- il y a 2 heures
Mardi 30 juin, Hedwige Chevrillon a reçu Jérôme Stubler, PDG d'Equans, Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, et Jean de Belot, administrateur de l'institut Thomas More, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:09BFM Business et la Tribune présente
00:13Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:19Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19-2,
00:22invité ce soir tout d'abord Jérôme Subler,
00:24il est le patron des coins, c'est quoi ?
00:26Souvenez-vous, il y a 5 ans, c'était le Grand Paris,
00:31des Bouygues, en tous les cas un pari à 7 milliards d'euros,
00:34est-ce que c'est un pari réussi en tous les cas
00:36pour en faire un leader mondial du secteur des énergies et des services
00:40qui est implanté notamment dans 20 pays
00:42avec un chiffre d'affaires qui approche les 19 milliards aujourd'hui ?
00:45Est-ce qu'il atteint la marge qu'il fallait ?
00:47Il faut dire que là, en tous les cas, il fête ses 5 ans sous la canicule,
00:51justement, qu'est-ce qu'il fait pour ses clients ?
00:53Jérôme Subler sera mon premier invité.
00:55Puis ensuite, on reparlera des 50 décisions qui ont coulé la France
00:59entre 1975 et 2025.
01:04On voit ça avec Jean de Belot.
01:06Souvenez-vous, c'est l'ancien patron des écos, l'ancien patron du Figaro.
01:09Maintenant, il est à l'Institut Thomas More.
01:11Il publie un gros pavé où il reprend toutes les décisions
01:14qui, à ses yeux, ont coulé la France.
01:16Et face à lui, ça sera Ludovic de Sautem.
01:19Mais pour l'instant, le journal Stéphanie Collot.
01:24Il est toujours télévisiteur.
01:26Bonsoir Stéphanie.
01:26Bonsoir Edwin.
01:27Et on commence par l'inflation.
01:28Bonne nouvelle.
01:29L'inflation ralentit nettement au mois de juin.
01:32Oui, les prix progressent de 1,8% en juin.
01:35Après, 2,4% en mai.
01:37Sur fond de baisse des prix de l'énergie,
01:40l'INSEE note par ailleurs un ralentissement des prix des services et de l'alimentation.
01:45Net coup de frein également en Allemagne,
01:47où l'inflation ralentit à 2,3% en juin sur un an,
01:50contre 2,6% le mois précédent.
01:53Une baisse plus forte qu'attendue,
01:55liée ici encore au reflux des prix de l'énergie.
01:58Le taux du livret A va augmenter et sera revalorisé au 1er août.
02:02Ce produit d'épargne était devenu moins intéressant
02:04avec un taux descendu à 1,5% en février.
02:07Le montant de l'augmentation n'a toutefois pas été précisé par Roland Lescure.
02:11Pas de revalorisation.
02:12En revanche, pour les chômeurs, l'UNEDIC,
02:14l'organisme qui gère les allocations chômage,
02:16a réuni son conseil d'administration.
02:18Les organisations syndicales réclamaient une hausse des allocations de 2,4%,
02:22de quoi compenser l'inflation sur un an,
02:25pour un coût estimé à un peu moins de 500 millions d'euros.
02:28Le patronat s'est opposé à toute hausse.
02:30Le nombre de voix des deux camps a été identique, faute de majorité.
02:34C'est donc le statu quo.
02:36Un premier bilan de la canicule au mois de mai qui avait duré 5 jours.
02:39Cette vague de chaleur a fait au moins 300 morts de plus que la normale
02:42selon Santé publique France.
02:44Pour les trois quarts d'entre eux,
02:45il s'agit de personnes âgées de plus de 75 ans,
02:48en grande majorité dans les départements de la façade atlantique et en Ile-de-France.
02:52Et pour la canicule que l'on vient de connaître,
02:54un premier bilan fait état d'un millier de décès de plus que la normale
02:58depuis le 24 juin.
03:00Mais il est voué à s'alourdir, d'autant qu'on devrait connaître un nouvel épisode caniculaire
03:04à partir de ce week-end, selon Météo France.
03:07À ce stade, on ne peut pas encore estimer sa durée ni son intensité.
03:10Par ailleurs, près de 16 000 foyers sont toujours privés d'électricité dans le Nord,
03:14dans l'Aisne et à Paris, selon Enedis.
03:17Le Royaume-Uni accélère son réarmement.
03:19Londres prévoit près de 300 milliards de livres pour sa défense sur les 4 prochaines années.
03:24C'est l'un des plus gros efforts militaires britanniques depuis les années 80.
03:27Et puis, bonne nouvelle pour Airbus, la compagnie scandinave SAS passe une commande record
03:32de 40 à 330 pour plus de 10 milliards de dollars.
03:35Il s'agit du plus important investissement de l'histoire de la compagnie.
03:42Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:44Bonsoir Antoine.
03:44Bonsoir Stéphanie.
03:45Bonsoir El-Syge.
03:46Bonsoir Antoine.
03:46Et le CAC termine en hausse ce soir.
03:48Plus 0,44%.
03:508403 points.
03:51Et dites donc, c'était la fin du trimestre.
03:53Très bon trimestre.
03:54Plus 7,5% pour le CAC 40 qui signe son meilleur trimestre depuis deux ans.
03:59Donc, une très belle performance du CAC.
04:02Alors, entraîné aujourd'hui par les valeurs industrielles.
04:04Un Schneider Electric, plus 2,62.
04:06285,40 euros.
04:07Safran, plus 2,5.
04:09345 euros.
04:10ArcelorMittal aussi, plus 2,3 à 52,70 euros.
04:13Vraiment l'industrie traditionnelle.
04:15Et puis, un secteur qui était à la baisse, c'est celui du luxe.
04:19Il y a eu conférence téléphonique de la direction financière de Kering avec des analystes qui sont pessimistes sur les
04:25perspectives de croissance.
04:27En tout cas, ce sera beaucoup plus long à redémarrer que prévu.
04:29Kering qui recule de quasiment 7% en clôture.
04:32247,30 euros.
04:33Entraînant à sa suite le secteur du luxe dans son entier.
04:37Mais alors, les trois meilleures performances du trimestre avec des hausses supérieures à 100%.
04:41ST Microelectronics.
04:43Soitech.
04:44Alors, la surprise.
04:46Mersenne, l'ex-Carbonne Lorraine, qui est spécialiste des matériaux de haute technicité à destination de l'industrie et de
04:53l'industrie électrique.
04:54Et qui est lié d'une manière ou d'une autre à l'intelligence artificielle.
04:57En tout cas, c'est ce que jouent les marchés.
04:58Le titre gagne quasiment 90% sur le trimestre écoulé.
05:02Ça reste une des très belles surprises de ce trimestre.
05:05Donc, qui se solde par une hausse de 7,5% du CAC 40, plus 0,44% ce soir.
05:11Bon score. Merci beaucoup Antoine.
05:13Merci Stéphanie.
05:15On vous retrouve à 19h30 pour votre journal de l'écho.
05:19Mais tout de suite, c'est le 18-19.
05:20Premier invité, Jérôme Stubler, le patron d'Écoence.
05:24BFM Business et la Tribune présente...
05:28Le 18-19 d'Edvie Chevrillon.
05:33Vous êtes bien dans le 18-19, mon invité.
05:35Premier invité, c'est Jérôme Stubler, le patron d'Écoence.
05:39Bonsoir Jérôme Stubler.
05:40Bonsoir Edwige.
05:40Merci d'être là.
05:42Vous fêtez vos 5 ans.
05:435 ans déjà.
05:445 ans déjà.
05:45On se souvient de ce rachat, enfin, rachat groupé, on peut dire,
05:49qui avait opéré Bouygues pour la modique somme de 7 milliards d'euros.
05:53Et tout le monde se disait, mais c'est un pari impossible.
05:58Là, on va revenir évidemment sur tout ce que vous faites aujourd'hui.
06:01Mais on peut dire quand même que vous fêtez vos 5 ans d'une manière plutôt euphorique ?
06:06Euphorique, je ne sais pas.
06:07Mais on est en avance sur notre plan.
06:10Quand je suis venu vous voir en fin 2023, on avait annoncé qu'on atteindrait une rentabilité de 5%
06:17en 2027.
06:18On a annoncé en début d'année qu'on allait faire ça avec un an d'avance.
06:21Donc, on est un petit peu mieux que le plan.
06:22Pour l'instant, tout se passe bien.
06:24Tout se passe bien.
06:24Alors, on va rappeler quand même ce que vous faites, parce que tout le monde ne sait pas forcément.
06:27Vous êtes donc filiale à 100% du groupe Bouygues et vous êtes devenu un leader mondial du secteur des
06:33énergies et des services.
06:35Vous faites à peu près 19 milliards, 18,7 milliards de chiffre d'affaires, 7 milliards en France.
06:41Combien de salariés ?
06:4283 000 salariés.
06:44On est une des plus grosses entreprises mondiales des énergies et services.
06:48Alors, qu'est-ce que ça veut dire ?
06:49Ça veut dire qu'on travaille dans le domaine de l'électricité.
06:52On conçoit, on construit et on maintient des installations électriques.
06:56C'est de la production d'énergie.
06:59On travaille dans le domaine du nucléaire, du photovoltaïque.
07:02Oui, mais vous, vous ne produisez pas de l'énergie.
07:03Non, on construit en fait des installations qui vont produire de l'énergie.
07:07Ensuite, on les transporte, c'est-à-dire sur des lignos de tension.
07:10On les distribue dans les villes et ensuite, on énerve les bâtiments et on fait tout l'usage de l
07:15'électricité.
07:15Ça, c'est une branche de l'activité qui est sur l'électricité.
07:18Vous prenez l'exemple de ce studio.
