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  • il y a 10 heures
Jeudi 18 juin 2026, retrouvez Frédéric Molliex (Directeur, Metravib Defence), Florent Ogès (Co-fondateur, LYSK) et Alexandre Lahousse (Directeur Général Adjoint, DGA) dans ÉMISSIONS SPÉCIALES.

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Transcription
00:08Bsmart Fortune au salon Eurosatory, le rendez-vous des acteurs de l'industrie de la défense.
00:14Et parmi les acteurs de l'industrie de la défense, il y a bien évidemment la direction générale de l
00:18'armement
00:19avec son directeur général adjoint, le général Alexandre Laousse. Bonjour.
00:24Bonjour.
00:24C'est obligatoire votre présence ici puisque vous êtes l'un des principaux interlocuteurs des entreprises
00:29et vous faites le lien entre les entreprises et les armées, si je peux me permettre ce résumé de votre
00:35activité.
00:36Complètement. Le rôle de la DGA au quotidien, c'est d'aligner les besoins incapacitaires des armées,
00:42les capacités de réalisation des industriels et la trajectoire budgétaire.
00:47Et il y a énormément, vous me faites justement la passerelle sur les enjeux budgétaires
00:51puisque la loi de programmation militaire 2024-2030 est réactualisée chaque année.
00:59Initialement, c'était 430 milliards d'euros.
01:02Là, on est en cours de discussion actuellement au Parlement sur un rallongement de 36 milliards.
01:09Néanmoins, ça permet à la DGA de faire des commandes records.
01:12Encore cette année.
01:13Exactement. Alors c'était 413 milliards, si je peux me permettre de corriger.
01:17Et puis il y a une discussion en cours sur 36 milliards exactement.
01:21Donc l'enjeu de cette LPM, effectivement, pour nous, c'est de consolider l'armement du pays
01:26et la crédibilité de notre défense.
01:29Effectivement, en 2025, on a passé 38 milliards de commandes, c'est un chiffre record,
01:33plus 1 milliard pour l'innovation.
01:35Si on ajoute 20 milliards de commandes export qui viennent se rajouter,
01:41c'est presque 60 milliards d'euros de commandes qui viennent donner de la visibilité à toutes nos entreprises.
01:46Et en 2026, on ne s'arrête pas là.
01:48Les 38 milliards de commandes qu'on a passées en 2025, on a l'ambition de les porter à 42
01:53milliards.
01:53Et alors 42 milliards, mais pour quoi faire ?
01:56Est-ce que c'est pour renouveler du matériel parce qu'il est vieillissant
01:59ou est-ce que c'est pour justement livrer les nouvelles technologies
02:02qui sont présentées notamment sur ce salon par les industriels ?
02:06Alors, tout l'enjeu de la LPM, c'est d'adapter notre cycle aux nouvelles menaces,
02:11donc au cycle court des nouvelles menaces.
02:14En gros, les drones qui irriguent un petit peu partout,
02:17donc ça c'est des technologies à cycle court.
02:18Le fait qu'on a des environnements brouillés,
02:21ça c'est un retour d'expérience aussi du terrain évidemment.
02:24Mais on ne doit pas pour autant abandonner la livraison de nos matériels structurants,
02:28ce qui fait le socle de notre système de défense.
02:31Donc en fait, c'est un mix des deux.
02:33Typiquement, en 2025, on a fait des grosses commandes sur des matériels
02:37qui vont venir enrichir nos capacités.
02:40La flotte logistique, plus de 1000 camions.
02:42La logistique, c'est quand même le socle de la durabilité de l'action des armées.
02:46Des moyens de franchissement qu'on appelle coupure humide,
02:49c'est pour franchir des rivières, je dirais, faire avec nos moyens.
02:53Mais aussi des munitions téléopérées, il y en a un certain nombre sur notre stand.
02:56Ce sont des drones finalement avec des charges explosives
02:59qui vont nous permettre de porter le feu chez l'ennemi.
03:01Donc là, on est dans des choses un petit peu plus récentes
03:03ou en tout cas, dont on va augmenter la masse.
03:06Et cette année, on continue sur cette diversification.
03:10L'enjeu pour nous, c'est d'avoir un bon équilibre entre technologie et masse.
03:14La technologie pour continuer à dominer l'adversaire
03:17et la masse pour ne pas être saturée, pour que ce soit nous qui saturions l'adversaire.
03:20La munition téléopérée, on est clairement sur le rétex de l'Ukraine.
03:24Parce que l'Ukraine, alors oui, le drone, il faut le préciser quand même,
03:28je pense que c'est important, le drone existait avant la guerre en Ukraine.
03:31Mais la guerre en Ukraine a fait que, disons, mis un point,
03:37un focus sur l'utilisation du drone par les forces armées.
03:40Oui, alors effectivement, les drones, c'est visible partout,
03:44vous qui suivez l'actualité.
03:46C'est l'activité qui est partout en appui des autres forces.
03:50Le drone seul ne suffit pas à prendre l'ascendant,
03:52mais c'est clairement une arme qui permet de porter des destructions chez l'ennemi,
03:56qui permet de saturer les défenses de l'ennemi.
03:59Donc il faut, un, pouvoir s'en défendre,
04:00mais pouvoir faire aussi la même chose dans le cas d'un conflit.
04:04C'est valable pour les drones terrestres, les drones aériens et les drones navals.
04:08Donc ça concerne tous les secteurs.
