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  • il y a 5 heures
Vendredi 5 juin 2026, retrouvez Tristan Gillouard (directeur général, Sup de V) et Sylvie Bonello (déléguée générale, Fondation MMA des entrepreneurs du futur) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans Smart Job, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:16Bien dans son job aujourd'hui, on parle de nos dirigeants, nos dirigeants vont craquer,
00:20on a mis un point d'interrogation évidemment, une étude passionnante, inquiétante d'ailleurs,
00:24qui m'amontre la situation et l'état mental de nos dirigeants de PME.
00:28On va en parler avec Sylvie Bonello, elle est déléguée générale de la fondation MMA des entrepreneurs du futur.
00:34On fera le point avec elle, une photographie de la situation des dirigeants.
00:38Le Cercle RH, un grand entretien aujourd'hui pour parler formation continue à l'heure de l'IA générative.
00:44Comment insérer l'IA, comment accompagner ceux qui viennent se former et comment l'IA aussi transforme les programmes de
00:51formation ?
00:52On va en parler avec Tristan Guillouard, il est directeur général de SUP de vue.
00:56Il sera notre invité pour un grand entretien.
00:59Voilà le programme tout de suite, c'est Bien dans son job.
01:14Bien dans son job pour faire une photographie de l'état physique, mental, psychologique de nos dirigeants.
01:21Et j'accueille pour en parler Sylvie Bonello.
01:23Bonjour Sylvie.
01:24Bonjour Arnaud.
01:25Très très heureux de vous accueillir.
01:26Vous venez régulièrement sur ce plateau justement nous apporter le fruit de votre baromètre sur l'état des dirigeants.
01:33Vous êtes la déléguée générale de la fondation MMA des entrepreneurs du futur.
01:38Alors là le titre, je vais dire, il est très moderne.
01:40Quand on voit votre baromètre IFOP sur la santé mentale et physique, il y en a 51% qui globalement,
01:46il faut commencer par peut-être le verre à moitié plein, qui vont bien.
01:50Mais l'autre partie va plutôt mal.
01:53Alors, il y a 88% qui vont bien.
01:56Voilà, les premiers chiffres.
01:58C'est en première intention quand on demande aux entrepreneurs, est-ce que vous allez bien ?
02:0088% disent oui, je vais bien.
02:02Si ce n'est que, quand on leur pose la question...
02:04Quand on gratte un peu.
02:05Voilà, on gratte un tout petit peu la question d'après.
02:07Est-ce que, que dire de votre santé mentale ? Est-ce que vous allez bien au niveau mental ?
02:11Ah, il y en a 1 sur 4 qui disent non, je ne vais pas bien.
02:14Au niveau psy, je ne vais pas bien.
02:15Et globalement, 85% ressentent des mots.
02:19Voilà, une moyenne de 6.
02:21Et ceux qui ne vont vraiment pas bien en santé mentale, c'est une moyenne de 10 mots.
02:24Donc voyez, 85% ressentent au moins un trouble en santé mentale.
02:301 sur 2, déjà confrontés à des problèmes, 50%.
02:34Voilà, exactement.
02:35Et quand on affine, et c'est là où ça devient intéressant, j'irais presque politique,
02:39ils sont engloutis par les tâches administratives.
02:42Ça, c'est un sujet que je trouve passionnant.
02:44Oui, tout à fait.
02:45Complètement d'accord.
02:46C'est l'une des surprises, en fait, de ce baromètre de cette année,
02:49qu'on a voulu focaliser vraiment sur la santé mentale.
02:52Et effectivement, on leur demandait, quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?
02:54Et la première source de difficultés, c'est la charge administrative et réglementaire.
02:58Et de loin, 64%, c'est énorme, de très loin.
03:02Donc après, problématique de sommeil, autre problématique RH, etc.
03:06Moi, j'ai envie de dire que les tâches administratives et le stress qu'ils mettent pour faire tout ça
03:10génèrent des troubles du sommeil.
03:12Entre autres, tout à fait.
03:13Non, mais ça veut dire quand même que l'entrepreneur aujourd'hui
03:16est confronté à une telle masse de travail administratif réglementaire,
03:21de casse-tête numérique, parce que c'est parfois un casse-tête,
03:23qu'en fait, il en arrive à péter les plombs.
03:26Bah oui, ça lui plombe le moral, ça lui plombe sa santé mentale.
03:28Et c'est quand même un vrai sujet.
03:30Donc, alors, il a déjà été pris en charge, en compte, avec le guichet unique notamment.
03:35Mais enfin, ça ne suffit pas.
03:36Force est de constater que ça reste encore le sujet,
03:40la difficulté numéro un rencontrée par les entrepreneurs.
03:42Donc, de cette question d'organisation du travail administratif,
03:46en découle, et c'est votre étude, des troubles.
03:48Alors, on voit quand même que ce qui ressort dans les troubles,
03:51puisqu'on en parlait, c'est le trouble du sommeil.
03:53Oui, tout à fait.
03:54Difficile de trouver le sommeil.
03:55Je me réveille à 5 heures du matin.
03:57J'ai des tableaux excès dans la tête, j'ai des problèmes RH.
04:00J'ai le cerveau qui tourne toujours.
04:00Voilà, j'ai des déclarations à faire.
04:02Voilà, c'est non-stop, je n'arrête pas, mon cerveau fonctionne toujours,
04:05et donc je dors mal.
04:07Charge administrative, mais aussi, il faut quand même le préciser,
04:09et ça, c'est un autre sujet lié au contexte international,
04:12à la crise économique, aux défaillances d'entreprises qui progressent.
04:15Ils évoquent à 55% une surcharge de travail.
04:19Oui, tout à fait, surcharge de travail,
04:21et ils évoquent également, en fait, tout un climat anxiogène,
04:25et ça, on le comprend, de difficultés économiques, d'incertitudes,
04:30qui est aussi un grand facteur de stress.
