- il y a 3 heures
Jeudi 2 juillet, Hedwige Chevrillon a reçu Pierre-André de Chalendar, président de l’Institut de l’Entreprise, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:02Au retour ici à Aix, en Provence, où nous sommes donc pour les rencontres économiques.
00:07Mon invité c'est Pierre-André Tchanada, le président de l'Institut d'entreprise,
00:10président du conseil d'administration de l'équipementier Forvia,
00:14et président d'honneur de Saint-Gobain. Bonjour Pierre-André Tchanada.
00:17Bonjour.
00:18Merci d'être avec nous. Beaucoup de questions parce que vous, vous représentez l'industriel,
00:22les industriels et les patrons.
00:23Et les patrons, ils ne sont pas forcément très très contents de ce qu'ils voient en tous les cas
00:27dans les différents programmes des candidats à l'élection présidentielle.
00:31Alors certains vous satisfont plus que l'autre.
00:34Je voudrais qu'on en parle parce qu'on est vraiment face à un moment très important pour vous,
00:41pour cette présidentielle.
00:42Vous avez écrit une tribune, je la trouvais très intéressante, qui était dans le point où vous disiez
00:46mais attendez, un, nous avons cessé de produire, puis deux, il faut arrêter de prendre les entreprises
00:51comme des variables d'ajustement budgétaire.
00:55Est-ce que là, c'est un peu le message que vous voulez faire passer ici à Aix ?
00:58C'est ce qui s'est passé sur le budget 2026, in fine.
01:01Comme on n'a pas du tout bougé sur les dépenses publiques et qu'il fallait quand même boucler le
01:06budget,
01:07in fine, c'est des entreprises qui ont fait la variable d'ajustement.
01:10Et on a tendance, les politiques ont tendance à traiter les entreprises comme les vaches à l'air
01:15alors qu'elles sont déjà très corsetées.
01:18Donc oui, c'est un vrai sujet.
01:21Et je pense que les Français, eux, ils font plus confiance à l'entreprise.
01:25Donc il y a un sujet de perception par les politiques qui n'ont pas le courage de faire les
01:30réformes qu'il faut sur le plan des dépenses,
01:31in fine, de faire l'ajustement.
01:34Et donc, oui, les entreprises sont inquiètes parce que la situation politique à l'Assemblée,
01:39elle n'a pas changé par rapport à l'année dernière et que le budget 2027, il se présente dans
01:43des conditions difficiles.
01:46Et si vous voulez, on se dit que ça fait maintenant un moment qu'on n'a plus de réformes
01:50et qu'on va encore avoir un an sans réforme.
01:52Voilà, donc c'est vrai que les entreprises, elles sont inquiètes.
01:57Oui, et puis surtout devant le budget 2027 parce qu'on ne sait pas si, un, il y aura une
02:01majorité pour la votée.
02:02Si on est en loi spéciale, ça sera presque encore pire parce qu'à ce moment-là,
02:07toutes les taxes sur les grandes entreprises, ça va être compliqué aussi.
02:10C'est ça qui vous inquiète en tous les cas pour les prochains mois à venir ?
02:13Oui, c'est pas très... Et puis surtout, si vous voulez, le fait que depuis maintenant 2-3 ans,
02:18la France fait du surplace alors que les autres pays avancent.
02:21Et donc, en gros, ça veut dire qu'on prend du retard.
02:24Et on prend du retard. Et aujourd'hui, les entreprises, elles se sont adaptées à énormément de crises.
02:28Elles ont fait preuve d'une grande résilience.
02:30Mais la situation française les inquiète.
02:33Et donc, alors que la situation dans le monde, elle est compliquée.
02:38Mais vis-à-vis des entreprises, il y a beaucoup de pays qui prennent mieux en compte les besoins des
02:43entreprises que la France aujourd'hui.
02:45Oui, on a vu là le chancelier allemand qu'on accusait, qui est fragilisé aussi dans sa majorité politique,
02:51qu'on l'a accusé de rien faire.
02:54Et là, finalement, il a affiché un discours avec des réformes quand même assez fortes,
02:59notamment des réformes structurelles sur les retraites.
