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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-05-21##

Catégorie

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News
Transcription
00:01Et on est ravis de démarrer cette émission jusqu'à 19h avec Mona Jafarian qui est avec nous,
00:06confondatrice de l'association Femmes Azadi, Bruno Pommard, ancien membre du RAID,
00:10Eric Crevel, journaliste et auteur de ce livre, c'est Mozart qu'on assassine aux éditions Ellipse.
00:15Et au 0826 300 300, Fabrice C est déjà avec nous, en attendant c'est le grand débat du jour.
00:21Aujourd'hui les narcotrafiquants sont partout.
00:23L'an dernier au moins 315 meurtres et tentatives de meurtre liés au narcotrafic ont été recensés.
00:28Mon combat, moi, c'est contre la pieuvre du narcotrafique.
00:31Le nombre de trafiquants n'a jamais cessé de prospérer.
00:34Je pense qu'il faut frapper très fort.
00:35Je veux frapper les narcotrafiquants et surtout les narco-racailles au porte-monnaie.
00:40Je suis Pablo Emilio Escobar Gaviria.
00:46Fabrice, Fabrice, Fabrice, bienvenue sur Sud Radio, quel est votre avis ?
00:54Écoutez, moi, je pense qu'aujourd'hui, oui, il serait temps que la justice soit également soumise un peu à
01:00des contraintes de résultats.
01:02Parce que le narcotrafique, c'est une pieuvre, c'est indéniable.
01:06Et si on ne fait rien, à aucun niveau, ça n'a aucune chance d'avancer.
01:11Les forces de police font un travail extraordinaire, qu'elles soient sur la chaussée, qu'elles soient bacs, qu'elles
01:17soient stups ou quoi que ce soit.
01:19Elles fournissent énormément de travail et en fait, au final, ça n'amène rien.
01:23Pourquoi ? Parce que la justice, comme vous le disiez précédemment, est indépendante.
01:28Et je pense qu'il y a un moment, il va falloir qu'on fasse appliquer la loi.
01:32On est champions pour faire des lois, mais on a beaucoup de mal à les faire respecter.
01:37Voilà, je pense qu'il y a un moment, il faut que ça s'arrête.
01:40Alors, on a énormément, si vous permettez, Cécile, de commentaires.
01:43Beaucoup de commentaires sur la page YouTube de Sud Radio.
01:46Dino Ludovic, qui dit « radier, prison ferme, grand pouvoir, grande responsabilité, grosse punition en cas de manquement ».
01:53Et Denis qui dit « les juges devraient être notés en fonction des récidives, et lorsque le délinquant laissé dehors
01:57recommit un délit grave, alors le juge radiait à vie ».
02:00Alors moi, je voudrais quand même poser une question.
02:02On nous dit qu'on fait des lois pour lutter contre le narcotrafic.
02:05Mais à quoi ça sert de faire des lois si elles ne sont pas appliquées ?
02:09Vous savez combien coûtent les députés ? Combien coûtent les sénateurs ?
02:12Si c'est pour qu'ils fassent des lois qui ne servent à rien, bon, autant pas les payer.
02:16Désolé, ça ne sert à rien.
02:18Parce que je veux bien que la justice est indépendante.
02:21Mais je ne connais pas un métier, un métier qui soit à irresponsabilité illimitée.
02:27Parce que, vous savez, il y a les sociétés à responsabilité illimitée.
02:31Juge, c'est un métier à irresponsabilité illimitée.
02:34Vous pouvez remettre Dutron en liberté ou l'équivalent demain, il retue trois gosses après les avoir violés, il n
02:40'aura pas la moindre sanction.
02:42Et c'est là où quand même les Français n'en peuvent plus.
02:44Alors soit on a des députés qui servent à quelque chose, des sénateurs qui servent à quelque chose, c'est
02:48-à-dire des lois qu'on applique,
02:49ou alors on passe au système américain, on y lit les juges.
02:52Bruno ?
02:53Moi, je pense que ça serait une solution, oui, évidemment.
02:55Parce que j'ai l'impression qu'on tourne en ronde depuis des années, on dit toujours les mêmes sujets.
02:59On parle toujours des mêmes sujets, c'est-à-dire la liberté des juges dans les décisions qu'ils prennent.
03:03Parce que les lois, tu l'as dit, elles existent.
03:05On ne peut pas leur reprocher aux députés, ils font leur job.
