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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-06-05##

Catégorie

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News
Transcription
00:00René Chiche, Patrick Adler, et on vous pose cette question.
00:03Liana, faut-il remettre en cause la responsabilité des magistrats ?
00:06Sur la chaîne YouTube de Sud Radio, vous dites oui à 97%.
00:10Vous voulez réagir le 0826 300 300.
00:13Vous Sandrine, vous êtes de Florence, la ville de Liana, dans le Gers.
00:18On imagine que l'émotion est immense.
00:21Que disent les gens autour de vous ?
00:22Ils en veulent beaucoup au système, qu'est-ce qui se passe ?
00:25Voilà, c'est ça, c'est plus que ça.
00:26Il y a une émotion, une tristesse terrible qui s'est abattue sur la ville et le canton.
00:30Mais en même temps, une colère indescriptible qui s'est aussi abattue sur les habitants de la ville et du
00:34canton.
00:36On se retrouve dans une espèce d'horreur, de terreur indescriptible, en fait.
00:43Cette fille de 11 ans devrait, aujourd'hui, courir dans le jardin de ses parents, en fait.
00:47Si la justice avait suivi, si la proc avait fait son boulot,
00:51si les endormes avaient pu faire leur boulot, ils n'en seraient pas là.
00:54Ça rappelle un peu l'histoire d'Estelle Mouzin.
00:57Exactement.
00:58Alors, on appelle que Estelle Mouzin était une petite fille qui avait été enlevée, violée...
01:02Enfin, on n'a jamais retrouvé de corps, a priori.
01:04Violée et tuée à Guermante par Michel Fourniret.
01:07Voilà.
01:08Suite à l'action de sa funeste femme, Monique Olivier.
01:11On est le premier pays en Europe, en tout cas pour les assassinats d'enfants.
01:15C'est quand même assez inquiétant.
01:16C'est même terrifiant.
01:18On va revenir sur cette responsabilité.
01:19Et vous, Philippe Bilger, ancien magistrat, qu'est-ce que vous avez pensé ?
01:22Mon cher Philippe, en dépit de votre présence et de votre animation intellectuelle,
01:28je trouve que la question posée n'est pas exacte.
01:31Parce qu'en réalité, il ne s'agit pas de mettre en cause une responsabilité des magistrats.
01:37Elle existe déjà, mais pour des attitudes qui n'ont rien à voir
01:42avec des pratiques professionnelles qui peuvent être catastrophiques.
01:47Et donc, je suis convaincu, et je le dis depuis des années,
01:53ce n'est pas ça qui démonte la validité du point de vue,
01:56qu'il faut augmenter la responsabilité des magistrats,
02:02notamment lorsqu'ils ont eu des pratiques judiciaires
02:05qui sont clairement révélatrices de manque de négligence,
02:11d'aveuglement, de manque de conscience professionnelle.
02:16Et donc, ce serait peut-être le cas à propos de cette procureure d'Oche,
02:22dont je ne voudrais pas qu'elle devint une sorte de bouc émissaire
02:26pour l'ensemble des dysfonctionnements judiciaires.
02:29Mais est-ce qu'il n'y a pas un problème aussi de la sacralisation,
02:31de la décision de justice aussi ?
02:33Je veux dire que tout ce qui vient des magistrats est un peu parole d'or.
02:36Mais parce que le problème...
02:37Vous me permettez de répondre, Patrick,
02:40c'est qu'évidemment, dans un système idéal,
02:46la responsabilité judiciaire ne peut pas s'attacher à des pratiques
02:51qui peuvent être discutées, contestées par les voies de recours.
02:55Mais on peut admettre, et là, on n'est pas dans ce cas-là,
03:00là, on est peut-être dans des négligences et des incuries graves
03:05de certains parquets, peut-être de la gendarmerie.
03:09On n'est pas du tout dans le cas que vous évoquez.
03:12René Chiche.
