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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-07-08##
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NewsTranscription
00:00Avec une question que nous traiterons, avec nos vraies voix, Philippe Bilger, président de l'Institut de la Parole, ancien
00:05magistrat,
00:07Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant, Yann Ledort, chef d'entreprise dans le domaine de l'automobile.
00:12Ouvrons le grand débat.
00:17Marine Le Pen assure qu'elle sera candidate et fera campagne, mais sans bracelet électronique.
00:23Or, elle se pourvoit en cassation.
00:26A partir de quand la cour de cassation statuera, lui octuera-t-elle un bracelet électronique avant le 18 avril,
00:35date du premier tour de l'élection présidentielle ?
00:38Tout cela pose beaucoup de questions et aussi celle-ci que nous vous soumettons.
00:43Le RN, le Rassemblement National, ressorti plus fort de cet épisode judiciaire.
00:50Pour en parler, nous avons un grand témoin, le député Rassemblement National du Loiret, Thomas Ménager.
00:55Bonsoir, Thomas Ménager.
00:57Bonsoir, merci de votre invitation.
00:58Merci à vous.
01:00Bon, déjà, réaction, vous vous sentez finalement, une fois le verdict tombé et les deux décisions de Marine Le Pen
01:08prises,
01:11soulagés, confiants, un petit peu inquiets, dites-nous tous, soyez honnêtes.
01:15Non, totalement déterminés, mais très heureux, bien entendu, mais pas comme tous les Français, je veux dire,
01:20qui attendaient de pouvoir choisir librement qui serait le prochain, la prochaine, en l'occurrence, nous l'espérons, président de
01:27la République,
01:27et qu'une décision judiciaire ne vienne pas contrevenir à leur liberté de choix, la liberté de l'électeur.
01:35C'était un principe que le Conseil constitutionnel avait reconnu et que la Cour de Pelle a entendu.
01:42Donc maintenant, derrière tout ce feuilleton qui a occupé le devant de la scène maintenant depuis près de dix ans,
01:48on veut aller sur le terrain, ce qu'a fait Marine Le Pen aujourd'hui avec Jordan Bardella.
01:52À la flèche.
01:53Oui, à la flèche, effectivement, non loin du Mans.
01:56Je vous laisse avec Philippe Bilger, Thomas Ménager.
01:59Monsieur le député, même en comprenant parfaitement la volonté de Marine Le Pen,
02:05à la suite d'une juridiction d'appel qui a largement déblayé le terrain en sa faveur de se présenter
02:14en 2027,
02:15est-ce que vous ne trouvez pas tout de même que, j'allais dire, la pureté de cette quatrième candidature
02:25est un peu ébréchée ?
02:27Comment dirais-je ? Vous n'avez pas le sentiment qu'un élan est un petit peu atténué ?
02:33Thomas Ménager.
02:34Pas du tout.
02:35Quand on croit en l'état de droit, et vous le savez, depuis que Marine Le Pen a formé ce
02:41pourvent en cassation,
02:42elle est de nouveau présumée innocente, et déjà, dans tous les cas, la cour d'appel est venue amoindrir fortement
02:48et contredire en grande partie la décision de première instance.
02:52Marine Le Pen est présumée innocente, elle est une justiciable comme une autre,
02:55elle continue à mettre en avant son innocence, qu'elle prouvera, j'en suis certain,
03:00avec la décision qu'il y aura de la cour de cassation.
03:04Et maintenant, ce que les Français veulent, c'est qu'on parle santé, immigration, pouvoir d'achat,
03:09qu'on aille sur le fond, et j'espère que nos opposants auront autre chose à mettre en avant
03:14que de faire l'exégèse d'une décision de justice qui est très loin des attentes des Français.
03:21Aujourd'hui, les Français, je peux vous le dire, dans le Loiret où moi je suis élu,
03:23ils veulent que l'on parle du fond, et qu'on sauve le pays, et qu'on sauve la France
03:28de la situation qu'on connaît actuellement.
03:29Ça n'empêche pas, Thomas Ménager, notre Pierre-Yves Martin de tiquer,
03:33alors il vous pose son point de vue déjà, et votre question, Pierre-Yves ?
03:37Moi, ma question, c'est que, en fait, j'ai l'impression que vous ne mesurez pas
03:44ce que signifie cette histoire, cet épisode judiciaire,
03:50et que de toute façon, elle ne pourra jamais démontrer son innocence,
03:55puisque le pourvoi en cassation ne sert pas à ça.