07:19Ce studio, il est alimenté dans tous ses ports pour éclairer, pour faire marcher les systèmes vidéo.
07:26Donc, on appelle ça les courants forts, les courants faibles quand il s'agit de la vidéo.
07:29La deuxième chose, c'est qu'on est thermicien.
07:30Et ça, c'est une particularité, c'est qu'on réalise du chaud, du froid, du chaud et du froid
07:36électrique.
07:36Et on est informaticien, c'est-à-dire qu'on gère toute l'informatique de ces infrastructures qu'on appelle
07:41l'IoTIS,
07:42tout ce qui connecte les dispositifs qui vont permettre de gérer les systèmes de transport,
07:46faire en fait qu'un train arrive à l'heure, qu'on sache quand est-ce qu'il va arriver
07:50un bus,
07:51qu'on puisse faire en sorte d'automatiser les bâtiments, d'automatiser les usines, de robotiser les usines.
07:58On sert à trois choses.
08:00La transition énergétique, l'électrification, à réindustrialiser, et c'est quand même un beau sujet.
08:08Donc, on a participé à la construction d'usines très importantes, de batteries.
08:14Par exemple ?
08:17Dans le nord de la France ?
08:18Dans le nord de la France, de batteries.
08:19On est en train de construire une usine, on démarre une usine de batteries en Italie.
08:24On participe à la construction des usines de ST microélectronique, dans la microélectronique,
08:29pour réindustrialiser profondément l'Europe sur les hautes technologies.
08:34Les biotech, la pharmacie.
08:37Donc ça, c'est la partie réindustrialisation.
08:39Et la troisième partie, c'est la partie digitale, où on sert à digitaliser.
08:44Digitaliser les villes, Smart City, les usines, Smart Factory et les bâtiments.
08:49Tout ça, c'est du lourd, si j'ose dire.
08:52Vous avez été, j'imagine, soumis à une grosse pression avec la canicule, non ?
08:57Comment ça s'est passé, justement, pour écoce, la canicule ?
09:01Alors, nos équipes sont sur le terrain.
09:03Oui, on l'espère, oui.
09:04Voilà. Nous sommes appelés en urgence sur les installations qu'on maintient,
09:08mais aussi sur les installations pour lesquelles on n'a pas de contrat.
09:11On a installé récemment, dans l'urgence, des systèmes d'eau glacée.
09:16Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
09:17On vient mettre en place une machine qui va fabriquer de l'eau glacée
09:20et qui va être la source froide des installations d'un hôpital, d'un EHPAD, d'une école.
09:26Et donc, on est à disposition, et ça, c'est un message que je peux passer à toutes les écoles,
09:31tous les EHPAD, tous les hôpitaux.
09:32On a mis en place un numéro vert que je vais vous citer, le 0803 000 294.
09:38Oui, il devrait s'afficher, normalement, il devrait s'afficher.
09:410803 000 294, et on a un site internet, equance.com,
09:45dans lequel on a mis en place un service d'urgence.
09:47Pour tous ceux qui ont besoin de fraîcheur,
09:50on peut mettre en place des dispositifs qui vont permettre
09:52de renforcer la capacité à passer mieux la canicule.
09:56Oui, mais vous avez eu combien d'interventions ? On peut savoir ?
10:00Je ne peux pas vous dire le nombre d'interventions, mais c'est...
10:04Non, mais c'est gigantesque, vous n'avez jamais connu ça ?
10:06Non, non, on a connu ça.
10:07C'est juste pour mesurer l'ampleur et l'impact de cette canicule ?
10:11Honnêtement, on connaît ça tous les ans, parce que tous les ans, on a une canicule.
10:15La particularité de cette canicule, c'est sa durée.
10:18C'est-à-dire que la durée a été telle que...
10:20Et quand même, les pics de chaleur, franchement, on a rarement connu ça.
10:23Oui, parce qu'en fait, petit à petit, les bâtiments montent en température,
10:26et donc l'inertie thermique des bâtiments ne fait plus son effet,
10:29et les bâtiments sont montés en température lorsqu'ils n'ont pas de système de rafraîchissement.
10:33Donc c'est ça qui fait qu'il y a une ampleur,
10:35et puis l'autre ampleur, c'est la taille,
10:37c'est-à-dire que toute la France a été couverte,
10:39et même une grande partie de l'Europe de l'Ouest a été couverte par cette canicule,
10:42y compris des pays du Nord, qui ont été touchés.
10:46Est-ce que vous avez dû affronter des pannes majeures ?
10:49Oui, on a dû affronter des pannes majeures.
10:51Par exemple ?
10:52Pardon, excusez-moi, mais parce que ça rend plus concret.
10:54Tout simplement, des systèmes, les climatiseurs,
10:57dont les compresseurs tombent en panne,
11:00donc vous avez la climatisation qui est tombée en rade,
11:02et vous avez donc un hôpital qui se retrouve avec sa machine de froid qui ne marche pas.
11:07Et donc là, il faut intervenir extrêmement rapidement,
11:09parce que l'inertie du bâtiment fait que la température monte,
11:12et là, on a quelques heures pour intervenir.
11:14Oui, hier, je recevais la patronne, la présidente du directoire d'Enedis.
11:18Donc effectivement, à la limite, on parlait en direct,
11:21et on apprenait qu'il y avait, je ne sais pas, autour de la place de Paris,
11:24la bourse de Paris, il y avait une panne d'électricité,
11:27après c'était dans le 19e, et puis c'était dans le sud de la France.
11:30Donc c'est sûr que ça a quand même,
11:32l'impact sur les installations et les infrastructures est très violent, non ?
11:37En fait, on tire sur les installations électriques dans cette période-là,
11:42avec évidemment des câbles qui chauffent par le courant qui passe,
11:46mais qui chauffent aussi par la température,
11:48et du coup, on se retrouve effectivement avec des installations qui sont un petit peu plus aux limites.
11:53Là, il y a tout un lubaïd, tout à l'heure, il y a une motion de censure
11:56qui a été déposée par les écologistes contre le gouvernement,
12:00sur l'impréparation justement du gouvernement par rapport à la canicule, etc.
12:04On ne va pas rentrer dans la politique, ne vous inquiétez pas, Jérôme Subler.
12:07En revanche, ce qui est intéressant, c'est de voir si, effectivement, on était préparés.
12:13Est-ce que les installations, les entreprises,
12:15est-ce que vous, vous avez le sentiment qu'il y avait une préparation in fine relativement correcte ?
12:24Ou pas du tout ?
12:25Non, on est préparés.
12:26On est préparés, évidemment, lorsqu'il y a une crise de ce type,
12:30il y a des choses qui lâchent, parce que les maintenances ne sont pas forcément faites,
12:35parce que l'installation peut être un peu plus ancienne.
12:38Alors, je voudrais vous préciser quelque chose.
12:41Depuis un siècle, les installations sont conçues pour répondre, en fait, à des normes,
12:48et ces normes sont basées sur la statistique du passé.
12:50C'est-à-dire qu'on a basé les normes sur la statistique du passé.
12:53Et là, on a un changement climatique qui fait qu'on a des vagues de froid très intenses,
12:58des vagues de chaleur très intenses, qui sortent des statistiques.
13:02Ça ne fait que quelques années qu'on prend en compte, en fait,
13:06cette évolution thermique dans la conception des bâtiments.
13:09Donc, les bâtiments les plus récents sont conçus pour résister à cette évocation,
13:13au froid et au chaud.
13:14Mais le grand stock de bâtiments n'a pas été conçu pour répondre à ces évolutions.
13:21Et donc, on se retrouve avec dispositifs qui, d'un point de vue de l'énergie thermique,
13:25ne peuvent pas répondre à cette amplitude de température.
13:28Et c'est ça qui se produit.
13:29Donc, on n'a pas de baguette magique pour tout d'un coup changer tous les systèmes de toute la
13:35France.
13:35Et donc, on a des hôpitaux, on a des écoles qui n'ont pas été réalisées de cette manière.
13:40Oui, on s'est bien trompé.
13:42Vous me direz, tout le monde s'est trompé.
13:43Donc, c'est facile de dire ça.
13:45Mais c'est un peu ce qu'elle disait aussi, Marianne Legno-Denedis hier.
13:49Elle disait, en fait, puisqu'ils vont investir d'ici 2040, 96 milliards.
13:53Donc, c'est quand même une petite somme, surtout que c'est nous, les Français, qui payons.
13:56Mais c'est indispensable parce qu'effectivement, le réseau est vétuste.
14:00Mais surtout, on se rend compte que c'était basé, pourquoi je dis 2040 ?
14:06Est-ce que ce n'est pas trop tard ?
14:07Elle disait, mais non, on s'est basé sur les prévisions du GIEC.
14:11Mais en fait, le GIEC lui-même s'est un peu trompé parce que ça se précipite un peu quand
14:15même sur l'échauffement climatique.
14:16Je pense qu'on ne peut pas dire qu'on s'est trompé.
14:18On doit réagir.
14:20On doit anticiper la réponse au changement climatique, l'adaptation au changement climatique.
14:25L'adaptation au changement climatique, c'est faire face à ces vagues de chaleur en mettant dispositifs qui consomment le
14:31minimum d'énergie pour ne pas recommencer à polluer et à émettre du CO2.
14:35Je vous donne un exemple.
14:37On a un dispositif qu'on utilise en Hollande qui s'appelle l'ATES.
14:40On cherche à le pousser l'ATES.
14:42Aquifer Thermal Energy Storage.
14:44Ça consiste en quoi ?
14:47Pendant l'hiver, à se faire dans le sol un pack de fraîcheur en refroidissant la terre de 4 ou
14:545 degrés.
14:55Sous nos pieds, la température est à 15-16 degrés en région parisienne.
