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  • il y a 6 jours
Les informés du soir du 22 janvier 2026

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Transcription
00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:10Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé, c'est sur le canal 16 de la TNT.
00:16A la une ce soir, l'unité et la solidarité européennes à l'épreuve, conseil extraordinaire des 27.
00:21En ce moment, à Bruxelles, face aux crises qui secouent le monde et face à Donald Trump,
00:25le président américain qui a rencontré aujourd'hui Volodymyr Zelensky à Davos.
00:30La paix en Ukraine est-elle possible ? Quelles sont les dernières avancées en en débat dans les informés ?
00:35En France, la pagaille à l'Assemblée nationale, échange très tendu aujourd'hui entre insoumis et députés du Rassemblement national
00:41autour de la question de l'inscription des frères musulmans sur la liste des organisations terroristes.
00:46Et puis la santé mentale des enfants de 6 à 11 ans, entre harcèlement et comportements agressifs.
00:51Une enquête dresse le profil psychologique des enfants concernés.
00:56Pour parler de ces sujets, avec nous ce soir, Marie Gégaud, bonsoir et bienvenue.
01:00Journaliste internationale au Monde, ancienne correspondante en Russie, Sylvie Pierre-Brosselette est avec nous.
01:06Bonsoir Sylvie, éditorialiste pour l'hebdomadaire Le Point.
01:10A vos côtés, Eric Scholl, bonsoir.
01:11Bonsoir.
01:12Directeur de la rédaction de L'Express et Mickaël Darmon, bonsoir.
01:15Éditorialiste pour Public Sénat et I24 News.
01:18Après Emmanuel Macron mardi, après Donald Trump hier, le discours aujourd'hui de Volodymyr Zelensky
01:26à Davos en Suisse lors du Forum économique mondial.
01:30Discours très offensif de la part du président ukrainien qui affirme que les documents de
01:34l'accord visant à mettre fin à la guerre en Ukraine sont presque prêts.
01:39Nous avons rencontré le président Trump et nos équipes travaillent presque tous les jours.
01:45Ce n'est pas simple.
01:48Les documents visant à mettre fin à cette guerre sont presque prêts et c'est vraiment important.
01:57Comment est-ce qu'il faut comprendre ces mots, Marie Gégaud ? On approche d'une manière ou d'une autre de la fin de la guerre en Ukraine ?
02:02Non, à mon sens, non.
02:04Je pense que lui, Zelensky a besoin de montrer à Trump qu'il est partant, que tout ça marche très bien.
02:12D'ailleurs, Trump a dit que la rencontre était très bonne.
02:14Zelensky a dit que la rencontre était très bonne puisque c'est l'usage.
02:17Il faut toujours dire que...
02:18Mais je pense que...
02:19D'ailleurs, il ne l'a pas caché.
02:20Il faut prendre fin, a dit Donald Trump à l'issue de cet entretien.
02:23Oui, mais je pense que le président Zelensky ne l'a pas caché.
02:26Il a dit que la question territoriale continuait de se poser.
02:30C'est-à-dire que les Russes, Poutine veut absolument les partis du Donbass,
02:34qu'il n'a pas pu conquérir militairement, ce qui est quand même une première dans l'histoire.
02:39On ne conquiert pas et donc il faudrait que Zelensky les donne.
02:42Or, ces endroits sont extrêmement militarisés.
02:46C'est vraiment des forteresses.
02:48Et donc, les Ukrainiens ne veulent pas du tout laisser ces territoires à Poutine.
02:52Il y avait peut-être une solution, c'était d'en faire des zones économiques.
02:56Mais je crois que les Ukrainiens demandent que les Russes en sortent, évidemment,
03:00que l'armée russe ne soit pas là.
03:03Et là-dessus, ça achoppe.
03:04Et on voit mal comment Poutine, qui tous les jours répète qu'il veut poursuivre la guerre,
03:09il a l'impression de gagner.
03:10Ces généraux lui disent que tout va bien sur le front.
03:13Et alors qu'on entre quand même dans la cinquième année
03:16et qu'il n'y a pas de gains territoriaux conséquents.
03:19La Russie a gagné, là, en 2025, 5000 km², ce qui n'est pas non plus...
03:24Et donc, la guerre va continuer.
03:28Parce que Poutine a réussi quelque chose d'extraordinaire.
03:31Il a réussi, et ça c'est vraiment historique,
03:34il a réussi à ramener Trump dans son camp.
03:37Donc les Américains, maintenant, sont dans le camp russe.
03:40Et ça, on s'en rend compte, c'est des tas de réflexions de Trump.
03:44Trump ne s'en cache pas.
03:45Il penche beaucoup du côté de Poutine.
03:49Il est fasciné par Poutine, il l'adore,
03:52et il est prêt à lui donner tout ce que Poutine demande.
03:55Un pas simple de discuter avec Donald Trump,
03:57a dit Volodymyr Zelensky, on l'a entendu,
03:59qui a toutefois redit qu'aucune garantie de sécurité
04:01ne pouvait fonctionner sans les États-Unis.
04:03le président ukrainien, qui dans son discours a aussi ciblé les Européens,
04:07les jugeants divisés et inefficaces politiquement.
04:10On l'écoute.
04:10Au lieu de prendre la tête de la défense de la liberté dans le monde,
04:16en particulier lorsque l'attention des États-Unis se porte ailleurs,
04:20l'Europe a l'air perdue lorsqu'elle essaye de convaincre le président américain de changer.
04:24Mais il ne changera pas.
04:26Une Europe qui semble perdue face à Trump,
04:28une Europe fragmentée également.
04:30Michael Darman, ça vous surprend ces mots de Volodymyr Zelensky ?
04:33Il a même parlé d'une sorte de grande salade pour qualifier les 27,
04:39qui sont d'ailleurs réunis en ce moment.
04:42L'opinion est vraiment de ce point de vue-là.
04:45C'est assez surprenant.
04:46Alors, on sent bien qu'il se met en phase momentanément.
04:50On verra.
04:51En tout cas, là, ce soir, à Davos,
04:53il s'est mis en phase avec le président américain.
04:55Et on a le sentiment d'avoir une sorte de résonance
04:57des critiques très acerbes, très dures,
05:00du président américain à l'égard des Européens.
05:05Je crois aussi qu'il se saisit de cette tribune
05:08pour parler aussi à son peuple
05:09et pour montrer qu'il n'est pas venu pour rien à Davos
05:14et qu'il doit maintenant avoir des résultats
05:16parce qu'effectivement,
05:18à côté des considérations sur le terrain
05:22qui sont celles que Marie-Jégo a décrites,
05:24eh bien, il y a quand même pour lui une nécessité politique
05:27de montrer qu'il est aussi à la manœuvre
05:30pour soulager leur peine et leur souffrance.
05:35Mais je suis assez étonné par la virulence
05:38qui n'est pas habituelle dans ses propos
05:41à l'égard des Européens.
05:43Ça vous a surpris aussi, Sylvie-Pierre Brossolette ?
05:44Oui et non.
05:46Oui, parce que ce n'est pas sa méthode.
05:47Généralement, il nous remercie plutôt
05:49et il est très, très poli, particulièrement...
05:51Il peut exorcer déjà arrivé assez souvent
05:52même qu'il dise qu'il n'en font pas assez.
05:54Oui, alors qu'il réclame, qu'il demande...
05:57C'est logique, mais je trouve que la tonalité générale
05:59de son discours était très sombre,
06:01très spécimiste, parce que je pense que d'abord
06:03son peuple souffre énormément.
06:04Il y a évidemment les bombardements incessants,
06:08y compris sur les civils et les infrastructures ukrainiennes.
06:12Il y a le froid, un très grand froid.
06:14L'hiver est particulièrement rigoureux.
06:16Et il y a cette guerre sans fin
06:17qui commence à avoir l'air d'être sans fin
06:18avec une stagnation un peu du front,
06:21un effritement un peu de ce front,
06:22mais lentement.
06:24Mais on a l'impression que le nœud coulant
06:26quand même se resserre sur l'Ukraine
06:28avec un risque, et c'est là où il a sûrement
06:30dû être très inquiet ces derniers jours,
06:32de désintérêt total des États-Unis
06:34quand il trouve un autre os à ranger.
06:38En l'occurrence, le Groenland.
06:39Voilà, le Groenland.
06:40Alors toute l'attention est portée sur le Groenland.
06:42Toute l'énergie d'unité possible
06:45et de réactivité de l'Europe
06:47a été concentrée sur ce moment-là.
06:50On ne s'en est pas trop mal tiré, Dieu merci,
06:52mais on a l'impression qu'on va tous pousser
06:54un ouf de soulagement.
06:55Alors après, s'il faut reprendre la pression
06:58sur Trump pour l'Ukraine,
06:59on a déjà moins d'énergie.
07:01Et donc, il a un peu peur que son drame
07:04passe au second plan,
07:06avec tout le reste de l'actualité
07:08qui est effectivement très prégnante
07:10et on est tous au bord de l'assidération.
07:13Tous les médias sont sur Trump
07:15et ses soubresauts.
07:18Et donc, effectivement,
07:19pendant ce temps-là,
07:20Poutine est tranquille.
07:21Personne ne songe à l'embêter.
07:24Et en plus, Trump, avec ses théories
07:25comme quoi le Groenland, c'est son hémisphère,
07:28donnant un peu plus raison encore à Poutine
07:30qui dit « c'est mon Interland, l'Ukraine ».
07:32Donc, chacun chez soi.
07:34Poutine a bien raison.
07:35Et il voit en plus une merveille quand même
07:38le risque de division à l'intérieur du corps atlantique.
07:41Ça a failli quand même mal tourner.
07:43Donc, pour Poutine, c'est tout bénef.
07:44Et je comprends que pour Zelensky,
07:45ça soit un peu préoccupant.
07:47Mais Richolle, ce discours,
07:48c'est aussi pour réveiller en quelque sorte les Européens ?
07:50Réveiller et attirer,
07:52continuer à attirer l'attention sur l'Ukraine.
07:55Parce qu'il y a le Groenland,
07:56mais avant, il y a eu l'Iran,
07:57avant, il y a le Venezuela.
07:58Regardez tout ce qui s'est passé
07:59depuis juste le 1er janvier.
08:01Venezuela, Iran, Groenland.
08:03Et donc, effectivement,
08:04il y a une attention qui,
08:05il l'avait déjà dit au moment de la guerre de Gaza,
08:08il a besoin d'avoir toute l'attention,
08:10en tout cas de l'Occident,
08:11cet Occident qui est très divisé aujourd'hui,
08:13sur l'Ukraine.
