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Les informés du jeudi 18 juin 2026
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00:03Générique
00:0820h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:13Bonsoir et bienvenue sur France Info.
00:15A la une, ce soir, jaloux, malhonnêtes ou stupides,
00:19voilà comment Donald Trump qualifie ceux qui critiquent l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:23Au lendemain de la signature du texte à Versailles,
00:25beaucoup de questions, comment vont se passer les négociations,
00:28jusqu'à quand l'accord est-il uniquement en faveur de l'Iran ?
00:31On en débat dans un instant.
00:33La vague de chaleur se poursuit et s'accentue,
00:35plus de la moitié des départements en vigilance orange à la canicule demain.
00:39Comment adapter nos modes de transport et nos loisirs ?
00:41De nombreux événements sont d'ores et déjà annulés ou reportés avant la fête de la musique.
00:46Prévu dimanche, faudra-t-il à l'avenir repenser l'organisation des concerts et festivals d'été ?
00:51Nos informés de ce jeudi soir.
00:53Bonsoir Guillaume Laganne.
00:55Bonsoir.
00:55Maître de conférences à Sciences Po, spécialiste des questions de défense et de relations internationales.
01:01Adrien Brachet, bonsoir.
01:02Bonsoir.
01:02Rédacteur en chef adjoint du service politique du Point, Sébastien Le Foll est avec nous.
01:07Bonsoir.
01:07Bonsoir.
01:08Directeur délégué de la rédaction de L'Express, Bruno Cotteres, bonsoir.
01:12Bonsoir.
01:12Politologue, chercheur CNRS au Cébipof, c'est le centre de recherche de la vie politique de Sciences Po.
01:17Et en ligne avec nous, Marie-Cécile Nave, bonsoir.
01:21Bonsoir.
01:22Directrice de recherche à l'Institut des relations internationales et stratégiques et spécialiste des Etats-Unis.
01:29Une douzaine de bateaux concernés.
01:31Les Etats-Unis ont ce soir levé le blocus contre l'Iran, annonce du vice-président Jellyvan.
01:37C'est un gage de bonne volonté au lendemain de cette surprise du chef.
01:41Hier soir donc au château de Versailles, lors du dîner avec Emmanuel Macron, la signature par Donald Trump du protocole
01:47d'accord de paix avec l'Iran.
01:48Elle était attendue seulement demain en Suisse.
01:51L'accord prévoit la fin des affrontements.
01:53Et bien d'autres points, Virginie Pironon.
01:55Un des points essentiels est évidemment le déblocage du détroit d'Hormuz.
01:59Le Pakistan, qui a eu un rôle majeur dans les négociations, affirme d'ailleurs ce matin, je cite,
02:03que le détroit sera ouvert instantanément et que le blocus américain des ports iraniens prendra fin immédiatement.
02:09D'un point de vue économique, l'Iran, selon les experts, sort grand vainqueur.
02:13Terminé, les sanctions, les exportations de pétrole notamment devraient pouvoir reprendre.
02:18Les fonds et avoir gelé iraniens remis à disposition.
02:21Et puis il y a ce plan pour la reconstruction et le développement de la République islamique.
02:25300 milliards de dollars.
02:28Enfin, sur la question du nucléaire, l'Iran ne sort pas non plus vaincu.
02:31Le pays affirme une nouvelle fois qu'il ne se procurera pas ni ne développera pas d'armes nucléaires.
02:37Téhéran s'engage à diluer ses stocks d'uranium enrichis.
02:40Sous supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique, l'AIEA, ce que l'Iran avait déjà proposé.
02:47Virginie Pierre, au nom de la rédaction internationale de Radio France.
02:51Beaucoup d'experts jugent que cet accord Iran-États-Unis n'est pas bon et même très mauvais pour les
02:56États-Unis.
02:57Ils parlent même de capitulation.
02:59Est-ce le cas selon vous, Marie-Cécile Nave ?
03:03C'est clair que le fossé d'une part entre les images d'un Trump euphorique au G7 et à
03:08Versailles et la fausse flagornerie de la diplomatie qu'il est le seul à ne pas voir.
03:13Et d'autre part, la réalité de cet accord cadre avec l'Iran, ce fossé est vraiment abyssal.
03:19Je pense que depuis la réélection de Trump, les États-Unis ne se sont jamais autant fracassés sur le mur
03:24du réel.
03:25Le monde entier a bien conscience qu'ils sont de piètres négociateurs et surtout de bien mauvais stratèges.
03:31Ils étaient pressés de signer cet accord cadre qui n'a pas de valeur juridique,
03:36mais qui montre qu'ils sont fébriles et qu'ils ne maîtrisent pas grand-chose.
03:41Donc effectivement, à ce stade, le texte est extrêmement favorable à l'Iran et finalement, les États-Unis cèdent sur
03:48presque tout.
03:49Et 60 jours, c'est très peu pour discuter de points extrêmement cruciaux qui, à ce stade, sont écrits de
03:55manière très vague,
03:55et en particulier l'enrichissement de l'uranium.
03:59Au mieux, les États-Unis peuvent espérer un GCPOA bis et OURAB, c'est-à-dire un accord de Vienne
04:05de 2015 OURAB,
04:06mais ça aurait pris deux ans de négociations pour y parvenir.
04:09C'était important, Marie-Cécile Nave, pour Donald Trump, que cela évite, quel que soit finalement l'accord qui est
04:14sur la table ?
04:16Oui, mais le monde entier voit bien que les États-Unis étaient pressés alors que l'Iran voulait, au contraire,
04:23continuer à essayer de gagner du temps.
04:25Et il n'échappe à personne, peut-être sauf à Trump lui-même, que les concessions sont faites essentiellement, pour
04:34ne pas dire totalement, par les États-Unis,
04:36y compris sur des points que, pendant des mois, le président américain avait jugés cruciaux,
04:41comme les missiles balistiques, le fait de récupérer l'uranium qui est caché quelque part dans les montagnes disparant,
04:50la levée des sanctions, etc.
04:52Comme c'est une diplomatie qui parle énormément, qui parle beaucoup,
04:55on a tous en mémoire et on peut tous retrouver les traces de ces exigences, de demandes de capitulation, etc.,
05:03qui aujourd'hui sont complètement balayées par Trump et son écosystème.
05:09C'est très intéressant pour les observateurs et vraiment stupéfiant quand on regarde ça de près.
05:16Comment est-ce qu'il a été reçu, Marie-Cécile Nave, cet accord par les Républicains, notamment aux États-Unis,
05:20par la classe politique ?
05:22Eh bien, pas très bien, en fait.
05:23C'est-à-dire que ça, c'est un autre front auquel Trump doit faire face.
05:28C'est-à-dire que dans l'écosystème américain, et pas que chez les néoconservateurs,
05:32ou ce qu'il en reste, et pas que chez les faucons.
05:36Il faut d'ailleurs rappeler que l'Iran est un ennemi historique des États-Unis.
05:41Dans les représentations collectives, ça compte.
05:43Ça ne passe pas du tout.
05:44On a vraiment les leaders républicains, certains se taisent,
05:50mais d'autres commencent à exprimer un désaccord, voire une colère,
05:55par rapport aux énormes concessions qu'a fait Trump,
05:59pour sortir de ce conflit qui est un échec total pour Washington.
06:04Marie-Cécile Nave, vous restez avec nous dans ces informés.
06:07Guillaume Laganne, c'est pour l'instant le régime iranien
06:10qui apparaît comme le grand gagnant de ce protocole d'accord ?
06:14Je rejoins ce qui vient d'être dit sur le fait que l'accord tel qu'il nous a été
06:18présenté
06:20comporte des concessions importantes à l'Iran, en particulier sur le plan financier.
06:25Par exemple, aujourd'hui, la réouverture du trafic pétrolier
06:28avec la sortie du Golfe de pétroliers iraniens.
06:32Demain, peut-être le déjet de l'avoir financié.
06:34Ça, ce sont des concessions incontestables.
06:36Maintenant, pour porter un jugement définitif,
06:39je pense qu'il vaut mieux quand même attendre les négociations
06:41qui vont commencer apparemment dès demain, dès la signature.
06:48Ça commence dès aujourd'hui.
06:50Ça commence quand même sur un paysage qui n'est, je pense,
06:55quand même pas entièrement négatif pour les États-Unis,
06:58pour les États-Unis du Golfe, parce que l'Iran qui vient de signer cet accord,
07:02alors c'est vrai qu'on a pu avoir l'impression que les Américains étaient les plus pressés,
07:05mais au fond, on n'en sait rien.
07:06Je pense que du côté iranien, il y avait aussi la volonté de sortir de cette situation.
07:09Pourquoi ? Parce que l'Iran sort quand même politiquement très affaibli.
07:13L'ensemble de sa classe politique a été décimé.
07:16Aujourd'hui, sa direction est assez floue.
07:18M. Mojtabar Amenei a publié tout à l'heure un texte appuyant l'accord,
07:22mais au fond, il n'est pas encore apparu en public.
07:24L'Iran est également très affaibli sur le plan militaire.
07:27C'est intéressant d'ailleurs le fait que le balistique soit absent de ces discussions.
07:32Bon, il faut dire que dans les derniers échanges, l'Iran a peu utilisé ses missiles.
07:36Elle a plutôt utilisé des drones.
07:37Et puis sur le plan économique, il faut rappeler que les exportations iraniennes ont été réduites à zéro sur les
07:43dernières semaines.
07:43Et c'est un gros problème pour le régime, qui par ailleurs doit assumer la reconstruction d'un pays dévasté
07:49par les bombardements israélo-américains.
