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  • il y a 2 jours
Les informés du soir du 12 février 2026

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00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:19Bonsoir et bienvenue sur France Info à la radio mais aussi à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:24A la une ce soir, un candidat de plus pour 2027, Bruno Retailleau, se lance dans la course à la présidentielle.
00:31Quels électeurs peut-il séduire à droite ? Est-ce un moyen de mettre la pression sur Edouard Philippe ?
00:36Cela veut-il dire qu'il n'y aura pas de primaire ? On en débat dans un instant.
00:40Plus de nucléaire et moins d'énergie fossile, la feuille énergétique de la France pour les dix prochaines années
00:46présentées par le Premier ministre Sébastien Lecornu qui veut à la fois répondre au contexte économique, climatique et géopolitique.
00:53La tempête Nils balaye une partie de la France des vents à plus de 180 km par heure.
00:58Quelle politique face à ces événements climatiques plus nombreux et de plus en plus violents ?
01:03Et puis nous suivrons aussi les épreuves de patinage de vitesse au Gio de Milan-Cortina en Italie.
01:08Nos informés de ce jeudi soir, Hélène Terzion. Bonsoir Hélène.
01:12Bonsoir Hélène.
01:12Du service politique de France Info, Sylvie-Pierre-Brossolette. Bonsoir.
01:16Bonsoir.
01:16Éditorialiste politique pour l'hebdomadaire Le Point.
01:19Et bonsoir Michael Darmon.
01:20Bonsoir.
01:20Éditorialiste pour Public Sénat et I-24 News.
01:26Bruno Retailleau se lance donc dans la course pour 2027.
01:30Le président du parti Les Républicains et ancien ministre de l'Intérieur l'a annoncé en début de soirée.
01:35J'ai pris la décision d'être candidat à l'élection présidentielle.
01:42Cette décision, je la prends avec la sincérité de mes convictions, avec la force de mon engagement et la gravité qu'exige le moment.
01:51Car je refuse de laisser notre pays dans l'état où il se trouve aujourd'hui.
01:56Une France qui s'enfonce, une France qui s'efface dans un monde de plus en plus menaçant.
02:03Bruno Retailleau, voilà un candidat de plus sur la ligne de départ.
02:06Hélène Tarzion, pourquoi cette annonce maintenant ?
02:08On est à un mois des municipales.
02:10C'est le bon timing pour lui ?
02:11On peut effectivement s'interroger sur ce timing, on est le 12 février.
02:15Il hésitait beaucoup, c'était une question qui le taraudait.
02:17Faut-il que je me présente avant ou après les municipales ?
02:21Il a donc tranché cet avant.
02:22Pourquoi avant ?
02:23Ce qu'on nous explique un peu dans son entourage,
02:25c'est qu'il veut un peu profiter d'un espèce de creux, d'un essoufflement
02:29qui existe aujourd'hui chez certains aspirants candidats dans le bloc central.
02:33À droite, Edouard Philippe Gabriel Attal semble avoir une sorte de creux.
02:38C'est en tout cas son sentiment.
02:39Deuxième chose, il veut couper l'herbe sous le pied de certains de ses rivaux.
02:43Dans sa propre famille politique, il a certains candidats déclarés,
02:47Xavier Bertrand, David Lysnard.
02:49Et au sein même de son parti, il a lancé un groupe de travail
02:54pour décider d'un processus de désignation
02:57pour savoir qui représenterait sa famille politique à la présidentielle.
03:02On sent qu'il veut presque enjomber les conclusions de ce groupe de travail
03:06que l'on devrait connaître à la fin du mois de février.
03:09Et dernière petite chose, se présenter avant les municipales,
03:12c'est aussi peut-être anticiper certaines défaites qui pourraient avoir lieu aux municipales.
03:17Et donc éviter de devoir gérer ça au mois d'avril
03:20où il y aura en plus une forme d'embouteillage
03:22de certains aspirants à 2027 qui se déclareront.
03:26En bouteillage, c'est le terme, Mickaël Darmon, on a cité Édouard Philippe,
03:30déclaré déjà depuis un an et demi, on a cité Xavier Bertrand, David Lysnard.
03:34Comment ils vont se départager avec maintenant Bruno Retailleau ?
03:37La primaire est exclue par la plupart d'entre eux, comment ils vont faire ?
03:41Vous avez aussi le narratif totalement fictionnel de l'intelligence collective
03:45et de ses aspirants à la présidentielle qui pourraient rentrer dans une salle
03:50et discuter, débattre et finalement désigner le meilleur d'entre eux.
03:54Vous avez la possibilité de ces sondages qui viennent trancher
03:58et au fond faire une forme de sélection naturelle par l'opinion.
04:05On est effectivement assez surpris de cette prise de position ce soir et cette déclaration.
04:11D'autant plus qu'effectivement, comme on l'a entendu,
04:13il y a un groupe de travail sur un processus de désignation,
04:16mais il se désigne déjà lui-même.
04:18Moi j'ai fait attention, enfin aussi, à ce qui m'a marqué,
04:21c'est la scénographie de cette déclaration.
04:24En plusieurs temps.
04:25Oui, puis surtout, il a voulu être seul.
04:28Il n'est pas entouré de son parti, bien entendu.
04:32Quand on écoute sa déclaration, on voit bien qu'il veut se placer au-delà de sa formation
04:36dans une logique maintenant évidemment quasi, on va dire, présidentielle,
04:42on va dire en tout cas dans la volonté d'Image.
04:45il prend un risque parce que, bien évidemment, il ne va pas forcément faire l'unanimité,
04:53c'est le mot qu'on puisse dire, et les processus qui vont continuer
04:56vont très certainement ajouter à la confusion.
04:59Elle vous surprend, vous, cette candidature, Sylvie-Pierre Brossolette ?
05:01Non, parce qu'on nous l'annonce depuis 15 jours comme étant imminente, imminente, imminente,
05:06alors on se demande, alors ça arrive ou quoi ?
05:07Et ça finit par arriver sur des thématiques finalement attendues, mais assez étroites.
05:14C'est vraiment son socle de conviction, mais qu'il le met vraiment dans un créneau
05:19du conservatisme classique avec les thèmes qu'il avait très régalien du ministère de l'Intérieur.
05:26On sent qu'il le veut prendre de vitesse, effectivement.
05:29Ses petits camarades de LR a commencé par Laurent Wauquiez,
05:32qui est en concurrence non dite, mais tout le temps, avec...
05:37Le chef de file des députés LR, qui l'avait battu à la première interne partie.
05:40Qui l'avait battu, mais qui ne renonce à rien, et qui demande depuis des mois
05:44une primaire qui aille de Darmanin à Sarah Knafo,
05:48que ne veut évidemment pas Bruno Retailleau,
05:51et donc il a trouvé ce système pour couper l'herbe sous le pied de tout le monde,
05:55et comme il tient son parti, je pense que la primaire qui devait être organisée fera plouf.
06:01Enfin bon, c'est une autre histoire, mais partout, dans tous les partis,
06:04à gauche comme à droite, on s'ingénie à faire faire plouf aux primaires,
06:07quand ça ne vous arrange pas, et donc on comptera sans doute,
06:10pour répondre à votre question, sur les sondages,
06:13pour départager ces messieurs, parce que pour l'instant, il y a surtout des messieurs.
06:17Et c'est quand même un peu dangereux.
06:19Moi, je trouve que c'est un peu une machine à perdre qui est en route, là,
06:22à droite, comme un boucouche, d'ailleurs, parce qu'il y a beaucoup de parallélisme.
06:26Cette multiplication de candidatures, en se disant,
06:28en tout cas, le ticket d'entrée va être très bas, parce qu'on est très nombreux,
06:31donc on va tous tenter notre chance.
06:34Mais à la fin, comment est-ce qu'on rétropédale ?
06:37Certes, ils se désisteront peut-être les uns pour les autres,
06:40mais quelquefois, on va tellement loin que c'est difficile de revenir en arrière.
06:43Valérie Pécresse l'a bien senti, puisque son appel, il y a deux jours,
06:47en disant, ça y est, les erreurs de 2022 sont en train de repartir,
06:50je les revois devant moi.
06:52Et celui de Darmanin, il a dit, on risque l'élimination totale,
06:56non seulement du deuxième tour, mais de la vie politique,
06:58parce qu'étant éliminés, on ne sera même pas dans l'opposition,
07:01ça sera LFI qui sera à l'opposition.
07:03Un mot pour accueillir Richard Verli, qui est aussi avec nous ce soir.
07:05Bonsoir, Richard.
07:06Bienvenue, correspondant en France et en Europe du Média Suisse.
07:10Blik et L'Interzion, vous vouliez réagir à ce que disait Sylvie ?
07:12Si c'était sur le timing également, alors on a beaucoup de prétendants,
07:15effectivement, dans le bloc central et la droite,
07:18avec quand même une grande inconnue,
07:19et c'est peut-être pour ça aussi que Bruno Retailleau se présente maintenant,
07:23c'est qu'on ne sait pas qui sera le candidat du côté du Rassemblement national.
07:26Est-ce que ce sera Marine Le Pen ou Jordan Bardella ?
07:28Et ce qui se dit également dans le cercle rapproché de Bruno Retailleau,
07:32c'est que ce timing n'est pas anodin,
07:34il peut vouloir profiter de ces quelques mois,
07:38où on ne sait pas si ce sera Jordan Bardella ou Marine Le Pen,
07:41et bien donc c'est l'occasion aussi pour lui de cranter finalement dans l'opinion,
07:45et encore plus sur ces thématiques qui lui sont chères,
07:48thématiques régaliennes, et un discours très droitier qu'on a entendu tout à l'heure.
07:51Marine Le Pen qui disait hier à l'issue de son procès en appel
07:54que la présidentielle finalement démarrerait le 7 juillet,
07:57le jour où elle sera fixée sur sa décision,
07:59savoir si elle peut ou non se présenter à cette présidentielle.
08:02Richard Verli, elle commence aussi d'une certaine manière cette campagne,
08:05où elle s'accélère en tout cas avec Bruno Retailleau ce soir qui se lance ?
