- il y a 2 jours
Mardi 9 juin, la baisse de la valeur du Bitcoin au plus bas, la fin de la période déclarative pour les cryptos, l'avenir de la fiscalité crypto, et la fin de la période transitoire vers l'autorisation requise au titre du règlement MiCA, ont été abordés par Enzo Hallot, fondateur de crypto-patrimoine, Julie Bader, avocate chez De Gaulle Fleurance, et Alexandre Lourimi, partner chez Orwl, reçus par Sandra Gandoin dans l'émission BFM Crypto, le Club sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:03BFM Business, BFM Crypto, le club. Sandra Gandouin.
00:07Bonjour à tous, bienvenue dans le club BFM Crypto, de retour en plateau.
00:11Aujourd'hui avec mes invités pour parler de fiscalité, de réglementation Mika,
00:15de la suite de la réglementation, c'est-à-dire ce qui nous attend plus tard.
00:18Des cours évidemment et des dernières actus avec Enzo Allo, fondateur de Crypto Patrimoine.
00:23Bonjour Enzo. À vos côtés Alexandre Louremy, partner chez Erwell.
00:26Bonjour Alexandre. Et Julie Bader est avec nous également,
00:29avocate chez De Gaulle. Florence, bonjour Julie.
00:31Ravi de vous avoir tous les trois. Vous savez que vous pouvez nous poser toutes vos questions
00:34sur ce secteur crypto à cette adresse crypto au singulier at bfmbusiness.fr.
00:41Vous êtes les bienvenus, on répond à vos questions toutes les semaines, le club BFM Crypto. C'est parti.
00:48Ça fait longtemps qu'on n'a pas regardé les cours Enzo. Je vous regarde évidemment,
00:51mais on est même à 62 000 dollars aujourd'hui. Pire semaine de 2026.
00:57Et oui, effectivement, pour le coup, on oscille maintenant entre 60 000 et 63 000. Alors, il y a deux
01:03indicateurs
01:03absolument importants à regarder cette semaine, deux catalyseurs qui vont être tout d'abord demain les données de l'inflation
01:08américaine, les CPI, directement liées aujourd'hui, je pense, au dérisking, au fait que les investisseurs,
01:14de manière générale, ont souhaité un petit peu retirer du risque de leur portefeuille au profit d'autres actifs,
01:18dont on parlera juste après. Et puis, les taux de la Banque Centrale Européenne qui aujourd'hui,
01:22fin de compte, drive un petit peu ces éléments de l'inflation. Donc, à surveiller impérativement,
01:27puisque une augmentation des taux signifierait généralement, encore une fois, une nouvelle baisse,
01:32normalement, sur des actifs risqués tels que Bitcoin.
01:35La question qu'on se pose à chaque fois que ça atteint des plus bas, c'est jusqu'où ça
01:40peut descendre ?
01:40Alors, aujourd'hui, ça bouge beaucoup et pas tout à fait sur des raisons liées proprement dites
01:44à la macroéconomie de l'univers crypto. Et tout d'abord, on a d'abord une sortie de capitaux très
01:50importante.
01:50Alors, Michael Seller estime à 400 milliards le départ sur les 800 milliards de la capitalisation boursière
01:55du marché total des crypto-monnaies sur les six derniers mois, vers des investissements liés à l'intelligence artificielle,
02:02notamment. Donc, beaucoup d'institutionnels qui sont sortis vers ces sociétés de croissance.
02:08Et également, deux nouvelles thématiques qui sont apparues plus récemment avec la guerre au Moyen-Orient,
02:11qui sont la défense et l'énergie. Un petit peu comme des actifs anti-inflationnistes.
02:17En plus de ça, on a toutes ces grandes IPOs qui arrivent.
02:20Donc, l'IPO de SpaceX qui, pour le coup, attire beaucoup de nombreux investisseurs.
02:24Donc, entre 1750 et 2000 milliards de dollars. Je rappelle que la capitalisation boursière de Bitcoin,
02:30c'est 1,250 milliard à peu près. Donc, une seule société plus valorisée que Bitcoin, une nouvelle société.
02:37Et puis, la dernière chose, on va dire, ce sont les résultats qui déçoivent un petit peu.
02:40Le marché sud-coréen, qui est un petit peu le poumon de tout cet écosystème IA, via son indice COPSY,
02:47qui a plongé juste hier de 9 %, alors qu'il reprend des couleurs aujourd'hui.
02:50Mais en fait, les attentes liées à toute l'infrastructure IA ont un petit peu déçu en termes de revenus.
02:55Ce qui fait que les investisseurs se désinvestissent un petit peu, puisqu'on aura moins de revenus futurs.
02:59Et donc, c'est ce qui explique peut-être aujourd'hui un peu plus une stabilité et un retour sur
03:03certains actifs un peu plus risqués, comme Bitcoin.
03:05Moi, je vois que vous ne faites pas les oracles. Vous avez bien raison, d'ailleurs.
