- il y a 8 heures
Ce mardi 2 juin, Vincent Champain, président de l'Observatoire du Long Terme, directeur digital chez Framatome ; Emmanuel Vignon, vice-président engineering head of AI chez Generix ; Erik Campanini, associé chez Alixio Group ; Stéphane Roder, président de AI Builders, se sont penchés sur SoftBank qui investit 75 milliards d’euros dans les datacenters IA, les coûts d’inférence qui augmentent, dans l'émission Tech&Co Business présentée par Frédéric Simottel. Tech&Co Business est à voir ou écouter le mardi sur BFM Business.
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00:05BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale. Frédéric Simotel.
00:13Allez c'est parti notre décryptage de l'IA, il y a de l'ambiance sur le sur le plateau.
00:16Je peux
00:16vous dire avec nos débriefeurs que vous connaissez maintenant Vincent Champin. Bonjour Vincent.
00:21Bonjour. Merci d'être avec nous président de l'Observatoire du long terme et je le redis
00:26parce que c'est vraiment un ouvrage qui est passionnant sur la productivité. On avait
00:30fait une émission là-dessus, vous pourrez la retrouver en replay et en allant sur l'Observatoire
00:34du long terme, vous aurez ce manuel, c'est un livre tout simplement. Les patrons du digital
00:42chez Framatome, à tes côtés Emmanuel Villon. Bonjour Emmanuel. Bonjour Frédéric.
00:46Bienvenue, qui après avoir une traversée de l'Atlantique, des vols en avion un peu et aujourd'hui
00:51vice-président d'ingénierie Adolfia Générix. Oui alors Générix c'est un éditeur SaaS,
00:56d'origine française qui s'internationalise et qui aide les grandes entreprises à piloter leur
01:00chaîne logistique de l'entrepôt jusqu'à la facture. On gère à peu près 800 millions de
01:06factures, 600 millions de palettes, on a 3000 clients, on est présent dans 60 pays et en plein
01:12de transformation dans l'IA. Avec nous également Eric Campagny, bonjour Eric, merci à être avec nous,
01:17associé chez Alixio Group et Stéphane Rohdeur, président de AI Builders. Bonjour Stéphane.
01:22Merci à tous les quatre d'être là. C'était cette semaine, SoftBank c'est 75 milliards d'investissements,
01:28tout ça promis à l'occasion de Chaux-France. Alors il y aura deux tranches, une première de 40 puis
01:33une
01:33autre qui viendra plus tard, des data centers plutôt dans les Hauts-de-France parce que là le terrain
01:37c'est à peu près près du côté du port de Dunkerque. On est en train de jouer dans la
01:43cour des grands, ça y est Vincent ?
01:44Oui, d'abord il faut comprendre ce que c'est SoftBank. SoftBank c'est le plus gros fonds de ventures
01:48technologiques du monde,
01:49100 milliards. Donc dans les 20 premiers, il y a 3 Chinois, 16 Américains et un Japonais. Premier point.
01:57Alors ils ont investi dans OpenAI, ils ont investi dans Alibaba, ils ont acheté les robots d'ABB,
02:02ils ont acheté Aldebaran, c'est un peu moins bien passé et ils avaient aussi fait WeWork.
02:07Et alors le deuxième sujet, c'est que ça traduit aussi la reconnaissance des avantages français et la mobilisation d
02:13'EDF
02:13pour offrir un foncier de qualité avec le raccordement clé en main, puisque c'est un appel à manifestation d
02:18'intérêt fait par EDF
02:19et aujourd'hui SoftBank est ce qu'on appelle le Preferred Bidder, donc c'est avec celui avec lequel EDF
02:25va travailler.
02:26Et j'ai rencontré Jean-Noël Schneider qui me disait en plus on a quelqu'un pour coordonner tout ça,
02:31notamment sur la partie énergie, donc un Schneider, un EDF qui a envie d'y aller, un politique qui veut
02:36y aller,
02:36et puis là un investisseur derrière, voilà, les planètes s'alignent là tout d'un coup.
02:39C'est un peu la consécration aussi du...
02:41La preuve que le salon de Chouz France qui s'ouvre cette semaine semble fonctionner bien,
02:47les montants augmentent d'année en année.
02:49Ça vient aussi de ce voyage d'Emmanuel Macron, enfin pas que là, mais où il avait enclenché pas mal
02:53de choses
02:54et là il a dit en allant au Japon il y a quelques semaines en se disant bon allez maintenant
02:58il faut qu'on comprenne les montants.
03:00Et puis tous les chiffres montrent que la France devient le pays le plus attractif en Europe
03:05sur tout ce qui est technologie au sens large, mais bien entendu intelligence artificielle au premier lieu.
03:11Donc c'est plutôt une bonne nouvelle, moi je trouve que c'est plutôt un ensemble d'ondes positives.
03:17On est situé sur la carte.
03:19C'est une bonne nouvelle maintenant, il faut trois choses pour que ça fonctionne véritablement autour de l'IA.