04:33C'est intéressant de sonder les cœurs sur la santé mentale des dirigeants.
04:37Donc, on voit qu'effectivement, une partie dit oui, tout va bien,
04:41puis quand même, une partie est en grande difficulté.
04:43Qu'est-ce qu'on peut leur apporter ?
04:44Parce que le sujet de ces dirigeants, et d'ailleurs, on le voit dans votre étude,
04:47c'est que globalement, ils ont le temps de rien faire.
04:49Ils sont engloutis, en fait.
04:51Oui, oui, tout à fait.
04:52Ils sont engloutis, et effectivement, même conscients de leurs difficultés,
04:59en fait, ils ne choisissent pas de se faire accompagner.
05:02Donc ça, c'est quand même interpellant.
05:03C'est des guerriers.
05:04Voilà, il y en a 28% qui acceptent de se faire accompagner, et les autres, non.
05:09Alors, effectivement, c'est quand même interpellant.
05:10Quand on voit quand même l'impact que ça a sur la vie perso et la vie pro, ce mal
05:14-être,
05:15c'est quand même interpellant, effectivement.
05:17Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?
05:19Il y a plein de choses à faire.
05:20En fait, déjà, aller sur la source du stress, effectivement,
05:24charge administrative réglementaire, il y a sans doute encore des choses à faire pour leur simplifier la vie.
05:28Ça va être long, quand même, là.
05:29Ça va être long, mais il ne faut pas lâcher.
05:30On a déjà commencé, il y a des choses...
05:32Il ne faut pas lâcher.
05:33La simplification, oui.
05:34Ce n'est pas parce que ça va être long qu'il ne faut pas le faire.
05:36Voilà, il faut y aller, c'est clair.
05:37C'est pas un sujet qui peut leur régler le sommeil en 15 jours ?
05:39Non, tout à fait.
05:40Après, je pense que c'est une transformation culturelle, déjà.
05:43Et je pense que ça commence à s'opérer.
05:45Le fait qu'on en parle, on en parle depuis 11 ans.
05:46Maintenant, vous voyez, on en parle de plus en plus, en fait.
05:49Le sujet de la santé mentale et la santé mentale, la santé des entrepreneurs.
05:53C'est quand même un sujet, maintenant, dont on parle.
05:54On en parlait beaucoup moins, il y a 11 ans, quand on a démarré...
05:57C'est un mot qui fait peur, santé mentale.
05:58Certains préfèrent sécurité psychologique, qualité mentale.
06:01C'est vrai, c'est vrai, vous avez raison.
06:02Et c'est d'ailleurs probablement l'une des raisons pour lesquelles
06:04certains ne veulent pas être accompagnés.
06:06Moi, un psy, je ne suis pas fou, etc.
06:09Donc, il faut désacraliser ce sujet-là, effectivement.
06:11C'est pour ça que je parle de transformation culturelle.
06:13Donc, il faut vraiment accompagner cette transformation.
06:17Il faut leur apporter des outils, d'abord, pour pouvoir repérer les signaux faibles.
06:21Après, pour pouvoir accompagner et s'aider, voilà, à trouver...
06:25Il y a plein de méthodes pour mieux dormir, pour trouver une solution d'équilibre vie pro, vie perso.
06:33Trouver la bonne distance.
06:33Voilà, la bonne distance, la bonne prise de recul.
06:36Avoir un nouveau leadership à prendre aux jeunes dirigeants, et aux moins jeunes d'ailleurs.
06:41Délégués ?
06:42Voilà, c'est un peu le problème du dirigeant.
06:43C'est un peu le leadership collaboratif.
06:44Oui, oui, alors...
06:45Oui, et puis, parce que dans l'étude, quand on croise un peu,
06:48parce qu'on a beaucoup de données, évidemment,
06:51enfin, je veux dire, évidemment,
06:53les dirigeants de petites structures sont beaucoup plus impactés.
06:57La délégation n'est pas toujours possible pour eux.
06:59Donc, il faut trouver d'autres solutions pour les aider que la délégation.
07:02En tout cas, il y a tout un ensemble de mesures
07:06qui doit permettre de changer la façon d'aborder l'entrepreneuriat.
07:10Je m'écoutais la santé mentale,
07:12mais elle a une incidence par rapport à ce qu'on va évoquer.
07:14Et comme votre baromètre a 11 ans, vous avez une vue panoramique,
07:17une photo et un tableau de bord,
07:19on voit quand même, quand vous leur posez la question
07:21« Est-ce que votre entreprise va bien ? »
07:22Alors, à 73%, si je retiens bien le chiffre,
07:25ils disent que oui, mais ça a baissé de 22%.
07:27Oui.
07:28Donc, 22%, ce n'est pas rien comme chiffre.
07:30Ça veut dire qu'elle va bien,
07:33je vais bien, tout va bien, comme dit le sketch,
07:35mais enfin, il y a moins 22% par rapport aux études précédentes.
07:38Ça veut dire que les dirigeants, les entreprises sont impactés, là.
07:40Là, en ce moment, effectivement, on le sait,
07:42les entreprises, l'augmentation des défaillances,
07:44on le voit typiquement dans le baromètre,
07:48effectivement, les entreprises vont moins bien.
07:49Ça, ça a un impact sur le mental.
07:50Exactement.
07:51Alors, le lien entre la santé mentale et la santé,
07:55tout court, d'entrepreneurs et d'entreprises...
07:57Il y a des risques musculaires aussi.
07:58Oui, exactement, tension musculaire, on le sait,
08:00mal de dos, etc.
08:01J'en ai plein de dos.
08:03Exactement.
08:04Donc, il y a effectivement un lien.
08:08On ne peut pas dire que ce soit systématique.