15:00Si on la refroidit de 5 degrés, on va être à 11 degrés et on va se faire pendant l
15:04'hiver un stock de 11 degrés.
15:05Sur ce bâtiment là où nous sommes, on pourrait ne pas utiliser la clim et ensuite échanger cette température qu
15:12'on a à 11 degrés dans le sol qu'on aurait stocké pendant l'hiver pour refroidir l'intégralité du
15:16bâtiment.
15:17Je vous donne un exemple.
15:19L'exemple le plus important, c'est l'aéroport de Chipol.
15:24Comme tous les aéroports, c'est une verrière.
15:26Donc si on ne climatise pas, ça va monter en température.
15:29Eh bien, on ne met pas de clim à Chipol.
15:31Il y a zéro clim.
15:33Tout est refroidi par un échange de cette température fraîche avec ce qu'on appelle du free cooling.
15:39C'est-à-dire une pompe qui vient récupérer l'eau fraîche qu'il a fait passer dans un échangeur.
15:42Cet échangeur passe devant l'air et l'air chaud qui arrive de l'extérieur à 35-37 degrés est
15:48refroidi et essoufflé à 18 degrés simplement par le refroidissement de l'eau qui a été stocké pendant l'hiver.
15:55C'est des dispositifs de ce type qu'il faut qu'on puisse réaliser et ça, ça allie deux choses.
16:00Le fait qu'on va résister au changement climatique, s'adapter au changement climatique, mais aussi faire en sorte de
16:07ne pas encore émettre du CO2 en utilisant de l'énergie de manière inutile.
16:11Oui, ça c'est passionnant.
16:14Effectivement, c'est très intéressant parce qu'on se dit que ça consomme beaucoup moins.
16:18Vous savez combien ça consomme en moins ?
16:20Non.
16:2120 fois moins.
16:2220 fois moins l'été.
16:23Mais là, en même temps, toutes les pannes qui ont lié à ce moment les pannes du réseau électrique, c
16:30'est parce qu'il fait 80 degrés sous terre.
16:32Et donc, en fait, les réseaux ne sont pas du tout équipés parce que les vieux réseaux, il y a
16:37une espèce de feuille autour avec de l'huile qui, du coup, monte en température.
16:41Et ça fait exploser le réseau.
16:45Vous savez, quand vous avez des infrastructures, ces infrastructures, c'est un stock qui, pour les anciennes infrastructures, peuvent avoir
16:5260 ans, 80 ans.
16:54Donc, qui ont été conçus avec des matériaux anciens.
16:57Pas du tout à une époque où on consommait autant d'énergie.
17:00Pas du tout pour cette adaptation au changement climatique.
17:03C'est peut-être que 5% du réseau.
17:06Mais vous avez, en fait, tout l'historique de la construction parce que ces investissements, ces investissements qui sont faits
17:11pour durer 40, 50, 60 ans.
17:13Donc, évidemment, quand on remplace les vieux équipements, on les remplace, mais ils ont 60 ans.
17:19Donc, en fait, cette transformation va prendre des années parce qu'il va falloir qu'on puisse investir pour rénover
17:25ce qui est le plus ancien et faire en sorte qu'on améliore les réseaux électriques.
17:30Enedis a un plan très ambitieux, RTE a un plan très ambitieux.
17:33Et ce plan très ambitieux, il faut le temps de le construire pour, effectivement, renforcer le réseau électrique et faire
17:39en sorte qu'il soit adapté au changement climatique.
17:41Vous avez le pôle, justement, thermicien.
17:46J'ai appris qu'on disait ça.
17:47Il y a le pôle, évidemment, énergéticien.
17:51Et il y a le pôle digital.
17:53Est-ce que vous avez le sentiment qu'on est suffisamment équipés aujourd'hui au regard de ce qu'on
17:58vit là,
17:58ou de ce qu'on a vécu et qu'on va vivre, malheureusement, la semaine prochaine, peut-être ?
18:03Est-ce qu'on a les moyens d'électrifier tous ces data centers qui vont inonder la France et les
18:09territoires français ?
18:10Alors, on a la chance d'avoir un surplus d'énergie.
18:14Le président de l'EDF le rappelle assez fréquemment.
18:17On a un surplus d'énergie parce qu'on a maintenant une grande fiabilité de notre système électronucléaire.
18:24On a en plus de l'hydraulique qui fonctionne relativement bien en France,
18:28ce qui fait qu'on a un surplus d'énergie en France.
18:30Ce surplus d'énergie, c'est...
18:31On exporte, ça rapporte 5 milliards.
18:33Ça rapporte 5 milliards.
18:34C'est une très bonne chose.
18:35À la balance commerciale.
18:36À la balance commerciale.
18:37Et c'est aussi une capacité à installer des data centers.
18:41Si on installe, vous savez, 2 gigawatts de data centers, c'est énorme en termes de data centers pour l
18:46'Europe.
18:47Et c'est deux centrales nucléaires, là où on a un surplus d'énergie qui est de l'ordre de
18:5410 centrales nucléaires en France.
18:56Donc, c'est totalement compatible avec l'électrification des usages en France.
19:01On a cette capacité en France.
19:03Et puis, il est fort possible que nous ayons prochainement une décision définitive pour fabriquer 6 EPR de plus.
19:10Oui, peut-être.
19:11En tout cas, avant la présidentielle, il y a des chances.
19:14Et ça, ça vous concerne de quelle manière ?
19:16Qu'est-ce que vous faites sur les EPR ?
19:18Qu'est-ce que vous ferez ?
19:19On réalise principalement deux grandes activités dans le domaine du nucléaire.
19:25Les réseaux électriques qui sont internes aux centrales nucléaires.
19:28C'est-à-dire tous les fils électriques, les dispositifs qui vont permettre d'alimenter les machines et de sortir
19:34l'énergie de la centrale nucléaire.
19:37Et le deuxième élément, c'est le traitement d'air d'une centrale nucléaire.
19:40Une centrale nucléaire est conçue pour qu'il y ait un système de dépression, pour que si jamais un jour
19:46il y avait une fuite, cette fuite soit vers l'intérieur.
19:48Et donc, c'est nous qui concevons ce système avec notre client EDF pour faire en sorte de faire ce
19:54qu'on appelle cette cascade de dépression.
19:56Le terme cascade est assez visuel et qui permet en fait de faire en sorte que si jamais il y
20:03avait un problème, la contamination reste confinée.
20:07Donc, c'est quelque chose que nous réalisons sur les centrales nucléaires en France,
20:13que nous avons réalisé sur la centrale de HPC, les Point, en Angleterre,
20:18que nous allons réaliser sur la centrale de Sizewell aussi en Angleterre.
20:23Nous avons un partenariat avec EDF pour cette spécialité.
20:27Avant de parler, justement, parce que quand vous avez repris les rênes de ce groupe,
20:31qu'il a fallu intégrer, constituer quelque part,
20:35vous avez fait un plan stratégique qui arrive à sa fin.
20:40Et là, vous allez en faire un autre.
20:42Mais quelles leçons vous tirez des dix derniers jours que vous avez vécu et que nous avons tous vécu ?
20:47Vous, par rapport aux décisions que vous aviez prises et peut-être aujourd'hui modifiées ?
20:55Vous voulez dire par rapport à la canicule ?
20:56Oui.
20:57Parce qu'on voit quand même, ça bouscule les esprits.
21:00Là, il y avait ce grand colloque sur l'électrification.
21:02J'ai bien vu que tous les grands patrons, ils se posent tous la question en disant,
21:05bon, il faut peut-être que je revoie un peu mon cadre.
21:08Alors, cette crise apporte un premier renseignement,
21:12c'est que l'adaptation au changement climatique,
21:16ce n'est pas trois slides dans un PowerPoint,
21:18c'est une nécessité absolue de faire en sorte qu'on adapte nos industries,
21:23nos bâtiments, nos systèmes d'urgence, en particulier les hôpitaux, à cette adaptation.
21:29Oui, on va avoir des périodes de 40 degrés, de 45 degrés.
21:32J'ai entendu des climatologues qui parlent dans 2030 de 50 degrés.
21:37Il faut qu'on adapte les installations.
21:39On a mis en place, nous, des dispositifs court terme
21:42qui sont ce qu'on appelle des systèmes de booster pour les hôpitaux
21:45qui permettent de faire ces groupes froids,
21:47même des stocks de glace qui vont permettre, pendant ces pics,
21:51de passer ces pics et de réaliser une climatisation.
21:55Donc, vous vous dites là-dessus, il faut qu'on investisse plus.
21:57Il faut qu'on investisse, il faut qu'on se prépare.
22:00Ces périodes-là vont être de plus en plus fréquentes.
22:03Vous avez vu les suites de neige qu'on a eues cet hiver.
22:06On a eu tout d'un coup une chute de neige absolument incroyable
22:08qu'on n'avait jamais vue.
22:09Donc, on va avoir ces modifications climatiques.
22:12Et je crois que ce qui est...
22:13En fait, on a tous l'impression, quand on regarde des rapports du GIEC,
22:19qu'on va suivre une courbe bien linéaire d'augmentation petit à petit
22:22de la température.
22:23Mais en fait, ce qui se passe, c'est un dérèglement
22:26des phénomènes thermodynamiques
22:28qui fait que tout d'un coup, le vent ne vient plus de la mer,
22:33mais il vient de la partie continentale de l'Europe.
22:36Ce qui fait que tout d'un coup, on a une chaleur qui arrive chauffée par le continent
22:40ou qu'on a tout d'un coup un bouleversement
22:42qui fait qu'on a de l'air chaud et de l'air froid
22:44qui vont se rencontrer, qu'on va avoir des pluies
22:46ou qu'on va avoir de la neige.
22:47Ces modifications climatiques soudaines,
22:51il faut qu'on s'adapte à ça.
