- il y a 2 heures
Mardi 16 juin, Hedwige Chevrillon a reçu Olivier Roussat, directeur général de Bouygues, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Vous êtes bien dans le 18-19, il a mis 8 milliards et demi sur la table pour participer au
00:18rachat de SFR aux côtés d'Orange et de Fri.
00:21Bonsoir Olivier Roussa.
00:22Bonsoir Edwis Chevrillon.
00:23Merci d'être là, vous êtes directeur général de Bouygues, qui donc en poche le plus gros morceau de SFR,
00:32c'est à peu près 40% ?
00:3342%
00:34Oui, je disais à peu près 42%, effectivement à peu près 40, vous êtes l'homme des chiffres.
00:39Non, vous avez raison, environ 40.
00:4242%, on va rentrer un peu plus dans le détail parce que je crois que c'est la première fois
00:46que vous vous exprimez en tous les cas dans un média audiovisuel,
00:49vous avez donné une interview aux Echos, il y a quand même encore beaucoup de questions, il y a la
00:52question de l'autorité de la concurrence qui va être un peu décisionnaire,
00:56et puis il y a à savoir à qui profite le crime si j'ose dire, c'est-à-dire
01:00est-ce que ça va profiter à vos actionnaires, est-ce que ça va profiter peut-être aux salariés,
01:05est-ce que ça va profiter à nous consommateurs ou aux entreprises ? D'abord qu'est-ce que vous
01:09rachetez exactement ?
01:11Alors dans le périmètre que l'on reprend des CFR, et ça a été des discussions assez longues avec les
01:16deux autres membres du consortium,
01:18on reprend l'activité entreprise, ce qu'on appelle le B2B, on reprend une partie de l'activité CFR, de
01:27clients CFR, ceux qui ont le carré rouge,
01:30que ce soit sur la partie fixe ou sur la partie mobile, et on reprend l'activité MVNO, une activité
01:36MVNO en particulier qui s'appelle Prixtel.
01:38D'accord. Et donc, et on reprend surtout, quand je dis surtout, c'est quelque chose d'important pour nous,
01:43c'est nous rachetons le morceau de réseau que nous partageons avec CFR pour reprendre la main sur la totalité
01:51du réseau que nous utilisons.
01:53D'accord, et c'est là où justement il y a peut-être l'autorité de la concurrence qui vous
01:55demandera de faire des concessions,
01:57mais on viendra, vous reprenez des boutiques aussi, 150 boutiques ?
02:01Alors il y a le réseau de boutiques de CFR.
02:04C'est 150 que vous reprenez ?
02:05Au total, vous avez, on s'est engagé à reprendre chacun un certain nombre de boutiques
02:12pour pouvoir assurer la continuité de services, notamment, et offrir une possibilité de job aux collaborateurs qui s'y trouvent.
02:22Une possibilité de job ?
02:23C'est-à-dire pouvoir reprendre les salariés qui sont à l'intérieur et puis faire des propositions pour l
02:28'ensemble des salariés de CFR Distribution.
02:30Et on reprend globalement les différentes infrastructures qu'ils ont actuellement, toutes leurs infrastructures techniques.
02:41Et ça, c'est majoritairement Bouygues Télécom qui est le client.
02:44Oui, en fait, quand je disais que vous repreniez le plus gros morceau, c'est effectivement vrai.
02:50Les boutiques, on va rentrer tout de suite dans le biais du sujet.
02:52Les boutiques, vous les gardez toutes ou pas ?
02:54Non, les boutiques, la proposition que nous avons faite, vous avez un problème très bête dans les boutiques.
02:59Vous avez des boutiques qui sont parfois les unes à côté des autres et vous avez, pour un certain nombre
03:04de contrats de boutiques,
03:05la nécessité de garantir, quand on a un club associé par exemple,
03:10on lui garantit qu'il n'a pas une boutique de la même marque dans un rayon de 500 ou
03:15600 mètres.
03:16Donc, si vous vous trouvez avec une boutique juste à côté, ce n'est pas possible.
03:19Il faut dissocier la partie physique des boutiques de la partie employée des boutiques.
03:24La partie physique des boutiques, c'est de reprendre chacun 40 boutiques.
03:28Oui, chacun 40 boutiques.
03:31Ça veut dire que la marque CFR, elle va disparaître pour vous ?
03:36Alors, la marque CFR, elle va rester présente dans les bases.
03:39Elle ne sera pas utilisée d'un point de vue commercial, mais le temps de migrer.
03:42Une chose importante dans ce projet, c'est que la durée de migration que l'on a annoncée,
03:47c'est une durée de migration qui s'étend sur 30 mois.
03:50Il faut bien comprendre.
03:52La première étape, elle dure 18 mois, c'est la phase d'antitrust.
03:55Pendant 18 mois, il ne se passe rien.
03:57Au bout de 18 mois, si nous avons l'autorisation de faire le deal,
04:00vous avez une nouvelle période de 30 mois qui s'ouvre, cette période de migration.
04:04Et donc, pendant toute cette période, vous prenez les clients de la base CFR pour les loger,
04:10soit chez Orange, soit chez Iliad, soit chez nous.
04:13Et donc, dans toute cette période-là, la marque, elle continue d'exister pour les clients.
04:17En revanche, on ne l'utilise pas d'un point de vue commercialisation.
04:20D'accord.
04:20Ok, mais c'est lent.
04:21C'est très, très lent, non ?
04:22C'est très lent parce que c'est gros.
04:24Le nombre de clients à migrer est important.
04:26Et ce qu'il faut comprendre, c'est que les opérateurs cherchent à migrer
04:29en réduisant au maximum la gêne pour le client.
04:33C'est-à-dire qu'on essaye de faire un maximum de choses qui font ce qu'on appelle «
04:36over the air ».
04:37C'est-à-dire qu'on télécharge directement son mobile,
04:39on vient le changer de façon sans couture pour lui,
04:42pour éviter que le client soit gêné par le changement d'opérateur.