08:08Non, je crois plutôt, je suis d'accord avec ce que je viens d'entendre,
08:10je crois plutôt qu'il se lance maintenant pour se préparer au 7 juillet,
08:14en quelque sorte, c'est-à-dire qu'il se donne les trois mois qui viennent
08:17pour peut-être acquérir la stature qu'il n'a pas encore,
08:20parce que ce qu'on a écouté, pardon,
08:23mais si on prend un peu de recul européen,
08:25c'est quand même très loin d'un discours potentiel de président de la République,
08:29c'est un discours de ministre de l'Intérieur plus plus, en quelque sorte.
08:32Alors peut-être qu'il considère que cette période effectivement est indispensable
08:36pour lui permettre de construire quelque chose,
08:39et qu'au lendemain de la décision de la Cour d'appel, du jugement,
08:43il sera à ce moment-là capable de fournir, si j'ai bien compris,
08:46et je crois que c'est ça, une alternative aux électeurs du Rassemblement National
08:50sur le terrain de la droite, entre guillemets, dur.
08:52Le calendrier est vraiment important, parce que, souvenez-vous,
08:55il a appelé, quand il est arrivé à la présidence du parti,
08:58à une vague bleue pour les municipales.
09:01Ces municipales, on va voir comment elles vont se terminer.
09:03Ce n'est pas évident que ce principe justement des sortants confortés
09:07et donc qui pourrait donc avantager l'air,
09:10soit réaffirmé et reconfirmé par ces élections
09:14qui vont certainement bousculer beaucoup de choses,
09:16et notamment justement les tentations ou tentatives
09:20de créer ce qu'on appelle cette fameuse union des droites.
09:22Donc à la fin des municipales, il risque de ne pas être en très bonne position.
09:26Autant peut-être venir, dès maintenant,
09:28escompté sur son statut,
09:31effectivement peut-être des trous d'air ou des faux plats
09:34dans les sondages pour ses concurrents,
09:37et créer un momentum politique.
09:40Parce qu'après, ça risque d'être plus compliqué.
09:41Alors il essaye de faire remonter un soufflet qui est tombé.
09:44C'est très très difficile.
09:45Quand il est parti sur une crise de nerfs du gouvernement,
09:49voilà, tout d'un coup, il y avait un love story entre Retailleau et la France,
09:55et tout d'un coup, le film s'étalte.
09:57Et grosse déception.
10:00Et là, il essaye de refaire ce qu'il avait fait,
10:03c'est-à-dire de pomper des électeurs de droite
10:06partis au Rassemblement National,
10:08en insistant sur les thématiques,
10:09en espérant que les gens ne préfèrent pas l'original à la copie.
10:13C'est un pari,
10:15c'est pas évident qu'il le gagne,
10:17tellement il y a une espèce d'aimant en ce moment,
10:19Jordan Bardena, qui attire les électeurs.
10:20Ça me permet de vous interrompre.
10:22Sylvie, on va revenir à ce débat politique,
10:24bien sûr, dans un instant,
10:25mais on va faire un détour par les Jeux Olympiques.
10:28Je sais que ça vous passionne aussi, Sylvie,
10:29les Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina en Italie.
10:31Notre genre de compétition.
10:32Voilà, avec une discipline assez peu connue du grand public,
10:42c'est le short track, le patinage de vitesse,
10:45le quart de finale du 500 mètres femme,
10:47avec une Française, Xavier Montferrand,
10:49elle a 19 ans, elle s'appelle Bérenice Combi.
10:52Exactement, et elle vient d'Orléans,
10:53ça y est, elle vient de rentrer sur la glace
10:55pour disputer ce 500 mètres féminin.
10:58Alors Bérenice Combi, je peux vous dire
10:59que c'est un grand espoir pour la discipline.
11:02Côté français, un projet plus pour 2030 et même 2034,
11:07mais elle, elle n'a pas du tout l'intention
11:09d'être là uniquement pour prendre de l'expérience.
11:14Elle le dit, elle est dans la série,
11:15le premier quart de finale, avec la légende.
11:18Ici, l'italienne Arianna Fontana,
11:20légende de la discipline.
11:21Et elle, elle dit non, non, mais moi,
11:23sur la glace, il n'y a pas de championne,
11:24il n'y a pas de légende, je suis là pour battre n'importe qui.
11:27Elle a franchement une sacrée personnalité,
11:31Bérenice Combi et la façon dont elle patine hyper agressive.
11:35Elle travaille aux Pays-Bas.
11:36On va voir le départ de cette course.
11:38Dans quelques instants, vous entendez le silence
11:40qui se fait ici dans la patinoire de Milan.
11:43Le départ, voilà, très agressive de Bérenice Combi
11:45qui est super bien partie en troisième position.
11:47Ce sont les deux premières qui se qualifient
11:49et les deux meilleurs troisièmes au temps.
11:52Bérenice Combi parfaitement justement derrière l'italienne.
11:55Arianna Fontana, c'est nickel.
11:58Elle est toujours dans la course.
12:00Bérenice Combi, ça va vite.
12:03Donc, ça se détache un petit peu.
12:05Ça se détache un petit peu.
12:06Arianna Fontana et la Néerlandaise sont devant.
12:09Bérenice a du mal à rester dans les patins de l'italienne.
12:13Ça va sûrement terminer en troisième position
12:16à moins qu'elle revienne.
12:16Allez, Bérenice.
12:18Les derniers virages.
12:19Non.
12:20Ah, elle va se faire passer.
12:21Elle va se faire prendre l'intérieur.
12:22Elle a glissé.
12:24Ah, malheureusement, ça se termine là.
12:25Pour Bérenice Combi qui a glissé.
12:27Je vous le disais, elle est hyper agressive.
12:29Elle prend des risques.
12:30Et bien voilà, malheureusement, on short track.
12:32Quand on prend trop de risques, on glisse et on chute.
12:34Ça s'arrête là pour Bérenice Combi.
12:36Merci Xavier Montferrand.
12:37Voilà la déception pour cette Française de 19 ans.
12:40Bérenice Combi.
12:41Si Mickaël Darmon, vous vouliez faire un commentaire sur le patinage de vitesse.
12:44On ne peut pas y voir une allusion à ce qu'on a évoqué tout à l'heure.
12:46C'est-à-dire, voilà, les départs précipités, les sorties de route.
12:52Lire entre la course à la présidentielle et les Jeux Olympiques, c'est assez osé.
12:55Mais effectivement, on est capable de tout ici dans les informes.
12:57Mais revenons donc à notre débat politique.
12:59Bruno Retailleau qui annonce ce soir sa candidature pour 2027.
13:04À qui il peut séduire comme électeur Hélène Terzion ?
13:08Il faut rappeler peut-être qui c'est Bruno Retailleau.
13:10On l'a vu beaucoup comme ministre de l'Intérieur.
13:12Bruno Retailleau, il était d'abord connu du microcosme, disons, politique et journalistique.
13:17On le connaissait en tant que c'était le président du groupe des sénateurs de droite.
13:20Il avait ce rôle pendant très longtemps, avant d'être connu du grand public,
13:25lorsqu'il est devenu ministre de l'Intérieur.
13:28C'est à ce moment-là qu'effectivement, il a sa cote de popularité qui a, pour le coup, vraiment explosé.
13:35Qui est-ce qu'il peut séduire ?
13:36Il a un électorat très solide à droite.
13:40La droite, disons, traditionnelle.
13:42Lui, c'est un catholique conservateur, plutôt revendiqué.
13:45Lorsqu'il était au gouvernement...
13:47Très conservateur sur le plan sociétal, radical sur le plan régalien.
13:50Oui, exactement.
13:51La droite, disons, traditionnelle.
13:54Lorsqu'il était au gouvernement, il avait une forme de popularité.
13:57Donc, non seulement à droite, mais les sondages disaient également qu'il était populaire auprès de certains électeurs macronistes.
14:04Il arrivait à capter un peu cet électorat-là.
14:07Et il essaye de plus en plus d'aller séduire cet électorat RN,
14:12qui a été... que LR a perdu, tout simplement.
14:17Vous disiez tout à l'heure, est-ce que les électeurs préféreront la copie à l'original ?
14:23Je ne suis pas sûre pour le moment.
14:26Mais effectivement, on verra dans les mois qui viendront.
14:29Son positionnement, Richard Verli, finalement, c'est entre la Macronie et le Rassemblement National ?
14:34Oui, mais Sylvie Pierre-Brossolette le disait.
14:35Au fond, son calcul, il a besoin que les autres fassent des sorties de route.
14:41Il a besoin qu'Édouard Philippe fasse une sortie de route au municipal.
14:44Ce n'est pas impossible au Havre.
14:46À ce moment-là, ça mettrait la candidature d'Édouard Philippe,
14:48qui, pour l'instant, est sur le champ de la droite.
14:50Certes, une droite libérale, mais il est quand même dans le champ de la droite.
14:53Et puis, il a besoin que Jordan Bardella soit le candidat.
14:56Un candidat qui, a priori, selon les sondages, certes, est très apprécié,
14:59mais pourrait, au moment où la campagne se lance, être un moins bon candidat que Marine Le Pen.
15:03S'en servir de son inexpérience.
15:04Voilà.
15:05Donc, ça peut jouer, mais miser sur les sorties de route des autres,
15:09c'est quand même toujours un jeu dangereux.
15:11À propos d'Édouard Philippe, justement, on avait parlé à un moment de l'éventualité,
15:14d'une sorte de duo, d'un ticket gagnant.
15:16Qu'en est-il aujourd'hui ?
15:17Non, je crois que Bruno Retailleau sera assez raisonnable pour se retirer
15:22s'il voit que la mayonnaise ne prend pas et qu'il risque de faire perdre la droite.
15:26Il est quand même assez civique dans son esprit, en tout cas à lui,
15:32pour ne pas faire perdre son camp, mais il tente sa chance.
15:35Parce qu'effectivement, d'abord, on n'est pas sûr qu'Édouard Philippe gagne au Havre
15:39et que les autres candidats tiennent la route.
