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00:05Générique
00:0920h, 21h, France Info, les informés, Victor Matel.
00:14Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio mais aussi à la télé, sur le canal 16 de la
00:19TNT.
00:20A la une, ces explosions entendues ce soir à Téhéran, c'est ce que rapportent des médias iraniens
00:27qui parlent également du système de défense anti-aérienne activé à Téhéran.
00:33On va en parler dans un instant avec nos invités.
00:36Bonsoir Patricia Allémonière, grand reporter spécialiste des questions internationales.
00:41Adrien Brachet est également avec nous du Point.
00:43Bonsoir Adrien.
00:44Pour l'Express, c'est vous ce soir Sébastien Stégantz.
00:47Bonsoir et bienvenue Bruno Cotteres.
00:49Bonsoir Bruno, politologue, chercheur CNRS au Cévis-Pof.
00:55Des explosions ont donc été entendues ce soir à Téhéran,
01:00alors que la trêve entre Américains et Iraniens dure maintenant depuis plus de deux semaines.
01:05En théorie, Patricia Allémonière, on sait que le système de défense anti-aérien en Iran a été réactivé.
01:12Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ce soir ?
01:14Alors effectivement, les premières informations, parce qu'on vient tout juste de recevoir ces informations,
01:18selon les médias iraniens et donc les agences officielles de presse iraniennes,
01:24tendent à dire que l'activation des systèmes de défense a été mise en œuvre
01:28pour contrer l'entrée dans le ciel iranien, dans l'espace iranien, de deux drones.
01:36Voilà ce qui est dit officiellement.
01:38Le fait que les médias iraniens relaient immédiatement cette information,
01:42qu'est-ce que cela signifie ?
01:44Cela souligne le degré de tension extrême qui existe aujourd'hui
01:48entre les protagonistes de cette guerre américano-israélienne et iranienne.
01:56On l'a vu aussi dans le détroit d'Ormuz.
01:59On le voit aussi avec les arraisonnements de navires et de pétroliers qui se font,
02:03avec les attaques, et les attaques très virulentes, j'ai envie de dire,
02:07puisque ce n'est pas des petites attaques et des saisies de bateaux que font les Iraniens.
02:12Ils n'hésitent pas à tirer et à tirer sur les postes de commandement,
02:16donc ce qui est où il y a menace d'hommes.
02:18Donc là, ça indique que le régime iranien est très très nerveux.
02:23Et donc, redoute, ça démontre, parce que ce n'est pas dans la tradition de l'Iran
02:29de dire tout de suite qu'on a été attaqué.
02:31Donc ça dénote une grande nervosité du régime iranien.
02:35– Guillaume Lagan nous a rejoint dans les informés sur France Info.
02:38Bonsoir Guillaume Lagan.
02:39– Bonsoir.
02:40– Especialiste des questions de défense et de relations internationales.
02:44Ni les Américains ni les Israéliens n'ont revendiqué d'attaques.
02:48Pour l'instant, il faut rester très prudent ce soir sur l'origine de ces explosions à Téhéran.
02:53– Oui, je suis d'accord avec ce que vient de dire Patricia.
02:57Je pense qu'il faut être prudent et en même temps, c'est peut-être une nouvelle étape
03:02dans la confrontation entre les États-Unis, l'Israël et l'Iran.
03:08Je pense que le sentiment quand même des deux parties depuis quelques jours,
03:12c'est que chacun finalement considère qu'il tire parti du blocage de la situation,
03:19blocage plus général sur Hormuz et cesser le feu.
03:23Et donc ces attaques peuvent peut-être être le signal que du côté américain
03:29ou du côté israélien, il y a la volonté d'exercer une pression supplémentaire sur l'Iran.
03:34– Parce qu'on parlait de la nervosité à l'instant, ce que disait Patricia Lémonière,
03:38la nervosité des Iraniens.
03:40Dans quel état d'esprit peuvent être les Américains et les Israéliens ?
03:43– Je pense qu'ils ne sont peut-être pas tout à fait accordés.
03:47Les Américains misaient beaucoup sur les négociations d'Islamabad.
03:52Le fait que l'Iran ne réponde pas apparemment à leurs exigences,
03:57les met dans la difficulté.
03:59Du côté d'Israël, on sait que ce cessez-le-feu a été imposé à M. Netanyahou,
04:03qui le voit d'un mauvais œil.
04:04Donc eux ont plutôt intérêt à un échec des négociations et à une reprise du conflit.
04:09Quant à l'Iran, il semblerait, d'après ce qu'on en comprend,
04:12que l'unité du pouvoir n'est quand même pas…
04:15Alors les experts sont divisés.
04:17Certains disent que les Iraniens sont tout à fait harmonieux entre eux,
04:19qu'ils sont tous décidés à résister.
04:21D'autres, au contraire, considèrent qu'il y a une division entre durs et modérés
04:25et que face à la situation qui est la leur, c'est-à-dire un blocage de leurs exportations,
04:29la pression pour un compromis existerait,
04:32mais que la faction la plus radicale du régime veut au contraire un retour à la guerre.
04:36– Patricia Lémonière, ces derniers jours, les tensions s'étaient concentrées,
04:39on va dire, et on en reparlera sur le détroit d'Hormuz.
04:43Si cela se confirme ce soir, est-ce que vous vous attendiez, vous,
04:47à une éventuelle reprise de frappes américaines, israéliennes,
04:50pendant cette trêve ? Elle est tout de même là, officiellement.
04:52– Voilà, alors on s'est tous dit qu'avec Donald Trump ou avec son allié israélien,
04:56mais je pense que son allié israélien ne peut pas trop bouger sans un aval de Donald Trump,
05:01on était quand même dans un moment très particulier,
05:06et à la merci d'un agacement, j'ai envie de dire.
05:09Même si le président américain ne veut pas, effectivement,
05:13ne voulait pas ou ne veut pas, ne veut toujours pas de reprise des hostilités,
05:17parce que ce n'est pas objectivement dans son intérêt.
05:21Mais vous voyez, aujourd'hui, les Iraniens ont encore fait monter le niveau de tension,
05:27et Donald Trump, qu'est-ce qu'il a encore dit aujourd'hui ?
05:30Il a dit maintenant, on détruit tous les petits bateaux qui pourraient miner.
05:33Donc on voit bien qu'à force de monter, de faire monter les enchères,
05:37à un moment donné, on n'est pas à la merci d'un incident,
05:40on n'est pas aussi à la merci de quelqu'un qui voudrait faire une provocation
05:43pour entraîner une escalade.
05:45Je ne sais pas qui, je ne pointe du doigt personne,
05:48mais aussi dans un contexte de tension extrême,
05:51on peut être à la merci d'une puissance, d'un gouvernement
05:56qui voudrait procéder, entraîner un affrontement entre l'Iran et les Etats-Unis.
06:03Les Etats-Unis n'y ont pas un intérêt, on ne le voit pas.
06:06Enfin, on ne le voit pas objectivement,
06:08mais avec Donald Trump, vous savez bien que l'objectivité, parfois, est remise en question.
06:12Mais côté iranien,
06:16voilà, une précipitation des durs,
06:18on ne sent pas trop la logique aujourd'hui,
06:20mais aujourd'hui, dans cette guerre, franchement,
06:23tous ceux qui essayent d'analyser logiquement ce conflit,
06:26eh bien, sont obligés de dire qu'ils sont en échec.
06:29C'est la question qu'on se posait un peu depuis plusieurs jours.
06:32Déjà, Guillaume Lagan, reprise des frappes, reprise des négociations.
06:37Ces négociations, elles tardent à entrer dans leur seconde phase au Pakistan, à Islamabad ?
06:42– Oui, il y a une déception, apparemment, des deux parties
06:46sur le contenu même des négociations,
06:48puisque ce que les Américains exigent de l'Iran,
06:51c'est quand même une capitulation sans condition,
06:54au moins sur le sujet du nucléaire,
06:56peut-être aussi sur le sujet des proxys et de la battre des balistiques.
07:00Et puis, du côté iranien,
07:01il y a des exigences qui sont aussi un peu irréalistes,
07:04lorsqu'ils demandent, par exemple, des excuses,
07:07le départ des troupes américaines de la région,
07:10ou bien une indemnisation pour la guerre qu'ils viennent de subir.
07:13Donc, c'est vrai que la voie diplomatique peut paraître un peu bouchée.
07:18– Patricia Allé-Mognère, tout à l'heure, Guillaume Lagan disait
07:21qu'on rentrerait dans une nouvelle phase
07:22si effectivement des frappes étaient à nouveau,
07:26si ça se confirmait que ces frappes se faisaient ce soir sur Terre.
07:29– S'il s'agit de deux drones,
07:32je pense que si l'un des deux protagonistes que je souhaitais,
07:36Donald Trump, ne veut pas la guerre,
07:37il baillera ça d'un revers de main.
07:40S'il s'agit d'autre chose que des drones,
07:43et s'il s'agit de frappes,
07:44alors là, on rentre de nouveau dans une escalade.
07:46Souvenez-vous que Donald Trump n'avait pas totalement éliminé
07:49cette possibilité de frapper
07:51si jamais, effectivement, ça n'aboutit à rien.
07:54Mais en échange, ce qu'avaient dit les Iraniens,
07:56ils avaient dit que leur riposte serait terrible,
07:59à la hauteur de nouvelles frappes.
08:01Et qu'est-ce qu'ils visaient dans ce discours-là ?
08:04Ils visaient évidemment les pays du Golfe,
08:06et je peux vous dire, si nous, nous sommes inquiets
08:08autour de ce plateau et en France,
08:10en entendant que des explosions ont été entendues à Téhéran,
08:13je peux vous dire que dans les États du Golfe,
08:15ça doit être plus que de l'inquiétude,
08:17ils doivent se préparer à faire face, peut-être,
08:19à des slaves de missiles.
08:21Et ça, pour eux, c'est dramatique.
08:22– Sur ces pays du Golfe, Guillaume Laganne ?
08:26– J'entends ce qui vient d'être dit,
08:27mais après, je pense qu'il ne faut pas
08:31tomber complètement dans le registre de l'émotion,
08:32s'agissant de l'action de ces États.
08:36Évidemment, pour les populations en question,
08:38pour les populations de la région,
08:40que ce soit d'ailleurs les Iraniens ou celles du Golfe,
08:43ou encore au Liban,
08:45toute reprise de la guerre est une mauvaise nouvelle.