03:08Il ne faut pas le faire dans cette émission. Il y en a un qui a pris des risques, c
03:10'est Antoine Andréani,
03:11qui souvent, on parle des 44 000 dollars comme plancher, finalement, pour ce cycle-là.
03:17Vous pensez que ça pourrait descendre jusque-là, vu les circonstances ?
03:21Je pense qu'aujourd'hui, shorter très clairement Bitcoin est extrêmement risqué.
03:25On est sur une période pour laquelle, aujourd'hui, les flux commencent à se stabiliser un petit peu.
03:29Ça va dépendre des indicateurs que j'ai mentionnés, je pense, en début de session.
03:34Il faut rester prudent. Je pense qu'effectivement, aller chercher peut-être un 60 000, un 55 000 dollars peut
03:40être possible.
03:40En revanche, s'il y a un paquet de monde à 50 000, on peut voir déjà les flux positionnés
03:44sur ces prix-là.
03:45Donc, avant de toucher 40, il faut toucher 45, il faut toucher 50.
03:48Et là, il y a un paquet de monde qui est dans les starting blocks pour acheter.
03:51Donc, je pense que oui, 60, mais 44, ça me paraît assez bas.
03:55Mais on n'est jamais à l'abri. Dans les cryptos, ça arrive souvent.
03:57C'est bien que vous redisiez que c'est le bon moment d'acheter et non pas, comme on voit
04:01souvent, quand ça baisse comme ça, que c'est la fin de Bitcoin.
04:05Il faut revoir un petit peu ces tablettes, effectivement, quand on pense comme ça.
04:08On va parler, et on reparlera des actus tout à l'heure avec vous, Enzo, de fiscalité.
04:16Alexandre, depuis quelques jours, fin de la période déclarative.
04:19Juste pour revenir sur ce calendrier-là, on peut encore quand même un petit peu corriger ce qu'on a
04:24dit, qu'on a déclaré et ce qu'on a signé pour le fisc.
04:27Oui, oui, tout à fait, Sandra. En fait, c'est terminé la semaine dernière pour l'essentiel des départements.
04:33Mais ça va rouvrir, ça va rouvrir cet été jusqu'au mois de décembre.
04:37Et il sera toujours temps de corriger.
04:39Ce que j'ai conseillé, moi, à tous mes clients, c'est de déclarer, même si la déclaration n'est
04:43pas tout à fait exacte.
04:44C'est bien mieux de déclarer quelque chose d'inexact que de rien déclarer du tout,
04:48quitte à corriger, affiner, améliorer la déclaration après.
04:52On parle notamment de quoi ? Des comptes à l'étranger ?
04:54Les comptes à l'étranger, qui sont en fait un sujet fondamental, avec Dacuit, dont on va peut-être parler.
05:00On va parler Dacuit, oui.
05:02Qui est le gros morceau.
05:04Et qui génère pas mal de sanctions, en fait, quand le fisc constate des manquements.
05:08Et bien sûr, les plus-values, quand il y en a eu, puisque, bon, on parle des cours un peu
05:12bas, mais ça n'empêche pas de...
05:13Voilà. On a toujours un an de décalage avec la fiscalité, donc...
05:16Alors, moi, j'ai eu une bonne surprise cette année.
05:18C'est que, quand même, les documents fournis par les plateformes pour déclarer ces sorties et ces entrées,
05:23et Julia Kies, ont été quand même beaucoup plus claires cette année que les années précédentes,
05:29parce qu'en face de chaque opération, il y avait la ligne qu'il fallait remplir sur la déclaration d
05:33'impôt.
05:34Il n'y avait pas ça l'année dernière, Alexandre ?
05:35En fait, les plateformes essayent de simplifier la vie de leurs clients.
05:39Ça, c'est une simplification concrète.
05:41Et ça, c'est pas mal.
05:42Mais, bon, les données ne sont pas toujours fiables à 100%, parce que le régime fonctionne à l'échelle globale
05:47du portefeuille,
05:48donc toute plateforme confondue, une seule et même plateforme, ne peut pas avoir l'information exacte.
05:52Donc, quand on n'a qu'une plateforme, c'est très utile et c'est exact.
05:56Quand on en a plusieurs, il y a forcément un décalage avec la réalité, même si ce décalage est parfois
06:01toléré en cas de contrôle.
06:02Oui. Les équipes du FIS, qu'elles sont prêtes aux cryptos ? Elles avancent aussi vite que la techno ?
06:08Peut-être pas aussi vite que la techno.
06:10Disons qu'on pourrait être sympa. Elles avancent, ça c'est sûr. Elles avancent, elles se forment.
06:18Mais, bon, à l'échelle nationale, ce sera impossible d'avoir des vérificateurs formés correctement sur tout le territoire.
06:25Donc, il y aura toujours un décalage qui, parfois, profitera aux contribuables, parfois, lui sera plutôt préjudiciable.
06:32Alors, la question qu'on se pose aujourd'hui, c'est quel avenir pour la fiscalité crypto ?
06:35Parce que tous les ans, ça évolue de façon quand même assez notable.
06:40Est-ce qu'elle va encore se renforcer ? Est-ce qu'on va la rendre plus attractive ?
