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  • il y a 23 heures
Mercredi 17 juin 2026, retrouvez Julie Puech (Directrice Marketing & Communication, Arkéa REIM), Rémy Bejard (directeur régional sud-ouest, Equitim) et Vincent Couroyer (Président, Métagram Gestion Privée) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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00:07Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine, une édition spéciale tournée ici au Midsommar 2026, l
00:14'événement annuel de la CNCGP.
00:16Trois rendez-vous nous attendent pour cette émission. Nous aurons le plaisir tout d'abord d'accueillir Julie Puech, directrice
00:21marketing et communication d'Arkea Reim,
00:23avec qui nous reviendrons sur le contexte d'investissement immobilier, mais aussi sur les convictions d'Arkea Reim en matière
00:30d'investissement,
00:31ce qui nous amènera notamment à parler du timing en Europe, mais plus particulièrement en France, et aussi un axe
00:37de diversification en matière d'investissement,
00:38les clubs d'îles immobiliers. Ce sera la première partie de l'émission. Nous enchaînerons ensuite avec un focus sur
00:42les produits structurés.
00:44Un produit structuré à capital garanti est-il réellement garanti ? Une question que nous poserons à Rémi Béjar, directeur
00:51régional sud-ouest de Equitim.
00:53Nous lui poserons également la question de l'investissement en produits structurés sur des produits structurés avec un sous-jacent
00:59en tech,
01:00alors que les marchés sont au plus haut sur le sujet. Et puis enfin, dans la dernière partie de l
01:04'émission, nous recevrons Vincent Corroyer,
01:06président de Metagram, mais aussi membre du COMEX de la CNCGP, avec qui nous reviendrons sur l'impact de la
01:12géopolitique sur des décisions d'investissement,
01:14mais aussi l'importance de faire de la pédagogie financière auprès de ses clients. On se retrouve tout de suite
01:21sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:26Et pour commencer cette émission spéciale, donc Smart Patrimoine, tournée au Midsommar, l'événement de la CNCGP,
01:33nous avons le plaisir d'accueillir Julie Puech. Bonjour Julie.
01:36Bonjour Nicolas.
01:37Merci d'être avec nous. Vous êtes directrice marketing et communication d'Arkea Reim. On va essayer de comprendre un
01:41petit peu comment Arkea Reim se positionne à l'heure actuelle dans le contexte de marché.
01:46Peut-être un mot de cette société de gestion qui propose plusieurs SCPI qui collectent toujours à l'heure actuelle.
01:55Précisons-le, ce n'est pas le cas de toutes les SCPI.
01:57Vous n'avez pas de sujet sur la collecte à l'heure actuelle ?
02:00Non, bien au contraire. Alors juste un petit mot peut-être rapide. Arkea Reim vient de fêter ses 5 ans.
02:05D'accord.
02:06On est quand même une jeune société de gestion dans cet écosystème, mais avec effectivement un très beau démarrage.
02:13Et je ne sais pas si on peut encore parler de lancement, mais en tout cas, effectivement, on s'est
02:17très bien installé dans le paysage des sociétés de gestion.
02:19D'accord.
02:20Donc aujourd'hui, on est plus de 40 collaborateurs chez Arkea Reim. Et l'encours de nos fonds sous gestion
02:25représente aujourd'hui près de 3,5 milliards d'euros.
02:29D'accord.
02:29Tout ça en 5 ans.
02:31Oui, donc c'est un beau parcours.
02:32C'est exactement un beau parcours dont on est très fiers aujourd'hui. Et tout ça, effectivement, grâce à la
02:37collecte qu'on a eu toutes ces années.
02:40Combien de véhicules d'investissement, combien de SCPI chez Arkea Reim ?
02:43Alors, on a deux SCPI chez Arkea Reim. Transition Europe, qui est notre SCPI phare, qui est maintenant bien connu,
02:50je dirais, de tous les CGP.
02:52Et Momentime, qui est la petite sœur de Transition Europe, qui a été lancée l'an dernier.
02:57On en reparlera de Momentime. Juste un mot avant de peut-être parler du contexte de marché en termes de
03:03performance.
03:04Comment est-ce que vous vous situez sur l'année 2025, par exemple ?
03:072025, ça a été une très belle année pour les SCPI d'Arkea Reim.
03:12On a fait... Alors aujourd'hui, vous savez, on parle en performance globale annuelle.
03:16Bien sûr.
03:17Et finalement, le taux de distribution et la revalorisation du prix de part, qu'on appelle la PGA.
03:23En 2025, Transition Europe a eu une PGA de 8,60, dont 7,60 de taux de distribution et 1
03:30% de revalo.
