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Les informés de franceinfo du mercredi 10 juin 2026
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00:00Patrick Bruel et ses avocats bataillent donc ce soir pour tenter d'éviter ce scénario,
00:06tenter d'obtenir un contrôle judiciaire pour ne pas passer par la case-prison.
00:09Yannick Faltz, service police-justice de France Info,
00:12s'est mise en examen donc avant un éventuel placement en détention.
00:15C'est une bonne nouvelle quant à l'écoute des victimes.
00:17Voilà ce que dit sur France Info la comédienne Eva Darland, très engagée pour la cause des femmes.
00:22Elle avait aussi partagé l'affiche du film Ville à Caprice avec Patrick Bruel.
00:25C'était en 2019.
00:26Je ne peux que me réjouir que ces femmes qui ont souffert de violence, de viol,
00:34puissent être crues, entendues.
00:37Et voilà, il ne fallait pas qu'ils le fassent.
00:40Moi je me suis toujours très bien entendue avec lui.
00:43Ça ne veut pas dire qu'il ne l'a pas fait.
00:46Donc à partir du moment où il l'a fait, ces femmes portent plainte.
00:50Moi je les crois.
00:51De toute évidence, la justice pour une fois les croit, mais c'est un prédateur.
00:56Il avait une réputation sulfureuse.
00:58On savait pour PPDA, on savait pour Depardieu.
01:02Simplement, il a fallu qu'enfin on écoute la parole des femmes qui hurlent depuis si longtemps.
01:08Il va être puni.
01:09La comédienne Eva Darland, Patrick Bruel, qui reste un présumé innocent.
01:14On le rappelle, mise en examen, le fait que l'enquête progresse.
01:17Elisabeth Pinault, c'est une victoire en quelque sorte pour la parole des femmes ?
01:20Sans doute, oui.
01:22Toutes les associations saluent cette procédure qui est allée quand même très vite.
01:27On parlait ici sur ce même plateau la semaine dernière ou la semaine d'avant.
01:30On se demandait est-ce qu'il doit encore chanter ?
01:32Est-ce qu'il doit encore jouer au théâtre ?
01:33On a vu la série en cascade d'annulation.
01:36Exactement, il va peut-être dormir en prison.
01:38Donc c'est allé quand même très vite, beaucoup plus vite que dans d'autres affaires.
01:42En tout cas, il rejoint ses stars déchues, ses célébrités déchues.
01:46Ça va de Gérard Depardieu à l'abbé Pierre en passant par Nicolas Hulot.
01:50Et puis des personnalités mises en examen.
01:52Donc ce n'est pas encore son cas, mais ce sera sans doute le cas comme Patrick Poivre d'Arvor
01:55ou Sébastien Coué.
01:58On va voir ce qui va être décidé.
02:00Mais en tout cas, ça va vite.
02:00Et je comprends que le témoignage de Flavie Flamand, l'animatrice, a joué un très grand rôle.
02:05Parce qu'une célébrité qui témoigne, ça a vraiment pesé.
02:10Parce que ça fait quand même longtemps que des femmes se plaignent de ces agissements.
02:14Cela marque, Benjamin Louis, la fin de l'impunité quelque part pour des personnalités comme Patrick Brouet ?
02:19Je pense en tout cas que ça la marquera si la décision ce soir de ce fameux juge,
02:24le JLD, le juge des libertés et de la détention, est de le mettre en prison.
02:30Là, ça va vraiment marquer un tournant.
02:32Parce qu'Elisabeth citait des noms sur lesquels on a beaucoup travaillé en tant que journaliste ces dernières années.
02:39Gérard Depardieu, PPDA, Nicolas Lulot.
02:42Aucun de tous ces hommes accusés n'a été en prison ou n'a été placé en détention provisoire.
02:48Donc là, en l'occurrence, ce serait extrêmement ferme, sévère, on peut aussi le dire.
02:53Mais encore une fois, là aussi, Elisabeth parlait du témoignage de Flavie Flamand.
02:57Ce n'est pas rien.
02:59Ce dont Flavie Flamand accuse Patrick Bruel, c'est d'un viol, un viol sous soumission chimique, alors qu'elle
03:06était mineure.
03:07Donc, c'est une affaire...
03:08C'est remontré en 1991.
03:09Exactement.
03:10C'est une affaire extrêmement sérieuse.
03:12Et on ne parle pas que de ça.
03:13Parce que le journaliste qui faisait le sujet qu'on vient d'écouter l'a rappelé.
03:17Il y a quand même neuf cas sur lesquels il risque d'être mis en examen.
03:21C'est important, François Reynard, justement, que ce soit des personnalités comme Flavie Flamand qui parle.
03:26On se souvient, dans le monde du cinéma, Julie de Godrech, Adèle Haenel, d'autres encore.
03:30C'est important que ce soit des personnalités qui s'expriment ?
03:32On voit dans cette affaire-là, parce qu'il y a beaucoup de gens qui disent pourquoi il y a
03:36des femmes qui témoignent maintenant, que c'est passé il y a 20 ans, etc.
03:38On voit qu'il y a quelque chose qui est très important, qu'il y ait quelqu'un qui ouvre
03:40la marche et qui donne le courage.
03:43Un qui est la première à avoir le courage à le faire et les autres qui ont le courage derrière.
03:48Effectivement, je suis d'accord avec ce que disaient mes deux camarades.
03:49Il y a quelque chose qui est de l'ordre du basculement.
03:51Mais on peut ajouter que même s'il ne dort pas en prison ce soir, il y aura un basculement
03:56quand même.
03:57Pour rappeler juste en termes de droit, là, effectivement, il y a des juges qui disent
04:00« On vous met en examen parce qu'on pense qu'il y a des soupçons d'eux, etc. »
04:06Après, il peut être une santé, évidemment, enfin le parcours.
04:09Et un autre juge qui dit « Moi, je pense qu'il faut vous mettre en détention parce que si
04:13on ne vous met pas,
04:14si vous êtes simplement sous contrôle judiciaire, il y a des risques.
04:17Les risques, c'est destruction de preuves, pression sur les témoins, fuite à l'étranger, etc. »
04:23Un juge peut très bien estimer qu'il n'y aurait pas ça pour Patrick Bouel.
04:26Peut-être que les avocats diront « Mais pas du tout, ils ne détruirent pas les preuves. »
04:29« On vous donnera ses ordinateurs, ses téléphones, etc. »
04:32Mais ça l'empêche que là, s'il est mis en examen, c'est déjà énorme, effectivement.
04:37Jean-Christophe Plequin, je parlais de l'impunité.
04:38Il y a l'idée de montrer aussi, quelque part, que c'est injusticiable comme un autre Patrick Bruel.
04:43On parle beaucoup en ce moment du fonctionnement de la justice,
04:46notamment dans la foulée du meurtre de la petite Liana.
04:49Oui, je pense que la justice, là, elle fait son travail
04:54en essayant de tenir à la fois la présomption des non-sens
04:57et puis la prise en compte de la parole des victimes.
04:59Et je pense que ce qui est important, effectivement,
05:02c'est que la justice se place aussi du côté des victimes.
05:07Et nous tous, ici, je veux dire, quand on observe un petit peu cette affaire,
05:11je pense que la priorité, c'est vraiment de prendre en compte,
05:13effectivement, cette situation des victimes.
05:17Pour revenir sur la conversation,
05:19je pense que les célébrités disposent, en quelque sorte,
05:22d'une sorte de barrière naturelle de protection
05:24qui est justement liée à leur notoriété,
05:27à leur aura, à leur réseau.
05:30Et donc...
05:31Et dont elles semblent avoir usées, quand on voit la liste
05:33qui paraît assez incroyable de toutes les personnalités.
05:35Et donc, quand on dit, finalement, c'est paroles contre paroles,
05:38ce n'est pas tout à fait exact,
05:39parce qu'il y a des paroles qui pèsent beaucoup plus lourd que d'autres.
05:42La parole d'une célébrité par rapport à une personne
05:45qui est peu connue, voire inconnue, effectivement.
05:50Il va y avoir une sorte de distorsion de crédibilité.
05:52Et donc, tout l'enjeu de la justice, notamment,
05:55c'est d'arriver à donner le même niveau,
05:58en quelque sorte, d'écoute
06:00par rapport aux paroles des uns et des autres.
06:03Elisabeth ?
06:03Et dans le cas de Patrick Bruel,
06:05c'est le mythe du séducteur qui s'effondre.
06:07On sait que le contenu de ses chansons,
06:09la Bruelmania, c'était vraiment des milliers de femmes
06:13qui hurlaient son nom et qui étaient amoureuses de lui
06:15dans des salles de concert.
06:17Jusqu'à un passé très proche,
06:20il remplissait encore des salles.
06:23Il devait en remplir encore pour l'année à venir,
06:25une série assez incroyable de concerts à venir, de festivals.
06:27On verra ce qui va se passer,
06:28mais sa carrière semble, bien sûr, bien mal en point.
06:31Même, je crois qu'il a reconnu auprès de ses amis
06:32que sa carrière était sans doute terminée.
06:35On verra ce qui se passe.
06:36Mais en tout cas, voilà quelqu'un qui était vraiment...
06:39C'était la séduction incarnée.
06:42Toutes les paroles de ses chansons parlaient d'amour.
06:45Et donc, on tombe de haut, là.
06:48François Réna.
06:48Oui, et il y a aussi...
06:50Bien sûr, il y a le travail de la justice,
06:51et ça, c'est tant mieux.
06:53Et il y a aussi l'évolution des mentalités, c'est clair.
06:55L'évolution des mentalités font qu'il y a des choses
06:57qui sont inaudibles aujourd'hui.
06:58J'y pense, parce qu'à propos de ce que disait Elisabeth,
07:01au début de cette affaire Bruel,
07:03là, il y a une actrice célèbre dont je ne dirais pas le nom par égard pour elle,
07:06parce que ce qu'elle a dit était vraiment une énormité.
07:08Elle a dit, mais comment on peut croire qu'il était violeur ?
07:10Parce que toutes les filles avaient envie de coucher avec lui.
07:11Justement, sur le thème du séducteur, du type très beau garçon, etc.
07:15Ce type, évidemment, il est très beau garçon, sa personne ne le lit.
07:18Et il y a des tas de filles qui avaient sûrement envie de coucher avec lui,
07:20sa personne ne le lit non plus.
07:21Mais ce n'est pas pour ça que ce n'est pas un violeur.
