- il y a 9 minutes
Ce mardi 7 avril, Frédéric Simottel a reçu Thomas Serval, CEO de Baracoda, Rémi Durand-Gasselin, Area Vice President for Southern Europe chez Cloudflare, Vincent Champain, président de l'Observatoire du Long Terme, patron du digital chez Framatome, Stéphane Roder, PDG d'AI Builders, et Erik Campanini, associé Alixio Group, et Emmanuel Vignon, directeur général Theodo Data & IA,, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale.
00:10Frédéric Simotel.
00:12Bonjour et bienvenue dans l'émission Tech & Co Business, nous sommes ensemble pendant une heure sur BFM Business pour
00:16décrypter tout ce qui fait l'actualité tech dans le monde de B2B, la monde de la tech B2B.
00:21Et dans un instant, on va parler de B-Connect. On vous en avait déjà parlé il y a quelque
00:24temps, cette plateforme qui réinvente la chaîne de valeur des objets connectés.
00:28On aura son président qui sera avec nous, Thomas Serval, dans un instant. On enchaînera, on parlera cybersécurité avec la
00:33nouvelle donne des attaques à l'ère du cloud et de l'IA, avec le patron de CloudFair.
00:37Ça, ce sera pour la première partie de l'émission. Et en deuxième partie, vous en avez l'habitude aujourd
00:41'hui, c'est un décryptage de l'actualité IA avec tous nos experts.
00:44Et il s'en passe des choses entre Sora, OpenAI qui arrête Sora. Enfin, on va parler de beaucoup de
00:48choses. Mais vraiment, sous l'angle, cet angle entreprise.
00:51Allez, restez avec nous. On est ensemble pendant une heure sur BFM Business.
00:56Tech & Co. Business, l'invité.
01:00Notre invité, vous le connaissez si vous êtes un habitué de Tech & Co. Thomas Serval, bonjour.
01:05Bonjour Frédéric.
01:06Merci d'être avec nous. Président de Baracoda, spécialiste des technologies de santé.
01:10Alors, plus de 20 ans d'expérience dans les objets connectés, 60 millions de devices déployés dans le monde, plus
01:15de 70 brevets déposés, présents sur plusieurs continents.
01:17Et pourquoi je décris tout ça ? Parce que justement, à force de travailler sur ces objets connectés, un jour
01:22avec vos collaborateurs, vous vous êtes dit
01:24mais pourquoi tout ce qu'on fait là, est-ce qu'on ne peut pas le processer et tenter de
01:29le vendre ? Et c'est ça l'idée de B-Connect au départ ?
01:31Absolument. En fait, il y avait deux éléments. Un, ça fait 20 ans qu'on fait des objets connectés et
01:35on fait toujours les mêmes erreurs quand on fait des objets connectés.
01:37Et puis, la deuxième chose, c'est que Baracoda opère en marque blanche tout ce qui est objets connectés d
01:43'une grande multinationale américaine.
01:44Donc, on a été confrontés non seulement à nos problématiques d'innovation, mais aussi aux problématiques de déploiement et de
01:50scale et des problématiques de gestion du cycle de vie des objets.
01:54Et donc, on a mis et on a transféré tout ce savoir-faire qui est des dizaines d'années d
01:59'expérience, d'abord dans des systèmes semi-automatiques et puis avec l'arrivée de l'IA dans des systèmes multi
02:05-agents.
02:05C'est le concept de B-Connect.
02:07Alors, justement, on s'était vu au sortir du CES ou même pendant le CES 2025.
02:12Alors, on poursuit évidemment, on se côtoie régulièrement et notamment sur le CES 2026.
02:16Alors, en gros, ce que je comprends, c'est que j'ai une idée d'objet connecté.
02:20Eh bien, avec B-Connect, je vais pouvoir voir le firmware, l'app mobile, le service back-end, le flux
02:24de données, la gestion des équipements.
02:26Et tout ça, je fais un prompt et puis c'est fait. Enfin, si je vulgarise, c'est ça.
02:29C'est absolument ça. Alors, l'exemple le plus simple, puisque beaucoup de téléspectateurs ont entendu parler de Lovable pour
02:35ne pas broquer des sites web.
02:36Bon, il y avait... Nous, on propose de faire le Lovable des objets.
02:40Je veux faire un objet.
02:43On pouvait déjà le faire en 3D, mais on ne pouvait pas, s'il était intelligent, le connecter, mettre une
02:48app qui le pilotait.
02:49Je ne sais pas, moi, une brosse à dents qui est un domaine qu'on connaît bien, mais un thermomètre.
02:53Donc, aujourd'hui, grâce à B-Connect, on peut dire ce qu'on veut en envie de faire.
02:57Et puis, on le fait soit d'une manière très, très structurée, ce qu'on appelle avec un Product Requirement
03:02Document, PRD,
03:03où on met des écrans avec un figma pour dire, voilà, je voudrais que l'application ressemble à ça ou
03:07ça.
03:07Donc, si on sait ce qu'on veut, eh bien, en fait, on a une première IA.
03:11Donc, ce n'est pas une IA, c'est plein d'agents qui font plein de choses.
03:14On a une première IA qui vous pose des questions pour lever l'ambiguïté, pour essayer d'être bien clair,
03:18d'avoir bien compris,
03:19comme le ferait un ingénieur ou un bureau d'études un petit peu sérieuse.
03:23Et la première innovation, qui est le produit de plusieurs dizaines de millions d'euros d'investissement,
03:29c'est qu'on a un langage de description des objets qu'on appelle le Blueprint,
03:33qui permet de donner des instructions non ambiguës à des agents après.
03:38Donc, c'est là où ça se différencie d'un LLM, parce que parfois, on se dit,
03:42« Mais finalement, si je fais un bon prompt, mon LLM, il serait capable de me développer le firmware ?
03:47»
03:47Alors, on a essayé. On a eu des problèmes.
03:50On a essayé, on a eu des problèmes.
03:52Alors, pour rentrer sur pourquoi les LLM ne peuvent pas faire ça,
03:55dans la fabrication d'un objet connecté, il y a plusieurs éléments.
03:58Le premier élément, c'est ce qu'on appelle le firmware, le logiciel embarqué.
04:01Et celui-là, malheureusement, les IA et les générateurs de code, qui sont bons,
04:05sont moyens, voire mauvais dessus, pour des raisons d'entraînement.
04:09En fait, les codes qui sont dans les puces sont plutôt des codes propriétaires,
04:13donc ne sont pas accessibles sur Internet.
04:14Donc, il ne peut pas s'entraîner.
04:15Il ne peut pas s'entraîner.
04:16Donc, ça, c'est la première chose.
04:17Nous, ça fait 20 ans qu'on avait du code, plusieurs millions de lignes de code.