04:10Et ça, c'est le réflexe, effectivement,
04:12enfin pardon, le retour d'expérience qu'on a tiré de l'Ukraine,
04:15mais aussi du conflit au Moyen-Orient avec les drones shade qui ont été tirés,
04:20contre lesquels il faut se défendre.
04:22Alors pour faire face à ça, la DGA, elle s'est adaptée.
04:25On a créé des centres experts référents.
04:27Qu'est-ce que c'est ?
04:28Finalement, on a décidé de connecter nos experts de terrain
04:32qu'on a dans nos centres en province avec les utilisateurs des forces,
04:35ceux qui sont dans les régiments, les bases.
04:37Une connexion directe entre gens de terrain, finalement,
04:39les sachants techniques et les sachants opérationnels
04:41pour créer, finalement, de l'innovation,
04:45innover plus vite que l'ennemi, autant que possible.
04:48Et ça, typiquement, sur le Moyen-Orient,
04:50on a été mis à l'épreuve du feu.
04:52C'est quelque chose qu'on a dû activer tout de suite.
04:54Et on a été capable de faire des campagnes d'essai,
04:59environ 4 campagnes d'essai en 2 mois,
05:00valider les moyens,
05:02interception de drones de shade par hélicoptère,
05:04validation de drones pour intercepter d'autres drones,
05:08autant de solutions qu'on a développées
05:09avec des nouveaux entrants, les entreprises habituelles,
05:13mais aussi des nouvelles avec lesquelles on était moins habitués de travailler.
05:16Ça s'est fait rapidement par rapport à l'habitude, j'ai l'impression,
05:19parce que, finalement, il y a eu une bonne réactivité
05:22des forces armées françaises,
05:23parce qu'on pense aux drones,
05:27au début, c'était la lutte aérienne,
05:29c'était l'armée de l'air qui intervenait,
05:31et finalement, on a basculé,
05:33on a vu l'armée de terre
05:35via les hélicoptères que vous avez mentionnés.
05:37Il y a eu une réactivité et un travail interarmée, finalement, là-dessus ?
05:40Alors, complètement,
05:41et c'est de toutes les sens de ces centres experts référents qu'on a créés.
05:46La mission de la DGA,
05:47c'est aussi d'offrir des options
05:48aux chefs d'état-major des armées
05:50pour pouvoir traiter les différentes cibles.
05:52Sur les drones de shade,
05:54typiquement, au début,
05:55on utilisait effectivement des missiles Mika
05:57à partir d'avions de chasse,
05:59ce qui est une solution, un, qui fonctionnait,
06:01donc c'est la première qu'il fallait déployer,
06:03mais qui n'est pas très économique sur la durée.
06:05On a donc travaillé avec l'armée de terre,
06:07ça s'est fait deux semaines seulement
06:08après le début du conflit,
06:10pour valider des passes d'approche,
06:12comment intercepter un shade
06:14avec un hélicoptère tigre, typiquement,
06:16ou d'autres hélicoptères avec des mitrailleuses.
06:17On a démontré ça,
06:19ça m'a permis d'appeler chef d'état-major des armées
06:21pour dire, c'est ça qu'il faut déployer,
06:22c'est ça la solution économique
06:24pour détruire les drones shade.
06:26Et pour l'intégrer au Moyen-Orient,
06:28parce qu'une fois que vous avez une solution,
06:30il faut pouvoir l'intégrer
06:31dans ce qu'on appelle une bulle opérationnelle.
06:32En gros, vous êtes dans un environnement
06:35où tout le monde tire dans les deux sens,
06:37il ne faut pas être pris comme une cible
06:38par vos propres amis.
06:40Et l'intégration, la DGA a développé
06:42les moyens pour faire ça en moins de trois semaines.
06:44C'est un de nos centres qui a fait ce développement
06:47sans soutien industriel.
06:48Donc nos ingénieurs ont des compétences,
06:50ils sont capables de faire par eux-mêmes,
06:52c'est aussi ce qu'on met en œuvre
06:53avec ces centres experts référents.
06:54Et donc des besoins en munitions au final,
06:57en conclusion j'ai envie de dire.
06:58Bien sûr, alors effectivement,
06:59un des autres retours d'expérience des conflits,
07:02c'est la consommation des munitions
07:03qui est élevée.
07:05Pour ça, plusieurs options qu'on a développées.
07:08Évidemment, un, on a anticipé toutes les commandes,
07:12les commandes de l'ALPM qui étaient étalées
07:14sur plusieurs années.
07:15On a anticipé au maximum,
07:16on va passer 6 milliards d'euros
07:18de commandes de munitions en 2026.
07:20Donc on a avancé tout ce qu'on pouvait avancer.
07:23La deuxième option, c'est de passer
07:25d'une logique de stock à une logique de flux.
07:27Quel que soit le niveau de stock,
07:28il y a un moment, il va être épuisé.
07:30La logique de flux, c'est de dire
07:31on a des capacités industrielles
07:33qui sont capables de régénérer les stocks
07:35au fur et à mesure, de façon réactive.
07:37Et donc on investit aussi sur les capacités industrielles.
07:40Les 6 milliards, c'est aussi un choc de la demande.
07:42Ça permet d'envoyer un message aux industriels
07:45pour qu'ils investissent sur leurs moyens de production.
07:48Si besoin, on met un petit complément,
07:49notamment pour les acteurs les plus petits,
07:51pour les aider à passer le cap.
07:53La troisième voie, c'est la diversification.
07:56On augmente les munitions qu'on a déjà
07:58et les moyens qu'on a déjà.
07:59On va en intégrer d'autres,
08:00des nouveaux entrants, des nouvelles entreprises.
