Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-07-06##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Frédéric Bradel
00:0218h15, le grand débat sur Sud Radio dans ses vraies voies de l'été.
00:07Cédric Jubilard a reconnu sa responsabilité dans la disparition de sa femme Delphine,
00:11survenue dans le Tarn dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
00:16Dans un courrier adressé à son avocat, Cédric Jubilard est passé aux aveux.
00:20Ses avocats justement, Maître Pierre et Guy Debuisson, tenaient une conférence de presse aujourd'hui.
00:25Nous en parlons avec vous, au 0826 300 300, les auditeurs,
00:30et avec nos vraies voix, Éric Revelle, Philippe Bilger et Déborah Schumann.
00:35Question du fiasco judiciaire, donc puisque c'est un terme, écoutez-le.
00:39Repris par les avocats, Pierre et Guy Debuisson, écoutez.
00:44Tout a été mal fait.
00:45Pas tout, mais ça a été vraiment bâclé.
00:47Si le travail avait été fait sérieusement, au bout de 48 heures,
00:51toutes les informations auraient été recueillies et le corps de Delphine aurait été retrouvé.
00:54Donc 6 ans d'instruction pour rien ?
00:56On repart à zéro.
00:56Mais la question essentielle, c'est le constat d'aujourd'hui.
01:00Comment deux avocats réussissent en quelques semaines à le faire avouer,
01:05puisqu'il avoue, il n'a pas un meurtre.
01:07J'ai entendu tout à l'heure le meurtre, il n'avoue pas un meurtre.
01:09Attention aux qualifications juridiques.
01:11Il avoue, bien entendu, avoir donné la mort à son épouse.
01:16Mais à partir de cet instant, on doit s'en tenir uniquement à ses aveux.
01:21Alors, l'expertise de nos vraies voix, bien sûr, à votre disposition.
01:25Et aussi vos réactions, 0826 300 300.
01:29Et notre auditeur fil rouge, Johan de Malmort, dans les Bouches-du-Rhône.
01:32Johan, fiasco judiciaire ou pas pour vous ?
01:37Oui, oui, oui.
01:38Et puis, malheureusement, beaucoup de temps perdu aussi pour la famille
01:41qui se sont certainement rongés les sangs en attendant d'avoir une réponse
01:46quant à savoir où étaient leurs filles.
01:49Parce que, à ma connaissance, le corps n'avait pas été retrouvé encore.
01:54Et quant à savoir ce qui s'était vraiment passé,
01:56je pense que pour la famille, c'est ça le pire.
01:58C'est d'être dans le doute, de savoir vraiment ce qui se passe.
02:00Voilà, c'est ça qui est très intéressant.
02:03Merci, Johan, de préciser.
02:05Parce que quand les avocats parlent de fiasco judiciaire,
02:08ça veut tout et rien dire.
02:10Johan le perçoit comme ça.
02:12Philippe Bilger, ancien magistrat, vous le percevez comme ça ?
02:14Alors, je continue à dire que ça n'est pas un fiasco judiciaire.
02:19Et je voudrais attirer l'attention des auditeurs sur deux points.
02:24D'abord, on a l'impression que Cédric Jubilard aurait pu avouer
02:32si, d'une certaine manière, on avait été compréhensif avec lui.
02:39La démonstration que ce que disent les avocats est inexacte
02:43a été, me semble-t-il, pendant longtemps,
02:46l'attitude de Cédric Jubilard,
02:49qui jouait véritablement au chat et à la souris
02:53en se moquant, en réalité,
02:56des gens qui étaient chargés de découvrir
02:58où le corps avait été placé.
03:01Et donc, s'il avait été aussi de bonne foi
03:04qu'ils le prétendent,
03:06il n'aurait pas joué à ce jeu pervers.
03:09Et le deuxième élément,
03:11il faut bien voir dans la tête
03:13que ce qui compte, c'est demain la qualification pénale
03:17qu'il y sera infligée
03:19après la nouvelle instruction
03:22à laquelle on procédera.
03:24Et c'est pour cela qu'ils se contentent de dire
03:27« Je suis à l'origine de la mort,
03:30de la victime ».
03:33Tout ça, c'est de la subtilité de défense.
03:35Mais en revanche, c'est pour ouvrir la porte
03:38à d'autres hypothèses.
03:40Meurtre, assassinat,
03:41évidemment, ils les écartent.
03:43Ou coup mortel,
03:44ce qui est peut-être, probablement,
03:47la stratégie de la défense.
03:48On l'a sans poindre.
03:50On retourne au 0826 300 300.
03:52Liliana, depuis Clamart.