03:31Et sur Momentime, on a eu une PGA de 9,25 en 2025, ce qui nous met au-dessus de
03:37nos objectifs longs termes, qui sont de 6%, et bien évidemment au-dessus du marché.
03:42Ce qui donne un petit peu d'avance sur les objectifs longs termes à réaliser.
03:46Si on regarde le contexte de marché à l'heure actuelle, alors on peut lire en fonction des experts, en
03:50fonction des analyses, on peut lire que certains nous disent que le marché repart.
03:54D'autres nous disent au contraire de rester assez prudents dans le contexte de marché actuel.
03:57Quelle est la lecture que vous avez du marché immobilier d'investissement, bien sûr, chez Arkea Reim ?
04:03Alors, je n'ai pas de boule de cristal. En tout cas, ce qui est sûr et ce qui est
04:07vrai, c'est qu'on répète le même discours depuis maintenant plus de 4 ans.
04:12Là où on pensait justement que le marché n'allait peut-être pas être aussi porteur aussi longtemps,
04:18forcée de constater que depuis le lancement de Transition Europe, on est toujours dans un contexte opportun aux investisseurs comme
04:26nous,
04:26qui sommes, je dirais, cash players. Donc, c'est un marché qui est toujours au porteur.
04:36C'est ça, ça veut dire qu'on reste dans un marché où il y a des opportunités pour ceux
04:39qui collectent et qui peuvent acheter au meilleur prix.
04:41C'est ça, c'est toujours ce marché qu'on connaît depuis plusieurs années, depuis la hausse des taux qu
04:45'on a connue il y a quelques années.
04:46C'est exactement ça, à condition, bien évidemment, de rester sélectif.
04:50Et l'avantage aussi qu'on a chez Arkea Reim, c'est qu'on a des véhicules qui sont diversifiés
04:54et qui se positionnent sur tout le continent européen et maintenant même à l'international.
04:58Ce qui nous permet d'avoir un terrain de jeu, je dirais, très large.
05:02Et grâce à Momentime, on a aussi intégré le marché français qui, ne l'oublions pas, fait partie des 3
05:08plus gros marchés immobiliers à l'échelle européenne.
05:11Donc, ce qui nous permet, nous, en tant qu'investisseurs, de vraiment aller se positionner sur le secteur d'activité
05:15qui nous paraît le plus pertinent
05:17et sur la géographie qui nous paraît le plus approprié.
05:20Parce que vous ne mettez pas de limites en matière de secteur d'activité.
05:23C'est vraiment à l'opportunité d'investissement que vous décidez d'investir, que ce soit dans l'une ou
05:28l'autre SCPI.
05:29Oui, exactement. C'est vraiment notre objectif d'être diversifié.
05:33Ce qui veut dire qu'aucune classe d'actifs, aucune typologie ne doit être prépondérante dans nos fonds.
05:38Avec potentiellement des passages, avec une surpondération sur tel ou tel secteur en fonction du cycle immobilier.
05:45Mais bien évidemment, l'objectif étant d'aller chercher toutes les typologies d'actifs pour créer vraiment le plus de
05:52diversification possible à nos porteurs.
05:55Quand on est investi en France, mais aussi en Europe, est-ce qu'on ne fait pas face à des
06:00cycles immobiliers différents, que ce soit en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni ou en France ?
06:06Si. En fait, c'est tout l'enjeu de la diversification et de ces SCPI-là.
06:10C'est vraiment d'aller chercher de la profondeur de marché, des cycles différents, des économies différentes, parfois complémentaires et
06:18parfois décorrélées l'une de l'autre.
06:20Et de la même façon, sur les secteurs d'activité, pour arriver vraiment à créer le plus de diversification.
06:26Et ça aussi fait partie de nos convictions.
06:29Quand on a lancé la société de gestion, on a eu la chance de se lancer pendant cette crise immobilière
06:34et pendant cette crise des SCPI.
06:37Donc avec des capacités d'acheter moins cher.
06:38Des capacités d'acheter moins cher et je dirais aussi de tirer les enseignements du passé et voir ce qui
06:43a fonctionné et peut-être moins bien fonctionné.
06:45Et effectivement, on a un petit peu écarté le véhicule thématique en se positionnant dès le départ sur la zone
06:52euro et sur des véhicules diversifiés.
06:54Quand on s'appelle Moment Time, il y a quand même un sujet timing de marché qui a l'air
06:57d'être quand même assez assumé jusque dans le nom de la SCPI.
07:01Quel timing pour l'investissement en France aujourd'hui, Julie ?