08:03C'est l'exemple des drones, intercepteurs de drones.
08:05On est allé chercher des PME, des start-up
08:07qui proposent des produits
08:08avec qui on ne travaillait pas forcément avant.
08:10Ça nous donne des solutions supplémentaires.
08:12Et la façon d'avoir plus de munitions,
08:14c'est on augmente celles qu'on a
08:15et on va en chercher d'autres.
08:16Alors des plus petites entreprises,
08:17mais vous le disiez, il faut suivre cette cadence.
08:20Il faut suivre les commandes que vous passez.
08:23Comment elles font justement pour investir ?
08:25Est-ce qu'elles ont suffisamment de fonds propres pour investir ?
08:29Et par ailleurs, il y a aussi les besoins en fonds de roulement.
08:32Alors vous avez raison.
08:34Alors déjà, effectivement, le succès, je dirais,
08:37du réarmement et de l'augmentation de cadence,
08:40c'est un travail collectif au niveau de la chaîne industrielle.
08:43Ce n'est pas que les maîtres d'œuvre,
08:44c'est toute la supply chain qu'il y a derrière.
08:46Évidemment, c'est eux qui apportent en général
08:49entre 50 et 70 % de la valeur industrielle du produit.
08:52Donc il faut réussir à les amener à accélérer.
08:55La première étape, c'est à la DGR, on les connaît.
08:58Notre base industrielle technologique défense,
09:00les 4 500 entreprises dont on parle souvent,
09:02on les connaît, on en visite 1 000 par an.
09:04Ça veut dire que tous les 4 ans,
09:05on a fait le tour des entreprises à qui on travaille.
09:08C'est la première, j'irais, condition pour une relation de confiance.
09:12La deuxième, on a un tas d'outils pour les aider,
09:14soit les protéger, soit les aider à monter en gamme.
09:17On a mis en place des accélérateurs défense.
09:19Il y aura un événement sur le salon
09:21avec le lancement d'une nouvelle promotion.
09:23Ce sont des patrons de PME qu'on va faire former
09:26pour qu'ils augmentent et qu'ils gagnent des points de production.
09:29Je dirais dans leur entreprise.
09:31Le RETEX, la première promotion, est très positif.
09:33J'ai croisé les patrons de mon TUSI,
09:35j'ai gagné plusieurs points de production,
09:36même si au début, ils sont venus en disant
09:38« on vient pour découvrir ».
09:39Concrètement, qu'est-ce que c'est ?
09:40Des points de production ?
09:42Des sous-traitants de nos systèmes
09:44qui fournissent, accélèrent.
09:46On avait ciblé sur ce qu'on appelle
09:47des goulets d'étranglement,
09:48c'est-à-dire ceux qui, à la fin,
09:50limitent la cadence de production.
09:52Ceux-là ont augmenté.
09:53Du coup, ça libère toute la chaîne derrière.
09:56Le financement, vous l'avez cité.
09:57On a fait un gros travail vers le système bancaire,
10:00vers l'assurancielle.
10:01Et puis, il y a eu ce qu'on a appelé
10:02le dialogue de place entre ministère des Armées
10:05et ministère des Finances
10:06pour débloquer des solutions.
10:08Pour le fonds de roulement,
10:09on est en train de mettre en place des solutions
10:10qu'on appelle « cash neutral ».
10:12Le but, c'est que quand on passe des commandes,
10:14il y ait bien un ruissellement suffisant
10:16pour qu'on ait une balance neutre,
10:18en tout cas au début, pour toute la chaîne,
10:20et pas finalement un investissement
10:22dans les chaînes inférieures
10:24qui doit être pris par l'entreprise
10:25et pas par l'industriel de tête.
10:28Tout ça est doublé par une convention
10:30qui s'appelle la convention PEPS
10:32pour le plan pour les ETI, PME et start-up
10:35qui nous permet d'aller vérifier.
10:37C'est une convention qu'on a signée
10:38avec chacun des PDG des grands groupes
10:40qui nous permet d'aller vérifier le fair business,
10:43la bonne application de ces conditions
10:45dans la chaîne.
10:45Bon, des délais de paiement qui se réduisent ?
10:48Est-ce que les grands groupes justement
10:50jouent le jeu vis-à-vis des sous-traitants, des PME ?
10:53Alors, les délais de paiement se réduisent,
10:55on le moniteur,
10:56je pense qu'on peut encore faire mieux,
10:58on les pousse en tout cas.
11:00Dans le cadre de la convention PEPS,
11:01on mesure ces délais de paiement.
11:03Et alors, je ne vais pas vous les divulguer,
11:05évidemment, il y a un peu de secret des affaires
11:07dans tout ça.
11:07Pour autant, on va dire,
11:10celui qui finit bon dernier,
11:11en général convoqué par la ministre des Armées
11:14ou son cabinet, pour un petit rappel du fair business.
11:18À titre d'exemple, quand même,
11:21je dirais, pour la partie achat public,
11:23la règle, c'est 30 jours.
11:25À la DGA, on paye en 14 jours en moyenne
11:27nos sous-traitants PME direct.
11:29En direct ?
11:30Oui.
11:30Mais pas les sous-traitants des grands groupes.
11:32Ça, c'est plus compliqué à mettre en place ?
11:35Oui, c'est plus compliqué,
11:36mais c'est là où la convention permet de s'assurer
11:38du ruissellement de paiement en cascade.
11:40Et c'est bien le gros enjeu.