06:44Il ne faut pas oublier qu'on est en année présidentielle. Il va peut-être y avoir des propositions d
06:46'un côté ou de l'autre.
06:47Je connais un candidat, j'ai déjà dit, sur ce plateau, qui propose notamment une flat tax sur les cryptos,
06:53qui est bien moins élevée que celle qui est proposée aujourd'hui.
06:56Dans quel sens ça va aller sur la fiscalité, Alexandre ?
06:59Je pense que, politiquement, il n'y aura pas de grosses mesures, parce qu'en fait, vu la composition de
07:08l'Assemblée nationale,
07:08c'est impossible vraiment de faire adopter quelque chose de très marqué politiquement.
07:13Par contre, il y a beaucoup de discussions sur l'amélioration technique du dispositif,
07:19puisque les autorités comprennent que c'est quand même assez compliqué,
07:22comme vous l'avez vu pendant la période fiscale.
07:25C'est assez compliqué et c'est une complexité qui est incohérente,
07:30vu le niveau de démocratisation.
07:32En fait, tout un chacun ne peut pas faire ce type de formule sur un tableau Excel.
07:36Et donc là, les discussions qui sont en cours seraient, d'un côté, la simplification,
07:40et de l'autre, de l'adaptation aux nouveaux usages.
07:43Et là, je pense aux stablecoins,
07:45puisque les stablecoins ont désormais un statut juridique un peu à part de celui des cryptoactifs volatiles.
07:52Et une des mesures qui est souvent discutée,
07:55c'est la fin de cette neutralité fiscale en cas d'échange entre un cryptoactif et un stablecoin.
08:02Il est envisagé de rendre imposable la vente d'un cryptoactif contre un stablecoin.
08:06Vous m'étonnez beaucoup, là, effectivement.
08:08C'était une zone grise, jusqu'ici, effectivement, tout le monde en profitait.
08:14La mise en conformité, Mika, prend fin.
08:16On va en parler avec vous, Julie.
08:18Vous êtes spécialiste du sujet.
08:20Mais il faut maintenant préparer, Alexandre, la mise en conformité d'ACUIT.
08:24Moi, je croyais qu'elle était déjà entrée en vigueur, la DACUIT, en janvier 2026.
08:28Oui, techniquement, la directive et les textes d'application sont entrés en vigueur au 1er janvier 2026.
08:33Mais il y a une sorte de petite période de tolérance pour se mettre en conformité.
08:39Les premières déclarations vont être envoyées par les prestataires en juin 2027 au plus tard.
08:45Et avant le 31 décembre 2026, ils vont devoir recueillir tout un tas d'informations.
08:49La plupart sont déjà à disposition dans le cadre de la lutte contre le blanchiment.
08:53Mais il y aura des informations supplémentaires à recueillir obligatoirement avant le 31 décembre 2026.
08:57Donc là, tous les utilisateurs vont se retrouver avec un dilemme quand il va falloir renseigner son numéro fiscal pour
09:04continuer à utiliser la plateforme.
09:05Alors là, effectivement, c'est en permanence l'utilisateur qui doit se mettre dans les starting blocks en premier.
09:12Exactement. Et puis avec le contexte sécuritaire, c'est-à-dire que donner davantage d'informations encore à une plateforme,
09:19c'est quelque chose qui est légitimement une crainte chez les détenteurs de crypto.
09:23Oui, on en a parlé. Julie, vous vouliez dire quelque chose ?
09:26Non, pas du tout.
09:29Sur la fiscalité, j'ai vu tout à l'heure cette petite idée à nouveau sortie du chapeau de la
09:34Commission européenne
09:35qui pense aussi à une taxe sur les cryptos. Mais une taxe européenne ?
09:39Oui, mais ça c'est...
09:410,1%.
09:42Oui, c'est une belle idée. Il y a eu beaucoup d'idées de taxes européennes, mais aucune taxe n
09:46'avait eu le gore.
09:46Comment ça, c'est une belle idée ?
09:48Non, mais ça restera toujours au stade de l'idée. Parce qu'en matière de fiscalité directe, en fait, il
09:53faut une unanimité des États membres pour créer une taxe.
09:58Et donc, c'est très peu probable que ce soit le cas parce qu'on est dans un marché harmonisé,
10:02mais avec beaucoup de dumping fiscal, même si c'est plus ou moins dissimulé.
10:07Donc, je vois mal réunir autour de la table la France, l'Allemagne, Malte, les États baltes se mettent d
10:14'accord sur ce type de taxe.
10:15Et d'ailleurs, il y a le précédent de la taxe sur les transactions financières, qui était un projet au
10:19début des années 2010,
10:21qui était porté par la France initialement et finalement qui a été abandonné parce qu'il n'y avait pas
10:25de consensus au sein des États membres,
10:27avant d'être mis en place en France sous une version un peu rabotée et qui rapporte pour certaines composantes
10:33de la taxe zéro chaque année,
10:35puisqu'elle a eu pour effet de déplacer les transactions financières à l'étranger.