07:23C'est complètement stupide, ce qu'a dit cette dame.
07:27Donc voilà.
07:27Et parce qu'on a tous en tête maintenant cette évolution des mentalités
07:30qui est qu'un violeur, c'est un beau garçon, c'est un garçon moche,
07:34c'est un grand, c'est un vieux, c'est un jeune, etc.
07:36Et c'est un violeur, un violeur, c'est un violeur, et c'est tout.
07:38Et ce qui pose la question d'ailleurs aussi de la différence
07:40entre la domination et la sexualité, Benjamin Louis.
07:43Non, ce qui est intéressant aussi de voir,
07:44c'est que justement, si on se demande ce soir
07:47si Patrick Bruehl va dormir en prison,
07:49c'est qu'au fond, le combat pour lui, entre guillemets,
07:51qui va commencer, ça n'est même pas de conserver sa carrière
07:54ou de pouvoir peut-être poursuivre sa carrière.
07:57Là, ça va être de rester en liberté, éventuellement.
08:00Je crois qu'effectivement, le constat,
08:03c'est que sa carrière, en tout cas pour un futur proche,
08:06va être totalement mise off, je dirais.
08:09Et vous l'avez mentionné, Victor,
08:11il a été contraint d'annuler sa tournée cet été
08:13dans de nombreux festivals, notamment en Suisse.
08:15Il a dû être remplacé au pied levé.
08:16Ça passe aussi parce qu'il y a aux enfoirés.
08:17Exactement, ça devenait totalement impossible pour lui.
08:20Et on l'a vu aussi ces derniers jours au théâtre,
08:22là où il jouait, je crois que c'était au théâtre Édouard VII à Paris.
08:25Il y a eu des mouvements, la pièce n'était quasiment plus faisable,
08:28parce qu'il a continué pendant un certain temps avant de renoncer.
08:31Exactement.
08:32Et des mouvements féministes venaient interrompre la pièce
08:34pour que ce personnage ne se produise plus en public.
08:38Un autre regard sur cette affaire.
08:40Le mouvement MeToo a été lancé il y a bientôt dix ans.
08:43Jean-Michel Aubry Journet est éditeur musical,
08:45ambassadeur de MeToo Media et cofondateur de Music to France.
08:49Il estime qu'il est important que des personnalités
08:51comme Patrick Bruel soient poursuivies en justice.
08:54Je pense qu'il nous faut des exemples.
08:55Il nous faut des exemples forts.
08:57Malheureusement, il nous faut des Bruels
08:59pour qu'enfin certaines personnes veuillent bien réagir
09:01et ouvrir les yeux sur quand.
09:03En effet, n'importe quel gendre idéal
09:04peut aussi être un agresseur sexuel en puissance.
09:07Et une fois qu'on a ces grands exemples
09:09qui vont en effet faire parler plus que les autres,
09:11qui vont faire réagir plus que les autres,
09:13eh bien là, on a des changements sociétaux.
09:15Jean-Christophe Ploquin,
09:16ça peut amener justement à faire évoluer la société,
09:19les mœurs,
09:19de voir que de grandes stars sont condamnées,
09:22ça peut amener ensuite à autre chose.
09:23Oui, et puis, avec MeToo, effectivement,
09:26et dans la continuité de MeToo,
09:29il y a cette notion de consentement
09:31qui est apparue et qui est aujourd'hui,
09:33qui fait partie, enfin voilà,
09:35qui est enseignée aussi dans les lycées,
09:37dans les collèges.
09:37Et donc, c'est ça qui permet de faire la différence
09:42entre séduction et agression, en quelque sorte.
09:45Finalement, pour une partie des femmes,
09:49et pourquoi, sur la question,
09:51pourquoi est-ce que ça arrive si tard ?
09:53Et pourquoi est-ce que parfois,
09:54les victimes semblent tarder à vraiment
09:58prendre conscience ou porter plainte,
10:00en quelque sorte ?
10:01En général, c'est d'une part,
10:03parce qu'il y a la crainte de ne pas être cru,
10:05et ensuite, c'est aussi,
10:06parfois, il y a une difficulté
10:08à comprendre soi-même ce qu'on a vécu.
10:10Et finalement, la personne qui vous agressait,
10:13au départ, vous ne la voyez pas comme un agresseur.
10:16Et donc, il peut se passer une relation,
10:20et avant que vous compreniez
10:22qu'en fait, c'était bien une agression,
10:24parfois, il faut arriver à comprendre,
10:27à mettre des mots sur ce qui a été vécu,
10:29et pour des personnes qui vont un peu enfouir ça
10:31au plus profond d'elles-mêmes,
10:33ça va prendre des années et des années.
10:35Donc voilà, c'est pour ça qu'il y a cet effet retard,
10:37mais l'évolution de la société
10:39fait que, effectivement,
10:40ces affaires surgissent de plus en plus souvent.
10:42Elisabeth Pinault,
10:43vous qui êtes journaliste politique,
10:44est-ce que, selon vous,
10:45les discours ou les actes politiques,
10:47justement, sont à la hauteur dans ces dossiers ?
10:49On se souvient, par exemple,
10:50de la phrase de Brigitte Macron,
10:51qui était venue soutenir au théâtre
10:53le comédien Harry Habitant,
10:54accusé de viol avant qu'un non-lieu
10:55ne soit finalement prononcé.
10:57La première dame avait qualifié
10:58des militantes féministes de Salcone.
11:00On peut se rappeler aussi d'Emmanuel Macron,
11:01qui lui avait estimé que Gérard Depardieu
11:03rendait fière à la France
11:04lorsque la ministre de la Culture de l'époque,
11:06fin 2023,
11:07avait évoqué un éventuel retrait
11:09de la lésion d'honneur de l'acteur.
11:11De toute façon, le débat continue.
11:13On dit comme une évidence
11:14que les choses évoluent.
11:15Mais enfin, c'est bien plus compliqué que ça.
11:17On a Donald Trump,
11:19qui est un comportement
11:21complètement inapproprié avec les femmes,
11:22qui est le président
11:22de la première puissance mondiale.
11:24On a le masculinisme
11:25qui monte en flèche
11:27partout dans le monde,
11:28y compris en France,
11:29sur les réseaux,
11:29qui a une espèce de réponse au féminisme.
11:32Donc, le combat continue
11:34de toute façon pour les femmes,
11:36pour les enfants,
11:37contre toute forme d'agression,
11:40quelle qu'elle soit.
11:40Et donc, dans le monde politique,
11:43le débat existe.
11:44Je pense que la personne
11:46qui deviendra président
11:47ou président de la République
11:48l'année prochaine,
11:49les choses vont évoluer
11:50suivant le camp qui va gagner,
11:53ou également sur ce sujet-là.
11:55Un mot vu de Suisse.
11:57Je sais que vous aimez cette expression,
11:58Benjamin Lewis.
11:59Comment on regarde
11:59ce qui se passe avec Patrick Bruel ?
12:01Mais, effectivement,
12:02cette affaire,
12:02elle a remis encore une fois
12:04une lumière sur un phénomène
12:07quand même très français.
12:08Vu de l'extérieur
12:09et d'un pays francophone,
12:10il y a cette impression,
12:12au fond,
12:13que les gouvernements successifs
12:15ces derniers temps
12:16ont tendance à légiférer
12:18à chaque fois qu'il y a un drame.
12:19Et il y a cette espèce de logique,
12:21un drame, une loi,
12:23une émotion,
12:24une prise de conscience
12:25au niveau des ministres, etc.
12:27Et c'était d'ailleurs
12:28un ancien juge,
12:29Jean-Pierre Audezveig,
12:30qui lui est français,
12:31qui était sur notre antenne,
12:33qu'il disait,
12:34il va falloir maintenant
12:34que les politiques,
12:36et surtout,
12:36sachant qu'on est en période
12:37pré-campagne électorale,
12:40il va falloir que les politiques
12:41prennent cette thématique
12:43des violences sexistes et sexuelles
12:46à bras-le-corps
12:47et de manière globale.
12:48Pas seulement,
12:49la justice,
12:50c'est le pompier
12:51qui arrive pour éteindre le feu,
12:53mais il faut encore
12:54que ce pompier puisse arriver à temps
12:55et qu'il ait les moyens de le faire.
12:56Et il va falloir que ce soit pris
12:57de manière globale.
12:58Aussi,
12:59vous l'avez mentionné,
13:00dans la question de l'éducation,
13:02de la sensibilisation,
13:03vraiment,
13:03dès le départ,
13:04dès l'école.
13:04Et on rappelle ce soir
13:05que Patrick Bruel
13:06est toujours devant les juges
13:08en attendant de savoir
13:09ou non
13:10s'il sera envoyé
13:12en prison ce soir.
13:14Je voudrais qu'on parle aussi
13:14de la mort de l'IANA,
13:16cette collégienne de 11 ans
13:17dont le corps a été retrouvé
13:18la semaine dernière
13:19dans le Gers.
13:20Une minute de silence
13:20a été observée tout à l'heure
13:22au Sénat,
13:23comme hier à l'Assemblée,
13:23interrogée par les sénateurs.
13:25Le Premier ministre
13:25Sébastien Le Cordu
13:26a reconnu un problème
13:27de moyens pour la justice,
13:29mais pas dans cette affaire précise.
13:31Les premières remontées
13:32n'ont pas
13:33de la mission d'enquête,
13:35mais de la hiérarchie.
13:37Gendarmerie,
13:38la chaîne évidemment
13:39des parquets,
13:40là ça démontrait
13:42des dysfonctionnements
13:43qui n'ont rien à voir
13:44avec un problème de moyens.
13:46Ça sera à confirmer.
13:46Ce qui ne veut pas dire,
13:47Madame la Présidente,
13:48qu'il n'a pas un sujet
13:49de moyens
13:50pour l'institution judiciaire.
13:52Elisabeth Pino,
13:52c'est une façon
13:53de revenir
13:53sur les propos
13:54du chef de l'État
13:55qui lui avait balayé
13:56la question des moyens
13:57très rapidement.
13:58Oui,
13:59il joue sur des oeufs,
14:00il marche sur des oeufs.
14:01Sébastien Le Cordu,
14:01il a même corrigé
14:03d'une certaine façon
14:04le ministre de la Justi,
14:06Gérald Darmanin,
14:06sur la question
14:07des 70 000 dossiers
14:08qui doivent être examinés
14:10de toute urgence.
