00:00Good morning business, parole de patron.
00:04Il est 8h22 sur BFM Business et sur RMC Live, notre invité ce matin c'est Ludovic Ouvry.
00:09Bonjour, vous êtes le provisant fondateur d'Ouvry, groupe Eponyme.
00:12On était en train de discuter pour savoir si vous étiez un groupe de textile ou pas.
00:15Vous me dites non pas complètement parce que moi j'ai des matériaux compliqués, du caoutchouc.
00:19Ce que vous faites c'est des protections pour les travailleurs, notamment pour des métiers ultra sensibles.
00:27Nous fabriquons des équipements de protection individuelle, NRBC, nucléaire, radiologique, biologique, chimique,
00:33qui sont à l'origine historiquement plutôt pour les forces armées et qui sont aujourd'hui utilisées par les pompiers,
00:40la police, les SAMU
00:42en cas d'événements malveillants ou accidentels sur notre territoire.
00:47Donc c'est du vêtement technique dans lequel il y a du textile ?
00:49Donc c'est du vêtement technique dans lequel nous incorporons des textiles, des textiles techniques.
00:55Et surtout c'est que la meilleure tenue, donc ça ressemble à un masque à gaz, ça ressemble à une
00:59tenue, à une combinaison.
01:01Et nous sommes systémiés puisque la meilleure tenue du monde avec le meilleur masque du monde,
01:05si vous ne gérez pas l'interface, ça fuit.
01:1030 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont 75% réalisés à l'international.
01:15Ce n'est pas à toutes les PME françaises qui ont ce type de marché à l'international.
01:20C'est quelque chose que vous avez construit dès le départ, quand vous avez lancé cette boîte.
01:25Vous vous êtes dit je dois aller à l'international ou c'est venu petit à petit, marché par marché
01:29?
01:29Alors c'est venu très rapidement et c'était dans le plan initial.
01:34Et c'est venu très rapidement, mais il a fallu attendre d'avoir un ancrage et quelques références sur nos
01:41marchés domestiques,
01:43avec notamment l'armée française, les forces spéciales françaises, pour pouvoir lancer cette démarche à l'international.
01:50Aujourd'hui on a le lancement d'Eurosatouris, ça commence aujourd'hui.
01:52La matinale sera délocalisée demain à partir de 7h30.
01:56On sera notamment avec le directeur général de KNDS, salon évidemment avec la question de la souveraineté européenne très forte.
02:02On a eu quelques débâcles ces derniers temps, quand on voit qu'on n'a pas réussi à se mettre
02:07d'accord sur l'avion de combat avec les Allemands.
02:09Vous, votre cri d'alarme, d'alerte, c'est qu'il faut travailler ensemble.
02:12PME européenne, fonder un écosystème, on a un wake-up call à avoir.
02:18Il faut travailler ensemble, il faut développer ensemble, faire de la recherche, de l'innovation ensemble.
02:24Et il faut fabriquer chez nous.
02:26Et il faudra aussi que les autorités, la commande publique européenne, donne une préférence au Made in Europe.
02:38Vous voyez ça aujourd'hui ? Dans la commande européenne, on n'a pas de préférence Made in Europe ?
02:42Vous avez des concurrents qui vous passent devant, alors vous savez faire la même chose ?
02:45La commande européenne, elle est essentiellement tirée par le moins-disant, le prix.
02:53Récemment, nous sommes venus avec l'Agence européenne de défense sur un appel d'offres à cinq sociétés, avec cinq
02:59belles usines dans cinq pays européens.
03:01Et on a perdu contre une société qui fabriquait au Bangladesh et revendait du matériel canadien.
03:07C'est ça aujourd'hui.
03:08Uniquement sur la question du prix ?
03:09Uniquement sur la question.
03:10Et vous étiez très loin en termes de prix ?
03:11On n'était pas très très loin.
03:12Et donc, ça aurait valu le coût de payer plus cher ?
03:15Ça aurait valu le coût de payer plus cher en termes de souveraineté, ça aurait valu le coût de payer
03:21plus cher en termes d'empreintes carbone, en termes de RSE.
03:24Et surtout, c'est un investissement pour l'avenir, puisque ça permet de maintenir des capacités de production en Europe.
03:31Et on voit bien qu'à chaque crise, on se rend compte qu'il nous faut des capacités chez nous.
03:36Vous, quand vous regardez aujourd'hui vos concurrents, vous dites qu'il faut qu'on se mette ensemble, qu'on
03:40grossisse ?
03:40Vous avez un sujet d'échelle, de taille ?
03:43On a un vrai sujet d'échelle sur cette filière NRBC, nucléaire, radiologique, biologique, chimique.
03:50Et Ouvry travaille avec un certain nombre de partenaires français et européens, avec des échanges de participation, avec des alliances,
04:00pour atteindre cet effet d'échelle.
04:02Mais est-ce que vous dites qu'il va falloir qu'on fusionne ?
04:04Il va falloir soit qu'on fusionne, soit qu'on prenne des participations croisées, soit qu'on s'entende sur
04:10des accords commerciaux ou des accords de développement.
04:14Les alliances sont à la fois commerciales ou en termes de recherche et développement.
04:18Sur Eurusatorie, quand vous allez y aller peut-être tout à l'heure, vous attendez des contrats ?
04:23C'est là où on signe des contrats ou c'est un salon d'image ?
04:27Alors quand on est tout petit, moi c'est mon douzième Eurusatorie, quand on est tout petit, l'Eurusatorie, on
04:32ne signe pas de contrat.
04:34Quand on est un petit peu plus grand, c'est l'occasion de mettre un petit peu une cérémoniale autour
04:43de la signature de contrat ou de convention.
04:46Donc oui, nous allons signer des conventions, des contrats pas vraiment.
04:50Mais vous, vous avez un stand au fait de la démonstration de vos équipements ?
04:55Alors le stand, nous, on a un stand assez important sur Eurusatorie, puisque Eurusatorie, c'est à la fois l
05:01'opportunité de revoir tous nos clients français,
05:03mais de rencontrer les nombreuses délégations internationales qui viennent nous voir.
05:07Eurusatorie, c'est le premier salon international de l'armement au monde.
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