10:39Celle-là, pour bien la vendre, elle rapporterait 4 milliards ?
10:42Oui, elle rapporterait 4 milliards, mais encore une fois, avec l'unanimité et en plus sur un postulat qui est
10:49que la taxe n'aura pas d'effet sur les comportements.
10:52Alors qu'à chaque fois qu'on a une nouvelle imposition, on voit bien que les agents économiques adaptent leur
10:58comportement,
10:59la localisation de leurs opérations, voilà, c'est des opérations qui sont transfrontalières, numériques,
11:04c'est très simple de les déplacer sur une plateforme qui ne relève pas du champ d'application de la
11:07taxe.
11:07Oui, vous avez raison, effectivement, ça influe directement sur la façon dont on gère ces cryptos, ça c'est tout
11:11à fait vrai.
11:12Julie Bader, la fin de la période mica, on sait que votre cabinet de Gaulle-Florence accompagne beaucoup les acteurs
11:17dans ces dossiers.
11:20Le compte à rebours prend fin 1er juillet, en trois semaines.
11:24On en est où ? Est-ce qu'il y a encore des chances pour certains acteurs ?
11:29Est-ce qu'il y a encore des dossiers en cours où les chiffres sont arrêtés ?
11:32Là, on est, on va dire, dans la dernière ligne droite, mais vraiment dernier sprint,
11:37que ce soit pour les acteurs, mais aussi pour l'autorité des marchés financiers en France,
11:41qui est extrêmement mobilisée pour faire passer un maximum de dossiers avant la fin de cette période transitoire.
11:47Donc c'était une période d'un an et demi, quand même, avant l'entrée en application full de mica.
11:53De ma compréhension des échanges que j'ai eus avec la DAN notamment,
11:56on serait à 30 dossiers mica encore en examen au sein de l'AMF.
12:00Alors qu'on en a à peu près 16 qui sont passés là ?
12:02Exact. Alors 19, on est à 19 qui ont été passés.
12:06Et à peu près la moitié devrait obtenir son agrément mica d'ici le 30 juin.
12:10Et ensuite, les autres devraient pouvoir les suivre rapidement.
12:13Il y aura un délai, entre guillemets, de suivi des dossiers, encore une petite période de politesse après ça ?
12:21Je ne pense pas qu'il y aura une période de tolérance.
12:23Par contre, dans tous les cas, l'AMF va continuer d'instruire les dossiers.
12:26Ça, c'est certain. Elle ne va pas s'arrêter d'instruire les dossiers au 30 juin,
12:28puisqu'on peut continuer de demander un agrément mica après cette date du 30 juin.
12:34Mais effectivement, certains acteurs ne vont pas l'obtenir dans les délais.
12:38Et c'est cette période-là qui va être un petit peu charnière.
12:41On va voir comment ça va se passer.
12:43Il va falloir voir avec les autorités, voir aussi avec les clients de ces prestataires,
12:46comment on va gérer cette période-là.
12:48Est-ce que l'AMF a conscience que les trois quarts des boîtes vont rester sur le carreau ?
12:51Oui, totalement conscience.
12:53Bien sûr, il y a eu des enquêtes qui ont été faites.
12:55L'ensemble des PSAN ont été interrogés.
12:57On leur a demandé s'ils pensaient obtenir mica,
13:01à quelle date ils pensaient déposer le dossier mica, etc.
13:04En tout cas, tous les acteurs, les PSAN enregistrés, ont été interrogés par l'AMF.
13:09Et après, c'était à ceux qui ont déposé le dossier
13:11qu'on a donné les directives pour obtenir le plus rapidement l'agrément mica.
13:15Moi, j'aimerais bien savoir ce qui va se passer
13:17si, par exemple, des acteurs veulent rester sur le marché,
13:20veulent continuer à exercer.
13:22Qu'est-ce qui peut se passer pour eux ?
13:24Des acteurs qui ne sont pas agréés mica ?
13:25Oui.
13:26Ce n'est pas possible.
13:27Ce n'est pas possible.
13:27Aujourd'hui, ce n'est pas possible.
13:28On ne peut pas exercer de services sur cryptoactifs en France
13:31et dans l'Union européenne sans cet agrément mica.
13:34Et donc, c'est du pénal quand on fournit des services sur cryptoactifs
13:38sans avoir cet agrément.
13:40Donc, le risque est quand même assez important
13:41pour les personnes qui vont continuer à fournir des services.
13:44Il y en aura peut-être qui vont le faire, je ne sais pas.
13:46Mais c'est du pénal.
13:47Donc, il y a quand même des risques importants.
13:49Votre suite d'activité, à vous,
13:51une fois que cette période-là sera passée,
13:53vous allez faire quoi pour les boîtes crypto ?
13:55Cette partie crypto de De Gaulle-Florence
13:57va s'attaquer à quoi maintenant ?
13:59Alors, De Gaulle-Florence, dans notre pratique fintech,
14:01on ne fait pas que des agréments mica.
14:03On accompagne aussi les institutions bancaires
14:05de manière générale sur tous les volets fintech.