11:43Plusieurs patrons d'entreprises,
11:44quand ils nous disent qu'on attend les commandes,
11:46en réalité, ils n'attendent pas les commandes de la DGA,
11:48ils attendent le ruissellement dans la cascade
11:50et on pousse vers le haut,
11:52on tire par le bas pour que ça arrive le plus vite possible.
11:54Question assez directe, mon général,
11:55est-ce que les entreprises, aujourd'hui,
11:56sont prêtes à passer en économie de guerre ?
11:58Moi, je pense qu'elles sont prêtes
12:00parce qu'on a des premiers résultats
12:02qui montrent finalement qu'on y arrive.
12:05Quand vous faites en 2-3 ans,
12:07un fois 3 sur la production du César,
12:09ce n'est pas juste KNDS,
12:10c'est KNDS qui a fait l'effort,
12:12c'est toute la chaîne de sous-traitants
12:13qu'il y a derrière.
12:14Donc, un, elles sont prêtes à faire ça,
12:16je pense, et elles y arrivent.
12:17Deux, il faut qu'on pousse,
12:19et c'est pour ça qu'on a déployé
12:20tous les outils que j'ai cités précédemment
12:22pour les aider à continuer à progresser.
12:24Et le troisième élément qu'on pousse,
12:26c'est recourir plus aux outils européens
12:29parce que là, il y a aussi du budget
12:30qui va être croissant.
12:31Ce budget-là, on veut le mobiliser
12:33aussi pour les PME, les ETI.
12:35Et donc, on est en train de travailler
12:37avec la Commission.
12:37On va mettre en place ce qu'on appelle
12:39un plateau Europe,
12:40qui sera un point focal unique
12:41pour les entreprises,
12:42pour la Commission européenne,
12:44pour l'Agence européenne de défense,
12:46pour tous les partenaires,
12:47pour être finalement l'interlocuteur
12:50sur ces sujets-là
12:50et pouvoir monter des projets.
12:52et je pense qu'une croissance possible,
12:55c'est que certaines de nos PME
12:56puissent aussi jouer le rôle
12:58dans des chaînes sous-traitance
12:59d'autres entreprises européennes
13:00et vice-versa,
13:02pour avoir plus de résilience
13:03et c'est une autre forme
13:04de coopération en réalité.
13:06La solidarité européenne
13:06au niveau industriel,
13:07on a deux minutes pour parler,
13:09alors très rapidement,
13:10mais plutôt de la sensibilisation
13:11parce que c'est important.
13:12Il y a certaines entreprises,
13:13des PME qui travaillent,
13:14oui, pour les armées françaises,
13:16mais qui exportent aussi.
13:18Et c'est important de rappeler la règle,
13:19notamment autour de la licence.
13:21Il faut une licence pour exporter
13:22à l'étranger des produits de l'armement.
13:25Alors vous avez raison.
13:26Par définition,
13:28l'export d'armement est interdit,
13:30sauf s'il est autorisé par une licence.
13:32Donc en fait,
13:32la base, c'est qu'on ne peut pas le faire.
13:34Les licences,
13:35elles sont produites
13:36à partir d'une commission interministérielle
13:38qui va regarder différents éléments.
13:40De quels produits on part ?
13:41Est-ce que c'est une technologie
13:43cœur de cible pour nous ?
13:45Est-ce qu'elle peut aussi changer
13:46des équilibres géopolitiques
13:48aux endroits où on exporte ?
13:49Donc tout ça est un travail
13:51très sérieux qui est fait.
13:53On accompagne
13:53toutes les entreprises
13:55dans cette démarche-là,
13:56que ce soit des gros groupes
13:57ou des PME
13:58dans l'obtention
13:59des licences ou non,
14:01selon les conditions évidemment.
14:03Et je dirais,
14:03ce qu'on leur...
14:04Moi, le message que je pousserai
14:06aussi aux PME
14:07vis-à-vis de l'export,
14:08on dit les mêmes
14:09vers les grands groupes,
14:10il faut concevoir
14:11les produits pour l'export
14:12dès le départ.
14:12donc des designs
14:13suffisamment simples.
14:14Il faut avoir pensé
14:15la partie exportable
14:17et éventuellement
14:18la partie qu'on ne voudra
14:19pas exporter.
14:20C'est quand même
14:20la base qui permet
14:21de faciliter
14:22tout ce qui se passe après
14:23et de ne pas juste dire
14:24« Ah, il y a un processus
14:26administratif. »
14:26À la fin,
14:27ce n'est que le reflet
14:28de est-ce que le produit
14:28est complexe ou pas.
14:30Et le plus simple,
14:30si on a un doute
14:31en tant que dirigeant
14:32d'entreprise,
14:32c'est de se tourner
14:33vers la DGA,
14:35la Direction Générale
14:36de l'Armement.
14:37Merci mon général
14:37Alexandre Olaos,
14:40directeur adjoint,
14:41directeur général adjoint
14:43à la DGA
14:44ici sur le plateau
14:46BeSmart for Change
14:47à Eurosatory.
14:57BeSmart au salon
14:58Eurosatory 2026,
14:59le rendez-vous
15:00des industriels
15:01du secteur de la défense.
15:03Nous sommes sur le stand
15:04Ametra Group,
15:05donc un acteur
15:06de l'ingénierie,
15:07mais vraiment généraliste.
15:08Et là,
15:08on va être avec un acteur
15:09plutôt de l'ingénierie
15:10mais spécialisé
15:12dans l'acoustique
15:12et les vibrations
15:13avec Frédéric Mollies.
15:14Bonjour.
15:15Bonjour monsieur.
