- il y a 16 minutes
Air&Défense, c’est l’émission qui décrypte les grands enjeux industriels de L'aéronautique, du spatial et de la défense...trois secteurs au coeur des stratégies économiques mondiales. Réarmement, souveraineté, innovation… comment conserver une supériorité technologique et garantir la sécurité de tous dans un monde de plus en plus complexe ?
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00:02BFM Business avec la Tribune et R&Cosmos présente
00:08R&Défense, Jean-Baptiste Huet.
00:12Bonjour et bienvenue dans R&Défense.
00:14Cette semaine, on lève le voile sur le charme discret de la Belgique industrielle
00:19parce que oui, son champion spatial Aerospace Lab vient de remporter un contrat de 2,4 milliards d'euros
00:25pour fabriquer 264 satellites de la future constellation européenne Iris Carré.
00:30On en parlera avec notre invité, Benoît Deperre, le patron d'Aerospace Lab.
00:35Dans le décryptage avec Hélène Chachati d'Air et Cosmos,
00:38coup de projecteur cette semaine sur le budget de défense allemand
00:41qui envisage de monter à 140 milliards d'euros en 2027.
00:46Enfin, dans les signaux faibles, ce sera Antoine Larigauderie de la rédaction de BFM Business.
00:50On vous parlera notamment d'un drone spatial oublié qui revient d'entre les morts.
00:56R&Défense, l'interview.
01:01Benoît Deperre, bonjour.
01:03Bonjour.
01:03Vous êtes le fondateur et le directeur général d'Aerospace Lab,
01:07fabricant de satellites basés en Belgique.
01:09Et vous venez de remporter un beau contrat, 2,4 milliards d'euros
01:13pour fabriquer une partie, j'allais dire, presque l'intégralité
01:17de la future constellation européenne Iris Carré.
01:19On va en parler. Merci beaucoup d'être avec nous.
01:21À mes côtés, comme chaque semaine, Michel Cabirol,
01:23rédacteur en chef à la Tribune, en charge du pôle aérospatial, défense et transport.
01:27Bonjour Michel.
01:28Bonjour Jean-Baptiste.
01:29Alors Benoît Deperre, vous venez de décrocher, je disais, 2,4 milliards d'euros
01:34pour construire 264 satellites
01:36qui auront composé la future constellation européenne Iris Carré.
01:41Comment une entreprise créée, il y a seulement 8 ans, a été capable de décrocher un tel contrat ?
01:47C'est une bonne question. Je pense qu'à la fin, ça se résume avec des choses assez simples.
01:52Je pense qu'on a su écouter le client, travailler avec lui main dans la main
01:55pour comprendre son besoin et puis arriver avec des solutions qui correspondaient à son besoin.
01:58Alors ce qu'il faut dire, c'est que vous ne connaissez peut-être pas forcément énormément en France,
02:04mais en tout cas en Belgique, vous êtes un petit peu plus connu,
02:06mais vous avez eu le nez creux, si j'ose dire, puisque vous avez construit votre méga-usine à Charleroi
02:11il y a maintenant plusieurs années, avec ce sentiment que, justement,
02:15le satellite allait considérablement se développer dans les années qui viennent.
02:19C'est ça aussi qui a fait la différence, c'est que vous avez déjà sur place en Belgique
02:22une installation qui fonctionne et qui tourne ?
02:24Tout à fait. Donc en fait, avant de fonder Aerospace Live,
02:28j'ai travaillé à l'Agence spatiale européenne et avant ça à la NASA,
02:31et entre les deux dans des startups en Californie.
02:33Et assez tôt, j'ai été imprégné par le sentiment qu'il y avait une mutation
02:39vers les constellations en orbite basse, ce qui maintenant est assez évident,
02:42mais il y a une dizaine d'années, c'était un peu moins évident.
02:44Et dès le début, on a voulu créer un outil industriel
02:48qui allait pouvoir répondre aux besoins quand le besoin allait se manifester en Europe.
02:51Et donc on a pris un peu d'avance dans la planification
02:54et dans l'exécution du projet d'industrialisation.
02:56Et donc on a commencé à construire l'usine en août 2024.
03:00On a mis un peu de temps pour la financer avant, c'était quand même un investissement assez significatif,
03:04avec un profil de risque assez élevé, parce que ce n'était pas forcément évident
03:07qu'on allait avoir des contrats pour remplir l'usine.
03:10Et je pense que ça a été un facteur aussi déterminant dans le fait de gagner ce contrat-ci,
03:14c'est d'avoir un outil industriel qui était prêt en avance de phase.
03:17Alors pour Aerospace Lab, c'est vraiment un changement de dimension,
03:21parce que vous avez gagné effectivement ce contrat avec la commission,
03:24mais aussi vous avez gagné un contrat, en tout cas vous avez signé un protocole d'accord
03:27avec le gouvernement sud-coréen.
03:30Donc vous avez effectivement cette méga-factory qui va être inaugurée,
03:34j'imagine, d'ici à la fin de l'année.
03:36Aujourd'hui, cette méga-factory est capable de produire, ce que vous avez dit, 500 satellites par an.