14:07Donc, il y a l'IA, il y a de la blockchain,
14:09il y a les agréments effectivement mica,
14:11mais on a tous les agréments établissements de paiement.
14:13On a aussi tous les acteurs de la finance fintech
14:15qui vont aller sur la finance traditionnelle.
14:17Donc, on les accompagne aussi sur ces agréments.
14:19Je pense qu'on n'est pas à bout de notre travail.
14:22En tout cas, on n'est pas encore au chemage.
14:24Vous allez avoir de quoi faire.
14:25J'avais préparé cette question et vous en avez parlé juste avant.
14:27Je trouve que c'est très intéressant,
14:30finalement, en toute coréalité,
14:31de confronter vos points de vue à tous les deux
14:33sur la suite du secteur Enzo.
14:35Vous avez une boîte crypto qui ne va pas passer mica.
14:37Vous l'avez dit, vous l'avez annoncé officiellement.
14:40Julie, vous avez fait passer ces agréments
14:45à toutes les boîtes crypto qui le demandaient.
14:49Et vous n'avez pas la même vision, effectivement,
14:51de la suite du secteur et de la réglementation
14:53et des conséquences que ça a sur le domaine de la crypto.
14:57Je vais commencer par vous, Enzo.
14:59Pour vous, évidemment, cette situation, elle est compliquée.
15:02Et je le disais tout à l'heure, 75% des boîtes vont disparaître.
15:05Non, c'est un secteur, en grande partie, qui est en train de disparaître.
15:09Ce qui est, alors, il y a plusieurs éléments.
15:12Moi, je dirais que ce qui est déjà plus étonnant
15:13pour des acteurs un peu historiques,
15:14parce que ça faisait quand même six ans que j'étais sur ce marché-là,
15:16c'est qu'à l'origine, ceux qui n'en voulaient absolument pas,
15:19aujourd'hui, l'ont réglementé pour ceux qui n'en voulaient pas.
15:21C'est-à-dire que les banques et l'AMF,
15:23qui ne voulaient pas vraiment entendre parler de tout ça
15:24il y a encore quelques années,
15:25aujourd'hui, ont réglementé tout ça
15:26pour des grands acteurs institutionnels plus tôt.
15:28C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en tant que conseiller indépendant,
15:31à moins de pouvoir lever un million,
15:32enfin, en tout cas, nous, notre but, c'était d'être dépositaire
15:34et faire du passage d'ordre pour compte de tiers,
15:36c'est environ, je pense, entre un million et un million 300 000
15:39pour pouvoir le passer,
15:40parce qu'il faut un modèle qui est logique,
15:42puisque on voit les problématiques en termes de cybersécurité,
15:45on détient l'argent de nos clients chez nous,
15:48donc, forcément, on a un risque pénal
15:50et c'est très important qu'on passe par toutes ces étapes réglementaires et cyber.
15:53Ça, ce n'est pas ce que je défends.
15:55Enfin, ce n'est pas ce que je...
15:56C'est normal.
15:58Ce que je veux dire, c'est le rythme
15:59et par rapport à la quantité de clients ou de travail qu'on a.
16:02C'est-à-dire qu'aujourd'hui, moi, j'ai une activité qui est assez restreinte
16:04et je peux très bien vivre avec quelques clients.
16:07Monter un modèle à plus d'un million pour gérer quelques clients,
16:09ça n'a aucun sens.
16:10Parce que c'est ce qui est demandé pour aujourd'hui être un acteur solide du secteur.
16:13Oui, c'est-à-dire que vous ayez 100 000 ou que vous ayez 10 clients,
16:15vous devez avoir Mika
16:16et vos processus doivent être à peu près les mêmes, on va dire.
16:19Vous pouvez bien sûr adapter et avoir une courbe de progression,
16:22mais ça fait qu'aujourd'hui, c'est plus possible de travailler.
16:26Et donc, on a Mika, on parle déjà de Mika 2.
16:30Quand il y aura Mika 2, on parlera de Mika 3.
16:32Et en fin de compte, on a des trajectoires qui sont impossibles à définir.
16:35On n'aura pas de Silicon Valley de la blockchain en Europe
16:38et encore moins en France, c'est clair.
16:40Donc aujourd'hui, pour beaucoup d'acteurs,
16:42c'est est-ce que je continue de m'empaler contre un mur
16:44qui va toujours me mettre des bâtons dans les roues,
16:46même si c'est justifié ou non ?
16:48Ou est-ce que, en fait, je n'arrête pas tout de suite
16:50et je ne vais pas voir ce qui se passe ailleurs ?
16:51Parce qu'en fait, il y a des modèles qui nous permettent de pouvoir aujourd'hui
16:53travailler beaucoup plus rapidement avec le même niveau de professionnalisation.
16:56Après, on disait à une époque,
16:59quand les banques se mettront à la crypto,
17:02ce sera le secteur qui aura atteint sa maturité.
17:04C'est à la fois ce que les acteurs voulaient,
17:06c'est-à-dire être pris au sérieux.
17:08Et aujourd'hui, on y est et ça fait disparaître.