03:58Donc, on ne va pas étudier le fond.
04:00Laissez-moi finir.
04:01Vous allez voir, laissez-moi finir, laissez-moi finir.
04:03Alors, juste, en fait, ma question, c'est, si une campagne part déjà sur des fondamentaux qui sont fragiles,
04:13comment vous imaginez animer la relation avec l'opinion publique, avec le peuple français ?
04:20La question est posée, la réponse est donnée.
04:21C'est la question de fond.
04:23Ce sera que les Français seront les seuls juges.
04:26Et ça, c'est ce que nous voulions.
04:28C'est que les Français, on peut reposer la question aussi,
04:30que le fait que le suicide, dans tous les cas, est rendu au nom du peuple,
04:33et le juge suprême, dans notre état de droit, c'est aussi, dans notre démocratie, c'est le peuple.
04:39Et ils connaissent parfaitement l'affaire, la situation.
04:41Je pense qu'ils sont une majorité à croire en l'innocence de Marine Le Pen.
04:46Ils connaissent étonnant les aboutissants de cette affaire qui ne mérite en aucun cas une condamnation pénale.
04:50Et ce qu'ils veulent, c'est qu'on aille régler les problèmes de la France.
04:54Et il y a un premier sondage, alors ça reste des sondages, et le moment est l'heure de vérité,
04:58vous le dites, et je pense que vous le pensez comme moi, ça sera le moment de l'élection l
05:02'année prochaine.
05:03Mais qui montre qu'après l'intervention de Marine Le Pen au journal télévisé hier soir,
05:08après la décision, il y a une hausse de popularité.
05:10Il y aura vraisemblablement aussi, peut-être, d'autres sondages qui vont sortir dans les prochaines heures,
05:15qui viendront confirmer cette dynamique et cette volonté de changement,
05:18de tourner la page du macronisme.
05:20Et c'est ça le vrai sujet, et c'est la raison pour laquelle Marine Le Pen et Jordan Bardella
05:23sont en campagne,
05:24et qu'on va être aussi, nous tous, en campagne, sur le terrain.
05:27Cet élan populaire et ce soutien, on le ressent, on le voit,
05:30on va le confirmer dans les prochaines semaines, nous l'espérons.
05:33Bon, et on fera un premier débrief avec notre auditeur Stéphane,
05:35notre auditeur fil rouge depuis Béziers,
05:37parce que, écoutez bien Stéphane, c'est vous qui allez débriefer.
05:40Question, réaction, donc, de Yann Ledortz.
05:42Oui, et comme ça a été dit, la Cour d'appel a libéré le chemin vers la présidentielle.
05:47La candidature avait été habilement présentée comme un ticket.
05:50Il se trouve qu'aujourd'hui, le ticket est inversé.
05:52On vous sent très confiant.
05:54Est-ce que vous êtes vraiment confiant que ce ticket,
05:57que ce couple Premier ministre-président ou président-premier ministre,
06:00va tenir sur la durée,
06:02et va permettre de pouvoir exprimer, dans la campagne présidentielle,
06:07la sérénité dont vous faites preuve aujourd'hui ?
06:08Le ticket Bardella-Le Pen, allez-y Thomas Ménager.
06:12Cette complémentarité et ce ticket gagnant,
06:14qui est, c'est vrai, inédit dans l'histoire de la Ve République,
06:16et qui peut parfois déboussoler,
06:18quand dans tous les autres partis,
06:19on a des combats Gabriel Attal-Edouard Philippe
06:21pour savoir qui va pousser des coudes,
06:24où on en a à gauche, entre M. Glucksmann, M. Mélenchon.
06:27Là, d'avoir deux personnalités, main dans la main,
06:30qui travaillent, et depuis le début,
06:32ce ticket, il a toujours été dans ce sens.
06:34C'est-à-dire Marine Le Pen à l'Élysée,
06:36président de la République,
06:37et un chef de gouvernement, Jordan Bardella,
06:39Premier ministre, donc pas de surprise.
06:41Ce qui aurait été la surprise,
06:42est-ce qu'aurait été une inversion ou un changement ?