08:16Et on va effectivement rentrer là,
08:18dans un mois,
08:19dans la cinquième année de guerre,
08:21il a besoin d'armes,
08:22il a toujours besoin de financements.
08:23Et quand il parle d'une Europe fragmentée,
08:26il a un peu raison quand même.
08:27On n'est pas tous unis au sein de l'Europe.
08:29Il y a eu cette collation des volontaires,
08:31on sait qu'il y a des pays
08:32qui sont allants pour tenter de l'aider.
08:33Mais est-ce que, par exemple,
08:34la France a vraiment les moyens ?
08:36Qu'est-ce qu'on voit à côté de ça ?
08:37On a une Italie qui est quand même plus hésitante.
08:40On a, je ne parle même pas de la Hongrie.
08:43Donc, vous voyez,
08:44il y a une Europe qui est relativement fragmentée.
08:47Et on l'a vu,
08:47c'est d'ailleurs sur un dossier très précis,
08:49c'était la saisie des actifs russes.
08:52On a dû trouver une solution de près.
08:56Mais finalement,
08:56on n'a pas fait cette saisie
08:57parce que ça a trop divisé les Européens.
08:59y compris d'ailleurs la France
09:00qui n'était pas totalement à 100% sur ce sujet.
09:03C'est ça qu'il regrette.
09:04C'est de pouvoir,
09:05plus on avance
09:06et plus il se retrouve avec ce nœud coulant.
09:08Michael ?
09:08Mais il le fait aussi effectivement
09:09avec vraiment un cran supplémentaire
09:12parce qu'il a effectivement
09:13très très régulièrement,
09:15il a exhorté,
09:17il a dit
09:17il faut absolument ne pas oublier l'Ukraine.
09:19Mais cette fois-ci,
09:20il pointe la gouvernance.
09:22Il va effectivement
09:23au cœur des problèmes de fonctionnement.
09:26Des manques de volontarisme politique.
09:27Des manques de volontarisme,
09:29fragmentation,
09:30incapacité de pouvoir peser.
09:32Et ça, c'est nouveau.
09:33Absolument chez lui.
09:34C'est tout à fait vrai.
09:35C'est quand même
09:36un des meilleurs observateurs
09:37finalement de la gouvernance.
09:38Ah oui, c'est que...
09:39Il fait quand même
09:39la tournée des capitales
09:40depuis il y a de 5 ans.
09:41Il est à la maison en porche.
09:42Il est partout.
09:43Il voit bien comment s'organise
09:45ou plutôt se désorganise
09:46ce monde occidental.
09:47Marie-Jégo ?
09:48Moi, je vois en lui
09:48quand même de la fatigue
09:50parce que si vous voulez,
09:51certes, on a aidé l'Ukraine,
09:53on aide beaucoup l'Ukraine
09:54et sans nous,
09:55l'Ukraine ne serait pas là où elle est.
09:57Mais on l'aide
09:59de façon à ce qu'elle garde
10:00un bras attaché dans le dos
10:02et qu'elle reste juste
10:04sur la ligne de flottaison
10:06mais on ne fait pas ce qu'il faut
10:08dans le sens où, par exemple,
10:09si on proposait
10:11une protection aérienne,
10:12on a les moyens de faire ça.
10:14L'OTAN a les moyens de faire ça.
10:15L'OTAN est couard.
10:16L'OTAN préserve
10:18parce que c'est une alliance défensive
10:20donc ils ne veulent pas...
10:21Donc, au nom,
10:21pour ne pas être accusé
10:23de co-belligérance,
10:24en fait, on a peur de Poutine
10:25et donc, on ne donne pas
10:27aux Ukrainiens les moyens.
10:28Vous vous rendez compte ?
10:30Les Russes peuvent démolir l'Ukraine
10:32ce qu'ils font tous les jours aujourd'hui
10:33et on a tendance un peu...
10:35Ça devient quotidien,
10:36d'ailleurs, Zelensky l'a dit.
10:37Il a dit que ça devient
10:37tellement banal, finalement.
10:40Et nous, on pourrait faire des choses.
10:41On pourrait leur fournir...
10:43Parce qu'ils ne peuvent pas riposter.
10:44Ils le font avec quelques petits drones.
10:46Ils font péter quelques entrepôts,
10:49raffineries, aérodromes militaires, etc.
10:52Mais on est quand même inconséquents.
10:54On est inconséquents.
10:55Zelensky l'a demandé.
10:56Par exemple, si on avançait,
10:57il suffirait d'avancer
10:58nos défenses antiaériennes,
11:00les patriotes que la Pologne a, par exemple,
11:02ce n'est même pas la peine de les mettre
11:03sur le territoire de l'Ukraine.
11:04Elles pourraient les avancer
11:05de façon à couvrir, par exemple,
11:07l'Ouest qui est ciblé,
11:08où il y a eu des choses terribles.
11:09Il y a eu même ce missile hypersonique
11:11de Poutine, là,
11:12Orychnik, qui est tombé à Lviv.
11:14Et là, on a des installations.
11:15Il y a des gros, par exemple,
11:17réserves de gaz.
11:19Toutes les réserves de gaz de l'Europe
11:20sont dans cette région d'Ukraine,
11:22frontalière à la Pologne.
11:23On a aussi des structures militaires,
11:25parce que la fourniture d'armes
11:27passe par là.
11:28Donc, ça serait logique
11:29qu'on propose cette protection aérienne.
11:32Mais c'est quoi la suite,
11:33au point de vue diplomatique,
11:35Marie Jégaud ?
11:35On sait que Steve Whitcoff,
11:36l'émissaire de Donald Trump,
11:38est ce soir à Moscou
11:39pour rencontrer Vladimir Poutine.
11:41Qu'est-ce qui peut se passer ?
11:42Pas grand-chose, malheureusement.
11:44Donc, demain,
11:44on a une rencontre aux Émirats Arabes Unis.
11:47Ça va durer deux jours.
11:48C'est la première fois
11:49que Russes, Américains et Ukrainiens
11:52vont se rencontrer les trois.
11:54Et ça, ça peut faire bouger les choses ou pas ?
11:55Non, non, je pense que...
11:57Enfin, je vois mal comment.
11:58Parce que Poutine,
11:59il faut écouter ce qu'il dit.
12:00Il faut écouter ce qu'il dit.
12:01Et tous les jours, il le dit.
12:03Il veut poursuivre sa guerre.
12:04Toute son économie
12:05est axée sur la guerre.
12:08Toute la société
12:08est axée sur la guerre.
12:10Dans les écoles,
12:10dans les crèches,
12:11on forme les enfants
12:12au drone,
12:13on donne aux enfants
12:14des mitraillettes en bois.
12:16Enfin, je veux dire,
12:18il ne peut pas...
12:18Si Poutine fait ça,
12:19il perd son pouvoir
12:20s'il arrête la guerre.
12:22Donc, il veut continuer
12:24et je pense qu'on n'est pas
12:26à la veille d'avoir
12:27un accord de paix,
12:29il me semble.
12:29Et puis, il a dit depuis le début
12:31ce qu'il voulait.
12:31Il n'y aurait pas d'arrêt des combats
12:33tant que ses buts de guerre
12:34n'étaient pas atteints.
12:36Absolument.
12:37Territorialement
12:37et aussi institutionnellement.
12:40Donc, il veut les territoires
12:41qu'il n'a pas encore conquis.
12:42Et en plus, il veut que Zelensky
12:44s'en aille
12:45et que l'Ukraine soit finlandisée,
12:47si je puis dire,
12:48avec la vieille expression.
12:49Donc, tant qu'on...
12:50Et ça, c'est inacceptable
12:51évidemment pour l'Ukraine.
12:53Et donc, tant qu'on en reste là,
12:55c'est un dialogue de sourds.
12:56On peut faire toute la réunion
12:57qu'on veut.
12:57Il y a ce discours aussi,
12:59Steve Whitcoff,
13:00pour revenir à lui,
13:00l'émissaire des Etats-Unis,
13:02qui dit qu'il ne reste plus
13:03qu'un point à régler.
13:04Alors, on comprend que
13:04ce point, ce sont les territoires
13:06qui restent énormes.
13:07Mais lui, il veut rester optimiste.
13:08Il veut montrer cette optimisation.
13:09Oui, puis attendez,
13:10Whitcoff, il ne connaît rien aux Russes.
13:11Il va là-bas,
13:12il ne comprend pas.
13:13Il est très proche
13:14de Vladimir Poutine.
13:15Oui, il l'adore.
13:20Il pensait que c'était l'interprète
13:21de l'ambassade américaine.
13:23Donc, forcément,
13:24il lui racontait des tas de trucs.
13:25Ça ne se fait pas.
13:27Et puis, vous savez,
13:28les Russes sont très procéduriers.
13:30Or, Whitcoff est le gendre là.
13:32Mais qui sont-ils institutionnellement ?
13:34Ils ne sont rien.
13:35Donc, ils ne peuvent pas signer.
13:36Donc, qui devra signer ?
13:38Le ministre des Affaires étrangères de Poutine,
13:40Sergei Lavrov.
13:41Qu'est-ce qu'il dit, Sergei Lavrov ?
13:42Il dit, ça ne va pas
13:43parce qu'à Kiev,
13:44il y a encore les nazis.
13:45Donc, comme vous l'avez dit, Sylvie,
13:46ils veulent que Zelensky dégage.
13:48Mais après, vous voyez,
13:49on s'engage là.
13:50Ah oui, alors peut-être les territoires,
13:51on va donner ça, etc.
13:52Mais après, la Russie va dire
13:53oui, mais moi,
13:54je veux un changement
13:55de l'architecture de sécurité européenne.
13:56Parce que c'est ça qu'ils disent aussi.
13:58Donc, à chaque fois
13:58qu'on franchit une étape,
14:00il y a une autre demande des Russes.
14:01Ils ne veulent pas que l'armée ukrainienne
14:03soit à 800 000 hommes
14:04ni à 600 000.
14:04Ils ne veulent pas
14:05de la coalition des volontaires.
14:06Ils ne veulent pas
14:07que le train soit dans l'OTAN.
14:08Enfin, voilà,
14:09c'est totalement une vassalisation
14:10de l'Ukraine qu'ils demandent.
14:11Et ce qui est absolument effrayant,
14:13c'est que c'est là
14:14où on voit effectivement
14:14que deux agendas se rejoignent,
14:17l'américain et l'agenda russe,
14:19pour la continue,
14:21la dislocation de l'Union européenne.
14:23Chacun à sa manière,
14:24chacun à partir de ce...
14:26avec ses méthodes,
14:27chacun avec ses discours.