04:46Mais par exemple, SFR Business, qui est un gros morceau pour SFR,
04:50devient Bouygues Telecom Business.
04:51La marque, SFR Business, on la reprend et progressivement,
04:56au gré des renégociations des contrats,
04:58ça deviendra effectivement Bouygues Telecom Entreprise.
05:01D'accord, Bouygues Telecom Entreprise.
05:03Enfin, la partie business, ça ne sera plus SFR.
05:06Donc il y aura à terme, donc en 2034, parce que ça le processus est long.
05:09Ce processus est long, imaginons que nous ayons, on fait un cas simple,
05:14imaginons que l'autorité de concurrence, je prends des règles simples,
05:17nous donne l'autorisation le 1er janvier 2028,
05:19nous avons 30 mois de migration, ça, ça nous pousse à juin 2030.
05:28À ce moment-là, normalement, vous avez réussi à renommer la totalité de vos clients.
05:34D'accord, donc en 2030, il n'y aura plus de SFR, il n'y aura plus de marque.
05:37Normalement, voilà.
05:38Quel engagement vous êtes prêts à prendre pour l'emploi,
05:41pour rassurer les salariés de SFR, en fait ?
05:43J'ai reçu la déléguée, justement, CFDT,
05:46sachant qu'en fait, le processus social, ça commence déjà.
05:49Il y a vraiment deux calendriers.
05:52Complètement, il y a des choses qui ne sont pas très connues.
05:55Le premier sujet, à très court terme,
05:57c'est tous les salariés qui vont être dans les boutiques,
05:59parce qu'on peut raisonnablement comprendre que
06:00si la marque disparaît, vous avez moins de gens qui se présentent dans les boutiques.
06:05Sur le reste, notre problématique n'est pas tant de...
06:09Notre problématique, c'est de garder les collaborateurs.
06:12Clairement, pendant les 30 mois de migration,
06:14il faut faire marcher l'opérateur,
06:15et il faut que les salariés restent, c'est-à-dire que très concrètement,
06:19notre problématique est une problématique d'abord de rétention.
06:23Nous, tous les salariés de Bouygues Télécom, de SFR Business,
06:28basculent automatiquement chez Bouygues Télécom dès le premier jour,
06:32puisqu'on achète l'activité,
06:34dès lors qu'on a l'autorisation par l'antitrust, encore une fois.
06:37Et puis, sur le reste, vous avez une société qui va être la société
06:41qui va réaliser la migration des clients pour aller vers les opérateurs cibles.
06:46Cette société, elle dure 30 mois,
06:48et nous avons besoin que les collaborateurs y restent dans cette société.
06:51Et comment faire pour qu'ils restent ?
06:52Notre problématique, ça va être une problématique de rétention,
06:54ça ne va pas être une problématique de départ.
06:55Mais ça, c'est du côté des SFR qui vont leur demander de gérer ça ?
06:59Ça veut dire que nous allons, dès le moment où l'antitrust nous donne l'autorisation,
07:03si nous l'avons,
07:04il faut mettre en place des plans qui vous garantissent que les gens restent.
07:08Pas que les gens partent, que les gens restent.
07:10Mais quel type de plan ?
07:12C'est des plans de rétention que vous devez mettre en œuvre.
07:13Pour garantir qu'ils restent, s'ils s'en vont,
07:16vous ne savez pas faire tourner cette société dont vous avez besoin pendant 30 mois.
07:19Et après, vous les dispatchez progressivement.
07:21On voit que, pour vous, c'est vous qui rachetez le plus gros morceau,
07:25c'est 8 milliards et demi sur la table.
07:27Est-ce que vous vous positionnez comme un peu le concurrent direct de Orange ?
07:34On s'en souvient, à l'époque, Martin Bouygues avait voulu racheter une partie d'Orange,
07:40enfin devenir l'actionnaire de référence d'Orange.
07:44Il avait été bloqué, notamment par le président,
07:47l'actuel président de la République, Emmanuel Macron.
07:49Est-ce que c'est un peu une revanche ?
07:51La réponse du berger à la bergère, c'est quoi ?
07:54Les télécoms, c'est une particularité, c'est une industrie de coût fixe.
07:57Plus vous avez de clients et plus vous avez la capacité à dégager des moyens
08:02qui vous permettent d'investir et donc de capter des clients et de pouvoir continuer à croître.
08:07Là, le nombre de clients que l'on injecte sur cette industrie de coût fixe,
08:11notre réseau, nous permet effectivement de devenir un numéro 2 important.
08:16Et donc, dès lors que vous êtes un numéro 2 important,
08:19ça vous permet de vous dire, si je suis numéro 2, je vais chercher à réduire l'écart avec le
08:23numéro 1.
08:24C'est assez naturel.
08:25Est-ce que c'est consolidation des télécoms ?
08:28J'ai envie de rappeler que le top départ, si je veux dire, a été donné ici même par Benoît
08:32Coré,
08:33le président de l'autorité de la concurrence, qui est sur ce plateau, a dit,
08:36s'ils arrivent avec un projet, on va regarder, en tous les cas, on est plus fermé.
08:40On voit bien qu'il y a une évolution de la concurrence, de la politique de concurrence
08:44au niveau européen, au niveau français.
08:46Pour vous, ça va être au niveau français, l'étude du dossier ?
08:50Alors, en fait, il faut bien comprendre que dans cette opération,
08:53nous avons trois notifications à la concurrence.
08:55Oui.
08:56La notification d'Iliade qui se fait à l'Europe,
08:58vous avez la notification d'Orange qui se fait en France,
09:01la notification de Bouygues Télécom qui se fait en France.
09:03Vous avez deux dossiers en France, un dossier à Bruxelles.
09:06C'est en fonction du chiffre d'affaires, du pourcentage du chiffre d'affaires,
09:09que vous faites en Europe, en France.
09:11Exactement.
09:11Donc, vous avez soit la capacité de mettre toutes les affaires en France,
09:16soit de mettre toutes les...