03:46Comment vous allez jouer sur le fait que, dans la pérennité et dans la durée,
03:52vous allez pouvoir engranger autant de commandes que celles que vous avez signées avec Iris Carré ?
03:57Alors c'est une très bonne question.
03:59Je pense dès le début que le marché n'est pas forcément suffisamment grand
04:04pour remplir l'usine en permanence,
04:06parce que des constellations en orbite basse,
04:09que ce soit pour la télécommunication, l'observation de la Terre, la navigation,
04:13je ne pense pas qu'il y ait de la place pour mettre des dizaines de milliers de satellites,
04:16comme certains concurrents américains le font.
04:18Donc on a construit l'outil industriel,
04:20et je pense que c'était la partie la plus compliquée dans la conception.
04:22Il faut pouvoir être très économe en régime bas de fonctionnement,
04:27mais pouvoir livrer des satellites à très haute cadence
04:29quand le besoin se fait ressentir.
04:31Je veux dire par là, le cycle de vie typique d'une capture d'un contrat de constellation,
04:37c'est quelques années de préparation.
04:38Ensuite, une fois qu'on a signé, le client est très pressé du coup.
04:43Il faut les sortir le plus vite possible.
04:44Souvent la cadence limitante, c'est la cadence de tir des lanceurs en aval.
04:47Et après, on anticipe, on redescend à un niveau de production plus raisonnable.
04:52Et donc on a construit l'outil industriel,
04:54avec le bon mélange robotisation et moyens humains,
04:57pour pouvoir maintenir l'outil sans qu'il nous coûte trop cher entre deux constellations.
05:01D'accord, vous avez une flexibilité.
05:03Mais en même temps, ce que je comprends, c'est que vous avez à peu près quatre sites.
05:07Vous avez le site de Louvain en Belgique, en plus de celui de Charlois.
05:11Vous avez un site aux Etats-Unis.
05:14Et j'ai l'impression que vous voulez augmenter votre site de Toulouse.
05:18Je veux dire, ça fait beaucoup de sites pour une startup.
05:21Vous n'êtes plus une startup d'ailleurs.
05:22Mais ça fait beaucoup de sites pour cette PME qui a un contrat de 2,4 milliards d'euros.
05:29Exactement.
05:30Tous les sites n'ont pas la même taille.
05:32Il y a deux dimensions qui permettent d'expliquer l'expansion
05:35et les mètres carrés qui commencent à se cumuler.
05:38C'est un, on a une thèse d'intégration verticale très forte.
05:41Donc ça veut dire qu'on fabrique non seulement les satellites,
05:43mais on fabrique aussi la plupart des composants des sous-systèmes qui vont dans les satellites.
05:46On arrive sur des tests d'intégration verticale.
05:49On met des exemples.
05:50On va jusqu'à concevoir nos propres puces électroniques,
05:54faire nos moteurs électriques de propulsion et tout ce qui est entre les deux.
05:58Donc on a vraiment besoin de beaucoup de mètres carrés
05:59parce qu'on internalise toute une partie de la chaîne de valeur.
06:02Et alors, on voit sur les projets, surtout les projets plutôt composants de souveraineté nationaux,
06:08beaucoup de demandes de fabrication dans le pays cible, dans le pays hôte du contrat.
06:13Et donc, on est obligé d'avoir des mètres carrés proches du client
06:17pour soit tout ou partie, soit du tech transfert
06:21pour accompagner la capture de ces grosses constellations nationales.
06:24Vous avez réduit, je vous poursuis sur ce que vous demandez Michel,
06:26vous avez réduit votre supply chain vraiment le plus possible
06:29pour, comme vous disiez, internaliser, intégrer, faire vous-même la plupart des composants.
06:35Alors ça, c'est peut-être ce que j'ai repris dans mes bagages de la Californie
06:39après avoir travaillé là-bas.
06:40C'est que la verticalisation permet quelques optimisations de performance
06:46sur le système complet.
06:49Ce n'est pas vraiment dans la culture aerospace traditionnelle
06:51où on a plutôt une tendance à une chaîne de valeur très éclatée.
06:57Ici, on se tient prêt à pouvoir le faire de façon verticalement intégrée,
07:00mais on est à l'écoute du client.
07:01Parce que, surtout au stade de maturité de l'entreprise,
07:05certains composants, certains sous-systèmes qu'on a internalisés
07:07ne sont pas forcément au niveau de maturité de la supply chain.
07:10Donc, on discute avec le client et ligne par ligne, on choisit avec lui
07:15interne, externe, impact, planning, prix, risque.
07:17Et donc, on pense que ça, ça va évoluer.
07:20Maintenant, on est sur la moitié qui est internalisée,
07:23sur un programme comme Iris Carré,
07:24à quelque chose qui va tendre vers les 100% internalisés
07:27dans les futures constellations.
07:28Je poursuis sur ce que disait Michel également il y a un instant,
07:30mais industriellement, vous faites aujourd'hui,
07:33si je ne dis pas de bêtises, aux alentours de 15 millions d'euros de chiffre d'affaires.
07:37Là, vous avez un contrat de 2,4 milliards qui vous tombe dessus.