03:02Alors aussi, sur une hausse d'impôts pour les plus aisés.
03:04Et puis, on voit bien qu'il y a la question qui se pose de qu'est-ce qui va
03:08se passer pour la compétitivité,
03:09que le problème, il est encore plus fort presque en Allemagne,
03:14qui est un pays industriel, qu'en France, paradoxalement.
03:16Pourquoi ? Depuis quelques années, la France avait un retard et une désinstruction qui avait été beaucoup plus forte.
03:25Elle a été arrêtée. Je crois que les réformes qui ont été faites en 2017 et 2018 ont été importantes,
03:30et on l'a vu jusqu'en 2022.
03:31Et donc, on a un peu amélioré notre situation, pas par rapport au monde, mais par rapport à l'Europe.
03:35Et puis, il y a eu la crise ukrainienne, qui a fait apparaître un vrai problème du business model allemand.
03:43Et aujourd'hui, l'Allemagne est beaucoup plus touchée que la France,
03:46parce que l'Allemagne a encore une partie très importante de son économie qui est dans l'industrie,
03:51nous, on l'a plus, et que l'industrie, elle a ce problème que nous n'avons pas de l
03:55'énergie,
03:56et elle a ce problème que nous avons, mais qu'elle a encore beaucoup plus important,
04:00qui est le rouleau compresseur chinois qui est en train de balayer toute une série de secteurs.
04:04Et donc, l'Allemagne, c'est très important ce qui se passe en Allemagne,
04:10puisque l'Allemagne a toujours été très libre-échangiste.
04:13Et là, elle s'aperçoit que ça ne marche pas.
04:16Et donc, il y a une tension entre ceux qui disent qu'il faut rester comme avant,
04:19et ceux qui disent, c'est peut-être les Français qui ont raison,
04:23et vis-à-vis des Chinois, il faut probablement changer de logiciel.
04:27Oui, et du reste, il y a des réunions très importantes,
04:30et pour l'instant, sur l'accord qui n'a pas encore été signé avec les Chinois,
04:32parce que c'était les Allemands qui bloquaient.
04:34Tout à fait.
04:34Et que là, les Allemands, ils sont en train de se rendre compte que leur industrie,
04:38évidemment, part un peu à volo.
04:40J'espère qu'ils vont bouger, mais ce n'est pas encore...
04:43Parce qu'on est coincés, nous, les Européens,
04:45on est un peu dans une pince économique, si vous me permettez cette expression,
04:50entre les Chinois et les Américains.
04:55Non, ce qui s'est passé...
05:02Premièrement, les Américains se sont complètement refermés,
05:05et donc les surcapacités chinoises, elles vont où ?
05:08Elles vont en Europe, et l'Europe ne s'est pas protégée.
05:11Ça, c'est le premier phénomène.
05:12Et le deuxième phénomène, c'est qu'on a sous-estimé les progrès technologiques
05:18absolument considérables qu'a fait la Chine,
05:20qui ont été, comme le montre l'OCDE, très subventionnées,
05:23mais qui font qu'aujourd'hui, dans beaucoup de domaines...
05:27On parle beaucoup de l'industrie automobile, là, c'est très flagrant,
05:30mais c'est comme ça, dans beaucoup de domaines,
05:32les produits chinois, avec en plus un taux de change,
05:35qui est la première chose qu'a dit le chancelier,
05:39qui est quand même très importante, un changement pour l'Allemagne.
05:40C'est qu'on a un euro qui est très fort par rapport au M&B.
05:43Tout à fait.
05:43Et donc, si vous voulez, on a une invasion des produits chinois en Europe,
05:47dans beaucoup de secteurs industriels.
05:48Mais parce qu'aussi, et vous l'avez dit, à l'instant,
05:51Pierre-André Tchendard, ce qui est un...
05:53C'est qu'ils ont fait une révolution technologique
05:57d'innovation absolument considérable,
06:00et que nous, on ne l'a pas fait.
06:01Pendant longtemps, on a cru que les Chinois nous copiaient,
06:04et en fait, aujourd'hui, on ne peut pas dire qu'ils copient.
06:06Ah non, mais c'est l'inverse.