15:43On ne sait pas, est-ce que Attal va continuer à avoir des sondages plateurs ou pas ?
15:49Est-ce que... Voilà, il y a plein de questions.
15:50Donc, il tente sa chance.
15:52Après, il sera toujours temps, mais j'ai déjà évoqué la difficulté de la chose.
15:56Une fois qu'on est lancé, c'est toujours difficile d'en se retirer.
15:58Mais enfin, il peut quand même se retirer.
15:59Et je sais qu'il a de bons rapports, quand même, avec Édouard Philippe.
16:02Il s'était dit, lors d'une visite, il y a déjà plusieurs mois, au Havre,
16:07qu'il s'entendrait le jour venu, à l'époque où, d'ailleurs, Bruno Retailleau
16:11était beaucoup plus populaire.
16:15Voilà, simplement, ils n'ont pas tout à fait la même gamme d'électeurs.
16:20C'est vrai que, pour le deuxième tour et gagné contre le RN,
16:23normalement, Édouard Philippe, théoriquement,
16:25une gamme plus large d'électeurs possibles,
16:27parce que la gauche sera moins dégoûtée de voter pour lui
16:30que pour Bruno Retailleau, qui, en plus, se caricature un peu,
16:33là, dans sa déclaration de candidature.
16:35Franchement, le référendum sur l'immigration,
16:38le droit national avant le droit international...
16:41Éclairez-nous, Mickaël Darmon, peut-être.
16:43Il propose, Bruno Retailleau, de soumettre directement par référendum
16:46plusieurs grands textes de loi s'il est élu,
16:48notamment, je le cite, pour réduire drastiquement l'immigration,
16:51alors qu'il sait très bien qu'on ne peut pas faire de référendum sur l'immigration.
16:54Pourquoi cette proposition, aujourd'hui ?
16:55Parce qu'effectivement, il faut capter un électorat,
16:57ça, on l'a bien compris, il faut fixer,
17:00il faut un positionnement, il faut parler à la droite
17:03et montrer que, justement, il y a aujourd'hui une droite forte
17:08qui peut réorganiser l'autorité et l'efficacité autour d'elle.
17:13Mais le plus dur commence pour lui,
17:15parce que l'époque de l'engouement sondagé, en fait,
17:18c'était, au fond, c'était du contre-éclairage habituel
17:21face à un président de la République.
17:22Souvenez-vous, François Fillon, face à Nicolas Sarkozy,
17:24était très populaire comme Premier ministre.
17:27Parce que les gens, on avait assez de la gesticulation du Président
17:31et donc trouvait, en François Fillon, beaucoup de qualité.
17:34On a vécu cet épisode similaire dans la comparaison Macron-Retailleau.
17:37Souvenez-vous, le moine soldat,
17:39toute la communication sur le fait qu'il avait refusé l'appartement à Beauvau,
17:43qui dormait sur un petit lit et tout le monde disait
17:45« Ah, c'est formidable ! »
17:46Enfin, quelqu'un de sobre par rapport à, on va dire,
17:50le côté plus baroque d'un style présidentiel.
17:53Donc, après, il faut être tout seul.
17:55Il faut rassembler 22 millions d'électeurs au moins.
17:57Donc, c'est une autre paire de manches à laquelle il fait face.
18:01Et l'intervention, est-ce qu'il a le même positionnement, justement,
18:03Bruno Retailleau, aujourd'hui, qu'un François Fillon en 2017 ?
18:05En tout cas, ils peuvent se retrouver sur un certain nombre de valeurs.
18:10Il était d'ailleurs très actif dans sa campagne de François Fillon
18:13et il faut savoir également, d'ailleurs,
18:14que Bruno Retailleau s'entoure de certains conseillers
18:18qui étaient également déconseillés de François Fillon.
18:21Voilà, je pense notamment à un conseiller
18:24qui est chargé en ce moment de chercher des dons,
18:28de chercher un peu d'argent
18:28pour préparer cette campagne présidentielle de Bruno Retailleau.
18:33Donc, les proches de François Fillon sont aussi les proches de Bruno Retailleau.
18:36C'est un électorat, on l'a dit, plutôt catholique et conservateur.
18:39La droite traditionnelle, oui, je pense que leurs deux électorats
18:43se rejoignent absolument.
18:45Oui, à une différence près, en tout cas sur la base de ce qu'on vient d'entendre,
18:48mais ce n'est que le début,
18:50François Fillon avait un positionnement très libéral sur le plan économique.
18:54Il s'en prenait, vous vous souvenez, à l'État,
18:56il voulait se séparer de beaucoup de fonctionnaires, etc.
18:59Et c'était dès le début.
19:00François Fillon, il a avancé comme ça en campagne.
19:04Je n'ai pas l'impression pour l'instant que ce soit le positionnement de Bruno Retailleau.
19:07Sylvie ?
19:07Alors, Bruno Retailleau est, sur le fond, quand même un libéral,
19:12peut-être pas aussi avoué que François Fillon.
19:14D'ailleurs, ça avait commencé à faire descendre ses sondages
19:16avant qu'il ait d'autres ennuis,
19:18parce que ce n'est pas très populaire en France.
19:20Ça, c'est sûr.
19:21Édouard Philippe lui-même se demande
19:22quand est-ce qu'il va nous dévoiler son fameux programme massif,
19:26parce que la retraite a 67 ans, etc.
19:30Ce n'est pas très populaire.
19:30Alors que Bruno Retailleau, sur le plan économique, est sur cette ligne.
19:34Au Sénat, il a défendu ça chaque année,
19:36la retraite à 67 ans,
19:39travailler plus, plus longtemps,
19:42couper les dépenses,
19:44ne pas augmenter les impôts.
19:45C'est un libéral, sur le plan économique.
19:47Et ce n'est pas très populaire.
19:48Autre point qui n'est pas, je crois, si populaire que ça non plus,
19:51c'est ses positions sociétales.
19:53La société française est plus en avance que lui.
19:55Il a le pied sur le frein,
19:57sur le mariage pour tous,
19:59sur la fin de vie, on vient de le voir,
20:03sur l'avortement,
20:04enfin, sur toutes ces notions
20:06qui sont des avancées pour les Français
20:08et qui passent maintenant dans l'opinion,
20:10il est en arrière.
20:11Il a un seul point où il est vraiment
20:13en osmose avec, je dirais, l'air du temps,
20:17c'est sur le régalien.
20:18Parce que là, l'opinion est en demande de fermeté
20:20et que là-dessus, Édouard Philippe
20:23fait très attention de ne pas heurter
20:25l'électorat de gauche.
20:26Donc, en réalité, ils sont assez complémentaires.
20:28On se souvient de son arrivée à Beauvau,
20:30effectivement, cette passation de pouvoir
20:31où il avait annoncé ses trois priorités,
20:33l'ordre et l'ordre.
20:35Un dernier mot, peut-être,
20:35Hélène Termin.
20:36Est-ce que finalement,
20:37il ne va pas ou ne le cherche pas
20:39à faire l'union des droites,
20:39on va dire, pas au niveau des partis,
20:42mais au niveau de l'électorat ?
20:43C'est exactement ce que je souhaitais ajouter.
20:46C'est là-dessus qu'il est guetté,
20:47en fait, en ce moment, Bruno Retailleau.
20:49Il est un peu dans une forme d'ambiguïté,
20:52aujourd'hui.
20:53C'est vrai qu'au moment où Éric Ciotti
20:54a fait ce départ fracassant du parti
20:57pour rejoindre et se rallier à Marine Le Pen,
20:59là, pour le coup, Bruno Retailleau
21:01était très clair.
21:02Il a condamné cette décision
21:04et il a voulu garder cette droite
21:07solide et traditionnelle.
21:10Aujourd'hui, on sent qu'il est assez flou.
21:12Il y a eu quelques ralliements,
21:14des ententes locales,
21:15on l'a vu lors de législatives partielles.
21:17Il y a un eurodéputé LR
21:20qui vient de soutenir la candidature...
21:22Christophe Gomart.
21:23Christophe Gomart,
21:23qui vient de soutenir la candidature
21:25d'Éric Ciotti à Nice,
21:27sans qu'il y ait une condamnation
21:29très claire de la part du parti.
21:31Xavier Bertrand appelle justement
21:32à ce qu'il y ait une clarification,
21:33Michel Tabor également.
21:35Donc, voilà.
21:36Aujourd'hui, il a cette forme d'ambiguïté
21:38qu'il n'avait pas avant.
21:39Donc, c'est là-dessus
21:39qu'il est particulièrement regardé,
21:41et surtout qu'il a des thématiques
21:42très droitières.
21:43Mais il y a eu la partielle
21:44dans le Tarn-et-Garonne,
21:45dans la législative partielle
21:46en octobre, déjà en octobre.
21:48Absolument.
21:48Et surtout que Jordan Marnella
21:50vient de nous donner
21:51un nouveau concept
21:51qui est l'inverse
21:53du front républicain,
21:54c'est-à-dire tous unis
21:56contre l'extrême gauche,
21:57donc tous au fait les filles.
21:58M'intendu en disant
21:59unissons-nous effectivement.
22:00Voilà, unissons-nous.
22:01Et c'est vrai que c'est un peu
22:02la position qu'avait eue
22:03Bruno Retailleau
22:04lors de cette partielle
22:05où il avait dit
22:06pas une voix pour la gauche
22:07alors que c'était un socialiste
22:08qui n'était même pas
22:09soutenu par LFI.
22:11Absolument.
22:11Michael Darmore.
22:12Mais à droite,
22:12on reste traumatisé
22:13par la campagne parfaite
22:14de Nicolas Sarkozy,
22:15chimiquement pure.
22:16Il avait réussi à siphonner
22:17l'électorat du FN
22:19et aller jusqu'au centre
22:20et même aller jusqu'au centre-gauche.
22:22Et ils ne sortent pas
22:23de cette martingale
22:24en disant
22:25c'était la campagne
22:26absolument réussie.