07:40Ça change quand même énormément d'échelle,
07:42au sein de l'entreprise aussi, en termes de matériel,
07:44en termes de recrutement.
07:45Vous allez gérer ça comment ?
07:46Alors, petite correction, les 15 millions de chiffre d'affaires,
07:48c'était avant.
07:50Là, on est plutôt sur entre 100 et 150 millions.
07:52C'était très loin.
07:53Et en fait, ce qui est intéressant,
07:54c'est qu'on fait plus de 100% de croissance par an.
07:56C'est pour ça que ce n'était pas très loin dans le temps,
07:58mais c'est très loin dans l'amplitude.
08:02Sur la question de l'absorption d'un contrat pareil
08:06par rapport à la structure de la boîte,
08:07qui est beaucoup plus petite que certains concurrents,
08:09c'était un des points principaux dans l'analyse du risque des clients.
08:15Je rappelle, on a deux clients,
08:16on a la Commission européenne et Eutelsat,
08:18et on a passé beaucoup de temps avec eux pour étudier ces questions.
08:21La conclusion, c'est qu'en fait,
08:23on est déjà suffisamment staffé aujourd'hui
08:25pour mener à bien ce projet-là.
08:26On continue à staffer de façon extrêmement agressive
08:29pour faire d'autres projets en parallèle.
08:31Mais aujourd'hui, on pourrait arrêter de staffer,
08:33se concentrer sur risque arrêt et livrer à l'heure.
08:36Alors, justement, en termes de cadence,
08:38moi, ce que j'ai compris, peut-être déjà à tort,
08:40c'est que la Commission, ou en tout cas,
08:43ce qu'elle demanderait,
08:45je vais employer le conditionnel,
08:46c'est à peu près la fabrication d'un satellite un par jour.
08:51Ce que demandait aussi un thalès à l'ignespèce
08:53et une charge utile par jour.
08:55Donc, ça veut dire qu'en moins d'un an,
08:57grosso modo, vous allez fabriquer tous les satellites,
08:59enfin, en tout cas, les 264 satellites
09:01qui vous sont confiés par la Commission,
09:03vous allez les fabriquer en moins d'un an ?
09:04Comment ça se passe ?
09:06C'est le bon ordre de grandeur.
09:07Donc, je pense que l'idée, c'est d'avoir...
09:09Il y a un besoin maintenant qui se fait sentir
09:12du côté utilisateur,
09:13que ce soit sur le commercial,
09:14que ce soit sur la souveraineté et la défense,
09:17de...
09:17il faut déployer ce système le plus vite possible.
09:19Et donc, le client,
09:21le construction industriel,
09:22a mis en place des targets réalistes mais ambitieuses.
09:27Et là, on s'est organisé
09:28avec notre co-traitant TAS,
09:30donc Thales & Inaspace,
09:31pour avoir des cadences de production
09:32qui sont raisonnables
09:33et qui sont en ligne aussi
09:34avec les cadences de lancement,
09:36parce qu'il faut que ce soit harmonisé.
09:38Parce qu'à la fin,
09:38ce qui compte, c'est déployer les satellites,
09:40donc les fabriquer et les stocker.
09:41D'accord.
09:42Et vous avez commencé à discuter
09:44avec Arianespace
09:44sur le contrat Iris Square
09:47des lancements
09:47ou ce n'est pas encore le cas ?
09:49Non, bien sûr.
09:50Alors,
09:51dans l'organisation du programme,
09:54nous, les lancements,
09:56on a une interface technique
09:57avec Arianespace et Arian Group
09:59pour faire en sorte
10:00qu'on puisse les attacher correctement
10:01dans la fusée
10:01et lancer correctement.
10:03Tout ce qui est contractuel
10:04passe par le client.
10:05Donc, on n'a pas d'interface contractuelle
10:07avec Arian sur Iris Square,
10:08mais on a une interface d'ingénierie,
10:10planning et de coordination.
10:12Et vous avez signé, justement,
10:14officiellement,
10:14le protocole d'accord
10:15avec Arianespace
10:16qui sera, sans doute,
10:18qui lancera les satellites
10:19Iris Square avec vous ?
10:20Alors,
10:21ce protocole d'accord,
10:22il est adjacent à Iris Square.
10:23Donc,
10:24la relation commerciale
10:25sur Iris Square,
10:25elle est gérée
10:26entre Arian et le client.
10:28Ici,
10:28ce qu'on a signé avec Arian,
10:30c'était une relation
10:30entre Arian et nous
10:32pour des programmes
10:33non Iris Square.
10:34Comment vous gérez
10:36les programmes internationaux ?
10:38Michel disait,
10:38effectivement,
10:39vous avez
10:39une antenne
10:40aux Etats-Unis,
10:42vous avez remporté
10:43un beau contrat
10:43pour créer
10:44une constellation coréenne.
10:46Quelles sont vos ambitions
10:48à l'international ?
10:50Notre ambition internationale
10:51est assez simple.
10:52C'est exporter
10:53là où on peut exporter,
10:54là où on a
10:55des marchés
10:56qui sont favorables
10:57aux entreprises européennes,
10:59mais surtout,
11:00on choisit
11:01nos prospects
11:02et nos targets
11:03à l'export
11:04en fonction
11:05de notre stratégie.