22:53Je n'ai pas dit qu'on s'y habitue.
22:54Oui, il va falloir vivre avec.
22:55Et pour ça, il faut qu'on adapte nos infrastructures,
22:58qu'on fasse des investissements.
23:00Et c'est ça la leçon de ces 10 jours.
23:02Mais c'est ça ma question.
23:03Vous allez, ça va quand même impacter votre stratégie
23:07telle que vous l'aviez définie.
23:09Ça ne modifie pas notre stratégie.
23:12Ça fait que nous devons adapter notre offre
23:17et on a mis en place des offres adaptées au changement climatique.
23:20Je vous donne un exemple précis.
23:23Nous avons mis en place un dispositif de surveillance des forêts
23:27que nous avons mis en place dans le Gard.
23:30Première année d'observation,
23:32premier été d'observation,
23:33on détecte avec des caméras,
23:35on a utilisé des caméras qui permettent globalement
23:37de lire une plaque d'immatriculation à 20 kilomètres.
23:40Premier été, 70 feux évités.
23:44On a détecté 70 démarrages de feu,
23:48ce qui fait que notre système automatiquement appelle les services de pompiers
23:52et indique, attention, démarrage de feu à tel point.
23:56Et ils viennent évidemment avec leur véhicule
23:58et ils arrêtent l'incendie lorsqu'il s'est juste un petit foyer.
24:02C'est absolument remarquable.
24:04Ça, ce dispositif-là, il faut qu'on arrive à le mettre dans le monde entier
24:09parce que c'est quelque chose qui va éviter les incendies,
24:13qui va éviter l'absorption, de casser l'absorbeur de CO2
24:18que sont la forêt et d'émettre ce CO2 dans l'atmosphère.
24:21C'est absolument capital.
24:22– Un point quand même, c'est vous qui m'y faites penser,
24:25mais c'était une question que j'avais sous la main,
24:29comme on dit, les États-Unis.
24:31Parce qu'en fait, les États-Unis, c'est très important pour vous, pour réponse.
24:34– On réalise 2 milliards de dollars aux États-Unis.
24:36– Oui, mais je m'en souviens, vous m'avez expliqué
24:38qu'en plus avec le plan green de Joe Biden,
24:43c'était vraiment un marché très intéressant.
24:47Est arrivé Donald Trump,
24:49donc tout a un peu changé
24:50parce qu'on voit bien que l'écologie, ce n'est pas sa priorité.
24:53Est-ce que pour vous, ça modifie là aussi un peu vos équilibres géographiques ?
24:58– On doit s'adapter à la demande.
25:00– Et la demande, elle est là ou elle n'est plus là aux États-Unis ?
25:03– La demande est là aux États-Unis dans deux grands domaines.
25:06Le premier domaine, c'est la construction d'usines nouvelles
25:10pour les biotech, pour la pharmacie, pour la microélectronique.
25:15La conséquence des évolutions tarifaires
25:17fait que la production made in the US
25:19se met en place.
25:21Et donc, il y a des constructions
25:22avec des dizaines de milliards de dollars
25:25qui sont investies pour construire ces usines
25:27pour l'autonomie d'un point de vue médicaments,
25:32d'un point de vue biologie,
25:33d'un point de vue la production des puces de microélectronique.
25:36Ça, c'est le premier aspect.
25:37Et le deuxième aspect, c'est évidemment l'impact majeur de l'IA
25:40avec la construction des data centers,
25:43d'entraînement des langages d'IA et d'inférences.
25:47Et on voit évidemment une construction
25:51beaucoup plus intense aux États-Unis
25:53de gros data centers en comparaison avec l'Europe.
25:57Est-ce que vous diriez,
25:58vous n'allez pas dire le contraire,
25:59sinon vous ne seriez pas là,
26:00si on me sublait,
26:01mais c'est un pari quand même qui est gagné
26:03par Bouygues, par le groupe Bouygues,
26:05par Martin Bouygues et Olivier Roussard,
26:07parce que c'est vraiment eux qui ont fait ça avec vous.
26:10Donc de racheter, tout le monde disait,
26:11mais c'est beaucoup trop cher,
26:12jamais il n'y aura des marges de 5%.
26:15Vous nous dites que finalement,
26:16vous les avez déjà atteintes.
26:197 milliards, quand est-ce que Bouygues retrouvera sa mise ?
26:24Alors d'abord, est-ce que le pari est réussi ?
26:27Vous savez, c'est une longue histoire.
26:28Oui.
26:29C'est un investissement pour le très, très long terme.
26:32Et donc la première étape est réussie
26:35dans le sens où nous avons atteint
26:37le niveau de rentabilité avec un an d'avance.
26:405% c'était la barre,
26:41tous les investisseurs disaient,
26:42mais non, mais jamais il ne pourra le faire.
26:44Vous l'avez fait.
26:45Si vous faites les maths,
26:46vous verrez que l'investissement de 7 milliards
26:50qui est largement rentré dans,
26:54que le groupe Bouygues rentrait dans son argent.
26:56Déjà ?
26:57Déjà.
26:58Et donc c'est un bon investissement.
26:59Et on le voit dans le cours de bourse
27:00qui est monté.
27:02On contribue humblement au cours de bourse.
27:06Surtout ce qui est en train de procéder
27:07à l'acquisition de SFR
27:09et puis éventuellement une autre acquisition.
27:11C'est pour ça que j'indique humblement,
27:12parce qu'il y a d'autres raisons
27:13qui pourraient faire évoluer le cours de bourse.
27:16Je pense que ce qui est très visionnaire
27:19en fait dans cet investissement,
27:21c'est que ça positionne l'entreprise
27:23parmi les leaders mondiaux
27:24de ce qu'on appelle les énergies et services
27:27à un moment où la transformation énergétique
27:30du monde est en marche
27:31et ne va pas s'arrêter.
27:3323% de l'énergie utilisée en France,
27:36pardon, 27% de l'énergie utilisée en France
27:38est basée sur l'électricité.
27:41Les pays du Nord sont déjà à 50%,
27:43l'Europe est qu'à 23%
27:45et l'électrification va être massive.
27:48L'électrification, c'est l'électrification des usages,
27:51c'est sans frein.
27:52C'est tout l'enjeu parce qu'on voit bien
27:53en fait l'offre elle est là
27:55et c'est la demande qui ne suit pas.
27:57C'est ça toute la difficulté d'aujourd'hui.
27:58La demande est là, la demande est très très forte,
28:01elle est simplement limitée par la capacité d'investissement.
28:05Voilà, que ce soit pour les entreprises
28:06ou que ce soit pour les particuliers.
28:08Mais on fait des opérations qui sont formidables
28:11pour un grand producteur laitier,
28:13on met en place un système de pompe à chaleur
28:16pour chauffer, pour pasteuriser son lait,
28:20il faisait ça au gaz depuis des années,
28:23il décarbone, retour sur investissement,
28:25moins de trois ans.
28:27Oui, mais il faut pouvoir mettre
28:29l'argent sur la table, vous voyez.
28:31Oui, mais lorsque l'équation économique est posée,
28:35on arrive à trouver des retours sur investissement
28:37qui sont rentables.
28:38Une papeterie qui est en Allemagne,
28:42qui était basée à une zone où il y avait du charbon
28:44parce que les grands-parents se sont mis là
28:47parce qu'il y avait du charbon,
28:48les enfants ont fait au gaz,
28:50les petits-enfants sont en train de passer
28:52aux pompes à chaleur et à l'électrification.
28:54On divise par quatre la quantité d'énergie
28:57qui est nécessaire pour chauffer le papier.
29:00Il nous reste une minute,
29:01ce n'est pas beaucoup, vous me direz,
29:03mais pour détailler votre plan,
29:05que vous allez mettre en place,
29:06nouveau plan stratégique,
29:07parce qu'il y en a votre premier plan
29:09qui s'arrête là en fin d'année,
29:11début de 2027,
29:12là il y a un nouveau plan qu'il faut,
29:13vous allez mettre en place.
29:14On a concentré notre premier plan
29:16sur un plan de performance,
29:17ce qu'on a appelé perform.
29:18Perform, oui.
29:19Voilà, on va continuer le plan perform
29:21parce qu'on a encore quelques points
29:22de rentabilité à gagner
29:23et on met en place un plan de développement
29:26qu'on a appelé dans notre jargon
29:27select and focus
29:28parce qu'en fait,
29:29on doit sélectionner quelques domaines
29:31et puis se focaliser sur ces domaines
29:33pour être bon
29:33et être capable d'apporter des...
29:35Et c'est quoi ces domaines ?
29:37C'est le domaine du photovoltaïque
29:40sur lequel il y a encore beaucoup de choses à faire,
29:41du stockage de batteries
29:42pour faire en sorte de stabiliser le réseau.
29:45Il est très très important
29:46de stabiliser le réseau électrique.
29:47Il faut à la fois le construire,
29:48le renforcer,
29:49mais le stabiliser.
29:50Et c'est le domaine de la thermique
29:52sur lequel on a un champ très très important
29:55pour décarboner la chaleur industrielle.
29:58Merci beaucoup Jérôme Stubler
29:59d'avoir été avec nous,
30:00donc le patron des coins.
30:02Tiens, si Yves, ça fera le lien tout à l'heure,
30:04la pire décision qui a été prise par les politiques
30:07dans les dernières années,
30:08c'est quoi à vos yeux ?
30:10Écoutez, je ne vais pas faire de la politique.
30:12Je pense que l'arrêt de Crémalville,
30:17qui était quand même un réacteur
30:19qui permettait de recycler le combustible,
30:23c'est une erreur stratégique,
30:25c'est une erreur ancienne.
30:27Il y avait certainement des bonnes raisons de le faire.