14:11D'ici le 14 juillet.
14:11D'ici le 14 juillet.
14:12Il a précisé
14:13qu'il faut trier
14:15pour que les plus grosses affaires
14:17soient traitées,
14:17parce que ça paraît
14:18impossible pratiquement.
14:19donc Sébastien Le Cordu,
14:21il a pris la mesure
14:23de l'émotion
14:24dans le pays
14:25et le mot est faible,
14:27de la colère même.
14:29Et en même temps,
14:31on n'a pas
14:31un sou à dépenser
14:33de plus.
14:34Donc,
14:35politiquement,
14:35il essaye d'être
14:36très présent,
14:37il l'est aux questions
14:37au gouvernement.
14:40Pas de sou à dépenser
14:41alors qu'on dit
14:41que la loi intégrale,
14:43la fameuse loi transpartisane,
14:44ça coûterait à peu près
14:452 milliards et demi d'euros
14:47si on voulait mettre
14:48en application
14:48les mesures proposées.
14:49Donc,
14:50en effet,
14:50dans le cas d'espèce
14:51de l'IANA,
14:52il semble bien
14:53qu'il y ait eu
14:54des erreurs
14:55qui vont être déterminées
14:56par l'enquête
14:58vraiment dans le secteur
15:01qui s'est occupé
15:02de cette affaire.
15:03Mais d'une manière
15:04plus générale,
15:04bien sûr,
15:05il y a des problèmes
15:05dans la justice.
15:06Mais aujourd'hui,
15:07il a annoncé
15:07une autre décision
15:08qui est
15:09qu'il va falloir
15:10circonstancier désormais
15:11les classements sans suite.
15:12Ce qui est
15:13une avancée importante
15:14parce que souvent
15:16ces affaires sont classées
15:16sans suite
15:17et puis les agresseurs
15:18courent toujours.
15:19Pour préciser,
15:20il a annoncé devant le Sénat
15:20qu'il allait prendre
15:21dans les tout prochains jours,
15:22je le cite,
15:23un décret sur la nécessité
15:24de motiver les classements
15:25sans suite
15:25des plaintes
15:26concernant les crimes sexuels
15:27sur des mineurs
15:28puisque François Rénard,
15:29le principal suspect
15:30dans l'affaire
15:31Liana Jérôme Barrella,
15:32avait fait l'objet
15:33de plusieurs plaintes
15:33dont certaines avaient été
15:34à l'époque classées sans suite.
15:36Oui, là pour revenir
15:36sur ce que M. Lecornu,
15:38il me semble qu'il a
15:38une approche plus prudente
15:41que celle de M. Darmanin
15:42et qu'elle est plus raisonnable.
15:44Lui, il dit effectivement,
15:45il ne se prononce pas
15:46tout à fait, etc.
15:48Et il dit,
15:49il faudra une enquête, etc.
15:50pour voir s'il y a eu
15:51un dysfonctionnement.
15:52Le côté de Darmanin,
15:53qu'est-ce qui s'est passé ?
15:53Le côté de Darmanin,
15:54c'est oui,
15:55il y a eu un dysfonctionnement,
15:56c'est à cause
15:57de toute la justice.
15:57C'est-à-dire qu'il met,
15:58pour un ministre,
15:59c'était surréaliste.
16:05C'est-à-dire qu'entre
16:06vendredi soir,
16:06sa première prise de parole
16:08et les dernières...
16:10Notons juste que
16:10M. Darmanin,
16:11ministre de l'Intérieur,
16:12c'était quand il y avait
16:13un dysfonctionnement policier,
16:14c'est-à-dire qu'il y avait
16:14une baveure policière,
16:16par exemple,
16:16ce jeune qui avait été tué
16:17à Nanterre,
16:18Darmanin, c'était
16:19bien sûr, là,
16:20il faudra faire une enquête,
16:21mais je protège la police.
16:23Et là, c'est...
16:24Et je mets en cause
16:25tous les juges
16:25en disant
16:26vous n'avez pas assez travaillé,
16:27il faudra travailler,
16:28il faudra traiter 70 000 dossiers
16:29d'ici juillet,
16:30ce qui est évidemment impossible.
16:31Je crois qu'il y a des calculs
16:31qui ont été faits.
16:32Ils ont chacun,
16:33ils auraient 8 minutes par dossier,
16:34ce qui est absolument délirant.
16:35Donc là, voilà,
16:37et de son côté,
16:38M. Macron dit
16:39pas de loi dans la précipitation,
16:40il a raison,
16:41ça revient à ce que disait
16:42Benjamin à l'instant,
16:43il faut arrêter
16:43avec ce système.
16:44Là, il faut que cette affaire
16:46précise soit réglée.
16:47Il disait surtout
16:47que ce n'est pas une question
16:48de moyens.
16:48Et il faut par ailleurs
16:49comprendre qu'il y a
16:51un problème systémique
16:52avec les violences sexuelles,
16:53mais pas avec une loi
16:55dans l'hystérie,
16:57la colère, etc.
16:58Ça n'a pas de sens.
16:59Jean-Christophe Ploquin
17:00sur les propos aujourd'hui
17:01du Premier ministre.
17:02Je pense qu'effectivement,
17:03il va dans le sens
17:04d'essayer d'un apaisement
17:06et effectivement,
17:07avec les contraintes budgétaires
17:09qui pèsent sur le pays,
17:12c'est difficile
17:13de débloquer davantage de fonds.
17:15Mais je pense qu'effectivement,
17:17de la part de M. Darmanin,
17:19il a été pris dans les phares.
17:21En tant que garde des Sceaux,
17:23ministre de la Justice,
17:24c'était lui qui était
17:25en quelque sorte
17:26qui est le responsable ultime
17:29en quelque sorte
17:29de ce qui s'est passé
17:32au sujet de l'IANA.
17:33Et donc,
17:34je pense qu'il essaye de...
17:36Dans d'autres pays,
17:37un ministre de la Justice
17:38aurait démissionné.
17:39Enfin, voilà,
17:40en disant,
17:41j'étais pas au courant,
17:42mais je démissionne
17:43parce que c'est moi
17:44le responsable ultime,
17:45donc je m'en vais.
17:47Gérald Darmanin
17:47a choisi une autre option
17:49qui est une sorte
17:49de surenchère
17:50en quelque sorte
17:52mais du coup,
17:53en se mettant totalement
17:54en porte-à-faux
17:55avec la magistrature.
17:56Et donc,
17:57j'imagine que les relations
17:58entre le ministre
18:00et finalement
18:01ceux dont il est responsable
18:03sont extrêmement tendues
18:05en ce moment.
18:05Est-ce qu'il aurait dû
18:06démissionner selon vous,
18:07Gérald Darmanin,
18:07Benjamin Louis ?
18:08En tout cas,
18:08il aurait dû présenter
18:09sa démission.
18:10Aurait-elle été acceptée ?
18:11Ça, j'en sais rien.
18:12Mais ne serait-ce que
18:13pour le symbole...
18:13C'est ce qu'on nous a confirmé.
18:15Il ne l'a pas fait,
18:15mais ne serait-ce que
18:16pour le symbole.
18:17Il aurait dû communiquer sur ça,
18:18je pense,
18:19ne serait-ce que pour lui,
18:20pour son image
18:21et pour essayer d'apaiser l'opinion.
18:22Mais je veux revenir
18:23sur Sébastien Lecornu
18:24parce qu'au fond,
18:25je trouve que c'est une séquence
18:26qui est très intéressante
18:27parce qu'on a un premier ministre
18:28qui déjà, je le redis,
18:29c'est sans doute le plus suisse
18:30de tous les premiers ministres français
18:32parce qu'il cherche toujours
18:32à avoir une parole
18:33un peu consensuelle
18:34mais dans le bon sens du terme.
18:35Il essaye d'élever le débat
18:37et je trouve que là,
18:38il essaye d'élever le débat.
18:39Il y a quelque chose
18:40qui est tout à son honneur
18:41et c'est peut-être là
18:42que c'est intéressant
18:43d'avoir un premier ministre
18:43qui n'a pas d'ambition présidentielle
18:45surtout dans cette période
18:46et surtout lorsqu'on fait face
18:47à un drame comme celui-là
18:49qui demande,
18:50qui impose,
18:50ne serait-ce que pour la mémoire
18:52de cette petite fille,
18:52de prendre un peu de hauteur
18:54au-delà des partis
18:55parce qu'on est dans un sujet
18:56qui dépasse toutes les querelles
18:58partisanes possibles et imaginables.
18:59Je note quand même
19:00une différence,
19:01je reviens à votre première question,
19:03entre l'attitude
19:04de Sébastien Lecornu
19:05et ce qu'a dit Emmanuel Macron
19:06au Conseil des ministres
19:07où il a dit en effet
19:08qu'il ne fallait pas sur-réagir,
19:09on ne peut pas répondre
19:10à tout ça par un cri,
19:11je crois que c'est le mot
19:12qu'il a utilisé,
19:13ça donnait quand même l'impression
19:15que ce n'était pas la peine
19:16de se réunir devant les tribunaux
19:17lundi pour clamer sa colère
19:19face à ce drame.
19:21Sébastien Lecornu
19:21prend les choses différemment
19:23et sans doute politiquement
19:24plus malin.
19:27Et Gérald Darmanin
19:28a quand même dit
19:28et ça c'est un choix
19:29je pense de mot,
19:30on en a déjà parlé
19:30la semaine dernière
19:31mais qui est terrible,
19:32il s'est dit terrifié.
19:33Sa première réponse
19:35c'était de dire
19:35terrifié de ce qui s'est passé
19:36au niveau de la justice
19:37mais on a eu l'impression
19:38qu'il pensait
19:39que les gens allaient oublier
19:39qu'il avait été quand même
19:41avant d'être garde des Sceaux
19:42depuis décembre 2024
19:43il était ministre de l'Intérieur
19:45donc au fond
19:46comme vous l'avez très bien dit
19:47il a une responsabilité
19:49globale et écrasante.
19:50Et avec des rapports
19:51qui existaient déjà
19:52sur les dysfonctionnements.
19:53François Rénard
19:53t'as encore un mot sur le sujet.
19:54Je rebondis sur ce que disait
19:55Benjamin et Louis
19:56je vais me faire suisse moi-même
19:58avec sympathie pour ce pays
19:59et pour chercher le consensus
20:01etc.