17:10C'est très positif pour le secteur.
17:12Moi, ce que je trouve assez négatif, c'est l'impact que ça a sur les acteurs
17:14et le fait que ça resserre un petit peu le nombre d'acteurs.
17:17On a moins de concurrence,
17:18donc des produits qui seront probablement de moins bonne qualité,
17:20des politiques tarifaires qui seront plus élevées.
17:22Plus on a de concurrence, plus on a un marché qui est sain.
17:24Là, on va avoir une petite période où ça va être un petit peu compliqué.
17:27Nos clients ne savent pas vers quel autre acteur aller.
17:31C'est vrai que ça crée quand même pas mal de complexités aujourd'hui, en tout cas.
17:36Julie, votre avis sur cette évolution du secteur
17:40et cette prise en main finalement par les gros acteurs de la finance ?
17:43C'est vrai qu'on n'est pas forcément en phase sur l'approche.
17:47Peut-être pour revenir quand même d'abord à la genèse de la réglementation,
17:51c'est l'AMF et notamment Anne Maréchal,
17:53qui est un de mes associés au sein du cabinet de Gaulle-Florence,
17:55qui a été à l'origine de cette réglementation,
17:56en écoutant les acteurs qui demandaient à être régulés.
17:59Il faut aussi reprendre un petit peu l'origine de cette réglementation.
18:02C'était une demande des acteurs qui voulaient rentrer dans ce monde régulé.
18:06Alors la blockchain, on a deux types d'acteurs,
18:07les libertaires, ceux qui veulent être régulés.
18:09Évidemment, ça vient se confronter.
18:11Mais c'est la maturation du marché.
18:14Et ça, vous en avez parlé.
18:14La réglementation, elle est là aussi pour donner de la confiance
18:17dans les acteurs qui vont gérer de l'argent,
18:19qui vont gérer beaucoup d'argent et l'argent de leurs clients.
18:22Donc c'est aussi, je veux dire, très logique
18:24qu'on ait de la réglementation qui s'applique.
18:26Mika, c'est très peu éloigné de Mifid,
18:28c'est très peu éloigné de la réglementation qui existe
18:30en matière bancaire, en matière financière.
18:32Ça vient donner de la confiance
18:33et surtout de la sécurité pour les acteurs
18:35et pour les investisseurs.
18:37Alexandre en a parlé.
18:38On donne beaucoup de données très personnelles
18:40quand on fait de l'investissement financier,
18:41notamment de l'investissement en crypto.
18:43Si on n'a pas des services d'information
18:45qui sont extrêmement sécurisés,
18:48encadrés par Dora, des personnes pour contrôler,
18:50c'est compliqué aussi de donner de la confiance
18:51dans les acteurs et aussi de protéger les personnes.
18:53Parce que s'il y a des hacks,
18:54ça va être très facile aussi d'aller chercher ces personnes-là.
18:57Donc nous, sur la réglementation,
18:58on pense que c'est une bonne chose
19:00et ça vient assainir le marché.
19:01Alors oui, ça vient resserrer les acteurs,
19:03mais je dirais que c'est un peu l'histoire logique
19:04dans tous les marchés.
19:05On a des acteurs, des leaders qui vont se créer.
19:08Alors on en a en France,
19:09mais on en a aussi en Union européenne.
19:10Et c'est peut-être ça aussi qu'il faut avoir en tête,
19:12c'est que Mika, contrairement à Mifid,
19:14c'est un règlement européen
19:15qui s'applique uniformément au sein de l'Union européenne.
19:18Et donc on a des concurrents qui viennent d'autres pays.
19:21Et donc pour moi, ça vient aussi assainir le marché
19:23et créer un marché européen.
19:25Et nous, on a des acteurs,
19:26on accompagne Bitstack notamment,
19:28qui sont en France,
19:29qui sont implantés en France.
19:29Ça devient une énorme entreprise.
19:31Ils ont levé des fonds.
19:32Ils vont pouvoir se déployer
19:33dans toute l'Union européenne grâce à Mika.
19:35Des géants européens.
19:36La problématique pour moi,
19:37c'est que ça reste des produits financiers.
19:39Et qu'un acteur Mika, par définition,
19:41vend des cryptos.
19:42Il ne les conseille pas.
19:43Quand on a un client qui vient vers moi
19:45et qui me dit,
19:46voilà, j'ai un petit peu d'argent,
19:47je voudrais investir.
19:47Mon métier, ce n'est pas de lui vendre des cryptos,
19:49c'est de lui conseiller sur l'allocation d'un portefeuille.
19:52Aujourd'hui, un client va chez un fournisseur futur Mika.
19:56En fait, il va se voir offrir les produits du prestataire,
20:00qu'il soit adapté ou non à son profil.
20:02Pour moi, ça ne protège pas tout à fait
20:04beaucoup mieux le client,
20:06parmi, bien sûr, sur ces problématiques de cyber.
20:08Parce qu'effectivement, nous, avant qu'on lance notre appli,
20:10avant qu'elle soit live,
20:11on avait 10 000 tentatives d'instruction
20:12sur nos serveurs par jour,
20:14alors que l'appli n'était pas encore live.