30:30Toutefois, la France aurait une avance technologique
30:33très importante dans les surgénérateurs.
30:36Merci beaucoup.
30:37Si je vous posais cette question,
30:38c'est dans un instant.
30:39C'est l'ancien patron du Figaro et des Echos,
30:41Jean de Belot, qui sera avec nous.
30:43Il est administrateur de l'Institut Thomas More.
30:45Et justement, il publie les 50 décisions
30:48qui ont coulé la France entre 1975 et 2025.
30:53Et face à lui, c'est Ludovic de Sauté,
30:55mon confrère de la tribune,
30:57d'ailleurs de la rédaction de la tribune.
30:58Ils seront complètement sur la même ligne.
31:00Ça va être intéressant de voir
31:01qu'est-ce qu'il en sera tout de suite.
31:13Vous êtes bien dans le 18-19.
31:16Il dit appartenir à la génération honte,
31:19celle qui a hérité la mort de Georges Montpidou
31:21d'un pays heureux, dynamique, respecté et prometteur
31:25et qui a vu et compris où le pays sombrait
31:28du fait de l'accumulation historique
31:30de décisions néfastes.
31:32Bonsoir Jean de Belot.
31:34Bonsoir Edwige.
31:35Merci d'être avec nous.
31:36On va rappeler que vous avez été patron des Echos de Figaro
31:40et que maintenant vous êtes administrateur
31:42de l'Institut Thomas More.
31:45Oui.
31:45Et que vous publiez un rapport
31:47qui s'appelle
31:47« Les 50 décisions qui ont coulé la France
31:51entre 1975 et 2025 ».
31:54Face à vous, Ludovic de Sauté,
31:56mon confrère du cinquième étage,
31:58du quatrième étage, pardon,
31:59qui est directeur de la rédaction de la Tribune.
32:02Bonsoir Ludovic.
32:04C'est un gros pavé, je l'ai devant moi,
32:06100 pages, et vous avez lissé
32:09toute une série de décisions.
32:11D'abord, j'ai envie de voir comment vous avez travaillé,
32:15comment vous avez sélectionné,
32:16parce que par exemple, moi, il y en a
32:17que j'aurais mis dedans,
32:19que vous n'avez pas pris.
32:20Donc, expliquez-nous comment vous avez travaillé.
32:22Alors, en fait,
32:24l'Institut Thomas More
32:26a constaté depuis longtemps,
32:28comme beaucoup de Français,
32:31comme beaucoup d'instituts,
32:33comme beaucoup de citoyens,
32:34que la situation du pays
32:36s'aggravait de plus en plus
32:39depuis plusieurs décennies.
32:41Et on observe,
32:43à l'orée d'une nouvelle campagne électorale,
32:45que nos dirigeants sont en train
32:47de repartir avec des projets,
32:49avec des idées,
32:50mais sans faire le constat,
32:53sans faire l'analyse
32:54des choses qui ont amené le pays
32:56à connaître depuis 50 ans
33:00véritablement un déclin économique.
33:02Il est incontestable.
33:03Vous en parlez énormément
33:04ici sur BFM Business.
33:07Un déclin réputationnel
33:09à l'international,
33:11un déclin militaire,
33:12un déclin de souveraineté,
33:14un déclin de l'ambiance générale
33:15même du pays,
33:16avec des tensions intérieures
33:19qui se multiplient.
33:21Et donc, on s'est dit,
33:22avec Jean-Thomas Leceur,
33:24Tariq Dali,
33:24le conseil d'administration,
33:26Charles Millon,
33:26on s'est dit,
33:27on va essayer de voir
33:28d'où ça vient
33:29et pourquoi 75 ?
33:31Pourquoi 75 ?
33:3275, parce qu'à ce moment-là,
33:35le pays,
33:36c'est ce que vous avez dit
33:37en ayant la gentillesse
33:38de me présenter tout à l'heure,
33:40le pays était prospère,
33:43il avait une industrie puissante,
33:45internationale,
33:46respectée,
33:46de la valeur ajoutée,
33:48sa voix portée
33:48à l'international.
33:51Et donc,
33:51on a analysé
33:52les décisions.
33:52Comment est-ce qu'on a travaillé ?
33:53On a travaillé avec
33:54environ une vingtaine d'experts,
33:57des gens toujours en activité,
33:59des gens dans des ministères,
34:01des gens en entreprise,
34:02des gens dans l'éducation nationale,
34:04des gens dans le militaire,
34:06certains même parfois
34:08qui étaient à la prise
34:09des décisions
34:10qu'ils considèrent
34:11avoir été mauvaises aujourd'hui,
34:13et on est arrivés
34:14assez vite,
34:15d'ailleurs c'est celle
34:16des conversations
34:17avec les Français
34:19en général,
34:20à un panel
34:21d'environ
34:2260-70 décisions.
34:24On avait 50 ans
34:25parce que
34:26c'est 75-2025,
34:29on a regroupé
34:30ces décisions
34:31en 50
34:32qui,
34:33je vois à peu près
34:34l'accueil,
34:35la majorité des gens
34:36nous disent
34:36qu'il y en a
34:3645-46
34:39qui sont incontestables.
34:40Alors,
34:41il y a des décisions économiques,
34:42qu'on va revenir dessus
34:43parce qu'après tout,
34:44comme vous l'avez dit,
34:44on est sur le F1 Business,
34:45mais il y a aussi
34:46des décisions
34:48de sociétés.
34:49Ludovic de Sautel,
34:50lui,
34:50il a regardé ça aussi
34:52et il a quelques commentaires
34:54à faire.
34:54Non,
34:54mais le premier commentaire,
34:55de toute façon,
34:56c'est aussi ça le débat
34:57et c'est vrai que je suis ravi
34:58de rencontrer Jean
34:58pour avoir un débat,
34:59c'est que d'abord,
35:01il faut resituer
35:01ce qui est le point de départ
35:02de cette étude,
35:03c'est 75.
35:03Pourquoi 75 ?
35:04Parce que c'est un point de départ
35:06qui n'est pas neutre,
35:06c'est la fin des 30 Glorieuses,
35:07d'abord,
35:08c'est comme si vous mettez
35:09le curseur très haut
35:10au point de départ,
35:11d'abord,
35:11on va se le dire,
35:12mais c'est aussi,
35:14on commence à être
35:15dans les conditions
35:16du premier choc pétrolier,
35:18donc c'est un monde d'avant,
35:19c'est-à-dire,
35:19en fait,
35:20on peut le regretter,
35:21mais c'est aussi
35:21le monde de l'RTF,
35:22c'est aussi le monde
35:23d'Edwige
35:23où il n'y a pas beaucoup de femmes,
35:24il y avait des différences
35:25de salaires colossales.
35:28Des 50 erreurs
35:29sur les 50 ans précédents 75,
35:33je pense qu'on peut en faire
35:34un rapport de 300 à 400 pages
35:36très facilement.
35:37Ce qui est intéressant
35:38et en même temps,
35:39je trouve,
35:39dans l'étude
35:40que présente Jean,
35:41c'est qu'au plan économique,
35:46c'est symptomatique
35:47d'abord d'un monde
35:48qui a changé,
35:49parce qu'il y a un éléphant
35:50dans la pièce,
35:52en 1975,
35:53on ne s'intéressait pas beaucoup
35:53sur la Chine,
35:54par exemple.
35:55C'est un monde
35:55qui a changé,
35:56c'est-à-dire que c'est un monde
35:57aussi de contraintes
35:58sur lequel il y a eu
35:59des évolutions.
36:00Il y a un procès européen
36:02qui est quand même
36:02assez manifeste
36:03dans les 50 ans
36:04et de décisions ratées,
36:06on va dire,
36:06que vous pointez.
36:08Il y a quand même
36:09quelques liens.
36:09Et il y a une évolution
36:11de société,
36:12mais qui n'est pas spécifique
36:13à la France,
36:14c'est-à-dire qu'il y a
36:14quelque chose
36:15de plus global.
36:16C'est-à-dire qu'on prend
36:16beaucoup de paramètres
36:17qui concernent aussi
36:19d'autres pays européens,
36:20voire même,
36:21on va dire,
36:21un champ occidental
36:22plus global.
36:24Et j'allais dire,
36:25c'est peut-être
36:26la lecture sur laquelle
36:28moi je suis moins à l'aise,
36:29c'est d'associer
36:30des paramètres économiques
36:31sur lesquels,
36:31quand je pense
36:32à la règle d'or,
36:33je pense au...
36:34Maslède,
36:35il y a des lectures
36:36différentes de Maslède.
36:37Alors là,
36:37c'est un débat
36:37sur lequel il faut savoir
36:38le prendre
36:39et on ne l'a pas pris
36:40et merci de le faire,
36:41à une évolution sociétale
36:43qui fait que du coup,
36:45ça nous emmène
36:45sur un autre débat
36:46qui est davantage politique
36:47et un peu plus réactionnaire.
36:49Et ça,
36:49c'est dommage
36:50parce que,
36:50en fait,
36:51ce n'est pas un débat
36:52qui doit être
36:52un débat politique,
36:53c'est un débat économique
36:54de rater,
36:56de rater successifs.
36:57Et la bonne nouvelle,
36:58j'allais dire,
36:58c'est que tant à gauche
36:59qu'à droite,
37:00tout le monde a raté,
37:00quasiment.
37:01Jean Belot.
37:05Non.
37:06Je ne sais pas.
37:07Je vais vous dire
37:08pourquoi je vous interpelle
37:09parce que ce qu'il dit
37:10est un peu intéressant
37:11parce que Thomas More
37:12c'est plutôt,
37:12effectivement,
37:13plutôt assez libéral
37:15et en même temps,
37:16c'est sûr que
37:17dans les décisions,
37:18si on essaie
37:20de faire des grandes marques,
37:21il y a des décisions économiques
37:22sur lequel il va revenir,
37:23il y a des décisions sociétales,
37:25des décisions européennes,
37:27non ?