04:20Donc, on avait de quoi entraîner ces choses-là.
04:21Donc, c'est la première chose que fait notre IA, c'est qu'elle fait le firmware.
04:27La deuxième chose, c'est que vous avez un système complexe.
04:30Il y a, d'un côté, le firmware, donc le logiciel qui est dans la puce.
04:33Puis après, vous avez un terminal mobile.
04:35Puis après, vous avez un cloud.
04:38Donc, en fait, le LLM, il ne sait pas bien gérer les systèmes complexes
04:41quand il y a des interfaces entre plusieurs objets.
04:44Donc, ça, c'est le deuxième problème.
04:45Imaginons qu'on règle ces deux premiers problèmes.
04:47On apprend à une IA correctement.
04:49Il y a beaucoup de data qui passe.
04:50Il y a beaucoup de data qui passe.
04:51On a un troisième problème qui est la sécurité.
04:54D'accord, c'est ça.
04:55C'est ça, je voulais en dire.
04:56Beaucoup de data qui passe, donc il faut quand même sécuriser tout ça.
04:58Surtout si dans votre domaine, Baracoda, on est dans le domaine de la santé.
05:02Ou santé, ou sécurité industrielle.
05:04Là, c'est n'importe quel type d'outil.
05:06Absolument.
05:06En fait, on travaille dans trois segments.
05:08Objet industrie 4.0, donc tout ce qui est santé, souveraineté, medical device,
05:13mais également l'industrie.
05:15J'étais il y a une semaine à Global Industrie.
05:18Ça veut dire, là, on pourrait y aller.
05:21Je ne sais pas, un industriel, une petite ETI qui a une idée d'un objet connecté pour ces...
05:28Il peut passer par B-Connect.
05:29J'y étais aussi.
05:30On a plus d'une dizaine d'industriels qui vont retenir la solution B-Connect.
05:35Donc, le troisième problème, c'est la sécurité.
05:37Et il y a un autre problème que les gens ne comprennent pas trop quand ils ont fait de l
05:40'IA la première fois,
05:40c'est qu'il y a un effet waouh sur l'LLM.
05:43Très vite, on a quelque chose.
05:44Le problème, c'est quand vous avez un produit industriel, vous avez géré son cycle de vie.
05:48Donc, corriger des erreurs, des bugs, mais également le faire évoluer, rajouter des fonctionnalités.
05:53Et comme le LLM, il est génératif, quand vous lui demandez deux fois de faire la même chose,
05:58vous demandez deux fois une image, ce n'est pas la même image.
06:01Donc, imaginez que vous demandez à un LLM de vous refaire le même objet pour rajouter une fonctionnalité.
06:07Ça ne va pas être une augmentation de l'objet précédent.
06:10Et donc, dès qu'on est dans la gestion du cycle de vie, dans la partie d'un système complexe,
06:14où il y a plusieurs systèmes, et qu'en plus, on veut faire évoluer les interfaces,
06:18grosso modo, aujourd'hui, l'LLM vous amène à des catastrophes industrielles.
06:22Une grosse partie de nos clients, c'est des gens qui ont essayé de faire tout ça tout seul,
06:25en mode LLM, et qui se rendent compte que, en fait, ça ne suffit pas à l'LLM.
06:30Ça veut dire qu'on est dans ce niveau de liage antique dont on parle,
06:33mais le niveau réel d'automatisation,
06:37et puis de...
06:39Quelles compétences restent indispensables, un peu, au côté client ?
06:41Alors, c'est très intéressant.
06:42Donc, en trois ans, il s'est passé trois choses.
06:44Comme vous le rappelez, on s'est vus pour présenter notre premier objet en 2025.
06:49Et en 2025, au CES, on avait un outil qui était...
06:51Et qui allait même, je le rappelle, jusqu'à dire, voilà,
06:53quel type de profil d'ingénieur vous allez avoir besoin de développeurs pour...
06:56C'était 2025.
06:57En fait, on était capable d'identifier les compétences qui manquaient,
07:01et on faisait la job description des gens qui fallait recruter,
07:04donc des développeurs qui fallait recruter.
07:062026, avec les progrès qui ont été faits sur le code,
07:09aujourd'hui, les compétences qui restent critiques,
07:12la première, c'est le PMO, donc de la maîtrise d'ouvrage,
07:16parce qu'il faut quand même un chef d'orchestre.
07:18C'est comme si vous construisez une cathédrale.
07:21Il faut quand même un architecte.
07:22C'est-à-dire que, quelque part, vous avez beau avoir des robots
07:24qui peuvent faire plein de choses, il faut un architecte.
07:26Il faut un client, au-delà de l'architecte,
07:29quelqu'un qui sache ce dont il a besoin.
07:31Ce qui n'a pas de vent favorable pour le marin qui ne sait pas où il va.
07:34C'est vieux comme Marc Aurel.
07:35Mais c'est vrai que les progrès que permettent l'IA
07:39créent une sorte d'ivresse, de dire,
07:41je peux faire n'importe quoi, et donc je fais n'importe quoi.
07:43Alors qu'il faut quand même de la rigueur pour arriver à un objectif.
07:46Donc, les deux compétences qui restent principales,
07:49c'est la gestion de projet,
07:51le marketing, et puis après,
07:53l'expertise
07:55et la validation technique, même si on a
07:57maintenant capacité, donc là, c'est à la date de
07:59deux mois, d'automatiser les tests
08:01de validité du produit et de documentation.
08:03Ça pourrait devenir,
08:05proche-tons-nous pour un passage d'échelle,
08:06un standard au niveau européen pour les objets connectés.
08:09Enfin, on pourrait, votre démarche un peu,
08:11ce serait de, tiens, si on pouvait faire ça ?
08:13Alors, non seulement
08:15cette idée est excellente, mais elle est partagée.
08:17Aujourd'hui, on s'est rendu compte
08:19qu'on a quelque chose qu'on peut mettre au niveau européen
08:21et qu'on a découvert comme étant une opportunité
08:23importante pour nous.
08:24C'est au-delà de faire un objet,
08:25déjà faire des cartes électroniques
08:27dans les objets
08:28qui permettent de sécuriser et de s'assurer
08:31de la compliance
08:32de ces objets par rapport aux normes européennes.
08:34Je vais prendre deux exemples concrets.
08:35Aujourd'hui, si vous prenez un climatiseur connecté,
08:38les seuls endroits où on les fabrique,
08:40c'est la Chine.
08:41Grosso modo, ils sont connectés en Chine
08:43avec un serveur chinois,
08:46une application chinoise.
08:47Une souveraineté aujourd'hui ?
08:48Aujourd'hui, nous, avec une puce,
08:50donc on a un concurrent chinois
08:51qui s'appelle Thuya,
08:52on remplace cette société Thuya
08:54et on peut générer facilement,
08:56grâce à BeConnect,
08:56une puce pour remplacer ça.