20:02Dans cette affaire atroce
20:03effectivement
20:04comme vous le disiez très justement
20:05il y a quelque chose qui est vrai
20:06c'est que ça transcende
20:07tous les partis.
20:07Moi j'avais en tête
20:08cette histoire également horrible
20:10de petite fille assassinée
20:11qui était l'affaire Lola
20:12vous vous souvenez de ça
20:12l'affaire Lola
20:13à Paris
20:15et il se trouve que
20:16la meurtrière présumée
20:17par Encore TG
20:18était algérienne
20:20et ça avait fait une histoire
20:21vous vous souvenez
20:21Zemmour qui faisait
20:22des manifestations
20:23c'était évidemment
20:25c'était les Algériens
20:26qui venaient tuer les enfants
20:27en France
20:27ce qui était un discours
20:28absolument scandaleux
20:29bon là Zemmour
20:29il est très discret
20:30il ne dit rien sur l'affaire Liana
20:31parce que là
20:32on est sur le meurtrier présumé
20:33il s'appelle Jérôme
20:34ça se passe dans un petit village
20:37afférence du Gers
20:37oui pardon
20:38merci
20:38c'est absolument
20:40la France moyenne
20:40et effectivement
20:41tous les partis
20:42sont un peu désarçonnés
20:43parce que
20:44qu'est-ce qu'on peut répondre
20:45il n'y a pas une réponse
20:45de droite
20:46de gauche
20:46il faut profiter de ça
20:48pour se dire
20:48il y a quelque chose
20:49à lequel tous les français
20:50et les françaises
20:51doivent voir penser
20:53et essayer de trouver
20:54une solution
20:55à cette histoire
20:55de violence sexuelle
20:56contre les enfants
20:57c'est évident
20:57je rappelle simplement
20:58que le procès a eu lieu
20:59dans l'affaire Lola
21:00avec une condamnation
21:01effectivement
21:01à la perpétuité réelle
21:03qui avait été définitive
21:04et pas d'appel
21:05dans cette affaire
21:07passons maintenant
21:07à la coupe du monde
21:09de football
21:09qui démarre demain
21:10organisée aux Etats-Unis
21:11au Canada
21:12et au Mexique
21:13nous allons parler
21:13des polémiques
21:14et manifestations
21:15avant même
21:16le début de la compétition
21:17mais d'abord
21:17cette information
21:18qui est tombée ce soir
21:19la fédération internationale
21:20de football
21:21de la FIFA
21:21a décidé de délivrer
21:23une accréditation
21:24pour le mondial
21:24à Christophe Glez
21:25notre confrère
21:26journaliste français
21:27détenu depuis un an
21:28en Algérie
21:29annonce faite
21:30par l'ONG
21:30reporter sans frontières
21:31qui salue
21:32je les cite
21:32une manifestation
21:33de soutien fort
21:34de la part
21:35de l'organisation
21:36Benjamin Louis
21:37votre réaction
21:37à cette accréditation
21:39symbolique ?
21:40bon là encore
21:41on est dans le registre
21:42du symbole
21:43au fond
21:44tout est bon à prendre
21:45pour que Christophe Glez
21:47retrouve sa liberté
21:48d'une manière ou d'une autre
21:49qu'il y ait une pression
21:49qui soit mise
21:50ou en tout cas
21:50un encouragement
21:51parce que c'est plutôt
21:52la méthode
21:53qui est choisie maintenant
21:54par les parents
21:55de Christophe Glez
21:56et puis visiblement
21:57par la FIFA
21:58encouragement
21:59auprès du gouvernement
22:00algérien
22:01pour que Christophe Glez
22:02retrouve sa liberté
22:03donc là en l'occurrence
22:04qu'est-ce qui se passe ?
22:05c'est la FIFA
22:05qui dit
22:06on délivre une accréditation
22:07de journaliste
22:08on lui fait un badge
22:09qu'il ne pourra pas porter
22:10il y aura donc
22:11une sorte de chaise vide
22:12parmi les journalistes
22:13je ne suis pas sûr
22:13que ça ira jusqu'à ce type
22:14de symbole-là
22:15mais voilà
22:15ce que cela dit aussi
22:17c'est qu'il y a toute une manœuvre
22:20aussi de communication
22:21de la part de Gianni Infantino
22:22qui est le patron de la FIFA
22:24qui semble-t-il
22:26agit en sous-main
22:28parce qu'il se veut aussi
22:29grand diplomate
22:31ou une sorte de diplomate
22:32de l'ombre
22:33et qu'il agirait en sous-main
22:35auprès des autorités algériennes
22:37pour faire en sorte
22:38que Christophe Glez
22:39soit libéré
22:40les parents de Christophe Glez
22:42se sont dit très contents
22:43de cette initiative
22:44et bien tant mieux
22:45voilà
22:46tant mieux pourvu que ça marche
22:47Jean-Christophe Ploquin
22:48il y avait l'espoir
22:48que cette coupe du monde de foot
22:49elle permette la grâce
22:50de Christophe Glez
22:51qu'il soit libéré
22:52on aurait d'ailleurs pu
22:53espérer que ce soit fait
22:54avant le début de ce mondial
22:55oui bien sûr
22:56c'est vraiment
22:58les autorités algériennes
22:59qui doivent aujourd'hui
23:01évaluer
23:01finalement
23:02l'importance symbolique
23:04qu'a cette affaire
23:06autour de Christophe Glez
23:07c'est aussi un petit peu
23:09l'image de l'Algérie
23:10aujourd'hui
23:11qui est en jeu
23:12et la démarche de la FIFA
23:14met un coup de projecteur
23:16quand même
23:16sur un journaliste
23:18reconnaît que c'est bien
23:19un journaliste
23:20qui faisait son métier
23:21en Algérie
23:22et donc
23:23c'est de plus en plus difficile
23:24je pense
23:25pour les autorités algériennes
23:27de présenter
23:29ce cas
23:30comme
23:30de l'espionnage
23:31du soutien
23:32à un mouvement indépendantiste
23:34voilà
23:35donc
23:35cette évaluation
23:36on pense
23:38toutes choses égales par ailleurs
23:39mais
23:39lorsque l'Iran
23:40a finalement décidé
23:41de libérer
23:43les deux derniers
23:44otages français
23:45qui étaient détenus
23:46voilà
23:46c'était parce que
23:47finalement
23:48vu la crise
23:49qui se déroulait
23:50dans le golfe Persique
23:50ça devenait un poids
23:52en quelque sorte
23:53pour les Iraniens
23:54peut-être que bientôt
23:56Christophe Glez
23:57va devenir un poids
23:58pour les autorités algériennes
23:59rapidement
23:59Elisabeth Pinault
24:00est-ce qu'on sait
24:00comment l'Elysée
24:01ce soir
24:01regarde cette accréditation
24:03symbolique
24:04l'Elysée
24:04qui suit de près
24:05le cas de Christophe Glez
24:06je n'en sais rien
24:07mais je pense que
24:08de toute façon
24:09tout est bon
24:09pour que Christophe Glez
24:10soit libéré
24:13la France n'a pas
24:13ménagé ses efforts
24:14en envoyant
24:16Gérald Darmanin
24:17M. Nunez
24:17Alif Truffaut
24:18en Algérie
24:20Emmanuel Macron
24:20a fait passer le message
24:21au pape
24:22qui se rendait en Algérie
24:23pour essayer de le faire libérer
24:25on sait
24:25vous l'avez dit
24:26qu'il faut que ce soit
24:27au bon moment
24:27il faut que l'Algérie
24:28donne l'impression
24:29d'y gagner
24:30en le libérant
24:32donc c'est une question
24:33on espère
24:34de semaine
24:35mais en tout cas
24:36c'est forcément
24:37une bonne chose
24:38cela dit
24:38par ailleurs
24:39on en parlera peut-être après
24:40la FIFA
24:40ferme les yeux
24:41sur des choses
24:42assez scanzaleuses
24:42qui se passent
24:43pour cette coupe du monde
24:44donc elle se rachète
24:45en donnant un badge
24:47à Christophe Glez
24:47bon
24:48il y a des choses
24:49assez graves
24:50qui se passent
24:50et on va en parler
24:51justement dans un instant
24:52la seconde partie
24:53désinformée
24:54dans un instant
24:5520h et 31 minutes
24:56sur France Info
25:01et l'info
25:02c'est avec Stéphane Milhomme
25:03le sort de Patrick Bruel
25:04sera sans doute
25:05scellé dans la soirée
25:06et l'une des questions
25:07est de savoir
25:08si le chanteur
25:09et comédien
25:09passera sa première nuit
25:11en prison
25:11c'est en tout cas
25:12ce que demande
25:13le parquet de Nanterre
25:14et le juge des libertés
25:15et de la détention
25:16doit en décider
25:17en attendant
25:18Patrick Bruel
25:19est depuis la fin
25:20de cet après-midi
25:21face à 4 juges
25:22qui instruisent
25:23ses affaires
25:23ils doivent décider
25:24de sa mise en examen
25:26dans 9 dossiers
25:26portant sur des accusations
25:28de viol et agression sexuelle
25:29des faits
25:30qui auraient été commis
25:31entre 2000 et 2019
25:33c'est une déclaration
25:35qui fait craindre
25:35le retour de la guerre
25:37au Moyen-Orient
25:37Donald Trump affirme
25:39que les Etats-Unis
25:40vont attaquer
25:41très durement l'Iran
25:42le président américain
25:43commence à trouver
25:44le temps long
25:45d'autant que les Iraniens
25:46ont attaqué
25:47ce début de semaine
25:48l'un de ses hélicoptères
25:49dans le détroit d'Hormuz
25:50avec également
25:51une riposte américaine
25:53dès hier soir
25:53et puis Donald Trump
25:55assure maintenant
25:55que les Etats-Unis
25:56ont fait sortir
25:57100 millions
25:58de barils de pétrole
26:00du détroit d'Hormuz
26:01c'était le mois dernier
26:02lors d'une mission secrète
26:03selon ses propres termes
26:04une déclaration
26:05le jour aussi
26:07de l'annonce
26:07d'une nouvelle hausse
26:08de l'inflation
26:09aux Etats-Unis
26:10plus 4% sur annon
26:11avec des prix plombés
26:13notamment par la hausse
26:14des carburants
26:16et en tous les cas
26:16de leurs tarifs