09:18Comment dire ?
09:19L'instruction de l'entité de concurrence, les mettre à Bruxelles.
09:22C'est l'un ou c'est l'autre.
09:24C'est quelque chose qui n'est pas décidé,
09:26c'est pas quelque chose avec un caractère très automatique.
09:29Il y a un truc qu'il faut bien avoir à l'esprit.
09:30La règle de droit qui s'applique dans le droit de la concurrence,
09:33c'est exactement la même à Bruxelles et à Paris.
09:36D'accord.
09:36La même.
09:37Donc, vous n'avez pas un traitement différent selon que vous soyez à Bruxelles
09:40ou que vous soyez à Paris.
09:41Donc, c'est assez neutre.
09:42Et quelles concessions vous êtes prêtes à faire, justement,
09:44pour séduire la concurrence ?
09:46On sait que, d'abord, vous êtes un habitué,
09:48on en dira un mot tout à l'heure,
09:49parce que comme il y a eu le dossier M6, TF1...
09:51Vous ne gagne pas toujours.
09:52Vous aviez fait des...
09:53Oui, on ne gagne pas toujours.
09:55Vous avez appris quelque chose depuis.
09:57Mais surtout, vous avez fait des grosses concessions,
10:00jusqu'à un point où ils vous ont demandé quasiment
10:02de ne pas racheter M6.
10:04Là, vous avez dit basta.
10:05Mais là, vous êtes prêts à aller jusqu'où ?
10:07La vente des réseaux à des investisseurs ?
10:09Les infrastructures où ?
10:11La logique de l'entité de concurrence,
10:13c'est de s'assurer.
10:14L'entité de concurrence, ce qu'elle veut,
10:16c'est qu'avec le nombre d'acteurs qui subsistent,
10:19elle ait la certitude que la concurrence est animée.
10:22Et donc, il faut qu'il y ait des conditions
10:24pour faire ce qu'elle appelle...
10:25émerger ce qu'on appelle un maverick,
10:27c'est-à-dire quelqu'un qui anime le marché.
10:29Et donc, toute l'entité de concurrence,
10:30son seul objectif dans son instruction,
10:32qui dure quasiment 18 mois,
10:33c'est qu'est-ce que je vous donne comme contrainte
10:36pour garantir que le marché reste animé ?
10:38Et donc, ça, précisément,
10:41il faut le demander...
10:42Ah ben, on l'attend.
10:43Mais on l'attend.
10:43...soit Anthony Vellan
10:44pour essayer de voir qu'est-ce qu'on va nous demander.
10:46Mais c'est ça qui va se passer.
10:47C'est-à-dire que leur objectif,
10:48c'est vraiment...
10:49Mais à votre avis, ça va se positionner où ?
10:51Vous voyez, c'est sur les infrastructures,
10:53c'est les pylônes,
10:54qui va être sur les réseaux...
10:56Alors, vous avez probablement des obligations...
10:58Pas la fibre.
10:58Si vous regardez ce qui s'est passé en Angleterre,
10:59par exemple, avec l'Ovcom,
11:00l'Ovcom a demandé des engagements d'investissement
11:03aux opérateurs
11:04pour couvrir encore plus le territoire.
11:06On peut vous demander des investissements
11:08pour avoir plus de résilience.
11:10On peut vous demander...
11:11Enfin bref, ils ont...
11:12C'est ce qu'on appelle toute l'efficacité
11:14que l'on peut fournir,
11:16dont typiquement,
11:17on ne doit que réparer dans une interview récente.
11:18Très clairement, c'est l'autorité
11:21qui va créer les conditions
11:22qui garantissent
11:23que les choses se font au bénéfice du consommateur.
11:26Puisque le logiciel de l'autorité,
11:28c'est celui-ci.
11:29Oui, parce qu'il a dit dans une interview
11:30à nos confrères du Monde,
11:31il a dit
11:32que ce n'est pas une opération
11:34qui va de soi.
11:34Ça ne va pas de soi.
11:35Oui, ça ne va pas de soi.
11:36Je vois que vous connaissez par cœur,
11:38vous avez noté...
11:38Chaque mot.
11:39Est-ce que c'est...
11:40Chaque mot, mais les mots...
11:40On fait l'exégèse du texte.
11:41Oui, mais les mots sont assez forts.
11:43Oui, mais ça veut dire que...
11:44Ça ne va pas de soi.
11:45Non.
11:46Bon.
11:47Non, je pense qu'il y a un chemin,
11:48mais il n'est pas garanti.
11:50Maintenant, on est plus optimiste
11:51que pessimiste.
11:52Je crois qu'on a plus de chances
11:53de réussir que de rater,
11:54mais rien n'est écrit.
11:56Donc, c'est tout le travail
11:57qu'on va faire
11:58pour rassurer l'autorité
11:59et lui garantir
12:00qu'on est bien capable
12:01de maintenir la concurrence en France.
12:03C'est ça, son objectif.
12:03Alors, maintenir la concurrence
12:04pour une raison simple,
12:05c'est de maintenir les prix
12:07et les investissements.
12:08Parce que vous l'avez dit,
12:09c'est de consolidation.
12:10Votre argument de poids
12:12pour vous, opérateur,
12:13c'est de dire
12:13ça va nous permettre
12:14d'investir.
12:16Mais vous pouviez déjà le faire.
12:18Et puis, la question maintenant,
12:20c'est le prix
12:21pour les consommateurs
12:22et pour les entreprises.
12:23Alors, précisément,
12:24dans les engagements,
12:25dans la mécanique
12:27que met en œuvre la concurrence,
12:29l'antitrust, pardon,
12:30c'est vraiment de s'assurer
12:31que précisément,
12:32ce qu'elle a imaginé
12:33produit des prix
12:35qui restent dynamiques
12:36pour les clients.
12:36Mais ça peut être quoi ?
12:37Donnez-nous un exemple.