08:58Et ça, ça permet d'assurer
08:59de la souveraineté de la donnée.
09:00Et vous êtes probablement familier
09:03avec ce qu'on appelle le CRA,
09:04Cyber Resilience Act.
09:05Ça permet surtout d'éviter
09:06que des intérêts étrangers
09:08ayant accès au dispositif
09:10puissent le mettre à fond les ballons
09:11et faire sauter le grid
09:13parce que, quelque part,
09:14ça fait partie des cyberattaques crédibles.
09:16Juste une dernière question
09:17en termes d'investissement.
09:18On est dans des...
09:19Alors, aujourd'hui,
09:21les développements sur BeConnect,
09:23ça a été huit ans de travail.
09:25C'est quelques millions de lignes de code,
09:28plus de 60 millions d'euros d'investissement.
09:29Donc, c'est un produit d'industrie lourd.
09:31C'est déployé sur...
09:32Et moi, si je veux donc développer
09:33mon nouveau capteur incroyable
09:35que je vais vendre à un industriel...
09:36Alors, vous allez sur le site de Baracoda
09:38et on fait des bêtas privées
09:39pour les gens qui sont intéressés.
09:41Nos clients principaux
09:41sont quand même les industriels
09:43pour lesquels il y a des besoins immédiats
09:44de faire des réseaux de capteurs
09:45ou les distributeurs
09:46qui ont besoin de s'assurer
09:47la souveraineté des objets
09:49qu'ils sont amenés à distribuer
09:50et en plus,
09:51un certain nombre d'investisseurs
09:52et de startups
09:53qui veulent diviser par 10
09:54leur coût de développement.
09:55Eh bien, en suivant tout ça,
09:56et puis la prochaine fois
09:56pour qu'on va venir justement
09:57avec un client
09:58qui va nous expliquer un peu
09:59comment il a développé tout ça.
10:01Merci Thomas Serval,
10:02président de Baracoda
10:03alors qu'on retrouve régulièrement
10:04dans Tech&Co
10:04mais là,
10:05qui est venu nous parler
10:05donc de B-Connect
10:07qui réinvente totalement,
10:08vous l'avez compris,
10:09la chaîne de valeur
10:10des objets connectés.
10:11Voilà, il faut arrêter...
10:12Enfin, voilà.
10:12On a compris, en plus,
10:13on a bien compris la différence
10:14avec un LLM.
10:15Merci d'être venu nous parler
10:16de tout ça.
10:17Et puis, c'est parti,
10:18B-Connect,
10:18la version 3 ?
10:202.
10:20Version 2.
10:21Version 2.
10:21Merci d'avoir été avec nous.
10:23Allez, on marque une courte pause
10:24et on parle cybersécurité
10:25avec notre invité suivant.
10:28Tech&Co Business,
10:29l'invité.
10:32Allez, on va parler cybersécurité
10:33avec notre invité Rémi Durand-Gastlin.
10:35Bonjour.
10:36Bonjour.
10:36Rémi, vous êtes vice-président
10:37ça aussi aimier de Cloudfair.
10:39On va revenir justement
10:40sur ce que vous faites.
10:41Prestataire,
10:42vous travaillez en tout cas
10:43à accélérer l'accès au site
10:44grâce, justement,
10:45à travers le réseau mondial,
10:47vous avez un réseau mondial
10:48de serveurs de proximité.
10:49On va parler de tout ça.
10:50Et on va parler notamment aussi
10:51d'un rapport que vous avez publié
10:54sur toutes les menaces.
10:55Ça s'appelle le Threat,
10:56en anglais,
10:57Intelligence Report
10:58avec ses 230 milliards
10:59de menaces bloquées chaque jour.
11:00Vous allez nous raconter tout ça.
11:02Mais j'ai démarré par quelque chose
11:03qui fâche un peu,
11:04c'est qu'au cours du dernier trimestre 2025,
11:06il y a eu une panne chez Cloudfair
11:07qui a mis en ligne, hors ligne,
11:09des millions de sites Internet.
11:10Mais du coup, ça a permis de voir
11:11à quel point vous étiez important.
11:13C'est ça ?
11:14Merci pour la question,
11:15Frédéric.
11:16En effet, on commence bien.
11:18Cloudfair,
11:18pas évident à dire en effet,
11:19qui est une société
11:21qui a maintenant 15 ans.
11:23Et effectivement,
11:23on s'est retrouvés
11:24un petit peu à la une
11:25de l'actualité malgré nous.
11:26Des incidents
11:27pour toutes les sociétés informatiques,
11:29ça arrive.
11:30Ça arrive, bien sûr.
11:31Les grands hyperscalers,
11:33mais ça a permis de faire un coup de zoom
11:34en se disant
11:35mais qui est cette entreprise
11:36pour ceux qui la connaissent un peu moins ?
11:38Exactement.
11:38Et c'était particulièrement visible
11:39parce que Cloudfair,
11:40aujourd'hui,
11:41protège plus de 80% des acteurs
11:43des LLM,
11:44donc les gros acteurs
11:45de l'IA du marché
11:46sont protégés
11:47et abrités derrière Cloudfair.
11:48Donc tout de suite,
11:49quand on voit l'utilisation
11:51que les Français,
11:51notamment,
11:52qui sont en avance
11:53sur l'utilisation
11:53de l'IA générative,
11:55qu'ils utilisent massivement déjà,
11:56quand ils se sont aperçus
11:57que tous ces sites-là
11:58n'étaient plus accessibles,
11:59effectivement,
11:59ça a fait grand bruit.
12:01Alors, ce n'était pas lié à une attaque.
12:02C'était un bug de fonctionnement.
12:04C'est le premier en avant
12:05qu'on a qui nous impacte comme ça.
12:06Donc, c'est malheureux.
12:07Mais aujourd'hui,
12:08on a pris des mesures.
12:09Mais ça permet de voir
12:09à quel point vous êtes important
12:10parce que justement,
12:11donc ce que je disais,
12:13vous avez des serveurs de proximité
12:14qui permettent pour nous,
12:15quand on va sur des sites,
12:16pour les entreprises,
12:17d'aller plus rapidement à ces sites,
12:19de ne pas aller à l'origine
12:20du site maire
12:22qui est peut-être
12:23à des milliers de kilomètres.
12:24Voilà, c'est ça.
12:25Et vous avez un réseau
12:26de serveurs de proximité.
12:27Voilà, c'est exactement ça.
12:27À l'origine de la création
12:29de Cloudflare en 2010,
12:30ça a été de dire
12:30comment on peut aider
12:31à contribuer à créer
12:33un Internet meilleur,
12:34plus rapide,
12:35plus fonctionnel,
12:36plus fiable
12:37et aussi plus sécurisé.