06:44Ça aurait été, s'il y avait eu une décision
06:46qui empêchait Marine Le Pen de se présenter,
06:49mais, bien entendu, une certitude totale
06:51de l'absence de différence de fonds
06:55entre Marine Le Pen et Jordan Bardella,
06:57et de leur volonté d'œuvrer,
06:58dans le sens de l'intérêt général,
07:00loin de certains qui veulent faire croire
07:02qu'il y aurait des dissensions.
07:03Tout ça n'existe pas.
07:04Ils l'ont prouvé en étant, dès le premier jour,
07:06ensemble, sur le terrain, à la flèche,
07:08dans une ville que nous avons
07:10formidablement gagnée
07:11lors de l'élection municipale.
07:12Alors, notre auditeur fil rouge,
07:14Stéphane Depuis-Béziers, vous a écouté.
07:16Stéphane, est-ce que vous trouvez,
07:19finalement, Thomas Ménager,
07:20convaincant sur ses arguments ?
07:22La question, je le rappelle, c'est
07:23le RN ressort-il plus fort
07:25de cet épisode judiciaire ?
07:26A brûle pour point.
07:27Comme ça, Stéphane, votre réaction ?
07:31Oui, convaincant, certainement.
07:33Mais après, est-ce qu'on ressort
07:35grandit d'une histoire judiciaire ?
07:39C'est moins sûr.
07:41Oui, parce que, oui, en fait,
07:44il a tout dit.
07:44Et bravo, Stéphane,
07:46ce n'est pas très long,
07:46mais c'est percutant.
07:48Pour conclure,
07:49avant de vous libérer, Thomas Ménager,
07:51nous, on va continuer le débat, bien sûr.
07:53Mais oui, il y a quand même cette affaire,
07:55nous dit notre auditeur,
07:56qui n'est pas forcément contre vous,
07:57vous l'entendez.
07:58Donc, c'est quand même un constat,
08:00Thomas Ménager.
08:01Non, mais vous avez raison.
08:03C'est ça qui est inquiétant.
08:04Dès lors que Marine Le Pen est innocente
08:06et que nous avons vécu tout cet épisode
08:09et que certains de nos opposants,
08:11plutôt qu'à d'aller nous combattre
08:12sur le fond,
08:13comme c'est le cas déjà sur d'autres domaines,
08:15cherchent à jeter des anathèmes,
08:17à nous salir sur cet aspect.
08:20Alors même que Marine Le Pen
08:21est présumée innocente
08:22et se pourvoit en cassation,
08:25c'est très clair qu'il cherche à nous salir.
08:27Mais je pense que les Français
08:28ne sont pas dupes.
08:29C'est un peuple très politique,
08:31très intelligent,
08:32qui connaît le fond du dossier
08:33puisqu'on en a parlé
08:34sur toutes les antennes
08:35de France et de Navarre
08:36maintenant depuis près de dix ans.
08:38Et que ce qu'ils vont regarder,
08:39c'est le programme,
08:40l'envie,
08:40la capacité
08:42et aussi la résilience
08:43de Marine Le Pen
08:44qui a prouvé une fois encore
08:45que c'était un sphinx,
08:46qu'à chaque fois,
08:47on veut l'enterrer
08:48et qu'elle renaît
08:49et qu'elle a cette force
08:51que les Français,
08:51je pense,
08:52attendent d'un président
08:53et donc d'une présidente
08:53de la République.
08:54C'est ça que les Français
08:55regarderont dans les prochains mois.
08:57Message entendu.
08:58Merci Thomas Ménager,
08:59député RN du Loiret.
09:01Nous vous laissons
09:02parce que je crois
09:03que vous êtes très,
09:03très, très sollicité.
09:04En tout cas,
09:05ça nous a donné les bases
09:07pour débattre,
09:08bien sûr,
09:09avec nos trois vrais voix.
09:10Et puis vous,
09:10les auditeurs de Sud Radio,
09:12réagissez.
09:120 826 300 300.
09:14Le RN ressort-il plus fort
09:16de cet épisode judiciaire ?
09:18Réagissez,
09:19on vous attend.
09:19A tout de suite.
09:2117h20,
09:22les voix Sud Radio.
09:2317h20,
09:24Frédéric Bradel.
09:26Le grand débat ce soir
09:28avec nos trois vrais voix,
09:29Philippe Bilger,
09:30Pierre-Yves Martin,
09:30Yann Ledortz.
09:32Le grand débat,
09:33procès en appel
09:33de Marine Le Pen.