03:08Il y en a certains qui ne branlent rien, mais il y en a quand même qui bossent en nombre,
03:12donc on ne peut pas leur reprocher ça.
03:13Ensuite, il y a la liberté du juge qui décide de te mettre un an, dix ans, enfin ça dépend,
03:18c'est de leur responsabilité.
03:20Si on avait peut-être une réponse collégiale, ça pourrait être déjà une réponse, à mon sens, qui pourrait être
03:24intéressante.
03:25Un tribunal, comment dire, populaire aussi.
03:29Tout ça, ça doit être mis en parallèle et puis essayer de le faire appliquer.
03:34Regardez ce qui se passe quand on parle de déplacer les familles, etc., à cause d'une narcotrafic.
03:38Regardez ce que fait Brugère, le maire, le préfet de 92.
03:42Lui, il ne va pas par quatre chemins, il trouve tout le dérèglement, tout ce qu'il faut, pour faire
03:47expulser les familles.
03:49Alors on va me dire, il y a des familles, tu le disais Eric, effectivement, tu en as un qui
03:52décompte de la famille, on vire tout le monde.
03:54Mais à un moment donné, la responsabilité, elle vient d'où aussi ?
03:56Parce qu'il suffit d'un qui pourrisse toute la vie d'un quartier quand même.
03:59Oui, mais en même temps, on ne peut pas dire, c'est la faute de la justice sûrement, c'est
04:03la faute de la police, c'est la faute de tout le monde.
04:05Et la famille, qu'est-ce qu'on en fait de tout ça ?
04:06Parce que c'est quand même la principale responsable de ce qui se passe, c'est-à-dire des gamins
04:10qui dérivent et qui finissent d'un narcotrafic.
04:13Donc c'est une vraie question de société.
04:16Le sujet, il est quand même très grave, puisqu'on se rappelle quand même que le directeur des renseignements territoriaux
04:21avait dit que les deux plus grandes menaces pour la France, c'était un, le narcotrafic, deux, l'islamisme.
04:25Donc on se rend bien compte qu'aujourd'hui, le narcotrafic, d'ailleurs, les deux sont liés maintenant.
04:28Bertrand Chamoulou.
04:30Exactement, et c'est là où on se rend compte de la gravité de la situation.
04:33Et pour parler souvent avec des policiers, c'est vrai que ce qu'ils me répètent souvent, c'est nous
04:38on fait notre boulot, mais parfois on n'a même pas le temps de rentrer l'administratif dans l'ordinateur,
04:42qu'on les voit déjà ressortir.
04:43Donc on a un peu l'impression d'agir pour rien.
04:45Donc je trouve que quels que soient les crimes commis ou les délits commis, la justice ne suit pas.
04:50Après, il faut aussi être conscient que cette indépendance de la justice garantit aussi notre état de droit.
04:55Donc c'est pour ça qu'on est dans une situation très compliquée aujourd'hui en France.
04:58C'est que tout le monde est assez d'accord sur le fait que la justice est beaucoup trop laxiste
05:01quand il s'agit de certains crimes et délits.
05:04Mais de l'autre, jusqu'où on va pouvoir faire ingérence dans la justice sans violer notre état de droit
05:08et nos principes démocratiques ?
05:09Éric Reval.
05:10Oui, je pense que tout a été dit.
05:12Je rajouterais quand même que, pour moduler un peu mon propos de tout à l'heure,
05:16évidemment, toute une famille ne doit pas payer à cause d'une crapule qui fait du narcotrafic ou qui est
05:22un criminel.
05:22En même temps, j'ai toujours du mal à croire, si vous voulez, à imaginer que, même s'il s
05:27'agit de familles monoparentales,
05:30que les parents ne sont pas exactement ou un peu ou beaucoup au courant du trafic que fait le fils
05:37ou de la fille.
05:381 sur 10, il ferme les yeux vu l'argent que ça rapporte.
05:40Bon, ben voilà.
05:41Donc, bon, maintenant, moi, ce qui me chagrine toujours, c'est que...
05:45Non, mais c'est...
05:46Oui, oui, il est un peu annexé, monsieur.
05:49Non, mais peut-être pas 9 sur 10, mais beaucoup laissent faire vu l'argent que ça rapporte.
05:52Non, mais ce qui me chagrine beaucoup, c'est que la police, elle, elle est obligée de rendre des comptes
05:55tout le temps sur les enquêtes,
05:59les GPN, etc.
06:01Et la justice, en fait, elle peut prendre des décisions sans communiquer, sauf le parquet, je crois, sur ces décisions.