26:17et puis Léon XIV
26:19à la Sagra Familia
26:20pour l'un des moments
26:21marquants
26:22de son séjour en Espagne
26:23il est en train
26:24de célébrer une messe
26:25dans cette basilique
26:26de Barcelone
26:27pour bénir la tour
26:28la plus élevée
26:29de ce symbole
26:30de la Catalogne
26:30le pape
26:31qui vient de le déclarer
26:32en écho
26:33à la situation
26:34au Moyen-Orient
26:35les chrétiens
26:35ne peuvent pas
26:36promouvoir la guerre
26:45avec ce soir
26:47dans le studio
26:48de France Info
26:49Jean-Christophe Ploquin
26:50rédacteur en chef
26:51à La Croix
26:52Elisabeth Pinault
26:52grand reporter
26:53de l'agence Reuters
26:54correspondante
26:55pour Matignon
26:56et l'Elysée
26:57Benjamin-Louis
26:57correspondant en France
26:59pour la RTS
27:00la radio-télévision suisse
27:01et François Rénard
27:02journaliste
27:03et chroniqueur
27:04au Nouvel Obs
27:05nous parlions donc
27:06du mondial de football
27:07qui débute demain
27:09au Mexique
27:10au Canada
27:10et aux Etats-Unis
27:12Gianni Infantino
27:12le patron de la FIFA
27:13la fédération internationale
27:15de football
27:15donne en ce moment même
27:16une conférence de presse
27:17va-t-il évoquer
27:18les polémiques du moment
27:20avant même
27:20le début de la compétition
27:21le refus hier
27:22par l'administration Trump
27:24de laisser rentrer
27:25un arbitre somalien
27:26en raison de son origine
27:27il y a aussi
27:28ces craintes d'arrestation
27:29de la police
27:29anti-immigration
27:31l'ice devant les stades
27:32aux Etats-Unis
27:33aujourd'hui
27:34le chef des droits
27:34de l'homme
27:35de l'ONU
27:35a appelé Washington
27:36à revoir en profondeur
27:38l'application
27:39de sa politique
27:40migratoire
27:41quelle chance
27:41François Rénard
27:42a-t-il d'être entendu
27:43cet émissaire de l'ONU
27:44comme il parle
27:45à un monsieur
27:46aux cheveux roses
27:46ou aux cheveux oranges
27:47plutôt qu'il s'appelle Trump
27:48je pense qu'il n'a aucune chance
27:49d'être entendu
27:49Trump n'écoute que lui-même
27:50là la coupe du monde de football
27:53tous les 4 ans
27:53c'est pareil
27:54c'est-à-dire qu'à partir de demain
27:55c'est-à-dire à partir du moment
27:56elle va commencer
27:57tout le monde va entrer
27:59dans la folie
27:59et ça montre à la finale
28:01et on ne pourra plus rien dire
28:02donc c'est le dernier soir
28:03où on peut faire
28:04quelques remarques
28:04profitons-en
28:05alors si on peut
28:06peut-être voir
28:07qu'il y a une différence
28:08il y a 4 ans
28:08au moment du Qatar
28:10on avait beaucoup parlé
28:11de tous les problèmes
28:12avant
28:12les semaines avant
28:13et puis effectivement
28:14au moment du premier coup
28:15d'envoi
28:16on va dire
28:17on n'a plus trop parlé
28:18des problèmes
28:19là
28:19est-ce que ce n'est pas
28:20un peu le contraire
28:21c'est-à-dire qu'on a peu parlé avant
28:23et finalement
28:24les choses arrivent aussi là
28:25d'accord
28:25en tout cas
28:25en tout cas
28:26on aurait dû
28:27on aurait dû
28:27parce que quand on voit
28:28tous les articles
28:29qui racontent
28:29les conditions d'attribution
28:31les magouilles
28:32de M. Infante
28:33de la FIFA
28:34etc.
28:34c'est absolument scandaleux
28:35le prix des places
28:36ça on en a quand même
28:37beaucoup parlé
28:37c'est honteux
28:38il y a des supporters
28:39qui ne peuvent pas y aller
28:39et puis
28:40la cerise
28:41sur ce gâteau ignoble
28:42si on peut dire
28:43c'est cette histoire
28:44d'arbitre
28:45qui était empêché d'y aller
28:46alors
28:46il s'appelle M. Artan
28:47il est somalien
28:49la police des frontières américaines
28:51n'a pas motivé
28:53c'est-à-dire juste
28:53c'est lié
28:54à son dossier
28:55on ne sait pas
28:55ce qu'il y a comme dossier
28:56et en fait
28:56la réalité des choses
28:57c'est que cet homme-là
28:58qui est considéré
28:59par les Africains
29:00comme le meilleur arbitre d'Afrique
29:02il est somalien
29:04et que Trump déteste la Somalie
29:05je ne sais plus exactement
29:06pour quelles raisons
29:06il l'appelle
29:08le trou du cul du monde
29:09un trou à merde
29:10pardon de l'expression
29:11et le classe dans la catégorie
29:13ce qu'il appelle
29:14les pays pourris
29:14voilà
29:15et donc
29:16comme cet arbitre
29:17qui est excellent
29:18vient de ce pays
29:18que n'aime pas le président
29:19il y a des officiers
29:20de la police
29:21et la chose
29:22alors ça
29:23ça ne nous étonne plus
29:24de la police de Trump
29:25mais ce qui est scandaleux
29:26c'est que le reste
29:27des arbitres du monde
29:27n'est pas dit
29:28dans ce cas-là
29:28nous on n'y va pas
29:29c'est incompréhensible
29:31je ne comprends pas
29:32pourquoi une décision
29:33aussi unique
29:34n'a pas suscité
29:35un mouvement de solidarité
29:36des autres arbitres
29:38ou de la FIFA
29:38la FIFA quand même
29:39c'est eux qui organisent
29:41non je voulais juste
29:42préciser une chose
29:42sur ce que vous avez dit
29:43Victor
29:43donc l'émissaire de l'ONU
29:44comme vous dites
29:45c'est le haut commissaire
29:46aux droits de l'homme
29:46Volker Turc
29:47qui s'est exprimé
29:49à l'occasion
29:51du début de la session
29:52du conseil des droits de l'homme
29:53qui commence à Genève lundi
29:54je le précise
29:54ça me tient à coeur
29:55mais tout ça pour dire
29:56que malgré tout
29:57il y a quand même
29:57un certain courage
29:58parce qu'on rappelle
29:58que les hauts fonctionnaires
30:01des Nations Unies
30:01n'ont que pour se larmes
30:03leur parole
30:03et là en l'occurrence
30:04dire à la veille
30:05du début de la coupe du monde
30:07que les Etats-Unis
30:08qui notamment coupent
30:09les financements
30:10de manière drastique
30:11aux Nations Unies
30:13devraient revoir
30:14toutes leurs politiques
30:14migratoires
30:15ça demande un certain courage
30:17quand même
30:17ça il fallait juste
30:18le redire
30:19et encore une fois
30:20sur l'attitude
30:20et le traitement
30:22qui a été réservé
30:23à cet arbitre somalien
30:24on est vraiment
30:25dans la science-fiction
30:26c'est visiblement
30:28du zèle en fait
30:29pour appliquer
30:31les préceptes
30:33les préceptes
30:34du grand chef
30:35du guide
30:35c'est quelque chose
30:36d'absolument hallucinant
30:38et donc vous remarquez
30:39la coupe du monde
30:40n'a même pas encore commencé
30:41on a parlé de tout
30:42sauf de foot
30:43mais on a fait que
30:44de parler de problèmes
30:45donc ça s'annonce
30:46quand même
30:46assez passionnant
30:47je dirais
30:47d'un point de vue journalistique
30:48Jean-Christophe Ploquin
30:49avec aussi des craintes
30:51on l'a dit
30:51de voir des arrestations
30:52voire des expulsions
30:53pendant les matchs
30:55devant les stades
30:56pendant la compétition
30:57oui parce que
30:58la fameuse police
30:58de l'immigration
30:59donc patrouille
31:01aux abords du stade
31:03et alors
31:03prenons juste un exemple
31:04il se trouve que
31:05le Haïti
31:06ce pays
31:08des Caraïbes
31:09assez cher
31:10aux français
31:11s'est qualifié
31:12pour jouer
31:13la compétition
31:14aux Etats-Unis
31:15donc elle va jouer
31:16et évidemment
31:18il y a énormément
31:19de migrants
31:20haïtiens
31:20qui sont
31:22aux Etats-Unis
31:22et donc
31:23ils se demandent
31:24si en allant supporter
31:25leur équipe
31:26ils ne vont pas ressortir
31:27avec les menottes
31:28au poignet
31:29donc il y a vraiment
31:30une tension
31:31qui est mise
31:31aujourd'hui
31:32sur un certain nombre
31:32de supporters
31:33des pays en question
31:34qui est énorme
31:35moi je trouve
31:36qu'on est presque
31:37finalement dans une sorte
31:37de contradiction
31:38dans les termes
31:39dans le fait
31:40que la coupe du monde
31:41se déroule aux Etats-Unis
31:42alors évidemment
31:43ça a été décidé
31:44il y a 8 ans
31:45ou 12 ans
31:45mais le fait
31:46que ce soit Trump
31:47qui soit là
31:48et cette administration
31:49qui est tellement obsédée
31:50par l'enjeu
31:51de la lutte
31:52contre les migrants
31:52illégaux
31:53et les migrants
31:54tout court
31:54c'est une contradiction
31:56parce que
31:56la coupe du monde
31:57c'est un événement sportif
31:59qui est fait justement
31:59pour rassembler
32:00pour rassembler
32:01des gens du monde entier
32:02et d'ailleurs
32:04vous avez donc
32:05presque un quart
32:06des pays
32:06qui sont présents
32:08à l'ONU
32:08sont qualifiés
32:09et vont jouer
32:10donc voilà
32:11c'est la grande fête
32:12du monde
32:12autour du football
32:13avec en plus
32:14un nombre conséquent
32:16d'équipes
32:16ce qui n'était jamais arrivé
32:1748
32:17et vous avez ce président
32:18qui au contraire
32:19veut fermer son pays
32:22au monde
32:22donc voilà
32:23c'est juste pas
32:24le bon endroit
32:25au bon moment
32:25et remettons juste
32:26les choses un petit peu
32:27de l'actualité
32:28en perspective