14:28Mais effectivement,
14:29ils sont de ce point de vue-là
14:30sur la même ligne.
14:32N'oublions pas
14:32que la présidence Trump
14:33a démarré
14:34avec cette conversation
14:35de 90 minutes au téléphone
14:37avec Vladimir Poutine
14:38qui a au fond
14:39remis en enseigne
14:41l'architecture nouvelle
14:43de ce qu'on fait
14:44à quoi on assiste
14:46maintenant tous les jours.
14:47Les Européens,
14:48vous venez d'en parler,
14:48ils sont réunis en ce moment,
14:49on le disait,
14:50à Bruxelles,
14:50les 27 qui veulent apporter
14:51des réponses communes
14:52ou au moins essayer
14:53au lendemain des annonces
14:54de Donald Trump
14:55qui a dit
14:56qu'il n'utiliserait pas la force
14:57pour s'emparer
14:58du Grand Enland.
14:59Écoutez,
14:59Emmanuel Macron,
15:00tout à l'heure,
15:00à son arrivée à Bruxelles.
15:03Et nous sommes revenus
15:04à une situation
15:04qui me paraît
15:05beaucoup plus acceptable,
15:07même si nous restons vigilants.
15:09Et donc,
15:09ce qu'il faut en conclure,
15:11c'est que quand l'Europe
15:11réagit de manière unie,
15:13en utilisant les instruments
15:14qu'elle a à sa disposition,
15:17et tandis qu'elle est menacée,
15:19elle peut se faire respecter.
15:20Et c'est une très bonne chose.
15:21Je vous ai vu,
15:22Sylvie-Pierre Brossolette,
15:23avoir une sorte de rire nerveux
15:24sur la situation
15:25qui redevenait à peu près acceptable.
15:26Parce que,
15:27manifestement,
15:29Emmanuel Macron
15:30a plutôt marqué un point,
15:31l'Europe a bien réagi,
15:32mais heureusement
15:33que ça n'a pas duré trop longtemps
15:34et que Wall Street
15:35et l'opinion américaine
15:36se sont chargées
15:37de faire changer d'avis
15:37à Donald Trump.
15:38Parce que,
15:39je ne crois pas que ce soit...
15:4080% des Américains
15:41contre une intervention militaire.
15:43Et puis Wall Street
15:43qui chutait.
15:44Ça, c'est l'argument massue
15:45qui peut faire changer d'avis.
15:46Et le seul, à mon avis,
15:47le président américain.
15:50Alors,
15:50les Européens,
15:51cela dit,
15:52ont vraiment
15:53eu la bonne attitude.
15:55On ne sait pas
15:55quel est le pourcentage
15:56de cette attitude
15:57qui a provoqué
15:58le revirement américain.
15:59Mais enfin,
16:00il a eu le mérite d'exister.
16:01Et donc,
16:02Emmanuel Macron
16:02arrive plutôt
16:03en position de force
16:04à cette réunion
16:05à Bruxelles
16:06et l'air de dire
16:07bon ben maintenant
16:08on va continuer
16:09sur la même lancée.
16:11Mais si ça avait duré
16:12trop longtemps,
16:13vous voyez déjà
16:13l'Europe se disloquait.
16:14Les Allemands
16:15avaient rapatrié
16:16leurs quelques troufions
16:17depuis le Groenland
16:19jusqu'en Allemagne
16:19vite fait.
16:20l'Italie branlait dans le manche.
16:25L'Europe n'aurait pas tenu
16:27très longtemps tête
16:28à Donald Trump
16:29si vraiment
16:30Donald Trump
16:31avait continué
16:32à faire une pression
16:32importante sur le Groenland.
16:34Alors là,
16:35qu'est-ce qu'on peut faire
16:35pour l'Ukraine ?
16:36On fait déjà
16:37ce qu'on peut chacun.
16:38La France,
16:39beaucoup moins qu'on ne le dit.
16:40On est beaucoup en parole
16:41et peu en argent
16:43parce que vu notre budget,
16:44on n'en a pas.
16:46L'Allemagne fait beaucoup
16:47en moyens.
16:49mais effectivement,
16:50sa volonté politique
16:51de faire pression
16:52sur Trump
16:52est limitée.
16:54Vraiment,
16:55ça arrache le cœur
16:56de l'Allemagne
16:56que de confronter Trump.
16:59Alors,
16:59il donne les moyens
16:59mais c'est vrai
17:01que quand Zelensky
17:02dit que l'Europe
17:03n'en fait pas assez
17:04sur Trump
17:04pour l'Ukraine,
17:06c'est vrai,
17:07on n'en a pas les moyens.
17:08On parlait
17:08de la difficile union,
17:10unité des Européens
17:11tout à l'heure,
17:12Eric Scholl,
17:13pour l'Ukraine.
17:13Ça va être la même chose
17:14ce soir concernant
17:15les autres crises,
17:15le Groenland en...
17:16Le Groenland,
17:17il faut reconnaître
17:18que là,
17:18je dirais,
17:19un point pour l'Europe.
17:21Et on a été très loin
17:22de ça hier ou avant-hier.
17:23Mais ça ne change rien
17:25au problème de fond,
17:27c'est l'attitude
17:28des Européens,
17:29leur attitude
17:29à définir vis-à-vis
17:31des Etats-Unis.
17:32Et je ne dis même pas
17:33de Trump,
17:33je dis des Etats-Unis
17:34parce qu'il y a Trump
17:35et il y en aura d'autres
17:35derrière.
17:36C'est comment aujourd'hui
17:37traiter avec les Etats-Unis ?
17:38Est-ce que les Etats-Unis
17:39sont toujours
17:39l'allié de l'Europe ?
17:41Est-ce qu'on continue
17:42dans une sorte de soumission ?
17:44On a parlé
17:45de vassalisation.
17:46Comment traiter
17:47aujourd'hui
17:47avec l'Amérique
17:49où est-ce qu'effectivement
17:51on essaye
17:52de prendre
17:52une indépendance,
17:54une autonomie
17:54et on sait tout ce que ça nécessite
17:56sur le plan
17:56de l'armement,
17:58sur le plan
17:58des alliances,
17:59sur le plan
18:00évidemment économique
18:01où on sait
18:01qu'on a un énorme décrochage
18:03vis-à-vis des Etats-Unis.
18:04C'est cette question,
18:05c'est une question de fond
18:06puisque c'est la première fois
18:07qu'on se la pose
18:07quand même depuis 1945.
18:08Marie Zégaud,
18:09vous avez été correspondante
18:10en Russie
18:11pour le journal
18:12Le Monde.
18:13Justement,
18:13cette recomposition,
18:15comment est-ce que
18:15vous l'analysez
18:16de voir ces nouveaux blocs
18:17finalement
18:18qui changent,
18:18qui évoluent ?
18:19Oui,
18:19surtout c'est la rapidité
18:21comme vous l'avez dit Eric,
18:23vous avez vu là
18:24en janvier
18:24et allez,
18:26le Venezuela,
18:27l'Iran,
18:27enfin ça éclate de partout
18:29mais je pense que
18:31ce qui est positif,
18:32vous voyez,
18:32on peut remercier Trump
18:33finalement,
18:34on peut le remercier
18:35parce qu'il y a quand même
18:36une prise de conscience
18:37et je pense que ça ne va pas
18:38disparaître demain
18:39et peut-être c'est justement
18:40la petite piqûre de rappel
18:42qui va nous permettre
18:43de...
18:43Ça va forcer les Européens
18:44à réagir.
18:45Oui,
18:45oui,
18:46regardez,
18:47même si,
18:47bon,
18:48peut-être ce n'est pas
18:48tout à fait ce qu'il faudrait faire
18:49mais quand même,
18:50je veux dire que
18:51les actions de Trump
18:52ne sont pas sans conséquences.
18:54Vous voyez,
18:54là il y a des fonds scandinaves,
18:56notamment danois
18:57et suédois
18:59qui ont vendu
19:01leur bon
19:02du trésor américain.
19:04C'est-à-dire que
19:04la dette américaine
19:05qui quand même
19:06a été achetée aussi
19:07par les Européens,
19:08bon,
19:08évidemment on ne va pas
19:09aller là-dedans
19:10mais quand même
19:11c'est bien d'avoir fait ça
19:12parce que finalement
19:12Trump quand même
19:13il a subi
19:14une rebuffade,
19:15une rebuffade,
19:16c'est-à-dire qu'il n'aura pas
19:17son titre de propriété
19:18sur le Groenland,
19:19il ne fera pas
19:20son opération militaire,
19:21enfin tout ça
19:21était tellement aberrant
19:23que certainement
19:24les sondages,
19:24la population
19:25mais aussi
19:25les militaires américains...
19:26Mais est-ce que sa stratégie
19:27depuis le départ
19:27n'était peut-être pas
19:28de demander des choses
19:29impossibles
19:30pour finalement
19:30une fois qu'il aura
19:31des intérêts économiques
19:32qui pourront s'implanter là-bas
19:33et dire bon bah...
19:34C'est possible,
19:34c'est possible
19:35parce qu'on voit avec Trump
19:36si vous voulez
19:36c'est que sa stratégie
19:37de négociation
19:38c'est d'abord
19:39de commencer par vous foutre
19:40un grand coup de poing
19:41dans la figure
19:42comme ça vous êtes...
19:43On l'a vu sur les tarifs,
19:44c'était pareil.
19:45Voilà.
19:45Or là il a reculé
19:47sur les tarifs par exemple.
19:48Sur les tarifs,
19:48à partir du 1er février
19:49les tarifs douaniers.
19:50Voilà, il a reculé
19:51pour le moment
19:52mais je pense qu'on est
19:53très conscients de ça
19:53qu'il est versatile.
19:57Certains disent
19:57qu'il a un plan etc
19:58mais on ne voit pas
19:59très bien quel est son plan
20:00parce qu'en Iran
20:02bon il a quand même
20:02dit aux gens
20:03l'aide arrive etc
20:04il ne s'est rien passé.
20:05Au Venezuela
20:06il enlève Maduro
20:07mais il laisse le régime
20:08et des tas de figures
20:10odieuses du régime
20:10qui sont d'ailleurs
20:11dans l'acte d'accusation
20:12des Etats-Unis
20:13et qui restent
20:14dans toute impunité.
20:16Donc voilà
20:17petit à petit
20:18l'image de Trump
20:19quand même
20:19elle se fissure
20:20vous voyez son discours
20:22affreux
20:23ce type-là
20:23à quoi il a
20:24100 mots de vocabulaire
20:25répète toujours la même chose
20:26il n'y a aucune cohérence
20:27dans ce qu'il dit
20:28non c'est vraiment
20:30c'est consterné.