08:10Moi, je ne veux pas aller sur le fait, on ne l'a pas prouvé,
08:11le fait que parce qu'un dirigeant ne va pas bien,
08:13son entreprise ne va pas bien,
08:14ou parce que l'entreprise ne va pas bien,
08:16son dirigeant ne va pas bien.
08:17Donc, il faut être prudent,
08:18mais il y a ce lien ténu.
08:20On voit bien que les entrepreneurs
08:22qui ne vont pas bien au niveau psychologique,
08:25ils disent que leur entreprise ne va pas bien.
08:27Plus.
08:27Mais on ne sait pas, effectivement,
08:28si l'œuf est la poule,
08:29si c'est parce que l'entreprise allait mal
08:30qu'il est allé impacter psychologiquement.
08:32En tout cas, nous, on est convaincus qu'il y a un lien,
08:33mais qui est de l'œuf et de la poule, comme vous dites.
08:36Parmi les gens que vous interrogez depuis longtemps,
08:38et cette année, je trouve que particulièrement
08:39c'est ressenti,
08:41il y a quand même chez certains profils
08:42des risques de burn-out,
08:43des risques de dérapage profond.
08:45Ah oui, complètement.
08:46Il y a un grand risque, comme je vous dis,
08:49de dérapage profond,
08:50parce qu'il cumule, en fait, les problématiques.
08:53Il y a quasiment une overdose, en fait,
08:55de problèmes et de stress.
08:56Et ce qui est intéressant dans notre étude,
08:59également, c'est qu'on leur a demandé
09:00qu'est-ce que vous pensez mettre en place, justement.
09:03Donc, le traditionnel sport,
09:05qui arrive quand même au premier,
09:06sport, c'est très bien, parfait.
09:08Et, en fait, ce qu'on a fait,
09:09on a comparé aussi les entrepreneurs
09:11qui allaient mal avant
09:13et qui ont mis en place des actions.
09:16Ça, c'est intéressant.
09:16Et ceux qui vont mal aujourd'hui,
09:18et qu'est-ce qu'ils ont prévu, quand même,
09:19comme actions ?
09:21Alors, globalement,
09:22les courbes sont vraiment parallèles,
09:24sauf une, la cessation d'activité.
09:28Il y a beaucoup plus d'entrepreneurs,
09:30parmi ceux qui ne vont pas bien aujourd'hui,
09:32qui disent, il y en a un tiers,
09:33qui disent, moi, je...
09:34J'arrête.
09:35Ouais, j'arrête.
09:36Je mets la clé sous la porte, je ne peux plus.
09:37Exactement, j'arrête.
09:38C'est-à-dire qu'en fait,
09:39c'est avant de plonger définitivement...
09:41C'est trop dur.
09:41C'est trop dur.
09:43Ça devient insupportable.
09:45Donc, j'arrête.
09:46Alors, je peux vendre, je peux céder,
09:48ce n'est pas forcément...
09:48Voilà.
09:49Mais j'arrête.
09:50Donc, c'est un vrai sujet,
09:51parce qu'on voit bien l'impact économique,
09:53parce que de tout ça, en fait,
09:54on voit bien, effectivement,
09:56que si les entrepreneurs ne vont pas bien,
09:57il y a un impact sur notre économie.
10:00Et quand ils disent, moi, je veux arrêter,
10:02alors, dans certains cas,
10:03ils vont pouvoir vendre,
10:03mais dans d'autres cas,
10:04ils ne vont pas pouvoir vendre.
10:05Derrière, c'est une activité économique,
10:06ce sont des emplois, etc.
10:07Et puis, il faut retrouver un emploi.
10:08Exactement.
10:08Et il faut retrouver un emploi.
10:09Donc, on voit bien toute la spirale
10:12à laquelle ça mène.
10:13C'est souvent un moment difficile,
10:14par ailleurs, aussi pour la santé mentale,
10:16que de lâcher son entreprise,
10:17parce que c'est un sentiment d'achèque très difficile.
10:18Évidemment.
10:19Tout à fait.
10:20À découvrir, je ne l'ai pas précisé,
10:22mais c'est un baromètre IFOP,
10:23la santé mentale,
10:24avec la fondation MMA des entrepreneurs du futur,
10:28qui, malgré tout,
10:29essaie de s'accrocher quand même.
10:30Il faut garder le côté positif.
10:31Ils essaient de mettre des choses en place.
10:32Oui, oui.
10:33C'est un décarrier.
10:34Donc, ils ne lâchent pas.
10:35Jamais.
10:36Mais c'est dur.
10:37Merci, Sylvie Monemo, déléguée générale
10:39de la fondation MMA des entrepreneurs du futur,
10:42baromètre IFOP,
10:43à découvrir sur le site de la fondation MMA,
10:46avec tout le détail, évidemment,
10:47de cette passionnante étude.
10:49Merci de nous avoir rendu visite.
10:51Avec plaisir.
10:51Je vous dis à très, très bientôt, évidemment,
10:53pour une prochaine visite sur notre plateau.
10:55On tourne une page,
10:56on s'intéresse, tiens, à la formation.
10:58Autre sujet très, très important,
10:59notamment la formation continue.
11:01C'est le Cercle RH,
11:02et c'est un grand entretien,
11:04et j'accueille mon invité.
11:17Le Cercle RH est un grand entretien aujourd'hui
11:20pour parler de formation,
11:22et de la manière dont l'IA est en train
11:24de prendre une place de plus en plus importante
11:26dans les programmes de formation,
11:28pas uniquement pour former des ingénieurs informatiques
11:30ou des techniciens data,
11:31pour former des salariés, des commerciaux,
11:34et on accueille, justement, Tristan Gilloire.
11:37Bonjour, Tristan.
11:38Bonjour.
11:38Très, très heureux de vous accueillir.
11:39Directeur général de Sup2V,
11:42qui était déjà un titre assez original.
11:44Ça veut dire quoi, V ?
11:45Alors, ça ne veut rien dire, en fait.