11:05On a,
11:06par exemple,
11:07dans notre capital,
11:09quasiment aucun,
11:10voire aucun,
11:11américain
11:12dans la cap table
11:12de la boîte.
11:13Ça,
11:14on tient à ce que ça reste
11:16un contrôle fort en Europe
11:17avec des actionnaires
11:18qui partagent nos valeurs.
11:19Et donc,
11:19à l'export,
11:20on espère
11:20faire rayonner modestement
11:22la compétence
11:23aerospace européenne
11:24sur des marchés
11:25et ne pas laisser
11:25le champ libre
11:27à des acteurs
11:27non européens
11:28parce que je pense
11:29que le soft power
11:29de l'Europe
11:30passe aussi par
11:31à récupérer le terrain.
11:32Si on dit
11:33que l'Aerospace Lab
11:34est le SpaceX
11:36européen
11:37des satellites,
11:39qu'est-ce que vous répondez ?
11:40D'autant plus que,
11:41là,
11:41vous avez gagné
11:42effectivement
11:42les plateformes satellitaires
11:43avec Iris Square,
11:44mais vous savez faire
11:45des charges utiles,
11:46j'imagine.
11:48Donc,
11:48si on vous compare
11:49à SpaceX,
11:50ça vous tente
11:52ou ça ne vous tente pas ?
11:53Un peu des deux.
11:54J'ai sûr,
11:55d'un côté,
11:55on est honoré
11:55parce que SpaceX
11:56est un point de vue
11:57d'exécution
11:57de programmes spatiaux,
12:00pénétration
12:01de marché,
12:01c'est une très belle histoire.
12:02Après,
12:03il y a le fondateur
12:04de SpaceX,
12:04c'est tout un point
12:06dont on ne partage
12:07pas forcément les valeurs,
12:08y compris
12:08d'hyper-prolifération
12:09de l'orbite basse
12:10et de problèmes
12:10de pollution
12:11qui nous paraissent
12:12un peu hors de contrôle
12:13pour le moment.
12:14Donc,
12:15oui,
12:15on prend le compliment
12:16à moitié
12:17et on en reste à là.
12:19Alors,
12:19justement,
12:20pour financer
12:20votre infrastructure
12:23pour ces différents contrats
12:25sur lesquels vous êtes
12:25et vous êtes
12:26sur d'autres projets
12:27puisqu'il y a quand même
12:27pas mal de projets
12:28à la commission,
12:30il y a la future
12:31Constellation,
12:31en tout cas,
12:32c'est un projet,
12:32la future Constellation
12:33et OGS,
12:34il y a aussi peut-être
12:35un jour
12:35la Constellation
12:36Direct to Device,
12:38il y a quand même
12:38pas mal de projets.
12:40Est-ce que vous avez levé,
12:41si je me souviens bien,
12:42150 millions
12:43depuis le début
12:44de votre aventure ?
12:47Est-ce que vous avez besoin
12:48de lever à nouveau
12:48de l'argent ou pas ?
12:50Non,
12:50on est rentable
12:51et c'est aussi
12:52un différenciateur
12:53par rapport à certains
12:53de nos concurrents,
12:54principalement américains,
12:55c'est qu'on a levé
12:56relativement peu d'argent,
12:58150 millions,
12:58c'est une belle somme,
12:59mais dans le secteur
13:00dans lequel on évolue,
13:01surtout pour construire
13:02depuis le début
13:03une histoire,
13:04c'est relativement peu.
13:06On est rentable,
13:08on n'a pas forcément
13:09besoin de lever,
13:10mais justement,
13:10c'est le meilleur moment
13:11pour lever
13:11parce que les conditions
13:12de marché sont favorables,
13:13donc on risque
13:14de se lancer
13:15dans une levée
13:16de fonds capitalistiques.
13:17Encore une fois,
13:18c'est le meilleur moment
13:18parce que ça nous permet
13:19d'être très sélectif
13:20sur les investisseurs
13:20qu'on accueillera chez nous
13:22et ça,
13:22ça permettra
13:23d'alimenter plus de R&D,
13:25plus d'intégration verticale,
13:26plus d'outils industriels
13:26et éventuellement
13:27d'attraper des compétences
13:28dans d'autres secteurs.
13:29Je me demandais
13:30comment vous regardez,
13:32avec un petit pas de recul,
13:33les mécanos
13:34qui sont en cours
13:34de fabrication en Europe,
13:35je pense très spécifiquement
13:36notamment au projet Bromo
13:37qui doit réunir Airbus,
13:40Thales, Leonardo.
13:44Qu'est-ce que ça appelle
13:44chez vous
13:45comme réflexion ?
13:46Parce qu'on a là
13:47des concurrents redoutables
13:48en puissance
13:48qui pourraient arriver
13:49ou des partenariats ?
13:51Je pense que le temps
13:53nous dira
13:53comment ça évolue.
13:54Ici,
13:55le concurrent redoutable
13:56est déjà là
13:57parce que même avant
13:58le projet de fusion,
14:00Airbus, Thales, Leonardo
14:02ne sont pas vraiment
14:04des PME incompétentes.