22:28Et tout le monde essaye
22:29de récupérer,
22:30de retrouver cette matrice.
22:32C'est pas facile.
22:33Voilà, Bruno Retailleau,
22:34candidat donc pour la présidentielle
22:35de l'an prochain.
22:36On aura l'occasion
22:37bien évidemment
22:37d'en reparler
22:38dans les informés
22:39et sur France Info.
22:40Merci beaucoup Hélène Tarzion
22:41d'être venue ce soir
22:43dans les informés
22:43du service politique
22:44de France Info.
22:46Pendant que Bruno Retailleau
22:47vise la présidentielle,
22:48Sébastien Lecornu
22:49regarde encore plus loin
22:50depuis le Jura.
22:51Le Premier ministre
22:52a dévoilé
22:52la stratégie énergétique
22:54de la France
22:54pour les dix prochaines années.
22:56Comment assurer
22:57notre indépendance
22:58en matière d'énergie,
22:59plus d'électricité
23:00avec le nucléaire
23:01et les énergies renouvelables
23:03et moins d'énergie fossile,
23:04moins de gaz donc
23:04et de pétrole.
23:05L'explication sur France Info
23:07avec Patrice Joffron,
23:08économiste
23:09et géopolitologue.
23:10Cette programmation
23:12elle a pour objectif
23:14de diviser
23:15par deux
23:16la part
23:16des fossiles
23:17dans notre mix énergétique.
23:19Ça pèse à peu près
23:2060%
23:20et l'objectif
23:21en 2035
23:22c'est de descendre
23:23à 30%.
23:25Et donc pour ça
23:26il va nous falloir
23:26plus d'électricité.
23:27Ça veut dire
23:28qu'il faudra
23:28un peu plus
23:29d'hydroélectricité
23:30mais il n'y a pas
23:31des marges de manœuvre
23:31qui sont énormes.
23:32Et donc le reste
23:33ça va être du photovoltaïque,
23:35de l'éolien
23:35et tous ces efforts
23:36il va falloir les placer
23:38dans la perspective
23:38des tensions énergétiques
23:40internationales
23:40et considérer
23:41que c'est un investissement
23:42pour notre sécurité collective.
23:43Voilà, on l'a compris
23:44moins d'énergie fossile
23:45plus d'électricité.
23:46On a entendu ces termes
23:47tout au long de la journée
23:48sécurité,
23:49souveraineté,
23:49indépendance.
23:50Richard Verly
23:51c'est tout cela
23:51qui est recherché ?
23:52Oui, en sachant
23:54que le débat
23:55en fait dans le cas
23:56de la France
23:56me semble déjà tranché.
23:57La souveraineté
23:58c'est le nucléaire.
23:59Point.
23:59Le reste vient s'ajouter
24:01mais si vous écoutez
24:03Emmanuel Macron
24:03et presque tous
24:05les responsables
24:05politiques français
24:06à l'exception notable
24:08des écologistes
24:08et encore
24:09c'est le nucléaire
24:10qui est le socle
24:11de l'indépendance énergétique
24:12de la France.
24:13Ça va le rester
24:14et ça doit même
24:14le devenir davantage.
24:16Donc je crois
24:16que parler des énergies
24:17renouvelables
24:18c'est important
24:18évidemment
24:19mais au centre du pouvoir
24:21on raisonne
24:22en termes
24:23de combien de réacteurs
24:24combien vous savez
24:24les mini réacteurs
24:25dont a parlé
24:27Emmanuel Macron
24:28je crois que c'est plutôt là
24:29que vont être
24:30les investissements
24:31les plus lourds
24:32des années à venir
24:33le reste étant essentiellement
24:35destiné à améliorer
24:36le mix énergétique
24:37mais franchement
24:38c'est l'atome
24:39et toujours l'atome.
24:40En rappelant quelques chiffres
24:41de tiers de notre électricité
24:42aujourd'hui
24:42vient effectivement
24:44du nucléaire
24:45et la mise en route
24:45annoncée aujourd'hui
24:46de six nouveaux réacteurs
24:47le premier qui sera livré
24:48dans 12 ans
24:49d'ici là
24:50il faudra créer
24:50encore plus d'électricité
24:51il y a quelque chose
24:53qui n'est pas dit
24:54un éléphant dans la pièce
24:55c'est comment est-ce
24:56qu'on va passer
24:56de l'usage
24:57du pétrole
24:59et du gaz
24:59à l'électricité
25:01parce que c'est très bien
25:02de dire qu'il faut
25:02augmenter la production
25:03d'électricité
25:04l'ennui
25:05c'est que
25:05comment est-ce
25:06qu'on transforme
25:07toute une économie
25:08qui marche aux deux tiers
25:09avec du pétrole
25:11et du gaz
25:11que ce soit
25:12les chaudières des gens
25:13les usines
25:14les machines
25:14les voitures
25:15regardez la difficulté
25:16qu'il y a déjà
25:17à changer le parc automobile
25:18c'est un énorme effort
25:20et ça
25:20comment est-ce qu'on transforme
25:22les usages
25:23qui sont en train
25:24de ne pas suivre
25:25du tout
25:25l'augmentation
25:26de la production
25:27d'électricité
25:28c'est évidemment
25:29avec d'autres subventions
25:30encourager les gens
25:31à transformer
25:31leur façon
25:34de vivre
25:35et de consommer
25:36mais ça coûte de l'argent
25:37et là
25:37c'est pas financé
25:38et on a vraiment
25:39un problème
25:42de surproduction
25:43d'électricité
25:44c'est très bien de dire
25:44qu'on va faire du nucléaire
25:45et moi je suis tout à fait pour
25:47et qu'on en fasse plus
25:48mais pour l'instant
25:48on est en train de savoir
25:50comment on va faire
25:50de la modulation
25:51c'est-à-dire qu'on ralentit
25:53les usines nucléaires
25:55parce que
25:56il y a des moments
25:57où il faut délester
25:57parce qu'il y a
25:58un trop-plein d'électricité
26:00parce qu'il y a
26:01les renouvelables
26:01qui doivent diffuser
26:03leur électricité
26:04qui est d'ailleurs
26:05plus chère encore
26:06donc il y a un problème
26:08c'est très bien
26:08de produire plus d'électricité
26:10encore faut-il
26:11que les gens l'utilisent
26:12ça fait partie
26:13Michael Darman
26:14des questions
26:14qui restent pour l'instant
26:15sans réponse
26:16les investissements
26:17le calendrier détaillé
26:18aussi
26:18l'acceptabilité
26:20peut-être
26:20la question des financements publics
26:23fort opportunément
26:24d'ailleurs
26:24aujourd'hui dans l'opinion
26:25Bruno Retailleau
26:26a publié une tribune
26:28où il s'est élevé
26:29contre la gouvernance actuelle
26:31et en disant
26:31qu'effectivement
26:32il fallait arrêter
26:33les financements publics
26:34sur le mix de renouvelables
26:36parce que le nucléaire
26:37restait vraiment
26:39le dogme
26:40et même
26:41tout à l'heure
26:42Richard Verli
26:42disait
26:42mettait à part
26:43les écologistes
26:44lors de la dernière
26:45campagne présidentielle
26:46les députatifs
26:48candidats écologistes
26:49allaient en cachette
26:49voir les grands pontes
26:50de le nucléaire français
26:51pour savoir
26:52qu'on leur explique
26:52comment ça marche
26:53parce qu'ils ont bien compris
26:54que de toute façon
26:55s'ils voulaient arriver au pouvoir
26:56et aux responsabilités
26:58il fallait en passer par là
27:00et la grande difficulté
27:01en ce moment
27:01c'est effectivement
27:02qu'est-ce qu'on fait
27:03cette électricité
27:03qu'on a sur les bras
27:05parce que
27:05l'économie se ralentit
27:06sans
27:07vous avez de moins en moins
27:08vous avez une baisse
27:09au fond
27:10de la consommation
27:11notamment de la part
27:12du secteur industriel
27:13parce que le secteur industriel
27:14est au ralenti
27:15avec en même temps
27:16une électricité
27:17qui va
27:18une demande
27:19qui va s'amplifier aussi
27:20parce qu'il y a les voitures électriques
27:20les pompes à chaleur
27:21et encore faudrait-il
27:22que les voitures électriques
27:22soient accessibles
27:23et que
27:24la gouvernance générale
27:26souvenez-vous
27:26on a arrêté
27:27on a dit
27:28qu'on reviendrait
27:29aux moteurs thermiques
27:30en tout cas
27:30on laisserait les moteurs thermiques
27:32encore pendant un certain temps
27:33donc il va falloir aussi
27:34travailler avec les injonctions
27:35contradictoires
27:36allez on va poursuivre
27:37la discussion dans un instant
27:38la seconde partie
27:39des informés
27:40après l'info
27:40il est 20h32 sur France Info
27:42Stéphane Milhomme
27:48et c'est un revirement majeur
27:50qui devrait porter
27:51un coup important
27:51à l'action climatique
27:52de la première puissance mondiale
27:55Donald Trump
27:55annonce qu'il révoque
27:56un texte fondateur
27:58pour la lutte
27:59contre le changement climatique
28:00aux Etats-Unis
28:00il datait de la présidence Obama
28:02et servait de fondement
28:04à la lutte
28:04contre les émissions de gaz
28:06à effet de serre
28:06dans le pays
28:07et toujours des milliers
28:09de foyers en France
28:10privés d'électricité
28:11après le passage
28:12de la tempête Nils
28:13550 000
28:14selon Enedis
28:15si le mauvais temps perdure
28:17notamment dans le sud-ouest
28:18Météo France
28:19s'inquiète du débordement
28:20des cours d'eau
28:21et c'est le cas
28:21sur la Garonne
28:23le fleuve a déjà inondé
28:24les rivières
28:25sur la commune
28:26de la Réole
28:2730 départements
28:28restent en orange
28:29et notamment