32:28on va avoir donc
32:30au début de cette coupe du monde
32:31demain
32:32tout le
32:33j'ai envie de dire
32:34le bullshit communicationnel
32:35habituel de la FIFA
32:36sur ce grand événement de paix
32:38rappelons aussi
32:38que Gianni Infantino
32:39a quand même fabriqué
32:40de toutes pièces
32:41un prix de la paix
32:42qu'il a remis
32:43à son grand ami
32:44Donald Trump
32:45et donc Donald Trump
32:46dit qu'il va sans doute
32:47recommencer les bombardements
32:48sur l'Iran
32:49le jour même
32:50du début
32:51je veux dire
32:51juste de remettre ça
32:52un petit peu en perspective
32:53c'est absolument
32:55ubuesque
32:56et la FIFA
32:57qui dit vouloir
32:58engranger 11 milliards
33:00de dollars
33:00de recettes
33:01sur ce mondial
33:03François Reynard
33:03oui la seule chose
33:04qui peut nous laisser
33:05à espérer
33:05c'est qu'il y a deux autres pays
33:06qui sont organisateurs
33:07qui sont le Mexique
33:07et le Canada
33:08donc je pense que
33:09comme ce sont deux personnalités
33:11Mme Chenbonne au Mexique
33:12et j'ai oublié le nom
33:13de Premier ministre canadien
33:14Marc Carni
33:15merci
33:15il est à Paris
33:16il est vendredi
33:16qui sont tous les deux
33:18plutôt des figures
33:19disons
33:19non pas forcément anti-Trump
33:21mais en tout cas
33:21qui se distancient de Trump
33:23peut-être que
33:24si j'étais eux
33:25en tout cas j'essaierai de jouer
33:26des cartes
33:26de soft power
33:27pour dire nous on n'est pas
33:28comme ce dingue au milieu
33:29mais la présidente mexicaine
33:30a effectivement
33:31Claudia Aschenbaum
33:32qui dit que tout ira bien
33:33que tout est sous contrôle
33:34elle fait face
33:34aussi à des manifestations
33:36énormes
33:36en ce moment
33:37ce soir devant l'aéroport
33:38à Mexico
33:39hier devant le stade
33:40sans doute
33:41à nouveau demain
33:42on voit que
33:42effectivement
33:43la première image
33:44qui sortira peut-être
33:45de ce mondial demain
33:46Elisabeth Pinault
33:47elle ne sera pas festive
33:48avec l'image du football
33:49ce sera sans doute
33:49des images de manifestations
33:50on a vu déjà
33:51des images assez choquantes
33:53les footballeurs africains
33:55qui étaient fouillés
33:55plus que les autres
33:56je crois
33:57je parle souvent de contrôle
33:58qu'il est interdit
33:59aux haïtiens
34:00de venir aux Etats-Unis
34:01je crois que
34:02l'interdiction est totale
34:04il y a l'équipe
34:05mais aucun supporter haïtiens
34:07ne peut venir
34:07sur le sol américain
34:08il y a les migrants
34:10qui sont déjà aux Etats-Unis
34:11exactement
34:11de peur qu'ils y restent
34:13ça paraît tout à fait étonnant
34:16je ne suis pas spécialiste
34:17mais la FIFA
34:18quand elle accorde
34:19la coupe du monde
34:20il y a quand même
34:20un cahier des charges
34:22si c'est la grande fête
34:23du football
34:23tout le monde doit pouvoir venir
34:25ça semble tout à fait étonnant
34:27on va voir
34:28s'il y a des réactions
34:29il y a déjà des manifestations
34:30que vont dire les joueurs
34:32c'est ce que j'allais vous demander
34:33la fameuse question du politique
34:35dans le sport
34:36et en particulier
34:37dans le football
34:38on sait que l'équipe de France
34:39arrive ce soir
34:39à son camp de base de Boston
34:41sur la côte est
34:42des Etats-Unis
34:43est-ce que les joueurs
34:43vont prendre position
34:44on sait qu'Il y a même bappé
34:45il y a un mois
34:46par exemple
34:47s'est exprimé
34:47sur la politique française
34:48en disant
34:49le danger que représenterait
34:51l'arrivée du rassemblement national
34:52au pouvoir
34:53est-ce qu'il va prendre position
34:55s'il est interrogé
34:56sur ce qui se passe
34:57aux Etats-Unis
34:57on verra s'il aura ce courage
34:58parce que pour l'instant
34:59on n'a pas entendu beaucoup
35:00les arbitres
35:01on en a parlé
35:02défendre leurs collègues somaliens
35:04on n'a pas entendu
35:05grand monde
35:08se scandaliser
35:09du traitement
35:10réservé aux Haïtiens
35:11on verra
35:12si les joueurs
35:13prennent leurs responsabilités
35:14Je vous voyais faire la moue
35:15Benjamin-Louis
35:16sur une éventuelle prise de parole
35:17sur le sujet
35:18de Kylian Mbappé
35:19Parce qu'il y a des indignations
35:21un peu plus consensuelles
35:22que d'autres
35:23je crois
35:23dans le monde du sport
35:24d'ailleurs sur Christophe Glaze
35:25encore une fois
35:26on n'a pas énormément entendu
35:29les joueurs
35:29notamment de l'équipe de France
35:32mais encore une fois
35:33je ne suis pas sûr
35:34qu'il va y avoir
35:36une grande levée de boucliers
35:37contre Trump
35:38pendant la Coupe du Monde
35:39pendant que les joueurs
35:40seront sur place
35:41aussi parce qu'il fait régner la peur
35:43il faut bien
35:43ce qui est en train de se passer
35:45ce que l'on décrit
35:45depuis quelques minutes
35:46c'est aussi là
35:48pour montrer que
35:48ici ça se passe comme ça
35:50et pas autrement
35:50ce qu'on décrit
35:51depuis quelques minutes
35:52et depuis plus longtemps encore
35:53peut-être
35:54depuis son arrivée
35:54à la Maison Blanche
35:55et on parle souvent
35:57de cette Coupe du Monde
35:58comme une répétition générale
35:59des Jeux Olympiques
36:00de Los Angeles de 2028
36:01qui seront en pleine campagne
36:02électorale
36:03de la présidentielle
36:04donc ça promet
36:05François Rémart
36:06tout ça avec
36:07les cérémonies
36:08sur le bicentenaire
36:09des Etats-Unis
36:10etc
36:10et l'anniversaire
36:12250
36:12250 ans
36:13oui
36:14et je crois que
36:15cet homme fête son anniversaire
36:16ce week-end
36:17le 14 juin
36:18donc voilà
36:18donc tout ça
36:20va aboutir
36:22à une célébration
36:24de Trump
36:24qui est irréelle
36:25pour quelqu'un
36:26qui en plus
36:26n'aime pas le football
36:28là aucune formation
36:29sur le football
36:29leur sport
36:30c'est pas le football
36:31c'est le football américain
36:32ou le baseball
36:33ou le basket
36:34mais aux Etats-Unis
36:35la culture de football
36:36c'est la culture des immigrés
36:36c'est la culture des latinos
36:37c'est ceux qui jouent au football
36:39aux Etats-Unis
36:40c'est les gens
36:41qui viennent d'Amérique latine
36:42donc franchement
36:43cette Coupe du Monde
36:44elle est terriblement mal partie
36:45alors la seule chose
36:46qui peut nous rassurer
36:46c'est que M. Mamdani
36:47le maire de New York
36:48a prédit
36:49paraît-il
36:49que la France serait en finale
36:51et qu'elle serait face au Maroc
36:52et que ce serait le Maroc
36:53qui gagnerait
36:54c'est le nouveau
36:54Paul Le Poulpe
36:55c'est ça
36:58les prédictions
36:59on verra bien
37:00en général
37:00c'est toujours un peu compliqué
37:02la France qui rentre
37:03dans la compétition
37:04dans ce mondial
37:04mardi 16 juin
37:06face au Sénégal
37:07ce sera à suivre
37:07sur France Info
37:09bien évidemment
37:09comme le lancement
37:10de cette Coupe du Monde
37:11demain
37:13également
37:13partons à présent
37:14pour un pays
37:15un grand pays de football
37:17l'Espagne
37:17mais pour parler cette fois
37:18de la visite du pape
37:20après Madrid
37:21et le stade Bernabeu
37:22Léon XIV
37:22est en ce moment même
37:23à Barcelone
37:24au coeur de la Sagrada Familia
37:26c'est un des monuments
37:27les plus célèbres du pays
37:28les plus célèbres d'Espagne
37:29c'est tout un symbole
37:30Jean-Christophe Ploquin
37:31on est 100 ans
37:32jour pour jour
37:32après la mort
37:33de l'architecte
37:34de la Sagrada Familia
37:35Anthony Gaudi
37:36fervent catholique
37:37qui devrait d'ailleurs
37:37bientôt être beatifié
37:38voilà
37:39donc on vous l'avait
37:40sous les yeux
37:40ce monument
37:41je pense que
37:42beaucoup de téléspectateurs
37:46le connaissent
37:47ce monument
37:47parce que quand on va
37:48à Barcelone
37:48c'est vraiment
37:49l'un des passages obligés
37:50et effectivement
37:51ce qui est extraordinaire
37:52dans cette oeuvre
37:53finalement
37:54c'est que c'est une oeuvre
37:55en perpétuelle évolution
37:57et par rapport
37:59à des cathédrales
38:00qu'on connaît
38:00et il y en a
38:02beaucoup en France
38:03là c'est vraiment
38:05une basilique
38:06qui continue
38:07à être construite
38:08et ça va continuer
38:09d'ailleurs
38:09parce qu'elle n'est
38:10toujours pas achevée
38:11puisque cet architecte
38:13Gaudi
38:13est mort
38:14dans les années
38:16donc en 1926
38:17et donc
38:18n'a pas laissé
38:20de plan particulier
38:21et donc
38:22ce sont ses successeurs
38:23qui en s'inspirant
38:25un peu
38:25de sa méthode
38:26des formes
38:27qu'il avait
38:30initiées
38:30en quelque sorte
38:31ont poursuivi
38:33cette oeuvre
38:33et alors
38:34ce qui était
38:34très intéressant
38:35ce qui est très intéressant
38:36c'est que
38:38Léon XIV
38:39a filé
38:40un peu la métaphore
38:41c'est-à-dire
38:42lorsqu'il a fait
38:43l'Omélie
38:45il y a quelques instants