20:16Donc, bien sûr, cette cybersécurité est extrêmement importante
20:19et en plus, on a du pénal.
20:20Mais en fait, du coup,
20:21ça fait qu'on a un chassé-croisé
20:23sur les besoins de financement qu'on a,
20:25le temps que ça prend,
20:26le besoin humain,
20:28parce que, en fait, du coup,
20:29ce genre de société se gère
20:30à au moins 5-6 personnes minimum.
20:335-6 personnes par an,
20:35c'est 400-500 000 euros de charges.
20:38Rien que ça, voilà,
20:39vous avez un demi-million à mettre
20:40dans des charges de personnel,
20:42alors que vous n'avez pas encore de produits en face.
20:45Alexandre ?
20:45Oui, alors de ma compréhension,
20:46je crois que les activités de conseil aussi
20:49ont pris un peu une balle perdue avec Mika,
20:51parce qu'il me semble que c'est plus simple
20:53d'exercer une activité de conseil
20:55en matière de titres financiers
20:57que de conseil en matière de cryptoactifs.
20:59Donc, j'ai l'impression qu'il y a eu
20:59un petit problème à ce niveau-là.
21:02Et l'autre chose, c'est que,
21:04moi aussi, je trouve que c'est bien
21:05d'avoir une réglementation.
21:06Le problème, c'est que le régulateur français,
21:08de mon point de vue extérieur,
21:09de fiscaliste,
21:10donc je ne suis pas du tout
21:10de réglementation financière,
21:12mais a pas saisi le moment,
21:14parce qu'en fait, j'ai l'impression
21:15qu'on était hyper en avance
21:17sur la réglementation de SAN,
21:20parce qu'on avait des règles discriminantes
21:22par rapport aux autres.
21:23Et quand on a eu les mêmes règles,
21:24finalement, on n'a pas réussi
21:25à mettre d'autres avantages discriminants.
21:29Et donc, on s'est fait un peu dépasser
21:31sur le côté par différentes juridictions.
21:33Et on se retrouve avec la perte
21:35d'acteurs quand même majeurs
21:35pour cet écosystème.
21:37Et le dernier point,
21:38ce que me font remonter mes clients,
21:39surtout ceux qui font du trading
21:42de manière assez intensive,
21:44c'est qu'on constate un déplacement
21:46de la liquidité sur les plateformes.
21:48C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
21:48la liquidité est fractionnée
21:49entre les différents marchés.
21:51Et qu'en façade,
21:52on a les grosses plateformes
21:54en Europe.
21:54Mais quand on creuse,
21:56finalement,
21:56la liquidité qui est sur
21:57les marchés européens
22:00est vraiment ridicule,
22:02tellement ridicule,
22:03qu'un trader aujourd'hui,
22:04en Europe,
22:06ne peut pas trader
22:06sur la plateforme
22:07de telle plateforme
22:08version européenne.
22:10Julie, pour finir ?
22:12Oui, peut-être pour apporter
22:13une sorte de conclusion sur ça.
22:15C'est qu'effectivement,
22:15on a beaucoup critiqué
22:16la réglementation.
22:17Effectivement,
22:18ça vient bloquer les marchés.
22:19Les États-Unis font pareil.
22:20On a le Clarity Act
22:21qui arrive,
22:22qui est fortement inspiré de Mika.
22:24Je pense qu'il va aussi
22:24avoir une harmonisation
22:25au niveau mondial
22:26de la réglementation.
22:27Et donc, sans doute,
22:28les grandes plateformes
22:29qui, effectivement,
22:30hors de l'Union européenne
22:31ont énormément de liquidité,
22:32vont aussi devoir
22:32se mettre au même niveau.
22:33Et peut-être qu'on aura
22:34un rééquilibrage du marché
22:36par rapport à ça.
22:37Et pour reprendre
22:37sur la partie conseil,
22:39oui,
22:40la partie conseil est importante.
22:41Et certains de nos clients
22:42qui font du trading
22:43font également du conseil.
22:44Donc, on a quand même
22:45aussi cette protection
22:46des investisseurs.
22:47Et donc, les investisseurs
22:48ont le choix
22:48de soit s'adresser
22:49à des clients,
22:50des prestataires
22:52qui fournissent du conseil
22:53ou non.
22:54Donc ça, pour le coup,
22:55je permets d'apporter
22:56une petite nuance.
22:58On a des acteurs
22:58qui font du conseil en crypto
22:59qui ont obtenu
23:00l'agrément de Mika.
23:00Pour finir,
23:01on a cet agrément Mika
23:03qui a été donné
23:04et qui a été imposé
23:06aux acteurs du secteur,
23:08aux entreprises du secteur,
23:10notamment pour,
23:11effectivement,
23:11limiter le risque cyber
23:13parce que c'est une vraie garantie
23:14par rapport à ceux
23:15qui ne l'ont pas.