08:47Mais pour les gouvernements,
08:49je pense qu'ils ne sont pas nécessairement
08:50dans une idée de désescalade et de paix.
08:53En fait, ce qui se passe,
08:54c'est que le régime iranien considère
08:55que c'est sa survie même qui est en jeu,
08:58et de ce point de vue-là, il a raison.
08:59Et du côté des pays du Golfe,
09:01je pense aux Émirats arabes unis,
09:03ils ont subi de telles attaques
09:04qu'une reprise de la situation d'avant avec l'Iran
09:07leur paraît impossible.
09:09Quant aux Américains et aux Israéliens,
09:11je l'ai dit tout à l'heure,
09:12du côté israélien,
09:13il y a quand même la volonté
09:14d'en finir avec le régime iranien.
09:16Donc en réalité,
09:17du point de vue de la rationalité des États,
09:20la reprise des opérations militaires
09:22n'est pas du tout un calcul à écarter.
09:26Ça peut être un calcul fait par les durs du régime en Iran,
09:28mais ça peut être aussi un calcul fait par les Israéliens,
09:32voire même peut-être les Américains
09:33qui considèreraient qu'il n'y a pas suffisamment de pression
09:36à exercer sur l'Iran.
09:37Merci beaucoup Guillaume Lagan
09:38d'avoir été quelques minutes avec nous ce soir
09:40dans les informés spécialistes des questions
09:43de défense et de relations internationales.
09:46Patricia Lémonière,
09:47si la trêve était rompue,
09:49on pourrait dire tout ça pour ça finalement ?
09:51Non, parce que, vous savez,
09:54le problème des cessez-le-feu,
09:56c'est que souvent ils sont brisés,
09:57il y a des violations,
09:59des reprises de combat pour un jour ou deux,
10:01et puis après, de nouveau,
10:03on trouve une accalmie.
10:04Donc même s'il y avait aujourd'hui,
10:06si cela devait se confirmer,
10:07mais encore à cette heure-ci,
10:08restons prudents,
10:09si de là, il devait se confirmer
10:11qu'on rentrait dans une phase
10:13d'affrontement, entre guillemets,
10:16cette phase ne durerait probablement pas,
10:18parce qu'on connaît l'intérêt
10:20des deux protagonistes principaux
10:21de ce conflit.
10:23Mais le vrai problème ce soir,
10:25ce n'est pas tant une reprise des frappes
10:26pour deux, trois jours,
10:28c'est est-ce que ce détroit d'Hormuz
10:29va un jour ou l'autre s'ouvrir ?
10:32Et là, on n'en est pas là.
10:34De toute façon, dans tous les cas de figure,
10:36on n'en est pas là,
10:37qu'il y ait des frappes ce soir,
10:39qu'il n'y ait pas des frappes ce soir.
10:40Andréa Braché.
10:41Oui, je rejoins totalement ce que dit Patricia.
10:42La difficulté, c'est qu'on sent
10:44qu'on est parti pour un moment,
10:46c'est-à-dire que depuis l'échec
10:49des négociations à Islamabad,
10:50on sent qu'on est dans une période
10:51très glissante.
10:52Et ce qui est difficile,
10:53c'est que c'est une région
10:54dans son ensemble qui est déstabilisée.
10:56C'est-à-dire qu'il y a l'Iran, bien sûr,
10:58on a parlé d'Israël,
10:59on a parlé des pays du Golfe.
11:00C'est toute une architecture régionale
11:03qui est en jeu.
11:04Moi, je me rappelle au début de la crise,
11:07lorsque l'on commençait à parler en France
11:09des conséquences de cette guerre,
11:11le ministre du Commerce, Serge Papin,
11:12disait, on ne sait pas trop encore
11:14à ce stade si on est face
11:17à un 100 mètres ou à un marathon.
11:18Bon, on commence déjà
11:19à comprendre aujourd'hui
11:20qu'on n'est certainement pas
11:21dans un 100 mètres,
11:23potentiellement dans un 400 mètres,
11:24on se rapproche un peu du marathon.
11:26Donc, c'est extrêmement compliqué.
11:28Et en effet,
11:31la déclaration du cessez-le-feu
11:33en tant que telle
11:34n'allait pas suffire
11:35à régler la situation
11:36qui touche vraiment
11:37à une architecture régionale
11:38dans sa profondeur.
11:40Oui, la difficulté
11:41que tout le monde a,
11:42c'est de trouver
11:42où est la rationalité
11:43des différents acteurs.
11:45La rationalité,
11:46ça dépend des objectifs
11:47qu'on s'est fixés,
11:48mais aussi des moyens
11:49qu'on est prêt à mettre en œuvre,
11:51voire à consentir,
11:51pour obtenir ces objectifs.
11:53On voit bien
11:54que dans la position
11:54de Donald Trump,
11:56c'est au fond l'idée de dire
11:57« j'ai déjà obtenu
11:58une partie de ce que je voulais,
12:00destruction d'une partie
12:01du potentiel militaire iranien,
12:04élimination des têtes
12:05du régime
12:06et obliger
12:07d'une certaine manière
12:08l'Iran
12:09à rentrer dans le jeu
12:10des négociations
12:11et des discussions.
12:12Et il court après ça
12:13et c'est sans aucun doute
12:14ce qui donne la rationalité
12:16à la position américaine
12:18de donner le sentiment
12:19qu'au fond,
12:19il déclenche une guerre
12:20pour après dire
12:21« il ne faut surtout pas
12:23la reprendre ».
12:24Et la grande difficulté,
12:25c'est qu'au fond,
12:26il y a une boîte de Pandore
12:27qui a été ouverte
12:28dont on ne sait pas très bien
12:30ce qui peut sortir.
12:31Tout peut sortir de là,
12:32le pire,
12:33et le pire,
12:35en pire.
12:37Donc ça peut continuer
12:38comme ça effectivement.
12:40Et c'est peut-être ça aussi
12:41le fond,
12:41vraiment le fond du problème.
12:43On ne sait pas bien
12:43quel est l'objectif exact
12:46des différentes parties,
12:49si ce n'est d'un côté
12:50un objectif de survie
12:52et de l'autre côté
12:53un autre objectif de survie,
12:54une survie plus politique
12:56pour Trump,
12:57de montrer qu'il a obtenu
12:58quelque chose
12:58parce que le coût
12:59de cette guerre
13:01militairement,
13:02financièrement,
13:02politiquement
13:03pour le président américain
13:05est gigantesque.
13:05Avec, on le rappelle,
13:06ce soir,
13:06des explosions
13:07entendues à Téhéran,
13:08ce que rapportent
13:09les médias iraniens
13:11sans pour l'instant
13:11de précision
13:12sur l'origine
13:14de ces explosions.
13:15Sébastien Schneegrand.
13:16Oui,
13:17on est dans un contexte
13:18de grande instabilité
13:19et moi,
13:19ce que je ne comprends pas
13:20très bien,
13:20c'est que Donald Trump
13:21qui a donc prolongé
13:22le CCFE
13:23semble miser
13:24sur la fragilité
13:27et surtout
13:27les différences d'approche
13:29entre les durs
13:30du régime iranien
13:31et ceux qui sont
13:31plus modérés.
13:32Là,
13:33si ces frappes
13:33étaient avérées,
13:34que ce soit du côté
13:35américain
13:35ou du côté israélien,
13:36ce serait de nature
13:37à renforcer
13:38et à unifier
13:38le régime iranien
13:40et ce n'est pas du tout
13:41de nature à...
13:42Enfin,
13:43je trouve que ça ne va pas
13:43du tout dans le sens
13:45de Donald Trump,
13:46même si,
13:47je ne sais pas
13:47ce qui irait dans le sens
13:48de Donald Trump.
13:48à l'instant,
13:51Israël,
13:51d'après une force
13:52sécuritaire israélienne,
13:53Israël n'attaque pas
13:55actuellement l'Iran,
13:56Patricia Alémonière.
13:56Voilà ce que disent
13:57les Israéliens.
13:58On voit,
13:58vous le disiez,
13:58vous parliez de la tension
13:59tout à l'heure
14:00du côté iranien,
14:01on voit aussi
14:01que du côté israélien,
14:02c'est important tout de suite
14:03de réagir en tous les cas.
14:04Oui,
14:05parce qu'Israël a passé
14:07encore un deal
14:08avec Donald Trump.
14:10Tu poursuis
14:11ta livraison d'armes
14:12et en même temps,
14:13je respecte le deal
14:14que tu m'imposes,
14:15c'est-à-dire
14:15le cessez-le-feu.
14:17Donc c'est pour ça,
14:17je vous dis,
14:18extrême prudence
14:19et par rapport
14:20à cette annonce,
14:21peut-être il y a
14:22incursion d'objets
14:23non identifiés,
14:24mais tout ça témoigne
14:25de la nervosité,
14:26de la tension
14:27qui règne en ce moment
14:28où tout le monde
14:29en fait dans la région
14:30est sur les nerfs
14:30et quand les protagonistes
14:31sont sur les nerfs,
14:32effectivement,
14:33ça peut être dangereux.
14:34On voit d'ailleurs
14:34que Donald Trump
14:35ce soir annonce
14:36qu'il va rencontrer
14:37les représentants
14:38du Liban et d'Israël
14:39lors des pourparlers
14:40qui commencent à Washington.
14:42Il va les accueillir
14:43lui-même
14:43dans la capitale américaine.
14:44Vous savez,
14:45son grand rêve
14:46c'est de refaire
14:47la fameuse photo
14:49qu'avait fait
14:50Bill Clinton
14:51en accueillant
14:53Arafat,
14:54le chef
14:54de l'organisation
14:55palestinienne
14:56de l'OLP
14:56et Yitzhak Rabin,
14:58le premier ministre israélien
14:59et la fameuse
15:02poignée de main
15:02avant.
15:03Avant les accords d'oslo.
15:04La fameuse poignée de main,
15:05là il rêverait
15:06d'avoir Aoun,
15:07le président libanais,
15:09militaire de formation,
15:10de carrière
15:11et effectivement,
15:12Benhamid Netanyahou,
15:14le président libanais
15:15a dit aujourd'hui
15:16qu'il n'en était pas question.