28:30la Corse du Sud
28:31qui devra faire face
28:32au risque de vagues
28:34et submersions
28:35ces prochaines heures
28:36la Savoie est toujours
28:37en rouge
28:38mais cette fois
28:38devant le risque d'avalanche
28:39à Tignes
28:40cette nuit
28:41les habitants
28:42resteront confinés
28:43sur France Info
28:44le maire de La Plagne
28:45lui se veut rassurant
28:46il y a une très forte probabilité
28:47dit-il que demain
28:48une grande partie du domaine
28:49soit ouverte
28:50domaine qui était entièrement
28:51enfermé aujourd'hui
28:5217 ans de prison
28:53pour l'adolescent
28:54qui a tué un chauffeur
28:55de VTC en octobre 2024
28:57à Marseille
28:57verdict de la cour d'assises
28:59des Bouches-du-Rhône
29:00à l'encontre
29:00de cet adolescent
29:01de 15 ans
29:02il avait été embauché
29:03sur internet
29:04pour ce règlement de compte
29:05en lien avec le narcotrafic
29:07pour des soupçons
29:08de fraude
29:09à la billetterie
29:10au musée du Louvre
29:11mais également
29:11au château de Versailles
29:129 personnes
29:13ont été interpellées
29:14le parquet de Paris
29:15chiffre déjà le préjudice
29:16à plus de 10 millions d'euros
29:18parmi ces suspects
29:19figurent deux agents
29:20du Louvre
29:21des guides touristiques
29:22ainsi qu'une personne
29:23soupçonnée
29:23d'avoir organisé ce réseau
29:25une nouvelle affaire
29:26au Louvre
29:26quelques mois
29:27après le fameux
29:28cambriolage du siècle
29:29et puis les Jeux Olympiques
29:30et depuis la patinoire
29:31de Milan
29:32ça se termine en quart de finale
29:33pour Bérénice Combi
29:34en patinage de vitesse
29:36sur 500 mètres
29:37après sa chute
29:37elle est âgée
29:38de seulement 19 ans
29:39en attendant
29:40la prestation du français
29:41quant à un fercoq
29:43lui cette fois
29:43sur le 1000 mètres
29:44France Info
29:4720h, 21h
29:49France Info
29:51Les informés
29:52Victor Maté
29:53Avec ce soir
29:54Sylvie-Pierre Brossolet
29:55éditorialiste politique
29:56pour l'hebdomadaire
29:57Le Point
29:58Michael Darmon
29:58éditorialiste
29:59pour Public Sénat
30:00et I24 News
30:01et Richard Verli
30:02correspondant France
30:03et Europe
30:04du Média Suisse
30:05Blic
30:06poursuivons notre débat
30:08notre discussion
30:08Sébastien Lecornu
30:09qui a présenté
30:10aujourd'hui
30:11la programmation
30:13pluriannuelle
30:14de l'énergie
30:15en clair
30:15la feuille de route
30:16pour les 10 prochaines
30:18années en France
30:19concernant le secteur
30:20énergétique
30:21le Premier Ministre
30:22qui a pris la parole
30:23Et pour la première fois
30:25nos intérêts climatiques
30:27correspondent
30:28à nos intérêts
30:28géopolitiques
30:29c'est une chance
30:30ça aurait pu diverger
30:31et pour la première fois
30:33aussi
30:33nos intérêts
30:35industriels
30:36climatiques
30:36et géopolitiques
30:37correspondent aux intérêts
30:38du consommateur
30:39à sa facture d'électricité
30:40Et ça
30:41c'est un allumement
30:42qui au fond
30:43nous amène
30:44à une seule vraie question
30:46c'est comment on est capable
30:47d'électrifier plus vite
30:48Voilà
30:48ça tombe très bien
30:49tout ça Richard Verli
30:50finalement
30:50tout s'aligne parfaitement
30:52les préoccupations
30:53des consommateurs
30:54les préoccupations
30:55climatiques
30:55et géopolitiques
30:56Absolument
30:57parce qu'il y a
30:58un autre enjeu
30:58et qui peut répondre
31:00en partie à la question
31:00de la surproduction
31:01d'électricité
31:02c'est l'interconnexion
31:03du marché européen
31:04c'est-à-dire que
31:05plus les pays européens
31:06seront connectés entre eux
31:07alors ce qui pose
31:08par ailleurs
31:09des problèmes stratégiques
31:10et des problèmes de souveraineté
31:11il faut bien le reconnaître
31:12Pour en revenir peut-être
31:13déjà à la France
31:14on peut préciser
31:14parce qu'on en dit un mot
31:15tout à l'heure
31:16que l'idée c'est de se détacher
31:17des énergies fossiles
31:18ça veut dire en fait
31:19être moins dépendant
31:20principalement des Etats-Unis
31:21du Moyen-Orient également
31:23Absolument
31:23donc dépendant
31:24côté des approvisionnements
31:26pétroliers
31:26notamment en provenance
31:28de pays du Moyen-Orient
31:29gaziers du côté du Qatar
31:31et puis il y a
31:33Donald Trump
31:33qui veut vendre
31:34son gaz liquéfié
31:35son gaz de schiste
31:36et alors là
31:38on bute sur un
31:39on bute sur un problème
31:40au niveau européen
31:41puisque d'un côté
31:42il y a un besoin
31:43d'interconnexion
31:44du marché
31:44justement
31:45qui permettrait
31:46à la France
31:47de vendre
31:48son électricité
31:49mais sauf que
31:50Trump
31:50il veut qu'on lui achète
31:51de l'énergie
31:51et il l'a obtenu
31:53on a promis
31:54de lui acheter
31:54pour 750 milliards
31:56d'euros d'énergie
31:56donc comment on concilie
31:58les deux
31:58la réalité
31:59c'est que bien évidemment
32:00il faut que
32:01l'Union Européenne
32:03arrive à un marché
32:04intégré de l'électricité
32:05parce qu'il y a des pays
32:06tout simplement
32:07qui produisent moins
32:08que d'autres
32:08il y a des pays
32:09très dépendants
32:10des énergies renouvelables
32:11c'est le cas du sud
32:12de l'Europe
32:12et qui ont besoin
32:13dans certaines périodes
32:14de notre énergie
32:15d'origine nucléaire
32:16et on le disait
32:16Sylvie-Pierre Brossolette
32:17en France
32:18tout le monde n'est pas d'accord
32:19cela a pris plus de deux ans
32:20pour arriver finalement
32:21à présenter cette feuille de route
32:23aujourd'hui
32:23alors bon il y a eu
32:24effectivement le budget
32:25notamment qui a retardé
32:27tout cela
32:27mais pas seulement
32:28de véritables débats
32:29sur la politique énergétique
32:31de la France
32:31entre les pros
32:32et les antinucléaires
32:33c'est un vrai problème politique
32:34qui n'est pas nouveau
32:35il y a les pro-énergies renouvelables
32:37et les pro-nucléaires
32:38c'est deux camps
32:39qui sont difficilement conciliables
32:41alors qu'il faut finir
32:41quand même par faire un mix
32:42mais enfin chacun
32:43a quelquefois
32:44des arguments
32:45à la limite
32:46de la mauvaise foi
32:47et ces clivages
32:50se retrouvent
32:50au plan politique
32:51alors on trouve
32:52le Rassemblement National
32:54qui est uniquement
32:55pro-nucléaire
32:56et y compris
32:57un peu LR
32:58également
32:58qui disent
32:59que c'est un puissant fond
33:01ces énergies renouvelables
33:03qu'elles coûtent très cher
33:04qu'elles sont en plus
33:05intermittentes
33:06c'est vrai que
33:06quand il n'y a pas de soleil
33:07ou qu'il n'y a pas de vent
33:08les éoliennes
33:09et le solaire
33:09ça ne marche pas
33:11il faut compenser
33:11avec le nucléaire
33:12qui lui-même
33:13comme je le disais tout à l'heure
33:14est mis au ralenti
33:15de temps en temps
33:16pour favoriser
33:17les renouvelables
33:18c'est un peu absurde
33:19et c'est vrai
33:20que c'est très coûteux
33:21au total
33:22de vouloir faire les deux
33:24à ce point
33:24et on s'ingénie
33:26en France
33:26à se trouver
33:28des poux dans la tête
33:28au point que
33:29on ne peut même pas
33:31alors qu'il y a
33:31un relatif consensus
33:32je pense
33:33à l'accueil
33:34du plan Le Cornu
33:35qui essaie de ménager tout
33:37dans sa formule de compromis
33:38mais il n'est pas assez sûr de lui
33:40pour le soumettre
33:41ce plan au Parlement
33:42il n'ose pas
33:43le faire adopter
33:45par le Parlement
33:46donc il va faire un décret
33:47sur quelque chose
33:48de très important
33:49qui engage quand même
33:50dix ans à la France
33:51sur des choses fondamentales
33:52c'est un peu consternant
33:54mais c'est encore
33:55une des suites
33:56de la dissolution
33:56pas de majorité
33:57donc sur un sujet
33:59aussi important
34:00pas de consensus
34:01donc pas de vote
34:02Michael Darmont
34:03le président du syndicat
34:04des énergies renouvelables
34:05qui était présent
34:06dans le Jura aujourd'hui
34:07lors de cette présentation
34:08se dit plutôt satisfait
34:09par ses annonces
34:10il dit espérer
34:11avec cette publication
34:12je le cite
34:12la fin des querelles
34:13entre pro-nucléaire
34:14et pro-renouvelable
34:15est-ce que c'est la méthode
34:16Le Cornu
34:17celle du compromis
34:18finalement on donne un peu
34:18à gauche et à droite
34:20si je puis me permettre
34:20oui
34:21on est évidemment
34:22dans cette méthode là
34:23il n'y a pas de raison
34:24qu'il change
34:25une méthode
34:25qui a gagné pour lui
34:26et qui lui permet
34:27de continuer
34:28à imprimer
34:29un mode de gouvernement
34:31mais je crois
34:32qu'au-delà
34:33de l'effet d'annonce
34:34et de la réaction