15:15Frédéric Molliex, pardon.
15:17Oui, tout à fait,
15:17Molliex,
15:18bon après ça peut faire
15:18Mollinex,
15:19mais restons à Molliex.
15:20Mais nous sommes vraiment
15:21dans le domaine
15:22de l'acoustique,
15:23de la vibration,
15:23de l'ingénierie.
15:24En quoi consiste
15:25cette activité ?
15:26Alors donc,
15:26notre corps de métier,
15:27c'est de faire
15:28de la détection acoustique
15:29de menaces,
15:30d'accord ?
15:30Donc essentiellement,
15:31la détection acoustique
15:32de tir,
15:33donc depuis une certaine
15:34genèse pour laquelle
15:35je pourrais vous dire
15:36quelques mots.
15:36Et aujourd'hui,
15:37à Eurosatory,
15:38on propose un nouveau système
15:40qui permet bien sûr
15:41de faire de la détection
15:42acoustique de drones.
15:44Puisque vu les derniers
15:45bien sûr événements
15:46en Ukraine
15:47et de la guerre
15:48en Moyen-Orient,
15:49un industriel de la défense
15:50qui ne fait pas
15:51de la détection de drones,
15:52c'est presque une faute
15:53professionnelle je dirais.
15:54Alors je vais donner
15:54votre prénom,
15:55votre nom,
15:56votre fonction,
15:56mais pas l'entreprise
15:57Métravib Défense.
15:58Voilà, Métravib Défense.
15:59Une entreprise
15:59qui a été créée en 1969
16:01et tout a commencé
16:01avec les sous-marins.
16:02En même temps,
16:03quand on parle
16:03de vibrations et d'acoustique,
16:05on pense au naval.
16:06Tout à fait.
16:07Voilà, donc moi
16:07je suis rentré en simple
16:08ingénieur INSA
16:10en expertise acoustique
16:12et en effet,
16:13je faisais
16:15l'acoustique sous-marine.
16:16Voilà,
16:16on faisait balader
16:17une antenne
16:18le long d'une coque
16:19de sous-marins
16:20pour détecter un peu
16:21d'où sortait le bruit
16:22et surtout ce qu'on appelait
16:23le rayonnement en champ lointain
16:25pour éviter
16:26qu'il se fasse détecter.
16:27Et un jour,
16:29c'est pour ça que je dis
16:30toujours une carrière
16:31et un peu de chance,
16:32à l'époque,
16:32on avait un directeur technique
16:36qui travaillait un peu
16:37sur des inventions.
16:38Et je me suis retrouvé
16:39avec lui un jour
16:40à la cafette.
16:41Il n'avait pas du tout
16:41le moral.
16:42Je me suis dit
16:42mais qu'est-ce qui t'arrive ?
16:43Il me dit
16:43écoute,
16:44on vient de faire une démo
16:45d'un concept
16:46de détection de tir.
16:48L'armée française,
16:49la section technique
16:50de l'armée de terre
16:50est vraiment FANA.
16:52Ils veulent qu'on le détecte
16:53sur Sniper Alley
16:54en pleine guerre de Bosnie.
16:55Ils nous demandent
16:55un volontaire.
16:56Je ne trouverai jamais.
16:57Et là,
16:57j'ai levé la main
16:58et je lui ai dit
16:58écoute, ton volontaire
16:59il est devant toi.
17:00Et donc l'histoire
17:01a commencé comme ça.
17:02J'ai été déployé
17:03avec le premier PIMA
17:04pendant 17 jours
17:05à Sarajevo.
17:06Le concept a super bien marché
17:08et ça a été le début
17:09de l'histoire
17:10avec des PDG
17:11qui sont passés
17:12au sein de l'entreprise
17:13qui ont bien sûr
17:14investi dans cette activité
17:16et on est devenu
17:17comme vous le savez
17:17les oreilles
17:18du programme
17:19véhicule corpion
17:20le programme de modernisation
17:21de l'armée française
17:22et aujourd'hui
17:23avec une référence
17:25pour nos ventes mondiales.
17:26C'est une super histoire.
17:28Une histoire intéressante
17:29quand même
17:29parce qu'on bascule
17:30d'un corps d'armée
17:31le corps d'armée
17:32maritime
17:33la marine nationale
17:34à une technologie
17:36qui peut être utilisée
17:37par le terrestre
17:38et vous parliez
17:39de guerre de Bosnie
17:41à Sarajevo
17:41un déploiement à Sarajevo
17:42on est en plein
17:43dans les années 90
17:44lors du conflit
17:45en Yougoslavie en fait.