15:17On en avait discuté ensemble
15:18la semaine dernière
15:19au moment de l'annonce
15:20justement de la trêve.
15:21On disait que c'était
15:21extrêmement compliqué
15:22voire impossible
15:23pour un président libanais
15:24quel qu'il soit
15:25aujourd'hui
15:26de s'afficher
15:27comme ça
15:27avec le premier ministre israélien.
15:29Il est dangereux effectivement
15:30Sébastien Schneegang.
15:31Vous voulez rajouter quelque chose ?
15:32Oui, je voulais juste rappeler
15:33cette phrase que disait
15:34Donald Trump lundi.
15:35Il disait
15:35« Le temps n'est pas mon adversaire ».
15:37Et c'est peut-être
15:38l'une des seules déclarations
15:39un peu rationnelles
15:41et bien exprimées
15:41par Trump
15:42qui peut aussi avoir
15:44des accès de colère.
15:46On voit qu'au niveau
15:47du timing
15:48entre guillemets
15:49de la guerre,
15:49il y a un décalage
15:51entre le statu quo
15:52qui est assez inconfortable
15:53pour Téhéran
15:55et Trump
15:56qui en tout cas
15:56dans les mots
15:57dit
15:58« Je suis prêt
15:59à faire durer la guerre,
16:00le temps n'est pas
16:00mon adversaire,
16:01je continuerai ».
16:03Donc il y a
16:04peut-être
16:05un statu quo
16:06qui est plus inconfortable
16:07pour Téhéran
16:07qu'il n'est pour Washington.
16:09Pour en revenir
16:09à ces discussions
16:10Israël-Liban,
16:12Adrien Brachet,
16:13cela se complique
16:14parce que les relations
16:15se sont encore tendues
16:16ces dernières heures.
16:17Les dirigeants libanais
16:18accusent en effet Israël
16:19d'avoir perpétré
16:20je cite un crime de guerre
16:22après la mort
16:22de la journaliste
16:23Amal Ralil,
16:2442 ans
16:25dans une frappe iranienne
16:26c'était hier
16:26dans le sud du Liban.
16:28Oui,
16:29en fait ça rejoint
16:29toute la discussion
16:31qu'on a déjà eue
16:31sur le fait
16:32qu'on sent
16:33qu'on est sur
16:34des trêves
16:34et des négociations
16:35très fragiles,
16:36très difficiles,
16:37on est sur
16:38des tensions
16:39qui remontent
16:40à très loin
16:42et qui concernent
16:43une région
16:43d'ensemble d'ensemble.
16:44Emmanuel Macron
16:44s'est exprimé
16:45tout à l'heure
16:46au sujet justement
16:47de ces pourparlers
16:49et il a insisté
16:50sur la nécessité
16:51et je pense que là-dessus
16:52il a raison
16:52que tous les pays
16:53de la région
16:54soient associés
16:55parce que
16:57s'il doit y avoir
16:58un accord
16:59pour stabiliser
17:00les choses
17:00ça ne peut pas associer
17:01qu'Israël
17:02et le Liban
17:02il faut une négociation
17:04plus large
17:05et notamment
17:06on l'a dit
17:07depuis le début
17:08de cette émission
17:09qui inclut aussi
17:10les pays du Golfe
17:11parce que
17:11à terme
17:12l'évolution idéologique
17:14ou politique
17:14des pays du Golfe
17:15dans leur relation
17:16notamment aux Etats-Unis
17:17dans leur relation
17:18à l'Europe
17:19sera aussi extrêmement
17:20important pour la stabilité
17:22ou non
17:22de la région
17:23Emmanuel Macron
17:23qui s'est aussi exprimé
17:25vous l'évoquiez
17:25depuis Chypre
17:26où il était aujourd'hui
17:27en déplacement
17:28à propos des deux militaires français
17:30tués ces derniers jours
17:31au Liban
17:32des membres
17:33de la finule
17:34des casques bleus
17:35un hommage national
17:36a été rendu ce matin
17:37à l'un des deux
17:38Florian Montorio
17:40hommage à Montauban
17:42en présence
17:42de la ministre des armées
17:43Catherine Vautrin
17:44on écoute Emmanuel Macron
17:45une attaque inacceptable
17:47commise
17:48selon toute vraisemblance
17:50par le Hezbollah
17:51qui a également
17:52coûté la vie
17:53à l'adjudant
17:54Montorio
17:55à qui la nation
17:55vient de rendre hommage
17:57je veux ici adresser
17:58mes condoléances
17:59sincères
18:00à sa famille
18:01ses frères d'armes
18:02et avoir une pensée
18:04aussi pour nos autres
18:05soldats blessés
18:06nous attendons
18:07évidemment
18:08des autorités
18:09libanaises
18:10que toute la lumière
18:11soit faite
18:12sur cette attaque
18:13que les auteurs
18:14soient identifiés
18:16arrêtés
18:17et puissent répondre
18:18de leurs crimes
18:18Emmanuel Macron
18:19depuis Chypre
18:21a noté que ce matin
18:21le chef de la diplomatie française
18:23jean-noël Barraud
18:24lui a estimé
18:25que sans prendre
18:25des casques bleus
18:26identifiables
18:27et constitutifs
18:28d'un crime de guerre
18:29Bruno Cotteres
18:30on peut imaginer
18:31à court terme
18:32que la lumière soit faite
18:33sur la mort de ces soldats
18:34déjà je trouve très bien
18:36que le chef de l'état
18:37ait cette tonalité
18:38il s'adresse
18:39à la nation française
18:40aussi
18:40c'est deux soldats français
18:42qui viennent d'être
18:43d'être tués
18:44donc le chef de l'état
18:45il a d'abord
18:45une première mission
18:46qui est de s'adresser
18:47à la nation
18:47qui peut s'interroger
18:49au fond
18:50qu'est-ce que
18:50des soldats français
18:51font là
18:52donc c'est bien
18:53qu'il rappelle
18:54la mission de la finule
18:57et c'est très bien
18:57qu'il ait cette tonalité
18:58on rappelle que c'est
18:59la force d'interposition
19:00de l'ONU au Liban
19:01voilà
19:01et c'est très bien
19:02que le chef de l'état
19:04rappelle des notions simples
19:05de l'état de droit
19:06qui est
19:07et bien
19:08il y a des comptes
19:09à rendre un jour
19:09devant la justice
19:10devant les tribunaux
19:12ça peut paraître
19:13un vœu pieux
19:14dans cette région du monde
19:15qui est devenue
19:16une poudrière
19:17qui explose partout
19:18mais c'est très bien
19:19que le chef d'état
19:20dit ça
19:21après
19:21est-ce que ça pourrait
19:22être suivi
19:23des faits
19:23on voit que
19:24le chef d'état
19:25mise beaucoup
19:25sur son rapport
19:27avec le président
19:28libanais
19:28en disant
19:29il faut l'aider
19:31il faut le soutenir
19:32pour combattre
19:32contre le Hezbollah
19:33mais ça pose peut-être
19:34aussi la question
19:35du rôle
19:36des casques bleus
19:37d'une finule
19:38est-ce qu'ils sont
19:40outillés
19:40est-ce qu'ils sont
19:41missionnés
19:42pour épauler
19:44le Liban
19:45comment tout ceci
19:46doit évoluer
19:47donc voilà
19:47un certain nombre
19:48je pense
19:49de dossiers
19:49très importants
19:50pour expliquer
19:51à la nation française
19:52qu'est-ce qu'on fait là
19:53et pourquoi
19:54des soldats
19:54peuvent tomber
19:55est-ce que c'est la priorité
19:56Patrice qui a les meuniers
19:57aujourd'hui du Liban
19:58d'enquêter sur la mort
19:59de ses soldats
20:00de la finule
20:00dans son pays
20:01non ça fait partie
20:02des travaux quotidiens
20:05je vous rappelle
20:06que trois soldats
20:07indonésiens aussi
20:08sont morts
20:09récemment
20:10dans cette phase
20:11très particulière
20:12que vit le Liban
20:13ce que nous apprend
20:15finalement
20:16cette rencontre
20:17à Chypre
20:18du président français
20:20avec ses homologues
20:21et autres chefs
20:23de gouvernement
20:23oui c'était déjà rendu
20:24Emmanuel Macron
20:25au début de la guerre
20:25c'était déjà rendu
20:26ce que ça nous apprend
20:27ça nous apprend
20:28deux choses
20:28je crois
20:29ça nous apprend
20:30qu'il veut quand même
20:31étendre
20:31aux pays de la région
20:33puisqu'il convient
20:34qu'il va falloir
20:35s'entendre
20:35avec les pays de la région
20:37il aimerait
20:38et c'est une très bonne initiative
20:39je crois
20:40que les pays de la région
20:41se mobilisent
20:42pour venir globalement
20:43en aide
20:43que ça soit l'Egypte
20:45la Turquie
20:45l'Arabie Saoudite
20:46qu'il y ait vraiment
20:47une prise en charge
20:48la Jordanie
20:48ça c'est une idée
20:50effectivement intéressante
20:51parce que le Liban
20:52tout seul
20:52effectivement
20:53ne peut pas s'en sortir
20:54et puis
20:55par rapport aux propos
20:56un peu durs
20:57du ministre de la Défense
20:59ce matin sur votre antenne
21:00vis-à-vis d'Israël
21:01il a
21:02il a
21:03recontextualisé
21:04en quelque sorte
21:05la relation de la France
21:06avec Israël