20:31En roche-là
20:31il a fait naître
20:31une nouvelle géographie
20:33occidentale
20:34ce n'est pas l'Europe
20:35des 27 classiques
20:36qui est la meilleure
20:37pour répondre
20:37c'est une Europe
20:39où il y a
20:40le Canada
20:41le Royaume-Uni
20:43la France
20:44et l'Allemagne
20:44et là c'est vrai
20:45qu'il y a une nouvelle géographie
20:46qui se dessine
20:47d'une coalition
20:48de certains volontaires
20:50résistants à Trump
20:51et ça je trouve intéressant
20:52comme évolution
20:53on le voit dans le safe
20:55cet organisme
20:57qui a été créé
20:58pour qu'on ait de l'armement
21:00et qu'il y ait une Europe
21:01de la défense
21:02et ce n'est pas seulement
21:03l'Europe
21:03parce que le Canada
21:04y est
21:05je pense qu'il y a
21:06d'autres pays
21:07qui sont intéressés
21:08donc oui
21:09Michael Darman
21:10un mot
21:10je voudrais qu'on revienne
21:11simplement sur les réponses
21:13possibles face à la Russie
21:14et pour aider l'Ukraine
21:15il y a eu aujourd'hui
21:15l'interception d'un pétrolier russe
21:17par la marine française
21:19en mer Méditerranée
21:20il y en a déjà eu des dizaines
21:21qui ont été arrêtées
21:22de la même manière
21:23est-ce que ça c'est une manière
21:23justement de contribuer
21:25à une rivalité directe
21:27de scénographier
21:29l'activité
21:29de volontarisme
21:30français
21:31commenté immédiatement
21:33par le président de la République
21:34pour dire
21:35voilà
21:35nous sommes déterminés
21:36à faire respecter
21:36le droit international
21:37et avoir une sorte
21:38je dirais
21:40d'acquis
21:41dans ce magma
21:44depuis quelques jours
21:45moi ce qui me frappe aussi
21:45c'est qu'il y a eu
21:47un immense
21:48hold up
21:49américain
21:51en particulier
21:51en tout cas
21:52entre autres
21:53sur ce forum économique
21:55de Davos
21:55on n'entend pas un mot
21:58en ce qui concerne
21:58vraiment
21:59l'objectif
22:00premier
22:00de cette réunion
22:02voilà
22:02en général
22:04il y a toujours
22:04une sorte d'événement
22:05lié à la gouvernance
22:06économique mondiale
22:07dans la philosophie
22:09politique
22:10avec des centaines
22:10de rendez-vous
22:11sur l'intelligence artificielle
22:12sur d'autres thèmes
22:13avec des innovations
22:14avec des nouvelles
22:16tendances
22:17qui émergent
22:17
22:18c'est devenu
22:19plutôt la foire politique
22:20et ou géopolitique
22:22parce que normalement
22:23les présidents américains
22:24ne s'y invitent pas
22:25Barack Obama
22:25par exemple
22:26n'est jamais venu
22:26apparemment
22:27les nouveaux dirigeants
22:28de Davos
22:29permettent
22:30une place
22:34et permettent
22:34de sortir
22:35la présence américaine
22:36mais ce qui est frappant
22:38c'est à quel point
22:38ce lieu
22:39est devenu
22:40vraiment
22:40depuis
22:41en quelques jours
22:42est devenu
22:43la foire d'Antoine
22:45entre les européens
22:46entre les deux présidents
22:48français américains
22:48le président américain
22:50évidemment lui-même
22:50et
22:51avec des avancées
22:53supposées
22:54liées
22:55à la guerre
22:56en Ukraine
22:56une précision
22:57sur le pétrolier
22:57ça faisait trois semaines
22:58qu'on l'avait à l'œil
22:59et pile poil
23:00évidemment
23:01on l'a raisonné
23:02quand Zelensky a parlé
23:03c'était très bien fait
23:04en termes de communication
23:04pour donner un coup de main
23:06à Zelensky
23:06je voudrais qu'on dise un mot
23:07de ce conseil de la paix
23:08Donald Trump
23:09vous le savez
23:09qui veut mettre fin
23:10à la guerre en Ukraine
23:10on l'a dit
23:11stopper aussi le conflit
23:12au Proche-Orient
23:13le président américain
23:13a signé ce matin
23:14à Davos
23:15en Suisse
23:15la charte fondatrice
23:16de ce conseil de paix
23:17destiné à régler
23:18les conflits internationaux
23:20en présence d'une vingtaine
23:21de dirigeants
23:22de pays
23:22ayant accepté
23:23de rallier
23:24cette instance
23:25placée uniquement
23:26sur son contrôle
23:27on le rappelle
23:27un milliard de dollars
23:29pour obtenir
23:29un siège permanent
23:31Marie-Jégaud
23:31quel crédit faut-il donner
23:32à cette initiative
23:33c'est vraiment tellement
23:36oui avec ce détail odieux
23:38des un milliard de dollars
23:39pour avoir un siège permanent
23:41oui non
23:44et puis à Gaza
23:45on voit bien
23:46que rien ne
23:47alors je sais pas
23:48ils ont annoncé
23:48que le point de passage
23:49de Rafa
23:50où l'aide humanitaire
23:51va ouvrir
23:53la semaine prochaine
23:53mais tout ça
23:55est très filandreux
23:56donc je pense que
23:57Trump s'il veut
23:58lui c'est les lauriers
23:59de la gloire
23:59pareil pour l'Ukraine
24:01la paix en Ukraine
24:02enfin quand il dit
24:02qu'il a fait huit paix
24:04voilà c'est tellement
24:05il a mis fin à huit guerres
24:06oui c'est odieux
24:08je pense qu'il y a
24:08peut-être une sorte
24:09de mauvais goût
24:10non mais franchement
24:11vous avez vu
24:11ça illustre je trouve
24:12un contrario
24:14malheureusement
24:15l'inefficacité de l'ONU
24:17et c'est là
24:18où on a
24:18on le sait depuis longtemps
24:19que les Nations Unies
24:20ne fonctionnent plus
24:21le Conseil de sécurité
24:21ne fonctionne pas
24:22qu'est-ce qu'il fait
24:23il monte une instance
24:24qui n'a ni queue ni tête
24:26où il y a finalement
24:26en disant
24:27ce sera encore dit
24:28aujourd'hui
24:28avec les Nations Unies
24:29quand même
24:29c'est 193 pays l'ONU
24:31là on a une vingtaine de pays
24:32quand on voit
24:33les membres qui sont là
24:34c'est moitié des dictateurs
24:36la moitié des anciens
24:37des murs soviétiques
24:38etc
24:38ça ne rime à rien
24:40à inviter
24:40ça ne rime
24:41exactement à rien
24:42mais ça montre
24:43en revanche
24:43à quel point
24:44il serait temps
24:44d'avoir un endroit
24:46où pouvoir discuter
24:47et là finalement
24:48ça se passe à Davos
24:49peut-être parce qu'à l'ONU
24:50ça ne se passe pas
24:50vous voyez à quel point
24:51ça fait des années
24:52on voit que ça ne se passe plus
24:53le multilatéralisme
24:54qui a été né
24:55notamment après la guerre
24:57il faut s'y faire
24:59c'est quasiment fini
25:00l'OMC ça n'existe plus
25:01l'ONU ça n'existe plus
25:02les grands empires
25:03n'en veulent plus
25:04alors quand ni Poutine
25:06ni le chinois
25:06ni l'américain
25:07ne joue le jeu
25:08il n'y a plus rien
25:09et donc ce conseil de la paix
25:12qui est une farce
25:12dont à mon avis
25:13on n'en parlera plus
25:13dans très longtemps
25:14assez vite
25:16franchement c'est une bande
25:18de dictateurs
25:19milliardaires
25:20mafieux
25:20comme photo
25:22qu'il aime
25:22se faire entourer
25:24de ces gens là
25:24c'est vraiment
25:25c'est une insulte
25:27aux démocraties
25:28et heureusement
25:29en Europe
25:30on n'a trouvé que deux pays
25:31pour vouloir adhérer
25:32ça c'est un bon signe aussi
25:34dont l'Hongrie
25:35l'Hongrie
25:36voilà
25:36c'est que l'Europe
25:38justement reste fragmentée
25:39de plus en plus
25:39oui mais là ça c'est du bon
25:41par rapport à cette fois
25:42ce qui me frappe c'est au fond
25:42le fait qu'on soit
25:43même dans l'observation
25:45et le commentaire
25:46et la chronique
25:47de cette nouvelle instance
25:48on est partagé
25:49on ne sait pas
25:50si ça va durer longtemps
25:51ou si c'est au contraire
25:52la marque
25:53de cette nouvelle gouvernance
25:55du chaos
25:55qui est installée
25:57par Trump
25:57qui effectivement
26:00est totalement en dehors
26:02et totalement en contradiction
26:03avec tout ce qui a créé
26:05les relations internationales
26:06mais qui aujourd'hui
26:07est totalement mise à mal
26:08parce qu'il y a effectivement
26:09comme le disait Eric Scholl
26:10il y a la mise en lumière
26:13de la faiblesse
26:14des instances habituelles
26:15donc on ne sait pas encore
26:16je pense
26:17à quel point c'est ou éphémère
26:18ou c'est efficatif
26:20d'une gouvernance
26:22qui annonce
26:24des temps très difficiles
26:25ça peut être le départ
26:25justement d'un changement
26:26à nouveau
26:27on parlait tout à l'heure
26:27des blocs
26:28oui absolument
26:28ça peut être un changement
26:29d'époque
26:30peut-être que Trump
26:30n'est pas une parenthèse
26:32mais que voilà
26:32tout ça va durer
26:33en effet
26:34mais je pense que là
26:36c'est très positif
26:37pour l'Europe
26:37parce que vous voyez
26:38on apparaît comme nettement
26:39comme un espace
26:40de paix et de sécurité
26:42avec d'autres
26:42une autre vision
26:44on est pris
26:45entre les deux prédateurs
26:46
26:46Trump et Poutine
26:49et quand même
26:50la Chine aussi
26:50un prédateur économique
26:52donc c'est bien
26:54on a du pain sur la planche
26:55mais peut-être que finalement
26:56quelque chose va en sortir
26:57est-ce que vous diriez