37:27Ça vous voit comme ça
37:28comme ventilation
37:28par rapport aux 50 ?
37:30Alors,
37:31on peut reprendre un peu
37:32dans tous les éléments
37:33qu'a évoqués Louis à l'instant,
37:35Ludovic.
37:36Pardon,
37:37Ludovic.
37:38À l'instant,
37:40on peut reprendre
37:41différents éléments.
37:44Par rapport
37:44à des pays comparables,
37:46la France aujourd'hui,
37:47où en est le PIB français,
37:49où en est la dette française,
37:51la France a perdu
37:53plus de la moitié
37:54de son industrie
37:55et spécifiquement
37:57de son industrie
37:57à valeur ajoutée
37:58dans les 45 dernières années.
38:00vous avez des...
38:02Bon.
38:03Les chiffres
38:04en matière
38:05d'éducation nationale
38:06n'ont cessé
38:08de s'effondrer
38:08de performances
38:09de l'éducation nationale.
38:11Les chiffres
38:12en termes d'insécurité.
38:13Vous avez un rapport
38:13du Sénat
38:14de 2004
38:15qui vous explique
38:17qu'il y a environ
38:17chaque année
38:18dans l'enseignement
38:20public français
38:2150 000 atteintes
38:24physiques
38:25à des enseignants.
38:26Quand vous allez voir
38:27les gens du Sénat,
38:28parce qu'on est allé
38:28les voir pour ce genre
38:29de choses,
38:30on leur dit
38:30à quand remontent
38:31les statistiques
38:32les plus anciennes
38:32sur lesquelles
38:33vous avez travaillé.
38:34Ces statistiques
38:35ne sont instruites
38:36que depuis
38:37une quinzaine d'années.
38:39Et ils vous disent
38:40de ce qu'on sait,
38:41avant les années 90,
38:43ça se comptait
38:44sur les doigts
38:46de quelques mains
38:47par an
38:47des agressions
38:48ou des déclarations
38:49ou des menaces
38:50sur des professeurs.
38:51Donc,
38:52les éléments
38:53du déclin,
38:54les éléments
38:55du déclin,
38:56je crois qu'ils sont
38:57assez objectifs
38:58et d'ailleurs,
38:58ils sont ressentis
38:59par les Français
39:00qui voient bien
39:01en termes de parité
39:02de pouvoir d'achat
39:03à l'international,
39:04un recul.
39:06Je parlais de l'industrie,
39:07ça me paraît évident.
39:08Je parlais
39:09du crédit international.
39:11Alors,
39:12après,
39:12vous me dites
39:15un procès
39:16européen,
39:17il n'y a pas
39:17de procès européen,
39:18il y a
39:19l'analyse
39:20de décisions
39:21qui ont créé
39:22des conditions
39:23de fragilité
39:25et de fragilisation
39:27des populations
39:28et des États européens.
39:31On peut les prendre
39:32une par une,
39:32je crois que c'est
39:33assez clair.
39:34Vous avez les traités
39:35de Maastricht,
39:35je vous dis
39:35que l'Europe
39:36se déstructure
39:37en croyant se construire.
39:38Vous prenez
39:39la ratification
39:40de l'acte unique européen
39:41qui consacre
39:42l'Europe des marchés.
39:43Là,
39:43je vous cite
39:43les décisions
39:44que vous avez prises.
39:45Oui,
39:45c'est les titres.
39:47C'est les titres de papier
39:49qui font chacun
39:506 000 signes,
39:51c'est-à-dire
39:51environ chaque papier
39:52fait 2 pages et demie
39:55de la tribune.
39:58Je suis très surpris
40:00sur les...
40:02J'ai le souvenir
40:04l'an dernier
40:05d'une une
40:06de la tribune
40:08qui était titrée,
40:09vous aviez donné
40:10la parole
40:10à Jean Tirole,
40:11notre dernier
40:12prix Nobel d'économie,
40:13et si je ne me trompe,
40:15il expliquait
40:15un truc ravageur,
40:17il disait
40:17le Titanic coule
40:18et nos dirigeants
40:19sont en train
40:20d'échanger
40:21leur transat.
40:22Oui,
40:23tout à fait.
40:23Mais je...
40:25Je crois que
40:25sur le fait
40:26de l'affaissement
40:27de l'effondrement,
40:29je m'étonne
40:30qu'il y ait
40:30une remise en cause
40:31du constat.
40:32Non,
40:32c'est pas une remise en cause,
40:33c'est-à-dire que
40:33je pense qu'il y a
40:34plusieurs paramètres
40:35et je devine
40:36dans ce paramètre
40:37une forme de nostalgie
40:38d'une période
40:38qui n'était pas
40:39aussi idyllique
40:41que vous le dites aussi.
40:43Avant 75,
40:43il y avait beaucoup de choses.
40:44Je veux dire,
40:45il y avait l'ORTF,
40:46on ne serait même pas là.
40:47Franchement,
40:47est-ce que l'ORTF
40:49avant 75,
40:49c'était un moment
40:50de liberté ?
40:51Alors,
40:51vous attaquez
40:52les fake news,
40:53je ne suis pas sûr
40:54que l'ORTF
40:54en était dans une liberté
40:55média,
40:56honnêtement,
40:57au niveau de la télévision
40:58tel qu'on peut le faire
40:59sur cette antenne,
41:00grâce à Itwige notamment.
41:01Après,
41:02sur d'autres points
41:03plus manifestes,
41:04sur les points économiques,
41:05je partage pleinement
41:07la plupart des constats.
41:08Ce que je veux dire,
41:09c'est que ça alimente
41:11aussi une sorte
41:12de défaitiste
41:12et de science
41:14du déclin.
41:15Surtout pas.
41:16Le devis qui n'ont pas loué.
41:18Pendant 75,
41:19je termine Jean,
41:20de 75 à maintenant,
41:22il y a eu TGV,
41:24il y a eu Mistral,
41:25il y a eu Airbus.
41:26Je peux vous faire
41:2850 bonnes nouvelles aussi.
41:30Oui,
41:30mais la situation générale,
41:33c'est beaucoup dégradé.
41:34C'est quoi une situation générale ?
41:36On a l'impression
41:37que vous parlez d'un malade.
41:38Le pays a reculé
41:40dans la hiérarchie des nations.
41:41Mais parce que la hiérarchie
41:43des nations est en train
41:43d'être modifiée,
41:44Jean, surtout.
41:44Elle a été très modifiée,
41:45mais vous avez des pays...
41:46Alors, c'est ce qu'on dit
41:47évidemment dans nos rapports.
41:48La mondialisation,
41:49l'arrivée de nouveaux pays
41:50producteurs,
41:51le commerce international
41:52ont totalement bouleversé
41:54les donnes,
41:54tout comme la révolution
41:56technologique.
41:56Mais certains pays
41:57tout à fait comparables
41:59en ont beaucoup mieux
42:00profité que nous.
42:01vous regardez autour de nous.
42:03La Norvège...
42:04Oui, mais c'est pas
42:06la même économie.
42:07Ah, c'est pas la même économie ?
42:08Alors, je prends la Norvège
42:09précisément parce que
42:10c'est très proche.
42:11La Norvège, en pays...
42:12Avec un financement
42:13un peu différent quand même.
42:13Oui, parce qu'ils ont
42:14quand même du pétrole.
42:15Ils ont du pétrole.
42:16Ah bah précisément,
42:17Edwige, je m'étonne
42:18que vous parliez de ça précisément
42:20comme si c'était spécifique
42:22puisqu'en début de période...
42:23Ils ont un fonds souverain
42:24qui leur permet absolument
42:25de tout financer.
42:27En début de période,
42:27ils ont le pétrole
42:28et nous, qu'est-ce qu'on a
42:29en début de période ?
42:30On a...
42:30Le nucléaire.
42:31Le nucléaire.
42:32Alors, si vous regardez
42:33en termes d'intérêt,
42:34d'énergie pas chère...
42:36On a failli ne plus l'avoir,
42:36mais on l'a encore.
42:37En termes d'énergie pas chère
42:39pour l'économie,
42:40c'était totalement comparable.
42:41J'ai pris la Norvège
42:42à dessein
42:42parce que c'est un pays...
42:44Et quand vous regardez
42:45le PIB par tête,
42:46on est le seul pays
42:47de la zone euro
42:48à cumuler
42:50une dette abyssale,
42:51un déficit commercial abyssal
42:53depuis 25 ans,
42:56un déséquilibre
42:57des paiements.
42:59Non, je crois pas
43:00qu'on puisse tenir ça.
43:01Alors, évidemment,
43:02il y a eu des bonnes mesures.
43:03Et alors,
43:04c'est pas du défaitisme
43:05ni de la nostalgie.
43:07Je l'espère.
43:08Ni de la nostalgie.
43:09Je l'espère.
43:09Nous écrivons ça
43:10pour dire
43:10qu'on ne peut pas
43:13espérer produire
43:14un programme
43:15de redressement
43:16sans analyser
43:17les causes
43:17de l'effondrement.
43:18Et moi,
43:19je suis effaré,
43:20je vais vous dire,
43:20et je pense que
43:21le journaliste que vous êtes
43:22devrait être effaré
43:23de voir des hommes politiques
43:26entrer aujourd'hui
43:27en campagne
43:27ou en pré-campagne
43:28proposer des mesures,
43:30entamer des discours
43:32après avoir été
43:33pour certains d'entre eux
43:34longtemps au pouvoir,
43:35comptable de beaucoup
43:37de ces décisions
43:37et ne pas souhaiter faire
43:40l'audit,
43:41l'état des lieux,
43:42les causes
43:43de l'effondrement,
43:44l'analyse.