03:23Il faut évidemment de l'infra, il faut de la qualité des modèles et des usages.
03:26Et sur l'infra on est en train de démontrer qu'effectivement, même si l'attractivité de la France est
03:32un peu en baisse,
03:34effectivement qu'on devient un acteur avec une équation qui intéresse un acteur.
03:38Alors tu disais un fonds effectivement d'investissement c'est devenu aussi un vrai acteur industriel
03:42qui cherche, sauf donc, à maîtriser toute la chaîne qui permet d'avoir des autoroutes de calcul
03:47sur lesquelles les agents IA vont pouvoir se développer.
03:49Oui et puis je reviens sur mon entretien parce que j'ai vu des gens de Schneider
03:52qui sont partie prenante de ce projet sur la France,
03:54qui me disaient oui, dans les équipes de SoftBank il y a des designers, des concepteurs d'architecture énergétique.
04:00Oui ça c'est un acteur industriel en fait.
04:02Et ça travaille avec évidemment les NVIDIA et tout ça parce qu'il y a tous ces GPU à optimiser.
04:09Stéphane, pour les entreprises c'est important justement de voir ce...
04:13C'est très important parce que d'abord il faut avoir des processeurs et des infrastructures sur le sol français.
04:20D'autre part, plus globalement, on est en train de construire une filière au sens large
04:26qui va être créateur d'emplois.
04:29Là on est dans la partie très amont de la filière.
04:32Derrière il faut que ça suive, il faut qu'on embarque les processeurs, le soft.
04:37On a une opportunité extraordinaire aujourd'hui en ayant cette capacité d'avoir de l'énergie décarbonée,
04:45du foncier et surtout Schneider qui est français encore une fois.
04:50Ils vont faire des modules, ce que j'ai compris c'est qu'ils vont préfabriquer des modules
04:55dans lesquels ils mettront tout ce qui est basse tension, moyenne tension, onduleur,
04:59enfin voilà, c'est la taille d'un conteneur et puis toux, comme ça il y a l'impression
05:03toux, c'est quand même plus complexe que ça, mais voilà, ils pousseront ces conteneurs
05:06dans ces datas.
05:08Il y a un vrai enjeu aussi de l'IA at edge finalement, est-ce qu'on va toujours acheter
05:13de l'IA,
05:14on va en reparler après, chez des grands éditeurs de modèles qui vont avoir peut-être
05:20une co-ascendante de prix ou est-ce qu'on va vouloir avoir nos modèles non pas on-premise
05:25mais dans notre propre cloud, pour le coup, situé en France avec une stack française
05:30que l'on maîtrise bien, peut-être mieux que ce qu'on peut faire en délégant une partie
05:36à des acteurs américains qui a des problèmes de maintenance au cas où, pour le coup ça
05:43peut être très intéressant pour les Français.
05:45Et c'est intéressant pour les Français, d'autant plus, je ne sais pas si tu es allé
05:49là-bas au Mistral AI Now Summit Vincent, il y a eu ce, c'était il y a quelques
05:55jours là, donc Mistral a fait son grand, comme font beaucoup d'acteurs, aujourd'hui
05:59ce n'est pas la première à le faire, mais pour une entreprise qui n'existait pas il
06:02y a trois ans, réunir au Carousel du Louvre, près de 2000 personnes, Patrick Pouyanné
06:08le patron de Total, Guillaume Faurie le patron d'Airbus, il y a eu le grand patron de l'IT
06:13de BMW, enfin voilà, il y a eu beaucoup d'industriels, il y avait plein de gens d'ASML aussi,
06:18on est en train de compter autour de toi.
06:20On voit que ça bouge, c'est vrai que ce genre de keynote, on a plutôt l'habitude
06:23de les voir aux Etats-Unis, donc c'est bien que ça arrive en France, je pense qu'Arthur
06:28Mensch a fait un bon exercice, à la fois un peu pédagogique, on en parlait à l'Assemblée,
06:32et puis aussi là de montrer un peu la direction dans laquelle il va, qui est un peu de verticaliser,
06:37et puis d'essayer d'attaquer par les verticaux pour ne pas être en combat frontal par rapport
06:41aux grosses offreurs de modèles, ce qui est assez smart pour Mistral.
06:44– Et d'ailleurs ce que je trouvais, c'est ça qui était intéressant, on sortait
06:46de cette conférence, de la matinée, on l'a compris, la partie LLM, la partie studio,
06:52la partie data center qui va encore gonfler, le fait que les ingénieurs de Mistral viennent
06:57dans les entreprises, alors après ils travaillent aussi avec des intégrateurs, le fait qu'ils
07:01ciblent beaucoup les industriels, alors après maintenant il faut passer à l'échelle,
07:07je pense que c'est ça le plus compliqué.