12:38Ça peut être quoi ?
12:39Écoutez, là,
12:40on va les laisser
12:41nous faire des propositions
12:42parce que je pense
12:43qu'il n'y a surtout pas
12:44de lui donner des idées.
12:45Non, non, non,
12:46ils n'en ont pas besoin de nous.
12:47Je ne suis pas inquiet.
12:48Non, parce qu'il y aura
12:50forcément une hausse.
12:51Le temps...
12:51Non, non, non,
12:52il n'y aura pas forcément une hausse.
12:53Il n'y aura pas de hausse
12:54jusqu'en 2024.
12:56Vous savez,
12:56tant que vous courez
12:57pour être capable
12:58de doubler celui qui est devant vous,
12:59ça vous rend dynamique
13:00et ça vous oblige
13:02à être imaginatif
13:04et de jouer vraiment
13:06sur la concurrence.
13:06C'est ce qu'on fait
13:08depuis maintenant
13:08pas mal d'années
13:09et c'est ce qu'on continuera
13:10de faire.
13:10Et je pense qu'Iliade
13:12de son côté
13:12fera au moins l'équivalent.
13:14Je n'ai pas de doute.
13:15Lui, il a une stratégie
13:16qui est plus internationale.
13:17Il se développe beaucoup
13:17en Pologne notamment.
13:19Mais vous disiez
13:20qu'il faut un Maverick.
13:21C'est vous le Maverick,
13:22Olivier Roussin ?
13:23Le Maverick,
13:24il vous faut un Maverick
13:24dans le mobile
13:25et il vous faut un Maverick
13:25dans le fixe.
13:26Si vous regardez
13:26l'état du marché,
13:27celui qui anime le plus
13:28le marché du fixe,
13:29c'est clairement
13:30Bouygues Télécom
13:30depuis maintenant
13:31de nombreuses années.
13:32On a besoin
13:33de continuer à grossir
13:33et on va continuer à grossir.
13:34Vous avez jusqu'à maintenant
13:36eu un Maverick
13:37dans le mobile,
13:38c'était plutôt Iliade
13:39et manifestement
13:40il a plutôt prévu
13:40de continuer à l'être.
13:41Donc il me semble
13:42que des Mavericks
13:42il y en a.
13:43Donc vous,
13:43vous êtes plutôt
13:44dans le fixe ?
13:45En tout cas,
13:46à date,
13:46c'est nous le Maverick.
13:47Là,
13:48est-ce que vous aimez bien
13:49vous fixer des objectifs,
13:50Olivier Roussin ?
13:51Votre objectif
13:51c'est d'être aussi gros
13:53qu'orange ?
13:54C'est quoi ?
13:54Notre objectif
13:55c'est de pouvoir
13:57continuer à grossir
13:58sur le marché français.
13:59C'est de pouvoir
14:00nous développer
14:01sur le marché entreprise.
14:02C'est un marché
14:02qui est assez déséquilibré
14:03dans lequel vous avez
14:04une part très importante
14:05encore détenue
14:06par l'opérateur orange
14:08et donc là,
14:09on a des vraies marges
14:10de manœuvre
14:10pour aller récupérer,
14:12pour aller grossir
14:13et pouvoir récupérer
14:13un certain nombre de clients.
14:15C'est tirer parti
14:15de ce que nous apporte
14:16ECFR
14:17par tout ce qu'il fait
14:18dans ce qu'on appelle
14:19l'ICT,
14:19c'est-à-dire toutes ces opérations
14:20de services de réseau
14:21et de connectivité
14:22autres que la connectivité
14:24sur des choses
14:24qui sont intéressantes,
14:25qui sont des choses
14:26que les entreprises
14:27utilisent de plus en plus,
14:29tout ce qui va être
14:29côté cyber,
14:30tous ces sujets
14:32Conex et sur lesquels
14:32on a une vraie opportunité
14:34de développer plus
14:34parce que ECFR
14:35était bien meilleure
14:35que nous dans ce domaine.
14:38Est-ce que pour vous ?
14:39Et bien meilleure que nous
14:40parce qu'il est toujours là
14:40pendant 8 mois encore.
14:41Oui, mais c'est là
14:42où on se demande
14:43qu'est-ce que peut devenir
14:43une entreprise
14:44qui sait qu'elle va être
14:45rayée de la carte
14:46pendant 2-3 ans.
14:47Vous voyez,
14:48jusqu'à l'accord de...
14:49La discussion
14:50que nous avions eue
14:50sur TF1-M6
14:51a duré 15 mois.
14:53Oui.
14:53Elle n'a pas tué M6.
14:55Non, c'est sûr.
14:56Bonne réponse.
14:57OK, autant pour vous.
15:00Combien les synergies
15:02celles pour vous ?
15:05Vous les avez estimées
15:06à combien ?
15:06Ce que l'on a dit,
15:08c'est que la partie,
15:09ce que l'on considérait
15:11comme le niveau de synergie
15:12qu'on était capable
15:13de dérouler à partir
15:14de...
15:14De mémoire,
15:15je crois qu'on a dû dire
15:15que c'était à partir de 32.
15:17C'est quelque chose
15:18qui est proche
15:18du milliard d'euros
15:19qui est réalisé.
15:20Donc, c'est quelque chose
15:21de significatif.
15:22D'accord.
15:23Donc, il faut l'attendre
15:232032 pour que ça apporte
15:24des synergies.
15:25C'est un projet très très long.
15:26C'est un projet de long terme.
15:27Du coup, l'intégration
15:27est extrêmement élevée.
15:28Je ne sais pas
15:28si vous avez vu
15:29ces déclarations
15:29de Sébastien Soriano
15:31qu'on connaît bien
15:32qui est l'ancien président
15:33de l'ARCEP.
15:34Il a dit en fait
15:35que ceux qui vont gagner
15:36le plus dans l'opération
15:37ce sont les actionnaires.
15:38Je crois que tous les mots
15:39comptent dans ce que vous dites.