11:46Oh, génial.
11:47Sup2V, c'est une école qui est le fruit
11:49du regroupement de plusieurs écoles
11:50de la CCI Paris-Île-de-France,
11:51qui a été opérée en 2021,
11:54et à l'origine, c'était Sup2Vente,
11:56qui marque quand même notre ancrage
11:57sur les métiers commerciaux, on va dire.
11:58Avec plusieurs sites, je précise
12:00que vous avez plusieurs sites
12:02disséminés en Ile-de-France,
12:03on y reviendra.
12:05On va parler avec Bouddhia, évidemment,
12:07juste qu'on comprenne bien,
12:08parce qu'il y a un vrai débat
12:09qui traverse aujourd'hui les écoles supérieures,
12:12certaines privées, payantes pour la plupart,
12:15sur la qualité de la formation,
12:16sur la manière dont on accueille les étudiants.
12:18Alors, il faut préciser un élément très important,
12:21Sup2V est rattaché directement
12:24à la CCI Ile-de-France, c'est bien ça.
12:26Absolument, Sup2V, c'est une forme de société anonyme,
12:28donc une filiale de la CCI Paris Ile-de-France,
12:30avec un statut un peu particulier
12:32qui a été créé il y a une quinzaine d'années maintenant.
12:35C'est HEC, une autre école de la Chambre de commerce,
12:37qui s'en était vue dotée.
12:38L'idée, c'était de donner un petit peu de souplesse
12:40à la conduite d'une école de gestion
12:42qui, à l'origine, était un établissement
12:46de la Chambre de commerce
12:46et qui, à travers ce statut particulier,
12:50permettait d'agir avec un petit peu plus d'agilité.
12:52C'est un statut particulier
12:53parce que les chambres de commerce
12:55doivent demeurer principales actionnaires,
12:57des EVC, d'une part,
12:59et d'autre part, il n'y a pas de visée
13:01en termes de dividendes.
13:02Commerciales.
13:03Commerciales, c'est-à-dire que si on réalise
13:05et on se doit d'équilibrer nos comptes,
13:06bien entendu, des excédents,
13:08on ne distribue pas de dividendes,
13:09on est là pour servir l'intérêt général,
13:11on a une raison d'être
13:13qui dit qu'on doit faire grandir
13:15tous les talents tout au long de la vie
13:16dans le groupe éducatif de la Chambre,
13:18et c'est vraiment ce qui nous anime aujourd'hui.
13:20Ce n'est pas une visée de profit.
13:22J'évoquais tout à l'heure des polémiques
13:23sur des écoles supérieures
13:24qui ont été critiquées,
13:26certaines même,
13:27dont on a retiré des agréments de formation.
13:29C'est quoi une formation de qualité ?
13:31Vous qui avez passé votre carrière
13:33dans la formation,
13:35qu'est-ce qui fait qu'on dit
13:36j'ai une formation d'excellence ?
13:39Alors, ce n'est pas nous qui devons le dire,
13:40en fait, ce sont les publics
13:41auxquels on s'adresse.
13:42Vos étudiants ?
13:43Les étudiants, les entreprises aussi,
13:45nous, on est beaucoup en apprentissage,
13:47donc nos publics, ce sont les tuteurs
13:50des jeunes qui sont formés,
13:52ce sont les jeunes eux-mêmes,
13:53ce sont aussi les professionnels
13:54qui viennent en formation continue.
13:56Je crois qu'une bonne école,
13:58c'est une école qui permet
13:59une expérience apprenant, enrichissante,
14:01c'est une école qui conduit à la réussite,
14:04c'est une école qui apprend aussi,
14:06j'en suis persuadé,
14:07à apprendre tout au long de la vie,
14:09c'est-à-dire qu'on n'est jamais expert
14:11durablement dans son domaine,
14:13et finalement, c'est quelque part
14:14une école qui vous apprend à apprendre aussi.
14:16Et puis, c'est une école qui vous permet
14:17d'être diplômée,
14:18qui vous permet de vous insérer
14:20professionnellement, assez rapidement,
14:22dans le métier que vous avez choisi.
14:24Alors, ce qui est intéressant,
14:25c'est qu'arrive l'IA depuis quelques mois,
14:28à peine quelques années,
14:29ça va tellement vite,
14:30l'IA générative.
14:32Comment vous l'implémentez ?
14:34Comment vous l'intégrez ?
14:35Comment vous l'accueillez,
14:36cette IA au sein de Sub2V ?
14:39Déjà, il me semble qu'on ne peut pas
14:42ne pas intégrer l'IA.
14:44C'est quelque chose
14:47qui véritablement provoque
14:48un choc de civilisation.
14:50Il y a quelques années,
14:51on parlait du métavers,
14:52je ne sais pas si vous vous en souvenez,
14:53on en parlait dans l'enseignement,
14:55on faisait un petit peu de fantaises.
14:56Ça a fait pchit.
14:57Mais ça a fait pchit.
14:58Totalement.
14:58Mais là, l'IA,
14:59vous voyez les sommes massives
15:01qui sont investies.
15:01Il y a encore
15:03cette industrielle japonais qui...
15:04Cette banque japonaise, oui.
15:06Voilà.
15:0775 milliards.
15:08milliards d'euros investis
15:09sur le territoire français
15:10pour faire des data centers,
15:12pour faire travailler l'IA.
15:13Donc, l'IA, c'est incontournable.
15:15Ce qu'il faut voir aussi,
15:16c'est que l'IA s'est demandé
15:18à la fois par les jeunes
15:19et par les entreprises.
15:20Il y a un sondage
15:21qui s'appelle Talent 2026,
15:22qui a été produit
15:23par EY et Schema,
15:25notre école consulaire,
15:27il n'y a pas très longtemps,
15:28qui disait que 96%
15:30des étudiants du supérieur
15:32utilisent l'IA,
15:34dont 61% tous les jours.