26:58ce soir
26:58ce sera peut-être
26:59le mot de la fin
26:59de cette première partie
27:00que les Etats-Unis
27:01et Donald Trump
27:02sont toujours
27:03des alliés
27:04des Européens
27:04oui je pense que
27:06il ne faut pas non plus
27:08faire tanguer la barque
27:09et décider que
27:10mais c'est bien
27:11parce que ça nous
27:11ça nous impose
27:13une réflexion
27:13sur en effet
27:14notre trop grande
27:16complaisance
27:17et sur notre
27:18vassalisation
27:19parfois lorsqu'il s'agit
27:20des armements
27:21par exemple
27:22énormément de pays
27:23qui ont acheté
27:23les F-35
27:24etc
27:24ça nous oblige
27:26à nous poser des questions
27:28et à nous remettre
27:28en question
27:29ces positifs
27:30et on le rappelle
27:31ce soir
27:31ce Conseil européen
27:33extraordinaire
27:34à Bruxelles
27:35les 27 réunis
27:37face aux crises mondiales
27:38face au récent
27:39discours aussi
27:40de Donald Trump
27:41et sa volonté
27:41notamment de s'emparer
27:42du Groenland
27:44merci Marie Gégaud
27:45d'être venue ce soir
27:46dans les informés
27:47journalistes internationales
27:48au monde je le rappelle
27:49et anciennes correspondantes
27:50en Russie
27:51vous restez bien
27:51avec nous la suite
27:52désinformer la seconde partie
27:54dans un instant
27:55sur France Info
27:55il est 20h32
27:56une deuxième enquête
28:04a été ouverte
28:05après le décès
28:05le mois dernier
28:06d'un nouveau nourrisson
28:07ça s'est passé à Angers
28:08il avait consommé
28:09lui aussi
28:10du lait guigose
28:10appartenant
28:11à des lots rappelés
28:13en raison d'une contamination
28:14à la toxine céréulite
28:15cette enquête
28:16s'ajoute donc
28:16à celle ouverte
28:17à Bordeaux
28:18un peu plus tôt
28:19après la mort
28:20d'un premier bébé
28:21qui avait ingéré
28:22lui aussi
28:22un lait infantile
28:24produit par Nestlé
28:25attention
28:26avis de tempête
28:27sur la Bretagne
28:28les côtes d'Armor
28:29rejoignent le Finistère
28:30le Morbihan
28:30et l'île Évilaine
28:31en vigilance orange
28:32crue
28:32alors que de fortes pluies
28:33et des risques
28:34de submersion
28:35sont attendus
28:36demain dans toute la Bretagne
28:38à l'occasion
28:38de l'arrivée
28:39d'une dépression
28:40nommée Ingrid
28:41l'incendiaire
28:43de la cathédrale
28:44de Nantes
28:44a lui été condamné
28:45à 30 ans
28:46de réclusion criminelle
28:47par la cour d'assises
28:48de Vendée
28:49pour l'assassinat
28:50du père Olivier Mer
28:51en août 2021
28:53l'assassin
28:54est donc
28:54un ressortissant rwandais
28:56âgé de 45 ans
28:57la cour d'assises
28:58n'a pas retenu
28:59l'altération
28:59de son discernement
29:00au moment des faits
29:01évoqués
29:02par une psychiatre
29:03lors de l'audience
29:04et puis après
29:05un entretien
29:06au forum économique
29:07de Davos
29:07en Suisse
29:08un entretien
29:08avec Vladimir
29:09avec Donald Trump
29:11Volodymyr Zelensky
29:12affirme lui
29:13être parvenu
29:13à un accord
29:14avec le président américain
29:16sur les garanties
29:16de sécurité
29:17mais il assure aussi
29:18que le sort
29:19des territoires
29:20de l'est
29:20de l'Ukraine
29:21n'est pas encore
29:22résolu
29:22il évoque par ailleurs
29:24des discussions
29:24trilatérales à venir
29:25en Ukraine
29:26Russie
29:27Etats-Unis
29:27cette semaine
29:28elles auront lieu
29:29aux Émirats Arabes Unis
29:31on peut parler
29:32d'une loi
29:32des séries
29:33en Espagne
29:33où après deux accidents
29:34ferroviaires meurtriers
29:35ces derniers jours
29:36un train de banlieue
29:37a percuté
29:38ce jeudi
29:39une grue
29:39près de Cartagène
29:40dans le sud-est du pays
29:42faisant plusieurs blessés légers
29:44en Andalousie
29:44deux nouveaux corps
29:45sans doute
29:46les deux derniers
29:47ont été retrouvés
29:48ce jeudi
29:48dans l'un des deux trains
29:50impliqués dans la collision
29:51de dimanche soir
29:52portant le bilan
29:53de cette catastrophe
29:54à 45 morts
29:55au total
29:55et puis c'est plutôt
29:56de bonne augure
29:57à un peu plus de deux semaines
29:58maintenant
29:59de l'ouverture
29:59des Jeux Olympiques d'hiver
30:00de Milan-Cortina
30:02et bien les biathlètes français
30:03brillent à Novémesto
30:04en République tchèque
30:06avec la victoire
30:06ce soir
30:07d'Éric Perrault
30:08sur l'individuel
30:08court devant
30:09un autre tricolore
30:11Emilien Jacquelin
30:12enfin faut-il y voir
30:14un effet Trump
30:15en tout cas
30:15le nombre de voyages
30:16organisés aux Etats-Unis
30:17depuis la France
30:18a fortement baissé
30:19l'an dernier
30:20entre le 1er novembre 2024
30:22et le 31 octobre 2025
30:24les tours opérateurs tricolores
30:25ont ainsi enregistré
30:26une baisse
30:27de près de 15%
30:28des voyages organisés
30:29leur syndicat
30:31le CETO
30:31met aussi en avant
30:32l'inflation
30:33aux Etats-Unis
30:34pour expliquer cette baisse
30:35France Info
30:3820h
30:3921h
30:40France Info
30:41les informer
30:42avec ce soir
30:45Sylvie-Pierre Brossolette
30:46éditorialiste
30:47pour Le Point
30:48Eric Scholl
30:48directeur de la rédaction
30:50de l'Express
30:51et Mickaël Darmon
30:51éditorialiste politique
30:52pour Public Sénat
30:53et I24 News
30:55ambiance électrique
30:56ce jeudi
30:57à l'Assemblée nationale
30:58le ton est monté
31:00le mot est faible
31:00autour de la résolution
31:02appelant à inscrire
31:03les frères musulmans
31:04sur la liste européenne
31:05des organisations terroristes
31:06résolution
31:06qui a été adoptée
31:08présentée dans le cadre
31:09de ce que l'on appelle
31:10la niche parlementaire
31:11celle du groupe LR
31:13les républicains
31:13une journée
31:14lors de laquelle
31:14les LR ont la main
31:16sur les textes proposés
31:17dans l'hémicycle
31:17la France Insoumise
31:18s'est opposée au texte
31:19colère du député
31:21du rassemblement national
31:22Laurent Jacobelli
31:23les frères musulmans
31:25veulent lapider les homosexuels
31:28et bien si vous voulez
31:29lapider les homosexuels
31:30votez les filles
31:31les frères musulmans
31:33veulent faire des femmes
31:34des fantômes
31:35et les servantes des hommes
31:37si vous voulez aussi
31:39invisibiliser les femmes
31:40votez les filles
31:42vous êtes mesdames et messieurs
31:44les suppos
31:45de tout ce qui se fait de pire
31:47en termes d'islamisme
31:49en termes de radicalité
31:50en termes de parti de l'étranger
31:52nous résisterons
31:54car nous aimons la république
31:55nous aimons les français
31:57et nous aimons la France
31:58Laurent Jacobelli
32:00du rassemblement national
32:01et réponse du député insoumis
32:03Pierre-Yves Cadalen
32:04Je suis profondément choqué
32:06étant moi-même député
32:08étant homosexuel
32:10je ne peux un seul instant tolérer
32:12que vous insinuiez
32:14que mon engagement
32:15ait à l'encontre
32:17de l'égalité humaine
32:19et vise à conduire
32:20auprès des personnes
32:21qui partagent
32:22mon orientation sexuelle
32:24à la violence
32:25honte à vous
32:26excusez-vous
32:27Voilà des échanges violents
32:29qui ont failli se transformer
32:30en affrontements physiques
32:31Sébastien Chenu du RN
32:32accusant le député LFI
32:34Antoine Léaumant
32:35d'être venu le menacer
32:37Sylvie-Pierre Brossolette
32:38qu'est-ce que cela dit
32:38ces échanges
32:39de l'ambiance
32:40qui règne dans l'hémicycle
32:41alors ce n'est pas nouveau
32:42mais on a peut-être
32:42encore franchi un cap
32:43Non mais on sait
32:44que les extrêmes
32:45sont assez radicalisés
32:46et qu'ils ont en plus
32:48été assez frustrés
32:49par les derniers jours
32:51où ils étaient hors jeu
32:52finalement
32:53parce que tout se passait
32:54entre le gouvernement
32:56et le parti socialiste
32:57avec d'ailleurs
32:58le soi-disant
32:59un socle commun
33:00qui regardait passer
33:01les trains
33:01et ils sont un peu
33:02amers aussi
33:03mais enfin
33:03ils se sont condamnés
33:04un peu au silence
33:05ces 49-3
33:06qui vont démarrer
33:07qui vont encore
33:08occuper le terrain
33:09pendant 15 jours
33:10vont laisser
33:10sur le bord de la route
33:11LFI
33:12et le RN
33:13alors là
33:13il y a comme eu
33:14une espèce de jet de vapeur
33:15de part et d'autre
33:16où ils se sont mis
33:17à s'insulter
33:17c'est jamais bien
33:19pour le spectacle
33:20quels que soient
33:21les arguments de fond
33:22qui peuvent être
33:22éventuellement recevables
33:24dit autrement
33:24mais dit comme ça
33:26c'est insupportable
33:28et ça ne donne pas
33:29une très belle image
33:30du Parlement
33:31ni des partis
33:32qui tiennent
33:32ce type de propos
33:33C'est ce que j'allais
33:34vous demander
33:34Eric Scholl
33:35qu'est-ce que cela montre
33:36de notre représentation nationale
33:37ce spectacle à l'Assemblée ?