15:40C'est l'ancien patron
15:42de l'ARCEP
15:43dans un monde
15:44qui va très très vite.
15:44C'est la préhistoire en fait.
15:46Dans les chiffres
15:46qu'il a donnés,
15:47il m'a semblé
15:47qu'il n'était pas très au courant.
15:49D'accord.
15:49Donc, lui, il dit
15:50en fait que l'ARCEP
15:51va profiter surtout...
15:53Manifestement,
15:53il a besoin
15:54de revoir ses métriques.
15:55D'accord.
15:55Donc, vous niez
15:56que ça va rapporter
15:57des milliards
15:58aux actionnaires ?
15:59Vraiment, je pense
15:59que les métriques
15:59ne sont pas les bonnes.
16:00Mais en même temps,
16:01il y a longtemps
16:01qu'il a quitté.
16:01Ça fait déjà 4-5 ans.
16:03D'accord.
16:03C'est la préhistoire
16:04dans les télécoms.
16:07Autant pour lui.
16:08Est-ce que pour vous,
16:10sur les engagements tarifaires,
16:12ça peut se transformer ?
16:13Est-ce que ça peut s'écrire ?
16:14Mais l'autorité est capable
16:16de vous formuler
16:16des choses de ce type,
16:17bien sûr.
16:18Oui.
16:19D'accord.
16:19Mais encore une fois,
16:20celui qui est le plus à même
16:21de vous parler de ça,
16:23c'est celui,
16:23c'est soit
16:24l'antitre européen
16:25avec Anthony Lélane,
16:26soit Benoît Cœuret
16:28avec l'antitreuse française.
16:29Oui, mais j'ai quand même vu
16:30que vous avez certainement
16:33des idées très fortes
16:35sur la question.
16:36On imagine plein de choses
16:36pour vérifier ce qui est possible.
16:37Bien sûr.
16:38Et vous arrivez
16:38avec un centre de propositions,
16:39par exemple.
16:40Vous arrivez avec des propositions.
16:41Mais qu'on aura l'occasion
16:43de débattre avec l'autorité.
16:44Quand ?
16:45Quand on va commencer,
16:47il faut déjà déposer
16:48à l'autorité
16:49nos notifications.
16:50C'est pas encore déposé ?
16:51Non, parce que c'est des choses
16:52qui sont lourdes à rédiger,
16:55qui vont se déposer
16:55dans quelques semaines.
16:57Puis après,
16:58vous avez un process,
16:58ce qu'on appelle
16:59la pré-notification.
17:00Ensuite, vous avez
17:01un test de marché
17:02qui va être réalisé
17:03par l'autorité,
17:04que ce soit l'Europe
17:05ou que ce soit en France,
17:05qui interroge le marché
17:07pour dire
17:07on m'a proposé ça,
17:08vous en pensez quoi ?
17:09Il faut faire quoi ?
17:10Ensuite,
17:11elle donne un état
17:12de ce qu'elle considère être.
17:13Elle donne ce qu'on appelle
17:14le state of play.
17:14Elle considère que l'opération
17:16est faisable ou pas faisable
17:17selon telle ou telle condition.
17:18C'est vrai que c'est un habitet.
17:19On rentre dans le process précis
17:22qui vous permet
17:22d'avoir les propositions
17:24qui vous sont faites
17:25et les demandes
17:25qui vous sont faites.
17:26Est-ce qu'on peut dire quand même
17:27que c'est la fin de la guérilla
17:28tarifaire entre vous ?
17:29Je ne crois pas, non.
17:31Le fait qu'il y ait
17:31ces faire en moins, c'est...
17:33Je pense qu'à 3 ans,
17:34on peut déjà faire
17:34pas mal de choses encore.
17:35Non, sincèrement,
17:36je crois que le marché
17:37va rester animé.
17:38Va rester animé.
17:40On dit qu'il y a des réunions secrètes.
17:42Vous n'en avez pas caché
17:43en disant
17:44vous restez toujours intéressé
17:47par le rachat d'EM6.
17:49On va rappeler à nos auditeurs
17:50et téléspectateurs
17:51que vous étiez lancé
17:52dans cette opération
17:53et que finalement,
17:55vous avez eu lieu longtemps...
17:56Nous avons échoué.
17:57Vous avez échoué.
17:59Ça fait pile...
18:00Oui, ils étaient en juillet.
18:01C'était juin 2022
18:04avec une sentence véritable
18:06en septembre 20 ans.
18:06Voilà, exactement.
18:07Mais c'était quand même
18:08à l'été, au début de l'été, absolument.
18:10Alors, je précise
18:11que vous n'êtes pas seul
18:12en lice pour le rachat d'EM6.
18:14Il y a notamment
18:15Rodolphe Sadeh
18:16qui est le propriétaire
18:17de BFM
18:18qui est actionnaire.
18:19Lui, il a l'avantage
18:19d'être actionnaire de M6.
18:22Et puis, en plus,
18:24lui, pour le coup,
18:25il n'aurait pas de problème
18:26de concurrence.
18:27Vous, vous risquez
18:28d'avoir de nouveau
18:29un problème de concurrence, non ?
18:30Je crois qu'on a
18:31un petit sujet avant
18:32de calendrier.
18:33Je vous rappelle
18:34qu'avec le renouvellement
18:35d'EM6 qui a été réalisé
18:37en avril 23.
18:39Il n'est pas possible
18:40de changer l'actionnariat
18:42de la chaîne M6
18:43avant avril 28.
18:45Nous sommes aujourd'hui
18:46en juin 26.
18:49Ce n'est pas tout à fait
18:50dans deux ans,
18:50mais pas loin.
18:51Si nous avions
18:52une procédure de concurrence,
18:53si typiquement,
18:54le groupe TF1 parvenait
18:55à faire une proposition
18:56sur M6,
18:57on aurait une analyse
18:58d'autorité de concurrence
18:59qui très probablement
19:00durerait 15 à 18 mois.