15:37Et parmi eux,
15:38il y en a 71%
15:39qui demandent
15:41à être formés à l'IA.
15:42Donc, vous voyez
15:43que c'est une demande
15:44des jeunes
15:44et une demande des entreprises.
15:46On a un partenariat
15:47au sein de Subdevé
15:48avec les directeurs
15:49commerciaux de France.
15:50On a fait une enquête
15:51pour savoir
15:51quelles étaient leurs attentes
15:52par rapport à la thématique
15:54de la montée en compétence.
15:55Et l'IA fait partie
15:56des sujets qui ressortent.
15:57On va revenir
15:58sur les formations différentes
15:59autour des directeurs de vente,
16:02des commerciaux.
16:03C'est presque contre-abandonnable.
16:05intuitif,
16:06parce qu'on voit bien
16:06l'IA sur certains métiers,
16:08la communication et d'autres.
16:10On le voit moins
16:11sur les formations
16:12de, je vois sourire,
16:13de commerciaux.
16:14Comment l'IA les augmente ?
16:15Comment ils l'utilisent,
16:16cette IA ?
16:17Alors,
16:19le commercial,
16:20aujourd'hui,
16:21il prépare déjà
16:22son plan d'action commerciale.
16:24Et pour préparer
16:25son plan d'action commerciale,
16:26il doit utiliser
16:27un certain nombre de données,
16:28beaucoup de données,
16:29ses données clients,
16:30ses données marchés.
16:31Aujourd'hui,
16:32se passer de l'IA
16:33pour préparer
16:34sa prospection commerciale,
16:35ce serait stupide.
16:36Ça nous fait gagner
16:37tellement de temps,
16:38l'information est traitée
16:39de telle façon
16:41rapide,
16:42synthétique.
16:42Donc, il peut rentrer
16:42plus de data,
16:43plus de données ?
16:44Bien sûr.
16:44Et à partir de là,
16:45se concentrer sur les éléments
16:47à plus forte valeur ajoutée.
16:48Moi, j'ai coutume
16:49de penser,
16:49de dire que finalement,
16:51l'utilisation de l'IA,
16:52ça déplace un petit peu
16:53la valeur ajoutée
16:54qu'on attend des hommes.
16:56Là où avant,
16:57le commercial allait passer
16:58beaucoup de temps
16:58à faire de l'analyse
16:59de ses données,
17:00il ira beaucoup plus vite
17:01aujourd'hui grâce à l'IA,
17:03en pluguant l'IA
17:03sur son CRM.
17:05Et du fait,
17:06il aura plus de temps
17:06pour bien comprendre
17:07les besoins de son client,
17:08écouter son client
17:09et être sans doute
17:10plus performant
17:11dans la relation.
17:12Ça veut dire que
17:13vous rajoutez des programmes
17:14de formation
17:15avec des experts
17:16qui viennent compléter
17:17des programmes.
17:18Comment on organise ?
17:19Parce qu'on va aborder
17:20le deuxième sujet,
17:21c'est que certaines écoles
17:22commencent déjà
17:23à mouliner l'IA,
17:25pour faire les programmes
17:26de formation
17:27et qu'on va finir
17:28par avoir des voix
17:29plus ou moins ressemblantes
17:30à celles des humains
17:31et avoir des formations IA.
17:33On y va quand même.
17:34C'est un sujet
17:34qui ne vous échappe pas.
17:36Alors moi,
17:36je ne pense pas
17:36qu'il faut faire
17:37des formations sur l'IA.
17:38Je pense que
17:39dans tous les métiers
17:40auxquels on forme,
17:40il faut faire des formations
17:42qui montrent
17:43comment utiliser l'IA.
17:45Quand ?
17:45Pour faire quoi ?
17:46À quel moment ?
17:47Moi, je suis persuadé
17:48qu'en tant que formateur,
17:50la première chose
17:50qu'on doit faire,
17:51c'est apporter à nos publics
17:53des compétences fondamentales.
17:54un socle de compétences
17:55et l'idée,
17:57c'est surtout pas
17:58de dire aux jeunes
17:59il y a l'IA
18:00qui va faire à votre place.
18:01Imaginez si vous,
18:01par exemple,
18:02pour préparer
18:03votre body summer,
18:04vous avez envie
18:05d'aller vous muscler.
18:06Vous allez en salle de sport.
18:07Comment vous savez tout ça ?
18:09Parce que je suis en doute
18:10comme vous !
18:11Et vous y allez,
18:12vous mettez un exosquelette
18:14et puis vous soulevez
18:14les poids
18:15avec les exosquelettes.
18:16Qu'est-ce que vous allez gagner ?
18:17Je n'ai pas gros.
18:17Rien du tout.
18:18L'IA,
18:18c'est un peu pareil
18:19avec le cerveau.
18:20Le cerveau,
18:20c'est le muscle
18:21et il faut d'abord
18:22le faire travailler
18:22avant, effectivement,
18:24d'utiliser des outils.
18:25Je suis content
18:26de vous entendre dire
18:26comme pédagogue
18:27parce qu'il y a beaucoup de jeunes
18:28et pas que des jeunes d'ailleurs,
18:29arrêtons de pointer du doigt
18:30les jeunes,
18:31qui ont l'impression
18:32que c'est un complément
18:33d'intelligence,
18:33c'est-à-dire qu'il vient
18:34en fait compléter
18:35le manque de culture
18:36ou de réflexion humaine
18:38et que grâce à Claude
18:39ou Tchap GPT,
18:40je vais pouvoir me...
18:41C'est un vrai danger ça.
18:43Mais l'utiliser
18:44comme son cerveau en fait.
18:45En même temps,
18:45ce n'est pas complètement faux.
18:47C'est-à-dire que
18:48l'intérêt premier de l'IA,
18:50c'est d'avoir accès
18:52rapide, immédiat
18:53à une multitude d'informations.