06:09Ben, c'est ça qu'on aimerait entendre. Bruno a raison, c'est ça qu'on aimerait entendre.
06:12Qu'est-ce qui a justifié, madame la magistrate, monsieur le président, que vous n'expulsiez pas cette avis ?
06:18C'est quoi vos arguments ?
06:19Je voulais que je vous le dise, le juge des contentieux a finalement débouté le bailleur dans sa décision.
06:23Je cite, il estime que la distance entre le lieu où les faits ont été commis et le logement loué
06:29n'était pas suffisamment établi.
06:30Alors, dans ces cas-là, je pense qu'il va falloir faire un périmètre de deal autorisé et un périmètre
06:36de deal interdit.
06:37C'est un argument ridicule.
06:38Ben non, mais je me consomme de le citer.
06:40On demande de motiver, donc ils donnent des arguments.
06:43On n'est que sur la décision du juge, parce que regardez, les bailleurs sociaux commencent à jouer sérieusement le
06:47jeu.
06:48Au début, ils ne jouaient pas le jeu.
06:48Là, c'était les bailleurs sociaux qui avaient demandé l'expulsion.
06:50Oui, c'est pour ça que je l'ai dit.
06:51Le préfet et les bailleurs sociaux.
06:53Le juge, les bailleurs sociaux, le préfet, tout le monde est d'accord, les seuls, c'est, encore une fois,
06:58les juges qui décident en dernier ressort.
06:59C'est ça, le problème.
07:00Ça ne sert à rien de faire une loi si derrière, elle n'est pas présente.
07:04C'est un vrai sujet.
07:05Est-ce qu'il ne faut pas un jury populaire ?
07:06Je ne sais pas, mais il y a possibilité de sortir de cet impasse, parce que c'est insupportable.
07:09Il fait des années qu'on parle de la décision.
07:11La question qui se pose, c'est que depuis des années, je vous rappelle quand même le nombre de morts
07:16qu'il y a chaque année à Marseille et ailleurs.
07:19On l'a vu à la ville, à la cité des Moulins, à Nice, il y a quelques jours.
07:22En fait, maintenant, il n'y a pas une ville, même un village en France où il n'y a
07:24pas un point de deal.
07:25Vous avez, notamment à Marseille, les politiques, à commencer par le chef de l'État, qui y vont, chemise blanche
07:31ouverte, roulant les mécaniques,
07:33en disant, nous, on fait la guerre au narcotrafic, nous, les narcotrafiquants n'aurons plus de repos, nous, les narcotrafiquants,
07:40on va les poursuivre.
07:42Il remonte dans la voiture blindée, il retourne à l'aéroport, et dès qu'il est à l'aéroport,
07:47les narcotrafiquants et les dealers ont tous repris leur place, parce que c'est quand même la réalité des faits.
07:53Donc, moi, je n'en peux plus, comme si je vous disais tous les commentaires, il y en a énormément,
07:58les gens n'en peuvent plus non plus,
07:59on élit des gens, pas pour rouler les mécaniques, je veux dire, voir Macron avec son bomber du commando parachutiste
08:06de l'air numéro 10,
08:07je m'en fous, on n'a pas élu un acteur d'Hollywood, d'accord ?
08:11On veut avoir des gens qui agissent, on veut avoir des députés qui votent des lois, parce qu'on les
08:15paye, et ils sont bien payés.
08:16Oui, mais voter des lois sans qu'elles soient appliquées, c'est de là que partout...
08:21Mais c'est là qu'est le problème, mais c'est là qu'est le problème.
08:24Fabrice, Fabrice, vous l'y arrière.
08:26Non, non, mais je suis tout à fait en phase avec ce que vous dites.
08:28Il y a deux éléments qui sont intéressants de prendre en compte, c'est quel est le statut légal des
08:33personnes de la famille concernée ?
08:35Est-ce qu'ils ont des papiers ? Est-ce qu'ils sont en règle ?
08:37Parce qu'aujourd'hui, on ne va pas se leurrer.
08:39C'est ceux qui trafiquent, ramènent de l'argent et font partie, malheureusement, souvent de personnes qui sont en situation
08:47irrégulière.
08:48Donc, ils sont hébergés d'une aide.
08:51Donc, déjà, une fois de plus, la France fournit une aide et derrière, on subit.
08:55Donc, déjà, il faudrait savoir quel est le statut de l'ensemble de la famille.
08:58Deuxième chose, on a un deuxième problème qui risque de naître.