07:51Moi, ce qui m'a frappé, c'est le chiffre de 300 milliards contenu dans l'accord,
07:54qui correspond peu ou prou à la valeur du PIB iranien,
07:58et aux estimations que les experts faisaient des destructions justement opérées par la guerre.
08:01Qui se retrouvent effectivement dans cet accord, ce chiffre.
08:04On sait que le Qatar, qui a joué un rôle clé dans la signature de cet accord,
08:07dit aujourd'hui que le texte constitue, je le cite, une base solide pour la prochaine étape des négociations.
08:12Est-ce que vous partagez cette analyse, Sébastien Le Foll ?
08:16Moi, je pense qu'il n'y a effectivement que des perdants dans cette histoire.
08:21Les Etats-Unis perdent autant que l'Iran.
08:25L'Iran s'en sort plutôt bien, oui, même si l'économie du pays, les infrastructures sont en ruine.
08:31Oui, Trump a perdu parce qu'il imaginait que ce serait une opération comme au Venezuela.
08:38Pour les Israéliens, c'est une déconvenue sévère.
08:41C'est aussi un échec pour les pays arabes du Golfe, qui ont subi beaucoup de dommages.
08:48Une ville, je pense que même l'existence même d'une ville comme Dubaï est vraiment remise en question.
08:53Et c'est aussi le Liban qui se retrouve d'un don de la farce.
08:58Et l'Arabie Saoudite, qui a des ambitions, je dirais, de stabilité diplomatique dans la région,
09:03a montré que là, elle était très exposée aux drones et aux autres bombardements iraniens.
09:10Donc je pense qu'il n'y a que des perdants.
09:12Mais c'est vrai que par rapport aux grandes proclamations de Trump, c'est une défaite, oui, pour les États
09:19-Unis.
09:20Adrien Brachet.
09:20Oui, je rejoins totalement tout ce qui a été dit jusque-là.
09:24C'est-à-dire que le contraste est absolument saisissant entre certaines des prises de parole
09:32totalement, comment dire, irréelle de Donald Trump à un certain moment.
09:36Par exemple, quand il disait le 6 mars qu'il n'y aurait pas d'accord et que la seule
09:41chose qu'il voulait,
09:42c'était une capitulation sans condition.
09:44Il disait ça à un moment à Donald Trump.
09:46Donc c'est sûr, quand on fait le contraste avec ce sur quoi on aboutit...
09:51Répéter près de 40 fois qu'il n'y aurait pas d'accord.
09:53Qu'il n'y aurait pas d'accord, voilà.
09:54Donc en fait, Donald Trump, si vous voulez, se prend en boomerang ses propres outrances aussi.
09:58C'est-à-dire que quand vous utilisez tellement le magistère de la parole, une fois que la copie arrive
10:04à l'arrivée,
10:04le contraste est encore plus difficile.
10:06Et je pense en effet que tout le monde est collectivement perdant.
10:10Alors plus ou moins, c'est-à-dire certains s'en sortent mieux que d'autres.
10:13Mais l'équilibre aussi de la région est quand même remis en question,
10:17avec notamment cette question de la place des pays du Golfe,
10:19qui avait basé une partie de leur modèle sur cette...
10:23Alors peut-être cette illusion, diront certains, mais d'une forme de prospérité,
10:26donc d'ouverture économique, de stabilité, notamment sous la protection des États-Unis.
10:31Une partie de ce mirage-là, de cette idée-là, a été rebattue par ce conflit.
10:36Donc on voit bien que les implications sont même beaucoup plus larges que...
10:40J'allais dire la simple question, mais elle n'est pas du tout simple,
10:43de l'affrontement entre les États-Unis et l'Iran.
10:45Je vous voyais faire nom de la tête, Guillaume Laganne.
10:47Non, mais en fait, je pense que dans cette affaire, en mon sens,
10:50il ne faut pas trop s'apesantir sur la parole trumpienne,
10:53parce qu'on le sait, elle est excessive, elle est contradictoire, elle est volubile, etc.
10:57Et je pense qu'analyser le conflit à l'aune simplement du contraste
11:01entre ce que dit M. Trump et la réalité, forcément, je suis d'accord, on va...
11:04Dans la réalité, on ne peut pas dire, à mon sens, qu'on font une balle dans chaque camp.
11:11Les États-Unis ont mené une guerre qui a été très dispensieuse sur le plan des munitions, ça c'est
11:15clair.
11:16Après, quand on regarde les expéditions américaines en Afghanistan et en Irak,
11:19les Américains ont perdu 14 soldats dans cette guerre,
11:22donc c'est extrêmement peu pour les effets qui ont été produits.
11:25De l'autre côté, on ne sait pas quel est le bilan sur l'Iran,
11:27mais il est probable que des milliers de soldats ou des milliers de personnes en Iran ont été tués,
11:31quantité considérable de capacités militaires.
11:33Donc je pense qu'à mon avis, il y a une fausse équivalence à dire que tout le monde a
11:37perdu.
11:38Sur le plan militaire, non, cette opération a montré la domination militaire des États-Unis,
11:44qui d'ailleurs, je le rappelle, par rapport aux exigences de l'Iran,
11:46vous savez, l'Iran voulait que les États-Unis quittent leur base du Golfe.
11:49À ce stade, évidemment, il n'en est pas question.
11:52Les Américains vont rester les gendarmes du Golfe.
11:55Et je pense qu'à mon avis, ce qu'il va falloir regarder maintenant de près,
11:58c'est la manière dont cet accord va être ou pas respecté.
12:02Et aussi, peut-être, ce qui se dira dans cet accord et ce qui se dira en dehors de cet
12:06accord.
12:07Parce qu'on peut imaginer que lorsque les portes sont fermées,
12:10Américains et Iraniens vont se parler assez directement.
12:12Et je pense que du côté iranien, le triomphalisme général,
12:15parce que c'est vrai qu'ils ne sont pas non plus la voir de déclarations comme quoi ils ont
12:18gagné,
12:19il faut quand même aussi le voir à l'aune de ce que l'Iran va pouvoir ou pas gagner
12:24financièrement.
12:25Et vous parliez tout à l'heure, ou c'était vous peut-être, du scénario vénézuélien.
12:28Pour moi, de manière étrange, et avec toutes les précautions à prendre,
12:33il n'est pas complètement impossible qu'on arrive à une situation un peu de cette nature.
12:37Je pense qu'avec ce fonds de développement de 300 milliards,
12:39je pense qu'en fait, le président Trump, là aussi, ou l'administration,
12:43ils ont dit des choses assez contradictoires.
12:44Changement de régime, bon, on a finalement assez abandonné l'idée.
12:47Et puis ensuite, il a dit, le changement de régime, au fond, il a déjà eu lieu,
12:50puisqu'on a une nouvelle classe dirigeante.
12:52Et c'est vrai qu'un certain nombre de ces dirigeants, aujourd'hui en Iran,
12:54on ne les avait pas avant.
12:56Ce que ces dirigeants ont en tête, c'est-à-dire survivre,
12:59c'est peut-être pour eux, ça passe peut-être par une forme de compromis
13:02qui ne serait pas verbale, mais qui serait de facto avec les États-Unis.
13:05Bruno Cotnes.
13:06Ce qui est perturbant dans l'affaire et la difficulté de bien en parler,
13:11effectivement, je rejoins ce qui a été dit, je pense qu'il faut attendre,
13:13effectivement, d'abord de voir comment ces 60 jours vont zéroler.
13:16Mais ce qui est très perturbant, c'est qu'on voudrait voir les choses
13:20de manière en blanc et noir, vainqueur, perdant, un processus linéaire.
13:25Et au fond, on a assisté à une gigantesque partie en zigzag,
13:29qui fait qu'on a beaucoup de mal à l'interpréter, à figer à un moment donné
13:33la situation, parce que la situation a été développée par les principaux acteurs,
13:39le président américain en particulier, comme quelque chose de profondément malléable.
13:44Et ça faisait partie de sa stratégie, alors que nous, on voudrait lire quelque chose
13:49de très droit, de très linéaire.
13:51Donc, on a beaucoup de mal.
13:53Et moi qui étudie les fenêtres de pions publics, on voit d'ailleurs aux États-Unis
13:57quelque chose d'un peu paradoxal.
13:59Il n'est effectivement pas très populaire, le président américain,
14:02mais il est quand même autour de 38% de popularité.
14:05Il a 20 points de plus d'impopularité que de popularité.
14:11Mais après tout, dans son premier mandat, à date, il était à 10 points seulement.
14:15Biden, à date, était à 10 points aussi d'avantage d'impopularité.
14:19Et beaucoup d'exécutifs européens aimeraient bien avoir 40% de popularité,
14:24alors qu'il vient de subir ce que nous vivons comme une sorte d'humiliation.
14:28Donc, beaucoup de paradoxes dans tout ceci.
14:32Mais peut-être que là où le président américain et peut-être le leadership américain
14:36a perdu quelque chose d'important, c'est le sentiment effectivement d'instabilité.
14:41Et même la signature de cet protocole d'accord à Versailles, un peu à l'improviste,
14:50à la table d'un dîner, c'est-à-dire quelque chose qui perd en même temps
14:54de sa très haute fonction symbolique de manière informelle.
14:58C'est profondément perturbant.
14:59Alors peut-être que c'est notre regard aussi qui voudrait des choses parfaitement rangées
15:03dans des boîtes, qui a du mal aussi avec cette nouvelle manière de faire,
15:08qui peut-être d'ailleurs fera éventuellement école.
15:11Marie-Cécile Nave, est-ce que ça perturbe les Américains,
15:13la façon dont a été signé cet accord ?