18:55Aujourd'hui,
18:56on a pléthore d'informations.
18:57Donc pourquoi passer du temps
18:58à aller chercher l'information
18:59si on peut déléguer
19:01en quelque sorte
19:02à un outil ?
19:03Donc il ne faut pas
19:04renier cet apport de l'IA.
19:05Après,
19:05c'est la façon
19:06de traiter l'information,
19:07de l'analyser,
19:08d'avoir une capacité
19:09de recul
19:10par rapport à ce que peut
19:11vous dire l'IA,
19:12avoir du discernement
19:13et puis rajouter derrière
19:15des compétences humaines,
19:16bien entendu,
19:16comme l'empathie.
19:18Du libre-arbitre
19:18parce que vous évoquez
19:19évidemment les soft skills
19:20parce qu'un commercial
19:21ou un directeur commercial
19:21il parle beaucoup.
19:23La parole n'a jamais été
19:24aussi importante
19:25que depuis que l'IA
19:26est arrivée
19:26et c'est vrai
19:27pour les commerciaux.
19:30Comment on implémente,
19:32comment on apporte
19:32cette IA ?
19:33On l'insère
19:34dans le programme
19:35avec des professeurs
19:36qui eux-mêmes
19:36ont dû se former
19:37et on le rajoute aussi
19:39avec des experts
19:40qui viennent apporter
19:41quand même
19:41quelques outils techniques
19:42parce qu'il faut
19:42quand même quelques outils.
19:43J'ai envie de dire
19:44qu'on l'utilise intelligemment.
19:45Par exemple,
19:46sur les commerciaux,
19:48on est en phase expérimentale
19:49d'un outil d'IA
19:50qui permet de simuler
19:51des entretiens
19:52de négociation.
19:53Vous imaginez
19:54un enseignant,
19:55il est en face de lui,
19:56chez nous,
19:56les classes ont à peu près
19:57de 25 élèves.
19:58Quand vous faites
19:59de la simulation d'entretien,
20:00si vous devez le faire
20:01avec chacun des 25 élèves,
20:03ça va vous prendre du temps.
20:04Qu'est-ce que vont faire
20:04les autres ?
20:05Là,
20:05il y a des outils
20:06qui ont été développés
20:07qui permettent
20:08de simuler
20:09des entretiens
20:10de négociation,
20:11de faire l'analyse
20:12de la simulation,
20:13de revenir sur les points forts,
20:14les points faibles.
20:16de façon simultanée,
20:17avec un feedback
20:18qui est fait
20:20avec l'enseignant.
20:21La training room,
20:21en fait.
20:22Exactement,
20:22ça permet de gagner
20:23énormément de temps,
20:24d'être beaucoup plus précis
20:25dans l'analyse,
20:26beaucoup plus individuel.
20:27Le directeur de Subdevé,
20:29que vous êtes l'homme
20:31qui connaissait la pédagogie,
20:32il y a un autre débat
20:33qui est comment remettre
20:35mon diplôme,
20:36comment rendre ma copie,
20:38mon mémoire,
20:40ma copie d'alternance,
20:41il y a beaucoup d'alternants,
20:42dont vous savez pertinemment
20:44que ce jeune
20:45va utiliser Tchap
20:47et qui va vous cracher.
20:50Comment on fait ?
20:51C'est intéressant
20:51d'entendre un directeur
20:52d'établissement consulaire.
20:55Comment vous faites ?
20:55On dit aux étudiants,
20:56après tout,
20:57vous avez le droit.
20:58Ou alors,
20:59on dit,
20:59attention,
21:00je le passerai
21:00à la moulinette du logiciel
21:01et je verrai que tu as
21:02tout pompé sur Tchap GPT.
21:04C'est quoi votre position
21:05sur ce sujet ?
21:06Déjà,
21:06interdire,
21:07c'est impossible.
21:07Je disais tout à l'heure,
21:0886% des élèves
21:10utilisent spontanément l'IA,
21:11donc ça serait vraiment
21:12contre-productif.
21:13Non,
21:14ce qu'il faut effectivement,
21:14c'est faire évoluer
21:15les méthodes d'évaluation,
21:17partant du principe
21:17qu'effectivement,
21:19dans la très très grande
21:19majorité des cas,
21:21dans la rédaction
21:22d'un mémoire,
21:23les jeunes vont utiliser
21:24l'intelligence artificielle.
21:25Et on ne peut pas
21:25les empêcher,
21:26et à la limite,
21:27il ne faut pas les décourager
21:28de le faire,
21:28parce que c'est un bon outil.
21:29Du coup,
21:30ça déporte les modalités
21:31d'évaluation vers autre chose.
21:33L'oral ?
21:33Dans les métiers commerciaux,
21:34bien entendu,
21:35l'oral,
21:36la capacité à convaincre.
21:38Mais avant ça aussi,
21:39on les invite beaucoup
21:40à nous expliquer
21:41leur cheminement intellectuel.
21:43Comment ils ont interrogé
21:44l'IA ?
21:45Comment est-ce qu'ils ont
21:45rebondi sur ce qu'on propose
21:47à l'IA ?
21:47C'est le chemin,
21:48c'est de la bonne utilisation
21:49de l'outil.
21:51Et puis après,
21:51effectivement,
21:52valoriser les compétences
21:53de synthèse,
21:54d'expression,
21:55d'empathie,
21:56la capacité à rebondir
21:58sur des éléments
21:59d'incertitude,
22:00parce qu'une des faiblesses
22:01de l'IA,
22:01c'est qu'elle n'aime pas
22:02trop l'incertitude.
22:03L'IA,
22:04c'est un outil statistique.
22:05Il va vous sortir
22:07la meilleure réponse
22:08qu'il considère
22:08par rapport à toutes
22:09les informations
22:10qu'il est capable
22:10de scroller très rapidement.