43:45Ça paraît
43:45d'une logique.
43:46Et donc,
43:47on ne le fait pas
43:47pour alimenter le défaitisme.
43:48On le fait précisément
43:50parce que c'est la promesse
43:50qu'on fait
43:51avec l'équipe,
43:53Jean-Thomas,
43:54Tariq
43:54et tous les experts
43:55et depuis une semaine,
43:57on a environ
43:58plus de 100,
43:59on comptait cet après-midi,
44:01158 experts
44:01qui veulent s'agréger
44:02à notre rapport d'eux.
44:03On a dit,
44:04nous ferons d'ici
44:05la fin de l'année
44:06un programme
44:07de redressement
44:08fiable et solide.
44:09Il y a,
44:10et c'est,
44:11notre rapport
44:11est très optimiste
44:12et il se termine
44:13par une touche d'optimisme.
44:14Si vous voulez,
44:15il y a une telle densité
44:18d'erreur,
44:19d'analyse,
44:20d'erreur d'action,
44:21d'erreur de choix stratégiques
44:23et de choix...
44:24De fiscalité aussi,
44:25forcément.
44:25De fiscalité.
44:26Mais oui,
44:27mais si vous voulez,
44:27vous me parlez
44:28de la question européenne.
44:30Non, non,
44:31je vous dis
44:31parce qu'il y en a 5 ans
44:32donc j'essaie d'expliquer
44:33à nos éditeurs
44:34et à nos éditeurs
44:34qu'est-ce qu'il y a d'autre.
44:35On va prendre
44:35le marché unique
44:37de 1986.
44:39Les promoteurs
44:40étaient français
44:41puisque c'était
44:41François Mitterrand
44:42et Jacques Delors,
44:43président de la commission
44:43à ce moment-là.
44:44On dit,
44:45on organise
44:46la compétition fiscale
44:48entre les États membres
44:49de l'Union européenne
44:50à ce moment-là.
44:51C'est un revirement
44:53complet par rapport
44:53au traité de Rome.
44:54Au lieu de faire
44:55des rapprochements,
44:57au lieu d'essayer
44:57de rapprocher
44:58les conditions économiques
44:59des pays,
45:00on leur dit
45:01maintenant c'est la compétition
45:02entre vous.
45:03Les gens n'ont pas mesuré
45:04sur le coup
45:05le changement radical
45:06que ça représentait
45:07en matière de construction
45:08européenne.
45:09Qu'est-ce qu'on a fait ?
45:10On a en France
45:11sur toute la période,
45:12sur les entreprises,
45:14sur l'investissement,
45:15sur le logement,
45:17sur l'épargne,
45:18sur la transmission
45:20du patrimoine,
45:21on a sans cesse
45:22la fiscalité la plus lourde.
45:24Résultat,
45:25on a des gens
45:25qui partent à l'étranger,
45:26des investissements
45:27qui ne viennent pas.
45:29Je vous rappelle
45:29que depuis 1980,
45:31on a perdu combien
45:33d'emplois industriels
45:34en France ?
45:35Oui, ce n'est pas
45:36uniquement du...
45:37On a perdu 2,8 millions
45:38d'emplois industriels
45:40sur la période.
45:41alors que
45:43le nombre de Français
45:44a augmenté
45:45de 25 %,
45:46on a créé
45:47combien d'emplois publics ?
45:50Ce sont des constats.
45:51Non, mais c'est étonnant.
45:53C'est pour ça
45:55qu'on a aujourd'hui
45:56la pression fiscale
45:57la plus forte
45:58sur vous,
45:58sur vous, Ludovic,
46:00sur tous les gens
46:01qui veulent créer
46:01de la valeur,
46:02les prélèvements obligatoires
46:04les plus élevés
46:05et tout de même
46:06des services publics
46:07dont on ne peut pas dire
46:09que le taux de satisfaction
46:11qu'ils inspirent
46:12aux citoyens
46:13soit véritablement corrélé
46:15à l'augmentation
46:16des prélèvements obligatoires.
46:17L'école privée
46:18ne cesse de gagner du terrain.
46:20L'école privée-privée
46:21ne cesse,
46:22hors contrat,
46:23ne cesse de gagner du terrain.
46:25L'hôpital
46:26est dans un état d'embolie
46:28que l'on connaît.
46:30Il y a combien
46:31d'habitants
46:32de l'île de France
46:33sur 13 millions
46:34qui sont dans une situation
46:36de désert médical ?
46:37Alors où est la décision ?
46:38Combien sur 13 ?
46:39Combien sur 13 millions ?
46:40C'est quoi la décision ?
46:43BFM TV
46:44c'est tout de même
46:45la culture de l'entreprise.
46:46Quand on veut gérer
46:47une entreprise,
46:48on regarde,
46:49quand on prétend
46:50prendre en main
46:51une entreprise,
46:52on regarde préalablement
46:53ce qui va,
46:54ce qui ne va pas bien
46:54et les raisons des problèmes.
46:56Là où je vous réponds
46:56à Jean,
46:57c'est que je pense
46:58que sur le débat
46:59strictement économique,
47:00je suis en train
47:00de comptabiliser,
47:01c'est-à-dire à peu près
47:02une trentaine des points
47:02que vous prenez
47:03sur les 50,
47:04je pense que cette conversation
47:05c'est une conversation
47:06que j'ai plaisir d'avoir
47:07régulièrement
47:07avec Edwige et autres
47:09et sur lequel on se retrouve.
47:10Il y a une douzaine
47:11de mesures économiques.
47:12Sur les 50,
47:13on a une douzaine.
47:14Oui, oui,
47:14je les ai devant moi.
47:15Là où je suis moins d'accord
47:17et pour moi,
47:17on est dans le registre
47:19presque, vous savez,
47:20de cavalier,
47:21c'est comme législatif,
47:22c'est je ne vois pas
47:23comment on améliore la France
47:24si on revient
47:25sur le mariage
47:25des couples
47:26de personnes de même sexe.
47:28Mais attendez,
47:30Ludovic,
47:31il faut faire deux choses.
47:31Il faut regarder
47:32la réalité en face.
47:33En quoi considérer
47:34que le mariage
47:35des couples
47:36de personnes
47:36de même sexe
47:37de 2013
47:38a fait que
47:39ça nourrit
47:40le déclin économique
47:41que vous voulez partager ?
47:43Je ne parle pas
47:43de déclin.
47:44Et pour moi,
47:45vous êtes dans
47:45un cavalier intellectuel.
47:46Alors, nous ne sommes pas
47:47du tout dans le déclin
47:49évidemment économique
47:50avec ce genre
47:51de type de décision.
47:52Et je savais bien
47:53que ce genre de décision
47:55l'a recensé.
47:56On est sur un autre biais.
47:58On est sur l'écologie humaine.
48:01On est sur l'écologie humaine.
48:02C'est-à-dire ?
48:03Oui, mais c'est-à-dire.
48:05Le sujet,
48:05c'est pas du tout...
48:06Il faut avoir des termes
48:07très clairs.
48:07Dis-moi du président Sergent.
48:08Oui, il faut avoir...
48:09Bien sûr.
48:10Bien sûr.
48:11Le sujet,
48:12c'est pas du tout
48:13de remettre en cause
48:14l'amour homosexuel.
48:15C'est pas du tout ça.
48:17C'est de dire que vous avez
48:18un continuum de décisions
48:19qui vont de
48:21la réduction
48:22des allocations familiales,
48:26de décisions
48:27sur l'autorité des parents,
48:29sur l'école,
48:31sur l'habitat,
48:33le logement,
48:34sur la taxe d'habitation
48:35et aussi...
48:39Vous repartez sur la question
48:40parce que vous repartez
48:41sur le terrain économique.
48:42Non, je viens précisément.
48:44Sur des aspects économiques
48:44en quoi le mariage
48:45de personnes de même sexe
48:47influent sur la dette française
48:48aujourd'hui ?
48:49Alors, si vous aviez lu
48:51le document,
48:51vous auriez vu
48:52que ça n'est pas du tout
48:53le mariage homosexuel
48:54qui est en cause.
48:55C'est l'adoption.
48:57Le document, je l'ai.
48:59C'est l'adoption.
49:00C'est l'adoption.
49:01Mariage des groupes
49:01de personnes
49:02de même sexe,
49:02la rupture anthropologique.
49:04Oui.
49:05Oui.
49:05C'est le fait,
49:06dans cette décision-là,
49:07de pouvoir accueillir
49:09des enfants.
49:10Oui.
49:10C'est une rupture anthropologique
49:12puisque...
49:12Dans un pays qui va vieillir.
49:14Comment ?
49:14Dans un pays qui va vieillir.
49:16Accueillir des enfants
49:16au sein de couples homosexuels.
49:19C'est une rupture anthropologique
49:20majeure.
49:21En quoi ça alimente la dette ?
49:22En quoi ça fait couler la France ?
49:24Mais personne ne dit
49:25où est-ce que vous avez
49:26vu que ça alimentait la dette ?
49:27Vous dites 50 mauvaises décisions
49:28depuis 1975.
49:29En quoi, aujourd'hui,
49:32ça alimente la dette,
49:33la fiscalité
49:33ou le fait que le pays
49:34se désindustrialise ?
49:36Mais pas du tout.
49:37Cette décision, pas du tout.
49:38Mais je ne dis pas ça.
49:40Merci.
49:40Vous me posez une question
49:42sur quelque chose
49:43que je ne dis pas,
49:44que nous ne disons pas.
49:45C'est très étrange votre question.
49:47Non, parce qu'on ne va pas
49:48passer trois heures là-dessus.
49:49Je dis,
49:50c'est là où il n'a pas raison.