09:35L'arrêt a été rendu.
09:37Le RN ressort-il plus fort
09:39de cet épisode judiciaire ?
09:41Vous avez entendu
09:42le député Thomas Ménager
09:44évidemment dire
09:45que le RN ressortait plus fort.
09:47Je vous propose d'écouter
09:49la réaction à la mi-journée
09:51de Marine Le Pen.
09:52Elle était donc à la flèche,
09:54Marine Le Pen.
09:55Écoutez comment elle perçoit
09:56donc la décision
09:58de cette cour d'appel
10:00et nous en débattons.
10:01Vous réagissez au 0 826 300 300.
10:04La cour d'appel a dit
10:05je rends aux électeurs
10:07leur liberté de vote.
10:09Je n'en attendais pas moins.
10:11Pour le reste,
10:12ça fait 10 ans
10:13que les Français
10:13entendent parler de cette affaire.
10:14Je pense qu'ils sont au courant
10:16des tenants et des aboutissants.
10:17Je pense qu'ils savent pertinemment
10:20que les faits
10:21qui nous sont reprochés
10:23ne méritent en aucun cas
10:24une condamnation pénale.
10:26Et c'est ce que je dirais
10:27défendre devant la cour de cassation.
10:28Je veux dire,
10:29si mes adversaires politiques
10:30n'ont pas d'autre argument
10:31que ça,
10:31ça veut dire que sur le fond,
10:32ils n'ont strictement rien
10:33à proposer aux Français.
10:35Voilà.
10:36Alors,
10:36ancien magistrat Philippe Bilger,
10:38comment vous analysez cela ?
10:39Bon, alors,
10:40elle a une argumentation,
10:42elle a beaucoup progressé
10:44au fil de ses candidatures.
10:46Elle est redoutable
10:48et on disait tout à l'heure
10:49que ses opposants
10:51ne doivent pas se réjouir
10:53parce qu'évidemment,
10:54Jordan Bardella
10:55aurait offert des possibilités
10:57qu'elle n'offrira pas.
10:59Mais je dirais,
11:00là où elle me semble
11:02se tromper,
11:05il suffirait de...
11:06Essayons de faire
11:07de la politique fiction.
11:10Imaginons qu'elle ait été
11:13relaxée hier
11:14et que son argumentation
11:17ait été retenue.
11:18Eh bien,
11:19il est évident
11:20que la situation
11:21du Rassemblement national
11:23serait infiniment supérieure
11:26à celle qui résulte
11:28du volontarisme
11:30qu'elle manifeste
11:31et qui montre
11:32sa détermination,
11:34mais qui n'est pas...
11:36Elle n'est pas parfaite
11:38où même il y a
11:40des inconvénients
11:45dans la stratégie.
11:46Je ne suis pas sûr
11:49que dans cette politique fiction
11:51que vous partagez,
11:53je pense qu'en fait,
11:56la malheureuse réalité
11:57qu'on vit aujourd'hui
11:59et du coup la tactique
12:01de Marilyn Le Pen aujourd'hui
12:02est bien plus bénéfique
12:04pour le mouvement,
12:05à mon avis,
12:06tactiquement,
12:06parce qu'en fait,
12:08elle démontre
12:09que son mouvement
12:10et elle en premier lieu
12:11est en résistance
12:14contre l'injustice,
12:16est en résistance
12:17contre l'establishment
12:18et donc le message envoyé
12:21à toutes celles
12:22et tous ceux
12:22qui ne croient plus
12:23en la société,
12:24en la justice,
12:25etc.,
12:26ce n'est que de la matière
12:28à alimenter comme ça
12:29l'argumentaire,
12:31le positionnement
12:31et c'est ça
12:32que je trouve extrêmement dangereux
12:33et qui m'horripile.
12:36Et deuxième point
12:37qui m'horripile encore plus,
12:38c'est qu'à chaque déclaration
12:40des responsables du RN...
12:42Et on vient d'avoir
12:43Thomas Ménager.
12:44Exactement.
12:45Il nous parle
12:45d'innocence par-ci,
12:47innocence par-ça.
12:48Enfin,
12:49je n'ai pas rêvé.
12:50Elle a quand même bien,
12:53factuellement,
12:54décidé
12:54de financer
12:56des emplois
12:57à partir de budgets
12:58qui n'avaient pas vos questions.