06:07Et quand vous regardez les dépenses de R&D des Chinois,
06:10de recherche et développement,
06:11elles sont très au-dessus des nôtres.
06:14Et donc, ils sont en avance,
06:15ils ont une concurrence très importante.
06:17C'est un mélange entre un système politique très autoritaire
06:20et un système capitaliste très, très concurrentiel,
06:24et qui est très favorable à l'innovation.
06:26Et vous, vous êtes dans quelle position ?
06:30Est-ce que vous êtes...
06:33Moi, je pense qu'il faut se protéger.
06:35Alors, on se protège comment ?
06:36C'est-à-dire, on met quoi aux barrières ?
06:38Si vous voulez, il faut comprendre qu'aujourd'hui,
06:42on est dans la situation...
06:44Ce n'est pas très agréable à dire,
06:46mais on est dans beaucoup de domaines,
06:47dans la situation d'un pays émergent.
06:49La Chine, il y a 25 ans,
06:50qu'est-ce qu'ils ont fait, les Chinois,
06:52pour se développer dans cette situation ?
06:53Ils ont dit, OK, vous pouvez venir, les Européens,
06:56mais vous prenez dans des JV,
06:58où vous êtes minoritaire,
06:59et vous transférez la technologie.
07:00Et donc, je pense que, nous,
07:02il faut se protéger d'une manière ou d'une autre.
07:04Il y a le taux de change.
07:06Ce n'est pas très facile à obtenir,
07:07mais il y a les droits de douane.
07:12Et puis, il y a toutes les règles
07:13qui me paraissent intéressantes
07:14sur le contenu local,
07:15ce qu'ont fait les Américains.
07:17En gros, si vous voulez,
07:18nous, on est le déversoir
07:19des surcapacités chinoises,
07:22parce que l'économie chinoise
07:23ne va pas si bien que ça.
07:24Donc, ils ont un modèle
07:26qui est tout entier tourné vers l'industrie,
07:28et vers l'exportation.
07:31Oui.
07:32Et je peux vous confirmer,
07:34tout le monde vous dit que,
07:35par exemple,
07:37les navires sont pleins
07:38de marchandises chinoises
07:39et qui déversent leurs produits,
07:42leurs marchandises en Europe.
07:44Et alors, si vous prenez l'exemple
07:45de l'automobile, en plus,
07:47comme dans l'automobile,
07:49si vous voulez,
07:50l'Europe a dit,
07:51au lieu de donner un objectif
07:54sur le plan neutre,
07:55sur le plan technologique,
07:56qui est en gros dire
07:57qu'il faut réduire les émissions de CO2,
07:58on a dit comment il faut les faire.
08:00Et donc, on a dit l'électrique,
08:02alors qu'on n'était pas bon en Europe
08:03par rapport aux Chinois sur l'électrique.
08:04Et on n'était pas prêts.
08:05Et on n'était pas prêts.
08:06Voilà.
08:06Donc, on a un vrai problème.
08:08Mais donc, par exemple,
08:09si on reste dans le secteur d'automobiles,
08:10parce que maintenant,
08:11vous êtes président
08:11du conseil d'administration de Forvia,
08:13qui est le grand équipementier
08:16automobile français,
08:17mais il travaille déjà
08:18beaucoup avec les Chinois.
08:19Oui, oui.
08:20Et quand je m'en souviens,
08:21j'avais posé la question
08:23aux dirigeants à l'époque de Forvia
08:25et qui me disaient,
08:25mais nous, on est pour travailler
08:27avec des Chinois
08:27parce qu'on en a besoin.
08:29Mais on travaille
08:30avec les Chinois en Chine.
08:32Oui.
08:32Et on travaille
08:33avec les Européens en Europe.
08:35Là, moi, je parle de...
08:36Ce que je viens de vous dire,
08:37c'est pour l'ensemble
08:39de l'industrie automobile
08:41et toute la chaîne de valeur.
08:42Est-ce que vous êtes pour faire...
08:44Enfin, vous me direz,
08:45c'est difficile de vous prononcer.
08:47Mais il y a tout un débat.