14:06C'est ce qu'on te fait mieux
14:07en Europe.
14:08Donc oui,
14:09je pense que
14:10la mise ensemble des trois
14:11va,
14:12si j'entends bien
14:13le discours,
14:14la pensée dominante
14:15va permettre
14:15d'éviter
14:16un morcellement
14:18des investissements
14:19et d'avoir
14:19une politique industrielle
14:21un peu plus
14:22concentrée,
14:23de peut-être
14:24passer outre
14:25les limitations
14:26du modèle européen
14:27du G-Return
14:28et du repli national.
14:31On verra
14:32si ça
14:33engendra
14:34plus de performances
14:35opérationnelles
14:35ou si,
14:36pendant quelques années,
14:37la réorganisation
14:38va peut-être être
14:38intense,
14:40attirer un peu
14:40de...
14:41disperser un peu
14:42les énergies.
14:43clair
14:44qu'à la fin,
14:44je pense que
14:45ça va être
14:47une très belle entreprise
14:48mais qu'il y aura
14:49peut-être
14:50dans le remaniement
14:51des niches
14:53commerciales
14:53et institutionnelles
14:54qui vont peut-être
14:54se libérer
14:54pour des nouveaux acteurs
14:56sur lesquels,
14:57dans ces nouveaux acteurs,
14:58on compte jouer un rôle.
14:59Votre succès
15:00avec la Commission européenne,
15:02c'est quoi
15:03votre retour d'expérience ?
15:04Ça veut dire quoi ?
15:05Ça veut dire que
15:05les nouveaux entrants
15:06ont vraiment
15:07aujourd'hui
15:07leur chance
15:08ou pas ?
15:09Oui,
15:10c'est les messages
15:11que je reçois
15:12depuis l'annonce.
15:14Je pense que
15:15beaucoup de gens
15:16dans l'écosystème
15:17n'y croyaient pas
15:19et il y a la victoire
15:20d'avoir
15:22le personnel
15:23de l'entreprise
15:24d'avoir attrapé
15:24ce contrat
15:25mais il y a aussi
15:25ça insuffle
15:26justement une histoire
15:28David Comte-Goliath
15:29on fait confiance
15:30aux plus petits acteurs
15:31qu'on a vu arriver
15:33aux Etats-Unis
15:34dans les dix dernières années
15:35avec l'émergence
15:36d'entreprises
15:37qui étaient
15:38petites ou moyennes
15:39et qui maintenant
15:40sont de nouveau
15:41sont parties
15:42sur une trajectoire
15:43de ce qu'on appelle
15:43les néoprimes.
15:45Je pense que
15:45le signal
15:46que la Commission
15:47a peut-être voulu
15:47passer à travers
15:48l'octroi de ce contrat
15:50c'est que
15:50l'Europe
15:52peut innover aussi
15:53sur les schémas
15:54de procurement
15:55et peut aussi
15:56peut-être encourager
15:57l'émergence
15:57de neoprime.
15:58Vous avez réagi comment
15:59quand la Commission
16:00vous a appelé
16:01pour dire
16:01vous avez gagné
16:02vous avez gagné
16:03contre un géant européen
16:05qui est Airbus
16:06quelle était
16:06votre réaction première ?
16:09Oui c'est un peu
16:10irréel
16:11même si
16:12c'est quelque chose
16:13qui s'est passé
16:13au fil des semaines
16:15et des mois
16:15parce qu'il y avait
16:15une phase préparatoire
16:17compétitive
16:18de co-ingénierie
16:19où on travaillait déjà
16:20sur les programmes
16:21et donc on sentait
16:23au fil de l'eau
16:23qu'on était devant
16:25on était derrière
16:27on sentait que c'est
16:28mais oui
16:28quand on reçoit
16:29la notification
16:31on passe
16:31dans une autre dimension
16:32et on prend
16:33cinq minutes
16:34pour réaliser
16:35le chemin accompli.
16:36Juste un dernier mot
16:37mais vu de France
16:38on est très surpris
16:40en tout cas étonné
16:40quand on suit
16:41le secteur spatial
16:42et de défense
16:43de voir l'incroyable
16:44dynamisme
16:44qu'il peut y avoir
16:45en Belgique
16:46vous êtes un pays
16:47de 12 millions d'habitants
16:48et vous avez des champions
16:49comme John Cochreel
16:50comme Aerospace Lab
16:51comme Sonaka
16:52dans l'aéronautique civile
16:54qu'est-ce qui explique
16:55comme ça
16:55ce dynamisme
16:57industriel
16:58spatial
16:58dans la défense
16:59en Belgique ?