38:47à Barcelone
38:48devant la Sagrada Familia
38:49donc il a expliqué
38:50il a fait le parallèle
38:52qui est assez classique
38:53dans la théologie catholique
38:54en disant
38:54bon
38:54les cathédrales
38:56et les pierres
38:57c'est super important
38:58et c'est bien
38:59d'avoir des beaux lieux
39:00qui vont pousser
39:01à l'élévation
39:02un petit peu de l'esprit
39:03mais les vrais temples
39:04les vraiment lieux
39:05les lieux
39:06vraiment importants
39:07où se passe
39:08en quelque sorte
39:09la foi des hommes
39:10c'est nous
39:11c'est nous
39:12chacun
39:13dans notre être
39:13et dans notre individualité
39:15voilà
39:15donc on a retrouvé
39:16un petit peu
39:17un Léon XIV
39:18à la fois
39:20classique
39:20dans son enseignement
39:22mais en même temps
39:23bien sur ses fondamentaux
39:24voilà
39:24il y a le symbole
39:25on va dire
39:26de cette visite
39:27à la Sagrada Familia
39:28symbole religieux aussi
39:29et puis politique
39:30diplomatique
39:31en quelque sorte
39:31François Reynard
39:32un pape en Espagne
39:33ce n'était plus arrivé
39:34depuis 2010
39:35depuis Benoît XVI
39:36oui
39:36et puis un pape en Espagne
39:37qui fait une visite
39:38où il dit des choses
39:39plutôt bien
39:40plutôt apaisantes
39:41c'est un homme
39:42d'apaisement
39:44Léon XIV
39:44par exemple
39:45l'Espagne
39:45c'est un pays
39:46encore plus polarisé
39:46que la France
39:47sur le plan politique
39:48extrême droite
39:49contre la gauche
39:49au pouvoir
39:50et lui
39:51il essaie de calmer
39:51les choses
39:52et je me faisais
39:52cette réflexion
39:53en essayant de regarder
39:54un petit peu
39:55ce qu'il disait
39:56et tout ça
39:56que moi
39:57personnellement
39:57je viens d'un milieu
39:58totalement voltairien
39:59anticlérical
40:00quand j'étais gamin
40:01c'était l'idée
40:02je ne sais pas
40:03à Akiri Charlie Hebdo
40:04quand le pape parlait
40:05c'était un espèce
40:05de vieux monsieur grotesque
40:06qui disait des trucs absurdes
40:07dont on se moquait
40:08par définition
40:08et maintenant
40:09je vois que dans le monde
40:10de dingue
40:10dans lequel on est
40:11entre le Trump
40:13qui fait toutes les folies
40:14les divers dictateurs
40:16c'est Jinping
40:16Poutine etc
40:17là il y a un homme
40:18qui dit des choses
40:19respectables
40:20qui dit des choses
40:21qu'on écoute
40:21je suis très frappé
40:23le discours qu'il a fait
40:23il n'y a pas longtemps
40:24sur l'intelligence artificielle
40:26tout le monde l'a salué
40:27l'a lu etc
40:28c'est-à-dire que
40:29François déjà
40:30son prédécesseur
40:31était comme ça
40:31mais il fait retrouver
40:32une parole d'intelligence
40:34etc
40:34qui encore une fois
40:35c'est un athée
40:36qui vous parle
40:36mais que je trouve
40:38absolument formidable
40:39et voilà
40:40et donc voilà
40:41je salue ce pape
40:42vous vous transformez
40:43en pape François Rénard
40:44Benjamin Louis
40:47le pape François justement
40:48lui il avait boudé
40:49l'Espagne
40:49pendant toute la durée
40:51de ce temps
40:53oui alors
40:53j'en connais pas
40:54les raisons profondes
40:55mais il y a quelque chose
40:55d'intéressant à regarder
40:56avec la personnalité
40:57du pape Léon
40:58qui déjà
40:59et je rejoins François sur ça
41:00le pape François
41:01qui est assis en face de moi
41:02à sa sainteté
41:04qu'il redonne foi aussi
41:06en les Etats-Unis
41:07il redonne foi
41:07les Américains
41:08parce qu'il montre
41:09ce qu'il y a au fond
41:10de plus beau
41:10dans les Américains
41:11c'est un Américain
41:12ouvert sur le monde
41:14hispanophile
41:15justement qui a
41:16un amour
41:17non dissimulé
41:17pour l'Amérique latine
41:19ça parle aussi
41:19ça fait un lien
41:20avec le sujet précédent
41:21il parle un espagnol
41:22sans accent
41:22il parle un espagnol
41:25excellent
41:25et fluide
41:26et on voit
41:27il prend un plaisir
41:28non dissimulé
41:28à se balader
41:29dans la foule en Espagne
41:30il rencontre
41:31Bad Bunny
41:32qui est donc
41:33une des stars latino
41:35globale
41:37détesté par Trump
41:38détesté par Trump
41:39parce que
41:40Bad Bunny
41:40est une réalité
41:41que Trump ne veut pas voir
41:42c'est-à-dire qu'aux Etats-Unis
41:43on parle de plus en plus
41:44l'espagnol
41:45et même
41:45les petits Américains
41:46du Midwest
41:47adorent écouter
41:48des bitiramas fotos
41:50des trucs
41:51que chante
41:51Bad Bunny
41:52en espagnol
41:52et ils apprennent
41:53à comprendre
41:54ces paroles
41:54donc il y a quelque chose
41:55d'incroyable
41:55qui est aussi personnifié
41:56dans ce pape
41:57qui a quelque chose
41:58à la fois d'apaisant
41:59de relativement discret
42:01dans la personnalité
42:02et en même temps
42:03d'assez
42:03je vais peut-être oser dire
42:04le mot progressiste
42:05bon c'est peut-être
42:06un peu difficile quand même
42:07pour un pape
42:07mais en tout cas
42:08il y a quelque chose
42:08de frais
42:09de jeune
42:10d'attirant au fond
42:12auprès de lui
42:12on a envie de l'écouter
42:14parce qu'il a un discours apaisé
42:15dans la bouche d'un Américain
42:16en ce moment
42:17ça manque beaucoup
42:17mais qui s'affirme
42:18effectivement de plus en plus
42:19c'est Elisabeth Pinot
42:20on a parlé de ses débuts
42:21très discrets
42:22effectivement
42:23et maintenant on le voit
42:23beaucoup plus
42:24on avait vu notamment
42:25cette grande polémique
42:26cette passe d'arme à distance
42:27avec Donald Trump
42:27oui c'était déjà intéressant
42:29voilà un pape très politique
42:31le pape François
42:31était plutôt social
42:32il était vraiment
42:33auprès des plus pauvres
42:34là on a un pape
42:36qui a toujours rêvé
42:37d'être pape
42:37j'aime beaucoup cette anecdote
42:38il jouait pas aux petites voitures
42:39il jouait à la messe
42:40quand il était petit
42:40c'est son frère
42:41qui a raconté ça
42:42et on sent
42:42voilà
42:42il est là
42:43où il voulait être
42:45où il a toujours voulu être
42:46et je trouve que ce
42:47voyage en Espagne
42:48est très impressionnant
42:49la messe dimanche
42:50devant 1,2 million de personnes
42:52à Madrid
42:53avec ce message de paix
42:55où il dit
42:56aux politiques du monde entier
42:57arrêtez de vous diviser
42:59de diviser vos électeurs
43:00ça parle à tout le monde
43:02il va aller quand même
43:03aller voir des migrants
43:04aux Canaries
43:05qui sont pour la plupart
43:06francophones
43:07il va leur parler en français
43:08il parle très bien anglais
43:09bien entendu
43:09il parle espagnol
43:10parce qu'il a été au Pérou
43:12pendant des années
43:13en mission là-bas
43:14et il va parler français
43:15avec des Africains
43:17francophones
43:17migrants
43:18aux îles Canaries
43:19voilà encore un message
43:20très important
43:21d'accueil
43:22en tout cas c'est un
43:23est-ce qu'il enverra
43:24un message aussi
43:25à Donald Trump
43:25c'était le sujet précédent
43:27sur la politique migratoire
43:28tout ce qu'il fait
43:28est un message
43:29pour Donald Trump
43:30et pas seulement
43:30à Donald Trump
43:31mais aussi à J.D. Vance
43:32on reparle encore
43:33du traumatisme de Munich
43:34et aussi à Pete Exet
43:35qui est catholique
43:36qui est catholique
43:37d'ailleurs effectivement
43:38et à Pete Exet
43:39donc le secrétaire à la guerre
43:40qui il y a quelques jours
43:41a sorti un discours
43:42aussi complètement lunaire
43:43en disant qu'il y avait
43:43de nouveaux débarquements
43:44mais hostiles
43:45en faisant référence
43:46aux migrants
43:47donc là il vient vraiment
43:49apporter un contre-pied total
43:50juste sur le pape François
43:51le pape François
43:52lui au fond
43:54l'hispanophilie
43:54l'hispanité
43:55c'était quelque chose
43:56de naturel chez lui
43:56c'était un argentin
43:57qui adorait aussi
43:58parler l'italien
44:00donc finalement
44:01c'était un peu
44:01un détail
44:02dans son être
44:04et là on voit vraiment
44:05qu'il y a un américain
44:06qui a un amour
44:07pour tout ce qui a
44:08un lien avec la latinité
44:10et c'est aussi
44:11un acte politique
44:12Christophe Ploquin
44:12le déplacement
44:13en Espagne aussi
44:14c'est que la religion catholique
44:16elle fait face
44:16à la concurrence
44:17aujourd'hui très large
44:18des évangélistes
44:20ils sont de plus en plus
44:20nombreux en Espagne
44:21oui
44:22c'est un phénomène
44:23le phénomène des évangélistes
44:25on dit qu'un temple
44:26ouvre presque tous les 4 jours
44:27oui c'est ça
44:27c'est aussi lié
44:29je pense à l'immigration
44:31latino
44:31qui vient d'Amérique latine
44:33puisqu'en Amérique latine
44:34aussi
44:35les églises évangéliques
44:37progressent assez rapidement
44:38et en Espagne
44:39aujourd'hui
44:40je crois que c'est 50%
44:41de la population
44:41qui se dit
44:43catholique
44:44donc par rapport
44:45à l'image
44:45de l'Espagne
44:47les évangélistes
44:48c'est un million et demi