03:54Bonsoir, Liliana.
03:56Bonsoir.
03:56Comment percevez-vous, alors,
03:58cette notion de fiasco judiciaire ?
04:00C'est-à-dire que, Johan l'a très bien expliqué,
04:02Philippe l'a conceptualisé.
04:04Philippe Bilger est un ancien magistrat.
04:06Vous, vous percevez cela comment ?
04:08Je ne pourrais pas m'avancer
04:10pour qualifier d'un fiasco.
04:15Mais ce qu'on perçoit aujourd'hui
04:19dans les médias,
04:21c'est qu'on essaye de faire passer
04:23tout de moins les avocats
04:26de ce monsieur Juddard,
04:30que ce monsieur,
04:33il a subi plein, plein, plein de malheurs
04:36en prison,
04:37que, par exemple,
04:39quand il devait passer en audition
04:41devant le juge,
04:42il devait se réveiller trois heures,
04:44avoir trois heures de route,
04:45et tout ça.
04:47Soyons un peu réalistes.
04:50La victime, c'est sa femme.
04:52La victime, ce sont ses enfants.
04:56Je ne sais pas si on peut qualifier ça
04:58à ce moment-là
04:59de fiasco judiciaire,
05:01mais j'ai l'impression
05:03qu'on se concentre un peu trop
05:05sur lui,
05:06sur ses petits malheurs.
05:07Alors Liliana,
05:09merci aussi de votre réaction,
05:10mais clairement,
05:12on fait le fruit,
05:14c'est le fruit, pardon,
05:15de cette conférence de presse
05:17organisée par ces conseils,
05:19ces deux avocats,
05:20qui ont finalement mis en place
05:22une stratégie de défense,
05:23ce que nous rappelait
05:25Philippe Bilger,
05:26pour mettre ces termes
05:27comme celui-là.
05:28Alors, vous évoquiez
05:29la situation.
05:30Je vous propose d'écouter
05:31ce deuxième extrait
05:34de la conférence de presse
05:35qui dit quasiment
05:37que Cédric Jubilard
05:38a été victime de torture.
05:40Écoutez.
05:40On vit dans cette affaire
05:42un véritable scandale.
05:43Ça n'a échappé à personne.
05:44Ça fait cinq ans,
05:45en juin,
05:46ça aura fait cinq ans
05:47en juin qu'il était l'isolement.
05:49Quand on sait
05:49que la Cour européenne
05:50considère que l'isolement,
05:51c'est un moyen
05:52de torture,
05:53on peut considérer
05:54effectivement
05:54qu'il y avait un abus.
05:56Le deuxième abus,
05:57il m'a expliqué,
05:58moi j'avais suivi le procès
05:59d'une manière assez particulière,
06:00que tous les soirs,
06:01pendant ce procès,
06:02pendant trois semaines,
06:04il était extrait
06:05de la maison d'arrêt de Seyss
06:06à 4 ou 5 heures du matin.
06:08On l'amenait à Albi,
06:10une heure et demie de trajet,
06:11et le soir,
06:12à 17 heures,
06:12à la fin de l'audience,
06:13on le ramenait à Toulouse.
06:14C'est-à-dire que c'était
06:15encore un moyen
06:16très particulier
06:17d'anéantir
06:18le peu de force
06:19qui lui restait
06:19au plan psychologique.
06:20Voilà, clairement,
06:21là, c'est une victimisation,
06:23Éric Revelle.
06:24C'est un bon coup,
06:26pardon,
06:27entre guillemets,
06:27mais un bon coup médiatique
06:28de la part des avocats.
06:30les avocats
06:31défendent leurs clients.
06:33Bon, donc là,
06:34les avocats cherchent
06:35toutes les possibilités
06:36de le défendre.
06:36Donc, effectivement,
06:37ils le présentent
06:37comme une victime.
06:39Mais moi,
06:40je vais même
06:41un peu plus loin.
06:42Je me demande,
06:43cher Philippe Bilger,
06:44si en fait,
06:45pour extorquer
06:46les aveux de culpabilité,
06:47ils n'ont pas dit
06:48à leurs clients
06:48l'appel va arriver,
06:50vous êtes déjà
06:51condamné à 30 ans.
06:53Ce qu'on peut
06:53essayer de faire,
06:55c'est qu'en appel,
06:56vous ayez moins.
06:57Donc, pour avoir moins,
06:58il faut qu'on trouve
07:00un bon motif.
07:01Circonstance atténuante, quoi.