07:08– Oui, et puis l'avantage de l'industrie, c'est qu'il y a des univers qui ont chacun
07:14une taille qui est modeste, modeste par rapport aux milliards d'utilisateurs du général,
07:18donc c'est comprendre que sur le marché à un milliard de personnes, ça va être
07:22dur face aux Chinois et aux Américains, en revanche dans tous les verticaux sur
07:25lesquels d'ailleurs l'industrie, c'est le domaine dans lequel l'Europe a des bonnes
07:29positions, on parlait de BMW et d'Airbus, c'est un bon endroit, c'est vrai que pour le
07:33moment on voit les grands acteurs, ils sont un peu moins, c'est un peu le pari qu'avait
07:36fait G à l'époque, en se disant les gros acteurs du cloud sont sur le cloud, nous
07:39on va se focaliser sur le digital industriel.
07:42– Stéphane, tu vois justement ce Mistral, tu es allé ou pas ?
07:46– Non, mais ça c'est une excellente opportunité, déjà on a un acteur qui se comporte comme
07:56un acteur américain, qui produit des modèles du même niveau, pour le coup si derrière
08:03ils mettent en oeuvre la même gamme de produits et aujourd'hui en entreprise on attend beaucoup de
08:10produits en fait de plateformes qui permettent de faire du self AI, il faut absolument que Mistral
08:16garde en fait ce tempo et soit dans le tempo en fait des entreprises américaines en termes de
08:21sorties de produits, non pas de modèles mais de produits.
08:25– Et puis avec ce fagnon souveraineté, moi beaucoup d'industriels présents que j'en ai parlé, c'est ça
08:34qui agitait aussi.
08:35– Oui, et ce qui fait référence aux différents événements qu'on a aux Etats-Unis, d'habitude c'est
08:39très innovation technologique, il n'y a pas tellement eu d'annonce là, par contre j'ai trouvé intéressant la
08:44position d'un
08:45Arthur Mensch, qui est, si je vais faire un parallèle, c'est plus le bourget de l'IA qu'on
08:50a vu que le CES. Et pourquoi ? Parce qu'on est vraiment dans une logique de filière industrielle, de
08:55positionnement sur la souveraineté, de positionnement aussi sur l'indépendance des différentes industries qu'on avait autour de la place,
08:59et d'orchestrer, en tout cas c'est ce qu'il essaie de faire, l'ensemble des acteurs, pour montrer
09:03que l'Europe peut être un acteur d'IA sur cette partie industrielle, et ça c'est vraiment intéressant.
09:08– Oui, alors moi j'y étais pas malheureusement, parce que j'étais encore à la fin de mon aventure
09:14transatlantique, mais ce que j'ai noté quand même, moi il y a un truc que j'ai noté, et
09:19que j'allais faire un jeu de noix avec le Mistral, mais je m'en garde.
09:21– Oui, on pourrait en faire plein, avec les containers aussi tu pourras, mais c'est un autre sujet. En
09:27fait, Arthur, il a exprimé le fait que Mistral s'intéressait à construire ses propres puces, et je trouve ça
09:34intéressant aussi dans une logique de maîtriser l'intégralité de la chaîne de valeur.
09:37Alors, je sais pas ce qui va en sortir concrètement, et peut-être que ça va prendre un peu de
09:41temps, mais il y a quand même une forme de crédibilité là-dessus, notamment du fait du partenariat avec ASML.
09:46Moi, voilà, donc encore une fois, je vois ça d'un bon angle. Maintenant, c'est quand même pas la
09:53même chose qu'un Google Next, en fait, où, alors tu disais le CES, effectivement, on est plus sur un
09:57Google Next qu'un Google I.O., pour reprendre aussi des images, je suis d'accord, le bourget de l
10:01'IA, mais Google Next, c'est quand même, voilà, 5 fois ou 10 fois ou 20 fois plus de personnes
10:06qui viennent.
10:07Mais là, ils existent depuis 3 ans.
10:08Exactement.
10:09Oui, oui, oui, c'est vrai.
10:10Oui, mais anthropique aussi.
10:12Donc, je pense que l'un des prochains défis pour cet événement, c'est un, de faire en sorte qu
10:17'il y en ait un l'année prochaine.
10:18A priori, ils en devraient faire un en septembre aux États-Unis. Alors, je sais pas si c'est côte
10:22Est ou côte Ouest.
10:23Et le deuxième défi, c'est d'internationaliser aussi l'audience. Il y avait des gens qui étaient, dans les
10:29speakers, il y avait des gens internationaux.
10:31Oui, il y avait quelqu'un de Singapour, il y avait BMW, c'était Allemagne.
10:33Exactement. En revanche, dans les personnes qui étaient présentes, je pense que c'était assez franco-français.
10:38Oui. Moi, quand j'entendais parler anglais, c'était les gens d'ASML.
10:40Enfin, les sexifs, moi j'entendais.
10:41Oui, c'est marrant. J'entendais, je disais, vous venez d'où ?
10:44Mais c'est un défi, parce que l'enjeu, c'est de créer un champion européen.