34:35d'annonce
34:36et de la réponse
34:37aux annonces
34:38d'aujourd'hui
34:39effectivement
34:40je suis d'accord
34:41avec
34:41Sylvie Perpensolette
34:43je pense que
34:43on n'est pas encore
34:45vraiment dans un vrai consensus
34:46on va inévitablement dire
34:49que ça va être
34:49un sujet
34:50qui va être
34:50pour le débat présidentiel
34:52à venir
34:53mais est-ce qu'on a
34:54vraiment l'occasion
34:55de débats
34:55de ce genre de choses
34:56lors d'un débat
34:58présidentiel
34:59parce qu'effectivement
35:00il faut d'abord
35:01une majorité
35:01il faut une volonté politique
35:03il faut un gouvernement
35:03qui décide
35:04qui tranche
35:05et qui soit
35:06donc accepté
35:08par une majorité parlementaire
35:09et là
35:09effectivement
35:10il faudra d'abord
35:10tout remettre à plat
35:12de cette question
35:12Sylvie
35:13est-ce que ce plan
35:14est voué
35:14à finalement dépasser
35:16ou survivre
35:17après la présidentielle
35:18de 2027
35:18il le faut
35:20d'une certaine manière
35:20parce qu'il a quand même
35:21une priorité au nucléaire
35:23qu'avait déclenché
35:24Emmanuel Macron
35:25à la suite
35:26un peu tardivement
35:27des méfaits
35:29du président précédent
35:31qui était
35:31François Hollande
35:32qui a cédé
35:33aux écologistes
35:33sur ce point
35:34et il était supposé
35:36fermer
35:3614 usines nucléaires
35:39ça aurait été
35:39une catastrophe
35:40c'était vraiment
35:41un acte politicien
35:43pour se faire élire
35:44et ça avait
35:46des conséquences
35:47extravagantes
35:48heureusement
35:48il a lui-même freiné
35:49et Emmanuel Macron
35:51a complètement
35:52retourné
35:54le mouvement
35:55et a même annoncé
35:56des progrès
35:57beaucoup de création
35:58d'usines nucléaires
35:59ça ça va dans le bon sens
36:00pour notre indépendance
36:01énergétique
36:02qui rappelons-le
36:03le nucléaire
36:04est décarboné
36:05donc il remplit
36:07les deux cases
36:08qu'on cherche à faire
36:09la souveraineté
36:10et la propreté
36:11et donc
36:12ce qui est ennuyeux
36:13vous n'étiez pas
36:13anti-nucléaire
36:14ce qui est ennuyeux
36:16avec la politique
36:17sur ce sujet
36:18c'est qu'on ne peut pas
36:20faire des revirements
36:20tous les 4-5 ans
36:22c'est des longs bateaux
36:24qu'il faut lancer
36:26c'est comme quand on commande
36:28un porte-avions
36:28ça prend 30 ans
36:29le nucléaire
36:30c'est aussi quasiment
36:31une vie d'homme
36:32on commande
36:34l'énergie
36:35sur le siècle
36:37et donc
36:37si on se dit
36:39qu'à chaque présidentiel
36:40on va une fois de plus
36:41changer de priorité
36:42c'est épouvantable
36:44c'est un gâchis monstrueux
36:45Richard Verlier
36:45on a parlé tout à l'heure
36:46des Etats-Unis
36:47Donald Trump
36:48ce soir abroge
36:49un texte important
36:49un texte qui servait
36:50de fondement
36:51à la lutte
36:51contre les émissions
36:52de gaz à effet de serre
36:53aux Etats-Unis
36:54il datait de 2009
36:55depuis la présidence
36:56Obama
36:57c'est quoi encore une fois
36:58de la part de Donald Trump
36:59un revirement total
37:01en matière écologique
37:02de toute manière
37:03Donald Trump
37:03c'est un obsédé du pétrole
37:04c'est véritablement ça
37:06il l'a dit
37:06vous vous souvenez
37:07de cette promesse électorale
37:08drill baby drill
37:09fort bébé fort
37:11c'est un obsédé du pétrole
37:12il vit de ce point de vue
37:13comme pour beaucoup
37:14d'autres sujets
37:15dans les années 80
37:16on a l'impression
37:17avec lui d'être dans Dallas
37:18c'est Dallas à la télévision
37:19c'est les Derrick
37:20en permanence
37:21qui tirent du pétrole
37:22il le croit
37:23mais alors
37:23bien évidemment
37:24dans sa position
37:25de président des Etats-Unis
37:26il y a derrière
37:27un intérêt économique
37:28évident
37:28puisque les Etats-Unis
37:30contrairement à l'Europe
37:31ont décidé d'exploiter
37:33le gaz de schiste
37:34que ce gaz de schiste
37:35maintenant
37:36qu'il a créé
37:37des centaines
37:38d'endroits de gisements
37:39où il y a des gens
37:40qui travaillent
37:40il faut l'exporter
37:41il faut réussir à le vendre
37:43donc au fond
37:43les Etats-Unis
37:44ont besoin
37:45que leurs alliés
37:47entre guillemets
37:48soient énergétiquement
37:49dépendants
37:50pour leur vendre
37:51ce GNL
37:52ce gaz liquéfié
37:53qui vient du gaz de schiste
37:55donc de toute façon
37:56il suffisait d'écouter
37:56le discours à Davos
37:58de Donald Trump
37:58je l'ai relu
37:59récemment
38:00il accuse les éoliennes
38:01de tuer les oiseaux
38:02en gros
38:03pour lui
38:03l'éolienne
38:04est vraiment
38:04le truc impensable
38:06qui défigure la planète
38:08qui tue les oiseaux
38:09enfin bref
38:10le pétrole
38:10c'est beaucoup mieux
38:11vous l'avez compris
38:12allez on va retourner
38:13à Milan
38:14tout de suite
38:14pour les Jeux Olympiques
38:16d'hiver
38:16les Jeux de Milan-Cortina
38:18avec toujours sur France Info
38:25le patinage de vitesse
38:26sur glace
38:27on a suivi tout à l'heure
38:28l'élimination de la française
38:29Berenice Combi
38:31place aux hommes
38:32toujours le short track
38:33ce patinage de vitesse
38:34une distance de 1000 mètres
38:35cette fois pour un français
38:36en quart de finale
38:37Xavier Montferrand
38:38c'est Quentin Fercoq
38:39exactement
38:40et c'est sa spécialité
38:41le 1000 mètres
38:42il est venu
38:42pour disputer
38:43cette discipline-là
38:44en particulier
38:45aux Jeux Olympiques
38:47cette distance-là
38:48c'est celle sur laquelle
38:50il se sent le mieux
38:51il a les meilleures références
38:52c'est parti cinquième
38:54aux Europe
38:54cette année
38:55il a déjà l'expérience
38:58des JO de Pékin
38:58Quentin Fercoq
38:59c'est le leader
39:00de cette équipe de France
39:01de short track
39:02il est installé
39:03en chasseur
39:05en cinquième position
39:06c'est un peu plus long
39:07c'est un peu moins rapide
39:09que le 500 mètres
39:10tout à l'heure
39:11de Berenice Combi
39:11il est derrière
39:13Quentin Fercoq
39:15et ça chute
39:16il y a un concurrent
39:18le Polonais
39:19qui est déjà out
39:20il va tenter de revenir
39:21c'est un peu long
39:22c'est 1000 mètres
39:23donc on est sur
39:24des courses
39:25d'une minute vingt
39:26il est en quatrième position
39:28il ne fait pas d'effort
39:29il ne prend pas de risque
39:29pour l'instant
39:30on rappelle
39:31les deux premiers qualifiés
39:32et les deux meilleurs
39:34troisièmes au temps
39:35il est stratège
39:38
39:38Quentin Fercoq
39:39le normand
39:39il ne se précipite pas
39:42c'est nerveux
39:42ces courses là
39:43ça frotte beaucoup
39:45dans les virages
39:46et il est resté derrière
39:48tranquillement
39:50est-ce que c'est peut-être
39:51trop tranquillement
39:52mais en tout cas
39:52il est caché
39:54derrière les trois premiers
39:55qui ne s'occupent pas
39:57trop de lui
39:57mais il est au contact
39:58évidemment
39:59des trois premiers
40:01allez
40:01est-ce qu'il va essayer
40:02il se rapproche
40:03il se rapproche
40:04il va attaquer
40:05Quentin Fercoq
40:06ça y est
40:07allez
40:08c'est le dernier tour
40:09vous entendez la cloche
40:10c'est maintenant
40:10que ça se décide
40:11pour Quentin Fercoq
40:12Qu'attaque
40:13qui prend l'intérieur
40:14la troisième position
40:15peut-être la deuxième
40:16ça frotte
40:16il va être
40:17troisième
40:18troisième
40:19il sera peut-être qualifié
40:20autant
40:21il va falloir voir
40:22mais il est troisième
40:23donc c'est pas qualifié
40:25directement
40:25Quentin Fercoq
40:26il a peut-être été
40:27un petit peu trop prudent
40:29sur le début de course
40:30un peu trop stratège
40:32mais il va falloir attendre
40:33pour voir
40:33s'il est qualifié
40:34Merci beaucoup
40:35Xavier Montferrand
40:36vous nous tenez
40:36évidemment au courant
40:38de la qualification
40:39ou non de Quentin Fercoq
40:40pour les demi-finales
40:41du patinage de vitesse
40:44sur glace
40:44en direct
40:45de Milan
40:45cette patinoire
40:46pour les Jeux Olympiques
40:47d'hiver
40:47sur France Info
40:49reprenons nos débats
40:50dans les informés
40:51les questions de l'énergie
40:52du climat
40:53et de la transition écologique
40:55alors que le monde
40:55fait face
40:56à de plus en plus
40:57de phénomènes météo extrêmes
40:59comme cette tempête
41:00Nils
41:01qui balaye
41:01l'ouest de la France
41:03depuis la nuit dernière
41:03des rafales de vent
41:04à plus de 180 km heure
41:06par endroit
41:07un mort dans les Landes
41:08plusieurs blessés
41:09dans d'autres départements
41:10encore plus de 500 000
41:11foyers sans électricité
41:13et beaucoup de dégâts matériels
41:14à Sète
41:15une grue