03:14Je veux dire, au niveau des magistrats,
03:16ils ont quand même un statut de fait qui est celui de l'irresponsabilité.
03:21Non.
03:22Ah si ? Si ? Si ?
03:23Non, mais pas du tout.
03:24Si un juge était responsable concernant ses décisions ?
03:26Ah oui !
03:27Oui, tout à fait !
03:29Laissez-moi terminer mon propos, M. Bilger.
03:34M. Bilger, c'est-à-dire terminé.
03:36Donc déjà, c'est quelque chose qui pourrait peut-être être étudié,
03:40puisque les magistrats concernant leurs décisions sont irresponsables.
03:45On peut les sanctionner pour des manquements à l'honnêteté,
03:50des faits dus à la corruption, etc.
03:52Ça, on peut les sanctionner.
03:52Mais sur les décisions, on ne peut pas les sanctionner.
03:55Mais au-delà de ça, attendez !
03:56Sont-ils irresponsables, puisqu'il y a des voies de recours, mon cher René ?
04:00Non, ils sont irresponsables par rapport déjà à leur...
04:03La hiérarchie de la justice ne peut pas les remettre en cause concernant les décisions.
04:08Effectivement, les justiciens peuvent ensuite aller dans la cour d'appel.
04:10On est d'accord.
04:11Mais concernant cette terrible affaire, je suis un peu...
04:14Alors là, je suis d'accord avec vous, Philippe, concernant la procureure d'Auche,
04:16qu'on a tendance quand même à matraquer de tous les coups.
04:20Il y a quand même eu déjà, vous voulez le savoir ou pas,
04:22il y a eu quand même un dysfonctionnement énorme entre le parquet de Toulouse et le parquet d'Auche.
04:28Ils ont transmis la plainte pour viol de la précédente petite fille, la Rosa, je crois qu'il s'appelle
04:33Rosa,
04:34par courrier.
04:35Donc ça a mis un temps fou pour arriver, alors que normalement...
04:38Enfin, excusez-moi, Toulouse-Auche, il y a 76 kilomètres de mémoire,
04:41donc le courrier ne met pas 6 mois, théoriquement.
04:43Non, mais en plus, Philippe, Philippe David, justement, en plus, normalement,
04:46lorsque ce sont des dossiers comme ça, un peu, qui ont des caractères un peu urgents,
04:50et concernant la petite enfance, ils transmettent les dossiers par mail,
04:54avec vraiment une spécificité urgence.
04:56Donc déjà, il y a eu un grave dysfonctionnement à ce niveau-là.
04:59Vous voyez ?
04:59Au-delà de la responsabilité des juges, qui peuvent bien sûr être, comme vous avez dit si bien,
05:03dit, Philippe, développer, on peut...
05:06Je pense que dans cette affaire terrible, il y a eu un véritable dysfonctionnement administratif.
05:12Alors, qui doit être qu'on aille dans ce cas-là ?
05:14Moi, je ne peux pas le...
05:17Qui va le décider ?
05:19Ah, ça, on verra.
05:19Ah, oui, c'est ça, le problème.
05:20Patrick Adler...
05:21Et dernière chose, je termine juste.
05:23On réagit un peu trop aujourd'hui en France, comme toujours depuis, surtout depuis...
05:26À l'émotion.
05:26Ah, exactement.
05:27Oui, mais excusez-moi, quand c'est une enfant de 11 ans,
05:30je pourrais dire que quand on a appris hier qu'on corps a été vécu...
05:33Mais je suis d'accord !
05:33Moi, on avait tous les larmes aux yeux dans le studio.
05:35Oui, mais non, mais je parle des politiques, Philippe, je parle des politiques.
05:37Le premier ministre découvre qu'il faut réunir les ministres.
05:40Voilà !
05:40C'est ça que je veux dire.
05:41Tout à fait, depuis, comme le dit fort justement René, on ne fonctionne qu'au...