10:47Je voudrais, avant qu'on reparle du pape, parce qu'on va parler du pape dans cette émission, je voudrais
10:51qu'on revienne juste à l'instant.
10:52Je ne sais plus qui avait mis le sujet sur l'augmentation des coûts d'inférence.
10:55Ah oui, c'est moi qui en avais parlé.
10:56C'était toi qui en avais parlé.
10:57Et on disait que c'était les coûts d'entraînement les plus chers.
11:01Et là, justement, pourquoi je fais ce lien-là ?
11:05C'est parce que Mistral a commencé à parler, et d'ailleurs, il l'avait dit Arthur Mensch lors de
11:10son audition parlementaire.
11:13Je conseille encore à tout le monde d'aller la voir si vous ne l'avez pas vue sur YouTube.
11:16C'est passionnant.
11:17Et il parlait du coût, parce que ça aussi, au mois d'avril dernier, il y a pas mal d
11:20'entreprises qui ont eu une petite surprise.
11:22Quand c'est où leur facture est arrivée ?
11:23On voit effectivement, enfin, comment dire, de façon générale, il y a une décorrélation entre le coût des choses et
11:29le prix des choses.
11:30Ça, on le sait.
11:31L'industrie de l'IA et notamment tous les constructeurs de modèles, ils se financent par le capital risque.
11:36Et donc, en fait, le prix réel du token ne correspond pas au coût réel du token.
11:41Il y a plusieurs signaux sur le marché qui sont arrivés.
11:43Le premier signal que j'ai en tête, c'est le Brian Catanzaro qui est VP chez Nvidia et qui
11:53dit que les coûts de logiciels, enfin, les coûts de token sont plus chers que les coûts des headcounts, les
12:00coûts des people.
12:02Ça, c'est un premier signal qui montre que c'est plus quelque chose qui est complètement négligeable et c
12:08'est quelque chose qui augmente.
12:10On pense tous au paradoxe de Jevons.
12:12Le paradoxe de Jevons, c'est un paradoxe, il s'exprime de cette manière, c'est plus une ressource est
12:16facile, plus le coût d'accès à la ressource diminue et plus la consommation de la ressource est élevée.
12:24Et on le voit beaucoup dans le pétrole. Plus les coûts d'extraction de pétrole sont faibles et plus, en
12:28fait, on consomme du pétrole.
12:30Avec les tokens, c'est un peu pareil. Plus le coût du token diminue et plus, en fait, plus on
12:33le consomme.
12:33Et à la fin, voilà. Le deuxième signal, c'est le CTO d'Uber.
12:37Le CTO d'Uber qui dit, ah ben zut, en quatre mois, j'ai consommé l'intégralité du budget que
12:42j'avais fixé en consommation de tokens.
12:45Donc voilà, ça correspond à un saut quantique qu'on a eu sur l'évolution des modèles.
12:50Vincent puis Stéphane, Vincent.
12:51Je pense que ce qu'on voit, c'est que le monde de l'IA et des utilisateurs de l
12:55'IA redécouvrent la gravité.
12:57C'est-à-dire que là, on était dans un monde un peu irréel, où il y a des tas
12:59de choses gratuits.
13:00On a vu que les choses au forfait ne sont devenues pas au forfait.
13:02Les forfaits se sont réduits.
13:03C'est 20, 200, voilà.
13:04Donc le coût du token à intelligence constante, il a plutôt baissé, mais la performance a augmenté.
13:10Et surtout, les modèles de raisonnement, en fait, multiplient par 5 ou 10 le coût.
13:15Par ailleurs, dans le coût, ce qu'on n'a parfois pas en tête, c'est que c'est un
13:19coût au token ingénéré.
13:21Et ça, c'est l'entreprise qui vous vend les tokens qu'il génère.
13:24Est-ce que votre modèle est plus ou moins loquace et donc est-ce que vous payez plus ou moins
13:28cher ?
13:28Ça, c'est à la main de l'entreprise.
13:30Donc ce qu'on voit, et en même temps, il y a les modèles chinois qui ont baissé leur prix.
13:35D'ailleurs, dans certains cas, je pense qu'en dessous du coût.
13:37Donc on voit l'effet ciseau.
13:38D'un côté, on a des utilisateurs qui vont regarder plus parce que ça commence à coûter très cher.
13:42De l'autre côté, vous avez des gens qui n'arrivent déjà pas à gagner de l'argent.
13:46Il y a eu une étude du FT qui montre que le ROI attendu des data centers est négatif.
13:50Des grands data centers, des grands offreurs au prix actuel.
13:54Et derrière, vous avez des chiens d'embuscade qui disent
13:56« Mais moi, je peux vous faire la même chose, il faut moins cher ».
13:58Donc là, on va voir des choses intéressantes.
14:00Et c'est peut-être en septembre, avec l'introduction en bourse de Grox, SpaceX,
14:04d'Entropic et d'OpenAI, qu'on verra un peu comment tout ça se configure.