33:39C'est d'autant plus ridicule
33:40que c'est un sujet de fond
33:41et c'est un sujet majeur
33:42la mouvance des femmes musulmans
33:45ça se regarde
33:45ça s'observe
33:46ça se dissèque
33:47et on voit d'ailleurs
33:49à quel point
33:49ça divise
33:50au-delà des extrêmes
33:52même au sein
33:52vous prenez par exemple
33:53les partis renaissances
33:54on sent qu'ils sont
33:56complètement divisés
33:56sur le sujet
33:57Même le gouvernement
33:57s'est prononcé
33:58ni pour ni pour
33:59Il faut quand même regarder
33:59le danger que représente
34:00cette mouvance
34:02et donc il y a un sujet
34:03de fond à aborder
34:04et en fait
34:04on l'a abordé
34:05par la violence verbale
34:06et c'est pas le rôle
34:09en fait de l'Assemblée
34:10Michael Darman
34:10D'abord l'hémicycle
34:12de l'Assemblée Nationale
34:13française
34:13dans son histoire
34:14on a vu d'autres
34:15c'est un lieu
34:16c'est un chaudron
34:17qui laisse généralement
34:19régulièrement
34:20la place
34:20à des affrontements
34:21il y a des joutes
34:23et des grandes envolées
34:25donc on a périodiquement
34:26des moments
34:27comme cela
34:27sur des sujets
34:29C'est vrai d'abord
34:30que c'est
34:31le résultat quand même
34:32d'un travail gouvernemental
34:35qui a été fait
34:35pour
34:36donc mettre au jour
34:38les agissements
34:39des frères musulmans
34:40il y a eu un rapport
34:41qui a été fait
34:42qui est longtemps resté
34:43partiellement
34:44et qui n'est pas d'ailleurs
34:44partiellement encore classifié
34:45mais qui a mis au jour
34:48quand même
34:48beaucoup de comportements
34:51en particulier
34:51avec cette identification
34:54d'une forme
34:54d'infiltration
34:55entre guillemets
34:56de la démocratie française
34:58donc c'est parti quand même
34:58d'un constat
35:00et d'un travail
35:00très lourd
35:01sur le plan gouvernemental
35:02moi ce qui me frappe
35:04c'est que
35:04c'est une
35:05si vous l'avez dit
35:07c'est dans le cadre
35:08de la niche parlementaire
35:09des LR
35:10et c'est le RN
35:11qui se tape
35:12la part du lion
35:12on oublie les républicains
35:15du coup
35:15je pense que normalement
35:17la défense ardente
35:19de ce texte
35:20est peut-être
35:20de contrer
35:21la France insoumise
35:22qui certes
35:23effectivement
35:23on laisse
35:23au député RN
35:26le choix de ses formules
35:28très acérées
35:28mais il pointe
35:29effectivement
35:30des ambiguïtés
35:30qui ne sont pas fausses
35:32mais ce qui m'a surtout frappé
35:34c'est pourquoi
35:34ce n'est pas
35:35au fond
35:35je dirais
35:37le moment
35:38et le moment d'éloquence
35:39d'un député RN
35:40c'est peut-être justement
35:41pour ça
35:42laissez-moi poser la question
35:43parce que cela illustre
35:44justement
35:45parce qu'il y a d'autres sujets
35:46qui sont évoqués
35:47au sein de cette niche parlementaire
35:48les débats sont censés durer
35:49jusqu'à minuit ce soir
35:51il y a notamment ce texte
35:52devant reconnaître
35:53une présomption
35:54de légitime défense
35:55pour les forces de l'ordre
35:56qui font usage
35:56de leur arme à feu
35:57il y a ce texte
35:58sur l'interdiction
35:59du port du voile islamique
36:01par des mineurs
36:01dans l'espace public
36:03tout cela
36:03ce sont des textes
36:04que le rassemblement national
36:05l'extrême droite
36:06dit qu'il allait défendre
36:08aussi de son côté
36:09est-ce que cela répond
36:10en partie à la question
36:11de Mickaël Darmon ?
36:11Oui mais c'est parce qu'il y a
36:12en fait une concurrence
36:13pour un certain électorat
36:15entre le rassemblement national
36:16et LR
36:17Le match est perdu ce soir
36:18par l'invite
36:18et effectivement
36:19le match par l'excès
36:21a été gagné
36:22par le RN
36:23qui a complètement
36:23effectivement
36:24rendu aveugle
36:26toute volonté
36:27de se placer
36:28sur ce dossier là
36:29de la part
36:30des républicains
36:31c'est vrai que normalement
36:32Laurent Wauquiez
36:32aurait dû monter au créneau
36:33c'est son truc
36:34Laurent Wauquiez
36:35le chef de file
36:38des députés LR
36:39il a dénoncé
36:40après justement
36:41ces joutes verbales
36:42ces violentes
36:42il a dit
36:43la France Insoumise
36:45confisquait le débat
36:46ils se sont mis
36:47un petit peu
36:48ils se sont mis
36:50vraiment intellectuellement
36:53et politiquement
36:53dans la roue
36:54du RN
36:55sur ces sujets là
36:56et qui
36:57est pris
36:58qu'il croyait prendre
36:59c'est un peu
37:00malheureusement
37:01la leçon de choses
37:02pour LR
37:03c'est un jeu
37:04un peu dangereux
37:05d'aller prendre
37:05les thèmes
37:06du RN
37:07et de vouloir
37:07se les réapproprier
37:09effectivement
37:09les autres
37:10se laissent pas faire
37:10mais ça n'intervient pas
37:13non plus
37:13à n'importe quel moment
37:14c'est au moment du budget
37:15alors que LR
37:16est allé finalement
37:17donner ses voix
37:18ou plutôt
37:18n'a pas voté
37:19la motion de censure
37:20à un moment
37:21ils essayent
37:21de donner un geste
37:22c'est en la votée
37:24en tous les cas
37:24mais c'est ce qu'ils ont
37:25annoncé
37:26c'est qu'à priori
37:27ils seraient plutôt
37:28du côté du bloc central
37:30et donc à un moment
37:31ils essayent
37:31de leur donner des gages
37:32sur un électorat
37:33beaucoup plus à droite
37:34à un moment aussi
37:34Eric Scholl
37:35on parle très régulièrement
37:36de cette fameuse
37:37union des droites
37:38entre une droite
37:38la plus républicaine
37:39et l'extrême droite
37:40oui on va en parler
37:41de plus en plus
37:41à la fois sur les municipales
37:42et évidemment
37:43pour la présidentielle
37:44et l'envoqué
37:45c'est tout ça
37:45il y a un problème
37:49de fond
37:49qu'il faut quand même
37:50régler
37:51cette affaire
37:52d'influence
37:52effectivement
37:53des frères musulmans
37:54et de toutes ces mouvances
37:55qui grignotent
37:56peu à peu
37:57et qui nourrissent
37:58le vote
37:59rassemblement national
38:00donc je comprends
38:02que les partis
38:03dits de l'arc républicain
38:05veuillent s'emparer
38:06de ces sujets
38:06pour les traiter
38:07de même que la gauche
38:09a eu tort
38:09de toujours être
38:10si frileuse
38:12sur les sujets
38:12d'immigration
38:13de sécurité
38:14de problèmes
38:15de l'islamisme
38:16ils ont toujours peur
38:17de se faire traiter
38:18de racistes
38:19ou de fachos
38:20mais la droite
38:22elle-même
38:22avait presque déserté
38:23ces sujets
38:23ou était maladroite
38:25pour les traiter
38:25alors ils veulent revenir
38:26dans ce champ-là
38:27mais c'est vrai
38:28que le RN
38:29a une longueur d'avance
38:30et puis il sera toujours
38:31l'original
38:33par rapport à la copie
38:34sera toujours
38:35plus parlante
38:35il est vrai que
38:38Pierre Bonson
38:39a totalement raison
38:40mais médiatiquement
38:42ce soir
38:43on a
38:44enfin aujourd'hui
38:45on a assisté
38:46à une forme
38:46je dirais
38:47de grand remplacement
38:48médiatique
38:48c'est-à-dire que
38:50le RN
38:50a pris la place
38:51de LR
38:51alors que c'est sa niche
38:53que c'est son texte
38:54c'est son travail
38:54c'est le travail
38:55de Bruno Retailleau
38:56qui avait été
38:57qui poursuivait
38:59celui initié
39:00par Gérald Darmanin
39:00parce que
39:01toute cette enquête
39:01c'est Gérald Darmanin
39:02quand il a été
39:02ministre
39:03à l'intérieur
39:03qui l'a initié
39:04donc il y a quand même
39:05un travail
39:05qui émane
39:06d'un parti
39:07de responsables
39:09venant d'une famille
39:11républicaine
39:11de la droite républicaine
39:13et qui au fond
39:14à la fin
39:14et bien
39:15je dirais une fois
39:16une fois de plus
39:16médiatiquement
39:17mais c'est ce que
39:18l'on retient ce soir
39:19se font piquer
39:21le mystique gris
39:22par le RN
39:22on l'a dit
39:23et c'est vraiment dommage
39:23parce que sur le fond
39:25il faut aller voir
39:25ce rapport
39:26du ministère de l'intérieur
39:27il montre
39:28vraiment
39:29en France
39:30et ailleurs
39:30et en France
39:31ça se fait
39:31à tous les niveaux
39:33cette infiltration
39:34elle se fait
39:34au niveau des municipalités
39:35des associations
39:36il y a eu un énorme travail
39:37qui a été fait
39:38et ça on l'a oublié
39:39pour faire du débat
39:40et de l'instrumentalisation politique
39:42c'est vraiment
39:42avec cela dit
39:43de vraies oppositions
39:44sur ce texte
39:44qui existe
39:45comme Sylvie-Pierre Bonsoy
39:46je te disais tout à l'heure
39:47il y a les mots
39:47on voit même
39:48au sein de la Renaissance
39:49prenez un Gabriel Attal
39:51on voit bien
39:52que ce sujet divise
39:53parce qu'il y en a
39:55qui ont un peu
39:56de lucidité
39:57pour dessiner
39:58et pour regarder
39:59effectivement ces sujets
40:00qui sont des sujets
40:01graves
40:02dangereux
40:02qui mettent en cause
40:03aussi la sécurité
40:04du pays
40:05et puis on reste
40:06la gauche là-dessus
40:08on les a pas vus
40:09c'est un moment raté
40:10pour LR quand même
40:11je trouve vraiment
40:11c'est dommage
40:13parce que