21:06il a dit qu'il était légitime
21:08effectivement
21:09qu'Israël
21:11participe
21:11à sa défense
21:12et que
21:13l'intérêt
21:14de sa sécurité
21:15la recherche
21:16de sa sécurité
21:16était quelque chose
21:17de légitime
21:18mais que la politique
21:20mise en place
21:22contrevenait
21:23en quelque sorte
21:24à l'histoire
21:24d'Israël
21:25et je trouve
21:26qu'il a bien
21:26reposé
21:27finalement
21:27les termes
21:29de la politique
21:30et de la diplomatie
21:31française
21:31dans la région
21:32qu'on juge
21:33parfois
21:33en la critiquant
21:34en disant
21:35c'est du
21:35en même temps
21:36macronien
21:37néanmoins
21:38il essaye
21:39de faire la part
21:40des choses
21:40et la France
21:40effectivement
21:41joue un rôle
21:42essentiel
21:42en ce qui concerne
21:43le Liban
21:43et Israël
21:44ne pourra pas
21:44se passer de la France
21:45et en rappelant
21:46qu'Israël
21:46a eu des mots
21:46très durs
21:47envers la France
21:48en disant
21:49qu'il fallait
21:49qu'elle se tienne
21:51éloignée
21:51le plus possible
21:52de ses négociations
21:53avec le Liban
21:54Adrien Brachet
21:54oui je voulais rebondir
21:55sur ce que disait
21:56Bruno
21:56je pense en effet
21:57que c'est extrêmement
21:59important
21:59que le président
22:00de la République
22:01s'adresse
22:01vis-à-vis
22:02de l'opinion française
22:03parce qu'il y a
22:04une prudence
22:06qui est légitime
22:07de la France
22:07et de l'Europe
22:08depuis le début
22:08de ce conflit
22:09en disant
22:11on participe
22:12indirectement
22:12mais on ne participe
22:13pas directement
22:14à ce conflit
22:15pas en guerre
22:15on dit toujours
22:16qu'on ne participe
22:17pas justement
22:17on insiste beaucoup
22:18sur l'aspect défensif
22:19mais il est quand même
22:20important
22:20de recontextualiser
22:22et la mort
22:23de ces soldats
22:24français
22:25montre que
22:26qu'elles le veuillent
22:26ou non
22:27la France
22:27se retrouve impliquée
22:29d'une manière
22:30ou d'une autre
22:31dans ce conflit
22:31donc c'est aussi important
22:32de s'adresser
22:34vis-à-vis de l'opinion publique
22:35la France est concernée
22:37il est difficile
22:38pour la diplomatie
22:39française
22:39de trouver exactement
22:40sa place
22:40mais il est important
22:42que l'opinion publique
22:43aussi
22:44comprenne
22:45cette implication
23:16Sébastien Schneegrand
23:17nous condamnons
23:18évidemment
23:19cette frappe
23:20sur la finule
23:21qui n'est pas une force
23:22belligérante
23:23au contraire
23:25mais voilà
23:26nous ne sommes pas
23:28belligérants
23:28et effectivement
23:29il fallait s'adresser
23:30aux français
23:30et réexpliquer
23:31cette situation
23:31et réexpliquer
23:32nos positions
23:32vis-à-vis d'Israël
23:33pour revenir
23:34pour revenir à cette information
23:35que l'on donnait
23:36tout à l'heure
23:36on en a déjà débattu
23:38ces explosions
23:38entendues ce soir
23:39à Téhéran
23:40et la défense antiaérienne
23:42activée
23:43à l'instant
23:43réaction de Donald Trump
23:45Patricia Alémonire
23:47qui assure
23:47je le cite
23:48avoir tout le temps
23:49du monde
23:49concernant l'Iran
23:51façon déjà
23:51de dire
23:52que ce ne sont pas
23:53les américains
23:54ce soir
23:54qui frappent l'Iran
23:55on l'imagine
23:55j'imagine
23:56qu'il n'a pas
23:57toutes les informations
23:58comme nous
23:58et ce qu'on appelle
23:59beauté en touche
24:00c'est-à-dire
24:01qu'il ne dit rien
24:03il a tout le temps
24:04du monde
24:04ça on l'a bien compris
24:05puisque maintenant
24:06son cessez-le-feu
24:07est extensible
24:07à l'infini
24:09et donc
24:09il se donne le temps
24:11tout ce que j'espère
24:12c'est qu'il va quand même
24:13régler le conflit
24:15qu'il a déclenché
24:16et ne pas passer
24:17tout de suite
24:17à autre chose
24:18sachant que
24:19Donald Trump
24:20qui dit
24:20j'ai tout le temps
24:21du monde
24:21on répète
24:22à longueur de journée
24:23que ce soit ici
24:24ou ailleurs
24:24qu'il y a ces fameuses élections
24:26demi-terme
24:27demi-mandat
24:27en novembre
24:28et que le temps
24:29joue contre lui
24:29et il a surtout
24:30dans neuf jours
24:31dans huit jours
24:32en théorie
24:32une rencontre
24:33qui devrait être prévue
24:34au congrès
24:35qui doit donner
24:35oui ou non
24:36l'aval
24:37pour la poursuite
24:38de la guerre
24:38peut-être trouvera-t-il
24:39là encore un subterfuge
24:40en disant que
24:41ma foi
24:41se cesser le feu
24:42c'est pas la guerre
24:42on voit en tous les cas
24:43que Donald Trump
24:44qui réagit
24:45les israéliens
24:46qui réagissent aussi
24:47ça veut dire
24:48il ne fallait pas laisser
24:49traîner ce soir
24:50après ces explosions
24:51laisser
24:51je ne sais pas quoi
24:53laisser partir quelque chose
24:56d'Iran
24:57sur les pays du Golfe
24:58dont on a parlé
24:58tout à l'heure
24:59Bruno Cotteres
25:00oui on voit à quel point
25:01la situation
25:02que décrivait Patricia
25:02tout à l'heure
25:03c'est-à-dire
25:03cette extrême tension
25:05au fond
25:05un incident
25:06peut instantanément
25:08rallumer la poudrière
25:09on voit que c'est de ça
25:10dont il s'agit
25:11dans les prises de position
25:12d'Israël
25:12et du président Trump
25:15c'est ça qu'il dit au fond
25:16en disant
25:17c'est pas moi
25:17qui prendrai la responsabilité
25:19de remettre
25:20la guerre
25:21en route
25:22tout de suite
25:22quand il se donne du temps
25:23c'est aussi ça qu'il dit
25:24c'est aussi une manière
25:25de dire
25:26ça peut reprendre
25:27quand je veux aussi
25:28voilà en rappelant
25:29que le cessez-le-feu
25:29est en vigueur
25:30depuis deux semaines
25:31déjà même un peu plus
25:32et que Donald Trump
25:34a la reportée
25:35s'inédier
25:36comme on dit
25:36pour l'instant
25:37pas de terme
25:38à ce cessez-le-feu
25:39et pas de reprise
25:39toujours des négociations
25:41après l'échec
25:41des premières discussions
25:43à Islamabad
25:43au Pakistan
25:44on va continuer
25:45bien sûr d'en parler
25:46dans la seconde partie
25:47des informés
25:48il est 20h30
25:48sur France Info
25:54et l'info c'est avec vous
25:55Stéphane Milhomme
25:55et Donald Trump
25:56assure à l'instant
25:57avoir tout le temps
25:58du monde
25:59concernant l'Iran
26:00dernière déclaration
26:01en date
26:01du président américain
26:03alors que des explosions
26:04retentissent
26:05ce soir à Téhéran
26:05alors que la trêve
26:07est censée se poursuivre
26:08entre américains
26:09et iraniens
26:10pour l'instant
26:11les seules précisions
26:12sont apportées
26:13par les médias
26:13d'états iraniens
26:14d'après l'agence de presse
26:15officielle Irna
26:17des tirs de la défense
26:18anti-aérienne
26:18ont été entendus
26:19dans l'ouest de Téhéran
26:21l'agence maire
26:21elle a dit
26:22que le système
26:23avait été mis en place
26:25face à des cibles hostiles
26:27pas de réaction
26:27donc pour l'instant
26:29plus précise
26:30Israël de son côté
26:31n'attaque pas
26:32actuellement l'Iran
26:33c'est en tout cas
26:34une source sécuritaire
26:35israélienne
26:36qui l'assure
26:37à l'agence France Presse
26:39autre déclaration
26:40pour l'instant
26:41dans l'actualité
26:42ce soir
26:43le groupe Nestlé
26:44annonce
26:45180 suppressions
26:47d'emplois en France
26:48dans les fonctions
26:48support
26:49mais aussi son secteur
26:50recherche et développement
26:51c'est la confirmation
26:52du plan
26:53précisé dès l'automne dernier
26:54par ce géant
26:55de l'agroalimentaire mondial
26:57dès l'an prochain
26:58Nestlé veut supprimer
26:5916 000 postes
27:00dans le monde
27:01et réduire ses coûts
27:02de plus d'un milliard d'euros
27:04Emmanuel Macron
27:05lui assure
27:05qu'il ne fera plus
27:06de politique
27:07après avoir quitté
27:08l'Elysée
27:08le président de la République
27:09l'annonce
27:10en marge
27:11d'un sommet européen
27:12à Chypre
27:13l'an prochain
27:13il achèvera
27:1410 ans
27:15à la tête
27:15de la France
27:16sa justification
27:17je n'ai pas fait