14:07– Surtout, on rappelle, on parlait de lever en bourse, c'est Anthropic qui a levé 65 milliards,
14:12valorisé aujourd'hui près de 1 000 milliards.
14:14Donc c'est quand même dingue.
14:14Sur ce coût de l'inférence, Stéphane ?
14:16– Oui, ça rappelle l'importance de la gouvernance dans toutes les initiatives de CELCA.
14:22C'est-à-dire qu'on risque d'avoir des agents qui sont générés par les collaborateurs
14:27qui, à un moment, peuvent être plus chers que le travail du collaborateur.
14:31Donc il faut s'assurer dans cette gouvernance qui est en fait post-cas d'usage
14:37qu'on a bien ce ROI qui est là et non pas considéré comme bien arrivé tous les cas d
14:47'usage.
14:48Donc il faut vraiment rajouter cette partie-là dans la gouvernance.
14:53– Et c'est peut-être ça, Eric, qui fait dire aujourd'hui à certains,
14:56Arthur Mensch le premier, ou d'autres, on dit, finalement, pour l'instant,
15:00il n'y aura peut-être pas autant de suppression d'emploi que ça,
15:03parce qu'on se rend compte que l'IA qui va remplacer l'humain tout de suite,
15:06enfin, ça c'est une des raisons, il y en a d'autres.
15:08– Oui, c'est ça, et on reviendra probablement tout à l'heure
15:10sur qu'est-ce qu'on veut faire véritablement de l'IA.
15:12Ce qui est intéressant, c'est qu'on a beaucoup discuté de c'est quoi l'impact en termes d
15:16'intelligence,
15:17est-ce qu'il y a une intelligence derrière l'intelligence artificielle,
15:19et là on se rend compte qu'en fait il y a une facture,
15:21et je voudrais quand même revenir sur la dimension managériale,
15:24c'est que jusque-là on gérait des équipes,
15:25demain on commence déjà à gérer des agents, des sous-agents, des workflows,
15:29mais aussi un coût d'inférence et aussi des mécanismes de supervision,
15:33donc toute la question c'est entre est-ce que mon IA est celle qui est la plus intelligente
15:38versus qu'est-ce que chaque décision coûte derrière.
15:41Et ce qui est intéressant, je trouve l'anecdote qui est arrivée la semaine dernière
15:45où Amazon, pour pousser l'adoption, avait dit
15:47je vais regarder votre consommation de tokens,
15:50peu importe le coût, etc.,
15:51mais plus je consomme, plus ça veut dire que j'utilise des IA,
15:54et théoriquement plus je génère de la valeur.
15:56Et en fait, ce qui est arrivé, c'est un phénomène qu'on appelle le toxin maxing,
16:00qui est de dire en fait je lance des IA un peu dans tous les sens,
16:03pour être dans le bon ranking.
16:04Donc on voit bien que le sujet de l'adoption,
16:06il est un peu plus complexe que ça,
16:08il y a une dimension financière, une dimension de comportement,
16:10et bien évidemment d'usage.
16:11Mais le meilleur exemple, en termes d'usage,
16:14c'est poser une question, non pas à un moteur de recherche,
16:18mais à un modèle de recherche.
16:20Et là pour le coup, on paye des tokens,
16:22alors qu'avant, poser une question à Google,
16:24c'était gratuit pour l'entreprise.
16:27C'est le moteur de recherche et le moteur de réponse.
16:31Oui, mais le coût n'est pas le même.
16:33Donc en fait, est-ce que l'IT va laisser faire ?
16:37Et juste en un mot, en fait, ces choses-là sont assez peu gérées aujourd'hui.
16:42Gemini, à l'intelligence à peu près comparable à GPTX 5.4,
16:45est deux fois moins chère.
16:46Donc ce qui va arriver, c'est qu'on va faire de l'AI Ops,
16:50on va regarder les coûts,
16:52on va optimiser les promptes pour moins sortir de mots,
16:55on va optimiser les modèles et imposer aux utilisateurs
16:58le modèle qui a le meilleur rapport qualité-prix,
17:00là où aujourd'hui on était soit un peu sur la liberté absolue,
17:03soit on avait un choix, puis on restait sur ce choix en attendant.
17:06Ah oui, mais tu as les techniques qui vont arriver aussi
17:09de réduction de ces tokens.
17:11La plus amusante, moi je trouve,
17:13il y a un GitHub, un repository sur GitHub,
17:17qui s'appelle Caveman.
17:19Et en gros, le principe, c'est que tu demandes à ton LLM
17:22de parler comme un homme de Cro-Magnon.
17:24C'est-à-dire que tu supprimes les articles,
17:25les machins, les trucs comme ça,
17:26tu ne fais pas des phrases, tu fais juste
17:27« moi, faire ceci » plutôt que « tiens, si tu veux, je vais faire cela ».
17:31Et ça diminue le nombre de tokens.
17:32C'est assez amusant.