15:16Et puis on est à cinq mois des mi-termes maintenant,
15:18les élections de mi-banda, il joue gros aujourd'hui Donald Trump.
15:22Non, ça dépend de quels Américains on parle en fait,
15:25parce qu'effectivement il y a une base qui lui est toujours très fidèle,
15:28la base MAGA, plus l'électorat qui voit ses intérêts financiers
15:35toujours dans la présidence Trump et qui spécule sur les marchés, etc.
15:41qui voit les bases d'impôts et qui continueront de voter pour lui.
15:44Mais effectivement, sa popularité est vraiment en chute libre.
15:47Et en plus de ça, il y a une remobilisation très forte
15:52dans le camp d'en face, c'est-à-dire toutes les élections intermédiaires
15:56que l'on a vues depuis novembre 2024
15:58et les primaires démocrates pour les mi-termes de novembre
16:01montrent une très forte participation de l'électorat démocrate,
16:07en particulier du côté de l'aile gauche et des candidats de gauche.
16:12Donc ça, ils le voient évidemment, à Washington on le voit très bien,
16:15et l'impopularité de cette guerre n'a jamais cessé,
16:19y compris, évidemment dans une moindre mesure, dans l'électorat républicain.
16:24Je crois qu'il faut dézoomer un peu les choses,
16:26c'est-à-dire que l'image des États-Unis dans le monde,
16:29elle est quand même très détaillée,
16:30c'est-à-dire qu'il y a une parole qui est démonétisée
16:33sur cette histoire de guerre en Iran.
16:35On voit bien, parce qu'on annonce des choses,
16:37on tape du poing sur la table, on exige la capitulation,
16:40on menace de détruire une civilisation toute entière,
16:44et en fait, ce n'est pas du tout ce qui se produit
16:47dans un protocole d'accord.
16:48Donc évidemment, on va voir ce qui va se passer
16:50dans les prochaines semaines, les prochains mois,
16:52et peut-être les prochaines années,
16:54parce que l'action du nucléaire, ça peut prendre très très longtemps.
16:57Mais à ce stade, il faut quand même voir les choses.
17:00Enfin, c'était du côté de la Chine,
17:02du côté d'un grand nombre de pays du monde,
17:05on voit bien que les États-Unis,
17:07bien qu'ils aient la plus grande armée,
17:09bien qu'ils aient, soi-disant,
17:11les services de renseignement les plus élaborés,
17:14ne sont pas parvenus aux objectifs,
17:17certes flous, qui étaient les leurs le 28 février dernier.
17:19– Sébastien Le Foll, la situation de Donald Trump,
17:22parlez-y si vous voulez compléter.
17:23– Oui, on parlait des perdants,
17:25je vois beaucoup de perdants aussi,
17:27je pense que quand même, il y a deux pays
17:29qui sortent un peu renforcés de cette guerre,
17:32c'est la Russie qui a pu vendre son pétrole,
17:37et la Chine qui a scruté très attentivement cette guerre.
17:41Je note que le nouvel homme fort du régime iranien,
17:45qui est président du Parlement,
17:46a appelé à la formation d'un bloc avec les Chinois.
17:50La Chine, je pense, voit que là,
17:54ce front occidental qui veut défendre la démocratie libérale,
17:59n'est quand même pas très en forme, là, après cette guerre.
18:03– On m'a évoqué tout à l'heure, Guillaume Lagan,
18:05le Liban qui fait officiellement partie de ce protocole d'accord de paix,
18:07sauf que la paix, justement, il paraît encore très loin,
18:10malgré la trêve en cours.
18:11Encore trois morts aujourd'hui à la suite de frappes israéliennes
18:13dans le sud du pays,
18:14c'est ce que fait savoir l'agence d'information d'État.
18:18Hier soir, Donald Trump a une nouvelle fois eu des mots durs
18:20envers Benjamin Netanyahou,
18:21cela veut dire pour autant que le Premier ministre d'Israël
18:24va écouter son allié américain ?
18:26– Écoutez, c'est la grande question,
18:27parce que dans le protocole d'accord tel qu'il a été publié,
18:31il y a l'idée que le cessez-le-feu doit prévaloir au Liban,
18:34or, apparemment, les combats se poursuivent.
18:38Et donc, je pense que là, ça va être intéressant de voir
18:40si l'Iran prend prétexte…
18:42Alors, on peut imaginer qu'Israël s'arrête,
18:45mais compte tenu à la fois des réalités opérationnelles
18:48et d'autre part du fait qu'Israël est en campagne électorale,
18:51ça serait quand même difficile pour M. Netanyahou
18:53d'arrêter complètement une offensive qui justifie,
18:56si vous voulez, par la sécurité du pays.
18:58Donc, je pense que si ces combats se poursuivent,
19:01eh bien, le risque, c'est que…
19:03Enfin, le risque, ou plutôt, ça va être une preuve
19:04du sérieux, en fait, de chacun.
19:07Du côté américain, est-ce qu'il va y avoir une rupture
19:09entre l'allié américain et l'allié israélien ?
19:12Alors ça, ça serait vraiment une première historique.
19:13On reviendrait à une situation de type Suez 1956.
19:17– Sachant que Benjamin Netanyahou, aujourd'hui,
19:18appelle à préserver, je le cite,
19:20la relation vitale avec Washington.
19:22– Tout à fait.
19:23Bon, ça serait, je pense quand même,
19:24on parlait tout à l'heure de l'opinion américaine,
19:26ça serait très mal perçu par les soutiens principaux
19:29du président Trump, c'est-à-dire le camp républicain.
19:31Et d'autre part, du côté de l'Iran,
19:34la question de savoir si la survie du Hezbollah
19:37sera un prétexte à rompre la négociation ou l'accord,
19:41ça aussi, ça sera intéressant.
19:42Et d'ailleurs, ça réintroduira, finalement,
19:43de manière indirecte, la question du soutien aux milices.
19:47Vous savez, on a dit que cet accord ne comportait pas,
19:48justement, ce qu'on appelle les proxys,
19:51il n'y avait rien là-dessus.
19:51Mais de facto, s'il y a un abandon du Hezbollah
19:54par l'Iran qui ne réagit pas,
19:56eh bien, on pourra considérer que l'Iran, finalement,
19:57privilégie sa propre survie sur celle de la milice du Hezbollah.
20:01On va poursuivre la discussion.
20:02Merci, Guillaume Lagan, d'être venu ce soir.
20:04Je vous libère, maître de conférence à Sciences Po,
20:06spécialiste des questions de défense
20:08et de relations internationales.
20:10Le titre de votre dernier livre,
20:12Géopolitique de l'Europe,
20:13crépuscule d'une puissance.
20:15Point d'interrogation aux éditions.
20:17Puf, Adrien Brachet sur ce sujet.
20:19Oui, je rejoins tout ce qui a été dit.
20:21C'est-à-dire que les 60 jours qui s'ouvrent
20:24sont une addition d'incertitude totale.
20:28Donc, il y a la question du Liban et du Hezbollah
20:29qu'on vient d'évoquer.
20:30Il y a la question du nucléaire iranien
20:32qui était quand même une des principales,
20:35qui était censée être une des principales...
20:36Qui ne se réglera pas, c'est une évidence en deux mois.
20:37Qui ne se réglera pas en deux mois.
20:39Le fameux accord, le JCPOA conclu,
20:41sous Barack Obama,
20:42il avait fallu presque deux ans de négociation.
20:44Donc, ce n'est pas en 60 jours
20:45qu'on va régler cette question aussi épineuse.
20:47Pourtant, c'était dans les buts de guerre,
20:51entre guillemets,
20:52que Trump avait affirmé,
20:54même s'il a beaucoup varié sur cette question-là.
20:56Il y avait quand même cet enjeu du nucléaire
20:58et qui est, pour l'instant,
21:00dans ce protocole d'accord,
21:02qui est quand même traité de manière
21:04très peu précise, très floue.
21:07Et donc, il reste beaucoup de choses en suspens
21:10sur la question de l'uranium, notamment.
21:12On en parlait tout à l'heure.
21:14Donc, il y a eu cette scène à Versailles
21:17de célébration de Donald Trump,
21:20d'Emmanuel Macron qui souligne un bon accord.
21:23On n'est qu'au début d'une période d'incertitude
21:28qui va se prolonger.
21:29Bruno ?
21:30On le voit effectivement sur la question du Détroit.
21:32Le texte du protocole...
21:33Le Détroit d'Hormuz.
21:35Le texte du protocole dit que pendant la période
21:38des 60 jours, le Détroit va être rouvert
21:40sans que l'Iran n'applique de taxes.
21:44Mais, une phrase plus loin,
21:47l'accord dit qu'il faudra, à terme,
21:50trouver un modèle de nouvelle gouvernance
21:53du Détroit d'Hormuz,
21:54qui impliquerait les différents périphériens.
21:56Donc, on voit que ce protocole,
21:58c'est au fond une sorte de cadre.
22:01après, chacune des deux parties,
22:03va essayer de modeler ce cadre au mieux de ses intérêts.
22:06C'est vraiment une vraie négociation diplomatique
22:09de ce point de vue-là.
22:11Mais on se dit que 60 jours pour faire ça,
22:14ça paraît quand même très, très, très, très, très, très court.
22:17Parce qu'on se doute bien que sur des points aussi importants,
22:20sur la question effectivement du nucléaire,
22:23sur la question effectivement de ces 300 milliards,
22:26chacun va vouloir au mieux essayer de faire des croche-pâtes à l'autre
22:30et de tirer au mieux profit de ce cadre,
22:32de ce cadre général.