07:02Un bon motif pour dire,
07:03bon, ben, en fait,
07:04vous reconnaissez
07:05votre culpabilité
07:06et on va dire,
07:07par exemple,
07:08que pour les enfants
07:09et pour la famille,
07:10ça serait mieux
07:11que dans un geste
07:12magnanime,
07:13vous disiez
07:14où est le corps
07:14de la femme
07:15que vous avez roué de coup
07:16et que vous avez tué.
07:18Et si vous faites ça,
07:19peut-être qu'on arrivera.
07:20Fait tout à fait.
07:21Voilà, moi,
07:21c'est à ça que je pense.
07:23Philippe Bilger,
07:23à qui est-ce ?
07:24Johan,
07:25comment vous avez perçu
07:26cette conférence de presse ?
07:28Alors, vous ne l'avez peut-être
07:29pas vue,
07:29mais en tout cas,
07:29il y a ces extraits.
07:31Vous êtes à l'aise
07:32avec la prestation
07:34des deux avocats ?
07:37Je veux dire,
07:37moi, je suis attaché,
07:38très attaché
07:39à l'état de droit
07:40et au fait que chacun
07:41a le droit
07:41d'être défendu,
07:43quels que soient
07:44les crimes
07:44qu'il ait fait.
07:46À titre plus personnel,
07:51maintenant,
07:52présenter effectivement
07:53une personne
07:54condamnant en première instance
07:55en la présentant
07:56comme une victime,
07:58OK,
07:58c'est leur métier
07:59et Éric Aurel a raison
08:00de le rappeler.
08:01C'est leur job
08:02de défendre
08:04leurs clients.
08:07Maintenant,
08:08si je mets ça de côté,
08:10clairement,
08:11si peut-être qu'aussi,
08:12ce qu'il ne précise pas,
08:13c'est que si peut-être
08:14il était à l'isolement,
08:15c'est peut-être
08:15parce que s'ils le mettaient
08:16avec les autres détenus,
08:18peut-être qu'ils se prenaient
08:19des coups aussi.
08:21Donc,
08:21l'isolement,
08:22en général,
08:22c'est pas fait par...
08:25En général,
08:25c'est plus pour protéger
08:26le prisonnier
08:27qu'autre chose
08:28des autres,
08:29d'une part,
08:30et de présenter
08:33comme une victime
08:34du système
08:35carcéral français,
08:36moi,
08:37je trouve ça un peu...
08:38C'est une tactique,
08:41ils ont le droit
08:42d'utiliser,
08:42moi,
08:42je la trouve
08:43quand même assez fort
08:44de café.
08:45Vous,
08:45vous n'adhérez pas.
08:46Liliana,
08:47de votre côté,
08:48à Clamart,
08:48Liliana,
08:49même chose,
08:51parce que cet homme
08:52quand même
08:52qui a été
08:54incarcéré,
08:55effectivement,
08:55a eu un régime,
08:56on va dire,
08:58plutôt intense.
09:00Je suis tout à fait
09:01d'accord avec
09:04notre interlocuteur,
09:05je suis tout à fait
09:07pour l'état de droit
09:08et le respect
09:09des règles,
09:10mais nous ne pouvons
09:12pas ériger
09:12ce monsieur
09:13en une victime.
09:15C'est honteux,
09:16c'est révoltant.
09:18Bon,
09:18alors,
09:19il y a eu plusieurs thèmes
09:20et là,
09:20Déborah Schuman,
09:21je le rappelle
09:22à tous nos auditeurs,
09:23vous êtes thérapeute
09:24en périnatalité,
09:25sexothérapeute,
09:26et vous vous êtes insurgé
09:30sur cette intervention,
09:32donc,
09:33au cours de la conférence
09:34de presse
09:34de l'avocat.
09:36Écoutez.
09:36Il a été pris
09:37dans un engrenage
09:38et il n'a pas réussi
09:39à s'en extirper
09:39parce qu'il était soumis
09:40à plusieurs pressions,
09:41que je le répète.
09:42Pression médiatique,
09:43c'est l'un des plus gros procès,
09:44une des plus grosses
09:44affaires criminelles françaises.
09:46Quand il était libre,
09:47pendant plusieurs mois,
09:48il était surveillé,
09:50happé,
09:51il était harcelé
09:53en permanence.
09:54Pression des enquêteurs
09:55et des magistrats,
09:56isolement,
09:57médicaments,
09:57ça fait quand même beaucoup
09:58pour, finalement,
09:59ce qui s'apparente
10:00plus ou moins
10:01à un crime passionnel.
10:02Alors,
10:02la voici.
10:03Et là,
10:05une nouvelle fois,
10:06Déborah Schumann
10:06a réagi.
10:08Bon,
10:08cette notion
10:09de crime passionnel.