19:02C'est-à-dire à peu près
19:02la même chose
19:02que ce que l'on a
19:03à la partie télécom.
19:04Ça veut dire qu'en termes
19:05de temporalité,
19:07vous êtes un peu en avance
19:08sur le calendrier.
19:09Pas forcément.
19:09Regardez,
19:10vous me parlez de 2030,
19:112034 sur l'achat.
19:12Non, non, non.
19:13Je me parle déjà
19:13tout simplement
19:14de la nécessité
19:15de trouver des accords.
19:16C'est un peu tôt.
19:17Oui.
19:18On est dans un monde
19:19qui est en train
19:20de bouger très vite.
19:21On a un lignéaire
19:22qui est en train
19:23de basculer extrêmement vite.
19:24Oui, le streaming
19:25paraît avoir une part très importante.
19:25Le streaming
19:26est en train de monter
19:27de façon importante.
19:27Ce qui pourrait vous donner raison
19:28par rapport à l'autorité
19:29de la concurrence.
19:30C'est possible, en effet.
19:31Voilà.
19:31Mais avoir raison trop tôt,
19:33c'est avoir tort.
19:33Oui.
19:34Mais en tous les cas,
19:36visiblement,
19:36vous regardez le dossier
19:38de très très près.
19:39Non, je n'ai pas dit ça.
19:40Je vous ai dit
19:40que ce dossier continuait,
19:42le rationnel
19:43que nous avions en 21,
19:45continue d'exister.
19:46Notre intérêt,
19:47c'est de pouvoir avoir
19:50une fusion des deux
19:51simplement pour une raison
19:52très simple.
19:52C'est que les plateformes
19:53de streaming que l'on crée,
19:55plus elles sont grosses
19:56et plus elles sont capables
19:57d'attirer de la pub digitale
19:59face à YouTube,
20:00face aux différents players
20:03que vous avez.
20:03Mais d'une manière
20:04ou d'une autre,
20:04ça veut dire,
20:05un, les télécoms,
20:06là, vous faites quand même
20:08un très gros rachat.
20:10Deux, la télévision,
20:11l'audiovisuel vous intéresse,
20:14continuez à vous intéresser.
20:16On est d'accord ?
20:17Vous allez voir pourquoi
20:18j'insiste là-dessus.
20:20Parce que vous avez déjà procédé
20:24à une autre diversification
20:26en mettant 7 milliards
20:27sur la table.
20:28Ça, c'était pour acheter
20:30Équence qui fête ses 5 ans.
20:32Là, vous avez 8 milliards
20:33et 8 sur les télécoms.
20:35J'ai envie de dire,
20:36tiens, ça fait un nouvel ADN
20:38pour le groupe Bouygues,
20:40pour une nouvelle génération.
20:42Ça veut dire que la nouvelle génération
20:43est moins intéressée
20:44par peut-être la construction,
20:46les routes, par Colas ou autre.
20:48Les raisons pour lesquelles
20:49on a, pour Équence,
20:51c'était une vraie diversification
20:52pour aller dans des métiers
20:52dont on pense,
20:54et d'ailleurs ça se vérifie
20:55que l'électrification
20:56est quelque chose
20:57qui est un marché très durable
20:59qui est dans le monde occidental.
21:01Donc là, on est installé
21:02avec Équence
21:02qui a devant lui
21:03quasiment 20 ans.
21:04Donc c'était ça
21:05la raison de cette diversification.
21:07Les télécoms,
21:07c'est une opportunité,
21:08c'est une industrie de cofix.
21:09Si on a l'opportunité
21:10de grossir,
21:11c'est intéressant.
21:12C'est pour ça qu'on le fait.
21:13La partie M6,
21:15s'il est possible
21:16de la considérer
21:17quand on la...
21:18si on peut la considérer
21:20dans des discussions
21:21qui n'ont pas encore lieu
21:21mais qui pourraient avoir lieu
21:22ultérieurement,
21:23c'est quelque chose
21:23qui nous permet
21:25de savoir mieux répondre
21:26à l'évolution du marché.
21:28Oui.
21:28Et donc,
21:29ce sont des opportunités...
21:29Mais M6, c'est quand même
21:30un gros morceau,
21:30c'est un énorme morceau.
21:32Ce sont des opportunités
21:34qui se présentent
21:34qui, par définition,
21:36il faut les étudier
21:37quand elles sont là.
21:37La bonne nouvelle,
21:38c'est qu'M6, encore une fois,
21:39ne peut pas changer d'actionnaire
21:41avant avril 28.
21:43Oui, donc ça veut dire
21:44que vous avez quand même
21:45quelqu'un en face
21:47qui ne peut pas changer
21:49l'actionnariat d'M6
21:50avant avril 28.
21:52Même s'il n'a qu'une phase 1,
21:53pas une phase 2.
21:54Lui, il a les poches
21:55un peu plus pleines.
21:56Ça, je ne sais pas.
21:56Est-ce que ça veut dire
21:57que vous pourriez,
21:59que Martin Bouygues,
22:00la famille Bouygues,
22:00serait prêt à remettre au pot ?
22:03Écoutez, la partie M6,
22:06c'est une chaîne
22:06qui est composée
22:07de son linéaire,
22:08que l'on voit d'ailleurs
22:09avec la Coupe du Monde
22:10à l'heure actuelle,
22:11et de son streaming.
22:11Quand vous regardez
22:12l'évolution du linéaire,
22:14le linéaire,
22:14il est plutôt en baisse
22:15à l'heure actuelle.
22:16Ce qui est important
22:16de considérer,
22:17c'est quelle est la dynamique
22:20du linéaire d'un côté
22:22et du streaming de l'autre
22:22pour avoir une véritable
22:24compréhension
22:25de ce que coûte
22:26l'objet en question.
22:27Et c'est quand vous l'avez
22:28que vous êtes capable
22:29de formuler une offre
22:30qui soit une offre
22:31intéressante pour vos actionnaires.