22:12Or, l'humain,
22:12lui, il doit parfois
22:13décider en phase
22:15d'incertitude.
22:16On voit votre discours
22:17finalement avec la bonne distance,
22:19le recul nécessaire
22:19par rapport à l'outil,
22:20le fait de l'implémenter,
22:22d'accompagner les étudiants
22:23à être mûrs.
22:25C'est aussi un levier
22:27d'attractivité
22:27pour votre école ?
22:30Oui et non.
22:31C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
22:32mais vous le disiez tout à l'heure,
22:33il y a même des écoles
22:33qui disent
22:34on va vous former à l'IA.
22:35Nous, on ne dit pas ça.
22:36On va vous former à un métier.
22:37Il se trouve que demain,
22:39votre métier,
22:39il aura besoin de l'IA.
22:41Donc, c'est un argument,
22:43bien entendu.
22:43Et ce serait dommage
22:44de ne pas l'utiliser
22:45quand on fait la promotion
22:46des savoir-faire de l'école.
22:48Surtout dans nos métiers
22:50orientés sur le commercial
22:51puisqu'on peut se demander
22:52finalement
22:53à quoi l'IA va servir
22:55dans les métiers commerciaux.
22:563 200 entreprises
22:57qui sont partenaires
22:58de la structure,
23:00donc c'est avec lesquelles
23:01vous avez des relations.
23:02Il y a aussi un lien fort
23:03que vous entretenez avec elles
23:04et qui elles aussi
23:05ont des exigences,
23:06vous disent,
23:06mais moi,
23:07je veux bien
23:08qu'elles aillent à subdever.
23:09C'est une super école
23:09mais je voudrais quand même
23:10que vous n'oubliez pas l'IA.
23:11J'imagine que ça a dû
23:13vous aiguillonner un peu quand même.
23:15Oui, parce que les entreprises
23:16aujourd'hui,
23:16elles sont en questionnement
23:17par rapport à ça.
23:19Il y a un fait générationnel aussi.
23:21Les gens de mon âge
23:21ont peut-être un peu plus
23:22de difficulté
23:23à aller vers l'IA
23:23que des jeunes
23:24qui vont spontanément
23:25et puis qui sont des natifs
23:26de l'intelligence artificielle quasiment.
23:29Donc oui,
23:30les entreprises sont demandeuses
23:31que ces nouvelles générations
23:32qu'elles vont intégrer
23:33dans leurs effectifs
23:36apportent aussi cette connaissance-là.
23:37Et je trouve que c'est très bien
23:38de mettre les jeunes
23:39dans cette situation
23:40peut-être un peu de sachant
23:41finalement
23:42par rapport à des gens
23:43qui sont un petit peu plus âgés
23:44mais qui ont aussi besoin
23:45de se former.
23:46Et bien sûr,
23:47mais ce qui était intéressant
23:48dans votre discours
23:48c'est qu'on a l'image
23:49d'épinal des commerciaux
23:50même si vous ne faites pas
23:50que des commerciaux,
23:51il y a quand même
23:51une grande partie d'étudiants
23:53alternants qui sortent
23:54et qui deviennent des commerciaux,
23:55des directeurs commerciaux,
23:56des ingénieurs commerciaux
23:59vous dépoussiérez un peu
24:00l'image du commercial
24:01quand même,
24:02l'image un peu d'épinal
24:03qu'on a du commercial
24:04dans sa voiture
24:05qui s'arrête au resto
24:06jusqu'à 15h.
24:07Vous voyez cette espèce
24:08d'image un peu éculée
24:09du commercial.
24:10Mais c'est ça
24:11qui est très intéressant
24:12en fait.
24:13Et c'est là
24:14que se joue la différence
24:15chez Subdevé.
24:17Vous savez qu'historiquement
24:18il y a beaucoup d'écoles
24:19qui se disent
24:19école de commerce.
24:20Mais est-ce qu'il y a
24:21beaucoup d'écoles aujourd'hui
24:22qui forment au métier du commerce ?
24:23Non, on forme au métier
24:25du management.
24:25Ou école de vente,
24:26à la vente.
24:27Et justement,
24:28elle est arrivée de l'IA
24:29selon moi.
24:30Elle questionne justement
24:31sur les enseignements
24:32et le rôle de ces écoles
24:33dites de commerce.
24:34En fait, aujourd'hui
24:35on ne va pas former des gens
24:36à produire des slides,
24:38des powerpoints.
24:38Non.
24:39Aujourd'hui, on va former
24:40les gens véritablement
24:41au commerce.
24:42En tout cas,
24:42c'est notre positionnement
24:43au sein de Subdevé.
24:45Et c'est quoi former au commerce ?
24:46C'est savoir développer
24:47du relationnel,
24:48c'est savoir faire preuve d'empathie,
24:51c'est être à l'écoute,
24:52c'est comprendre.
24:52Ce sont des compétences
24:55éminemment humaines.
24:56Donc ça veut dire
24:57que je le disais un petit peu
24:58tout à l'heure,
24:58on traite ce qu'il y a à traiter
24:59en termes d'analyse donnée
25:00par l'intelligence artificielle
25:02et on se concentre
25:03sur vraiment les éléments
25:04à forte valeur ajoutée.
25:05Un petit mot
25:05sur la formation continue,
25:06les VAE,
25:07parce que votre cœur d'activité,
25:09ce sont des étudiants
25:10qui forment en alternance.
25:1220-25,
25:13la formation continue,
25:14vous dites,
25:14il faut qu'on accélère aussi
25:15sur ce sujet
25:15parce que là aussi,
25:17vous avez de quoi
25:17pouvoir former des salariés
25:19qui pour certains
25:20sont un peu le pied sur le frein
25:22et dont l'entreprise leur dit
25:23ça serait peut-être pas mal
25:24que tu viennes te former
25:26une semaine à Subdevé.