12:38Parce qu'on voyait
12:38qu'il y avait tout un tas
12:39de problèmes,
12:39notamment des attaques
12:40de type DDoS
12:41qui devenaient assez massives
12:43et qui impactaient
12:44tout un tas d'entreprises.
12:45Parce que c'est ça.
12:45Le but, c'est,
12:46il y a l'accélération
12:47de l'accès à ces sites,
12:48mais aussi, vous,
12:49vous jouez aussi beaucoup
12:49ce rôle pour la cybersécurité,
12:51pour justement parer
12:52à toutes ces attaques
12:53et les repérer plus vite.
12:54C'est ça l'idée ?
12:55Exactement.
12:55Donc, le réseau distribué
12:56qu'on a pu construire
12:57au fil des années
12:58nous permet de devenir
13:00un cloud de connectivité.
13:01C'est comme ça
13:02qu'on l'appelle.
13:02C'est-à-dire que le point
13:03d'entrée des entreprises,
13:04mais aussi des particuliers
13:06et des TPE
13:08à qui on offre
13:09des services gratuits.
13:10Donc, on a plusieurs millions
13:11d'utilisateurs gratuits.
13:12C'est de se connecter
13:13à Internet
13:14via le réseau Cloudflare,
13:15ce cloud de connectivité
13:16qui leur offre
13:17de la sécurité,
13:18mais aussi de la performance.
13:19D'accord.
13:20Alors, justement,
13:21revenons sur ce rapport
13:22parce que du coup,
13:22comme vous voyez passer
13:2320-30% du trafic mondial ?
13:25Voilà, c'est à peu près ça.
13:27Au-dessus de 20%
13:28des requêtes
13:29et des sites web
13:29qui sont protégés
13:30par Cloudflare.
13:31C'est ce que je disais
13:31en introduction.
13:33230 milliards de menaces
13:34bloquées chaque jour.
13:3447 millions d'attaques
13:35d'IDOS en 2025
13:37multipliées par 2 en un an.
13:3994% des tentatives
13:40de connexion,
13:41c'est-à-dire des robots.
13:42Voilà.
13:42Que nous dit un peu
13:43ce rapport ?
13:44Il nous dit que
13:45on a l'impression
13:46quand on regarde
13:47un peu les chiffres
13:48de ce Street Intelligence Report
13:50publié par Cloudflare,
13:51que les entreprises
13:53perdent un peu
13:54la main sur leur surface
13:57d'attaque
13:57parce qu'elles ont du cloud,
13:58parce qu'elles ont
13:59des logiciels en SaaS
14:00et du coup,
14:01c'est un peu
14:03trop décentralisé,
14:04trop distribué.
14:05Il y a beaucoup de sujets
14:06dans la question,
14:07effectivement,
14:07énormément de chiffres.
14:08Donc,
14:09le Threat Intelligence Report
14:11qu'on a sorti
14:12il y a à peu près
14:12un mois maintenant
14:13et je tiens à rendre hommage
14:14à toutes les équipes
14:15qui ont contribué
14:15parce que c'est un sacré travail.
14:16Moi, je le recommande
14:17parce qu'il y a plein
14:18d'enseignements
14:19sur les chiffres.
14:20Exactement,
14:21on encourage les décideurs
14:22à le lire aussi.
14:23Il y a un enseignement majeur
14:24au-delà des chiffres.
14:25Effectivement,
14:26on voit une accélération,
14:27une multiplication des attaques
14:28qui deviennent
14:28de plus en plus massives.
14:30C'est vraiment
14:31le changement de nature
14:33des attaques aussi.
14:34On est passé
14:35d'un modèle
14:35où le but des attaquants
14:36était de pénétrer,
14:37de trouver la faille
14:38finalement dans des pare-feux,
14:40dans des choses
14:41qui étaient assez massives
14:42à une usurpation
14:44de l'identité.
14:44En fait,
14:45les attaquants
14:46se font passer
14:46pour un autre,
14:48ce qui leur permet
14:49de rentrer dans une logique
14:50de connexion.
14:51On était dans l'effraction
14:52auparavant,
14:52je vais rentrer
14:53par la petite porte,
14:55à finalement,
14:55je suis connecté
14:56et je me balade à l'intérieur.
14:57Il y a l'IA
14:57qui permet,
14:58quand ils savent bien
14:59utiliser cette IA,
15:01de créer son scénario,
15:02de créer son profil
15:03beaucoup plus facilement.
15:04Un des enjeux
15:04qu'on a remonté
15:06dans le rapport,
15:06c'est qu'effectivement,
15:07il y a plusieurs impacts
15:08et notamment un impact
15:09dans la préparation
15:10et l'exécution des attaques.
15:12C'est-à-dire qu'auparavant,
15:13pour mener des attaques
15:15massives et très dangereuses
15:16pour les entreprises,
15:17il fallait un certain niveau
15:18de maturité technologique,
15:19des moyens importants.
15:21Aujourd'hui,
15:22grâce à l'IA générative,
15:23ce qu'on voit,
15:23c'est que beaucoup d'attaques
15:24sont plus faciles
15:26à mettre en œuvre
15:26pour des groupes
15:28qui étaient forcément
15:29peut-être un peu moins
15:31pertinents techniquement,
15:32un peu moins formés,
15:32mais qui sont capables
15:33de mener des attaques
15:34assez dangereuses
15:34pour les entreprises.
15:35Donc ça,
15:36c'est une réalité.
15:36Ça veut dire que les attaquants,
15:37aujourd'hui,
15:38ils privilégient plutôt
15:39le vol d'identifiant
15:41plutôt que l'attaque directe
15:42sur les systèmes ?
15:42C'est ça ce que vous reperez ?
15:44C'est des attaques
15:45assez hybrides
15:46qu'on voit se mettre en place.
15:48On a notamment
15:48des hackers nord-coréens,
15:49on le cite,
15:50qui sont capables,
15:52avec des deepfakes,
15:53de se faire embaucher,
15:54de rentrer au sein d'entreprises.
15:56Donc ça,
15:56ça pose tout un tas de problèmes
15:57de multiplication des attaques
15:59au travers de plusieurs vecteurs.
16:00C'est-à-dire qu'ils deviennent
16:01des gens de confiance
16:02puisqu'ils sont employés
16:03par la société
16:04et ça leur donne
16:04de facto accès
16:05à tout un tas d'informations.
16:06Ça, c'est dangereux.
16:07Donc on recommande aux entreprises
16:08de bien regarder toute la chaîne,
16:10c'est-à-dire aussi bien
16:11leur recrutement
16:12que les prestataires
16:13et donc de changer la logique
16:15de « je suis rentré,
16:17donc je peux faire confiance »
16:18à « je contextualise en permanence »
16:21c'est-à-dire
16:21« telle connexion,
16:22telle personne,
16:23est-ce que je peux lui faire confiance ?