23:16Et parallèlement,
23:16on lance la DAC8
23:18qui va mettre en danger
23:19et qui va nous obliger
23:20à donner des informations
23:22à l'administration
23:24qui se fait hacker
23:25en permanence.
23:27Quelle est la cohérence
23:28là-dedans pour vous,
23:29Alexandre ?
23:30C'est une incompréhension
23:31des politiques ?
23:32C'est un décalage ?
23:33C'est quoi ?
23:34Je pense que c'est
23:35clairement un décalage
23:36parce que...
23:37Et puis,
23:37il y a une question
23:38de timing aussi.
23:39Quand ça a été créé,
23:40enfin,
23:40quand le modèle OCDE
23:42a été discuté,
23:43dont s'inspire
23:44le modèle européen,
23:45on n'avait pas
23:46cette vague d'agression.
23:48Mais là,
23:48clairement,
23:48c'est un décalage
23:49parce que même,
23:50on sait tous
23:51le niveau d'information
23:52qui va remonter
23:52puisque toutes les transactions,
23:54les identités
23:54seront remontées
23:56aux États.
23:57Ce qu'on sait moins,
23:58c'est qu'il est prévu
23:59un registre centralisé
24:00tenu par la Commission européenne.
24:02C'est-à-dire qu'on passe
24:03d'échanges bilatéraux,
24:04jusqu'à présent,
24:05l'échange automatique
24:05d'information se faisait
24:06d'État membre à État membre,
24:08à une transmission
24:09de chaque État membre
24:09à un registre central
24:12chez la Commission européenne
24:13qui subit des fuites
24:14au moins une fois par an.
24:16Donc,
24:16c'est très inquiétant.
24:17Il y a des mesures
24:18de chiffrement,
24:19de gestion des accès
24:20qui sont quand même
24:21sérieuses.
24:23Mais le fait
24:24d'avoir des données
24:25hébergées au même endroit
24:26est une aberration
24:28sur le plan technique
24:29au regard des risques
24:29qu'on a eus
24:30depuis quelques années.
24:31Julie ?
24:32Oui, tout à fait d'accord.
24:33On a eu le même sujet
24:34nous avec TFR,
24:34la réglementation
24:35sur les transferts,
24:36où on doit partager
24:37toutes les identités
24:38des personnes
24:38qui font des transferts.
24:40Et là-dessus,
24:40je pense qu'il y a
24:41pour le coup
24:42des réflexions à avoir,
24:43même d'un point de vue
24:43surtout technologique
24:44et d'interopérabilité
24:45entre les acteurs
24:46pour trouver des solutions
24:47pour ne pas centraliser
24:49les données
24:49et les transférer
24:50ou en tout cas
24:50avoir des moyens
24:51de protéger les données
24:52beaucoup plus efficacement.
24:53Vous disiez,
24:54c'est la fin de l'émission,
24:55vous disiez tout à l'heure
24:56qu'on avait quand même
24:56eu un an et demi,
24:57les entreprises
24:58avaient eu un an et demi
24:58pour se conformer
24:59à Mika.
25:00effectivement,
25:01c'était quand même
25:01une période
25:02assez importante
25:03pour le coup.
25:04Est-ce que vous pensez
25:05que les prochaines réglementations
25:06vont prendre en compte
25:07ces nuances,
25:08ces risques-là
25:09qui ont été créés
25:10par les premières ?
25:11Oui, je pense.
25:12Moi, je suis quelqu'un
25:13d'assez optimiste.
25:15On va le rester.
25:16On a une consultation Mika
25:18qui a été lancée.
25:19C'est assez tôt
25:20après l'adoption
25:21d'un règlement
25:21qui date de 2023
25:23mais qui va permettre
25:24de faire des ajustements
25:24parce qu'effectivement,
25:25il y a des ajustements
25:26qui sont nécessaires
25:27sur la réglementation.
25:27Moi, je suis tout à fait
25:28en phase avec ça
25:29et donc,
25:30on a cette consultation
25:31qui est ouverte
25:32aux acteurs,
25:33aux professionnels
25:34mais aussi au grand public.
25:35Donc, j'espère
25:36et nous,
25:36on va y contribuer
25:37au sein du cabinet
25:38pour faire améliorer
25:40la réglementation
25:41que la nouvelle réglementation
25:42aura un peu moins
25:43d'obstacles pour les acteurs.
25:44Merci à tous les trois
25:45d'être venus
25:46dans cette émission
25:47discuter de l'avenir
25:48du secteur.
25:49Ça évolue tous les jours.
25:50On le constate
25:51sur ce plateau.
25:52Enzo,
25:52allô, fondateur de Crypto Patrimoine,
25:54Julie Bader,
25:55avocate chez De Gaulle,
25:56Florence Alexandre Lou
25:57et mi-partenaire
25:58chez Orwell.
25:58Merci.
25:59d'être venus dans cette émission.
26:00Je vous laisse entre les mains
26:01de Guillaume Sommerer,
26:02BFM Bourse.
26:03Passez une bonne après-midi
26:04sur BFM Business.
26:08BFM Business,
26:09BFM Crypto,
26:10le club.
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