27:18de politique avant
27:18et je n'en ferai pas après
27:19il le concède
27:21également le plus dur
27:21dans la dernière ligne droite
27:23de ce double quinquennat
27:24c'est de défendre
27:25son bilan
27:26tout en ayant
27:27l'énergie
27:27de reprendre
27:28ce qui n'a pas
27:29été bien réussi
27:30Catherine Bessy
27:31laisse le souvenir
27:32d'une femme
27:33exceptionnelle
27:34dont la vie entière
27:35fut dévouée
27:35à la danse
27:36et à l'opéra
27:37de Paris
27:37les mots
27:37de la ministre
27:38de la culture
27:38Catherine Pégard
27:40après la disparition
27:41de cette ex-danseuse étoile
27:42Catherine Bessy
27:43avait 93 ans
27:44elle a aussi
27:45révolutionné
27:46l'enseignement
27:47de la danse
27:49France Info
27:5120h
27:5221h
27:52France Info
27:54les informés
27:55Victor Matthe
27:56avec ce soir
27:57dans le studio
27:58de France Info
27:59Patricia Lémonière
28:00grand reporter
28:00et spécialiste
28:01des questions
28:03internationales
28:04Adrien Brachet
28:05Dupont
28:05Bruno Cotteres
28:06politologue
28:07chercheur CNRS
28:08au Cébipof
28:09et Sébastien
28:10Schneegans
28:11du magazine
28:12L'Express
28:13ces explosions
28:14entendues
28:15ce soir
28:16à Téhéran
28:16ce que rapportent
28:17des médias
28:19iraniens
28:20bonsoir
28:20Marie-Pierre Véraud
28:21bonsoir
28:22à vous
28:22vous êtes la correspondante
28:23de France Info
28:24dans la région
28:25que sait-on
28:26ce soir
28:27un peu plus précisément
28:28désormais
28:29après ces explosions
28:31écoutez
28:31très peu de choses
28:32à vrai dire
28:33on sait qu'il s'agit
28:34ou qu'il s'agirait
28:35de tirs
28:35de la défense
28:36antiaérienne
28:37iranienne
28:38qui ont été entendus
28:39dans l'ouest
28:40de la capitale
28:40ça c'est
28:41l'agence officielle
28:42Irna
28:42qui nous le dit
28:44l'agence maire
28:45qui est affiliée
28:46au corps
28:47des gardiens
28:47de la révolution
28:48précise que le système
28:49de défense
28:50a été activé
28:51contre je cite
28:51des cibles hostiles
28:53on n'en sait pas plus
28:54pour l'instant
28:55Israël en tout cas
28:55tient à préciser
28:56que ce n'est pas
28:57de son fait
28:58Israël
28:58n'attaque pas l'Iran
29:00sur une source sécuritaire
29:01et c'est important
29:02de le dire
29:02puisque le ministre
29:04israélien
29:04de la défense
29:05avait déclaré
29:06ce soir
29:06que l'état hébreu
29:07était prêt
29:08à reprendre
29:09la guerre
29:09contre l'Iran
29:10et attendait
29:10le feu vert
29:11de Washington
29:11pour amener
29:12ce pays
29:12je le cite
29:13à l'âge de pierre
29:14alors on sait
29:15que le cessez-le-feu
29:16qui a été prolongé
29:17s'inédit par le président
29:18américain
29:19mardi
29:19peu de temps
29:20d'ailleurs
29:21avant qu'il n'expire
29:21est précaire
29:22l'Iran
29:23et les Etats-Unis
29:24font assaut
29:24de propos
29:25belliqueux
29:26le détroit d'Ormuz
29:27est devenu
29:27une espèce
29:28de champ
29:28de confrontation
29:29avec des navires
29:30qui ont été saisis
29:31ou empêchés
29:32de quitter l'Iran
29:32par la marine américaine
29:34quand les gardiens
29:34de la révolution
29:35ont tiré
29:36sur des bâtiments
29:37commerciaux
29:37et se sont emparés
29:39d'au moins deux d'entre eux
29:40la capitale
29:41Téhéran
29:41elle soufflait un peu
29:43depuis deux semaines
29:44que durait
29:44ce cessez-le-feu
29:46après de très lourds
29:48bombardements
29:48sur des cibles
29:49à la fois militaires
29:50et civiles
29:51la population
29:52en Iran
29:52redoute
29:53une reprise
29:53des hostilités
29:54mais rien ne permet
29:55bien sûr de dire
29:56que nous y sommes
29:57ces explosions
29:58toutefois mettent
29:58d'évidence
29:59les nerfs
30:00des habitants
30:00de Téhéran
30:01à rude épreuve
30:02Merci Marie-Pierre Véraud
30:03pour France Info
30:05on l'a dit déjà
30:05tout à l'heure
30:06Patricia
30:07Allémonière
30:08cela ravive en tout cas
30:09la tension
30:10la tension est extrême
30:11ce soir
30:11dès qu'on a entendu
30:12ces explosions
30:13rapportées par les médias
30:15iraniens
30:15ces explosions à Téhéran
30:16Toutes les rédactions
30:18du monde entier
30:18et toutes les chancelleries
30:19du monde entier
30:20ont dû se précipiter
30:22pour savoir
30:23ce qui se passait
30:24parce que
30:25on sait très bien
30:26que le moindre faux pas
30:28peut réenclencher
30:29effectivement
30:31des journées
30:32de bombardement
30:32je ne dirais pas
30:33qu'on est reparti
30:35qu'on pourrait être reparti
30:36pour 50-60 jours
30:37ça je crois
30:38qu'aucun des deux
30:39protagonistes
30:40ne le souhaite
30:41mais on peut être parti
30:42on pouvait être parti
30:43pour quelque chose
30:44là on sent bien
30:45de la part
30:45effectivement
30:46des américains
30:47et des israéliens
30:49en particulier
30:49des israéliens
30:50qui ont une volonté
30:51totalement d'apaisement
30:53et de faire
30:54rabaisser
30:55si vous voulez
30:55la tension
30:56et de remettre
30:57le feu
30:58à zéro
30:59et d'empêcher
31:00que
31:00d'autant plus
31:00Patricia
31:01que les négociations
31:02commencent avec
31:03les libanais
31:03pour cette deuxième phase
31:04ça aurait été peut-être
31:05difficile d'imaginer
31:06des frappes-pilles
31:06à ce moment-là
31:07d'autant plus
31:08que
31:08c'était
31:09difficile pour israël
31:10parce qu'effectivement
31:11c'était la fermeture
31:12immédiatement
31:13comme vous avez tout à fait
31:14raison de le souligner
31:14l'arrêt des négociations
31:16et des discussions
31:16qui pouvaient se passer
31:19à Washington
31:19c'était aussi peut-être
31:21si ça venait d'Israël
31:21l'arrêt des livraisons
31:23d'armes
31:23donc ce n'était pas
31:24envisageable
31:24la question se pose
31:26qu'est-ce qui s'est passé
31:27cette nuit
31:28dans le ciel iranien
31:29les iraniens
31:30n'ont pas déclenché
31:31leur défense antiaérienne
31:34comme ça
31:35pour rien
31:36bon
31:36ça prouve
31:37qu'ils sont
31:37excessivement nerveux
31:38eux aussi
31:39et qu'ils redoutent
31:40effectivement
31:41une frappe
31:41américaine
31:42c'est qu'il doit ravir
31:43Donald Trump
31:44qui doit dire
31:44tiens
31:44ils ont peur
31:45voilà
31:46et on vous donnera
31:47bien sûr
31:47plus d'informations
31:48dès que nous en aurons
31:50et on rappelle
31:51ces réactions
31:51à Israël
31:52qui dit
31:52ne pas attaquer
31:53actuellement
31:54l'Iran
31:55voilà ce que dit
31:55une source sécuritaire
31:56israélienne
31:57ce soir
31:57tandis que
31:58Donald Trump
31:59assure
31:59avoir je cite
32:00tout le temps
32:01du monde
32:02concernant l'Iran
32:03on en reparlera
32:04bien sûr
32:04sur France Info
32:06pendant ce temps-là
32:06en France
32:07face à cette guerre
32:08au Moyen-Orient
32:09il y a ses conséquences
32:10économiques
32:10le gouvernement
32:11continue à chercher
32:13des économies
32:14Sébastien Leucornu
32:15lui était à Marseille
32:16aujourd'hui
32:17il y reste d'ailleurs
32:17jusqu'à demain
32:18le Premier ministre
32:19venu annoncer
32:20un projet de loi
32:20sur le logement
32:21avec des mesures
32:22de simplification
32:23et de décentralisation
32:25Sébastien Lecornu
32:25on a souhaité avoir
32:26un texte dédié au logement
32:27qui sera présenté
32:29au Conseil des ministres
32:30dont la première lecture
32:30devra avoir lieu
32:32évidemment d'ici
32:32à l'été
32:33et dont je souhaite
32:35que la discussion
32:35puisse ensuite s'installer
32:37y compris au moment
32:38où on aura
32:39la discussion budgétaire
32:40parce qu'on ne peut pas
32:40dissocier la relance
32:41du logement
32:42évidemment
32:43des décisions
32:44fiscales
32:45ou budgétaires
32:46que nous pourrions prendre
32:47pour l'année prochaine
32:49Sébastien Lecornu
32:50à Marseille
32:51Adrien Brachel
32:51le gouvernement
32:52prévoit de soumettre
32:52ce projet de loi
32:53logement
32:53aux députés
32:54et sénateurs
32:55en première lecture
32:56on l'entendait
32:56d'ici à l'été
32:58il y a encore de la place
32:58dans l'agenda parlementaire ?