12:59Sauf qu'à partir du moment
13:00où Philippe Bilger
13:00en est d'accord
13:01où elle se pourvoit
13:01en cassation,
13:02elle est de nouveau
13:03présumée innocente.
13:03Absolument.
13:04Mais votre argument,
13:05Pierre-Yves,
13:06serait valable,
13:07de mon point de vue,
13:08sur l'idée
13:08de la résistance
13:10si, justement,
13:11elle n'avait pas voulu quitter
13:13depuis longtemps
13:14ce seul registre.
13:16Aujourd'hui,
13:16elle ne veut plus apparaître
13:18comme quelqu'un
13:19qui est en confrontation
13:20avec le système.
13:22Elle veut montrer,
13:23au contraire,
13:24qu'elle propose des choses.
13:25Et je ne crois pas
13:27que ce soit...
13:28Attendez,
13:29Pierre-Yves,
13:30juste,
13:30Yann Le Dors,
13:31parce que je pense
13:31que vous allez réagir
13:32aussi à ce que va dire
13:33Yann Le Dors.
13:34Moi, je vais reprendre
13:35mon image du pénalty
13:36et des règles.
13:37Il a fait un coup du monde.
13:38Il a fait un coup du monde.
13:40On a fait le jeu des villes
13:41pour savoir
13:42où étaient les matchs.
13:42Alors, allez-y.
13:43On n'a pas été bon.
13:44Donc, vous ne comparez pas
13:46le foot à la politique,
13:47ça va...
13:47Fin de parenthèse.
13:48Continuez.
13:49Moi, je dirais qu'en fait,
13:51on joue avec les règles.
13:53Tout simplement.
13:53On n'est pas en train
13:54de parler du fond,
13:55parce que le fond,
13:56il y a tellement de choses
13:56à dire sur le fond.
13:58Mais sur les règles,
13:59à partir du moment
14:00où il y a un pouvoir en cassation,
14:01on remet les compteurs à zéro,
14:03on joue avec les règles.
14:04C'est permis,
14:05on le fait.
14:06C'est ce que vous dites.
14:06Exactement.
14:07Et on va parler
14:07de l'état de droit.
14:08Et en parlant de l'état de droit,
14:10on va avoir une argumentation
14:11entre d'un côté
14:11l'état de droit,
14:12je suis innocente,
14:13je peux me présenter,
14:14et de l'autre côté,
14:15la contre-argumentation
14:16de dire c'est immoral.
14:18Mais si c'est immoral
14:19et qu'il ne faut pas se présenter,
14:20ça veut dire qu'on est
14:20contre l'état de droit.
14:21Donc ça coupe l'herbe
14:22un peu sous le pied
14:23des opposants politiques.
14:24C'est pas faux.
14:25Et ça va être compliqué
14:26à argumenter.
14:27Je ne suis pas d'accord,
14:27parce qu'en fait,
14:28il me semble,
14:29en tout cas pour les déclarations
14:30d'hier soir,
14:31que le caractère éthique
14:33ou immoral,
14:34je ne sais pas,
14:35c'était surtout,
14:37c'est comme ça
14:37que je l'ai entendu,
14:38lié au bracelet électronique.
14:42Et rien de plus,
14:44en fait.
14:44Et donc du coup,
14:45c'est le bracelet électronique
14:46qui cristallisait
14:48ou qui traduisait
14:50cette absence d'éthique
14:51et d'immoralité.
14:53Et du coup,
14:53c'est autre chose
14:54que ce que vous venez
14:55de dire,
14:56me semble-t-il.
14:57Non,
14:57je pense que leur position évolue.
14:58C'est-à-dire qu'il y avait
14:59la problématique
15:00de pouvoir faire campagne
15:01quand même.
15:02Effectivement,
15:03en termes d'image,
15:03d'avoir le bracelet électronique,
15:05ça nuit un petit peu à l'image.
15:06Donc le socle
15:07Rassemblement National,
15:08je pense qu'il n'aurait pas bougé.
15:09Par contre,
15:09pour rassembler au second tour,
15:10c'est un peu plus compliqué.
15:12Aujourd'hui,
15:12je pense que la position,
15:13elle évolue.