17:34Et dans OpenClo, il y a un truc qui s'appelle Dream,
17:36qui en fait compacte ta mémoire comme quand tu dors.
17:39Voilà, alors effectivement,
17:41les techniques de compression de contexte
17:43sont des techniques aussi qui vont beaucoup se développer.
17:46Allez, autre sujet,
17:47on a eu, alors j'avais mis
17:49Abemus AI Papam,
17:51parce qu'on a un pap qui est
17:53un technophile, qui est d'origine
17:56américaine.
17:57Donc voilà, la tech, pour lui, ça considère quelque chose.
17:59Il a sorti une encyclique, donc ce sont
18:01ces lettres d'intention un peu envoyées aux évêques,
18:04même avec toute la communauté religieuse.
18:06Donc certains, je crois que Jean-Paul II,
18:08c'était sur le social,
18:10la jeunesse sociale.
18:12Le pape François, c'était sur le développement durable.
18:14Et non, là, on a le pape
18:18Louis XIV.
18:19Léon XIV.
18:20Léon XIV.
18:20Pas Louis XIV.
18:21Léon XIV.
18:22Heureusement que tu me corriges.
18:23qui nous dit, là, c'est l'IA.
18:26Et toi, Vincent, tu dis, oui, il faut
18:27prendre encore plus de recul par rapport à ça.
18:29C'est vrai qu'on l'a beaucoup commenté.
18:30C'est un signe de maturité, en fait.
18:32Dans toute technologie, on a au début
18:33une espèce d'explosion, on fait des tas de choses différentes.
18:36Par exemple, l'Internet,
18:37au début, c'était évident pour tout le monde
18:39que la parole devait être non régulée.
18:41Puis on a vu le cyberharcèlement.
18:43On a vu Silk Road
18:45et toute la vente de trucs illégaux.
18:47Et puis on a remis une régulation, on a remis de la morale
18:49dans le système.
18:50Que ça revienne aujourd'hui, c'est une bonne chose.
18:53Il y a trois types d'acteurs.
18:55Les tech-bro, moi, je ne leur ferais pas trop confiance
18:58pour la morale. Ils sont bien en technologie.
19:00Les tech-bro, c'est-à-dire ?
19:01Les grands patrons de la technologie.
19:03Ils n'ont pas forcément une formation philosophique
19:05très avancée. Ils ont plutôt fait de l'informatique.
19:09Ensuite,
19:09les décideurs politiqueux,
19:11ils sont un peu un tiraillé parce que
19:13par certains côtés, ils veulent apparaître dans le coup.
19:15Donc ils ont envie quand même d'avancer.
19:16On a vu en France, Atal,
19:18Gabriel Atal, qui est l'IA partout.
19:20Et par d'autres côtés, un peu les responsables
19:22de faire les règles morales, c'est un peu eux.
19:24Et puis, les acteurs moraux.
19:25Alors, il y a le pape, mais il y en a d'autres.
19:26Je pense que dans toutes les religions,
19:28les philosophes, eux, c'est un peu leur cœur de métier.
19:30Donc c'est bien qu'ils s'expriment là-dessus.
19:32Alors, effectivement, l'anecdote amusante,
19:34c'est qu'en termes de formation scientifique,
19:36je pense que le pape, il pourrait donner des leçons
19:38à pas mal de personnes.
19:39Il était prof de maths.
19:41Et peut-être le dernier point,
19:42et ça, c'est peut-être le plus important,
19:44c'est qu'il y a aussi un certain désenchantement du monde
19:46pour les jeunes.
19:47Le climat, le décrochage de la croissance,
19:49le chômage des jeunes.
19:50Et l'IA s'ajoute à cette pile.
19:52En gros, des gamins qui sont en train de se préparer
19:54à leur passion,
19:57ils entendent dans les médias des gens qui disent
19:59« Votre passion n'existera plus, elle va être détruite ».
20:01Dans toutes ces histoires-là,
20:02on ne voit pas très bien ce qu'il arrive aux perdants,
20:04comment on accompagne les gens.
20:05Donc moi, j'ai envie de dire à tous les jeunes
20:07qui ont passé le bac ou qui attendent les résultats
20:08de leur concours,
20:09le monde vous appartient.
20:11Et ayez confiance, élisez le pape.
20:13Éric.
20:16Effectivement, tu parlais des tech-bro
20:17ou des techno-optimistes.
20:18On a quand même eu beaucoup de discours
20:20sur l'accélération, la disruption,
20:23l'abondance, l'automatisation.
20:25Et là, on voit émerger une forme un peu de contre-récit
20:27en disant « Finalement, il y a peut-être des choses
20:29à regarder d'un point de vue moral,
20:30d'un point de vue social ».
20:32Tu parlais des trois grandes catégories.
20:33Il y en a aussi une au niveau des journalistes.