22:33Comment vous financez
22:35tout ça ?
22:35Vous avez financé ?
22:38On l'a précisé,
22:39il y a une des règles
22:40qui est importante
22:41au sein du groupe,
22:42c'est de garder
22:43ce qu'on appelle
22:44un statut d'investment grade.
22:45Investment grade,
22:46c'est une notation
22:47qui est donnée
22:48et qui garantit
22:49qu'on accède
22:50à des conditions d'intérêt
22:51qui sont des conditions importantes.
22:53Et la règle qui est derrière,
22:54c'est celle
22:54que Martin donne toujours.
22:56Il est important
22:56que l'avenir du groupe
22:58soit décidé par le groupe
22:59et pas par les banques.
23:00Et donc,
23:00nous devons rester
23:02toujours investment grade
23:03et donc ne pas faire des choses
23:04qui nous feraient
23:05perdre ce statut
23:06d'investment grade.
23:07D'accord.
23:07Et donc là,
23:08avec les 8,5 milliards
23:09sur la table,
23:11vous êtes encore
23:12investment grade.
23:13Et donc,
23:13ça veut dire
23:14que ça vous...
23:15Le groupe dégage
23:16du cash chaque année.
23:17Regardez.
23:18Ça vous ouvre
23:18une autre possibilité.
23:20À quelle échéance ?
23:22Conce a dégagé
23:233 milliards de cash
23:24depuis que nous l'avons acquise
23:26en octobre 22.
23:27À fin 2025,
23:29et Conce avait généré
23:313 milliards.
23:323 milliards,
23:32c'est pas mal.
23:33C'est presque la moitié
23:33de ce qu'on a payé.
23:35D'accord.
23:36Une formidable machine à cash.
23:38Donc,
23:38vous avez encore
23:39des marges de manœuvre.
23:40C'est ça que c'est le message
23:41que vous êtes en train
23:42de nous faire passer.
23:43On peut continuer
23:44à développer nos métiers.
23:45D'accord.
23:45Il faut être prudent
23:46dans les choix qu'on fait.
23:47On va quand même parler,
23:49même si vous n'avez pas
23:50complètement répondu
23:50à ma question,
23:51sur Nouvelle ADN
23:52pour Bouygues
23:53plus Telco,
23:56Nouvelle Génération
23:57qui commence à prendre
23:58le pouvoir
23:58au sein du groupe Bouygues.
24:00Mais on va quand même
24:01parler de construction,
24:02on va quand même parler
24:03de logement
24:03parce que c'est un point important.
24:06Avant,
24:06je voulais qu'on...
24:07Est-ce que vous pouvez
24:09nous confirmer
24:09qu'il y a une sorte
24:11d'union sacrée
24:13entre les trois
24:13grands constructeurs,
24:15vous,
24:16Vinci et Fage,
24:17pour construire
24:18les futurs EPR2
24:20d'EDF ?
24:21Ce n'est pas exactement
24:22comme ça que les choses
24:23se présentent.
24:24C'est-à-dire qu'il y a
24:24un appel à manifestation
24:25d'intérêt qui a été fait
24:26par EDF.
24:27EDF tient le raisonnement
24:28suivant.
24:28Elle se dit que s'il allait
24:30capable d'aligner
24:31un même groupement
24:32d'entreprises
24:33pour faire ses différents
24:34pairs d'EPR,
24:36elle pense que la réplication,
24:38l'industrialisation
24:39de la construction
24:39va en faire baisser le coût.
24:41Et on peut raisonnablement
24:43penser qu'il y a au moins
24:4420% de gains
24:45à aller chercher
24:46par l'industrialisation.
24:47Et le constat qui est fait,
24:49c'est de dire
24:50à un instant donné,
24:51un seul
24:52de ces trois majeurs
24:53que vous venez de donner
24:54ne pourrait pas,
24:55pour qu'il ait l'effet
24:56de réplication,
24:57les construisent tous.
24:58Il n'aurait pas la capacité
24:59à tous les construire.
25:00Finalement,
25:01l'approche
25:02que
25:04EDF est en train
25:04de pousser,
25:05c'est de se dire
25:05est-ce qu'il est possible
25:06de constituer
25:07un groupement
25:09avec des acteurs nationaux
25:10qui sont des acteurs
25:11qui ont une vraie expérience
25:13pour réussir
25:13à baisser le coût unitaire ?
25:15Et donc ?
25:16Et donc,
25:17c'est ce qui est en train
25:19d'étudier EDF
25:19et c'est ce que nous répondent
25:21à EDF.
25:21D'accord.
25:22Mais vous,
25:22vous serez favorable à ça ?
25:24C'est ça que je...
25:24Ah mais en l'occurrence...
25:26C'est ça que je mesure pas.
25:27Oui, clairement.
25:27C'est-à-dire,
25:28faire partie d'un groupement,
25:29c'est quelque chose
25:29qui nous convient.
25:30Nous, on a une vraie expérience
25:31dans le monde de nos clients.
25:31Ça changerait quelque chose
25:32de travailler avec Eiffage et Vinci ?
25:34On travaille déjà
25:35dans des projets
25:36à l'international
25:36avec Vinci relativement souvent.
25:38On a travaillé aussi
25:39avec Eiffage en France,
25:39mais à l'international,
25:41sur des grands projets,
25:42on a souvent travaillé
25:43avec Vinci.
25:44On travaille naturellement
25:45beaucoup ensemble.
25:46Tchernobyl,
25:47typiquement,
25:47on l'a fait avec Vinci.
25:48Oui, je ne sais pas
25:49si c'est une référence,
25:50mais enfin bon.
25:50Ah si ?
25:51Oui, mais en tous les cas...
25:52Un sarcophage, si c'en est une.
25:53Un sarcophage, oui.
25:55Est-ce que...
25:56Tiens, à propos de rachat,
25:57on en avait déjà parlé.
25:59Spi, ça peut intéresser
26:01et quoi ?