10:10Allez-y.
10:11Moi,
10:12je pensais qu'on n'utilisait
10:13plus jamais
10:13le mot crime passionnel.
10:14Enfin,
10:14pour moi,
10:14crime passionnel,
10:15c'est encore une fois,
10:16et je rejoins
10:18mes deux camarades,
10:19sur l'idée
10:20qu'on est encore
10:20dans une manipulation.
10:21Ce n'est pas un crime passionnel.
10:23Crime passionnel,
10:23ça veut dire
10:24j'ai tué ma femme
10:24parce que je l'aimais fondamentalement
10:26et donc j'ai commis
10:26un acte irréparable.
10:28C'est un féminicide.
10:29Il a purement
10:30et simplement
10:30tué sa femme.
10:31Ce mot ne doit plus exister,
10:32crime passionnel.
10:33Pour moi,
10:34le crime passionnel,
10:35c'est quelque chose
10:35qui excuse
10:36l'acte qui est commis.
10:37Même s'il est fondamentalement
10:38malheureux
10:39parce que sa femme le quitte,
10:40ce n'est absolument pas
10:41un crime passionnel.
10:42On ne l'a,
10:43je ne dis peut-être pas de bêtises,
10:44mais qui a été qualifiable
10:45il y a quelques décennies,
10:46qui n'existe plus aujourd'hui.
10:48Je trouve que
10:49tout est dans la manipulation.
10:50Quand on l'entend,
10:55soumis médiatiquement,
10:56j'aimerais quand même
10:56juste rappeler qu'au début,
10:57il avait un malin plaisir
10:59à aller parler lui-même
10:59à la presse.
11:00Donc, ça l'a beaucoup amusé
11:01d'aller pouvoir se montrer
11:02parce que dans son profil psychologique,
11:04il a ce besoin de se montrer
11:06et ce besoin de prouver,
11:07en effet,
11:08presque malsain
11:09qu'il était maître du jeu.
11:10Donc, à un moment donné,
11:11oui, il s'est peut-être retiré,
11:12mais au début,
11:13ce n'était pas du tout le cas.
11:14Et il me semble quand même
11:15qu'il a aussi eu
11:16une nouvelle compagne en prison,
11:17ce qui veut dire
11:18qu'il était peut-être
11:18à l'isolement,
11:19mais visiblement,
11:20il avait quand même
11:20des contacts avec des gens
11:21puisqu'il a rencontré
11:22une nouvelle compagne.
11:23Tout ça me paraît quand même
11:24d'une grande incohérence.
11:25Philippe Bilger,
11:27juste, je vous donne la parole,
11:30mais sur la notion
11:31de crime passionnel...
11:32Je trouve que Déborah
11:33a totalement raison.
11:35C'est une notion
11:36dont on a abusé.
11:38Derrière le crime passionnel,
11:40c'est d'abord
11:40la passion de soi.
11:42En réalité,
11:43on voit très bien
11:44dans une multitude de crimes
11:46qui ont été qualifiés
11:47abusivement
11:48de crimes passionnels,
11:50tout ce que vous avez dit
11:51est très pertinent.
11:52Voilà pour la précision.
11:53Éric, vous vouliez intervenir.
11:54C'est mon tour.
11:55Mais bien sûr, Éric.
11:56Vous avez des chefs
11:57de gènes,
11:59vous savez comment ça fonctionne.
12:01Le débat, c'est libre
12:01et plus rien.
12:02Le débat, c'est libre et plus rien.
12:04Non, moi, ce que je note,
12:05c'est qu'en fait,
12:05par points assez précis,
12:07de manière assez astucieuse,
12:10les avocats de la défense
12:11de Gébillard
12:11mettent en place leur stratégie,
12:13en fait.
12:14Mettent en place leur stratégie
12:16pour essayer
12:16de le sortir
12:18de cette peine,
12:19puisqu'encore une fois,
12:20il était censé
12:21le 21 septembre
12:22être jugé en appel,
12:22ce qui ne sera pas le cas.
12:24Donc, en fait,
12:24la stratégie,
12:25elle est très claire.
12:26Il est bien gentil
12:27parce que finalement,
12:29pour ne pas faire plus de chagrin
12:30que ça à ses enfants
12:32et à la famille
12:33de Mme Jubilard,
12:34il va dire
12:34où est le corps.
12:35Merci, M. Jubilard.
12:36Et puis, en fait,
12:37il l'aimait tellement
12:38qu'il l'a tué.
12:39Il l'aimait tellement
12:40qu'il l'a tué.
12:40Donc, vous voyez,
12:41la stratégie,
12:41elle est très claire.