17:46Exactement
17:47voilà
17:47donc ça fait
17:491995
17:50voilà
17:51et comme je vous disais
17:52maintenant
17:53quelques années après
17:54donc une industrialisation
17:56complète
17:57de ce type de système
18:00on va dire
18:00c'est une technologie
18:01qui s'est complètement
18:02démocratisée
18:03ce qui n'était pas le cas
18:04à l'époque de Sarajevo
18:05où tout le monde
18:06parlait du radar
18:06voilà
18:07mais maintenant
18:07aujourd'hui
18:08la techno-acoustique
18:09dans ses programmes
18:10on va dire
18:10véhicules modernes
18:11c'est une fonction
18:12qui est spécifiée
18:13qui est devenue native
18:14et il y a besoin
18:15de cette fonction
18:16de détection de tir
18:17puisque comme vous l'imaginez
18:18ça permet de faire rallier
18:20un tourello téléopéré
18:21c'est vraiment
18:22la valeur ajoutée
18:23du produit
18:23et qui permet
18:24d'améliorer
18:25la survivabilité
18:26des véhicules
18:27et bien sûr
18:27de l'équipage
18:28alors vous parlez
18:29du conflit
18:30en Yougoslavie
18:31là on est 30 ans plus tard
18:32tout à fait
18:33quand vous voyez
18:34le conflit ukrainien
18:35il y a eu aussi
18:36peut-être
18:37on peut en parler
18:37parce que votre technologie
18:39a dû être utilisée
18:40à ce moment-là aussi
18:40l'Afghanistan
18:42forcément
18:43des détections
18:44donc comment
18:44ça fonctionne concrètement
18:45donc en effet
18:46vous avez tout à fait raison
18:47il a été déployé
18:48dans multiples théâtres
18:49au Sahel
18:50en Afghanistan
18:51donc comment ça fonctionne
18:53on va essayer
18:53de généraliser
18:54nous on détecte
18:55le son
18:56qui va être généré
18:58par un tir d'arme à feu
18:59ça va être la propagation
19:00des ondes sonores
19:01donc à la fois
19:02l'explosion
19:02et une vitesse de balle
19:04qui va se déplacer
19:04à une vitesse supersonique
19:05comme quand vous avez
19:07un avion de chasse
19:07qui fait bang
19:08et on détecte
19:09ces deux bruits
19:10pour à la fois déterminer
19:11d'où vient le tir
19:12puisque ça c'est
19:13une information vitale
19:14quand vous savez
19:15d'où vient le tir
19:15vous pouvez déjà
19:16vous autoprotéger
19:17de restituer une distance
19:19et également
19:19on est les seuls
19:20au monde
19:20de pouvoir restituer
19:22la classe de calibre
19:23entre 5 et 56
19:24jusqu'à des canons de chars
19:25ce qui permet
19:26de donner
19:26une notion
19:27de puissance
19:28de feu de l'ennemi
19:28est-ce que
19:29aujourd'hui
19:30vous allez mettre
19:31à jour
19:32disons
19:32votre technologie
19:33par rapport
19:34aux nouveautés
19:35ce que nous apprend
19:36notamment le conflit
19:36en Ukraine
19:37par rapport aux drones
19:38tout à fait
19:39alors donc
19:39déjà
19:40où on s'est mis à niveau
19:41c'est tout ce qui est
19:43intelligence artificielle
19:44d'accord
19:44donc aujourd'hui
19:46nos algos
19:47reposent
19:48sur l'intelligence
19:49artificielle
19:50pardon
19:50donc avec
19:51on va dire
19:52des technologies
19:52hardware
19:53qui sont très
19:54consommatrices
19:54en puissance
19:55de calcul
19:55et comme je le disais
19:56tout à l'heure
19:57on suit aussi
19:58les recommandations
19:58de l'état-major
19:59d'essayer d'adapter
20:00l'existant
20:01pour la détection
20:02de drones
20:02donc aujourd'hui
20:03on présente
20:03à Eurosatory
20:04une sorte de add-on
20:05qu'on va pouvoir
20:06connecter au capteur
20:08SLA
20:08ce sont les systèmes
20:09localisation acoustique
20:10déjà installés
20:10sur les véhicules
20:11scorpions
20:12pour leur doter
20:13de cette fonction
20:14de détection de drones
20:15tout en leur conservant
20:16leur fonction initiale
20:18de détection de tir
20:19donc on est clairement
20:20dans la lutte anti-drone
20:20exactement
20:21alors nous on appelle ça
20:22plutôt l'autoprotection
20:23contre les drones
20:24parce que la lutte anti-drone
20:25c'est plutôt des détections
20:26à un kilomètre voire plus
20:27nous on va plutôt se placer
20:29sur la détection
20:30de petits drones
20:30basse altitude
20:32basse vitesse
20:32ou d'autres technos
20:33complémentaires
20:34comme le radar
20:35le laser
20:35peuvent être mis en difficulté
20:36pour approcher
20:38pourquoi ?
20:39parce qu'on croit vraiment
20:39à la multi-technologie
20:41pour pouvoir restituer
20:43des multiples alertes
20:44et faire face
20:44à des multiples attaques
20:45et à une distance
20:46de combien ?
20:47alors donc aujourd'hui
20:48on va marcher
20:49entre 50 et 250 mètres
20:51l'objectif c'est
20:52de doubler jusqu'à 500 mètres
20:53et ensuite de travailler
20:54sur la distance
20:55et l'identification des drones
20:57et bien merci beaucoup
20:58Frédéric Moliex
20:59je vous en prie
21:00président de Métra Ville Défense
21:01et on suivra justement
21:02l'amélioration de votre technologie
21:04par rapport au drone
21:05merci beaucoup
21:15bienvenue sur Bsmart4Change
21:17au salon Eurosatory
21:19salon dédié à l'industrie
21:21de la défense
21:22et forcément quand on parle
21:23de défense
21:24on parle de start-up
21:25et oui
21:25il y a l'émergence
21:26de la DevTech
21:27et nous sommes avec
21:28un de ses acteurs
21:29de la DevTech
21:29il s'agit de Florent Augès
21:31bonjour
21:31bonjour
21:32vous êtes CEO de Lisk
21:34Lisk est une start-up
21:35qui a été créée en 2025
21:37relativement jeune alors du coup
21:38c'est ça
21:38cofondateur de Lisk
21:39cofondateur avec deux associés
21:42un allemand
21:42Henri et un polonais
21:43Marek
21:44qui viennent tous les deux
21:45de Claude Flair
21:46et donc moi je suis un ancien officier
21:48d'antenne GIGN
21:49Florent
21:50et donc nous avons créé
21:52ensemble Lisk
21:52pour répondre à un constat
21:54un constat
21:55que j'avais vécu moi-même
21:56sur le terrain
21:57c'est le fait que
21:58la voix sur le terrain
21:59est hyper importante
22:01les comptes en radio
22:02sont hyper importants
22:02mais complètement sous-exploités
22:03donc c'est à ce problème
22:05qu'on répond aujourd'hui
22:06voilà donc vous spécialisez
22:07dans des systèmes de communication
22:09d'information
22:10les logiciels aussi
22:11c'est ça ?