25:28Oui,
25:28alors à Subdevé,
25:29on a, je dirais,
25:32plusieurs motivations pour cela.
25:33Déjà,
25:33un,
25:34si je vous l'indiquez,
25:35ça répond aux attentes
25:36des professionnels.
25:37Donc,
25:38nous,
25:39qui sommes des experts
25:40un peu de cette question
25:40des métiers de la vente,
25:41de l'ingénierie d'affaires,
25:42vous parliez d'ingénierie
25:43tout à l'heure,
25:44c'est la première raison.
25:46La deuxième raison,
25:46c'est qu'aujourd'hui,
25:47Subdevé fait beaucoup
25:48d'apprentissage
25:48et trop peu de formation continue.
25:50Donc,
25:50moi,
25:51j'ai un vrai enjeu stratégique
25:52pour l'école,
25:52c'est de l'ouvrir davantage
25:54à différents publics,
25:55notamment le public
25:56de la formation continue.
25:57C'est-à-dire sur des formats
25:58de type exécutif,
25:59sur des formats des choses
26:00de ce profil-là
26:01ou des formations plus courtes,
26:02plus intensives ?
26:03Sur des formats
26:03qui correspondent
26:04aux attentes des entreprises.
26:05Et en matière
26:05de formation continue,
26:06vous avez effectivement
26:07des gens qui vont aller
26:08chercher du diplôment,
26:09donc plutôt de l'exécutif
26:10avec des formats
26:11de type part-time,
26:12fin de mois par exemple.
26:13On se bloque
26:14deux, trois jours chaque mois
26:15et puis on vise
26:16l'obtention d'un diplôme.
26:17Je fais un cursus complet.
26:18Et puis,
26:18il y a des gens
26:19qui vont venir chercher
26:19de la compétence
26:20très ponctuelle.
26:21Par exemple,
26:21on a un stage
26:22qui est de l'utilisation
26:24de l'IA
26:24dans la réponse
26:25aux appels d'offres.
26:26Parce que,
26:27si vous partez du principe
26:28que tout le monde
26:29va utiliser l'IA
26:30pour répondre
26:31à un appel d'offres,
26:32comment est-ce
26:32qu'on se différencie ?
26:33Voilà, par exemple,
26:34ça c'est une compétence
26:35ponctuelle
26:35qu'on va venir chercher
26:36à subdever.
26:37La gestion des réseaux sociaux
26:38aussi,
26:38qui est un énorme sujet
26:40quand on est un commercial,
26:41que l'on soit jeune
26:42ou moins jeune,
26:42je pense qu'il y a
26:43certains commerciaux
26:43qui se disent
26:44mais je sais que je pourrais
26:45aller chercher
26:45beaucoup plus de leads
26:46mais je ne sais pas
26:47m'en servir.
26:48Ça c'est aussi
26:48un outil de formation continue.
26:50Oui, bien sûr.
26:51Là, les étudiants,
26:54l'école est ouverte,
26:55comment ça se passe ?
26:56Il faut s'inscrire déjà ?
26:57On en est où ?
26:58On est en phase de recrutement.
26:59Ça recrute là.
27:00Alors, nous,
27:00on n'est que sur le supérieur
27:01donc on a une partie
27:02de notre recrutement
27:03qui se fait sur Parcoursup
27:04mais à partir de Bac plus 3,
27:06on a du recrutement direct,
27:08on a du recrutement
27:10en partenariat
27:10avec l'université
27:11sur la plateforme
27:12au master.
27:13C'est maintenant
27:14et je dirais que...
27:15Maintenant, jusqu'à quoi ?
27:15Mi-juillet ?
27:16Ah oui, oui.
27:17Alors, pour choisir son école,
27:19pour s'orienter,
27:20pour s'informer
27:20mais surtout,
27:21si on s'oriente vers l'apprentissage,
27:23il faut tout de suite
27:23se mettre en recherche
27:24d'une entreprise.
27:25C'est la clé.
27:26Moi, je dis souvent aux jeunes...
27:26C'est compliqué quand même ça
27:27en ce moment.
27:28Les jeunes, souvent,
27:29ils se disent
27:29l'apprentissage,
27:30j'ai le droit de faire l'apprentissage.
27:31Il y a une loi
27:31qui a développé l'apprentissage.
27:33Il faut l'employeur.
27:34Mais il faut l'employeur.
27:35C'est la condition sine qua non.
27:36Et on a vu quand même
27:37une petite contraction
27:38quand même
27:38des entreprises
27:39dans un contexte difficile.
27:41Je rappelle,
27:41merci d'être venu,
27:42Tristan Gilloire,
27:43d'être venu nous rendre visite.
27:445 sites Paris-Montpardin,
27:46Saint-Germain-en-Laye.
27:47C'est pour donner envie
27:47aux étudiants de se dire
27:48je ne vais pas à Paris.
27:49Rambouillet,
27:50Sergi-Pontoise,
27:51Anguin-les-Bains.
27:52Donc, il y a du choix.
27:53Absolument.
27:54Voilà.
27:54Une belle couverture territoriale.
27:55Exactement.
27:56Qui permet à des jeunes
27:57d'éviter Paris
27:57pour ceux qui ne veulent pas y aller.
27:58Merci, Tristan Gilloire,
27:59directeur général sub2V.
28:01L'émission est terminée.
28:02C'était un vrai plaisir
28:03de me repartager ce moment
28:04avec vous.
28:05Merci à vous.
28:05Merci à Nicolas Juchat,
28:06évidemment,
28:07qui m'accompagne.
28:07Merci à Paul au son
28:10et merci à notre ami réalisateur.
28:12Et merci à Laura
28:13qui nous accompagne
28:15tout au long de nos émissions.
28:16Merci à vous
28:17pour votre fidélité.
28:18Je vous dis à très, très bientôt.
28:19Bye, bye.
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