41:15de plusieurs centaines
41:16de tonnes
41:17est tombée dans le port
41:18de la commune de Léros
41:19Olivier Carmès
41:20et le directeur
41:21du port de commerce de Sète
41:22le frein a lâché
41:24et donc elle a roulé
41:26sur les rails
41:27avec le vent
41:27qui était plein ouest
41:28qu'elle a basculé
41:30pour effectivement
41:31s'effondrer
41:32sur le navire
41:32vraiment l'urgence
41:33là c'est de pouvoir
41:34faire appel
41:36à des spécialistes
41:37pour découper
41:37et puis soulever
41:39les pièces
41:39et pouvoir libérer
41:40le navire
41:41le démantèlement
41:42total
41:43ça peut être
41:4415 jours
41:443 semaines
41:45Voilà cette grue
41:46tombée à Sète
41:47et événements
41:48et images
41:48impressionnantes
41:50Bonsoir David et Faranda
41:51Bonsoir
41:53et merci pour l'invitation
41:54Climatologue
41:55merci à vous
41:56à l'Institut
41:56Pierre-Simon Laplace
41:57vous êtes l'auteur principal
41:58du prochain rapport
42:00du GIEC
42:01on peut parler
42:01avec cette tempête
42:03Nils
42:03d'un phénomène exceptionnel
42:05Oui
42:06c'est un phénomène
42:08exceptionnel
42:09on a battu
42:10certains records
42:10de vente
42:11mais c'est surtout
42:12un phénomène
42:12qui s'insère
42:13dans une série
42:14des tempêtes
42:15qui ont frappé
42:17le Portugal
42:17l'Espagne
42:19la France
42:19et qui ne sont pas
42:21finies d'ailleurs
42:22parce qu'on aura encore
42:23de la pluie
42:24et de la neige
42:25qui va tomber
42:25pendant les week-ends
42:26et cette série
42:28des tempêtes
42:28est amplifiée
42:29par les changements
42:30climatiques
42:31par les émissions
42:31de gaz à effet de serre
42:33on l'a démontré
42:34dans l'étude rapide
42:36qu'on a réalisé
42:37cet après-midi
42:38sur la tempête
42:38Nils
42:39qui nous montre
42:40que jusqu'à 10%
42:42en plus des précipitations
42:43et des vents
42:44qui sont
42:44localement plus fortes
42:45sont impoutables
42:46aux émissions
42:47des gaz à effet de serre
42:49Trois départements
42:49en vigilance rouge
42:50la Gironde
42:51le Lot-et-Garonne
42:52et la Haute-Savoie
42:53cette fois
42:53pour des risques
42:54d'avalanche
42:55avec des vents
42:56extrêmement forts
42:57vous nous l'avez dit
42:58David
42:59des Faranda
42:59c'est finalement
43:00l'activité humaine
43:01le réchauffement climatique
43:03qui explique ce phénomène météo
43:04cette tempête
43:05Nils
43:05Oui
43:07nous avons un protocole rapide
43:09dans les consortiums
43:11que je coordonne
43:12à l'international
43:12et qui s'appelle
43:13Climameter
43:14et qu'on héberge
43:15en France
43:15qui nous permet
43:17d'établir
43:18les liens
43:18entre les émissions
43:20de gaz à effet de serre
43:21comme vous l'avez dit
43:22vient de la combustion
43:23d'énergie fossile
43:24qui sont très chères
43:25au président américain
43:26et les effets
43:28qu'on peut avoir
43:30en termes
43:30de précipitation
43:31température
43:32ou aux vitesses du vent
43:34donc dans ce cas là
43:35qu'est-ce qu'on peut dire
43:36on peut dire
43:37que toutes les tempêtes
43:38et donc la série
43:40des tempêtes
43:40qu'on a observées
43:41sont des tempêtes
43:43qui vont se développer
43:44dans une atmosphère
43:46plus chaude
43:47l'atmosphère plus chaude
43:48peut contenir
43:49plus d'humidité
43:50ça on le sait
43:51de la physique
43:52du climat
43:52et cette humidité
43:54est transformée
43:55en pluie
43:55donc on se retrouve
43:56avec cette France
43:57éponge
43:59plein d'eau
44:00partout
44:01avec des inondations
44:02et ce n'est pas fini
44:03David et Faranda
44:05vous restez avec nous
44:06dans les informés
44:07sur France Info
44:08Sylvie-Pierre Brossolette
44:09il y a toujours
44:09cette question
44:10à chaque événement
44:11climatique
44:12d'importance
44:13on se demande finalement
44:14si on est conscient
44:15au niveau politique
44:16de la nécessité
44:17de s'adapter
44:18on en parle
44:18à chaque fois
44:19on a l'impression
44:20que les choses
44:20avancent à doucement
44:21on a fait des émissions
44:22pour déplorer
44:23effectivement
44:23peut-être
44:24une insuffisance
44:25de préparation
44:26de prévention
44:27d'investissement
44:29sur des matériels
44:32des bords
44:34de l'eau
44:35des monuments
44:36enfin à chaque fois
44:38qu'il y a un accident
44:39de plus
44:39on se dit
44:40on aurait peut-être
44:40pu l'éviter
44:41en faisant quelque chose
44:41mais c'est extrêmement coûteux
44:43on en revient toujours
44:44à ce problème budgétaire
44:46on peut bien sûr
44:47renforcer
44:48tout ce qu'on veut
44:49les habitations
44:50les monuments
44:51etc
44:51mais ça coûte
44:52énormément d'argent
44:53alors l'autre aspect
44:56des choses
44:56où on peut peut-être
44:57faire des progrès
44:57c'est sur la prévision
44:59parce qu'il semble là
44:59que sur cette tempête
45:00la météo
45:01a un peu sous-estimé
45:02quand même
45:03la force des vents
45:05et la dimension
45:06du problème
45:06mais même si elle
45:08l'avait prévu
45:08qu'est-ce qu'on aurait
45:09pu faire de plus
45:09alors je pense
45:11les gens sont
45:11un petit peu
45:12de plus en plus
45:13quand même
45:13prévenus
45:14plus disciplinés
45:16il y a un peu
45:17moins d'accidents
45:18malheureusement
45:19là il y a eu
45:19une mort déplorée
45:21mais globalement
45:22il y a un peu moins
45:22d'accidents
45:23à chaque fois
45:23pour des piétons
45:25des gens en voiture
45:26etc
45:26parce qu'on arrive
45:26à prévenir
45:27mais enfin
45:28dans l'ensemble
45:28si on voulait
45:29vraiment se garantir
45:30contre toutes les conséquences
45:31climatiques
45:33et tout ce dérèglement
45:34et toute cette eau
45:35qui tombe
45:36malheureusement
45:36c'est des investissements
45:37majeurs
45:38et qu'on n'est pas
45:39en état de faire
45:39il y a effectivement
45:41une accoutumance
45:41c'est vrai
45:42je partage
45:43d'abord
45:44dans la préparation
45:45par la puissance publique
45:46les préfectures
45:48réagissent beaucoup plus vite
45:49il y a
45:50des évacuations
45:52de prévention
45:53il y a un dispositif
45:54de crise
45:55de la part
45:56de la machine
45:57de l'état
45:57qui est
45:58on le sent
45:58beaucoup plus affûté
45:59ça c'est la première des choses
46:00l'autre chose
46:01c'est qu'effectivement
46:02on n'entend pas
46:05les plaintes
46:06qu'on a pu
46:06on a depuis longtemps
46:07couvert
46:08des moments
46:09de catastrophes naturelles
46:10inondations
46:11grandes tempêtes
46:12et on avait
46:12à chaque fois
46:13la litanie
46:13des gens
46:15qui sont évidemment
46:15bien sûr
46:16affectés
46:17et qui viennent
46:18se retourner
46:18contre l'état
46:19et qui viennent
46:19crier
46:20qui viennent
46:21protester
46:21là on entend
46:23à travers tous
46:24les extraits
46:25qu'on entend
46:25sur les médias
46:26et sur cette radio
46:27une forme
46:28effectivement
46:29de fatalisme
46:30on sait que c'est
46:31maintenant
46:32notre univers
46:33et puis
46:33pareil pour
46:34l'exécutif
46:36et les gouvernements
46:38sur la question
46:39de l'argent
46:39c'est-à-dire
46:40Pierre Brossolet
46:41que ça coûte
46:41très cher
46:42c'est simplement
46:42une question budgétaire
46:43une question financière
46:44c'est pas simplement
46:45une question budgétaire
46:45c'est bien sûr
46:46une question de préparation
46:47de budget
46:47comme il n'y a pas d'argent
46:48la question est réglée
46:49on se débrouille
46:50avec ce qu'on a
46:50mais je vois aussi
46:52que la gestion politique
46:53a changé
46:54à chaque fois
46:55normalement
46:56on avait vu
46:57des ministres
46:57des premiers ministres
46:58aller
46:59donc tout de suite
47:00au chevet
47:00des populations touchées
47:01
47:02c'est pas le cas
47:03ou peut-être
47:04à un niveau
47:04moindre
47:06donc il y a
47:07un accoutrement général
47:08parce qu'il y a
47:08une forme de fatalité
47:09qui est acceptée
47:10et donc on se prépare
47:12et on accepte
47:13Votre regard européen
47:15Richard Verly
47:16sur ce qui se passe
47:16en France
47:17avec cette tempête Nils
47:18Mais il y a
47:18un énorme sujet
47:19qui est la conséquence
47:21de ce qui vient d'être dit
47:22c'est le problème
47:23des assurances
47:23parce que s'il y a
47:25un secteur
47:25qui lui
47:26a beaucoup de mal
47:28à s'adapter
47:29à cette nouvelle
47:30condition climatique
47:31c'est le secteur
47:31des assurances
47:32parce qu'il y a
47:33un niveau
47:33où les polices
47:34d'assurance
47:34ne peuvent plus
47:35augmenter
47:35parce que les gens
47:36ne pourront plus
47:36les payer
47:37donc que va-t-il se passer
47:38donc il faut quand même
47:40se poser la question
47:41moi j'entendais ce matin
47:42je crois sur votre antenne