22:34Donc, il va falloir être très attentif
22:36à qui sont les négociateurs,
22:37quel est le profil des négociateurs
22:41et qu'est-ce que ça va nous dire également ?
22:43Marie-Chicillen Naf, je voudrais qu'on vous entende à nouveau sur,
22:46on en parlait, la relation Benjamin Netanyahou et Donald Trump.
22:52Elle est pour le moins en mauvais état.
22:55Et l'inconnu aujourd'hui, la grande inconnue,
22:58c'est comment va réagir Israël,
23:00qui ne se laissera pas humilier,
23:02comme ça a été dit à quelques mois d'élection cruciale
23:05pour le Premier ministre en place.
23:06Le fait que la question libanaise soit incluse dans l'accord
23:09et dès le début, enfin dans l'accord,
23:11oui, dans le protocole d'accord,
23:12et dès le début,
23:15c'est vraiment un camouflet pour le Premier ministre israélien
23:19et qui a essayé jusqu'au bout de peser
23:22pour que les deux fronts soient séparés.
23:25Donc, l'inconnu israélienne, elle est immense.
23:28Évidemment, les liens avec les États-Unis restent forts,
23:32même si l'image d'Israël se dégrade considérablement
23:35dans l'opinion publique américaine,
23:38y compris chez les Républicains,
23:40quand on regarde ce qui se passe sur certains podcasts
23:43et dans certains meetings.
23:47Évidemment, Israël dépend des États-Unis sur le plan militaire,
23:51mais ça fait partie quand même des grandes incertitudes,
23:56l'attitude d'Israël,
23:57qu'elle sera-t-elle dans les semaines qui viennent.
24:04Il y a énormément d'incertitudes, même qui va aller en Suisse négocier ?
24:08En Suisse, on leur dit c'est Trump, non, finalement c'est Vannes,
24:11alors Vannes s'est dit non, mais je ne sais pas si je vais y aller.
24:14C'est de l'improvisation totale, la fébrilité totale,
24:18encore une fois, il n'y a rien qui change véritablement.
24:20Ça ne donne pas une impression de professionnalisme
24:25du côté de la diplomatie américaine.
24:27Merci beaucoup Marie-Cécile Nave d'avoir été avec nous
24:29dans les Informés et Directrices de Recherche
24:31à l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques,
24:34spécialiste des États-Unis,
24:35auteur de ce livre Géopolitique des États-Unis,
24:37réédité l'an dernier chez Erol.
24:39On parlait des négociations,
24:40on ne sait même pas si elles auront lieu demain,
24:42cette signature, pardon,
24:43on ne saura pas si elle a vraiment lieu demain,
24:45cette cérémonie,
24:46puisque G.Divens lui-même dit qu'il se rendra certainement en Suisse,
24:49mais pour négocier ce week-end.
24:50Je voudrais qu'on parle d'Emmanuel Macron,
24:52puisqu'il était là forcément hier soir à Versailles,
24:54lors de la signature de cet accord par Donald Trump,
24:58invité dans quelques minutes de nos confrères de France 2,
25:02dans une émission,
25:03il va sans doute, Sébastien Le Foll,
25:05à nouveau le président de la République,
25:07se vanter de ce succès diplomatique.
25:11Alors, Versailles, c'est une chose,
25:13c'est un peu une coïncidence,
25:14et d'ailleurs, c'est un clin d'œil de l'histoire,
25:16parce qu'il y a un peu plus d'un siècle,
25:17on a signé un traité de paix à Versailles,
25:19ça s'est mal terminé,
25:20donc là on va voir si l'accord cadre
25:22qui a été signé hier sur un bout de table,
25:26après un très bon dîner,
25:27il va porter ses fruits.
25:29Emmanuel Macron, oui,
25:31il peut quand même se féliciter de cette séquence,
25:34le G7, c'est quand même une réussite,
25:37et notamment sur l'Ukraine,
25:39il fait quand même adopter un texte,
25:42il y a un soutien unanime à nouveau à l'Ukraine,
25:46alors est-ce qu'il faut croire à ce changement de pied américain,
25:48qui semble indiquer qu'ils vont à nouveau aider Zelensky et les Ukrainiens ?
25:53– Il a reparlé avec Zelensky,
25:54il a signé un...
25:55– Il parle même de nouvelles sanctions.
25:57– Il y a une nouvelle scène en matière de défense.
25:59– Donc c'est plutôt bon ça,
26:01il y a aussi un accord pour réduire la dépendance
26:06aux terres rares vis-à-vis des Chinois,
26:10bon il y a encore des questions en suspens,
26:11mais enfin, il y a unanimité,
26:14donc oui, il a raison de se féliciter.
26:19– Adrien Brachet, ce soir effectivement,
26:20auto-satisfait, c'est attendu de la part d'Emmanuel Macron ?
26:22– Oui, incontestablement, en tout cas sur toute une série de symboles et d'avancées,
26:28c'est un G7 réussi pour Emmanuel Macron,
26:31surtout quand on fait la comparaison avec le G7 précédent au Canada,
26:36au cours duquel Donald Trump était parti,
26:39avait claqué la porte du sommet,
26:41n'avait même pas rencontré Vladimir Zelensky.
26:42– Et en ayant des mots durs envers Emmanuel Macron.
26:44– Et en ayant des mots très durs envers Emmanuel Macron,
26:46donc le contraste forcément donne raison à Emmanuel Macron,
26:50Trump est allé au bout du sommet,
26:52a rassuré sur la question de l'Ukraine,
26:53et ensuite il y a cette signature à Versailles,
26:55donc c'est sûr que pour Emmanuel Macron,
26:57c'est une réussite pour son dernier G7,
27:00même si en effet il y a, on l'a dit,
27:02tout un sommet d'incertitudes sur plein de sujets.
27:06Il est certain que sur le plan politique,
27:07Emmanuel Macron va certainement vouloir surfer sur cette séquence-là,
27:11il s'est concocté, si vous voulez,
27:13un été un peu en forme de bouquet final,
27:16avec une série de séquences,
27:18il va y avoir la panthéonisation de Marc Bloch,
27:20le sommet de l'OTAN en Turquie,
27:22il va y avoir le 14 juillet,
27:24une étape du Tour de France sur laquelle il va se rendre,
27:27peut-être la Coupe du Monde de football,
27:29donc ça va être un été tout azimut pour Emmanuel Macron,
27:32qui est très attaché ces derniers temps,
27:34à essayer de raconter la fin de son mandat,
27:38de mettre en scène la fin de son mandat,
27:40voire même ce dont rêvent ses proches,
27:42susciter une forme de nostalgie autour de lui.
27:44Alors on en est quand même encore loin,
27:46surtout quand on regarde la situation.
27:48Il veut maîtriser son narratif,
27:49ce qui est compliqué quand on regarde la situation économique
27:51et sociale par ailleurs,
27:53mais en tout cas c'est certain qu'il va,
27:54et c'est l'émission de ce soir en témoigne,
27:56vouloir utiliser ce G7 réussi.
28:00Oui, c'est clair que c'est typiquement ces situations
28:04que le Président de la République affectionne,
28:07en particulier chargé de symboles,
28:09de moments qui renvoient des images flatteuses
28:12du rôle de la France et de son Président.
28:14Forcément il va essayer d'en tirer profit.
28:16Alors par contre capitaliser en termes de fin de mandat
28:21par rapport à l'opion française,
28:23ça je ne crois pas,
28:23on est à dix mois de la fin de son mandat.
28:28Certes les Français aiment bien
28:29que le Président de la République
28:30soit une image forte au plan international,
28:33mais le sentiment d'un divorce avec le pays
28:36est quand même très très important
28:37et il faut toujours quand même rappeler
28:39la portée limitée de ces grands sommets.
28:42Il y avait eu un G7 que tout le monde
28:44avait aussi applaudi à Biarritz en 2019
28:47et puis qui lui en a très rapidement déchanté
28:50au lendemain de ce G7 aussi.
28:53En un mot Sébastien Lefeuille ?
28:54Oui, je mettrais un bémol quand même,
28:56c'est que c'est plus au G7 que ça se joue
28:58à l'avenir du monde, notamment face à la Chine.
29:00Quand Giscard avait accueilli depuis 175 le premier G7,
29:05ces pays-là, ils étaient 6 à l'époque,
29:07ils pesaient je crois 67%,
29:09ils produisaient 67% de la richesse mondiale.
29:11Aujourd'hui, c'est autour de 40 et quelques.
29:14La portée est quand même moins importante
29:17des décisions prises au sein de ce club.
29:20Le monde a beaucoup changé depuis.
29:22Voilà, 40 et quelques, ça nous ramène aussi à la météo.
29:24On va parler de la vague de chaleur dans un instant.
29:26Merci pour la transition Sébastien Lefol.
29:29La suite des informés dans un instant.
29:30Il est 20h33 sur France Info.
29:38Plus de 40 degrés dans la Vienne,
29:4039,5 dans l'Allier, la canicule.
29:43Et bien là, en France, 53 départements
29:46seront en vigilance orange demain,
29:48principalement dans le centre et l'est du pays.
29:51Les températures vont continuer à augmenter lundi.
29:53Ils pourraient faire jusqu'à 40 degrés à Paris.
29:55Et conséquence de ce dôme de chaleur,
29:58les épreuves du bac pourraient être perturbées
30:00la semaine prochaine.
30:00C'est déjà le cas dans l'Académie de Poitiers
30:03où les épreuves du Grand Oral sont repoussées d'une semaine
30:06en raison de températures qui s'annoncent caniculaires.
30:09Une première en France, selon les syndicats de l'enseignement.
30:13Autre conséquence de ces chaleurs,
30:15un incendie est en cours en Haute-Corse.