08:49Vous savez,
08:49donc Stellantis a ouvert
08:50une de ses usines,
08:51notamment aux Chinois,
08:53pour qu'ils viennent produire
08:55en France.
08:56Si vous voulez...
08:57Alors, est-ce que c'est une bonne idée ?
08:59Il y a d'autres constructeurs
09:00qui disent,
09:00mais attendez,
09:01on ne peut pas faire ça.
09:02C'est ce que je vous disais.
09:04Pourquoi pas,
09:04à condition qu'il y ait des règles
09:06et où les bonnes technologies
09:07sont transférées
09:08et à condition aussi
09:09que les Chinois
09:09qui sont en Europe,
09:12ils achètent
09:12leurs équipements
09:14en Europe.
09:15C'est ce qu'ont fait
09:15les Américains
09:16et c'est ce que font
09:17les Chinois en Chine.
09:17Et vous croyez
09:18qu'ils l'accepteraient ?
09:19C'est à l'Europe
09:20de le décider.
09:21Et donc,
09:22il faut que les Allemands signent.
09:24Les Allemands,
09:24ils sont en train d'évoluer.
09:25Là-dessus,
09:26c'est un peu compliqué encore,
09:27mais c'est un petit peu
09:28l'idée qu'a eu la Commission
09:30avec l'acte industriel
09:32et les propositions
09:33de la Commission
09:34du commissaire séjourné
09:36et qui vont maintenant
09:36passer au Parlement.
09:38Donc, les débats,
09:39ils vont avoir lieu bientôt.
09:40Oui, mais il faut voir aussi
09:41que le Made in Europe,
09:43il faut dire qu'on a
09:43une version quand même
09:44très très élargie
09:45de l'Europe.
09:46Alors, ça fait partie
09:47de tout ça.
09:47Quand on rentre dans les détails,
09:48c'est très compliqué,
09:49mais je pense que ça va
09:50dans le bon sens.
09:51Et que l'Allemagne est en train
09:52et l'Allemagne est clé
09:53parce qu'aujourd'hui,
09:53l'Europe est allemande
09:54sur le plan du pouvoir.
09:56C'est souvent les Français
09:57qui ont les bonnes idées,
09:58mais c'est les Allemands
09:58qui décident
09:59parce qu'on est plus crédibles
10:00compte tenu de la situation
10:02de nos comptes à nous.
10:03Et donc, il faut que
10:03les Allemands bougent.
10:04Et là, qu'est-ce que
10:05vous allez dire ?
10:06Vous allez rencontrer
10:06différents candidats
10:07à l'élection présidentielle.
10:09Il y a beaucoup de politiques.
10:11Je le disais avec
10:11Jean-Héry Vellorenzi.
10:13Qu'est-ce que vous avez
10:14envie de leur faire passer ?
10:15C'est des réformes structurelles,
10:16de la compétitivité ?
10:17OK, mais quoi particulièrement ?
10:19À l'Institut de l'entreprise,
10:21pour préparer un peu
10:22ces échéances,
10:22on s'est concentré
10:24sur plusieurs sujets.
10:26On n'a pas traité
10:26le sujet de la dette
10:27et des finances publiques
10:28parce que je pense
10:28qu'il y a beaucoup de gens
10:29qui le...
10:29Il est majeur.
10:31Mais on s'est concentré
10:32sur ce qu'il fallait faire
10:32dans plusieurs domaines
10:34qui intéressent l'entreprise
10:35mais qui devraient être
10:35de politique publique,
10:36l'éducation, la santé,
10:38l'innovation et le travail.
10:39Et donc, on va...
10:40On a, sur certains,
10:41déjà commencé
10:42à publier nos travaux.
10:45On va le faire
10:45à la rentrée
10:47et on a commencé
10:47à en discuter.
10:48On va en discuter
10:49avec les différents candidats
10:51pour essayer
10:51de les alimenter
10:52en idée
10:53sur ce qui nous paraît
10:54bon à faire pour la France.
10:55Tiens, juste une dernière question
10:56là-dessus.
10:57Le travail,
10:57puisque vous parlez de travail.
10:59On voit bien
10:59qu'une des grandes questions
11:00pour les Français
11:01et puis pour les entreprises,
11:04c'est de savoir
11:05comment rapprocher
11:06dans la feuille de paye
11:07le brut du net.