22:12uniquement du logiciel
22:13en fait
22:13uniquement du logiciel
22:14c'est ça
22:15ce qu'on fait
22:16c'est qu'on récupère
22:16toutes les communications radio
22:19dans notre logiciel
22:20on les retranscrit
22:21en utilisant de l'IA
22:22et ensuite
22:23on peut les analyser
22:24pour envoyer des informations
22:25intéressantes
22:26au centre opérationnel
22:27ce qu'il faut bien comprendre
22:28c'est qu'aujourd'hui
22:29les soldats
22:30en centre opérationnel
22:32utilisent en fait
22:32leur papier
22:33leur crayon
22:33ou alors un fichier Excel
22:35pour noter
22:35toutes les informations importantes
22:37qui sont notées ensuite
22:37dans une main courante
22:39et donc quand on ne dort pas
22:40depuis plusieurs jours
22:40ou alors quand il y a
22:41énormément de bruit ambiant
22:42on rate beaucoup d'informations
22:43et donc nous on est là
22:44pour tout automatiser
22:45et permettre
22:46de réduire largement
22:48la charge cognitive
22:49des soldats
22:50qui sont chargés
22:51de faire ce travail
22:51moi quand j'étais au GIGN
22:54sur une opération complexe
22:55j'écoutais parfois
22:56jusqu'à trois
22:57trois canaux radio
22:58en même temps
22:59et puis je devais gérer
23:00en même temps
23:00le maire
23:01le chef des pompiers
23:02etc
23:02et donc quand ensuite
23:03il faut prendre une décision
23:04en une demi-seconde
23:05et qu'on n'a pas été capable
23:06d'écouter ce qui s'est dit
23:07c'est hyper problématique
23:10et donc je m'étais dit
23:10à l'époque déjà
23:11que si on avait pu
23:12avoir un logiciel
23:13qui écoute
23:13ces communications radio
23:14et me donne des synthèses
23:16au fur et à mesure
23:16j'aurais été beaucoup plus efficace
23:18et donc c'est là-dessus
23:18qu'on bosse en ce moment
23:19c'est concrètement
23:20ça fait ça
23:20c'est-à-dire
23:20si on reprend votre exemple
23:21entre le maire
23:22les pompiers
23:23et puis vos coéquipiers
23:24du GIGN
23:26ça permet en fait
23:27d'avoir un message
23:29et un seul message
23:30qui vous retranscrit
23:31toutes les informations
23:32que peuvent émettre
23:33l'ensemble de ces acteurs
23:34en gros
23:34c'est ça
23:35on veut capter
23:36toutes les données du terrain
23:37donc aujourd'hui
23:38on commence par la radio
23:39mais demain
23:39on va rajouter
23:40tout ce qui est
23:40messagerie instantanée
23:41mail etc
23:42on capte tout
23:43et ensuite
23:44on l'analyse par il
23:45et toute la difficulté
23:47de ce qu'on fait
23:47en fait
23:48c'est qu'on travaille
23:49dans des endroits
23:50où il n'y a pas de connectivité
23:51on travaille
23:52dans des centres
23:53dans des centres opérationnels
23:54et donc il faut qu'on fasse
23:55fonctionner cette IA
23:58sans internet
23:59et donc c'est
24:00beaucoup plus compliqué
24:01c'est pour ça
24:02que notre CTO
24:03vient de chez Clubfair
24:04et spécialiste
24:05des infrastructures réseau
24:06et de la cybersécurité
24:07alors vous passez
24:08par quel type de réseau
24:09du coup
24:10directement par le satellite
24:11non non du tout
24:12au contraire
24:13il faut
24:13comme les communications
24:15c'est hyper sécurisé
24:16et donc il faut
24:17que tout se fasse
24:17en local
24:18on a fait une expérimentation
24:20avec la gendarmerie
24:21où tout fonctionnait
24:22sur notre ordinateur
24:23rien sortait
24:24de l'ordinateur
24:24ce qu'on a fait
24:25lors de l'exercice Orion
24:27c'est qu'on travaillait
24:28sur le serveur interne
24:29des armées
24:32avec un ordinateur
24:33qui n'avait aucune capacité
24:35de IA en interne
24:35juste pour nos téléspectateurs
24:37Orion 26
24:38qui était l'exercice
24:39interarmé
24:40qui s'est déroulé
24:41du mois de janvier
24:42sur tout ce premier semestre
24:442026
24:44c'est ça
24:45donc nous on n'a pas fait
24:45tout Orion
24:46on a fait une phase d'Orion
24:47il faut bien comprendre
24:48qu'on a fait
24:49nos premières embauches
24:50en janvier
24:51donc en 4 mois
24:53on est passé
24:53de rien du tout
24:55à un produit
24:56qui a été déployé
24:57sur le terrain
24:58qui est TRL 7
24:59à peu près
25:01qu'on a pu tester
25:02sur Orion
25:03alors justement
25:03vous avez été créé
25:04en 2025
25:05et vous êtes capable
25:06un an plus tard
25:07disons
25:07de tester un produit
25:09comment ça s'est passé
25:10justement
25:10le développement
25:11en un an
25:13on a eu toute une phase
25:14déjà où il a fallu
25:15récupérer des fonds
25:16donc on a des investisseurs
25:18européens