20:35Il y a une femme qui s'appelle Karen Howe,
20:36par exemple, aux États-Unis,
20:38qui a sorti la semaine dernière un site,
20:40je vous invite à aller regarder,
20:41« AI Resist List »,
20:43qui, en fait, référencie au niveau mondial
20:44toutes les initiatives alternatives
20:48et qui peuvent être intéressantes
20:49pour trouver un autre mode de gouvernance
20:51autour de l'IA.
20:51Et enfin, on a Daron Assemoglou,
20:53qui est le professeur MIT
20:54et co-Pri Nobel d'économie en 2024,
20:59qui dit quoi ?
20:59Qui dit, en fait,
21:00qu'il y a un vrai souci aujourd'hui,
21:01c'est qu'on a utilisé l'IA,
21:03on a développé l'IA
21:04sans forcément se demander
21:06qu'est-ce qu'on veut en faire in fine.
21:07Et l'IA aujourd'hui est fait pour remplacer,
21:10pas forcément pour augmenter.
21:11Et quand on regarde les gains d'optimisation
21:13qu'on a eus sur les 40 dernières années
21:14d'un plan de vie technologique,
21:15on a eu une surconcentration des richesses,
21:19des gains de productivité
21:20qui n'étaient pas toujours au rendez-vous,
21:21et dans les entreprises,
21:23une filière managériale
21:24qui a été très, très fragilisée.
21:25Et il n'y a rien qui démontre aujourd'hui
21:27qu'avec l'IA tel qu'on l'oriente aujourd'hui,
21:29on arrive à avoir des gains complètement différents.
21:31Pour moi, l'encyclique,
21:33c'est quelque chose de très, très différent
21:37des chartes éthiques
21:38qu'on peut voir à droite et à gauche.
21:39Et je m'inscris,
21:40enfin, je ne suis pas forcément toujours,
21:43enfin, je n'ai pas exactement la même vision
21:44que toi, Vincent,
21:45et c'est ça qui est intéressant aussi.
21:46C'est que le problème,
21:48ce n'est pas juste de rajouter de la morale
21:50à la science.
21:51C'est-à-dire que ce n'est pas juste de dire
21:53tiens, on a construit quelque chose
21:54et ah zut, on manque de morale,
21:55allez, on rajoute de morale.
21:57On rajoute de la morale ou de l'éthique.
21:58La vision de Léon XIV,
22:00c'est vraiment
22:03quelle conception de la personne
22:05est inscrite dans les données ?
22:07Où se trouve la dignité de la personne humaine
22:10dans la conception et dans l'identification
22:13ou dans l'émergence de l'innovation
22:15ou des techniques ?
22:16C'est véritablement quelque chose
22:17qui est extrêmement différent.
22:18Il pose tout un tas de questions,
22:19notamment sur la concentration du pouvoir.
22:21C'est-à-dire que la concentration du pouvoir
22:24dans l'IA aujourd'hui,
22:25c'est quelque chose qui ne peut pas se résoudre
22:28par des chartes éthiques, en fait.
22:29C'est impossible.
22:30Vincent, réponse et puis Stéphane ?
22:31Moi, je pense que c'est bien
22:32que les autorités morales s'expriment.
22:34Je rappellerai la citation de Rabelais,
22:35« Science sans conscience n'est que rine de l'âme ».
22:37On a l'impression que nos tech-bros,
22:39ils ont fait de la science sans conscience
22:40et c'est bien qu'il y a de la conscience
22:41qui est sur la finale.
22:42Il faut trouver le bon équilibre derrière.
22:43Du coup, si tu fais ça, c'est exactement ça.
22:45C'est-à-dire que tu fais de la science
22:46et puis derrière, tu dis ah zut,
22:47j'ai oublié la morale et je rajoute de la morale.
22:48Et il faut bien voir que dans la bouche de Rabelais,
22:51c'est une vision extrêmement humaniste
22:53et basée sur de la pédagogie.
22:54Alors que là, c'est une conception anthropologique
22:57et ontologique de l'être humain.
22:58Oui, mais comme il était accompagné
22:59de Dario Maudéi, ça a peut-être un peu
23:01fait réfléchir, tu as un rappel.
23:02Il était patron d'anthropie qui était avec lui.
23:04Stéphane ?
23:04Je trouve que pour la première fois,
23:06on n'a pas une vision apocalyptique de la science.
23:09Au contraire, il donne une vision très positive.
23:12Il le dit lui-même, n'en ayez pas peur.
23:14Et en fait, prenez en main, au moment où finalement,
23:18tout le monde parle du grand remplacement
23:20et qui fait peur à tout le monde,
23:22il dit au contraire, prenez les choses en main,
23:25c'est vous qui allez décider, en fait,
23:28de ce que vous allez faire de l'IA.
23:30Et je pense que c'est très positif.
23:32Et ça remet au centre, en fait, la démocratie
23:36en disant finalement, vous êtes des citoyens
23:39et vous pouvez légiférer sur ce qui va vous arriver.
23:42et je pense que c'est un discours très positif
23:45pour le développement de l'IA.