17:00Je pense
17:00c'est plusieurs choses
17:02je vais parler du spatial
17:04avec les autres secteurs
17:04je les connais un peu moins
17:05sur le spatial
17:06il y a eu une thématique
17:08d'investissement public
17:09dans le secteur
17:10à travers l'agence spatiale européenne
17:11parce qu'il n'y a pas vraiment
17:12il n'y a pas d'agence spatiale belge
17:13donc on délègue ça
17:14l'agence spatiale européenne
17:15mais il y a un financement
17:17par capital
17:18par habitant
17:19qui est très significatif
17:20je pense que
17:21en valeur absolue
17:22on est cinquième pays
17:24de l'ESA
17:24ou quelque chose comme ça
17:24en valeur relative par contre
17:26il n'y a que le Luxembourg
17:27qui est devant nous
17:28parce que
17:28vu le faible pouls
17:30de population
17:30les stades sont un peu tronqués
17:32je pense qu'on met
17:33deux fois plus d'euros
17:34par habitant
17:34que l'Allemagne ou la France
17:35je pense
17:35à vérifier les stades
17:36du coup ça depuis des décennies
17:38donc ça a créé
17:39un terreau fertile
17:42pour le spatial
17:43je pense aussi
17:44qu'il y a une culture
17:44d'exigence
17:45parce que
17:45comme je le disais
17:46tout à l'heure
17:47en Belgique
17:48il n'y a pas vraiment de prime
17:49c'est un terreau d'équipementier
17:51et donc on a beaucoup
17:52de petites boîtes
17:54qui ont des compétences
17:55de niche
17:55mais de pointe
17:56et qui travaillent
17:56avec les grands donneurs d'ordre
17:57depuis aussi quelques décennies
17:58et donc
17:59pour une thèse
18:00d'intégration verticale
18:01c'était assez élégant
18:02de s'installer là-bas
18:04parce que
18:05le support public
18:06est très conséquent
18:07et il est très bien organisé
18:09et en même temps
18:10on avait
18:11les équipementiers
18:12qui sont le cœur
18:13de la machine
18:14dans une thèse
18:15d'intégration verticale
18:16Juste une dernière question
18:17Jean-Baptiste
18:18tu me permets
18:18je vous ai comparé
18:20tout à l'heure
18:20à SpaceX
18:21est-ce que
18:22comme SpaceX
18:23la bourse
18:24ça vous tente ?
18:27Peut-être dans le futur
18:29mais on est bien
18:30en tant que boîte privée
18:31également
18:31ça nous permet
18:32d'avoir un peu plus
18:32de liberté
18:33dans les décisions
18:34d'investissement
18:34de pouvoir avoir
18:35une logique
18:36plutôt long terme
18:37et pas être
18:38sous la pression
18:38du reporting
18:39trimestriel
18:40donc on verra plus tard
18:43Merci beaucoup
18:43d'avoir été avec nous
18:44Benoît Deper
18:45vous êtes le directeur
18:46général et le fondateur
18:47d'Aérospace Lab
18:48merci à vous
18:49merci
18:50Tout de suite
18:50c'est l'heure
18:51du décryptage
18:55Le décryptage
18:58avec cette semaine
18:59Hélène Chachati
19:00Bonjour
19:01Bonjour Hélène
19:02vous êtes journaliste
19:02à la rédaction
19:03d'Air et Cosmos
19:04merci beaucoup
19:04d'être avec nous
19:05et on va parler
19:06avec vous
19:07de l'Allemagne
19:08et spécifiquement
19:09du ministre allemand
19:10de la défense
19:10qui a récemment
19:11défendu un budget
19:12de 140 milliards d'euros
19:15alors 139,6
19:16pour être extrêmement précis
19:18pour l'année 2027
19:19devant le Parlement
19:20un budget de la défense
19:22alors là
19:22record
19:23C'est effectivement
19:24un budget record
19:25que demande
19:26le ministre allemand
19:27Boris Pistorius
19:28d'ailleurs s'il est voté
19:29ça serait le budget
19:30le plus important
19:31que l'Allemagne ait eu
19:32pour la défense
19:33depuis la fin
19:34de la guerre froide
19:35Boris Pistorius
19:36a lui-même admis
19:37devant les députés allemands
19:39lors de son allocution
19:40je cite
19:40c'est beaucoup d'argent
19:41mais sans sécurité
19:42le reste n'a pas de sens
19:43ça fait une augmentation
19:45de 29%
19:46par rapport au budget
19:47de l'année 2026
19:49et une étude publiée
19:50par le Kiel Institute
19:52calcule d'ailleurs
19:52que c'est une augmentation
19:54de plus du double
19:56depuis entre 2022
19:58et 2027
19:59et c'est d'ailleurs
20:00complètement en phase
20:00avec l'ambition
20:01du chancelier allemand
20:02Friedrich Merz
20:03qui dit
20:03je cite encore
20:04qui veut faire
20:05de la Bundeswehr
20:06l'armée conventionnelle
20:07la plus puissante
20:08d'Europe
20:08depuis 2029
20:09d'ailleurs
20:10encore une fois
20:11le cabinet fédéral
20:12a voté
20:12une enveloppe totale
20:14pour la défense
20:15d'ici à 2030
20:16de 610 milliards d'euros
20:18ce qui l'amènera
20:20à consacrer
20:203,5% de son PIB
20:23aux dépenses
20:24de défense
20:24et c'est encore une fois
20:26totalement en phase
20:26avec les engagements
20:27qui ont été pris
20:28lors du sommet de l'OTAN
20:29en 2025
20:29Alors comme vous le dites
20:30et que vous l'avez dit
20:31comme le dit
20:32David Pistorius
20:35Boris Pistorius
20:35c'est beaucoup d'argent
20:36140 milliards d'euros
20:38encore faut-il
20:39le dépenser
20:41intelligemment ?