09:02C'est ce qui se passe à Marseille.
09:04C'est, on va dire, la démarche sociale des narcotrafiquants.
09:08Ils sont en train de répliquer ce qu'a fait Escobar.
09:10C'est-à-dire, ils sont en train de salier la population en les aidant, en les formant, en leur
09:15donnant de l'argent.
09:17Des fournitions scolaires à la rentrée des classes.
09:19Exactement.
09:20La formation des enfants, etc.
09:22Alors, il faut voir quelle formation.
09:24Et au-delà de ça, quand ça, ça sera établi,
09:28et je pense que votre interlocuteur du RAID sera d'accord avec ça.
09:34Ça va devenir impossible.
09:36Ah non, mais c'est sûr.
09:38Je suis tout à fait d'accord avec vous.
09:39Mais je vais vous dire, moi, j'ai fait une tribune.
09:41Éric Reuven n'a pas dû le lire parce qu'il n'est pas intéressé par mon sujet.
09:44Il ne sait pas lire.
09:47Mais il sait écrire.
09:49Il sait écrire.
09:52Moi, je vais vous dire ce qu'est ma théorie.
09:54Alors, je ne suis pas ministère intérieur, je ne suis pas chef de l'État.
09:56Mais si vous voulez taper sur les quartiers et se les réapproprier,
10:00parce que c'est là le sujet.
10:01Vous parlez d'Escobar qui a su, évidemment, s'approprier les quartiers.
10:04C'est-à-dire que les quartiers ont horreur de la...
10:07Comment dire ?
10:07La déture en haut du vide.
10:09Merci.
10:09Bon, il faut les occuper, les quartiers.
10:11Moi, je le dis depuis 10 ans.
10:12Vous savez que je travaille beaucoup avec mon association sur ces sujets-là.
10:14J'étais encore à Besançon dans des quartiers hier,
10:18avec la Fédération Française de Foot.
10:19Bref, tout ça pour vous dire qu'il faut se réapproprier ces quartiers
10:22pour qu'on puisse laisser travailler l'OFAS,
10:24les services TUP, etc., qui font un travail formidable.
10:27Travailler sur le fond des dossiers.
10:28Ils le font, hein.
10:29On l'a vu avec Tim Yoda, on le voit avec des aides de mafia.
10:31Ils leur mettent des coups sur la tronche.
10:33Ça, c'est sûr.
10:33On ne peut pas le nier.
10:34Et surtout les associations aussi.
10:36Les associations de quartiers.
10:37On a besoin parce que le mec qui est sur le terrain
10:39à rien foutre à 12 ans dehors,
10:40quand on lui dit, dis donc, tu t'emmerdes, viens,
10:42je te file 150 euros et tu restes là.
10:44Et quand ça ne va pas, pouf, tu te téléphones
10:46en nous disant que les filles arrivent.
10:47Mais les gamins, ils sont déboussolés, hors famille, etc.
10:51Eh bien, ces gens-là, ce sont des cibles pour les narcotrafiquants.
10:53Il faut se réapproprier ces quartiers.
10:55Moi, je l'ai fait pendant 10 ans à Corbeilson.
10:57On a tartelé des quartiers très difficiles, je peux vous assurer.
10:59C'était moi le patron sur les quartiers.
11:00Je le disais.
11:01J'avais viré le peu de stupes qu'il y avait, 95 ou 1005.
11:03Mais je peux vous assurer que c'était moi le bon sur le quartier.
11:05C'est tout.
11:05Je m'étais réapproprié le quartier.
11:07Donc, c'est ce qu'il faut faire.
11:08Et ensuite, dernier échelon, à mon avis,
11:11et je suis totalement favorable à ça.
11:13Effectivement, la police n'est pas favorable.
11:14Et les états-majors d'armée, encore moins,
11:16parce qu'ils n'ont pas envie de se mouiller.
11:17On fout l'armée dans les quartiers en sécurisation.
11:19Oui, mais l'armée, elle n'est pas...
11:20Elle n'est pas...
11:22Elle n'est pas de maintien de l'ordre.
11:23Mais vous dites que vous voulez mettre de l'ordre.
11:25Mais non, arrêtez.
11:26Les états-majors n'étaient pas favorables,
11:28mais je connais plus d'un militaire,
11:29que ce soit dans la Légion ou dans d'autres forces spéciales,
11:32qui demandent une chose,
11:33c'est qu'on leur laisse la place pour remettre de l'ordre.