33:00Alors il commence
33:01à être extrêmement fourni
33:02mais Sébastien Lecornu
33:05je dirais
33:05par ce déplacement
33:06avait deux objectifs symboliques
33:08le premier
33:09c'est que
33:11il sort d'une semaine
33:13quasi apocalyptique
33:14vis-à-vis de son propre camp
33:15celle de la semaine dernière
33:17où il s'est retrouvé
33:18dans les difficultés successives
33:20de la loi Yadance
33:22sur l'antisémitisme
33:23de la loi
33:24sur l'assurance chômage
33:26qui a été retirée
33:28du fameux débat
33:29autour du 1er mai
33:31et dans son camp
33:32tout au long
33:33de la semaine dernière
33:33se sont multipliés
33:34les procès en inaction
33:36je peux parler
33:36il y a deux jours
33:37avec une députée
33:38du groupe Renaissance
33:39qui disait au gouvernement
33:41je cite
33:41ils ont peur de leur ombre
33:42donc il y avait besoin
33:44déjà pour une question
33:45d'affichage
33:46pour Sébastien Lecornu
33:47de montrer
33:48qu'il pouvait encore
33:49se passer des choses
33:51d'ici 2027
33:52encore plus
33:53sur un sujet
33:54le logement
33:54qui est souvent
33:55un angle mort
33:55des débats politiques
33:58et sur lequel
33:59le bilan d'Emmanuel Macron
34:00n'est pas forcément
34:01à la hauteur
34:01il avait promis
34:02lorsqu'il était arrivé
34:04au pouvoir
34:05un choc de l'offre
34:06dans les faits
34:07la production
34:08de logements neufs
34:10a atteint
34:11notamment en 2024
34:12des niveaux
34:12extrêmement bas
34:14et puis il y a
34:14une deuxième dimension
34:16symbolique quand même
34:17par rapport à ce qu'est
34:18le macronisme
34:18dans le rapport
34:19à Marseille
34:20Marseille n'est pas
34:20une ville anodine
34:22pour le macronisme
34:23elle n'est pas
34:23sur le point de vue
34:24du logement
34:24malheureusement
34:25on se rappelle
34:25des effondrements
34:27meurtriers
34:27de la rue d'Aubagne
34:28mais pour le macronisme
34:298 morts en 2018
34:30exactement
34:30pour le macronisme
34:31c'est une ville
34:32extrêmement importante
34:32à laquelle Emmanuel Macron
34:33est très attaché
34:34il a eu des relations
34:36très appuyées
34:36très fortes
34:37avec le maire de Barseille
34:38Benoît Payan
34:38qui n'est pas de sa famille politique
34:40mais ils ont travaillé ensemble
34:41sur le fameux plan
34:42Marseille en grand
34:46une double dimension
34:46symbolique
34:47dans le déplacement
34:48de Sébastien Lecornu
34:50le logement
34:51Bruno Cotteres
34:51sujet de préoccupation
34:53numéro un des français
34:54c'est ce qui ressort
34:55en général
34:55dans les études
34:57le logement
34:57qui est le premier poste
34:58de dépense
34:58des ménages
34:59aussi à 20 à 23%
35:01du budget
35:02en 2025
35:04pardon des ménages
35:04oui c'est même
35:05plus haut
35:06selon certaines estimations
35:07on n'est pas loin
35:08de 30%
35:09effectivement
35:10c'est un axe
35:11absolument essentiel
35:12de préoccupation
35:14à travers le pouvoir d'achat
35:15qui est toujours en tête
35:16des préoccupations
35:17il y a beaucoup
35:18la question du logement
35:19bien évidemment
35:20le logement qui est perçu
35:21par les françaises
35:22et les français
35:22comme inabordable
35:23trop cher
35:23avec une vraie crise
35:25de l'offre
35:25effectivement
35:26une baisse du nombre
35:27de logements
35:28mis à la location
35:30alors il faut rappeler
35:30que le gouvernement
35:31avait annoncé
35:32au début de l'année
35:32en janvier
35:33un plan relance
35:34logement
35:35avec un objectif
35:37très très très ambitieux
35:38qui était
35:392 millions de logements
35:40construits à l'horizon
35:41de 2030
35:42avec un objectif
35:43400 000
35:44pour 2026
35:45les professionnels
35:47du logement
35:48avaient de sérieux doutes
35:50constataient
35:51qu'il y avait de l'ordre
35:51peut-être de 200 000
35:52de 250 000 logements
35:54qui étaient en construction
35:54disaient que pour faire sortir
35:56un immeuble
35:56le livret
35:58au fond
35:58c'est de l'ordre
35:59de 2 ans
36:00à peu près
36:00donc on voit
36:01une des difficultés
36:02au fond
36:03je rejoins Adrien Brachet
36:04effectivement
36:05Sébastien Lecornu
36:06veut montrer
36:07qu'il est toujours là
36:08il n'y a pas que
36:09la politique internationale
36:10qui préoccupe l'exécutif
36:12mais en même temps
36:13on voit la contradiction
36:14entre
36:14parce que pour les français
36:15pour l'instant
36:16Sébastien Lecornu
36:17c'est l'homme du budget
36:17c'est l'homme du budget
36:18bien sûr
36:19et c'est l'homme
36:20qui va continuer
36:20à couper
36:21sans aucun doute
36:22dans les budgets
36:24donc double difficulté
36:25pour le premier ministre
36:26il a annoncé
36:27des gels
36:29de dépenses
36:29ou des coupes
36:30de dépenses
36:32puis là
36:32il annonce
36:32quelque chose
36:33qui nécessite
36:34de l'impulsion
36:35des dédictions fiscales
36:36éventuellement
36:37et puis deuxième défi
36:38pour le premier ministre
36:40l'opinion
36:41c'est déjà
36:41que dans un an
36:42il ne sera plus là
36:43il l'a un peu évoqué
36:44Sébastien Lecornu
36:45Sébastien Schneegrand
36:46en disant
36:46il va falloir aussi
36:47parler budget
36:47finance
36:48parce que ça va
36:48s'accompagner
36:49de tout ça
36:50on se demande un peu
36:50avec quel argent
36:51tout cela va être financé
36:52et si effectivement
36:53le gouvernement
36:54en moins d'un an
36:55a le temps
36:55de mettre tout cela
36:56en place
36:56absolument
36:56on l'a dit
36:58le calendrier
36:58est très chargé
36:59et j'étais très frappé
37:01de voir que
37:01dès cette semaine
37:02il y avait des unes
37:03du Figaro
37:03et d'autres médias
37:05d'autres journaux
37:06qui parlaient déjà
37:10donc Lecornu veut absolument
37:12tordre le cou
37:13à ce procès en immobilisme
37:14et à cette image
37:15effectivement
37:17de M. Budget
37:18on sait qu'effectivement
37:19les marges de manœuvre
37:20budgétaire
37:21sont très limitées
37:22d'autant qu'on va
37:22accorder beaucoup de moyens
37:24à la défense
37:25et il y a aussi
37:25la LPM
37:26la loi de programmation
37:27militaire
37:27qui doit être discutée
37:29bientôt
37:30juste sur Marseille
37:31il faut noter
37:32qu'il y a vraiment
37:32un sujet
37:33au-delà
37:34on parle beaucoup
37:34de la rue d'Aubagne
37:35il y a vraiment
37:36un sujet
37:36de délabrement
37:38et notamment
37:38dans le centre-ville
37:39dans les quartiers nord
37:40j'avais noté
37:41que dans le quartier
37:42de Noailles
37:42on a plus de 40%
37:44de logements
37:46qui sont indignes
37:48et donc
37:49c'est pas anodin
37:50en plus
37:50il passe deux jours
37:51à Marseille
37:52donc vraiment
37:52il veut
37:54marquer son empreinte
37:54Patricia
37:55alors ces crises du logement
37:56je rassure
37:57nos auditeurs
37:58et téléspectateurs
37:59n'est pas que française
38:00elle est totalement européenne
38:02toute l'Europe
38:02est logée
38:03à la même enseigne
38:04nous nous dépensons
38:06en France
38:06par rapport
38:07dans les critères
38:07de comparaison
38:0825-26%
38:10de notre budget
38:11est consacré au logement
38:13dans certains pays européens
38:14comme la Grèce
38:15c'est 40%
38:16du budget des ménages
38:18qui est consacré
38:19au logement
38:20avec le prix des logements
38:22qui a pris
38:2253%
38:24entre 2014
38:25et 2024
38:26c'est en fait
38:27le résultat
38:28d'une succession
38:28de crises
38:29qui a frappé l'Europe
38:30il y a eu la fameuse crise
38:31des subprimes
38:32vous en souvenez
38:33la crise financière
38:342008-2009
38:35et ses conséquences
38:36puis après
38:36il y a eu le Covid
38:37qui s'est rajouté
38:38là-dessus
38:38ce qui fait
38:39qu'en Europe
38:41on a un déficit
38:42alors l'Union Européenne
38:43n'y peut rien
38:43puisque c'est à la discrétion
38:44finalement des Etats
38:46mais malgré tout
38:46elle essaie de mobiliser
38:47des fonds
38:48pour faire repartir
38:49le parc locatif
38:51en particulier
38:52dans les logements sociaux
38:53puisque on sait
38:54j'avais noté
38:54une petite statistique
38:56effectivement
38:56que le parc
38:57de logement social
38:58en Europe
39:00est passé
39:00la disponibilité
39:02en quelque sorte
39:03et bien
39:04avant il y avait 11%
39:05maintenant on n'est plus qu'à 8%
39:06donc vous voyez
39:07il se réduit
39:08et on voit que
39:09dans les annonces
39:09de Sébastien Lecornu
39:11aujourd'hui
39:11le gouvernement
39:12Adrien Brachet
39:13veut notamment
39:14permettre l'allocation
39:15des passoires
39:16ce qu'on appelle
39:17les passoires thermiques
39:17mais sous certaines conditions
39:19voilà exactement
39:20l'idée ce serait
39:21d'autoriser
39:23la location
39:24de certaines passoires thermiques
39:25si les propriétaires
39:26s'engagent
39:26à faire un certain
39:27nombre de travaux
39:27contractuellement
39:28avec un contrat
39:29il faudra voir
39:30précisément
39:30comment est-ce que
39:31ça aboutit
39:32mais ce qui est compliqué
39:34c'est que
39:34cette politique du logement
39:36a souvent
39:37en France
39:37été conçue vraiment
39:38comme une politique
39:39un peu en silo
39:42sans concertation globale
39:43sans réflexion globale
39:44c'est-à-dire que
39:44la politique du logement
39:46vous devez la penser
39:46avec la politique économique
39:47c'est-à-dire que
39:48vous devez construire du logement
39:50là où il y a de l'activité économique
39:51et à l'inverse
39:51mettre de l'activité économique
39:52là où il y a du logement
39:53et donc la question du logement
39:54c'est aussi une question
39:55de comment on répartit
39:56l'activité économique
39:57sur le territoire français
39:58comment on fait en sorte
39:59pour qu'elle ne soit pas
39:59concentrée à un endroit
40:01plutôt qu'un autre
