il y a
21:58une grosse production monétaire,
21:59les gens se tournent
22:00vers les actifs rares,
22:00ça demande bien Bitcoin.
22:0121 millions,
22:02c'est rare.
22:04Mais si on a,
22:05bien sûr,
22:06cette réserve de valeur,
22:07la promesse initiale
22:09de Bitcoin,
22:10elle est toujours réelle,
22:11elle est toujours d'actualité.
22:13Si j'ai envie,
22:14de manière souveraine
22:15et non censurable,
22:16vous envoyer
22:17une fraction de Bitcoin
22:18à vous trois,
22:19je sais,
22:19vous allez me dire merci.
22:20Oui, bien sûr.
22:21On passera aux exercices pratiques
22:22après.
22:23Si je souhaite le faire
22:25et si on est tous les trois
22:26interdits bancaires,
22:27si on est tous les trois
22:28blacklistés,
22:29si tous les trois,
22:30on ne peut plus échanger
22:30d'euros numériques,
22:31eh bien,
22:33la valeur que représente
22:34le réseau Bitcoin indépendant,
22:36elle est toujours là.
22:37La promesse initiale
22:39de Bitcoin,
22:39elle est toujours là.
22:40Donc,
22:41il faut savoir
22:41que la réserve de valeur
22:42n'est en aucun cas
22:44opposée
22:45à la qualité initiale
22:46du réseau
22:47paire à paire,
22:49non censurable
22:50et même,
22:50il en fait une partie
22:51de sa valeur.
22:52Il faut accepter
22:53de toute façon
22:54cette maturité
22:55du secteur
22:56et le fait
22:57qu'on l'utilise aussi
22:58de cette façon-là.
22:59Ça va de pair.
23:00Une réaction,
23:01Laetitia Zito,
23:02à ce que vous venez
23:03d'entendre
23:03sur le changement
23:05d'adoption
23:06du Bitcoin ?
23:11Pardon,
23:11excusez-moi,
23:12j'aurais aimé
23:12réagir rapidement
23:13sur le sujet précédent
23:14sur l'euro numérique.
23:16Allez-y !
23:16Parce que c'est
23:17assez intéressant
23:18de voir
23:19que les Etats-Unis
23:20ont fait
23:21du dollar numérique
23:22des stable coins
23:24un outil
23:25de financement
23:26de leurs dettes
23:26et nous,
23:27en Europe,
23:27on construit
23:28un euro numérique
23:29public.
23:30C'est un peu
23:31dommage,
23:32je trouve,
23:33mais ça montre
23:35une vraie différence
23:36dans la façon
23:36d'aborder les sujets.
23:38Ah oui,
23:38ça,
23:38la différence,
23:39c'est vrai qu'on la met
23:40souvent en avant.
23:40Nathalie,
23:40j'en ai son point
23:41pour terminer
23:41le mot de la fin.
23:43Disons qu'eux,
23:44ils avaient la possibilité,
23:46disons que le stable coin,
23:47il est né privé.
23:49Nous,
23:49en fait,
23:50il n'y en a pas
23:50parce qu'il n'y a pas
23:51de demande d'euros,
23:51je suis désolée pour Christine Lagarde
23:53et tout le monde,
23:53mais voilà,
23:54il n'est pas né
23:55parce qu'il n'y a pas
23:56de demande d'euros
23:57à l'extérieur.
23:58C'est le cas,
23:59il est né
23:59parce qu'il y a une demande
24:00de dollars,
24:00parce que tant de pays
24:01sont dollarisés.
24:02Donc,
24:03c'est ça leur succès
24:03initial.
24:04Voilà pour cette émission.
24:06Merci à tous les quatre
24:07d'être venus.
24:09Grégory Raymond,
24:10cofondateur The Big Whale,
24:11Louis-Alexandre Froissart,
24:13gérant et associé
24:14chez Montaigne,
24:15conseiller patrimoine.
24:16Nathalie Jansson,
24:17économiste,
24:18professeure à la Neoma
24:18Business School,
24:19présidente de Génération Libre
24:21et Laetitia Zito,
24:23directrice générale
24:24de Pemium.
24:25Merci d'avoir été
24:26dans cette émission.
24:27Émission à retrouver
24:28en podcast et en replay
24:28sur notre site.
24:29sur notre site.
24:30Je vous rappelle que demain,
24:32on répond à vos questions,
24:33celles que vous nous avez posées
24:34sur notre adresse,
24:35crypto.bfmbusiness.fr.
24:37Je vous laisse entre les mains
24:39de BFM Bourse
24:40avec Guillaume Semerer.
24:41Très bonne journée.
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