07:05C'est exactement ça. En fait, on a vraiment voulu créer Moment Time pour dire qu'effectivement, c'est le
07:10moment de revenir aussi sur certains marchés.
07:13Et en fait, notre stratégie qu'on avait avec Transition Europe nous a limité à la zone euro.
07:19Pour ne pas dénaturer notre SCPI et vraiment d'aller chercher une SCPI complémentaire, on a voulu aller créer Moment
07:26Time qui nous permet d'aller capter les opportunités sur des marchés qui sont très intéressants aujourd'hui, comme la
07:31France.
07:32Je l'ai dit tout à l'heure, effectivement, ça fait partie des plus gros marchés immobiliers à l'échelle
07:37européenne, tout comme le Royaume-Uni, qui nous permettent aujourd'hui d'accéder à ces marchés.
07:41Il y a des secteurs en particulier, des actifs en particulier en France où on est vraiment sur de l
07:46'analyse presque mathématique de chaque actif.
07:51Et c'est comme ça que la décision d'investissement se fait ?
07:54Oui, c'est de l'analyse micro, presque, je dirais, parce qu'en fait, chaque marché a ses spécificités, chaque
08:00géographie a ses spécificités.
08:02Et dans chacune des géographies, vous avez des secteurs qui performent plus ou moins bien.
08:07Alors là, en ce moment, on a une thématique qui est assez porteuse, si je puis dire, qui serait peut
08:11-être le commerce.
08:12On voit un vrai regain d'intérêt sur le commerce, notamment en France.
08:17Et après, on a toujours le secteur du bureau qui a énormément souffert et qui, selon nous aussi, continue d
08:24'offrir des très belles opportunités.
08:26À titre d'exemple, sur Momentime, on a acheté un bureau qui est loué à une très belle contrepartie sur
08:31plus de 8 ans.
08:338 ans ferme à un taux qui est de plus de 8 %, ce qui est tout à fait exceptionnel.
08:39En fait, il faut se dire qu'on arrive aujourd'hui à aller chercher des actifs immobiliers de grande qualité
08:44à des taux de rendement très intéressants.
08:47D'accord. Encore en 2026 ?
08:48Encore en 2026.
08:50Un mot rapide de diversification, d'un axe de diversification d'Arkéa Reims.
08:55Vous avez lancé des clubs d'îles immobiliers.
08:58Pourquoi quand on voit que les CPI marchent aussi bien ?
09:00Alors, c'est vraiment pour compléter notre gamme de produits aujourd'hui.
09:05Et je dirais pour aussi adresser des fonds, là pour le coup, thématiques, sur un certain secteur d'activité, sur
09:13lesquels on a une conviction forte à un moment donné.
09:16Le commerce, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, fait partie aujourd'hui de nos convictions.
09:19Et on va finalement dédier des produits pour des clients particuliers.
09:25Parce que là, je rappelle, sur les clubs d'îles, le ticket d'entrée est de 100 000 euros.
09:28D'accord.
09:29C'est vraiment pour un investisseur qui est avec un ticket d'entrée plus conséquent, peut-être un petit peu
09:34plus averti aussi sur le type d'investissement.
09:36Exactement.
09:37C'est plus risqué le club d'îles immobiliers ?
09:38Alors, pas forcément.
09:40Ça ne veut pas plus risquer.
09:41C'est juste qu'on a un horizon de placement qui est un petit peu différent.
09:44La contrainte, ça va être la liquidité.
09:46Parce que là, on embarque nos clients sur des stratégies, on va dire, sur des clubs d'îles de rendement
09:50à peu près de 7 ans.
09:52D'accord.
09:527-8 ans.
09:53Et donc, ça oblige l'investisseur à rester dans le fonds jusqu'à la liquidité de ce dernier.
09:59Merci beaucoup, Julie Puèche, de nous avoir accompagnés dans Smart Patrimoine.
10:02Je rappelle que vous êtes directrice marketing et communication d'Arkéa Reim.
10:05Merci beaucoup.
10:06Merci à vous.
10:07Et quant à nous, on se retrouve dans un instant, toujours ici, au Midsommar, donc organisé par la CNCGP.
10:16Nous sommes toujours à l'événement Midsommar où Smart Patrimoine tourne une émission spéciale
10:22où nous allons à présent parler de produits structurés, de stratégies sur les produits structurés,
10:27que ce soit en lien avec la hausse des taux qui offre des produits à capital garanti,
10:31mais aussi avec le niveau des marchés actions que l'on voit à l'heure actuelle
10:34et ce qui peut poser des questions sur les stratégies en matière de produits structurés à mettre en place.