40:14c'est effectivement
40:15un sujet très lourd
40:17très structurant
40:18et qui n'est pas
40:19aujourd'hui
40:20piloté médiatiquement
40:21par LR
40:22ils sont vraiment
40:22pas à la fête LR
40:23ils sont obligés
40:24de donner leur aval
40:26à un budget
40:26qui augmente les impôts
40:28et augmente les dépenses
40:28qui étaient leurs deux
40:29grandes lignes rouges
40:30c'est vraiment
40:30ils sont obligés
40:31d'avaler un énorme boa
40:33après avoir déjà avalé
40:34la réforme
40:35la suspension
40:36de la réforme des retraites
40:37et puis là
40:37ils se font piquer
40:38leur journée
40:39effectivement
40:40où ils devaient
40:40s'affirmer
40:41idéologiquement
40:42comme étant le parti
40:44de droite
40:44malgré ce qu'ils viennent
40:46d'accepter
40:47comme budget
40:48entre guillemets
40:48des photos
40:49très réalistes
40:50et très cruelles
40:50de la situation
40:51des LR
40:52aujourd'hui
40:52les LR
40:53qui sont appelés
40:53on le disait
40:54à ne pas censurer
40:55le gouvernement
40:57demain
40:57à ne pas voter
40:58ces fameuses motions
40:59de censure
40:59le premier ministre
41:00Sébastien Lecornu
41:01qui a choisi
41:01en début de semaine
41:02d'en passer par
41:03le 49 roi
41:04pour faire passer
41:05le budget
41:05Sylvie
41:06ces motions déposées
41:07par LFI
41:07et RN
41:08quelles chances
41:08elles ont d'être adoptées
41:09je crois
41:10très peu
41:11il peut y avoir
41:12toujours un accident
41:13parce qu'il y a
41:13quelques LR
41:14parce qu'il y a des consignes
41:15il peut y avoir
41:17quelques petits
41:19dérapages
41:19dans les groupes
41:20mais je ne crois pas
41:21qu'ils vont prendre
41:22quand même
41:22le risque
41:22de faire tomber
41:24le gouvernement
41:24de tout faire
41:24redéraper
41:25avant les municipales
41:26mais il y a
41:27une grande
41:27grande amertume
41:28à l'intérieur
41:29du socle commun
41:32beaucoup à utiliser
41:33d'ailleurs
41:34Sébastien Lecornu
41:34regret et amertume
41:35oui oui
41:36parce qu'ils sont
41:37obligés quand même
41:38d'accepter un texte
41:40où il y a eu
41:41beaucoup beaucoup
41:41de concessions
41:42faites aux socialistes
41:43qui sont tous
41:44sourires d'ailleurs
41:45ils essayent
41:46de cacher
41:46leur joie
41:47mais ils ont
41:48presque un peu
41:48de mal
41:49et effectivement
41:50gros gens
41:50comme devant
41:51les partis
41:52du socle commun
41:53la remballe
41:55et le macronisme
41:56la politique
41:57de l'offre
41:57les efforts
41:58de coupe
41:59dans les dépenses
41:59c'est honnêtement
42:00pas un budget
42:01très responsable
42:02très raisonnable
42:03par rapport
42:04à Bruxelles
42:05par rapport
42:05au futur
42:06trajectoire budgétaire
42:08qu'il faudra dessiner
42:08après la présidentielle
42:09on prend du retard
42:10on fait que reculer
42:12pour mieux sauter
42:12et ils le savent
42:13tous très bien
42:14et ils ont dû
42:14ravaler leurs arguments
42:16rationnels
42:17et se ranger
42:18derrière
42:19le 49-3
42:21qu'ils avaient tous
42:21voulu mettre
42:23à la poubelle
42:23donc c'est vrai
42:24que c'est difficile
42:25à vivre
42:25comme moment
42:26mais même
42:27effectivement
42:28pour Sébastien Lecornu
42:29qui peut se féliciter
42:30au moins d'avoir donné
42:31un budget
42:31à la France
42:32et de rester en poste
42:34mais enfin
42:34c'est une maigre
42:35consolation
42:35vu le prix
42:37qu'il y a eu à payer
42:38je retiens
42:38je retiens les mots
42:39très durs
42:39de Gabriel Attal
42:40qui a déclaré
42:41on les a lu
42:42dans la presse
42:44que ce 49-3
42:45signait
42:47la fin du quinquennat
42:48que c'était
42:49au fond
42:50la mise
42:51au rebut
42:52de tout ce qui avait fait
42:53l'offre politique
42:55du macronisme
42:56depuis
42:572017
42:58et qu'en particulier
42:59l'abandon
43:00parce que
43:00personne
43:01ne peut imaginer
43:02que cette réforme
43:03des retraites
43:03est simplement
43:04suspendue
43:04elle est totalement
43:05abandonnée
43:06et bien cette abandon
43:07c'est vraiment
43:08au fond
43:09la fin du macronisme
43:11auquel on assiste
43:12Gabriel Attal
43:12qui était l'invité
43:13de France Info
43:14ce matin
43:14les motions de censure
43:15qui seront votées
43:16demain à l'Assemblée
43:18réponse
43:19donc demain
43:19vendredi
43:21notre dernier thème
43:21ce soir
43:22dans les informés
43:22il concerne
43:23la santé des enfants
43:24d'après santé publique
43:25France
43:26plus de 16%
43:27des enfants
43:28de 6 à 11 ans
43:29sont probablement
43:30victimes de harcèlement scolaire
43:31et plus susceptibles
43:32de présenter
43:33un trouble de santé mentale
43:34en moyenne
43:35cela fait 5 enfants
43:36concernés
43:36dans une classe
43:37de 30 élèves
43:38des élèves du CP
43:39au CM2
43:40parfois aussi
43:40plus agressifs
43:41cette enquête
43:42elle permet aussi
43:43de mieux comprendre
43:44le profil psychologique
43:45des élèves
43:46concernés
43:47explications
43:47avec Anne Le Gall
43:48spécialiste santé
43:49de France Info
43:50oui cette étude
43:51pointe des vulnérabilités
43:53personnelles
43:53chez les enfants
43:54concernés par ces violences
43:55scolaires en école primaire
43:56les victimes
43:58ou les agresseurs
43:59affichent par exemple
44:00plus souvent que la moyenne
44:01des troubles de santé mentale
44:03des troubles de la tension
44:04de l'hyperactivité
44:05par exemple
44:06ou des difficultés
44:06à gérer leurs émotions
44:08ou des troubles
44:08de l'opposition
44:09les victimes et les agresseurs
44:11présentent aussi plus fréquemment
44:12que la moyenne
44:13des difficultés
44:13d'apprentissage
44:15des problèmes de surpoids
44:16ou un handicap
44:17ou encore des difficultés
44:18à socialiser avec les autres
44:20or ces fragilités personnelles
44:22peuvent pousser à l'agressivité
44:25par un mécanisme de protection
44:26et pas seulement
44:27explique que Marianne Santenac
44:29elle est chargée de projets
44:30scientifiques pour cette enquête
44:32Enabi
44:32une hypothèse qui est aussi avancée
44:34dans la littérature
44:35c'est celle de la différence
44:36dérangeante
44:37donc un enfant qui va présenter
44:40une différence physique
44:41ou dans son comportement
44:43et qui ne rentre pas
44:44dans la norme du groupe
44:46peut déclencher une situation
44:48de victimation
44:49Par ailleurs
44:50les victimes probables
44:51de harcèlement
44:52ont aussi plus souvent
44:53des parents isolés
44:54ou en difficulté financière
44:56ou psychologique
44:56Alors attention
44:57cette étude n'établit pas
44:58de lien de cause à effet
45:00entre ces profils sociaux
45:01et le harcèlement
45:02mais toutes ces fragilités
45:04personnelles et sociales
45:05peuvent être vues
45:06comme des signaux d'alerte
45:07pour mieux repérer
45:09justement ces situations
45:10de harcèlement
45:11Anne Le Gall
45:11Merci
45:12Service Sciences Santé
45:13Environnement
45:14de France Info
45:15Eric Scholl
45:16Ce sont très jeunes enfants
45:17on l'a dit
45:17qui sont concernés
45:18de 6 à 11 ans
45:19on s'était beaucoup inquiété
45:20de la santé mentale
45:21des adolescents
45:22des jeunes adultes
45:23pendant les années Covid
45:24là on parle d'élèves
45:25d'écoles primaires
45:26Oui et vous disiez
45:27ce chiffre
45:28en moyenne
45:295 enfants par classe
45:30donc c'est un sujet
45:32majeur
45:33que l'on ne découvre pas
45:35mais dont on prend
45:36sans doute conscience
45:37et surtout
45:38on commence
45:38et c'est peut-être
45:39la bonne chose
45:40de cette étude
45:40et de ce travail
45:42d'enquête
45:42qui est fait maintenant
45:43depuis une dizaine d'années
45:44c'est qu'on prend conscience
45:45des enjeux
45:46et on met en place
45:48des dispositifs
45:49alors évidemment
45:50ça prend beaucoup de temps
45:52mais il y a beaucoup
45:53de dispositifs
45:53qui ont été mis en place
45:54le dispositif phare
45:55il était mis en place
45:55en 2021
45:56qui est un dispositif
45:57de prévention
45:59du harcèlement
45:59le harcèlement scolaire
46:01lui-même
46:01fait l'objet
46:03d'un délit spécifique
46:04ça date de 2022
46:05je dirais qu'il y a
46:07un numéro de téléphone
46:08qui a été mis en place
46:08le 3018
46:09donc ça permet
46:12à la fois
46:12de sensibiliser
46:14les publics
46:15je pense aux enseignants
46:16je pense évidemment
46:16aux parents
46:17c'est le public
46:19qu'il faut évidemment viser
46:20c'est les parents
46:21pour le plus vite possible
46:23identifier les signes
46:24éventuels
46:25d'un harcèlement
46:26il y a beaucoup de choses
46:27qui sont faites
46:27je pense que cette étude
46:29montre à la fois
46:29les dangers
46:30et vous avez raison
46:31de préciser
46:31l'âge
46:32de ces jeunes
46:34le jeune âge
46:35de ces victimes
46:36du harcèlement
46:36et en même temps
46:38tant mieux
46:39il y a beaucoup de choses
46:40qui sont faites
46:40c'est pour ça
46:41qu'on en parle
46:41d'un autre aussi
46:42beaucoup plus
46:42Cévis Pierre Brossolette
46:43on ne s'occupait pas
46:44avant de ses enfants
46:45ou le phénomène est nouveau ?