20:41Alors une chercheuse
20:42nous disait justement
20:43c'est bien d'avoir de l'argent
20:44mais il faut savoir
20:45comment le dépenser
20:46sur ces prêts
20:47de 140 milliards
20:48il y aurait a priori
20:49une bonne partie
20:50environ 60 milliards
20:51toujours selon
20:52le Killing Institute
20:52qui serait consacré
20:53aux dépenses
20:54d'acquisition d'armement
20:55le même Killing Institute
20:57qui déplore
20:57que les systèmes
20:59type lutte anti-drone
21:00et drones
21:01ne soient pas assez
21:02pris en compte
21:02dans ces acquisitions
21:04alors qu'on voit
21:05que ce sont quand même
21:06des technologies
21:07qui sont cruciales
21:08et prépondérantes
21:09notamment dans le conflit
21:10en Ukraine
21:11et puis il ne suffit pas
21:12de lister les achats
21:14qu'il faut faire
21:14il faut aussi adapter
21:15les processus
21:16c'est d'ailleurs le cas
21:18puisque l'équivalent
21:23allemand
21:24de la direction générale
21:24de l'armement
21:25qui passe des contrats
21:26d'armement
21:26a engagé une réforme
21:27profondeur en interne
21:28ces derniers mois
21:29mais c'est tout récent
21:30et ça va prendre
21:31un petit peu de temps
21:31et puis il faut aussi
21:33savoir que
21:34pour toute dépense
21:35pour tout achat
21:36d'armement
21:37de plus de 25 millions
21:39d'euros
21:39c'est la commission
21:40des finances
21:41du Bundestag
21:41donc le Parlement allemand
21:42qui doit valider
21:43et eux
21:44ils carburent
21:45beaucoup en ce moment
21:46comment Hélène
21:47l'Allemagne
21:48alors question critique
21:50si j'ose dire
21:50mais comment l'Allemagne
21:51gère l'équilibre
21:52entre le soutien
21:53de son industrie nationale
21:55et la coopération européenne
21:57où est-ce qu'il glisse le curseur
21:58j'ai bien une idée
21:58mais bon
22:00alors
22:01c'est une très bonne question
22:02je ne suis pas sûre
22:03d'avoir une réponse
22:05tout à fait simple
22:06effectivement
22:06l'Allemagne doit à la fois
22:08soutenir
22:08sa base industrielle
22:10et technologique
22:10de défense
22:11et donc soutenir
22:12son écosystème
22:13et sa propre économie
22:14et en même temps
22:15monter à bord
22:16des grands projets européens
22:17c'est assez ambivalent
22:19puisque par exemple
22:20l'Allemagne a décidé
22:21déjà de consacrer
22:23par exemple
22:2335 milliards d'euros
22:25pour sa défense spatiale
22:27et donc veut monter
22:28son propre réseau
22:29de constellations
22:30de satellites
22:31de communication militaire
22:33en parallèle
22:34du projet européen
22:36Iris Carré
22:36il y a clairement
22:38un équilibre
22:39à trouver
22:39entre le soutien
22:41au national
22:41et le projet européen
22:44de souveraineté
22:45et d'autonomie stratégique
22:46pour l'instant
22:47l'Allemagne joue
22:48un peu sur les deux tableaux
22:49on continuera de suivre
22:50ce dossier
22:51évidemment
22:51tous ces dossiers
22:52dans les mois
22:53qui viennent
22:54sur BFM Business
22:55et avec Air et Cosmos
22:56j'en profite justement
22:57pour vous montrer
22:58la une d'Air et Cosmos
22:59cette semaine
23:00Europe
23:01une nouvelle puissance
23:03de frappe en orbite
23:04elle devrait arriver
23:05à l'image
23:06dans un instant
23:06voilà
23:06Europe
23:07une nouvelle puissance
23:08de frappe en orbite
23:08Air et Cosmos
23:09nouvelle formule
23:10en plus
23:10avec une maquette
23:12entièrement revue
23:12et plus dynamique
23:13Hélène Chachatien
23:14journaliste à la rédaction
23:15d'Air et Cosmos
23:16merci beaucoup
23:16d'être avec nous
23:17tout de suite
23:18c'est l'heure
23:18des signaux faibles
23:19avec Antoine Arrigaudry
23:25et cette semaine
23:26pour les signaux faibles
23:27Antoine Arrigaudry
23:28est de retour avec nous
23:29bonjour Antoine
23:30bonjour Jean-Baptiste
23:31le chef d'orchestre
23:32de tout pour investir
23:34sur BFM Business
23:34et accessoirement
23:37important
23:37passionné d'aviation
23:38et d'aéronautique
23:40il y a quand même
23:41un dynamisme fou
23:43dans tout ce qui peut être
23:44ces tests
23:45d'objets volants
23:46qu'on voit apparaître
23:47à travers le monde
23:48d'année en année
23:49de mois en mois
23:50et là pour le coup
23:51on a encore
23:52un objet volant
23:53qui est totalement fascinant