16:24Est-ce qu'elle a le droit d'accéder ? »
16:26Donc bien gérer cette identité,
16:28ses droits d'accès en permanence.
16:29Oui, les droits d'accès
16:29qui sont souvent très larges
16:30quand ils sont affectés
16:32à des applications.
16:33Une question sur les attaques d'IDOS.
16:35Pourquoi on n'arrive pas
16:35à les gérer aujourd'hui ?
16:37Enfin, ça fait des années
16:38qu'on les connaît.
16:40Comment vous expliquez un peu
16:44qu'encore aujourd'hui,
16:45on puisse bloquer ces choses ?
16:47Alors, on essaie de les...
16:48Ces d'IDOS,
16:49elles puissent bloquer...
16:50Elles ont effectivement,
16:51on l'a vu encore
16:52peu avant Noël en France,
16:54où il y a eu un acteur
16:55qui a été massivement impacté
16:56par une attaque d'IDOS.
16:57On a bien vu que,
16:59en fait,
16:59une des réalités aujourd'hui,
17:01c'est que la taille
17:01des attaques d'IDOS
17:02se multiplie.
17:03Donc nous, voyons
17:0325% du web...
17:055 milliards de messages...
17:07Donc ça a été très impactant.
17:09Alors, ça peut mettre
17:10des entreprises vraiment
17:11en difficulté,
17:12mais ne serait-ce que
17:133-4 secondes d'interruption
17:14pour beaucoup de...
17:15Comme beaucoup d'acteurs
17:16ont une présence
17:17très forte commerciale
17:18sur le web,
17:193 secondes d'interruption
17:20pour la moitié
17:20des utilisateurs.
17:22En fait, ils changent de site.
17:23Ils se disent,
17:23je ne vais plus aller
17:24sur ce site-là,
17:25je vais sur un autre.
17:25Donc il y a un impact
17:26de résilience
17:27et de continuité d'activité
17:28qui est aussi massif.
17:29Donc le problème demeure.
17:30Pourquoi ces attaques continuent ?
17:32C'est qu'en réalité,
17:34leur taille augmente.
17:35C'est-à-dire qu'il y a
17:35des acteurs de mieux en mieux
17:36organisés qui utilisent
17:37de plus en plus de moyens.
17:39Exactement.
17:40Et on a vu,
17:40chaque mois,
17:41en fait,
17:41nous, on les voit,
17:42ces attaques,
17:42parce qu'ayant un réseau
17:44distribué,
17:45on peut les détecter
17:45à la source.
17:46Donc on sait,
17:46après, recollecter et dire
17:47tiens, ça,
17:48c'était une attaque
17:48de plusieurs dizaines de terrains.
17:50Et on voit,
17:51chaque mois,
17:51les attaques
17:52être multipliées.
17:53Et Rémi Durangassin
17:55de CloudFair,
17:56voilà,
17:56et vous,
17:56votre rôle par rapport
17:57à tout ça,
17:58par rapport aux entreprises,
17:58qu'est-ce que vous allez pouvoir,
18:00au-delà de ce rapport
18:01qui dit aux gens,
18:02ben voilà,
18:02il faut vous protéger
18:03encore mieux,
18:03faire encore plus attention,
18:04mais voilà,
18:05qu'est-ce que vous allez
18:05leur apporter comme service ?
18:07Alors nous,
18:08essentiellement,
18:08ça va être la rapidité,
18:10la simplicité,
18:10l'exécution.
18:11Donc j'ai parlé
18:11de la protection des sites web
18:14qui est notre métier historique.
18:15On est un leader reconnu.
18:16On a aussi un deuxième métier,
18:18notre acte 2,
18:18qui est la protection
18:20des utilisateurs,
18:21au travers de solutions
18:22type Zero Trust.
18:23Donc là,
18:23on protège l'entreprise,
18:25donc on sait les éduquer
18:26et donner un dashboard,
18:27donc une plateforme
18:28qui leur permet de voir
18:29tout ce qui se passe
18:30en temps réel
18:30dans l'entreprise.
18:32On produit aussi
18:33des plateformes
18:34de développement,
18:35donc à mesure que les entreprises
18:37vont adopter l'IA,
18:38c'est un vrai sujet
18:39pour les entreprises aujourd'hui,
18:40nous,
18:41on est capable,
18:41au travers de notre cloud
18:42de connectivité,
18:43de donner accès
18:45à de la capacité
18:46pour faire de l'inférence.
18:47Donc vous voyez
18:47la différence dans l'IA
18:49entre l'entraînement et l'inférence.
18:50Aujourd'hui,
18:51c'est un des gros enjeux
18:52des entreprises,
18:53c'est réaliser cette inférence
18:54de manière sécurisée,
18:55le plus proche possible
18:56des utilisateurs.
18:57D'autant plus que je parlais
18:58d'IA gentil tout à l'heure,
18:59on va avoir ces agents autonomes
19:00qui vont continuer,
19:01qui vont se déployer
19:03et puis c'est le sens de l'histoire.
19:05Voilà,
19:05vous avez entendu parler
19:05de MCP,
19:06donc tous ces nouveaux modes
19:08de connexion
19:09à des bases de données
19:10pour permettre
19:10de faire agir les agents.
19:12Ça aujourd'hui,
19:13Cloudflare s'est développé,
19:14ce type d'architecture.
19:16Donc on a plusieurs millions
19:17d'utilisateurs actifs aujourd'hui
19:19qui sont des développeurs
19:20dont vous connaissez
19:20les hyperscalers.
19:22Contrairement à eux,
19:23notre modèle étant très distribué,
19:24on pense qu'on est très bien placé
19:26sur cette partie GPU
19:27et donc on voit
19:28une demande forte
19:29pour des infrastructures
19:30d'IA sécurisées,
19:31stables et robustes.
19:32Et on pense qu'avec
19:33nos 15 ans d'expérience maintenant,
19:34on sait offrir ça très bien.
19:35Eh bien,
19:36merci d'être venu nous parler
19:37de tout ça,
19:37Rémi Durand-Gaslin,
19:38vice-président sociémé
19:39de Cloudflare.
19:40Merci d'avoir été avec nous.
19:41Voilà,
19:41on suivra vos actualités
19:44en tout cas.
19:44Et puis,
19:45conseil,
19:45ce rapport
19:46Straight Intelligence Report,
19:47donc accessible sur votre site.
19:48Moi,
19:48je le conseille vraiment
19:49parce que j'ai vu
19:50plein de chiffres intéressants
19:51et puis voilà,
19:52on en apprend un peu mieux
19:52un peu sur tout ce qu'on fait
19:54au quotidien
19:54sur nos sites internet.