26:01Et donc vous,
26:02Lévi-Roussard ?
26:03Spi, c'est une société
26:04qui est devenue maintenant
26:06une société très allemande,
26:07plus que française.
26:09Gauthier Louet a fait
26:10un travail assez énorme,
26:11enfin, assez fantastique.
26:13Si vous prenez...
26:15Si vous réussissez
26:16à faire l'acquisition de Spi,
26:17vous avez automatiquement
26:18une position allemande
26:18extrêmement forte,
26:19puisque plus de la moitié
26:20du chiffre d'affaires est fait.
26:22Mais ça me paraît...
26:23Je ne crois pas que Spi
26:24soit à vendre à l'heure actuelle.
26:25D'accord, mais il y a toujours
26:26des mouvements de capital importants.
26:27Puisqu'on est en Allemagne,
26:29du siège de la BCE,
26:30la BCE a donc augmenté
26:32ses taux d'intérêt là.
26:33Certains disent,
26:34attention, ça peut peut-être
26:35casser la croissance,
26:36même s'il y avait une inflation
26:39effectivement élevée.
26:41Est-ce que pour vous,
26:42c'était la bonne décision ?
26:43Surtout qu'au regard d'aujourd'hui,
26:46on se dit qu'il y a peut-être
26:47un accord au moment
26:48où je vous parle.
26:49Je vois la photo
26:50avec tous les grands de ce monde
26:52réunis à Evian
26:53pour le G7.
26:55Est-ce que c'était
26:57une bonne idée ?
26:58Est-ce que notamment,
26:59ça peut avoir un mauvais impact
27:00sur le logement ?
27:01Le logement,
27:02il est en panne.
27:03Il est en panne
27:04depuis maintenant
27:06pratiquement une année et demie.
27:08Il est en panne
27:09pour des raisons assez simples.
27:10Le logement en France,
27:12il fonctionne sur trois pattes.
27:14On a coupé une patte,
27:15et bien il marche moins bien.
27:17Malheureusement,
27:18les primo-accidents
27:19continuent d'arriver
27:20et les banques
27:21jouent le rôle
27:21pour aider les investisseurs,
27:23enfin les primo-accédants
27:24à pouvoir accéder
27:25en l'occurrence.
27:26Mais la patte d'investisseurs
27:27a été coupée
27:28avec la fin des dispositifs.
27:29C'est une décision du gouvernement
27:30et donc en clair,
27:31le Jean Brun existe
27:33mais il est petit en volume.
27:34Et donc à ce stade,
27:35l'immobilier,
27:36il est à l'arrêt.
27:37Et ce n'est pas
27:37une situation qui est tenable.
27:38Et donc la OZETO,
27:39ce n'est pas une bonne nouvelle ?
27:41Alors pour l'instant,
27:42néanmoins,
27:43tant que l'on reste,
27:43nous on considère
27:44que dans les taux
27:45dans lesquels on reste
27:46à l'heure actuelle,
27:47on n'est pas encore
27:48sur un frein
27:48à l'acte d'achat.
27:50Et vous le voyez
27:50d'une façon assez simple,
27:51les taux de désistement,
27:53le vrai indicateur
27:54qui vous permet de voir
27:54si ce n'est pas possible
27:56d'emprunter,
27:57c'est le taux de désistement
27:58de ceux qui se présentent
27:58pour acheter un appartement.
27:59Le taux de désistement moyen,
28:01il est entre 28 et 30%.
28:02Il était monté en 22
28:04à 50%.
28:05Là, à l'heure actuelle,
28:06on est à 30%.
28:07Donc on a un système
28:08qui continue de fonctionner
28:09sur les accidents.
28:10Le seul problème,
28:11c'est qu'il nous manque une patte,
28:12il ne nous manque la patte
28:12des investisseurs particuliers.
28:14En conclusion,
28:15Olivier Roussin,
28:16c'est 10 ans,
28:16vous êtes à la tête de Bouygues ?
28:18Je suis arrivé en mai 2000...
28:22Oui, c'est ça,
28:23août 2016, pardon.
28:24C'est pour moi.
28:25Dans ce fait 10 ans, non ?
28:26Vous qui êtes censé
28:28être le roi des chiffres,
28:28là, je crois qu'on peut
28:29vous inquiéter.
28:30Ça passe vite.
28:31Donc ça passe vite.
28:32C'est quoi votre ambition
28:34pour les 10 prochaines années,
28:35pour vous ?
28:36Enfin, je veux dire,
28:37pour le groupe Bouygues ?
28:38Écoutez, le groupe Bouygues,
28:39il est de plus en plus diversifié,
28:42de plus en plus international,
28:44et ça lui permet d'avoir
28:45une très grande résilience
28:47dans ce qui se passe.
28:48On est présent dans 80 pays,
28:50on est très présent quand même
28:51dans le monde
28:52de ce qu'on appelait occidental avant.
28:53On est sur des marchés
28:55qui sont plutôt soit
28:56des besoins primaires,
28:56soit des marchés porteurs,
28:57et donc on a tous les ingrédients
28:59pour continuer à développer
29:00le groupe dans de bonnes conditions.
29:01En ayant les moyens
29:02de résister aux différences
29:03sous-brosseaux,
29:04parce que les crises,
29:04on n'a pas manqué depuis 2020.
29:05Les télécoms à l'international,
29:07enfin européennes ?
29:08Non, ça, c'est un truc
29:09qu'on a déjà annoncé
29:10à plusieurs reprises.
29:11On part du principe
29:12qu'il est vraiment possible
29:13en France de faire des choses
29:15à condition d'avoir
29:17le feu vert
29:17de l'autorité de la concurrence.
29:18Nous verrons bien
29:19ce que dirait l'autre.
29:19Merci beaucoup,
29:20Olivier Roussa,
29:21d'être venu ici
29:22sur le patron du BFM Business,
29:24donc le patron du groupe Bouygues.
29:26Merci beaucoup.
29:27Voilà.
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