12:42Donc, de là,
12:43imaginez qu'il lui ait mis
12:44le marché en main,
12:49et voilà la stratégie
12:50qu'on met en place.
12:50Maintenant, dites-moi
12:51que vous êtes coupable,
12:52n'est-ce pas ?
12:53Oui.
12:54Alors, on va révéler ça
12:56et on va mettre
12:56notre stratégie en place.
12:57Moi, c'est comme ça
12:58que je vois...
12:58C'est vrai.
12:59Éric a raison
13:00parce qu'en général,
13:01on appelle,
13:02dans l'appel criminel,
13:04si l'accusé
13:05n'apporte pas
13:06des éléments nouveaux,
13:07en général,
13:08on se retrouve
13:09avec la même peine.
13:11Et là,
13:11il apporte
13:12des éléments nouveaux.
13:14C'est horrible
13:15ce que je dis,
13:15mais il tente un coup.
13:16Il ne faut pas oublier,
13:18Frédéric,
13:18qu'on parle beaucoup
13:19des deux avocats,
13:21mais j'ai également
13:23entendu le remarquable
13:24avocat des partis civils
13:27qui a...
13:27Maître Batik,
13:29je crois.
13:30Voilà.
13:30Qui a démonté
13:32de manière assez lumineuse
13:34toute la stratégie
13:35des confrères.
13:36J'ai bien entendu
13:38tout à l'heure,
13:38Déborah Schumann,
13:40quand on a fait
13:41un premier point
13:41avec Éric et Philippe
13:43tout à l'heure,
13:43vous avez comparé
13:45Jonathan Daval
13:46et Cédric Jubilard.
13:49Juste,
13:49alors sur cette notion
13:50de crime passionnel,
13:51je le rappelle,
13:51vous êtes une spécialiste,
13:53thérapeute de couple,
13:54etc.
13:55Nos couples,
13:56aujourd'hui,
13:58ont tendance
13:58à craquer,
14:01à s'effilocher,
14:02à brûler
14:03plus qu'avant
14:04ou pas ?
14:05Oui,
14:06je pense qu'il y a
14:07une...
14:08Moi,
14:08je le constate
14:09dans mon cabinet,
14:09il y a un vrai problème
14:10de communication
14:12fondamental dans les couples.
14:13Déjà,
14:14j'allais dire,
14:15chacun dans le couple,
14:15il faut quand même
14:16reposer les choses
14:16trois secondes,
14:17c'est qu'on arrive
14:17tous les deux
14:18avec des individualités.
14:19Donc ça veut dire
14:20des individualités
14:21avec nos propres problèmes,
14:22nos propres angoisses,
14:22etc.,
14:23notre propre histoire,
14:24ce qu'on disait tout à l'heure.
14:25Et quand on arrive en couple,
14:26il faut composer avec tout ça.
14:28Il est vrai qu'aussi,
14:29il y a une vraie forme
14:30de violence dans les couples.
14:31Je ne parle pas
14:31de violence forcément physique,
14:32je parle de violence verbale
14:34et un vrai manque
14:35de communication.
14:36On le constate,
14:37moi je pense que c'est
14:38le mal du siècle,
14:39je le vois tous les jours
14:39dans mon cabinet,
14:40les gens sont dans
14:40l'incapacité de se parler.
14:42Donc le problème,
14:43c'est que ça amène,
14:47je parlais de Jonathan Daval
14:48et effectivement je le comparais
14:49pour la bonne et simple raison
14:51que là,
14:51j'allais dire,
14:52on est dans des gens
14:52qui au départ
14:53ont des problèmes
14:55psychologiques importants,
14:56je ne parle pas de psychiatrie,
14:57je parle bien de psychologie,
14:58des choses qui ne sont pas
14:59réparées,
15:00des blessures
15:00et qui vont ressurgir
15:01et qui vont se cristalliser
15:03sur la compagne.
15:03Alors, vous savez ce qu'on fait,
15:05on fait une petite respiration
15:06et puis on donnera la parole
15:07à Johan et à Liliana,
15:09nos deux auditeurs.
15:10Restez bien avec nous
15:11Johan et Liliana,
15:13je vous ferai réagir
15:14sur tout ce qui vient de se dire
15:15et puis on clorera
15:18donc ce débat
15:20sur l'affaire Jubilard.
15:23Est-ce un fiasco judiciaire
15:24mais aussi,
15:25y a-t-il un symbole,
15:27y a-t-il une symbolique
15:30dans cette affaire
15:31qui marque l'ensemble
15:32de la société française ?
15:33A tout de suite.
Commentaires

Recommandations