40:01et quand on débat du logement
40:03la question des passoires thermiques
40:04etc
40:04on oublie souvent
40:06de remettre
40:07d'avoir cette coordination
40:09cette concentration
40:10ce débat
40:11un peu plus global
40:13et alors
40:14en effet
40:14Patricia l'a dit
40:15c'est une crise
40:16qui est européenne
40:17qui dépasse largement
40:18le cas de la France
40:19en revanche
40:20c'est vrai que
40:21c'est le fait
40:21qu'il n'y ait pas eu
40:23de rebond français
40:24sur ce sujet-là
40:26je pense que c'est un vrai échec
40:27pour le macronisme
40:28parce que
40:28le macronisme
40:30dans ses débuts
40:31était beaucoup basé
40:32sur l'idée
40:33de l'émancipation
40:34par le travail
40:36et si vous ne pouvez même plus
40:38accéder à un logement
40:39vous ne pouvez plus
40:40travailler quelque part
40:42ou alors
40:42vous êtes obligé
40:43de faire des énormes distances
40:44l'accès au logement
40:45dans l'émancipation
40:47de l'individu
40:47c'est quelque chose
40:48de central
40:49donc je pense
40:50aussi que c'est pour ça
40:51que Sébastien Lecornu
40:53monte autant
40:53au créneau
40:54et sur ce sujet
40:56qui j'espère
40:57suscitera d'importants débats
40:58au cours de l'élection présidentielle
40:59parce que c'est vraiment
41:00un sujet de fond
41:01et central
41:02à propos des passoires thermiques
41:03Bruno Cotteres
41:04l'objectif
41:05c'est de remettre
41:05environ 700 000 logements
41:07sur le marché locatif
41:08dit le gouvernement
41:09tout en fournissant
41:10aux propriétaires
41:11des revenus
41:11pour financer les travaux
41:12on se dit qu'il y a du boulot
41:13pour arriver à mettre
41:14tout ça en place
41:15oui il y a du boulot
41:16effectivement
41:17et d'abord
41:18ça fait passer des messages
41:20un peu contradictoires
41:21on ne pouvait plus les louer
41:22puis on peut les louer
41:23à nouveau
41:25il y a toute l'histoire
41:26le serpent de mer
41:27de ma prime Reyneau
41:28on va en parler dans un instant
41:30qui est lié à ça
41:31effectivement
41:33objectif à nouveau
41:33très très très ambitieux
41:35le temps est compté
41:35pour le gouvernement
41:36on l'a dit
41:36il a un an
41:38devant lui
41:39grand maximum
41:39des discussions budgétaires
41:402027
41:41qui s'annoncent
41:42au moins aussi difficiles
41:43que 2026
41:45et des messages
41:47qui ne sont pas forcément
41:48très cohérents
41:49passer aux propriétaires
41:50de logements
41:51aux collectivités
41:53également
41:54parce que les collectivités
41:55verraient d'un bon oeil
41:56le développement
41:57de logements
41:58pour collecter
41:59un impôt
42:00mais il y a eu
42:00la suppression
42:01de la taxe d'habitation
42:02enfin voilà
42:02on voit quelque chose
42:04effectivement qui manque
42:05d'un cap
42:05d'une ligne directrice
42:06qui explique au pays
42:08où est-ce qu'on va
42:11la fiscalité incitative
42:13au locatif
42:14elle est très importante
42:15c'est une des principales
42:16niches fiscales françaises
42:17je me demande
42:17si ce n'est pas la principale
42:18niche fiscale française
42:20en tout cas
42:20c'est une niche fiscale
42:21qui coûte beaucoup
42:23donc tout ceci
42:24manque pour le moment
42:25de clarté
42:27de savoir
42:27à horizon moyen
42:28c'est-à-dire
42:29les 10 ans qui arrivent
42:30où est-ce qu'on va
42:31sur l'évolution du marché
42:33sur la politique fiscale
42:34liée à cette évolution
42:35il y a effectivement
42:36ce défi
42:36des passoires énergétiques
42:38ou thermiques
42:38dont on parlait
42:39et aussi la question
42:40de notre dépendance
42:41aux énergies fossiles
42:42que sont le pétrole
42:43et le gaz
42:44aujourd'hui a également
42:45été présenté
42:46par le gouvernement
42:47le fameux plan
42:47d'électrification
42:49de notre économie
42:49avec là encore
42:50des mesures
42:51sur le logement
42:52on en vient
42:52à cette fameuse
42:53prime rénov'
42:53que vous évoquiez
42:54Bruno
42:55à partir de septembre
42:56impossible de recevoir
42:58des aides
42:59si vous ne remplacez pas
43:00votre chauffage au gaz
43:01dans les maisons individuelles
43:03ça ne concerne pas
43:03encore les appartements
43:05mesure que critique
43:05très largement
43:06Jean-Claude Rancurel
43:07c'est le président
43:08des métiers
43:08de la plomberie chauffage
43:09à la CAPEB
43:10la confédération
43:11de l'artisanat
43:11et des petites entreprises
43:12du bâtiment
43:13pour lui
43:14c'est de l'annonce
43:14de trop
43:15que personne ne va comprendre
43:17aujourd'hui
43:17il faut vraiment
43:18vraiment vraiment
43:18redonner confiance
43:20aux ménages français
43:21on a une défiance
43:22il n'y a pas
43:22d'investissement
43:23qu'ils ont fait
43:24certes parce que c'est trop cher
43:25le pouvoir d'achat a baissé
43:26ça risque de ne pas fonctionner
43:28parce que c'est un xième changement
43:29dans ma prime rénov'
43:30et là à peine
43:31on remet le mouton en route
43:33allez hop
43:34il y a encore une modification
43:35qui fait que les clients
43:37ne vont plus comprendre
43:38et finalement
43:39on me dit
43:39enlève la chaudière
43:40et sinon
43:40tu n'as droit à rien
43:41c'est pas la bonne annonce
43:42et c'est pas le bon moment
43:43voilà
43:43c'est pas la bonne annonce
43:44Adrien Brachet
43:45c'est pas le bon moment non plus
43:46bref rien ne va
43:47en tout cas
43:48on est dans un moment
43:49où il y a une ébullition potentielle
43:52de la société
43:53qui fait que
43:54tout ce que fait le gouvernement
43:56est potentiellement dangereux
43:57en plus
43:58on est dans le moment
43:59de la crise de l'énergie
44:01avec des moyens financiers
44:04et économiques
44:05restreints
44:06du fait de la situation
44:07de la dette
44:08de la situation financière
44:09donc
44:10le gouvernement
44:11j'ai envie de dire
44:12est pris de tous les côtés
44:14et il est extrêmement compliqué
44:16d'agir dans ce contexte
44:17et pourtant c'est ce qu'il faut
44:18c'est à dire que
44:19la France
44:20les français
44:20ne peuvent pas se permettre
44:21une année
44:22d'inaction politique
44:24donc c'est vraiment
44:25extrêmement compliqué
44:27Patricia Lémonia
44:28Oui je remettrai ça
44:29en perspective
44:29effectivement de ce qui se passe
44:30dans le détroit d'Hormuz
44:31et notre dépendance énergétique
44:33enfin effectivement
44:34s'il y a une urgence
44:35aujourd'hui
44:36c'est pas tant de changer
44:37ma priveraine
44:38dans un sens
44:38ou dans un autre
44:39j'ai envie de dire
44:40parce qu'en fait
44:41le changement
44:42qui est annoncé
44:43aujourd'hui
44:43c'est de dire
44:44si vous ne faites pas
44:45de grosses dépenses
44:46c'est à dire
44:46si vous n'enlevez pas
44:47votre chaudière
44:48etc
44:48vous n'aurez rien
44:50je veux dire
44:51c'est quand même
44:51par rapport à un moment donné
44:52où les français ont des difficultés
44:53je trouve ça un peu surprenant
44:54mais ce qui serait
44:55beaucoup plus intéressant
44:56ce que tous les français pour le coup
44:57comprendraient
44:58c'est effectivement
44:59qu'on fasse une politique cohérente
45:02en matière de s'arracher
45:04à cette dépendance énergétique
45:05et en accentuant
45:06sur l'électricité
45:07ce que les gens pourraient comprendre
45:09c'est qu'on multiplie les bornes
45:10dans les villes
45:10pour être chargées rapidement
45:11ce que les gens pourraient comprendre
45:13c'est qu'on s'attaque
45:13à un problème primordial
45:15qui est celui des logements urbains
45:16comment peut-on électrifier
45:18des logements urbains
45:19avec des pompes à chaleur
45:20quand c'est interdit
45:21par toutes les assemblées
45:22de propriétaires
45:23de mettre des pompes à chaleur
45:24qui effectivement
45:25à part les mettre sur les toits
45:26je ne vois pas
45:26où on va les mettre autrement
45:27donc si vous voulez
45:29il y a une cohérence
45:30que pourraient comprendre
45:31les français
45:32aujourd'hui
45:32qui est liée
45:33à cette crise énergétique
45:34avec une
45:35effectivement
45:35peut-être lancer des plans
45:36à long terme
45:37mais là on annonce
45:37des mesures
45:38qui font et défont
45:39à part une chose
45:41qui me semble cohérente
45:42c'est la simplification
45:43parce que là
45:44tout le monde comprend
45:44ce que ça veut dire
45:45simplification
45:46c'est peu lisible
45:47Sébastien Stegrand
45:48pour les consommateurs
45:49pour les français
45:50en l'heure en plus
45:50où l'inflation reprend
45:52qu'il y a plus d'épargne
45:54que de consommation
45:55leur parler
45:55grands travaux
45:56et règles
45:57c'est compliqué
45:58il y a deux problèmes
45:58il y a un problème
45:59effectivement
46:00peut-être
46:00de volontarisme
46:02un projet
46:03qui est peut-être
46:03trop ambitieux
46:05et un deuxième problème
46:06qui est un sujet
46:06de compréhension
46:07en fait
46:08c'est peut-être
46:10pas clair
46:10en dépit
46:11des explications
46:12du gouvernement
46:14c'est mal compris
46:15parce qu'effectivement
46:16ça change régulièrement
46:17et l'objectif
46:19je crois que
46:19pour les pompes à chaleur
46:19c'est d'en installer
46:20un million
46:21d'ici à 2030
46:23Bruno Cotteres
46:24parlait des deux millions
46:25de logements
46:26en 2030
46:27on est sur un million
46:28de pompes à chaleur
46:29je crois que c'est mal compris
46:31on a du mal
46:32à se représenter
46:32ce que ça signifie
46:35et quand c'est mal compris
46:38forcément ça ne marche pas
46:39Bruno Cotteres
46:40il y a en plus
46:41ce sentiment
46:42un peu de la part
46:42du gouvernement
46:43qu'il y a une urgence
46:44tout d'un coup
46:45qui a été créée
46:45ou qui est née
46:46en tout cas
46:46de la guerre
46:47au Moyen-Orient
46:49urgence
46:50alors que le sujet
46:50était un peu en sommeil