30:17Le feu s'est déclenché à Castello di Rostino
30:19et a déjà parcouru 60 hectares.
30:21Les pompiers mobilisés sur place,
30:23grâce à des moyens aériens,
30:25évoquent des conditions défavorables,
30:26notamment en raison de vents violents.
30:29Le blocus des ports iraniens a été levé par l'armée américaine,
30:33annonce ce soir,
30:34conformément aux dispositions du protocole d'accord
30:37signé entre Washington et Téhéran.
30:39Le vice-président, J. Davins,
30:41annonce qu'il pourrait se rendre en Suisse ce week-end
30:43pour de nouvelles négociations.
30:45La Russie menace à nouveau l'Ukraine de frappes massives
30:49dans les jours à venir.
30:50Une réponse, selon Moscou, à l'attaque de drones
30:52qui a visé ce matin sa capitale et touchait notamment une raffinerie.
30:56Une réponse légitime, selon Volodymyr Zeransky,
30:59qui évoque des bombardements russes sur les villes et communautés ukrainiennes.
31:04Il n'y aura aucun débordement toléré lors de la fête de la musique.
31:08Demain, consigne transmise aux policiers et aux gendarmes
31:11par le ministre de l'Intérieur dans un télégramme.
31:14Laurent Nunes demande des interventions systématiques
31:17en vue des débordements qui ont eu lieu, selon lui,
31:19lors de manifestations populaires récentes.
31:22Et puis un mot de la Coupe du Monde de football
31:25qui continue ce soir avec le début des deuxièmes matchs de la phase de groupe.
31:29La République tchèque et l'Afrique du Sud se sont quittés sur le score nul
31:33de un but partout à 21h.
31:34La Suisse affronte la Bosnie-Herzégovine.
31:37Dans la nuit, deux pays hautes seront sur le terrain,
31:40le Canada et le Mexique, respectivement face au Qatar et à la Corée du Sud.
31:53Avec ce soir, Adrien Brachet, chef adjoint du service politique du Point,
31:57Sébastien Lefeuil, directeur délégué de la rédaction de l'Express
32:01et Bruno Cotteres, politologue, chercheur CMRS au Cevipof,
32:04le centre de recherche de la vie politique de Sciences Po.
32:07Vous l'entendez, la bac de chaleur s'étend.
32:0953 départements demain en vigilance orange à la canicule,
32:13des Ardennes à la Haute-Garonne en passant par Paris.
32:15Le thermomètre qui a déjà affiché 40 degrés par endroit aujourd'hui,
32:19une première en cette année 2026.
32:21Et dimanche ou lundi, Météo France annonce déjà la journée
32:24la plus chaude jamais enregistrée en France.
32:27Bonsoir Françoise Vimeux.
32:29Bonsoir.
32:30Climatologue, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement.
32:33Des journées au mois de juin plus chaudes, par exemple,
32:36que ce que l'on a connu pendant la célèbre canicule de 2003.
32:39C'était pourtant au mois d'août.
32:41Cela vous surprend ?
32:43Alors là, je pense qu'il va encore falloir attendre un tout petit peu
32:46pour avoir des comparaisons pertinentes avec 2003.
32:49Mais effectivement, les températures qu'on a au mois de juin,
32:52qui, ça y est, commencent à dépasser les 40 degrés, vous l'avez dit,
32:56c'est vraiment exceptionnel.
32:58On va battre des records mensuels.
33:00Là, on en a déjà battu et ça va probablement s'étendre dans les jours qui viennent.
33:05Alors, est-ce que c'est surprenant ?
33:06Eh bien, pas vraiment pour les climatologues,
33:09puisque on sait que dans un climat plus chaud,
33:11les vagues de chaleur vont être plus précoces.
33:14Elles vont arriver au mois de mai et au mois de juin
33:17et vont être plus intenses.
33:18Plus intenses, plus longues.
33:20C'est pour ça que cette vague de chaleur que nous vivons,
33:22elle va durer autant de jours ?
33:25Alors, en fait, sur la durée,
33:27les prévisions de Météo France varient d'un jour à l'autre.
33:30On avait un espoir d'un rafraîchissement mardi.
33:33Apparemment, cet espoir s'éloigne.
33:35Et effectivement, cette vague de chaleur
33:36pourrait être plus longue que prévue au départ.
33:38On n'est pas encore dans la situation de 2003.
33:402003, c'était plus de deux semaines de vagues de chaleur.
33:43Donc, est-ce qu'on va y arriver ?
33:45Il est trop tôt pour le dire.
33:46Mais effectivement, là, c'est vraiment un épisode durable
33:49qui est en train de s'installer.
33:50D'un point de vue scientifique, climatique,
33:52est-ce que vous pouvez nous rappeler ce que l'on vit actuellement ?
33:54C'est différent du dôme de chaleur qu'on a connu il y a trois semaines.
33:58Alors, ce qui est différent...
34:00Non, le dôme de chaleur, c'est un anticyclone.
34:02On a toujours un anticyclone qui est présent.
34:05On commence à avoir des arrivées d'air du sud.
34:07Ce qui est différent, c'est que là, on a un air qui est très humide.
34:11Et d'ailleurs, on voit sur certaines régions,
34:13eh bien, ça tourne à l'orage.
34:15Il a plu tout à l'heure en région parisienne.
34:18C'était des orages.
34:19Donc, ça, c'est différent.
34:20On voit qu'il fait beaucoup plus chaud, qu'il fait beaucoup plus humide.
34:23Et donc, on n'est pas dans la chaleur sèche qu'on a eue fin mai.
34:26Et puis surtout, fin mai, il ne faisait pas aussi chaud, en fait.
34:28Est-ce qu'avec la vague de chaleur qu'on vit actuellement,
34:32ça veut forcément dire qu'on aura un été très chaud ?
34:34Alors, pas du tout, en fait.
34:36L'occurrence de vagues de chaleur au mois de mai et au mois de juin
34:39ne nous dit rien, en fait, sur l'été moyen
34:42ou même les vagues de chaleur qu'on pourrait avoir cet été.
34:45En revanche, Météo France fait des prévisions saisonnières.
34:50Le résultat, c'est de nous dire que l'été sera probablement plus chaud que la normale.
34:54Alors, je dirais que c'est presque normal, entre guillemets, sans eau à la fin,
34:58parce que les normales saisonnières,
34:59c'est la moyenne de la température entre 1991 et 2020.
35:04Nous sommes en 2026, le réchauffement s'est poursuivi
35:07et donc c'est presque, je dirais, attendu qu'on soit au-dessus des normales cet été.
35:13Merci beaucoup, Françoise Vimeux, de nous avoir accordé ces quelques minutes
35:16dans les informés sur France Info, climatologue,
35:18directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement.
35:21C'est forte chaleur qui s'installe et qui dure, on l'a compris,
35:24questionne aussi quant à notre adaptation à l'école, au travail,
35:27pour les loisirs aussi, des dizaines de milliers de personnes sont en ce moment réunis
35:32pour le festival de musique métal du Hellfest,
35:34à Clisson, en Loire-Atlantique, sous une chaleur extrême.
35:38Il y a aussi dimanche la fête de la musique, ce sera le 21 juin,
35:40certains ont d'ailleurs préféré décaler les concerts prévus,
35:43c'est le cas de Tous en Seine, à Angers,
35:45des groupes devaient se produire en plein soleil sur une place,
35:47pas raisonnable, explique Grégory Buon,
35:49c'est l'un des organisateurs qui se pose même la question
35:51de reporter désormais la fête de la musique chaque année.
35:53– Toute la semaine, on a des températures assez hautes,
35:56donc le béton va emmagasiner toute la semaine,
35:58dimanche et lundi, on va avoir des températures qui vont encore monter,
36:02donc on se dit qu'en fait, il n'y a pas d'issue vraiment réelle
36:05sur ce genre d'emplacement, on sait qu'il va faire chaud,
36:08on sait qu'on va souffrir, l'année dernière à 10h du matin,
36:11déjà c'était très compliqué pour nous de monter des scènes,
36:13puisque là on part de zéro, on monte une scène complète,
36:16donc on se dit qu'on préfère que ça soit encore fun et supportable
36:20plutôt que vivre un enfer.
36:22On s'adapte, c'est-à-dire que pour l'instant,
36:23on essaye en fait de mettre en place des dispositifs,
36:26d'adapter les choses, en tous les cas, mai-juin,
36:28ça devient compliqué, donc je ne sais pas,
36:29est-ce que c'est la rentrée, est-ce que c'est à Noël,
36:31est-ce que je ne sais pas.
36:32– Voilà, à Noël, la fête de la musique,
36:33peut-être dans les prochaines années, Bruno Cotteres ?
36:35– Pourquoi pas, c'est vrai que c'est un symbole du 21 juin,
36:39depuis que la fête, la musique existe en 1982,
36:42mais forcément, on a plein de comportements
36:44qui vont devoir s'adapter,
36:47on vient d'entendre une parole d'une très grande sagesse,
36:49je trouve, le fait de ne pas...
36:52Il y a les gens qui montent les seignes,
36:53il y a les gens qui assurent la sécurité des événements,
36:56voilà, il y a tout un tas de problématiques
36:57qui touchent la santé de ceux qui participent,
37:01au minimum à l'organisation de ces événements,
37:04et ceux qui participent pour faire la fête.
37:06Donc je pense que c'est assez responsable, au fond,
37:08de tenir compte de l'état climatique,
37:13de ne pas mettre les gens en danger,
37:15c'est une fonction absolument essentielle
37:17d'une personne qui a une responsabilité
37:19d'organisation, donc moi j'ai trouvé très sage
37:21ce qu'on venait d'entendre.