11:35Mais bien sûr, mais si, mais si.
11:37Alors là, je peux vous dire que si vous leur laissez remettre l'ordre,
11:44Je suis d'accord, Philippe, mais il est où l'état de droit aujourd'hui ?
11:46Mais il n'y en a plus.
11:47Mais il n'y en a plus.
11:48Alors là, l'état de droit, c'est comme Camry, c'est fini, évidemment.
11:50Philippe Davido, on m'explique, moi, à chaque fois...
11:52Je suis des années 70,
11:54j'ai été élevé avec le respect de l'uniforme.
11:56Dites-moi aujourd'hui, juste le respect tout court,
11:59que ce soit de l'uniforme ou de toute chambre d'autorité...
12:01Bien sûr, on est d'accord.
12:02C'est fini, c'est fini.
12:03Je vais vous dire un truc.
12:05Je parle de sécurisation.
12:06Je ne demande pas à l'armée de faire ce que font les forces d'action rapides des CRS,
12:14de se réapproprier le quartier.
12:15C'est de la patrouille, de la sécurisation,
12:18comme on a fait en 2015, après les attentats,
12:20à la demande de Cazeneuve,
12:21de mettre les bérets verts sur les Champs-Elysées.
12:23Moi, les bérets verts, j'adore, je respecte ces gens-là,
12:26c'est mes frères, tous ces gens-là.
12:27On les fout dans les quartiers à faire de la sécurisation.
12:30Alors on me dit, ouais, mais l'armée,
12:32les militaires, il est fait pour tuer, il est fait pour s'y faire.
12:34Mais ils ne sont pas formés au maintien de l'ordre, ils ont formé la guerre.
12:36Mais ça se brie, ce n'est pas des mulets, les mecs.
12:39Philippe David, ce n'est pas des mulets, les militaires.
12:41Si on l'enfile une mission en disant, faites la sécurisation...
12:43En tout cas, ils sont plus aguerris que, parfois, certaines patrouilles.
12:46Mais les États-majors ne veulent pas parce qu'ils ont les foutus.
12:48Mais dans ces cas-là, je pose une question,
12:50on les attaque, ils ont le droit de riposter directement au fur et à mesure ou pas ?
12:53Et les CRS, pareil, et les flics, pareil.
12:55Si on les attaque, les babués, ils sortent leur calibre, ils tirent.
12:57Ça s'appelle la légitimité.
12:58De toute façon, j'ai l'impression.
12:59Les militaires, il faut faire le test.
13:01On prend des QRR, des quartiers de recoquette.
13:03Mais c'est ce qu'avait dit Samia Ghali, qui était sénatrice de Marseille, il y a 10 ans.
13:07Même Ségolène Royal.
13:08Même Ségolène Royal avait dit.
13:10Je suis persuadé que c'est une réponse.
13:12Je ne sais pas si j'aurais raison ou pas, mais je peux vous assurer que c'est ça.
13:14Et les militaires, ça se briefe.
13:16Ce n'est pas des mulets, les gars.
13:17Si on leur dit mission, s'ils doivent riposter, c'est de la légitimité.
13:20Je vous l'ai dit, comme le font les policiers quand c'est nécessaire.
13:22A mon avis, c'est une réponse.
13:23Vu ce qu'ils voient sur les terrains de guerre et en OPEX, mon avis...
13:26Alors, je ne vous dis pas les réactions de certains, si vous dites,
13:33là, je peux vous dire qu'on va vite comparer celui qui fait ça avec Pinochet.
13:39Mais c'est ça qui fait peur aux politiques.
13:40Ils ont peur, les politiques, à cause de ça.
13:42Mais évidemment, c'est le truc classique.
13:44Mais je veux dire, rappelez-vous, encore une fois,
13:46mais les états-majors, on ne veut pas en temps de parler.
13:48Appeler un général, là...
13:48Mais ils ne veulent pas.
13:49Mais ils n'ont pas envie d'y aller.
13:51Surtout pas.
13:52Non, les...
13:53Dans un instant, seul contre tous,
13:55Éric Revelle, vous dites qu'il n'y aura pas un seul candidat à droite et au centre,
13:58comme la fille Gérard Larcher et Bruno Pommard.
14:00Vous dites, on veut plus de policiers,
14:02mais à aucun moment, on ne s'intéresse à la prévention.
14:04On en parle dans un instant.
14:05A tout de suite.
14:0717h20, les vraies voix Sud Radio.
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