05:46Et je parlais des politiques, Philippe, excusez-moi, pas des citoyens.
05:49Patrick Adler, et on retourne au 0826.
05:52Je reviens sur la formule de Montesquieu dans l'Esprit des lois,
05:55qui disait que tout pouvoir qui ne connaît pas de limites externes peut devenir dangereux.
05:59C'est vrai.
05:59Ce qui est tout à fait vrai, c'est-à-dire que si...
06:01Regardez Philippe David...
06:04Qui connaît l'exemple, pas tant...
06:05Pas tant, oui, bien sûr.
06:06Non, mais c'est-à-dire que si on dépose plainte, est-ce que ça a un impact au bout
06:11du compte ?
06:12Parce que les commissions filtrent au niveau de la magistrature, non ?
06:16Je vous arrête, si la plainte est classée sans suite, vous pouvez porter plainte 5 fois, 10 fois, 15 fois...
06:20Vous évoquez les plaintes devant le conseil supérieur de la magistrature.
06:29Il faut franchir un filtre, vous avez raison, c'est une tâche, c'est un travail...
06:36Excusez-moi, si le filtre, c'est le mur de Berlin ou le mur de l'Atlantique, c'est un
06:40peu compliqué.
06:40Nous, la réflexion est pertinente, mon cher Patrick, alors que vous ne connaissez pas grand-chose dans...
06:47Alors que vous ne connaissez pas grand-chose dans...
06:48Alors que vous ne connaissez pas grand-chose dans...
06:49Non, mais c'est-à-dire que sans face à des experts, vous avez aussi un auditeur travailleur et avisé.
06:57C'est vrai.
06:57On prend la direction du VAR, direction le Lavandou. Bonsoir Serge.
07:02Bonsoir.
07:02Vous nous avez appelé au 0826 300 300 pour réagir sur cette remise en cause de la responsabilité des magistrats.
07:09Et pour le moment, sur le compte YouTube de Sud Radio, vous dites toujours oui à 97%.
07:15Nous vous écoutons Serge.
07:17Alors, je vais un peu nuancer ces 97% pour dire que la vraie question que je me pose, c
07:22'est que c'est un petit peu facile de demander la tête de certains magistrats.
07:26Alors qu'en vérité, en France, on est relativement sous-doté.
07:30Alors, je ne fais pas partie de ce ministère de la Justice, mais j'ai l'impression que toute la
07:33fonction publique est un petit peu à l'os.
07:35Et j'ai l'impression que, alors, évidemment, on a quatre fois moins de procureurs.
07:39J'ai entendu quatre fois moins de procureurs que dans le reste de l'Europe.
07:42J'ai l'impression que la magistrature et la justice est sous très, très forte pression temporelle, avec peu de
07:47moyens matériels.
07:48Non, ce n'est pas une question de moyens, disait le président de la République, monsieur.
07:51Ah, mais voilà.
07:52Évidemment, ce n'est jamais une question de moyens.
07:53C'est comme quand on lutte contre l'échec scolaire.
07:55Ce n'est pas une question de moyens.
07:56Quand les gens meurent dans les services d'urgence, ce n'est pas parce qu'on n'a pas assez
08:00de médecins.
08:00Moi, je pense qu'il faut aussi que les gens qui demandent la tête des autres aujourd'hui se posent
08:04la question de savoir s'ils donnent vraiment les moyens à la magistrature et à la justice de bien fonctionner.
08:10Alors, Serge, je vais rester avec vous parce qu'on a un ancien magistrat avec nous.
08:14J'aime beaucoup ce que dit Serge parce qu'il est courageux.
08:18Dans le climat actuel, on a tendance, évidemment, très normalement, on le fait de manière très intelligente.
08:26sur ce plateau d'accabler la magistrature.
08:29Mais là où, Serge, je ne suis pas totalement d'accord avec vous, c'est qu'en permanence, lorsqu'il
08:36y a de tels dysfonctionnements tragiques,
08:38les magistrats, les premiers d'ailleurs, invoquent le problème des moyens.