37:23Après, c'est vrai que ça souligne,
37:26vraiment, on est en train de se prendre
37:27en pleine figure, au fond,
37:30ce changement climatique,
37:32ça a des conséquences,
37:33on a vu de la SNCF qui annule des trains,
37:3670 trains dans le centre, dans le sud...
37:39Donc voilà, il y a plein de dimensions de nos vies
37:42qui sont progressivement impactées,
37:45et qui doivent s'adapter progressivement
37:47à cette nouvelle situation.
37:49Et le mot lutte contre le changement climatique,
37:51Adrien Brachet a laissé justement sa place
37:53à l'expression adaptation.
37:55En fait, il y a deux combats,
37:57il y a deux fronts en même temps,
37:58si vous voulez, c'est-à-dire qu'il y a la lutte
37:59pour ralentir le plus possible
38:01ce dérèglement climatique,
38:02et d'un autre côté, l'adaptation face à,
38:04comme le disait Bruno,
38:05ce mur que nous sommes déjà en train de se prendre.
38:07En 2024, la Cour des comptes a fait un rapport
38:09très complet, très précis,
38:11sur l'ampleur des transformations
38:14qu'il y allait avoir à faire
38:16en termes de politique publique.
38:17Et en effet, si on prend un peu de recul
38:18et qu'on regarde la diversité des secteurs,
38:23des aspects de notre vie quotidienne
38:24qui vont être concernés par le dérèglement climatique
38:27et par une nécessité d'adaptation,
38:28c'est énorme.
38:29Donc là, on a parlé de la question
38:32des événements en plein air,
38:33il y a la question des logements,
38:35avec ces fameuses bouilloires thermiques
38:36et cette question de la rénovation des bâtiments,
38:39la question du transport,
38:40on va en parler tout à l'heure,
38:41la question de l'agriculture,
38:43on va devoir probablement changer
38:44nos cultures céréalières
38:46et les types de cultures céréalières,
38:49et la question des littoraux qui se posent,
38:51et puis la question aussi, l'hiver,
38:53de l'économie de la montagne
38:54qui va devoir être transformée.
38:56Donc la Cour des comptes parle même
38:59d'un mur d'investissement.
39:00Alors c'est une question d'investissement,
39:01mais pas que,
39:02ceci est une question de coordination
39:03et d'efficacité des politiques publiques.
39:05En tout cas, c'est quelque chose
39:05qui est massif
39:06et dont on prend petit à petit
39:08conscience de l'ampleur.
39:09Je pense que la canicule de 2003
39:10avait été un choc.
39:11Selon les estimations,
39:12je crois qu'on est à peu près
39:13à 15 000 morts en 2003.
39:15Donc ça avait été un choc, je pense,
39:16une prise de conscience massive
39:18pour les Français.
39:19Mais on voit que dans la régulation
39:20et dans l'adaptation,
39:23il y a encore d'énormes efforts à faire.
39:25D'ailleurs, c'est un peu ce que
39:26la ministre en charge
39:27de la transition écologique,
39:28Monique Barbu, a dit aujourd'hui
39:30en disant
39:30le chemin est encore long,
39:32il faut qu'on accélère.
39:33Et en disant effectivement
39:34qu'on manquait aussi
39:34de moyens financiers, Sébastien Lefeuille.
39:36Alors vous l'avez dit,
39:37les scientifiques nous alertent
39:38depuis longtemps.
39:39On sait depuis longtemps maintenant
39:40que bientôt,
39:43à Toulouse,
39:44on aura le climat de Grenade
39:46et qu'à Lille,
39:46on aura le climat de Bilbao.
39:49Moi, je suis quand même
39:50très étonné
39:51qu'en 2026,
39:53on doive encore
39:54fermer des écoles
39:55parce qu'on ne peut pas accueillir
39:56à cause de la chaleur
40:00les écoliers
40:00ou les collégiens
40:01ou même les lycéens
40:02qui sont en train
40:03de passer leur bac,
40:04qui vont passer l'oral,
40:05qui passent l'oral en ce moment.
40:07Avec les épreuves du grand oral,
40:08par exemple,
40:08qui vont être décalées
40:09d'une semaine,
40:10on l'a appris aujourd'hui
40:11dans l'académie de Poitiers.
40:12Ça me paraît incroyable.
40:14Alors ça s'explique en partie
40:15parce que,
40:17évidemment,
40:18ce n'est pas la solution,
40:20mais il y a une phobie
40:21en France.
40:22Il y a eu une grande campagne
40:23de désinformation,
40:24d'ailleurs,
40:25sur laquelle on a beaucoup
40:27enquêté à l'Express
40:28sur la climatisation.
40:30C'est quand même étonnant
40:31qu'il n'y ait pas de climatisation
40:32dans les écoles,
40:33qu'aujourd'hui,
40:34on arrête des trains
40:35parce qu'on a peur
40:36que le système
40:37de climatisation
40:39tombe en panne.
40:40Alors qu'on sait,
40:41il y a des études scientifiques
40:42aujourd'hui
40:43qui précisent bien
40:44qu'on a exagéré
40:45l'ampleur
40:46des rejets de chaleur
40:47de la clim.
40:48Je me réfère d'ailleurs
40:49à une enquête
40:50publiée récemment
40:50chez nous
40:51par Sébastien Julien
40:52qui a enquêté là-dessus.
40:53Il disait que
40:53si toute l'île de France
40:55était climatisée,
40:56par exemple,
40:56à 23 degrés,
40:58dans l'hypothèse
40:58d'une canicule
40:59de 9 jours
41:00ayant l'intensité
41:01de celle de 2003,
41:03alors la température
41:04n'augmenterait au maximum
41:05que d'un demi-degré
41:07pour les Parisiens.
41:08C'est une étude
41:08scientifique de 2020.
41:10Donc aujourd'hui,
41:11il y a des études scientifiques
41:12qui nous disent
41:12que la clim pourrait
41:13nous aider quand même
41:13un petit peu.
41:14Ce n'est pas la solution,
41:15j'entends bien.
41:16Mais pourrait au moins
41:16nous aider
41:17à nous adapter
41:20en 2026.
41:21Toutes ces études scientifiques
41:23ont plusieurs années.
41:24On doit fermer
41:24des écoles
41:25à cause de la chaleur.
41:26C'est surréaliste.
41:26On est en train de parler
41:27des concerts,
41:28mais ça, à la limite,
41:29ce n'est pas le problème.
41:30Le problème,
41:31c'est les hôpitaux,
41:31c'est les écoles,
41:32c'est tout ce qui permet
41:33de faire tourner le pays,
41:35le divertissement.
41:36Bon, il fait chaud,
41:37un concert,
41:37après tout,
41:38on a tous été à des concerts,
41:39il a fait plus ou moins chaud,
41:39mais on ne va pas
41:41non plus s'en plaindre.
41:43Là, aujourd'hui,
41:43je ne comprends pas.
41:44Il y a toute une filière
41:45qui, du coup,
41:46est fragilisée,
41:47qui pourrait nous aider
41:48un petit peu
41:53pour des raisons
41:54idéologiques,
41:54bien souvent.
41:55Et vous avez parlé,
41:56effectivement,
41:57des trains.
41:57Bonsoir, Patricia Perrenne.
42:00Bonsoir.
42:01Économiste spécialiste
42:02du transport ferroviaire,
42:03on l'évoquait,
42:03plus de 70 trains
42:05intercités annulés
42:06d'aujourd'hui
42:06jusqu'à lundi
42:07pour prévenir,
42:08justement,
42:08les pannes potentielles
42:09de climatisation
42:10liées aux très hautes
42:11températures.
42:12Voilà ce que dit
42:12SNCF Voyageur.
42:14Ça veut dire que
42:14la climatisation
42:15à bord des intercités,
42:17elle ne tient pas
42:17à partir d'une certaine
42:18température ?
42:19Voilà, tout à fait.
42:21C'est des trains
42:21très particuliers
42:22qui sont très âgés,
42:23qui ont 50 ans
42:23et du coup,
42:24qui ont été construits,
42:25c'est les trains corail
42:26pour ceux qui connaissent
42:26et donc,
42:27ils ont été construits
42:27à une époque
42:28où la clim
42:28n'était pas une priorité
42:29et auquel on n'a pas
42:30mis de clim.
42:31En fait,
42:31la clim dans ces trains-là
42:32est installée
42:32en cours de vie
42:33et c'est pour ça
42:34qu'elle est moins fiable
42:34que d'autres trains,
42:35notamment les TGV
42:36ou même les trains régionaux
42:37plus récents
42:38où là,
42:38il y a de la clim,
42:39il y a de la clim
42:39qui est fiable
42:40et au contraire,
42:40les trains sont
42:41des endroits agréables
42:42en général
42:43dans ces périodes chaudes.
42:44Les infrastructures,
42:45elles aussi,
42:45subissent les effets
42:46de la chaleur,
42:47on ne pense pas
42:47en premier lieu
42:49au rail,
42:49Patricia Perrenne ?
42:51Oui, tout à fait.
42:52En fait,
42:52il y a le rail
42:52mais aussi ce qu'on appelle
42:53la caténaire,
42:54c'est-à-dire le fil électrique
42:55qui permet de transférer
42:55l'électricité
42:56qui est au-dessus du train.