23:54qui a fait une apparition
23:55alors qui a été très remarqué
23:56au début du mois
23:58en Californie
23:59alors c'est vrai
23:59qu'on s'y perd un petit peu
24:00parce que depuis le début
24:01de l'été
24:01il y a un nombre
24:03hallucinant
24:03de drones militaires
24:05qui ont été annoncés
24:06alors ça a commencé
24:07au début de l'été
24:07avec Sab
24:08vous vous souvenez
24:08qui a sorti
24:10qui a sorti
24:11et qui a présenté
24:11un drone furtif de combat
24:13très très perfectionné
24:14ces derniers jours
24:16il y a eu deux projets
24:17qui ont été présentés
24:18également par
24:19Lockheed Martin
24:19et d'autres avionneurs américains
24:21il y a d'un côté
24:22le Vectis
24:24et de l'autre côté
24:24le Fury
24:25c'est aussi
24:26deux drones de combat
24:27alors certains
24:29très utilitaires
24:30qui vont pouvoir
24:30ravitailler en vol
24:31des avions
24:32ou d'autres drones
24:33surveiller
24:34attaquer au sol
24:35mais le Vectis
24:36il est fait aussi
24:36pour le combat aérien
24:38et ça c'est un petit peu nouveau
24:39c'est vraiment
24:40un drone tueur
24:41d'autres drones
24:42d'autres avions
24:42et effectivement
24:44tout ça
24:44c'est une actualité
24:46absolument passionnante
24:47et fourmillante
24:48en ce moment
24:48et puis on a vu apparaître
24:49ou réapparaître
24:51en tout cas
24:53celui peut-être
24:54qu'on croyait mort
24:55parce qu'il y a déjà
24:55quelques années derrière
24:56et on ne l'avait pas vu
24:56c'est le Raven X
24:57un immense drone
24:59qui est conçu
24:59à la fois pour lancer
25:00des satellites
25:01pour faire du cargo
25:02c'est un avion orbital
25:03et c'est ça qui le rend
25:04très très particulier
25:06alors l'histoire
25:07a eu lieu au début du mois
25:08en fait il y a un photographe
25:09amateur
25:10amateur d'aviation
25:12qui passe près
25:12de l'aéroport de Long Beach
25:13près de Los Angeles
25:15et qui voit
25:16là stationné
25:17sur le parking
25:18au milieu des autres avions
25:20tranquillement
25:20une espèce de ciliette noire
25:22fuselée
25:23très sombre
25:24énorme
25:25vous l'avez dit
25:26c'est 24 mètres de long
25:27pour 24 tonnes
25:29à vide
25:30donc c'est vraiment
25:31c'était censé
25:32à l'époque
25:33où il a été annoncé
25:34en 2020
25:34c'était censé être
25:35le drone
25:36le plus gros du monde
25:38et effectivement
25:40le plus étonnant
25:41c'est qu'il a eu
25:41une immatriculation civile
25:43immatriculation nord-américaine
25:44alors le photographe
25:45fait ses petites recherches
25:46et effectivement
25:47il retombe sur
25:47la société
25:48une start-up d'Alabama
25:50qui s'appelle
25:50IWOM
25:51et qui a mis au point
25:52ce fameux
25:54Raven X
25:55qui est censé être
25:55un avion orbital
25:57qui va donc aller
25:58dans l'espace
25:58larguer des satellites
26:00ou effectuer
26:00un certain nombre
26:01de missions
26:02et ce qui est
26:03très étonnant
26:04c'est qu'il a été annoncé
26:05en grande pompe
26:05en 2020
26:06et depuis
26:06plus rien
26:07on regarde le site internet
26:09d'IWOM
26:09encore maintenant
26:11il n'y a rien
26:11il n'y a rien de spécial
26:12et là d'un coup
26:13ce truc sans cri égard
26:14réapparaît sur un aéroport civil
26:16donc effectivement
26:18de l'étonnement
26:19et puis un certain mystère
26:20qui entoure
26:21cet objet
26:22qui pourrait potentiellement
26:23faire concurrence
26:24donc au Vortex
26:24qui lui aussi
26:25a été annoncé
26:26projet de Dassault
26:27coopération
26:28pour un nouvel avion
26:29orbital européen
26:30donc vous voyez
26:31ça se bouscule
26:32en ce moment
26:33dans le ciel
26:34en matière d'industrie
26:35du drone
26:36mais aussi bien
26:36pour le drone militaire
26:37que le drone spatial
26:39et bien on verra
26:40entre le Raven X
26:41ou le Vortex
26:42qui prendra l'ascendance
26:43ou pas
26:44on en reparlera
26:45un grand merci
26:46Antoine Arrigaudry
26:46d'avoir été avec nous
26:47Antoine Arrigaudry
26:48qui est le chef d'orchestre
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26:51c'est la fin de cette émission
26:53rendez-vous
26:53la semaine prochaine
26:54comme d'habitude
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26:59sur BFM Business
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