47:44une dame qui habite
47:45dans une zone inondable
47:46une maison construite
47:48dans une zone inondable
47:48qui certes
47:49avait l'air effectivement
47:50comme le dit Mickaël
47:51d'être assez sereine
47:53en disant
47:53on a posé des parpaings
47:54on s'est protégé
47:55oui mais est-ce que ce sera
47:57viable dans 5 ans
47:58ou dans 10 ans
47:59quand les incidents
48:00climatiques seront
48:01encore plus nombreux
48:01et que peut-être
48:03les compagnies d'assurance
48:04ne voudront plus
48:05assurer en cas de dommage
48:07donc là je crois
48:07qu'il y a un vrai sujet
48:09est-ce que l'état
48:10peut pallier
48:11évidemment non
48:12parce que l'état
48:12n'a pas d'argent
48:13ça vient d'être dit
48:14est-ce qu'il faut imaginer
48:16d'autres systèmes
48:17assuranciels
48:18ça c'est vrai
48:18de toute l'Europe
48:19mais on voit bien
48:20que la protection
48:22contre les dommages climatiques
48:24aujourd'hui elle
48:24elle est vraiment déréglée
48:26David Defaranda
48:27climatologue
48:28toujours avec nous
48:29sur les mesures
48:30justement
48:30qui peuvent être prises
48:31en France
48:32ou qui sont déjà prises
48:33et puis peut-être ailleurs
48:34dans les pays voisins
48:35alors déjà
48:36vous l'avez dit
48:37on n'a pas rien fait
48:38après 30 ans
48:39d'alerte
48:40des climatologues
48:41sur les présents
48:42qu'on avait déjà prévus
48:44en termes d'augmentation
48:46des phénomènes extrêmes
48:47météorologiques
48:48et surtout
48:49d'augmentation
48:49de leur intensité
48:50on a déjà
48:52réduit un peu
48:53les émissions
48:53des gaz à effet de serre
48:54donc ça
48:56c'est la feuille de route
48:57qu'on avait
48:57après l'accord de Paris
48:58il faut la continuer
48:59parce que si on réchauffe
49:01trop l'atmosphère
49:02ce qui va se passer
49:03c'est qu'on touche
49:04les limites
49:05de l'adaptation
49:06on le voit déjà
49:07toutes les deux semaines
49:08toutes les trois semaines
49:09on est confronté
49:10à des inondations
49:11des vagues de froid
49:13des vagues de chaleur
49:14on est dans un climat
49:16extrême
49:16donc on ne pourra pas
49:18s'adapter
49:19à tous les climats
49:21qu'on a prévus
49:22pour les degrés
49:23de réchauffement
49:24plus importants
49:25qui vont bien sûr
49:27arriver
49:27si on continue
49:28à brûler
49:29les énergies fossiles
49:30donc première chose
49:31réduire les émissions
49:32deuxième chose
49:33on peut aussi
49:34intervenir sur les territoires
49:35et les solutions
49:36qui marchent les mieux
49:37c'est tout ce qu'on a
49:39pas fait
49:39dans les années 60
49:4170
49:41donc bétonner
49:43bétonner les rivières
49:44bétonner les littoraux
49:45c'est pas
49:46des solutions
49:47au contraire
49:48laisser la place
49:49à la nature
49:50dans les rivières
49:52dans les côtes
49:53dans les zones côtières
49:54ça devrait être
49:56notre objectif
49:57et là aussi
49:58d'autres effets bénéfiques
49:59déjà
50:00de rendre plus agréable
50:02le paysage
50:04mais aussi
50:04de rétablir
50:05la biodiversité
50:07qui après
50:07est fondamentale
50:08aussi
50:08pour l'agriculture
50:10et pour
50:10tout ce qui est
50:12bien sûr
50:13paysage
50:14et enfin
50:16essayer vraiment
50:17de limiter
50:19les zones
50:19qu'on va
50:20continuer à bétonner
50:22essayer de réutiliser
50:23les zones
50:24qui sont
50:24à l'abri
50:25des inondations
50:26je le rappelle
50:27le territoire français
50:28est très grand
50:29mais
50:30il y a
50:31quelques pourcents
50:32du territoire
50:34qui est inondable
50:34et pourtant
50:35les 70%
50:37de la population
50:38vit dans ces zones
50:39inondables
50:39donc c'est nous-mêmes
50:40qu'on se met
50:41en danger
50:42vis-à-vis
50:42de ce phénomène extrême
50:43Sylvie-Pierre Brossolette
50:44si on veut boucler
50:45la boucle ce soir
50:46dans les informés
50:47on parlait tout à l'heure
50:47en début d'émission
50:48de la candidature
50:49de Bruno Retailleau
50:50pour 2027
50:51on se souvient
50:51que l'environnement
50:52avait été
50:52le thème
50:53le plus absent
50:54on peut le dire
50:55de la campagne
50:55de 2022
50:57est-ce qu'on peut espérer
50:58qu'il en sera autrement
50:59l'année prochaine ?
50:59Pour l'instant
51:00les écologistes
51:01n'ont pas du tout
51:01le vent pouple
51:02leur thème non plus
51:03il y a plutôt
51:03un bas clash
51:04sur ces sujets
51:04malgré des épisodes
51:06comme nous venons de vivre
51:07et qui persuadent
51:07tout le monde
51:08qu'il faut faire un effort
51:09mais dans l'ensemble
51:10les gens ont
51:11une espèce
51:12de ras-le-bol
51:13des mesures imposées
51:15de ce qu'on a appelé
51:15l'écologie punitive
51:17et on va le sentir
51:18aux municipales
51:19où il va sans doute
51:19y avoir
51:20pas mal de maires
51:21verts
51:22qui avaient été élus
51:23la dernière fois
51:23qui vont être battus
51:24donc il y a
51:26un double mouvement
51:26dans l'opinion
51:27une prise de conscience
51:28et une formidable terreur
51:30de ce qui peut nous arriver
51:31comme
51:32des règlements climatiques
51:34et en même temps
51:34un stop
51:36demandé
51:37au fait
51:38qu'on nous impose
51:39encore des normes
51:40des obligations
51:40des interdictions
51:41donc il y a un double mouvement
51:43je ne sais pas
51:44qu'est-ce qui finira
51:44par l'emporter
51:45mais là
51:46ponctuellement
51:46politiquement
51:47c'est plutôt
51:48pas tellement
51:48pour l'écologie
51:49ce bas clash écologique
51:50on le voit ailleurs
51:51Richard Verly
51:52en Suisse
51:52on le voit absolument ailleurs
51:54pour prendre l'exemple
51:54de la Suisse
51:55là on parle de politique
51:56c'est exactement
51:57la même chose
51:58alors avec une différence
52:00néanmoins
52:00c'est que dans un système
52:02fédéral
52:02bien évidemment
52:03tous les cantons
52:05là je parle de la Suisse
52:06ou tous les lenders
52:07en Allemagne
52:07ne sont pas exposés
52:08de la même manière
52:09au risque climatique
52:10et notamment
52:11au risque d'inondation
52:12donc il y a des régions
52:13où les écologistes
52:14arrivent davantage
52:15à se maintenir
52:15pour des raisons
52:16absolument géographiques
52:18mais globalement
52:18le moment écologique
52:20qu'on a connu
52:20il y a une dizaine d'années
52:22il est en train
52:23de se transformer
52:24j'allais dire
52:24en moment énergétique
52:25parce que la principale
52:26préoccupation
52:27c'est l'énergie
52:28à la fois pour l'économie
52:30même si elle est un peu
52:31en panne
52:31mais aussi pour les ménages
52:33et l'énergie prime
52:34aujourd'hui sur l'écologie
52:35le mot de la fin
52:36en quelques secondes
52:37Michael Darmon
52:37l'injonction
52:40venant d'en haut
52:41c'est ce qui est repoussé
52:42par les français
52:42donc ça importe
52:44l'écologie
52:45parce que même s'ils peuvent
52:46être d'accord
52:46sur les thématiques
52:47et sur les besoins
52:48et sur les urgences
52:49le simple fait
52:50que ça vienne d'en haut
52:51et que ça leur est imposé
52:52sans qu'ils puissent
52:53y participer
52:54ils le rejettent
52:55a priori
52:55donc il va falloir aussi
52:56changer l'approche
52:58et la méthode
52:59nous voyons ça finalement
53:00que comme des contraintes
53:01Sylvie Pierre Brossolette
53:02à la une du point
53:03cette semaine
53:03et bien c'est consacré
53:04à Guylaine Maxwell
53:05celle qui sait tout
53:07et qui se tait
53:08pour l'instant
53:08mais tant que
53:10monsieur Trump
53:11ne lui aura pas donné
53:11sa grâce
53:12elle ne parlera pas
53:14et elle restera en prison
53:14mais c'est une femme
53:15qui a un destin fascinant
53:17lisez le point
53:18on parle de l'affaire Epstein
53:19bien sûr
53:19l'affaire Epstein
53:20bien sûr
53:21c'est mieux que de la télé-réalité
53:23Richard Verlis
53:23un conseil de lecture
53:24peut-être sur le site de Blik
53:25et bien
53:26les récits de ses familles
53:28qui aujourd'hui vous le savez
53:29ont assailli littéralement
53:30le couple Moretti
53:31je parle du couple
53:32exploitant du Constellation
53:33à Caen-Montana
53:34on voit bien
53:34que la colère des familles
53:35est en train de monter
53:36et toute la question
53:37c'est comment y faire face
53:39et une justice du canton du Valais
53:40qui parfois donne l'impression
53:41d'être un peu débordée
53:42un mois et demi après
53:43l'incendie qui a fait 41 morts
53:45merci à tous
53:46merci Michael Darmon
53:47d'être venu
53:47ce soir
53:48les informés reviennent
53:49demain matin
53:50à 9h
53:50très bonne soirée
53:51sur France Info
53:52Sous-titrage Société Radio-Canada
53:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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