10:39Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir sur le plateau Rémi Béjard.
10:42Bonjour Rémi.
10:42Bonjour Nicolas.
10:43Merci d'être avec nous.
10:44Vous êtes directeur régional sud-ouest d'Equitim.
10:46Une première question qu'on peut se poser ensemble quand on regarde la valeur liquidative
10:51des produits structurés sur un certain nombre de produits,
10:53ce qui nous amènera peut-être d'ailleurs à parler des produits structurés sur Stellantis à un moment.
10:57On voit quand même qu'on a des produits structurés qui ont été vendus comme des produits structurés à capital
11:02garanti,
11:03mais dont la valeur liquidative peut laisser craindre quand même
11:07qu'on ne retrouve jamais sa mise de départ.
11:09Qu'est-ce qu'il faut dire pour comprendre le mécanisme même du produit structuré à capital garanti à échéance
11:15?
11:15Tout à fait.
11:16Effectivement, aujourd'hui, on a des situations de marché, notamment sur les taux,
11:20qui mènent les produits à capital garanti à avoir des valeurs liquidatives
11:24entre moins 10, moins 20, moins 30, selon le moment où on a striqué le produit.
11:29Oui, indédiablement, le produit reste à capital garanti et, je le rappelle, ne remet en aucune cause les scénarios qui
11:37étaient contractuels dans le produit.
11:39Donc, je le rappelle, ce sont des produits à capital garanti à maturité.
11:43La valeur liquidative aujourd'hui qui est publiée sur les comptes à l'assurance vie ou sur les comptes titres
11:47est une photo à l'instant T du produit et qui découle des probabilités de percevoir les prochains coupons
11:53si c'est des rendements conditionnels ou de la maturité plus ou moins longue du produit.
11:58Parce qu'en règle générale, c'était des produits qui avaient des horizons de placement à 10, 12 ans,
12:02qui avaient des rappels probables anticipés à partir de la première année.
12:05Bien sûr.
12:05Effectivement, plus on va se rapprocher de cette probabilité de rappel,
12:08plus la valeur liquidative va se rapprocher du coupon attendu.
12:11A l'inverse, si on s'en éloigne, l'émetteur, lui, va plutôt sous-valoriser le produit
12:17pour ne pas nous donner envie d'en sortir, pour que la maturité théorique de ce produit soit un petit
12:23peu plus longue.
12:24Donc, quand on voit une valeur liquidative à moins 10, moins 20 à l'heure actuelle,
12:28il ne faut pas s'inquiéter si on est sur du temps long, c'est ça ?
12:31Surtout pas.
12:31Tout à fait.
12:33Parce que c'est presque un effet mécanique pour rester dans le produit dans le contexte de marché actuel.
12:37Absolument.
12:37La partie obligataire zéro coupon du produit, elle, continue de se valoriser sur les 10-12 ans.
12:43A l'inverse, la partie optionnelle, en fonction des conditions de marché, se valorise plus ou moins bien.
12:47Et c'est une question de probabilité.
12:49Si on s'approche des scénarios, oui, le coupon se reflètera dans la valeur liquidative.
12:54A l'inverse, si on s'en éloigne, effectivement, on sera un petit peu décoté.
12:58Et donc, il faudra prendre son mal en patience sur ces produits-là.
13:00Mais si demain, on a une valeur liquidative à moins 10, alors qu'on se rapproche de la maturité,
13:05là, il faut s'inquiéter ou de toute façon, comme on est sur un produit à capital garanti, à l
13:09'échéance,
13:09c'est important de le préciser, à l'échéance ou à maturité, pas d'inquiétude côté client ?
13:13Pas d'inquiétude.
13:14Le capital reste garanti.
13:16Le seul risque, c'est la défaillance de l'émiteur, donc la fermeture totale des portes de la banque qui
13:21a émis le produit.
13:22Donc, vous serez d'accord avec moi que ce sont des cas quand même très extrêmes.
13:25On en a vu en Europe.
13:27On en a vu, mais pas sur les banques systémiques.
13:28Aujourd'hui, notamment en assurance vie, on est obligé de travailler avec des banques systémiques.
13:32Donc, le sujet est un petit peu plus lointain, si je puis dire.
13:35Donc, non, assez peu de risques.
13:38Encore une fois, le risque de défaillance de l'émiteur existe, mais il est quand même assez éloigné.
13:42Et donc, même si la valeur liquidative, en se rapprochant des 12 ans, reste négative,
13:47il n'y a aucun de sujet.
13:48Le capital sera garanti à maturité.