15:14Parce qu'à partir du moment
15:14où ça s'est libéré
15:15et que la Cour d'appel
15:16a pris cette décision-là,
15:18globalement,
15:19le fait de jouer
15:20avec les règles,
15:21c'est légal,
15:22il y a l'état de droit,
15:23fait qu'on remet
15:23les compteurs à zéro
15:24et qu'on repart
15:25jusque peut-être
15:26au mois de mars
15:26ou au mois d'avril
15:27où une décision
15:27pourrait tomber.
15:29On va tomber
15:30dans quelque chose.
15:31Et encore une fois,
15:32moi,
15:32d'un point de vue citoyen,
15:33de base,
15:36à partir du moment,
15:38je reviens sur ce
15:39qu'un des auditeurs
15:39a dit tout à l'heure,
15:40c'est la règle,
15:41en fait,
15:41ça serait de dire
15:42je suis condamné,
15:43je ne suis pas éligible,
15:44je suis avec un casier
15:45judiciaire vierge,
15:46je suis éligible.
15:47À partir du moment
15:47où il y a des zones grises
15:48qui peuvent s'interpréter,
15:51pour l'ensemble des citoyens,
15:53il y a des députés
15:54qui ont des condamnations
15:54qui sont députés aujourd'hui.
15:56Et finalement,
15:56c'est à l'électeur
15:57de choisir.
15:58Stéphane De Béziers
15:59est toujours avec nous.
16:01Stéphane,
16:01alors vous nous avez donné
16:02votre point de vue
16:03qui était très clair,
16:04mais il se passe quoi
16:06pour vous
16:07si par exemple
16:08la Cour de cassation
16:09et c'est totalement possible
16:10se réunit
16:12au mois de janvier,
16:13décide donc
16:14de confirmer
16:17cet arrêt
16:18et Marine Le Pen
16:20prend un bracelet électronique,
16:22enfin,
16:22porte un bracelet électronique.
16:24Vous percevez
16:25la chose possible
16:26ou pas ?
16:27Alors,
16:28techniquement possible,
16:29oui,
16:29puisque le procureur général
16:31l'a évoqué,
16:33mais dans le sens
16:35où ça nous serait
16:36quand même,
16:37enfin,
16:38ça serait très curieux
16:39que ça se réunisse
16:40très rapidement
16:41vu la lenteur
16:42de cette juridiction
16:45et ça enverrait
16:47le signal contraire,
16:48je pense,
16:49dans le sens
16:49où on pense
16:51que la justice
16:53voudrait à tout prix
16:54interdire le RN
16:55de fonctionner.
16:56Alors,
16:57voilà,
16:57oui.
16:58se serait retrouvée
16:59grandie
16:59d'avoir conclu
17:00mitamment
17:01ouvert des enquêtes
17:02pour les mêmes filles,
17:03enfin,
17:04les mêmes montants,
17:04certes,
17:05mais pour les mêmes faits
17:05contre l'UDI
17:06et contre les filles.
17:08Ça,
17:08c'est crucial
17:09ce que vous dites,
17:10Stéphane,
17:10et peut-être
17:10pouvons-nous nous appuyer
17:11sur ce que pense
17:13le spécialiste
17:14Philippe Bilger.
17:15C'est-à-dire,
17:15il dit habituellement
17:16c'est 12 à 18 mois
17:17pour la cour de cassation,
17:19là,
17:20sous prétexte que c'est le RN,
17:21les élections présidentielles,
17:22on avance.
17:23Donc,
17:23du coup,
17:24Philippe Bilger.
17:25Oui,
17:25mais je crois
17:26que contrairement
17:28à ce qu'a l'air
17:29de dire notre auditeur,
17:32il n'y aurait pas
17:33d'irritation
17:34devant le fait
17:35qu'on ferait
17:36un sort particulier
17:37à une affaire
17:39qui est évidemment
17:40très particulière
17:42et dans un contexte
17:44complètement atypique.
17:46Je veux dire,
17:47on ne reprocherait pas,
17:49me semble-t-il,
17:50à la cour de cassation
17:52et au pouvoir politique
17:53qui peut-être
17:54l'aurait inspiré
17:56de précipiter le mouvement.
17:58Ça paraît,
17:59en quelque sorte,
18:00évident dans cette affaire.
18:02En tout cas,
18:03ça n'ajouterait pas
18:04une pierre.
18:06Je ne suis pas forcément
18:07d'accord.
18:08Tant mieux !
18:08Parce qu'il y avait
18:11cette rumeur
18:12qui courait
18:13depuis un an
18:13sur la politisation
18:14de la justice.