25:18majoritairement Project A
25:20mais on a aussi
25:21des investisseurs français
25:22des investisseurs polonais
25:24et ensuite
25:25il a fallu
25:26à partir d'une idée
25:27qui est nouvelle
25:28on n'a personne d'autre
25:29qui fait ce qu'on fait
25:29il a fallu trouver
25:31des personnes intéressées
25:32donc la gendarmerie
25:33a été intéressée
25:34pour faire une expérimentation
25:35puis l'armée de terre
25:35et donc dès qu'on a eu
25:37dès qu'on a su
25:38que c'était vraiment
25:39que la traction était là
25:40on a pu embaucher
25:42en janvier
25:42donc ça a été ensuite
25:43une course contre la monde
25:44pour faire quelque chose
25:44qui fonctionne
25:45en si peu de temps
25:46Quand on est ancien
25:47membre du GIGN
25:48je suppose que
25:49ça facilite l'échange
25:51justement avec les opérationnels
25:52et puis disons
25:54transformer l'essai
25:54derrière
25:55développer un produit
25:55mais un produit
25:56qui va être utilisé ensuite
25:57Je pense que
25:57ce qui est surtout utile
25:59c'est qu'on sait
26:01ce qui est utile
26:02sur le terrain
26:04et c'est vrai
26:04qu'au GIGN
26:06la communication
26:07est vraiment problématique
26:08la surcharge cognitive
26:09c'est quelque chose
26:10que tous les officiers
26:11connaissent
26:12et donc de résoudre
26:13ce problème
26:13pour moi
26:13c'était vraiment important
26:16et donc quand on a ça
26:17en tête
26:17et qu'on est vraiment
26:18focalisé sur le développement
26:20d'un produit
26:20qui fonctionne
26:21on peut faire des miracles
26:22en 4 mois
26:23donc produit testé
26:24quelle est la suite
26:25du coup
26:25dans les mois qui viennent
26:27la suite c'est
26:27donc l'idée c'est
26:28de continuer
26:28à améliorer notre produit
26:30on en est au tout début
26:32améliorer la qualité
26:33des retranscriptions
26:34parce que pour l'instant
26:35on l'a fait nous-mêmes
26:36mais si on nous donne
26:37accès à plus de données
26:37la qualité de la retranscription
26:39sera meilleure
26:39et ensuite récupérer
26:41donc comme je vous l'ai dit
26:42une messagerie instantanée
26:43e-mail
26:43on développe un prototype
26:44aussi pour les ukrainiens
26:45qui fait le même genre
26:47de travail
26:48le but c'est vraiment
26:49d'enlever tout le travail
26:50presque administratif
26:51des officiers en centre opérationnel
26:53pour qu'ils se focalisent
26:54uniquement sur leur vrai boulot
26:55qui est de réfléchir
26:57à l'action
26:57vous êtes en contact
26:58aujourd'hui avec les ukrainiens
26:59oui bien sûr
27:00on développe quelque chose
27:01pour eux
27:01d'accord
27:02et prochainement
27:03peut-être y aller
27:04déployer peut-être
27:05pour tester
27:05sur le théâtre d'opération
27:06on y est allé plusieurs fois
27:08on était à 30 km du front
27:10en février dernier
27:11dans un centre opérationnel
27:13pour savoir
27:14comment déployer
27:15notre logiciel là-bas
27:16et de quoi ils ont besoin
27:18si les besoins en Ukraine
27:19sont les mêmes
27:19que les besoins
27:20dans l'Europe de l'Ouest
27:21et donc oui
27:22ils ont les mêmes besoins
27:23ils ont les mêmes problèmes
27:24donc on est bien décidé
27:26à les aider
27:27donc un logiciel
27:28qui prend en compte aussi
27:28la langue
27:29et puis qui peut être
27:31traductible en fait
27:31dans toutes les langues
27:32sans problème
27:33là on fait une démonstration
27:35on peut retranscrire
27:36le français
27:37l'allemand
27:37l'anglais
27:38le polonais
27:38et c'est pas parce qu'on
27:39retranscrit cette langue
27:40que le compte-rendu
27:41se fait dans la même langue
27:42donc pour des exercices
27:43autant par exemple
27:44on peut retranscrire du français
27:45et faire une main courante
27:46en anglais sans problème
27:47surtout dans une opération
27:48de la coalition
27:49au sein de l'OTAN
27:50il y a beaucoup de langues
27:51et beaucoup de nations
27:52qui sont engagées
27:53au sein de la coalition
27:53donc forcément
27:54c'est clair
27:55merci beaucoup
27:55Florent Augès
27:56d'être passé sur le plateau
27:57de Bismarck for Change
27:58je vous remercie
27:59merci à vous
28:00et puis voilà
28:01ce plateau qui est installé
28:02sur le stand
28:03d'Ametra
28:03Ametra Group
28:04spécialiste de l'ingénierie industrielle
28:06notamment engagée
28:07dans la défense
28:08et membre du J4
28:09une émission
28:10que vous pouvez revoir
28:11bien évidemment
28:11en replay
28:12sur le site internet
28:13bsmart.fr
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