13:50Un mot des produits structurés sur Stellantis, parce que là, on peut citer effectivement une valeur ou une action en
13:56particulier,
13:56puisqu'on a vu pas mal d'articles dans la presse sur le sujet.
13:58Il y a des inquiétudes quand même sur les produits structurés sur Stellantis.
14:03Déjà, pour plusieurs raisons.
14:03C'est qu'il y en a quand même beaucoup qui ont été vendus à des clients finaux.
14:08Oui et non.
14:09Par rapport au volume total du marché, c'est assez faible.
14:12D'accord.
14:12C'est assez faible.
14:13Je le rappelle, alors ce sont des statistiques équitimes depuis 2007,
14:17mais il y a seulement 1,66% des produits qui connaissent une perte en capital en maturité.
14:23Ça, c'est des statistiques équitimes.
14:25Tout à fait, mais qui refaitent quand même sensiblement le marché.
14:27Il faut le rappeler, le marché nous a aidés ces dernières années.
14:29C'est pour ça qu'on a des maturités quand même assez courtes, les maturités moyennes des produits.
14:33Donc non, ces produits-là auront des maturités plus longues.
14:39D'accord.
14:39On a des valeurs liquidatives qui sont très décotées,
14:41mais par rapport au volume total du marché, c'est assez faible.
14:44C'était initialement des produits assez dynamiques,
14:47avec des SRI 6 ou 7 et des cibles de rendement très élevées.
14:50En général, on est supérieur à 10, 12%.
14:53Et sur une seule action ?
14:54Sur une seule action.
14:55Donc ça rajoute au risque quand même quand on investit en produits structurés
14:59sur un seul sous-jacent plutôt que sur un panier de filtres ou un indice.
15:03Donc le sujet, c'est évidemment la diversification,
15:05c'est savoir comment il a été commercialisé,
15:07comment il a été conseillé dans l'allocation.
15:09Si ça représente une faible pourcentage du portefeuille,
15:12eh bien encore une fois, le marché nous aide.
15:14Donc ça sera compensé par d'autres investissements sur le portefeuille.
15:18A l'inverse, le risque évidemment, c'est lorsqu'on est exposé à 100% dessus
15:21sur des contrats d'assurance-vie,
15:23où là, le risque déjà, c'est d'avoir une valeur liquidative
15:26qui est relativement faible aujourd'hui,
15:28avec quasi l'obligation de rester investi dessus.
15:32Bien sûr.
15:32Et une potentielle perte en capital à maturité,
15:37sachant que c'était des produits qui avaient des protections
15:38à moins 50, moins 60, moins 70.
15:41Donc le temps est notre ami.
15:42Il reste pour la majorité des produits au moins 8 ans.
15:46Donc on espère évidemment que Stellantis va reprendre un petit peu de force.
15:50Il y a des annonces prochainement qui devraient faire,
15:52on espère, rebondir le marché.
15:53Parce que si le cours de l'action remonte,
15:56l'inquiétude sur le produit structuré se réduit mécaniquement.
16:00Absolument.
16:00Comme sur le capital garanti.
16:02Il faut qu'il remonte suffisamment quand même.
16:02Il faut qu'il remonte suffisamment.
16:04Oui, on est passé pour les plus hauts de plus de 20 euros
16:06à aujourd'hui 6 euros.
16:07Donc effectivement, il faudrait un sacré rebond.
16:09Mais la dégressivité sur ces produits était là pour ça.
16:13Les constatations mensuelles ou quotidiennes aussi.
16:15On a des protections qui vont jusqu'au moins 70, moins 80% sur le niveau initial.
16:21Donc le temps est notre ami.
16:23On espère que les cycles de marché vont rebondir.
16:26Encore une fois, il reste 8 ans.
16:27Donc la fête n'est pas finie.
16:29Est-ce que ça veut dire qu'il faut faire attention
16:31quand on décide d'investir en produits structurés sur une seule action ?
16:36Évidemment, on contonne souvent le produit structuré à une seule classe d'actifs.
16:40Alors qu'en réalité, je ne pense pas que ce soit une seule classe d'actifs.
16:42On a des produits à capitaux garantis en SRI1.
16:45Et à l'inverse, on a des produits très dynamiques sur des paniers d'actions
16:48qui vont à 10, 12, 20% de rendement.
16:50Donc ce n'est pas une seule classe d'actifs.
16:51Avec des SRI plus élevés du coup.
16:52SRI plus élevés, évidemment, à 7 sur 7.
16:54Donc on peut vraiment tout faire.
16:56Il ne faut pas oublier le sujet principal de la diversification.
17:00Je ne suis pas contre, et même loin de là, les monoactions à dividendes forfaitaires.