11:08On fait comment ?
11:09Vous êtes d'accord
11:10qu'il y a un problème ?
11:11Les augmentations
11:11ont comparé
11:12les augmentations de salaire
11:14notamment entre
11:15en Allemagne,
11:16en Europe
11:17et en France
11:18et nous,
11:18ont été les plus bas
11:20en termes d'augmentation
11:21de salaire des Français.
11:23Moi, j'ai une solution
11:23là-dessus
11:24qui est de dire
11:25qu'une des raisons,
11:26c'est parce que
11:26les cotisations sociales
11:27en France
11:28sont très élevées,
11:29c'est parce qu'il faut
11:30revoir la manière
11:31dont est financé
11:32notre modèle social.
11:33Il y a des,
11:34de mon point de vue,
11:35il y a des éléments
11:36de ce modèle social
11:37qui ne relèvent pas
11:38du travail,
11:39la santé,
11:40la famille,
11:41alors que les retraites
11:41et le chômage,
11:42ça relève du travail
11:43et donc il faut trouver
11:44d'autres assiettes
11:45en baissant
11:46les cotisations sociales
11:47et donc augmenter
11:48le pouvoir d'achat
11:51et le salaire net
11:52par rapport au brut.
11:53Mais alors,
11:53vous faites quoi ?
11:54Vous augmenter la TVA ?
11:55C'est quoi votre solution ?
11:56Oui, tout à fait.
11:57C'est le seul impôt
11:58sur lequel on est
11:59très en dessous
11:59de la moyenne européenne
12:01et je pense que
12:02si on ne touche pas
12:03au taux réduit,
12:04on peut avoir quelque chose
12:04qui socialement
12:05est tout à fait acceptable.
12:08Ça n'a pas bonne presse
12:09en France,
12:09mais j'observe
12:10qu'il y a des tabous
12:11qui tombent.
12:11Il y a un an,
12:12le tabou sur la retraite
12:13par capitalisation,
12:14il était encore là,
12:15il a tombé.
12:16Je pense que de la TVA,
12:17il va falloir
12:17qu'on fasse tomber
12:19ce tabou.
12:20Juste un point quand même,
12:22je reviens sur l'industrie
12:23et la désindustrialisation.
12:25Est-ce qu'on va,
12:26certains économistes le disent,
12:27on va vers une nouvelle
12:29vague de désindustrialisation ?
12:31Est-ce que vous le sentez ?
12:32Là, on revient à côté chinois.
12:34En Allemagne,
12:34c'est très très fort en ce moment.
12:35En Allemagne,
12:36il y a 10 000 emplois
12:37par mois qui disparaissent.
12:39Donc j'espère que les Allemands
12:40vont se réveiller rapidement.
12:41Et chez nous, en France ?
12:42Chez nous, c'est moins
12:42parce qu'on avait
12:44désindustrialisé déjà.
12:45Mais ce n'est pas bon.
12:46Oui, oui.
12:46La vague chinoise
12:47est terrible en ce moment.
12:49Comment vous dites,
12:49vous disiez tout à l'heure,
12:51mais on a fait des choses
12:52qu'en 2022
12:53pour réindustrialiser la France.
12:54OK.
12:55On est toujours en dessous de 10.
12:56Je veux dire,
12:57on est monté une fois à 11.
12:58On est en dessous de 10.
12:59On s'était remis
13:00à peu près dans les clous.
13:0110% du PIB, je précise.
13:02On s'était rapprochés
13:03de la moyenne européenne.
13:04Aujourd'hui, le sujet,
13:05il est l'Europe
13:05par rapport à la Chine.
13:07Il est beaucoup plus prégnant,
13:09le sujet Europe
13:09par rapport à la Chine
13:10qui n'était il y a 5 ans.
13:11Merci beaucoup,
13:12Pierre-André Chandard,
13:13d'avoir été avec nous.
13:13Je rappelle que vous êtes
13:14président de l'Institut d'entreprise,
13:15président du conseil d'administration
13:17de Forvia
13:18et président d'honneur
13:19de Saint-Gobain.
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