42:57Effectivement,
42:57c'est vraiment un truc physique
42:58au bout d'une certaine température,
42:59le métal se dilate
43:00et du coup,
43:01la voie,
43:01elle est tout à fait droite
43:02et puis surtout,
43:03la caténaire,
43:03il y a un risque d'arrachement
43:04c'est-à-dire que le train
43:05en passant,
43:05il arrache la caténaire
43:06et ça,
43:07il faut absolument éviter
43:07parce que si vous coupez
43:08l'électricité,
43:09vous n'avez plus d'électricité,
43:11donc plus de mouvement,
43:12plus de clim,
43:13plus rien.
43:13Une caténaire,
43:14d'ailleurs,
43:14est tombée ce soir
43:15sur un train
43:15ce qui paralyse le trafic
43:17Gare de l'Est
43:17qui reprendra seulement
43:18à 22 heures
43:20mais si les rails
43:21se déforment
43:21sous l'effet de la chaleur,
43:22Patricia Perrenne,
43:23comment expliquer
43:24que ce soit seulement
43:25des intercités
43:25qui soient concernées
43:27par ces annulations ?
43:28Alors,
43:29les annulations,
43:29c'est vraiment lié
43:30à la clim
43:30qui n'est pas fiable
43:31dans ces trains anciens.
43:32Les autres trains,
43:33parfois,
43:33ils ont du retard.
43:34Vous pourrez constater,
43:35les trains ont des petits retards
43:36et avec les jours
43:37qui vont se réchauffer,
43:37les retards vont avoir d'autres.
43:40En gros,
43:41la solution technique,
43:42la solution technique
43:43on l'a pour éviter les accidents,
43:45c'est de ralentir les trains.
43:46Donc, effectivement,
43:47il y a beaucoup de trains
43:47qui vont être ralentis,
43:48qui auront peut-être
43:49des petits retards
43:49et peut-être qu'en fin de journée,
43:51par ricochet,
43:51on finira par avoir
43:52des trains annulés
43:52mais pas pour l'instant.
43:54Ça fait sourire Sébastien Le Foll,
43:55vous dites sur 2026
43:56la même chose
43:57pour être obligé
43:58de ralentir les trains.
43:59Je connais très bien
44:00une des lignes
44:01qui est concernée
44:01qui est le Paris-Claude-Montferrand
44:03où les locomotives
44:04ne résistent pas à la chaleur
44:06mais même d'ailleurs
44:06elles ne résistent pas
44:08ni au froid
44:08ni à des températures modérées.
44:11Et puis oui,
44:11on a beaucoup investi
44:12sur le TGV,
44:13on a probablement négligé
44:14pas mal les TER
44:17mais effectivement,
44:18là je constate,
44:19c'est risible d'ailleurs
44:20qu'une grande puissance
44:21comme la France
44:21en 2026
44:23doit faire ralentir
44:24ses trains
44:25parce que la climatisation
44:26ne marche pas,
44:27c'est presque risible.
44:28Patricia Perrin,
44:29ça veut dire ?
44:30Il y a deux choses différentes.
44:31Il y a les trains
44:33et les climatisations,
44:34les trains sont anciens
44:35et ça c'est un choix de l'État
44:36qui a vraiment essayé
44:37d'économiser de l'argent
44:38et qui du coup
44:38a choisi de renouveler
44:39ses trains
44:39il y a quelques années seulement
44:40et du coup
44:41les nouveaux trains
44:41climatisés évidemment
44:42vont arriver a priori
44:44l'année prochaine.
44:44Il y a le rail
44:45et là je rejoins
44:46ce que vous disiez à l'instant
44:46sur les concerts
44:48et sur le fait
44:50que ça se réchauffe
44:51et qu'on ne peut rien faire
44:52à un moment donné.
44:52Mais ça s'appelle
44:53le dérèglement climatique
44:54et le métal se dilate
44:55sous l'effet de la chaleur.
44:56Vous pouvez aller
44:56dans d'autres pays
44:57ils ont les mêmes problèmes.
44:58À un moment
44:58le dérèglement climatique
44:59on n'a pas demandé
45:00à la SNCF
45:00de lutter contre les éléments
45:01et que le métal
45:02ne se dilate plus.
45:03La SNCF,
45:04est-ce qu'elle travaille
45:05ou est-ce qu'elle a anticipé
45:06d'une certaine manière
45:07cette adaptation
45:08au changement climatique
45:09Patricia Perrin ?
45:10Évidemment,
45:10elle s'est adaptée,
45:11elle fait des tournées supplémentaires
45:13pour essayer d'éviter
45:13ce qu'on a vu
45:14à l'arrachement de la caténaire
45:15pour éviter
45:22non plus magicienne.
45:23Et si vous allez
45:24dans d'autres pays
45:24y compris la Suisse
45:25qui est le pays
45:25qu'on cite toujours en exemple
45:27quand il fait chaud
45:28le rail se dilate
45:28la caténaire se dilate
45:30et les trains ralentissent.
45:31Il n'y a pas de miracle.
45:32On ne pourra rien faire
45:33à l'avenir contre ça ?
45:35On pourra ralentir.
45:36La société dans son ensemble
45:37et les trains en particulier.
45:38Adrien Brachet.
45:39Oui, en effet,
45:40il y a deux sujets.
45:41Il y a la question
45:41de la dilatation des rails
45:42qui est un phénomène
45:44climatique et physique
45:46qu'on ne peut pas empêcher.
45:49En revanche,
45:49il y a le sujet
45:50de la vétusté
45:51de ces rames
45:53notamment les intercités.
45:55En effet,
45:56on a eu ce qu'on disait
45:58tout à l'heure
45:58qu'il y a eu
45:59une négligence
46:00des petites lignes
46:01en France
46:01en faveur
46:02du développement
46:03du TGV notamment
46:04et qui fait qu'on a
46:04aujourd'hui un réseau
46:05qui souvent est vétuste
46:08et dans une situation
46:09compliquée
46:09ce qui explique aussi
46:10ce à quoi on fait face
46:11et en effet
46:12cette question
46:13de l'entretien
46:14du réseau ferroviaire
46:15on n'est pas les seuls
46:16au niveau européen
46:17à faire face
46:18à cette question
46:19notamment les Allemands
46:20aujourd'hui
46:21ont un réseau ferroviaire
46:23qui est en crise
46:23c'est même devenu
46:24un sujet de débat politique
46:25en Allemagne
46:26avec des retards
46:28récurrents
46:28donc on a
46:29beaucoup de pays européens
46:30qui sont confrontés
46:31à cette question-là.
46:32Bruno Cotteres
46:33Ce qui serait pas mal
46:34c'est qu'on se serve
46:35de ce type d'événement
46:39lié effectivement
46:40au réchauffement
46:41effectivement ça vient
46:41d'être dit
46:42c'est un phénomène physique
46:44on n'y peut rien
46:45mais ce qui serait pas mal
46:45c'est qu'on se serve
46:46de tout ça
46:47comme un effet de levier
46:47pour essayer de réfléchir
46:48et de dézoomer
46:52sur le réseau ferroviaire
46:53et sur l'ensemble
46:54du ferroviaire
46:55en France
46:56ça fait partie
46:57de ces points
46:58du débat public
46:59ou de la société française
47:00qui sont très paradoxaux
47:02à la fois
47:03notre réseau
47:03est de grande qualité
47:04sur les TGV
47:05ça vient de souligner
47:06on a sans doute
47:07un nombre de lignes
47:08de TGV
47:09de lignes à grande vitesse
47:10parmi les plus importants
47:12et effectivement
47:13les utilisateurs
47:14très réguliers du train
47:15j'en fais partie
47:17en même temps
47:17régulièrement
47:18disent
47:19ça va pas
47:20voilà
47:20et notamment
47:22sur les TER
47:23qui sont des investissements
47:24régionaux
47:26donc on voit
47:26beaucoup de différences
47:27selon les régions
47:28dans le confort
47:28dans la propreté
47:29il y a un sujet propreté
47:31quand même
47:31dans nos trains
47:33en France
47:36une ligne
47:37que je connais
47:37extrêmement bien
47:38de TER
47:39si vous la prenez
47:40il y a 90%
47:41des toilettes
47:42qui sont fermées
47:42on sait pas pourquoi
47:44voilà
47:45au moment du Covid
47:47il y a eu
47:47de gros progrès
47:48qui ont été faits
47:48sur la propreté
47:50des rames
47:50on a le sentiment
47:51que c'est un peu
47:51tombé en déçuétude
47:53et il y a quand même
47:54un vrai sujet
47:55de ce point de vue là
47:56il y a des gros efforts
47:57qui ont été faits
47:58sur l'accueil du public
47:59dans les gares
48:00avec des nouveaux
48:02on va dire vraiment
48:03des nouveaux bancs
48:05fauteuils
48:05etc
48:06donc il y a un gros effort
48:07qui a été fait
48:07sur un meilleur accueil
48:08du public dans les gares
48:09c'est incontestable
48:10mais là aussi
48:11il reste beaucoup à faire
48:12il est très fréquent
48:13quand on tombe
48:13sur des prises électriques
48:14qui marchent jamais
48:15sur un wifi
48:15qui est en panne
48:16enfin voilà
48:17ça semble vécu
48:19l'expérience
48:19mais je trouve que
48:20c'est bien
48:20de se servir
48:21de ce type
48:22pour penser un peu
48:24cette question
48:24dans un contexte
48:25où la SNCF
48:26affronte une concurrence
48:27maintenant
48:28sur les lignes
48:29à grande vitesse
48:30la concurrence
48:30du train italien
48:31du train espagnol
48:32et les français
48:33découvrent aussi
48:34une autre offre
48:35d'une autre nature
48:37et donc
48:37les consommateurs
48:39utilisateurs
48:39que nous sommes
48:40vont devenir
48:40beaucoup plus comparatifs
48:41en comparant les avantages
48:42aussi des différents opérateurs