23:46Moi, je le voyais comme ça,
23:47parce qu'en plus, il parlait de régulation,
23:49mais sans dire...
23:52Il en faut très rigide, oui.
23:53Et c'est plutôt voir l'élicitatif.
23:56Oui, d'un point de vue citoyen, effectivement,
23:58c'est très juste ce que tu dis là.
23:59Et si je transpose dans l'entreprise,
24:00on est quand même beaucoup en ce moment
24:01dans un schéma où on dit
24:03l'automatisation arrive, adaptez-vous.
24:05Et c'est à l'humain de s'adapter sur le sujet.
24:07Or, il peut y avoir des chemins alternatifs.
24:09Et c'est ce que font les entreprises aujourd'hui.
24:10On voit un regain aujourd'hui
24:12de cette notion de skills-based organization
24:14où on se dit
24:15quelles sont les compétences critiques
24:16que je veux garder au niveau humain,
24:18quelles sont les compétences qui peuvent être augmentées
24:20et quelles sont les compétences
24:21de façon concertée avec les partenaires sociaux,
24:24avec les différents acteurs autour de la table.
24:26On se dit, OK, ça, elles vont être remplacées.
24:28Qu'est-ce qu'on fait de ça ?
24:28C'est encore une vision très centralisée, en fait,
24:30cette vision-là,
24:31et qui est, encore une fois,
24:32très à l'opposé de la subsidiarité
24:34qu'évoque Léon XIV dans son encyclique.
24:37Oui, alors là où tu as raison,
24:39c'est que je pense qu'effectivement,
24:40il y a des choses qu'il va falloir réinventer.
24:42C'est le cas dans la démocratie.
24:43Quand on voit l'audition d'Arthur Mench,
24:46on se dit, c'est vachement bien
24:47qu'il y a des centaines de milliers de Français
24:48qui l'ont regardé.
24:49Ce n'est pas forcément un problème
24:50qu'il y ait aussi peu de députés dans la salle,
24:52mais dans ce cas-là,
24:52les députés auraient peut-être dû demander
24:54aux internautes,
24:54est-ce que vous avez des questions
24:55qu'on peut poser à votre nom ?
24:57La définition de la circonscription,
24:59elle est basée, en gros,
25:01sur la distance qu'on peut faire à cheval
25:02en une journée.
25:04Pendant que nous,
25:04on a un système démocratique
25:06qui est défini par rapport
25:07à une durée de trajet à cheval,
25:09les trolls russes
25:10prennent les autorités de l'information.
25:11Donc, je pense que ça nous dit aussi,
25:12c'est qu'on doit réinventer.
25:14Et bon, je pense qu'à chacun
25:16de choisir ses règles morales,
25:17même ses guides morales,
25:18ça peut être des journalistes,
25:19des philosophes,
25:20mais un, le fait d'avoir
25:21effectivement un discours positif.
25:23Le titre de l'encyclique,
25:24c'est « Magnifica Humanitas »
25:25plutôt positif.
25:27Deux, il y a beaucoup
25:29de messages très humanistes.
25:31Il parle, par exemple,
25:32de l'empathie à donner aux migrants,
25:34ça n'a rien à voir avec l'IA.
25:35Et dernier point,
25:37savoir que c'est un sujet important,
25:38le traiter et penser au message
25:40qu'on donne aux jeunes
25:42et qu'ils doivent être optimistes
25:43et qu'ils doivent leur donner leur place.
25:45Et aussi cette idée
25:45de donner sa place à chacun,
25:46qui est quelque chose d'important,
25:48qu'on a évoqué plusieurs fois ici.
25:49Et je trouve que c'est bien
25:50qu'il y ait des guides morales
25:51qui l'expriment
25:51et ça mériterait peut-être
25:52d'être discuté un peu plus.
25:53Parce qu'on en parlait,
25:54c'était la note-blonde
25:55précédente décryptage.
25:56On parlait à la fois de
25:57Saint-Malpin qui avait reçu
25:58des cocktails motos sur sa maison
26:00et c'était Eric Schmidt
26:01qui avait été hué
26:02lors d'une grande convention étudiante.
26:06Je ne sais plus,
26:06c'était en Arizona.
26:08Messieurs, merci.
26:09Il y avait encore un sujet.
26:10Ernest, Argenti,
26:11je le garde pour la prochaine fois
26:12parce que j'en entends
26:13de plus en plus parler.
26:14Donc la maîtrise des agents,
26:15on en reparlera.
26:16Merci infiniment à tous les quatre.
26:17Emmanuel Vignon,
26:18vice-président d'Ingenierie
26:19et Adolfia chez Générix.
26:20Vincent Champin,
26:21président de l'Observatoire du long terme
26:23et patron du Dichat
26:23chez Framatome.
26:24Eric Campagnini,
26:25associé à l'Xio Group.
26:26Et Stéphane Rodeur,
26:27président des High Builders.
26:28Merci messieurs,
26:29c'était passionnant encore une fois.
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