08:44Et je crois qu'évidemment, il y a une relative pénurie des moyens dans certains parquets,
08:50mais que même si nous avions le budget rêvé, il y aurait tout de même les dysfonctionnements tragiques que malheureusement
08:59on déplore aujourd'hui.
09:00Parce que ça ne relève pas que d'une question de moyens.
09:04Serge, pour répondre à Philippe Bilger et ensuite René Chiche.
09:07Je n'ai pas les compétences de Philippe, mais disons Chiche, alors donnons les moyens et après faisons le bilan
09:13dans 3-4 ans
09:13pour voir si les dysfonctionnements ont disparu ou se sont largement atténués.
09:20Moi, mon cher Philippe, je trouve que Serge n'a pas tout à fait tort quand même concernant les moyens.
09:24Et non, dans cette affaire précise là, cette terrible affaire,
09:28le président du tribunal d'Auche avait prévenu, il y a à peu près quelques mois,
09:34qu'il manquait trois postes de greffiers.
09:37Vous savez que les greffiers sont importants dans le tribunal.
09:39C'est eux qui saisissent tout.
09:40Il avait dit en septembre-octobre, la situation est désespérante.
09:46Vraiment, c'est ses propos.
09:47Il nous faudrait 3 ou 4 greffiers ou greffières supplémentaires,
09:51mais pas dans 2 ou 3 ans.
09:53Il avait dit très vite.
09:54Je crois qu'une formation de greffier, c'est 3 ans après une licence en droit.
09:58Il avait dit peut-être pas dans 2 ou 3 ans, mais peut-être, je ne sais pas.
10:02Oui, horizon XYZ.
10:03Et pourtant les moyens ont été augmentés.
10:05Oui, mais dans ce cas précis, en tous les cas,
10:08c'est quand même le fait qu'il manquait quand même du personnel.
10:13En l'occurrence, ça n'aurait rien changé.
10:15Mais si vous me permettez,
10:17même j'ai connu au Parquet Général à Paris,
10:21lorsque j'étais aux assises,
10:23tenez-vous bien, un dossier doit être apporté à, je dirais,
10:29100 mètres de l'endroit où je me trouve.
10:31Il faut 3 jours pour l'apporter.
10:34Parce qu'il faudrait oser un jour parler de la conscience professionnelle
10:39et de l'efficacité des gens.
10:42Sandrine, vous voulez réagir ?
10:43Sandrine de Florence.
10:44Oui, oui, je voulais réagir.
10:46Parce que là, je vous entends, je vous écoute.
10:47Et ce que j'entends me semble pertinent.
10:50Mais enfin, quoi qu'il en soit,
10:53j'ai l'impression qu'on est cerné par des juges rouges aujourd'hui.
10:57et je crois qu'on en oublie l'essence même du vivre ensemble
11:01et de la sanction.
11:04Parce qu'une société sans sanction,
11:06une société liberticide,
11:08on en perd notre liberté finalement.
11:11Une société trop libertaire,
11:14on en perd notre...
11:15Une société où il n'y a plus de sanctions.
11:19C'est ça, ça devient hallucinant.
11:22Mais cet enfant devrait être là parmi nous aujourd'hui.
11:27C'est quand même...
11:28Et comme disait M. Bilger,
11:30il y a peut-être aussi un manque d'implication professionnelle
11:33quelque part dans la sphère judiciaire,
11:36mais quand même...
11:37Ah mais Sandrine, excusez-moi,
11:39vous venez d'entendre Philippe Bilger,
11:41c'était combien ?
11:41Trois jours pour 300 mètres pour passer à l'arrière ?
11:43On ne peut pas dire que le rythme soit particulièrement élevé.