19:56Merci d'avoir été avec nous.
20:09Voilà,
20:10bienvenue dans cette deuxième partie
20:11Tech & Co Business.
20:12On va parler d'IA,
20:13du décryptage un peu
20:13de cette actualité IA
20:14très riche avec nos invités.
20:16Vincent Champin,
20:17bonjour Vincent.
20:17Bonjour.
20:18Président de l'Observatoire
20:19du long terme,
20:19patron du digital
20:20chez Framatome,
20:22patron du digital
20:23et membre du Comex.
20:24Et j'ai oublié,
20:25c'est vrai qu'il y a
20:26un manuel
20:28sur la productivité
20:30sur le grand décrochage.
20:31Voilà,
20:31sur la productivité
20:32et on se fera
20:32une petite émission
20:33autour de ça
20:34au mois de mai
20:35pour en parler.
20:36Avec nous également
20:36Emmanuel Vigon.
20:37Bonjour Emmanuel.
20:37Bonjour Frédéric.
20:38Merci d'être venu
20:39au directeur général
20:39de Théodot Data IA.
20:42Stéphane Rodeur,
20:42PDG de AI Builders.
20:44Bonjour.
20:44Bonjour Frédéric.
20:45Stéphane.
20:45Et Eric Campagny,
20:46associé chez Alixo Group.
20:48Bonjour Eric.
20:49Bonjour.
20:49Je vais tenir la classe
20:50parce que je peux vous dire
20:51qu'ils étaient très dissipés
20:52avant la prise du micro.
20:54Alors,
20:55pas mal de sujets,
20:56on va démarrer tout de suite
20:57avec l'annonce
20:57de l'arrivée de la...
20:59Enfin,
20:59Open AI,
21:00on se demande
21:00où va Open AI aujourd'hui
21:02parce que justement,
21:03voilà,
21:03on se dit que Fijissimo
21:04est peut-être en train,
21:05donc la française
21:05qui a pris la...
21:07qui est numéro 2,
21:08on va dire,
21:08derrière sa matman
21:08et qui a pris
21:09surtout la partie business
21:11d'Open AI
21:11est en train de remettre
21:12un peu de l'ordre
21:14dans la maison
21:14en disant
21:15qu'il faut qu'on se concentre
21:16sur ce qui rapporte
21:17de l'argent.
21:17Donc,
21:18qu'est-ce qu'on fait ?
21:18On arrête Sora.
21:19Donc, Sora,
21:20c'était cet outil...
21:21Alors,
21:26arrêt de la publicité
21:27qui est tout ça
21:28également en puissance
21:31de calcul.
21:32Et on se demande
21:33un petit peu
21:34parce qu'évidemment,
21:35la pression est forte
21:35avec Anthropique derrière.
21:37Comment on voyait
21:38Open AI aujourd'hui ?
21:39Vincent,
21:39je démarrerai avec toi.
21:40D'abord,
21:41on voit qu'effectivement,
21:42ils ont d'Open
21:42plus que le nom.
21:43Ils ont aussi abandonné
21:44l'open source.
21:46Ils avaient annoncé
21:47qu'ils ne faisaient pas de pub,
21:47ils vont en faire.
21:49On a vu aussi
21:49le départ de leurs équipes
21:50liées à la sécurité
21:51et l'éthique.
21:53Et là,
21:53c'est normal.
21:55ils rationalisent.
21:56Donc,
21:56après la première phase
21:56d'exploration,
21:57on essaie plein de trucs.
21:58Là,
21:58c'est l'exploitation.
21:59Trouver un ou deux sujets
22:00puis essayer d'être rentable.
22:01Et c'est ça le pari
22:02des trimestres qui viennent.
22:04Ce qui est courant un peu,
22:05alors si on refait
22:06un petit point dans l'histoire,
22:08là, évidemment,
22:08tout va très vite
22:09parce que l'IA,
22:10c'est une innovation galopante.
22:11Mais est-ce que dans ton souvenir,
22:13à l'époque,
22:13quand des Microsoft
22:14ont commencé à grossir,
22:15quand des Google
22:16ont commencé à grossir,
22:17pareil,
22:17ils étaient un peu tous azimuts
22:18et puis tout d'un coup,
22:19on arrête,
22:20tiens,
22:20on va se concentrer dessus.
22:21C'est systématique
22:21pour les technologies.
22:22Dans la phase
22:23où elles ne sont pas matures,
22:25il faut explorer,
22:25c'est-à-dire comprendre
22:26à quoi elles peuvent servir.
22:27D'ailleurs,
22:27on le fait dans les entreprises,
22:28on fait d'époque.
22:29Et puis ensuite,
22:29il y a une phase,
22:30en général,
22:31il y a un directeur financier
22:32qui signe la récréation.
22:33C'est le cas,
22:34je pense,
22:34de ce qui s'est passé
22:35chez OpenAI.
22:36Et puis on dit,
22:36maintenant,
22:37il faut qu'on trouve
22:37un ou deux cas
22:37qui sont rentables.
22:39Ce qui est intéressant,
22:40c'est que ce qu'avait dit
22:43Fidjissimo,
22:43elle a dit,
22:43il faut abandonner
22:44les quêtes accessoires,
22:45les side quests.
22:47Et je pense que c'est très clair
22:48et on aura dans les trimestres
22:49qui viennent la réponse
22:50pour savoir
22:51est-ce qu'il va y être rentable.
22:52Mais dans un contexte,
22:53c'est devenu quand même
22:53assez compétitif
22:54et sur lequel finalement
22:55OpenAI,
22:56ils ont essayé beaucoup de choses,
22:57mais dans le LLM,
23:00ce n'est plus vraiment
23:00eux les leaders.
23:01Dans le code,
23:02ce n'est pas forcément les leaders.
23:03Dans l'intégration,
23:05ce n'est pas non plus les leaders.
23:05Donc il y a un vrai challenge
23:07et je pense que les trimestres
23:08qui viennent
23:09vont être intéressants.
23:10On a pu lire
23:12une dérive d'OpenAI.
23:14C'est toujours le même principe,
23:15c'est qu'on s'attache
23:15effectivement au bureau.
23:16On a même parlé de faillite.
23:17Je pense que c'était un peu fort.
23:18Parce qu'ils seront
23:19en général en faillite.
23:20C'était effectivement un peu fort.
23:21C'est de la gestion de portefeuille.
23:23Sora, effectivement,
23:24dans une logique B2C,
23:26était très très consommateur.
23:27Il y avait une gouvernance
23:29assez complexe
23:30en termes de sécurité,
23:31de droits
23:32qui limitaient l'industrialisation.