17:04Je suis pour, mais dans une certaine mesure,
17:06lorsque l'allocation globale du portefeuille est cohérente
17:09et qu'on utilise ces produits-là pour dynamiser un petit peu le rendement moyen du portefeuille.
17:13D'accord, donc diversification, diversification, diversification,
17:16même si on va sur ce type d'actifs.
17:18Et conviction.
17:19Et conviction, forcément.
17:20Évidemment, aujourd'hui, tous ceux qui étaient convaincus par Stellantis
17:24peuvent encore l'être aujourd'hui.
17:25Ça reste un très grand constructeur européen.
17:27Donc il nous reste 8 ans, 8, 10 ans pour les plus jeunes.
17:31Donc on croise les doigts pour que les probabilités se rapprochent
17:35de nos protections en capital, voire même de nos protections des gains.
17:38Au-delà de Stellantis, si je reviens sur les valeurs liquidatives,
17:40une seconde, les clients, ils le comprennent ça ou ça nécessite quand même beaucoup de pédagogie
17:45dans le contexte actuel sur le fait de redire ce qu'on s'est un petit peu dit ?
17:50Soyez patient.
17:50Effectivement, la promesse de départ est toujours présente,
17:53même si vous voyez des valeurs liquidatives en recul.
17:56Absolument.
17:56Les scénarios ne sont pas du tout remis en cause.
17:59On continue l'exercice.
18:00Ça va peut-être durer un peu plus longtemps que ce qu'on avait prévu.
18:03Donc oui, il y a de la pédagogie.
18:05On est là pour ça.
18:06On essaye de faire beaucoup de formations aujourd'hui,
18:10d'aller à la rencontre des investisseurs pour évidemment expliquer comment on fonctionne.
18:14Il y a deux choses à distinguer.
18:16Ce n'est pas parce que le produit structuré est techniquement élaboré qu'il n'est pas clair.
18:20Bien au contraire, aujourd'hui, on a des mécanismes de complexité de plus en plus importants,
18:24de la dégressivité, des best strikes, des effets one star.
18:30Donc on a vraiment beaucoup de choses.
18:31Encore une fois, on est sur un vocabulaire propre au produit structuré.
18:34Il faut être capable de l'expliquer aux personnes qui investissent.
18:36Tout à fait.
18:36Donc c'est pour ça qu'il faut avant tout le comprendre avant de s'y exposer.
18:40Et on est là pour ça.
18:41Aujourd'hui, avec Ecoutim et avec certains de nos confrères,
18:45fonder une association pour ça, pour former à cette classe d'actifs qui peut être complexe,
18:49mais qui a quand même pour vocation d'être le plus clair possible.
18:52Une question que beaucoup d'investisseurs peuvent se poser
18:55quand on voit le niveau des marchés actions portés notamment par la tech aux Etats-Unis.
19:02On peut se demander quel intérêt d'aller sur des produits structurés sur les marchés actions
19:06alors qu'il suffit d'investir en direct sur les actions pour bénéficier des performances des marchés.
19:11Première question.
19:12Et deuxième question, quand on voit les niveaux de valorisation des actions,
19:15notamment dans le domaine de la tech,
19:17ça peut poser une question pour un investisseur actions,
19:19mais ça peut aussi poser des questions pour un investisseur en produits structurés
19:22qui voudrait aller sur ces sous-jacents.
19:23Tout à fait.
19:24Encore une fois, c'est une question de conviction.
19:26On l'a évoqué tout à l'heure.
19:27J'ai un produit qui a été automatiquement rappelé hier soir sur la tech, sur les semi-conducteurs.
19:32Il y a un an, jour pour jour, je me souviens très bien du discours
19:35où je n'étais pas forcément très convaincu en disant qu'on est déjà sur des marchés très hauts.
19:39Eh bien, hier, la première date de constatation du produit,
19:43le produit est automatiquement rappelé avec une performance de plus de 180%.
19:46D'accord.
19:47OK.
19:48Sur les semi-conducteurs.
19:48Sur les semi-conducteurs.
19:50Absolument.
19:50Donc, on n'a pas de boule de cristal, malheureusement.
19:53Encore une fois, diversification, conviction sur les différentes thématiques
19:56et surtout mécanismes.
19:58On parlait tout à l'heure des mécanismes de complexité.
20:00La dégressivité qui, aujourd'hui, est quasi obligatoire sur la majorité des produits.
20:04C'est ce que traite, aujourd'hui, le marché.
20:07Donc, ce n'est pas parce qu'on investit sur des marchés hauts
20:09que le produit structuré ne peut pas réaliser ces scénarios
20:12puisqu'on a des mécanismes de rappel anticipé plus bas.