11:48Mais parce qu'en réalité,
11:50d'abord, le citoyen n'est pas assez appréhendé
11:53comme finalité suprême dans le travail judiciaire.
11:58C'est lui qu'on doit satisfaire.
12:00Et d'autre part,
12:01on nous fatigue avec des notions de pouvoir.
12:04Moi, la justice,
12:05c'est d'abord un service public
12:07au service du public.
12:09Et si on ne répond pas vite et efficacement
12:12à ce que veut le citoyen,
12:14on échoue.
12:14Est-ce qu'il y a pas une politisation aussi des magistrats ?
12:17Si.
12:17Très forte politisation.
12:19Oui, mais j'entendais une avocate
12:21dire ce matin qu'au tribunal de Pontoise,
12:24les procureurs,
12:25enfin,
12:26avaient 120 dossiers,
12:27enfin, les juges, pardon,
12:28avaient 120 dossiers par an.
12:31Donc,
12:31ils pouvaient passer à peine
12:33deux ou trois jours par dossier.
12:34Non, mais je voudrais poser une question.
12:36Il reste 45 secondes,
12:37je voudrais poser la question à Philippe Bilger.
12:39Comme tous les vendredis,
12:40il y a les insolites de la semaine.
12:41Vous en avez concocté trois, pardon.
12:43Rappelez-vous, la semaine dernière,
12:45cette affaire instruite
12:46qui va au tribunal,
12:48parce qu'un type dans un camping,
12:49un propriétaire de Bangalow
12:51a dit au directeur du camping
12:52« Tu serais pas un peu casse machin »
12:54parce qu'il lui disait de bouger sa voiture,
12:56t'étais pas si mal garé.
12:58Est-ce que la justice
12:58qui a instruit des affaires comme ça,
13:00c'est pas dingue ?
13:01Mais c'est un manque d'intelligence.
13:03Excusez-moi,
13:04t'es pas casse,
13:05vous voyez ce que je veux dire ?
13:06Là, on classe l'affaire sans suite.
13:08Bien sûr.
13:08Mais l'affaire,
13:09elle monte au tribunal.
13:10On se dit qu'on est chez les fous.
13:11Mais parce que les procureurs
13:13peuvent avoir la trouille,
13:14même à propos d'affaires dérigoires,
13:17qu'on leur demande
13:19pourquoi vous avez classé ça.
13:21La victime viendra dire
13:23« J'ai traité l'autre,
13:25j'ai été traité de casse.
13:27Pourquoi il n'est pas envoyé
13:29devant le tribunal,
13:30le tribunal de police ? »
13:32Il y a très peu de gens
13:33totalement libres
13:35pour échapper au délit.
13:36Et pour les petites affaires,
13:37il ne pourrait pas y avoir
13:38des choses qui se règlent.
13:39Ça a une glisse déjà, Patrick.
13:41Oui, un peu.
13:42Merci à tous.
13:43Merci Sandrine de Florence
13:45dans le Gers.
13:46Merci Serge Duvar.
13:47Dans quelques instants,
13:49seul contre tous,
13:50René Chiche.
13:51Là, vous allez avoir
13:52tout le monde contre vous.
13:53Ah oui.
13:54Moi, je suis pour l'interdiction
13:56des réseaux sociaux.
13:57Bienvenue en Corée du Nord.
13:58Bienvenue, Torquemada.
14:00Et vous, Patrick Teller.
14:01Non, non, non.
14:02Votre seul contre tous.
14:04Mon seul contre tous,
14:05c'était l'arrivée
14:06de Dany Sabide.
14:07D'Anastasia.
14:08Pardon, Dany Sabide.
14:09D'Anastasia.
14:10D'Anastasia,
14:11à la présidence de la République
14:12qui se présente.
14:14Il a de grandes chances.
14:15Il a de très grandes chances, oui.
14:16Eh bien, écoutez,
14:17on se retrouve dans quelques instants.
14:1917h20,
14:20les vraies voix Sud Radio.
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