23:34Là, on se rencontre
23:34assez naturellement
23:35sur une activité B2B.
23:37Ce qui paraît
23:37tout à fait normal.
23:38Ce qui est un peu plus gênant,
23:40c'est que c'est un arrêt brutal
23:42sur le marché.
23:43C'est une image un peu
23:45de confusion,
23:46d'instabilité.
23:47Et quand on essaie
23:48d'accéder au marché B2B
23:49qui a besoin de réassurance,
23:51qui a besoin de vision,
23:52qui a besoin de régularité...
23:53On trouve plus d'instabilité
23:54chez un Anthropique
23:55ou chez un Google
23:56à la limite
23:57ou chez un Mistral.
23:58Oui, on trouve surtout
23:59une vision un peu
24:00chez Anthropique
24:01ou chez OpenAI.
24:03Anthropique a toujours
24:03dépensé beaucoup d'énergie
24:06sur la stabilité
24:07de ses modèles,
24:08le fait que les modèles
24:08hallucinent faiblement.
24:12On parle souvent
24:12des benchmarks
24:13un peu ici,
24:14mais le benchmark
24:15qui révèle ça,
24:16c'est un benchmark
24:17qui s'appelle Bullshit Bench.
24:19Et donc,
24:19il y a la V2
24:20de Bullshit Bench
24:21qui est sortie
24:22il y a à peu près
24:24un mois.
24:25Et on voit que
24:26les dix premiers
24:27meilleurs modèles
24:30dans Bullshit Bench,
24:31c'est...
24:31Il y en a huit
24:32qui sont des modèles
24:33Anthropique.
24:34Et les modèles OpenAI,
24:35ils arrivent loin derrière.
24:36Les modèles Jimena,
24:37ils arrivent loin derrière.
24:38Donc c'est vraiment
24:39des mauvaises planètes
24:40alignées là,
24:40tout d'un coup.
24:41Je ne sais pas
24:42si c'est des mauvaises planètes
24:43alignées ou si c'est
24:44justement le fait
24:45qu'OpenAI a du mal
24:46à trouver sa vision.
24:47Mais je reprends
24:47ce que disait Vincent,
24:48c'est que le pionnier
24:50dans une technologie
24:51n'est jamais tellement
24:51celui qui en tire
24:52le maximum de fruits.
24:53Et Gutenberg
24:54est mort dans la misère.
24:57Donc voilà,
24:58OpenAI est probablement
24:59en train de souffrir
24:59de ce paradoxe.
25:02Surtout qu'il avait
25:03un peu dégainé,
25:04parce que c'est chez Google
25:05qu'a été inventé le GPT.
25:07Oui, ils avaient dégainé
25:08un peu les premiers.
25:08C'est vraiment eux
25:09qui ont démocratisé
25:10avec ce chat GPT moment.
25:11Maintenant,
25:13il faut être prudent.
25:14Il ne faut pas les enterrer
25:15non plus.
25:15Ils sont en train
25:15de se restructurer
25:16et peut-être qu'il va
25:17en sortir quelque chose
25:17de tout à fait smart.
25:18Oui, et puis on part en France
25:19à Fidjissimo
25:19pour mettre un peu d'ordre
25:21dans la boutique
25:22que c'est en train de faire,
25:22Stéphane, visible.
25:23Oui, je pense qu'on voit
25:24un marché qui est en train
25:25de se repositionner,
25:27qui est parti, rappelez-vous,
25:30finalement, du LLM générique
25:31qui faisait un peu tout
25:32et qu'ils ont quand même
25:34réussi à vendre
25:35à des applications de bureaux.
25:40On parle là de Cowork,
25:42on parle aussi de OpenClaw
25:44qui a été hack, hire
25:48par OpenAI
25:50pour rattraper son retard
25:52parce qu'effectivement,
25:53on est dans une tendance
25:55en fait de l'équipement
25:56du collaborateur,
25:58ce qu'on appelle
25:59le self-AI
26:00et rendre possible
26:02en fait
26:02le développement
26:04in situ
26:07d'agents,
26:09de workflow.
26:11Eh bien, tout le monde
26:12est en train de voir
26:12que c'est la suite
26:14en fait
26:15et c'est le marché
26:16qui va éclore
26:18et qui va permettre
26:19à tout le monde
26:20en fait
26:21de trouver des revenus.
26:22parce qu'on a aujourd'hui
26:24une demande
26:25des directions générales,
26:26d'équipement
26:27en fait des collaborateurs
26:28et qu'on s'aperçoit
26:30que des solutions
26:31je dirais
26:32à la Cowork
26:33et à la OpenClaw
26:34sont certainement
26:36celles
26:36qui vont permettre
26:38en fait
26:38aux collaborateurs
26:39de s'équiper eux-mêmes.
26:41maintenant
26:41on est au tout début.