49:52Vous avez 50.
49:53On parle de la sécurité.
49:54On parle de l'État des présents.
49:56Et ça fait partie,
49:57effectivement,
49:59de...
49:59Il y a des décisions systémiques.
50:00Des décisions.
50:01Il y a des grandes décisions.
50:02On ne voit pas
50:03pour couler la France.
50:04On ne voit pas le lien, mais...
50:06Edwige, il y a des grandes décisions.
50:08On l'explique.
50:09Il y a des grandes décisions systémiques.
50:11Et puis, vous avez
50:12des décisions secondaires
50:13et vous avez des décisions,
50:14on l'explique dans le rapport,
50:17dont la juxtaposition
50:18les unes à côté des autres
50:21finit par effondrer,
50:24fracturer
50:24ce qui fait fondement
50:25d'une société.
50:27C'est d'autant plus étrange,
50:28s'agissant de ce genre de choses,
50:30sur la famille,
50:31et je suis assez heureux
50:31que vous preniez ce point-là,
50:33que ça se passe à un moment
50:35où, au contraire,
50:36au contraire,
50:37les Français,
50:38dans une période
50:39particulièrement difficile,
50:41sont particulièrement demandeurs
50:43du refuge de la famille
50:44et considèrent que,
50:46de plus en plus,
50:47encore plus qu'au début
50:48de la séquence,
50:49le refuge...
50:49Alors, il nous reste trois minutes.
50:51Il nous reste trois minutes.
50:53Jamais je n'ai dit
50:54qu'il faut lire.
50:55Il ne faut pas caricaturer.
50:58Jamais nous n'avons écrit
50:59que le mariage pour tous
51:02augmentait la dette de la France.
51:03Nulle part.
51:04Jean, c'est le titre
51:0550 dossiers
51:06qu'on coulait la France.
51:07Oui, mais qu'on coulait la France.
51:09La France,
51:09elle n'est pas coulée
51:10que par sa dette.
51:11Stop, Jean et Ludovic.
51:12Elle n'est pas coulée
51:12que par sa dette.
51:13La loi de programmation militaire
51:152009-2014.
51:17La grande saignée de la défense.
51:18Oui, mais depuis...
51:19Ça, c'était donc en 2009.
51:21Depuis, honnêtement,
51:23Emmanuel Macron,
51:23il s'est rattrapé.
51:24C'est comme quand vous dites
51:25la fermeture de Fessenem,
51:26c'est une décision
51:27contre le nucléaire.
51:28Notre principal atout
51:30industriel,
51:30c'est assez clair,
51:31c'était le 30 juin 2020.
51:33Erreur manifeste.
51:34Depuis, il a promis
51:3614 EPR à construire,
51:38EPR 2.
51:40Et donc ?
51:40Non, non, mais c'est bien.
51:42Il est revenu
51:43sur ses décisions.
51:43C'est très intéressant
51:44parce que vous êtes précise.
51:45Vous avez dit
51:46il a...
51:47Il a quoi ?
51:48Vous avez dit
51:49il a promis.
51:52Oui, mais il a lancé 6
51:54et puis après,
51:55on verra sur la suite.
51:56Pour l'instant,
51:56les 6 sont-ils lancés
51:57actuellement ?
51:59A priori, oui.
52:00En tous les cas,
52:00les projets sont lancés.
52:01On les appelle d'oeufs
52:01en lieu.
52:02On les appelle d'oeufs
52:03en lieu, oui.
52:04Oui, mais ils ne sont pas
52:05totalement financés,
52:06ils ne sont pas certains.
52:07Je ne sais pas,
52:07là, j'ai interviewé
52:08le patron du DF,
52:09à priori.
52:09Je crois qu'il y a un point
52:11qu'on ne peut pas contester,
52:12c'est qu'on avait
52:12une industrie nucléaire
52:14puissante en début de la phase
52:15et que par des jeux politiques
52:17sous les mandats de
52:19principalement
52:19et même un peu avant
52:20de François Hollande
52:21et d'Emmanuel Macron,
52:23on a s'abordé notre...
52:26On a s'abordé.
52:27On a ralenti,
52:29abîmé, ralenti.
52:29Moins que l'Allemagne,
52:30en l'occurrence.
52:31Moins que l'Allemagne.
52:31Oui, il y a...
52:32Parce que vous comparez
52:33la France souvent,
52:34moins que l'Allemagne.
52:35L'Allemagne a vraiment s'abordé.
52:36Oui, mais l'Allemagne
52:37avait beaucoup moins
52:39d'industries nucléaires
52:41et de parcs nucléaires
52:42que nous.
52:43Elle en avait environ,
52:44je pense que vous serez
52:45d'accord avec moi,
52:46le septième.
52:47Et d'autre part,
52:48elle a été alimentée
52:49essentiellement,
52:50ce qui pose une question
52:52sur...
52:52Le gaz russe.
52:54Ce qui pose une vraie question.
52:55On y revient
52:56sur la construction européenne
52:57et le vrai partenariat.
52:59Vous savez,
52:59on dit...
53:00Un de nos experts
53:02a écrit à un endroit
53:04une petite phrase
53:05sur le thème.
53:06Le couple franco-allemand
53:07est une constante
53:09de la conversation
53:09politique française.
53:11Je m'étais amusé
53:12au moment où j'étais aux Echos
53:14puis après au Figaro
53:15à compter dans la presse allemande
53:17à faire compter
53:17le nombre de fois
53:18où on parlait
53:19de couple franco-allemand
53:20dans les discours
53:21politiques allemands,
53:24dans Die Welt
53:25et ça et tout.
53:26Ça ne vient
53:28qu'aux anniversaires
53:29des armes esquisses
53:30de la première
53:31et de la deuxième guerre.
53:32Mais sinon,
53:33la construction européenne
53:34s'est faite.
53:36Voilà,
53:36le couple franco-allemand
53:37il n'est que du...
53:37Très rapidement,
53:38il nous reste une minute
53:39et je voudrais quand même
53:39qu'il vous dise.
53:40Je reviens sur un point.
53:43Je voudrais...
53:43Non, non, non.
53:45Les atouts du pays
53:46sont considérables.
53:47Voilà, vous allez voir.
53:48Ça, ça fait votre phase
53:49de conclusion.
53:50Ils sont considérables.
53:51Le potentiel
53:52de redressement
53:53est considérable
53:54et c'est pour ça
53:55qu'il y a beaucoup
53:56de gens qui viennent
53:56sur notre rapport 2
53:57et qui veulent aller travailler
53:58parce qu'ils ont bien compris
53:59que la vertu
54:00de notre rapport 1
54:01était d'expliquer...
54:03Il faut expliquer aux gens
54:04ce qui s'est passé.
54:05Les politiques ne le font pas
54:07et je m'étonne
54:08que la presse
54:08ne le fasse pas davantage.
54:09Jean, je trouve
54:10que la forme que vous prenez
54:11n'est pas un bon allié.
54:12C'est-à-dire qu'en gros,
54:14en mélangeant
54:14des paramètres économiques
54:15et sociaux
54:16sur lesquels je ne reviens pas
54:17et ce n'est pas un enjeu politique...
54:19Mais on prend l'éducation nationale,
54:20je vais vous dire
54:21pourquoi ce n'est pas
54:22un bon raisonnement
54:22et c'est important
54:23et c'est vraiment important
54:24c'est parce que
54:24ça donne le sentiment
54:26que la réussite économique
54:27passe par une France
54:28qui est rabougrie
54:28et qui reviendrait en temps.
54:29La réussite économique
54:30aujourd'hui de la France
54:31passe par le fait
54:32de se reformater
54:33et de ne pas croire
54:35qu'on va sauver
54:35en produisant des voitures thermiques.
54:37Qui vous dit
54:38que ça passe
54:39par le fait
54:39que la France soit rabougrie ?
54:40Qu'est-ce que vous allez en faire ?
54:42Parce que c'était quoi ?
54:43Ce rapport a eu beaucoup d'échos.
54:45C'est le cas de le dire.
54:46Pour l'ancien patron des échos.
54:47qu'est-ce que vous allez en faire maintenant ?
54:51Un rapport 2 ?
54:52Un rapport 2
54:53qui sera un genre de programme.
54:54L'objectif de Thomas More
54:58il est très simple
54:58c'est de mettre à disposition
55:00du débat public
55:01d'ici la fin de l'année
55:05un programme
55:06charpenté, organisé, crédible
55:09financé, organisé
55:10de redressement du pays
55:12sachant que
55:13et là véritablement
55:15notre dossier
55:16il n'est pas seulement économique
55:17on parle de l'insécurité
55:19on parle de l'état
55:20de la santé
55:21de l'effondrement
55:22de l'éducation
55:23et
55:24Merci beaucoup
55:26Désolé
55:26Merci de m'avoir reçu
55:27Non mais voilà
55:28Je veux terminer pour les gens
55:30pour dire
55:32le fait d'examiner les choses
55:34donne beaucoup d'optimisme
55:36sur les capacités de rebond du pays
55:39Merci beaucoup
55:40Jean de Belot
55:41C'est moi qui vous remercie
55:42Merci Ludovic de Sautet
55:45Ce rapport on peut le trouver
55:47sur le site
55:47j'imagine
55:48de l'Institut Thomas More
55:50et puis si vous avez
55:50des suggestions
55:51justement c'est le moment
55:52d'en faire à Jean de Belot
55:53Voilà
55:53Merci
55:54Je ne fais pas du tout tout ça
55:56C'est Fanny Collot
55:57et puis c'est vous
55:58qui êtes sur le plateau
55:59pour ce journal de l'écho
56:01Bonne soirée
56:05Le 18-19
56:07d'Edwish Chevrillon
56:08sur BFM Business