18:15Le mur des cons,
18:17etc.
18:17Si ça devait intervenir,
18:19on ne pourrait pas
18:19s'empêcher de penser
18:20qu'il y a quelque chose
18:21de particulier
18:21qui s'est passé.
18:23Et pour reprendre
18:24le scénario
18:25de la politique fiction,
18:27imaginons que Marine Le Pen
18:28soit obligée
18:28d'avoir le bracelet électronique
18:30au mois de janvier,
18:31au mois de février.
18:31Ce qui était prévu.
18:33Alors, elle, elle dit
18:34je ne ferai pas campagne avec,
18:35donc elle passe le relais
18:36à Jordan Bardella
18:37à ce moment-là.
18:38Non, non, non.
18:40Puisqu'elle s'est déclarée...
18:41Elle se victimise
18:42et elle passe
18:42sur le côté anti-système.
18:44Donc, tout en continuant,
18:46comme c'était dit tout à l'heure,
18:47de proposer
18:48ou de vouloir
18:49être un parti
18:49qui propose des choses,
18:51il y aurait les propositions
18:52d'un côté
18:52et il y aurait cette position
18:53anti-système.
18:55Et ça serait...
18:55Enfin, les propos...
18:58Il y aurait un côté
18:59élection de Trump
19:00un peu derrière
19:01qui serait là comme ça
19:02en disant...
19:03Moi, je veux pas...
19:04Et Pierre-Yves Martin,
19:05pour reconclure...
19:06Déjà, les propositions,
19:07on ne les a pas vues
19:08et on n'a pas non plus
19:09été subjugués
19:10lors de la dernière
19:11élection présidentielle,
19:11enfin, moi,
19:12à titre personnel,
19:12par la puissance intellectuelle
19:14et d'innovation
19:15de propositions d'action
19:17sur les différents registres.
19:19C'est vrai que depuis 5 ans ?
19:20Et je pense...
19:22Ce que je disais avec Philippe,
19:23c'est que je pense
19:24que leur positionnement
19:25reste et restera
19:27d'être un parti
19:29de résistance
19:30contre l'establishment.
19:31C'est leur ADN,
19:32pour moi,
19:33c'est comme ça
19:33que je le traduis.
19:34Et donc, du coup,
19:35le fait de s'affranchir
19:36et d'aller
19:38avec son bracelet électronique
19:41continuer à faire campagne,
19:42etc.,
19:43ça va alimenter
19:47la cristallisation
19:48des uns contre les autres
19:49dans notre société française.
19:51Et finalement,
19:52est-ce que,
19:53quand on a vu
19:54notre ancien président
19:55de la République
19:56devoir porter
19:58ce bracelet électronique,
20:01est-ce que, fondamentalement,
20:02ça nous a choqués ?
20:04Ça nous a choqués
20:05pendant 24 heures,
20:0648 heures ?
20:06Parce que c'était lui !
20:08Mais après,
20:09il y a une espèce
20:10de normalisation.
20:12et c'est ça
20:12qui est très inquiétant,
20:13c'est qu'on vit
20:15dans une société
20:15où tout est normalisable.
20:17Les trois vraies voies,
20:19et malheureusement,
20:20malheureusement,
20:21parce que j'avais
20:21l'air d'une an
20:23à opposer à Pierre-Yves,
20:24c'est très intéressant,
20:25ce débat.
20:26Oui, c'est très intéressant.
20:27On va le poursuivre,
20:29de toute façon,
20:29tout au long de cette semaine.
20:31Dans un instant,
20:31c'est important,
20:32il faut aller sur le front
20:33des feux de forêt,
20:34il faut aller sur le front
20:35de la canicule également.
20:37Vous savez qu'il y a des trains
20:37qui sont supprimés,
20:39etc., etc.
20:40Vous restez bien avec nous.
20:42Merci beaucoup, Stéphane,
20:43d'avoir été notre auditeur.
20:44Fil rouge,
20:45vous nous appeliez
20:46depuis Béziers,
20:47dans l'Hérault,
20:48et vous nous avez dit
20:4942 degrés en ce moment.
20:51Justement,
20:51il va en être question.
20:52Il est 18h30,
20:53les vraies voies de l'été
20:54se poursuivent.
20:55Je suis extrêmement heureux
20:56que nous puissions...
20:5717h20,
20:59les vraies voies Sud Radio.
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