46:51depuis des années
46:52il y avait un volontarisme
46:53qui était là
46:54mais pas le financement
46:55qu'il y avait
46:55et d'un coup
46:56il faut le faire maintenant
46:57oui ça donne toujours
46:58un peu le sentiment
46:59de découvrir les problèmes
47:00une fois qu'ils sont là
47:02donc on rejoint
47:02cette question
47:03à la fois
47:03la cohérence
47:05l'horizon
47:05la visibilité
47:07il faut avoir parlé
47:08quand même
47:08avec des gens
47:08qui ont monté
47:09des dossiers
47:10de ma prime rénov'
47:12voir ce qu'ils ont
47:13ce qu'ils ont vécu
47:14donc il y a vraiment
47:15un sujet de simplification
47:16d'efficacité
47:17mais c'est vrai
47:18que c'est une politique
47:19publique intéressante
47:20avec parfois
47:21des aides très faibles
47:22pour des travaux
47:22très importants
47:23voilà elle a été mise
47:24en sommeil
47:25elle est repartie
47:26puis après elle est
47:27à nouveau arrêtée
47:28puis après elle est
47:28à nouveau repartie
47:29sur de nouvelles bases
47:31on comprend absolument
47:32plus rien
47:32où on en est
47:33de ce point de vue là
47:34et surtout
47:34quel est l'objectif
47:36quels sont les moyens
47:37qui sont visés
47:37combien ça a déjà coûté
47:39qu'est-ce qu'il reste à faire
47:40des questions extrêmement simples
47:41que le pays entier
47:43se pose
47:43et auxquelles le gouvernement
47:45a quand même du mal
47:45à donner des réponses
47:47extrêmement lisibles
47:48donnant le sentiment
47:48qu'il a une nouvelle idée
47:50donc tout le monde se dit
47:51mais pourquoi
47:52on n'y avait pas pensé avant
47:53voilà
47:53donc effectivement
47:54un grand problème
47:55de lisibilité
47:55alors que beaucoup de plans
47:57on va dire
47:57ces dernières années
47:58depuis le premier quinquennat
47:59d'Emmanuel Macron
48:00on en parle régulièrement
48:01dans les informés
48:02mais on le disait encore
48:04à chaque fois
48:04des manques de financement
48:05des projets reportés
48:07décalés
48:07Adrien Brachet
48:08et là d'un coup
48:08ça s'accélère
48:09il faut y aller
48:09oui alors je pense
48:10qu'il y a deux sujets
48:12en termes de lisibilité
48:13qu'il y a que
48:15depuis 2017
48:15le positionnement
48:16d'Emmanuel Macron
48:17sur les questions énergétiques
48:19a évolué
48:20c'est-à-dire qu'au début
48:21de son quinquennat
48:22il était beaucoup moins
48:24favorable
48:24à une expansion du nucléaire
48:26qu'il ne l'est aujourd'hui
48:27donc il y a déjà eu
48:27un revirement
48:28sur la question du nucléaire
48:29d'Emmanuel Macron
48:30qui a pu provoquer
48:31des problèmes
48:32en termes de lisibilité
48:33et en effet
48:34le deuxième sujet
48:35en termes de lisibilité
48:36et je rejoins ce qu'a dit Bruno
48:37c'est qu'en effet
48:37vous avez pour les français
48:39un empilement de dispositifs
48:40on leur dit
48:41telle politique
48:42va être implantée
48:43tel dispositif
48:44mais l'accès
48:46à ces dispositifs
48:48est à chaque fois
48:48tellement compliqué
48:49tellement difficile
48:51que ça donne
48:52un vrai sentiment
48:53d'impuissance
48:53c'est-à-dire que
48:54et je pense que ça
48:55explique plus largement
48:56aussi la crise du politique
48:57c'est-à-dire qu'il y a
48:58des annonces
48:59qui sont faites
48:59mais les citoyens
49:01ont énormément de mal
49:02à les sentir
49:03ruisselés
49:04jusqu'à eux
49:05ces politiques-là
49:06à moins d'avoir
49:07des énormes dossiers
49:08à moins de se renseigner
49:09pendant des heures
49:09et je pense que
49:10c'est une question
49:12d'efficacité
49:13des politiques publiques
49:14et des dispositifs
49:15qui suscitent
49:16toute la défiance
49:17qu'il y a aujourd'hui
49:18envers les politiques
49:19on dit aux gens
49:19vous allez pouvoir
49:21rénover votre logement
49:22ça paraît simple
49:23dans la parole politique
49:24lorsque c'est exprimé
49:26mais à l'arrivée
49:27en fait
49:27pour les citoyens
49:28c'est extrêmement compliqué
49:29et donc vous avez
49:30un décalage de tonalité
49:31qui est vraiment problématique
49:34pour la démocratie
49:35Je fais appel
49:35à votre mémoire collective
49:36à tous
49:37est-ce que c'est fréquent
49:38d'annoncer des grands plans
49:39comme ça
49:40à un an de la présidentielle
49:41sachant effectivement
49:42qu'en plus Emmanuel Macron
49:43ne peut pas se représenter
49:45et qu'effectivement
49:46l'avenir de ses plans
49:47est quand même incertain
49:48Bruno Cotteres
49:48C'est sans doute pas
49:49la première fois que ça arrive
49:50sans aucun doute
49:51et puis pas seulement
49:52un an avant la présidentielle
49:53mais c'est vrai
49:54qu'un an avant la présidentielle
49:55ça donne ce sentiment
49:57un peu étrange
49:57de vouloir
49:58ça met le sujet
49:59en anglais sur la table
50:00de vouloir engager le pays
50:02alors qu'un grand débat
50:03nous attend dans un an
50:04et que ce grand débat
50:05il va en particulier
50:07porter sur les moyens
50:08de l'action publique
50:10les déficits
50:11et les moyens
50:11de l'action publique
50:12donc c'est vrai
50:12que ça donne le sentiment
50:13un peu de plan sur la comète
50:15dont on ne sait pas
50:16si un jour
50:17ils seront seulement
50:18même initiés
50:20en termes de montage
50:22de projet
50:23et de développement
50:25d'une politique publique
50:26un an
50:26c'est de l'un matin
50:28Sébastien Stégrant
50:29je pensais à Marseille-en-Grand
50:30dont on a parlé
50:31qui a été annoncé
50:32me semble-t-il
50:32en septembre 2021
50:35et le corps nu
50:35a beaucoup persisté
50:36là-dessus
50:36sur le fait
50:37de l'urgence
50:39paradoxalement
50:39de l'urgence
50:39de faire du long terme
50:42en disant
50:43il n'y a pas plus politique
50:44que le logement
50:45je le cite
50:46et on ne peut pas se permettre
50:47je crois qu'il l'a évoqué explicitement
50:48on ne peut pas se permettre
50:49d'attendre 2027
50:50pour s'attaquer à ce sujet
50:51avec ce décalage
50:52Adrien Brachet
50:53aussi d'entendre
50:54à longueur de journée
50:55de la part du gouvernement
50:56qu'on ne peut pas dépenser
50:57l'argent qu'on n'a pas
50:58pour l'aide au carburant
51:00avec ces aides ciblées
51:02on en a aussi
51:03beaucoup parlé
51:04et puis là
51:04un grand plan
51:05effectivement très ambitieux
51:06qui nécessite
51:07il n'a pas été
51:09détaillé
51:10et chiffré
51:11mais qui nécessite
51:12forcément
51:12beaucoup d'argent aussi
51:13Oui je pense que les gens
51:14sont totalement perdus
51:15on peut le dire
51:16qu'il y a un problème
51:17de lisibilité
51:18on parlait du budget
51:19tout à l'heure
51:19par exemple
51:20il va y avoir
51:21en effet
51:21va s'ouvrir
51:22et a commencé
51:22déjà à s'ouvrir
51:23la discussion
51:24autour du budget
51:252027
51:26il va y avoir
51:27une série de débats
51:29à l'Assemblée nationale
51:29autour du budget
51:302027
51:31etc
51:31mais potentiellement
51:32comme c'est souvent
51:33le cas traditionnellement
51:34le ou la gagnante
51:35de l'élection présidentielle
51:37pourra faire une loi
51:38de finances rectificative
51:38et reprendre
51:39une partie du budget
51:40et donc
51:41on va voter
51:42en 2026
51:44un budget 2027
51:44qui potentiellement
51:45sera amendé
51:46quelques mois plus tard
51:47et donc là aussi
51:48ça va contribuer
51:49à la fois
51:51on fixe des caps
51:52mais qui en fait
51:52ne vont peut-être
51:53pas aller au bout
51:55je pense que
51:56de loin
51:57quand les français
51:58regardent ces débats
51:58politiques
52:00à mon avis
52:00ils sont relativement
52:01perdus
52:02on l'est nous aussi
52:02d'ailleurs
52:03on peut le dire
52:05mais je pense qu'on est
52:06collectivement aussi
52:07perdus
52:08entre la multiplication
52:09des annonces
52:10des caps
52:10des temporalités
52:11c'est extrêmement compliqué
52:14c'est cet empilement
52:16d'annonces
52:16désordonnées
52:17qui au fond
52:18est un problème
52:19absolument crucial
52:20on comprend
52:21que la politique
52:23et le bon gouvernement
52:25consistent à avoir
52:26des perspectives
52:26de long terme
52:27bien évidemment
52:28mais c'est vrai
52:29que c'est surtout
52:29cet effet
52:30d'empilement
52:31qui ne nous dit jamais
52:33où est-ce qu'on en est
52:34on a développé
52:35une politique publique
52:35on a engagé des choses
52:36où est-ce qu'on en est
52:37où est le point d'étape
52:38pourquoi on corrige
52:40est-ce qu'on corrige
52:41parce que
52:41ça n'a pas été
52:42bien réalisé
52:43parce qu'on réalise
52:44qu'on s'est trompé
52:45des choses aussi simples
52:47que ça
52:47ne sont jamais abordées
52:48c'est la fin déjà
52:50de ces informés
52:50merci à tous
52:51Adrien Braché
52:52à la une du point
52:53cette semaine
52:53et bien justement
52:54ça va rejoindre
52:54tout ce qu'on disait
52:55la France
52:55qu'il nous laisse
52:56enquête sur le vrai
52:58bilan
52:58d'Emmanuel Macron
53:00et à la une de l'Express
53:01Sébastien
53:01et ça rejoint ce qu'on disait
53:02en début d'émission
53:03Trump est-il fou
53:05incroyable
53:05on est raccord
53:06avec tous les sujets
53:07de la soirée
53:08il suffirait que Bruno Cotteres
53:10nous parle de logement
53:11au Cébipof
53:12et on serait bien
53:12alors non
53:14à la une du Cébipof
53:14une excellente étude
53:15d'Anne Muxel
53:16sur les abstentionnistes
53:18des élections municipales
53:19qui en même temps
53:19sont très intéressés
53:20par l'élection présidentielle
53:21voilà paradoxe
53:22merci Patricia Lémonière
53:24votre livre
53:25à vous géopolitique
53:26du Sahel
53:26aux presses universitaires
53:28de France
53:28merci à tous
53:29d'avoir été là
53:30ce soir
53:30les informés
53:31reviennent demain matin
53:32à tous
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