46:46Moi je pense que ça existait déjà
46:48écoutez même
46:49de mon temps
46:50quand j'étais petite
46:50on sait très bien
46:52qu'il y avait quelques enfants
46:53dans la classe
46:54qui étaient moqués
46:56par les autres
46:57c'était pas très bien géré
46:58quand il y avait
46:59des victimes comme ça
46:59Avec aujourd'hui
47:00dans cette enquête
47:01les conséquences
47:02sur la santé mentale
47:03de ces enfants
47:03Et aujourd'hui
47:04heureusement
47:05la sensibilité
47:06de la société
47:07a évolué
47:08sur ces sujets
47:09on ne tolère plus
47:10ni la violence
47:11ni le harcèlement
47:13et c'est une bonne chose
47:14mais on n'a pas toujours
47:15fait effectivement
47:16suivre les moyens
47:17qui allaient avec
47:18alors c'est bien
47:18des téléphones
47:19des réunions
47:20des sensibilisations
47:22mais il faut
47:23ces malheureux
47:24professeurs
47:25à qui on demande déjà beaucoup
47:26il faut qu'ils aient
47:27une vigilance accrue
47:28mais il faut aussi
47:29qu'il y ait des surveillants
47:30dans les cours de récréation
47:31des psychologues
47:33dans les écoles
47:33on sait très bien
47:34que le problème
47:34de la santé mentale
47:35en France
47:36que ce soit pour les enfants
47:37ou pour les adultes
47:37n'est pas assez bien traité
47:39ça demande des moyens
47:39énormes
47:40donc si on pouvait
47:42grâce à cette enquête
47:43effectivement
47:44stimuler
47:45et flécher
47:47et flécher quelques moyens
47:47supplémentaires
47:48pour surveiller
47:49la santé mentale
47:50des plus jeunes
47:51mais les ados
47:52c'est pareil
47:52et malheureusement
47:53la violence
47:54qui imprègne
47:54la société actuelle
47:55elle va jusque
47:57dans les classes
47:58de petits
47:58parce que
47:59les parents
48:00sont parfois
48:01peut-être
48:02en moins bonne santé mentale
48:04eux-mêmes
48:04sont peut-être
48:05un peu trop violents
48:06et les cours d'école
48:08sont devenus
48:09quelquefois
48:10très violentes
48:11et donc ça atteint
48:12jusqu'aux petits
48:12et tout ce mouvement
48:15qui est dû
48:16en large part
48:17aux réseaux sociaux
48:17le harcèlement
48:18se passe aussi souvent
48:19par les portables
48:22alors à 6 ans
48:22on n'en a pas
48:23mais à 10 ans
48:24ou 11 ans
48:24on commence à en avoir
48:25donc tout ça
48:26demande effectivement
48:27une prise de conscience
48:28toute cette proposition
48:28de loi d'ailleurs
48:29qui va arriver
48:30à l'Assemblée
48:31pour interdire
48:31les réseaux
48:32au moins de 15 ans
48:32les parents
48:33les milieux scolaires
48:34et les pouvoirs publics
48:34s'en emparent
48:35et essayent de régler
48:36le mieux possible le problème
48:37Michael Darmon
48:38c'est important justement
48:39de cibler les plus jeunes
48:40Sylvie-Pierre Brossolette
48:40le disait
48:41la santé mentale
48:41c'est une question
48:42de société
48:43quel que soit l'âge
48:44finalement si on règle
48:45le problème
48:45ou si on s'y attaque
48:46dès le plus jeune âge
48:47ça peut régler des choses ?
48:49Oui
48:49dès qu'on est en amont
48:51on peut éviter
48:52l'évolution des problèmes
48:54parce qu'en réalité
48:55je pense que
48:55si on en parle aussi
48:56en France
48:57et que si effectivement
48:58ce sujet s'est imposé
48:59de manière maintenant
49:00puissante
49:02et frontale
49:03c'est que c'est
49:04un phénomène mondial
49:05j'ai regardé
49:07pour préparer
49:08cette émission
49:08par rapport à ce sujet là
49:09que je ne suis pas
49:10un spécialiste
49:10mais dans la zone OCDE
49:12par exemple
49:12vous avez
49:12en moyenne
49:1419% des élèves
49:15qui se déclarent
49:17être victimes
49:18de harcèlement scolaire
49:19alors ça
49:20cette moyenne
49:22il faut le savoir
49:22elle concerne plutôt
49:24les 11-15 ans
49:24mais comme vous le dites
49:25justement
49:25si on prend en amont
49:27on peut peut-être
49:27faire en sorte
49:28de juguler
49:29ce qui peut arriver
49:30à partir de 11 ans
49:31et 15 ans
49:32et dans beaucoup de pays
49:33le problème du harcèlement scolaire
49:36est central
49:37très identifié
49:38et peut-être parce qu'effectivement
49:39il s'agit d'un phénomène mondial
49:41qu'on peut imaginer
49:42qu'entre les différentes instances
49:44il y a eu des communications
49:45et une volonté
49:46d'agir
49:47chacun
49:48dans son pays
49:48sur ce sujet
49:49on parlait des professeurs
49:51celui de Pierre Brossolette
49:52le disait
49:52Eric Scholl
49:53il y a une responsabilité globale
49:55on va dire
49:55des parents
49:56des adultes
49:57dans ce cas là
49:58par rapport aux enfants aussi
49:59je pense que les parents
50:01doivent être
50:01c'est à eux
50:02ils sont en première ligne
50:04pour repérer
50:05chez leurs enfants
50:07les premiers signaux
50:08et c'est compliqué
50:08parce que les enfants
50:09en général ne parlent pas
50:10et c'est ça
50:12c'est ça
50:13ça sert à ça
50:13elles servent
50:14à donner
50:15des indications
50:17notamment aux parents
50:19pour repérer
50:20si vous voulez
50:21les troubles
50:21qui peuvent se produire
50:22mais c'est très compliqué
50:23quand on connaît
50:24ce type de situation
50:26on se rend compte
50:27que les enfants
50:27ne parlent pas
50:28et ils parleront encore moins
50:29quand ils sont plus jeunes
50:30ils ne sont pas forcément
50:31capables
50:32de les verbaliser
50:33de repérer effectivement
50:35ce que c'est le harcèlement
50:36il faut aussi éduquer là-dessus
50:37il y a parfaitement raison
50:39et ce n'est pas nécessairement
50:40enfin on demande beaucoup
50:42aux professeurs
50:43on leur demande énormément
50:44et vous avez raison
50:45aussi d'insister
50:46sur le fait que
50:47les psychologues
50:49dans les écoles
50:49quand on regarde
50:50les statistiques
50:51il y en a de moins en moins
50:52pour des raisons
50:53essentiellement budgétaires
50:54mais là-dessus
50:55c'est peut-être une erreur
50:57et un autre phénomène
50:57qui accentue le problème
50:59c'est le monté
51:00du nombre
51:00de familles monoparentales
51:03c'est vrai que les couples
51:04se séparent de plus en plus vite
51:06les pères disparaissent
51:07c'est généralement
51:09les pères qui disparaissent
51:10et les mères qui restent seules
51:11avec les enfants
51:12et des situations
51:13quelquefois très très difficiles
51:15à gérer
51:15financièrement
51:16socialement
51:18et ça
51:19quand du coup
51:21l'enfant est victime
51:22de harcèlement
51:23ou de violence
51:25la mère qui reste
51:27est beaucoup moins disponible
51:28ou peut-être moins attentive
51:31c'est pas du tout
51:32une accusation
51:33mais c'est une explication
51:34peut-être
51:35de difficultés supplémentaires
51:37parce que ça
51:37c'est un phénomène
51:38qui grandit
51:39et de plus en plus
51:40de familles monoparentales
51:42et on voit très bien
51:43dans l'étude
51:44qu'il y a
51:45sans lien de cause à effet
51:47mais quand même
51:48plus d'enfants
51:49soit violents
51:50soit agressés
51:51parmi
51:52les enfants
51:54de familles monoparentales
51:56que ceux
51:56qui ont des parents
51:57là à deux
51:59et peut-être plus
52:00de temps
52:01pour être attentif
52:02l'une des solutions
52:03préconisées
52:04pour les enfants
52:04face à ces problèmes
52:05de harcèlement
52:06et de santé mentale
52:07c'est d'apprendre
52:07à gérer
52:08leurs émotions
52:09et également
52:09à utiliser l'empathie
52:11mais qu'il y a le darment
52:11dans certaines écoles
52:12il existe d'ailleurs
52:13des cours d'empathie
52:14mais bon ça revient aussi
52:15à ce que disaient
52:16Sylvie-Pierre Brossolette
52:17et Eric Scholl
52:17le manque de moyens
52:18aujourd'hui
52:19pour organiser
52:19toute cette sensibilisation
52:21tous ces cours
52:22oui mais je pense
52:23que ça va être pris en compte
52:24de plus en plus
52:25à la fois par les moyens
52:26et comme vous le signalez
52:28très justement
52:28par les contenus
52:30les programmes
52:31vont évoluer
52:33et il y a
52:34des nouvelles catégories
52:36des nouveaux comportements
52:37qui vont être
52:37enseignés aussi
52:39à l'école
52:39parce qu'il faut aussi
52:41maintenant se confronter
52:42à cette violence
52:43qui est liée aussi
52:43aux évolutions technologiques
52:45la santé mentale
52:46des 6-11 ans
52:47en question ce soir
52:48dans les informés
52:49pour refermer cette émission
52:50à la une du point
52:51cette semaine
52:52Sylvie-Pierre Brossolette
52:53et bien on fait une une
52:54sur la démographie
52:55le baby blues
52:56et pourquoi on ne fait
52:57plus d'enfants
52:58et comment on peut
52:58remédier à ça
52:59le fameux réarmement
53:00démographique
53:01qui avait appelé
53:01de ses voeux
53:02Emmanuel Macron
53:03en 2024
53:04Eric Scholl
53:05à la une de l'Express
53:06nous on parle
53:07j'allais dire
53:08du réarmement de l'Europe
53:09en tout cas
53:09on parle d'un pays
53:10en Europe
53:10qui est de plus en plus
53:11important
53:12c'est la Pologne
53:12ce pays
53:14est en ce moment
53:15en train d'exploser
53:16économiquement
53:17mais aussi
53:17de prendre une place
53:18de plus en plus
53:19importante
53:19dans cette recomposition
53:20de l'Europe
53:21on s'est intéressé
53:22à cette nouvelle Europe
53:23et un de ses acteurs
53:24clés aujourd'hui
53:25la Pologne
53:25on a encore en tête
53:27l'idée du plombier polonais
53:29tout ce débat
53:29aujourd'hui la Pologne
53:31c'est un pays très moderne
53:32et qui est peut-être
53:33plus branché
53:34sur les réalités
53:34en particulier géopolitiques
53:35mais aussi économiques
53:36que nous autres
53:37dans le sud de l'Europe
53:38à lire donc
53:39dans l'Express
53:40de cette semaine
53:41merci Miguel Darmon
53:41d'être venu
53:42éditorialiste pour Public Sénat
53:44et I24 News
53:45merci à tous ceux
53:46qui ont préparé
53:46et réalisé cette émission
53:48les informés
53:48reviennent demain matin
53:50à 9h
53:51très bonne soirée
53:51sur France 1
53:52merci à tous
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