20:15C'est-à-dire qu'au bout d'un an, on a une barrière de rappel à moins 10, moins
20:1820 pour certains produits.
20:19On a des dégressivités de moins 1% par trimestre, par exemple.
20:22Donc, ça, c'est construit pour, malgré un marché haut,
20:26continuer à créer du rendement malgré des marchés qui peuvent diminuer d'année en année.
20:31Et donc, à 2-3 ans, avoir des rappels anticipés en récupérant le rendement,
20:36mais avec un marché qui a fait moins 10.
20:38Donc, à la question, les marchés sont-ils trop hauts ?
20:40Vous me répondez, mécanisme de produit structuré plutôt que conviction sur le marché en tant que tel.
20:45Absolument, mécanisme protégé au maximum.
20:48Je pense que le produit structuré n'est pas fait pour faire des rendements supérieurs à 20.
20:52Si vous recherchez ça, il faudrait plutôt se positionner sur de l'action.
20:56A l'inverse, le rendement moyen d'un produit, c'est 8%.
20:588%, ça permet de plutôt rémunérer des protections.
21:02Protection capitale, dégressivité, best timing pour le point d'entrée.
21:06Et ça, c'est vraiment des mécanismes impératifs à utiliser pour se protéger contre ces marchés qui peuvent potentiellement être
21:12haut aujourd'hui.
21:13Pour quelle raison, et on finira là-dessus, on intègre un produit structuré dans un patrimoine déjà diversifié ?
21:18On a de l'immobilier, de l'action, de l'obligation, peut-être du private equity ou autre.
21:23Pour quelles raisons, quels arguments pour intégrer en plus du produit structuré ?
21:27C'est ce qu'on disait, sur un marché qui est flat, le produit structuré avec son mécanisme des options
21:32permet quand même de faire du rendement,
21:34de payer cette prime de risque-là, même sur des maturités qui peuvent être un peu plus longues avec cette
21:38dégressivité.
21:39Aujourd'hui, cela nous permet, sur des indices qui sont baissis et sur le moyen terme, de récupérer des rendements
21:46à 8-10% par an.
21:48Et donc, oui, dans une logique de diversification, sur des marchés hauts, le produit structuré peut être un très bel
21:54outil.
21:54Merci beaucoup Rémi Béjard de nous avoir accompagné sur le plateau de Smart Patrimoine.
21:57Merci Nicolas.
21:58Je rappelle que vous êtes directeur régional sud-ouest chez Equity.
22:00Mais quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Smart Patrimoine, tourné en direct du Midsommar de la
22:06CNCGP.
22:11Et vous êtes toujours en direct du Midsommar organisé par la CNCGP pour une émission spéciale Smart Patrimoine.
22:16Nous avons à présent le plaisir d'être avec Vincent Coroyer.
22:19Bonjour Vincent.
22:20Bonjour Nicolas.
22:21Merci d'être avec nous.
22:22Vous êtes président de Metagraph, mais aussi membre du Comex de la CNCGP.
22:26On va évoquer avec vous deux sujets, la géopolitique et l'éducation financière.
22:29La géopolitique, vous en parlez d'ailleurs à cet événement Midsommar de la CNCGP.
22:33Quelle place cela doit prendre dans la compréhension du conseiller en gestion de patrimoine
22:39avant de conseiller justement ses clients ?
22:42La géopolitique est importante parce que les clients sont sur-informés.
22:47Mais du coup, ils n'arrivent pas à faire le tri entre les bonnes ou les mauvaises informations.
22:51En tout cas, celles qui pourraient impacter leur patrimoine.
22:54Donc nous avons comme rôle de les trier, de les rassurer.
22:57Et surtout de construire leur patrimoine par rapport à leurs craintes.
23:01Et de permettre la valorisation et la protection surtout de leur patrimoine.
23:05Quand on voit, si on prend par exemple le sujet du Moyen-Orient,
23:08quand on voit que ça fait trois mois qu'on attend un accord entre les Etats-Unis et l'Iran,
23:12qu'on regarde tous les jours le cours du pétrole,
23:14que cet accord devrait être signé vendredi,
23:17est-ce que la géopolitique est un sujet à suivre jour le jour quand on est conseiller en gestion de
23:22patrimoine ?
23:23Ou au contraire, on doit accepter qu'il y a différents événements,
23:27mais que le conseiller en gestion de patrimoine est sur un temps long d'investissement ?
23:30Exactement. On doit la suivre au jour le jour, c'est évident.
23:33Parce que nos clients vont nous poser des questions et on doit s'informer de tout.