44:49de fidèles
44:50c'est ça
44:50et donc voilà
44:51effectivement
44:51l'Espagne
44:52elle aussi
44:52a beaucoup changé
44:53depuis 20 ou 30 ans
44:56moi ce qui m'intéresse
44:57effectivement
44:57et vous l'avez souligné
44:59tout à l'heure
45:00Elisabeth
45:00c'est le voyage
45:02de demain
45:03et d'après-demain
45:04au Canary
45:05et là je pense
45:06que c'est effectivement
45:07très fort
45:07comme message
45:08et sur cette thématique là
45:11le pape Léon
45:12est vraiment
45:12dans la continuité
45:13du pape François
45:15qui avait fait
45:16de la question
45:17des migrants
45:17des marqueurs
45:18de son pontificat
45:20et là
45:20effectivement
45:21en allant
45:22dans cet archipel
45:24où donc
45:26des jeunes
45:27pour la plupart
45:28des jeunes africains
45:29qui partent du Sénégal
45:30donc qui se lancent
45:32dans une sorte
45:33d'odyssée
45:34mais dont énormément
45:35ne reviennent pas
45:36on estime
45:37qu'il y a eu
45:3740 000 morts
45:38dans l'océan Atlantique
45:40pour ces
45:41de jeunes
45:43qui
45:43des côtes africaines
45:44ont essayé
45:45de rallier
45:45les Canaries
45:46donc c'est vraiment
45:47un lieu aussi
45:48symbole
45:48d'une souffrance
45:49extraordinaire
45:50d'une tension
45:51aussi
45:51dans notre monde
45:53aujourd'hui
45:53et Léon va rajouter
45:56encore une petite couche
45:58lorsqu'il va aller
45:59à Lampedusa
46:00dans quelques jours
46:01où là aussi
46:02le pape François
46:03avait fait son premier voyage
46:04lorsqu'il était
46:05lorsqu'il avait été
46:06élu pape
46:06donc cette question
46:07de l'immigration
46:08effectivement
46:09est vraiment
46:10posée comme une sorte
46:11de contradiction
46:12par rapport
46:13à Donald Trump
46:15mais aussi
46:15par rapport
46:17aux forces politiques
46:18en Europe
46:19qui aussi
46:20se montrent très hostiles
46:21au mouvement migratoire
46:22je voulais juste
46:22sur le pape et l'Espagne
46:23enfin sur le catholicisme
46:24et l'Espagne
46:25rappeler juste
46:26deux petits points
46:27qu'il faut quand même évoquer
46:28c'est premièrement
46:29qui sont deux
46:30cailloux dans le poids
46:31dans l'histoire de l'église
46:32dans l'Espagne
46:33c'est premièrement
46:36les évêques
46:37la hiérarchie
46:38a massivement
46:38soutenu le franquisme
46:39donc ça c'était
46:40un truc
46:40qu'il y a beaucoup
46:41d'Espagnols
46:41qui n'ont pas oublié ça
46:42il y a beaucoup
46:42d'Espagnols
46:42qui du côté républicain
46:44qui n'ont pas oublié
46:44que c'est les évêques
46:46qui bénissaient
46:46les gens
46:47qui les fusillaient
46:47donc voilà
46:48il y a des souvenirs
46:48de ça
46:49et puis d'autre part
46:49plus encore qu'ailleurs
46:51il y a eu d'énormes affaires
46:52de pédophilie dans l'église
46:53il y a un film
46:54d'Almodovar
46:55qui traite de ça
46:56donc ça reste beaucoup
46:58mais alors évidemment
46:58je ne suis pas en train
46:59d'accuser le pape
47:00d'être responsable de ça
47:00il était à peine né
47:02quand il y avait le franquisme
47:03je ne sais pas
47:03et en tout cas
47:04aujourd'hui
47:05il apaise tout ça
47:06mais en tout cas
47:07je veux dire
47:07il y a cette histoire-là
47:08qu'il ne faut quand même pas oublier
47:09avec l'Espagne
47:10Elisabeth Pinot
47:11on a dit que le pape
47:11venait en Espagne
47:12effectivement
47:13c'est un événement historique
47:14il va venir en France aussi
47:15alors il est venu à Marseille
47:17en Corse
47:17mais le pape François
47:18lui en disant
47:19que ce n'était pas vraiment
47:20un voyage en France
47:21mais sur les rives
47:22de la Méditerranée
47:23cette fois Léon XIV
47:23lui il va venir à Paris
47:25en septembre prochain
47:26à Paris, à Lourdes
47:27à Notre-Dame de Paris
47:28lui il n'a pas peur
47:29d'aller dans les grands endroits
47:31il voit le roi d'Espagne
47:33il va à la Sagrada Familia
47:34et il ira à Notre-Dame de Paris
47:36et à Lourdes
47:37qui est quand même
47:38la ville du pèlerinage
47:39par excellence en France
47:41donc en effet
47:42on sent un pape
47:43qui est très à l'aise
47:44avec tous ses symboles
47:45à la différence de François
47:46qui lui a toujours détesté
47:49tout ce qui était
47:49un peu trop pompeux
47:50et d'ailleurs ça avait été
47:51un peu acrimonieux
47:52avec Emmanuel Macron
47:53qui espérait sa venue
47:55Oui, relation ambiguë
47:56enfin compliquée on va dire
47:57Oui, un petit peu
47:58un petit peu
47:59oui
47:59alors on ne sait pas
48:00exactement pourquoi
48:01en fait je pense que
48:02il ne voulait pas
48:03qu'Emmanuel Macron
48:04profite de sa présence
48:07moi j'étais à Rome
48:09lors de la rencontre
48:11entre le pape Léon
48:12et Emmanuel Macron
48:13il y a un mois ou deux
48:15ça s'est bien passé
48:16ils se sont parlé
48:17pendant très longtemps
48:18ils ont notamment parlé
48:19du Liban
48:19qui est une préoccupation
48:21commune
48:22et nul doute
48:22qu'Emmanuel Macron
48:24président finissant
48:25aura à coeur
48:26d'accueillir le pape
48:27en septembre prochain
48:28Madame Aloïs
48:29sur cette relation
48:31Emmanuel Macron
48:31pape François
48:32alors je ne l'ai pas
48:33vécu
48:34dans les coulisses
48:36mais effectivement
48:37le pape François
48:38c'était quand même
48:39un sacré caractère
48:40j'ai l'impression
48:41et il n'était pas très branché
48:42fille aînée de l'église
48:43son truc
48:44justement
48:44la seule fois
48:45qu'il est venu en France
48:45c'était en Corse
48:46donc il y a quand même eu
48:48là aussi
48:48quasiment
48:48et à Marseille
48:49c'est vrai
48:50et à Strasbourg
48:51et à Strasbourg aussi
48:52bon bah ma démonstration
48:53ne tient plus du tout
48:55donc je vais m'arrêter là
48:55non mais il a
48:57en tout cas
48:58été effectivement
48:59dans une relation
49:00un peu plus
49:01comment dire
49:02un petit peu plus
49:03guindée
49:03avec la France
49:05que d'autres papes
49:05Jean-Christophe Ploquet
49:06un mot aussi
49:07pour dire que le pape
49:07en XIV viendra à Metz
49:09c'est important aussi
49:09bravo Victor
49:10et ça c'est
49:11non mais c'est super important
49:12parce que
49:13Metz
49:13c'est-à-dire que la France
49:14vaut bien à Metz
49:16excellent
49:17non mais c'est très important
49:19parce que donc
49:19il y va pour aller
49:20sur la sépulture
49:21de Robert Schumann
49:22donc qui est
49:23l'un des
49:25fondateur
49:25l'une des personnes
49:26qui a pensé
49:27l'Union Européenne
49:28et l'Union Européenne
49:29en tant que projet de paix
49:31et de projet de paix
49:32dans une Europe
49:33qui sortait tout juste
49:34de la Deuxième Guerre Mondiale
49:35et on est aujourd'hui
49:36dans une Europe
49:37où le risque de guerre
49:38se fait tous les jours
49:39plus grand
49:39parce qu'avec
49:40Vladimir Poutine
49:41donc on peut penser
49:42qu'un jour
49:43après l'Ukraine
49:44il aimerait bien
49:44aller encore un peu plus loin
49:45donc le fait que le pape
49:47vienne saluer
49:48la figure de Robert Schumann
49:49ça a une portée
49:51extrêmement importante
49:51et c'est vraiment
49:52un appui aussi
49:53au projet européen
49:55en tant que construction
49:56garantie de paix
49:57en quelque sorte
49:58sur notre continent
49:58Tiens un mot
49:59parce qu'on en parlait
50:00il y a quelques minutes
50:01à propos de Christophe Gleiz
50:02notre confrère
50:04journaliste emprisonné
50:05en Algérie
50:05depuis maintenant
50:06un an
50:07le patron de la FIFA
50:08Janine Fantino
50:09à l'instant
50:09dit qu'il espère
50:10une grâce présidentielle
50:12effectivement
50:12pour Christophe Gleiz
50:14lors d'une conférence de presse
50:15qui a lieu en ce moment
50:15à la veille du début
50:16du mondial de foot
50:17aux Etats-Unis
50:18c'est déjà la fin
50:19de ces informés
50:20Jean-Christophe Ploquin
50:21à la une de la croix
50:22demain
50:22la magie du ballon rond
50:24voilà
50:25donc on fait la une
50:26sur la coupe du monde
50:27de football
50:27avec une très belle photo
50:29d'un supporter haïtien
50:30plein d'énergie
50:31voilà on en a parlé
50:32justement ce soir
50:33à la une du nouvel
50:34op cette semaine
50:35je l'ai avec moi
50:35c'est Trump
50:36dans le espace
50:36c'est le guépier iranien
50:38le fait qu'il n'arrive pas
50:39à en sortir
50:40il y a un petit ballon rond
50:41à côté
50:41mais enfin
50:41il y a même la coupe du monde
50:42à côté
50:43ça ne va pas lui porter
50:45forcément chance
50:46profet de la coupe du monde
50:47merci à tous
50:48merci Elisabeth Pinault
50:49d'être venu ce soir
50:50merci Benjamin-Louis
50:51correspondant en France
50:52pour la RTS
50:53la radio télévision suisse
50:55merci à vous tous
50:56d'avoir suivi cette émission
50:58à retrouver en replay
50:59sur franceinfo.fr
51:01les informés
51:02qui reviennent
51:02demain matin
51:03à 9h
51:04sur France Info
51:04très bonne soirée à tous
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