48:44vous partagez
48:44ce qui vient d'être dit
48:45Patricia Perrenne
48:46alors la première chose
48:47que je veux souligner
48:48c'est que le gouvernement
48:48a bien conscience
48:49en fait
48:49et pour le coup
48:50il y a un projet de loi
48:51qui est en course
48:52sur le financement
48:53des réseaux
48:53à la fois le réseau routier
48:54et le réseau ferroviaire
48:55voilà la difficulté
48:56aujourd'hui
48:57pour le ministre des transports
48:57c'est de l'inscrire
48:58en fait au calendrier parlementaire
48:59qui est complètement embouteillé
49:00donc il y a vraiment
49:01une réflexion
49:02et notamment le fait
49:02de financer ce réseau ferroviaire
49:04via les péages autoroutiers
49:05voilà
49:06après la fin des concessions
49:07autoroutières
49:08donc il y a vraiment des choses
49:09après sur le fait
49:10que les TER soient de mauvaise qualité
49:11bon moi je prends le train
49:12très très quotidiennement
49:13j'ai travaillé
49:14pour des régions françaises
49:15il y a eu un effort monstrueux
49:16qui a été fait
49:17depuis la régionalisation
49:18dans les années 2000
49:18donc voilà
49:19il faut quand même garder
49:20un peu de distance
49:21c'est vrai que là
49:21où il y a vraiment des problèmes
49:23globalement
49:23pour prendre beaucoup de trains
49:25il y a eu
49:25quand vous parlez du Paris
49:26clairement
49:27c'est un train d'État
49:27c'est un train intercité
49:28qui est généré par l'État
49:29et effectivement
49:30l'État n'a pas été
49:32le meilleur gestionnaire
49:32et en termes de matériel roulant
49:34notamment
49:35dans les régions aujourd'hui
49:36quasiment tout le matériel
49:37a été renouvelé
49:38et du coup par exemple
49:38il est climatisé quasiment partout
49:40sauf de rares exceptions
49:41quelques corailles qui traînent
49:42voilà
49:42donc globalement
49:44oui je rejoins totalement
49:45le sous-investissement
49:46dans l'infrastructure
49:47mais il y a un espèce
49:48de consensus
49:49en tout cas
49:49chez les professionnels
49:50du transport
49:50la difficulté aujourd'hui
49:52c'est de le faire émerger
49:52dans le grand public
49:53pour qu'effectivement
49:54ce projet de loi soit voté
49:56et qu'il y ait un financement
49:57de l'infrastructure ferroviaire
49:58voilà
49:58donc c'est sûr que
49:59je rejoins tout à fait
50:00ce qui a été dit
50:00si la canicule
50:02et les problèmes
50:02qui sont mis en avant
50:04sur le réseau
50:04permettent de faire passer
50:05ce projet
50:06c'est une très bonne nouvelle
50:07Sébastien Lefoy
50:08Oui alors je pense
50:09que le transport
50:10le train
50:10c'est qu'un aspect du problème
50:11le gros chantier
50:12c'est quand même le logement
50:13il y a une crise
50:14du marché de l'immobilier
50:16en France
50:17il y a des politiques
50:18successives
50:19qui ont été mises en place
50:20depuis maintenant 20 ans
50:21qui ont découragé
50:22la maintenance
50:23et la construction
50:24de logements
50:24et on en pâtit aujourd'hui
50:26dans des villes
50:27qui asphyxiaient
50:29je pense que
50:30on a observé
50:31ce mouvement
50:32de fuite
50:33des villes
50:33au moment du Covid
50:35il n'est pas impossible
50:36qu'avec ces épisodes
50:38la répétition
50:39est de plus en plus
50:39prématurée
50:40de canicules
50:41avec en plus
50:42l'arrivée
50:42de l'intelligence artificielle
50:43il y a à nouveau
50:44une redistribution
50:46de l'espace
50:49géographique
50:49des zones d'habitation
50:51je pense que
50:52les villes
50:53sont de moins en moins
50:54désirables
50:55Adrien Brachet
50:56Oui je suis tout à fait d'accord
50:57sur le logement
50:57c'est un peu l'éléphant
50:58au milieu de la pièce
50:59du débat politique
50:59qui est systématiquement
51:01mis de côté
51:02peu évoqué
51:02je crois qu'Emmanuel Macron
51:03avait promis un choc
51:04de l'offre
51:04au moment de son arrivée
51:05au pouvoir
51:06on n'y est pas
51:08non il voulait revenir
51:09sur le ferroviaire
51:10on parlait de nos retards
51:11sur les infrastructures
51:12aussi un grand retard
51:13qu'on a dans la question
51:14de l'adaptation
51:15au changement climatique
51:16et de la lutte
51:17contre le réchauffement climatique
51:18pour le coup
51:18c'est le développement
51:19du fret ferroviaire
51:20ça fait des années
51:21que les politiques
51:22ont des déclarations
51:24pour dire qu'il faut
51:24développer
51:25le fret ferroviaire
51:27nos réseaux
51:27de fret ferroviaire
51:29et on est très en retard
51:30vous attendiez pas
51:31Patricia Peren
51:31à avoir un débat
51:32plus global
51:33sur le ferroviaire
51:34ce soir
51:35sur le fret
51:37je ne peux que rejoindre
51:39mais la vraie difficulté
51:40c'est que c'est un marché
51:41et du coup
51:42il faut qu'il y ait des clients
51:43c'est-à-dire ce qu'on appelle
51:43des chargeurs
51:44des entreprises
51:44qui choisissent le train
51:45et en fait
51:46c'est pas si évident que ça
51:47parce qu'il y a une préférence
51:48parce que le camion
51:49il est plus flexible
51:50il est plus just in time
51:51donc plus dans l'heure du temps
51:52et c'est vrai que du coup
51:53c'est les entreprises
51:54qui décident
51:54de faire déplacer
51:55leurs marchandises
51:56majoritairement par la route
51:58et effectivement
51:59c'est ce qu'on a dit
51:59sur le réseau ferroviaire
52:00et si on rénovait
52:01le réseau ferroviaire
52:02ça serait au bénéfice
52:02de tous les trains
52:03voyageurs comme fret
52:05donc on peut espérer
52:06qu'un jour le fret reparte
52:08mais c'est vrai
52:08qu'on a une difficulté
52:09d'avoir des clients
52:11qui sont demandeurs
52:12une expérience
52:13monocotresse
52:14à partager
52:14sur le fret ferroviaire
52:16pas directement
52:17sur le fret ferroviaire
52:18j'en aurais beaucoup plus
52:19à dire
52:19sur le transport classique
52:21passager
52:24dans nos trains
52:25mais globalement
52:26c'est vrai que c'est bien
52:27qu'on puisse discuter
52:29à nouveau de cette question
52:30je rappelle que
52:31lorsqu'Edouard Philippe
52:32était Premier ministre
52:32il avait beaucoup marqué
52:33l'opinion
52:34en montant à la tribune
52:35de l'Assemblée nationale
52:35je me demande
52:36si ce n'était pas
52:37dans son discours
52:37de politique générale
52:38ou très vite après
52:39en disant
52:40les Français ne comprennent plus
52:41pourquoi ils payent
52:42un train de plus en plus cher
52:43pour un service
52:43de moins bonne qualité
52:44donc c'est vrai
52:45qu'il y a des progrès
52:46qui ont été faits
52:48depuis
52:48il reste beaucoup à faire
52:49Voilà et ce sera
52:50le mot de la fin ce soir
52:51merci Patricia Perrenne
52:52d'avoir été avec nous
52:53sur France Info
52:54économiste et spécialiste
52:55du transport ferroviaire
52:57c'est la fin de ces informés
52:58à la une du point
52:59cette semaine
53:00Adrien Brachet
53:01Et bien un peu de bonne nouvelle
53:02quand l'Europe croit
53:03enfin en elle
53:04face à Trump
53:05Poutine
53:05au prédateur de la tech
53:07l'heure de la contre-attaque
53:09Voilà encore question
53:09de Trump ce soir
53:10Sébastien Le Foll
53:12à la une de l'Express
53:13Un fiasco
53:13le Brexit
53:14c'était il y a 10 ans
53:15on va raconter
53:17un petit peu tout ça
53:17et les leçons à en tirer
53:18et une passionnante enquête
53:20sur la succession
53:21au sein du groupe LVMH
53:23avec un personnage
53:25qu'on découvre
53:25de plus en plus
53:26Hélène Arnaud
53:28Voilà
53:28à lire effectivement
53:29dans l'Express
53:30conseil de lecture
53:31aussi avec vous
53:32Bruno Cotteres
53:33Oui à la une du Cevipof
53:34d'abord une note
53:35de Luc Rouban
53:36sur la fracture digitale
53:37et puis aussi beaucoup
53:38je recommande beaucoup
53:39la revue
53:41de la recherche
53:42de Sciences Po
53:42qui s'appelle
53:43Conférence
53:43et qui publie
53:44un gros numéro
53:45de grande qualité
53:46sur la 5ème République
53:48sous tension
53:48qu'est-ce qui nous arrive
53:49depuis la dissolution
53:50qu'est-ce que c'est
53:51que cette turbulence
53:51est-ce qu'elle remet en cause
53:52ou pas les fonds
53:53en amontaux
53:54de la 5ème République
53:55Voilà
53:55dont on va beaucoup parler
53:56dans cette année
53:57d'élections
53:58et de campagnes présidentielles
54:00Merci à tous
54:01Les informés reviennent
54:02bien évidemment
54:02demain matin
54:03sur France Info
54:04à 9h
54:04Très bonne soirée à tous
54:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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