23:36Mais le temps long du patrimoine n'est pas le temps de la géopolitique.
23:41Je crois que notre ami Trump a fait 38 déclarations annonçant un accord écrit.
23:46Donc heureusement qu'on garde un peu notre sang-froid.
23:50Dans le contexte actuel, est-ce que vous diriez que la géopolitique est plus complexe
23:53qu'il y a quelques années, quand on doit faire son métier au quotidien ?
23:56Bien sûr. Moi, quand j'ai commencé le métier, non, pas tout à fait.
24:00On venait de faire tomber le mur de Berlin.
24:03Donc il y avait les gentils et les méchants d'un côté.
24:05C'était plus simple à comprendre.
24:06C'était plus simple à comprendre.
24:07Là, ça change de camp en permanence. Donc oui, c'est essentiel.
24:11Comment est-ce qu'on peut bien faire son métier en tant que conseiller en gestion de patrimoine ?
24:15Sur quoi ça va se jouer en 2026 et sur les années à venir ?
24:20Je crois que ce sont les mêmes critères qu'avant.
24:23L'écoute, la compréhension du client, la compréhension de leurs enjeux et de leurs projets.
24:29Et puis aussi d'intégrer les nouvelles technologies.
24:31Parce que c'est essentiel. On doit passer plus de temps avec nos clients.
24:35Donc moins de temps sur la partie à moindre valeur ajoutée.
24:38Et donc intégrer l'IA pour être un conseiller augmenté.
24:42La qualité de service, elle passe par les nouvelles technologies aujourd'hui ?
24:45La qualité de service et l'amélioration de la qualité de service, elle est essentielle.
24:48Et plus le travail sera préparé et fait avec des outils qui nous aident,
24:53et plus on pourra apporter un meilleur service à nos clients.
24:57Les CGP aujourd'hui sont dans une dynamique de compréhension de ces nouveaux outils
25:03pour améliorer cette qualité de service ?
25:05Ou il y a encore un peu de pédagogie à faire ?
25:07Totalement. Ils ont complètement compris ça.
25:10Plus de 70% déclarent qu'ils les utilisent l'IA plusieurs fois par semaine.
25:15Donc ils l'ont compris.
25:16Maintenant, il faut l'appréhender, l'intégrer, la contrôler et en faire un outil
25:22comme on a fait de Google, un outil il y a quelques années.
25:26Un mot de l'éducation financière sur les quelques secondes qui nous restent.
25:30On voit de plus en plus d'informations financières, d'influenceurs sur les sujets financiers,
25:35des nouveaux médias qui se créent tous les jours.
25:39Comment est-ce que le CGP se positionne pour donner des clés de compréhension à ses clients
25:45sur ces sujets de pédagogie et de réelle éducation financière ?
25:48On dit souvent que le français manque d'éducation financière.
25:50C'est vrai, l'État a pourvu à tous nos besoins primaires.
25:53Donc on n'avait pas besoin, contrairement à des pays comme les États-Unis.
25:56Donc on a besoin de l'aider, de lui dire ce qui est une action, une obligation.
26:01Ce ne sont pas des mots vilains.
26:03Ce qui est un contrat d'assurance-vie, ce n'est pas qu'un fonds euro, c'est aussi des
26:05inédits qui comptent.
26:06Et qu'un patrimoine, il est au service de projets de vie, il n'est pas là pour être thésaurisé.
26:12Donc il y a beaucoup d'éducation.
26:14C'est pour ça qu'on en a fait le thème de notre concours Jeu le talent cette année.
26:18L'éducation financière, est-ce que ça veut dire apprendre aux gens à prendre plus de risques ou pas forcément
26:22?
26:23À comprendre le risque et à prendre le risque qu'il faut par rapport à chacun de leurs projets.
26:29Je prends l'exemple, la semaine dernière, j'ai conseillé un jeune médecin, 31 ans, qui me dit j'ai
26:34de l'argent, j'en fais quoi ?
26:35Je lui ai posé la question, c'est quoi ta vie aujourd'hui, demain, après-demain ? Qu'est-ce
26:39que tu crains le plus ?
26:40Et à la fin, il m'a dit, c'est exactement ce que je voulais.
26:42Et on n'a pas parlé de placement.
26:44D'accord, mais simplement de compréhension de ses objectifs d'investissement.
26:48Donc les placements après, ça sera facile.
26:49Et ça commence par là, la pédagogie financière.
26:52Merci beaucoup Vincent Coroyer de nous avoir accompagné dans Smart Patrimoine.
26:55Et quant à vous, je vous dis à très vite sur Bsmart4Change.
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