26:43Là,
26:44ça fait rebondir
26:45sur notre deuxième sujet
26:46c'est-à-dire
26:46justement
26:47on parlait
26:48de Cloud Cowork
26:49il y a pas mal
26:50d'outils aujourd'hui
26:51alors le plus connu
26:52était Microsoft Copilot
26:53mais qui a donné
26:55un peu le ton
26:55enfin qui a lancé
26:57un peu tout ça
26:57mais qui est
26:59un peu dépassé
26:59enfin aujourd'hui
27:00en tout cas
27:00Microsoft
27:01il essaie de s'ouvrir
27:02d'être plus
27:02un orchestrateur
27:03Oui mais on ne les a
27:04jamais vus
27:05faire autre chose
27:06finalement
27:06que réussir
27:07que de la biologique
27:08par contre
27:08c'est eux
27:09qui inventent le concept
27:10ils ont
27:10dès mars 2023
27:12Satan Adela
27:13a dit
27:13vous aurez un Copilot
27:15il a développé
27:18en fait
27:18le concept
27:18de l'assistant
27:19l'assistant
27:20donc de pot
27:20c'est pas eux
27:21qui l'ont fait
27:22Copilot Studios
27:23ça n'a jamais marché
27:24enfin en tout cas
27:24moi je ne suis jamais arrivé
27:26c'est mauvais
27:27peut-être
27:27mais il n'empêche
27:28que des Cowork
27:30des OpenClaw
27:31sont en train
27:31de fonctionner
27:33et rendre
27:34cette promesse
27:34donc
27:38mais
27:38je dirais
27:39que l'avenir
27:40n'est pas dit
27:41parce que
27:42la fin de l'histoire
27:43on ne l'avait pas dit
27:44parce que
27:44quand même
27:45tout ça
27:45ça va être là
27:46pour faire fonctionner
27:46la bureautique
27:47et la bureautique
27:48c'est encore Microsoft
27:50et on voit
27:50l'intégration
27:51de Cloud
27:52Cowork
27:53dans Copilot
27:54donc en fait
27:55tout ça
27:56ça va bouger
27:56et tout le monde
27:57va se repositionner
27:59Justement
27:59ce qui est intéressant
28:00c'est si tu regardes
28:01un peu quelques chiffres
28:02Copilot
28:03c'était 18%
28:04de parts de marché
28:05dans les entreprises
28:07en juillet 2025
28:08aujourd'hui c'est 11
28:09donc ils sont un peu
28:10en chute libre
28:10c'est une contraction
28:11de 34%
28:12en termes de parts de marché
28:14et surtout
28:16quand tu mets
28:17dans une entreprise
28:18je pense qu'il y a un souci
28:18d'usage aussi
28:19je pense que les gens
28:20on ne les habitue pas
28:21mais en fait
28:21l'usage
28:22c'est trompeur
28:23parce qu'en fait
28:24il y a une clientèle captive
28:26aussi chez Microsoft
28:26c'est à dire que
28:27quand tu as Copilot
28:28et qu'il y a uniquement
28:29Copilot qui est utilisé
28:30en fait les gens
28:31ils utilisent
28:31bon an mal an
28:32Copilot
28:33mais quand on se rend compte
28:34que dans les entreprises
28:35quand on prend une entreprise
28:36dans laquelle j'ai
28:37Copilot ou Gemini
28:38ou Copilot et Claude
28:39en fait on se rend compte
28:40que 80% des utilisateurs
28:43vont vers les autres
28:44et ça c'est problématique
28:45pour Microsoft
28:45je trouve
28:46et ça c'est peut-être plus
28:48un signal
28:49que la cause
28:51c'est à dire que
28:52je pense que les entreprises
28:53où on se dit
28:53l'IA
28:54on met que le pilote
28:54à tout le monde
28:55et puis ils vont se débrouiller
28:56ça ne marche pas
28:57là où on donne
28:58des choix sur plusieurs modèles
28:59c'est à dire qu'on a
29:00une réflexion un peu stratégique
29:01on se dit
29:01on va arbitrer entre les modèles
29:03et ça veut dire
29:03qu'il y a probablement
29:04d'autres choses à côté
29:04moi ce qui me
29:05là-dessus
29:06ce qui je trouve intéressant
29:07c'est que Claude
29:08a pris un avantage
29:08sur l'intégration
29:09à la fois en direct
29:10Claude Cowork
29:11et puis via la communauté
29:14OpenClaw
29:14s'appelait Claude
29:15au début
29:16parce que ça venait
29:16de chez eux
29:17et je pense que
29:18ça c'est quand même intéressant
29:20le point clé
29:21à mon avis
29:21c'est le droit de la concurrence
29:22c'est à dire que
29:25contrairement aux vagues précédentes
29:26où à chaque fois
29:27sur l'OS
29:29Microsoft a pu verrouiller
29:30la suite bureautique
29:31et ensuite le reste
29:32là je pense qu'il y a
29:33un droit de la concurrence
29:34qui surveille suffisamment
29:35et donc ils ont été obligés
29:36de laisser suffisamment de portes
29:38ce qui a fait que Claude
29:38sait faire un produit
29:39tout à fait bon
29:40voire meilleur
29:41que celui de Microsoft
29:41et donc je serais moins optimiste
29:43que toi
29:43et je pense que
29:45on va remercier
29:46les autorités de concurrence
29:47pour tout le bien
29:48qu'elles font
29:48pour nous
29:49pauvres consommateurs
29:50mais ça veut dire que
29:51dans les entreprises
29:53parce que moi
29:54c'est ce dont j'ai l'impression
29:55pour Microsoft
29:57j'ai l'impression
29:58qu'ils vont être
30:00orchestrateurs
30:00ils vont proposer ça
30:02à leurs utilisateurs
30:02et selon le cas
30:03je vais utiliser Claude
30:04je vais utiliser Gemini
30:05ils veulent mais
30:06toutes les personnes
30:07qui se sont fait brûler les ailes
30:09par les augmentations
30:09des prix des licences SAS
30:11ils se disent
30:11est-ce que je veux être
30:12totalement dépendant
30:13ou est-ce que je veux
30:14avoir un dual sourcing
30:16c'est plutôt dual sourcing
30:17et le deuxième point
30:18ce que démontre Claude
30:19c'est qu'effectivement
30:21il n'y a pas le même avantage
30:23à faire l'IA
30:24sur la bureautique
30:25que celui qui avait
30:26à faire la bureautique
30:26sur l'OS
30:27parce qu'entre temps
30:28les règles de concurrence
30:29et les standards
30:29se sont ouverts
30:30et je pense que là
30:31on ne reviendra pas en arrière
30:32mais surtout c'est un problème
30:33de
30:37qui génère le chiffre d'affaires
30:38et quelle est la structure
30:39de revenus
30:40c'est-à-dire que
30:41OpenAI tire sa structure
30:42de revenus
30:42sur la masse
30:43c'est 900 millions
30:44d'utilisateurs hebdomadaires
30:45pour 25 milliards
30:47d'ARR
30:48Anthropik tire sur la valeur
30:49c'est-à-dire que c'est une population
30:50beaucoup plus petite
30:51que les 900 millions
30:52qui grossit vite
30:53voilà
30:54mais qui grossit
30:56certes
30:57mais ils font déjà
30:59près de 20 milliards de dollars
31:00de revenus en ARR
31:02alors que même
31:02fin décembre
31:03c'était autour de 9
31:04c'est-à-dire que là
31:05on est en mars
31:06avril
31:07ça a déjà quasiment doublé
31:08et Microsoft
31:09tire sa valeur
31:10et son chiffre d'affaires
31:11sur son réseau de distribution
31:12et son réseau de distribution
31:14certes
31:14ça reste des chiffres
31:16qui sont élevés
31:16parce qu'il y a 450 millions
31:17d'utilisateurs
31:18de Microsoft 365
31:21là
31:22sur la planète Terre
31:23mais il n'y a que 3%
31:24de taux de pénétration
31:25sur Copilot
31:25donc en fait
31:26les chiffres dans l'absolu
31:27sont élevés
31:27mais en fait
31:28les taux de pénétration
31:29sont faibles
31:30donc moi je trouve que
31:32je préférerais être
31:33chez Anthropik
31:34que chez Microsoft
31:35ou chez OpenAI
31:36aujourd'hui
31:36Eric ?
31:37en fait ce qu'on voit là
31:38et tu parlais de la valeur
31:39c'est une année de bascule
31:402026
31:41où jusque-là
31:42les acteurs
31:43vendaient la réponse
31:44et là ils vendent
31:45de la délégation
31:46c'est vrai que ça devient
31:46vraiment intéressant
31:47effectivement d'un point de business
31:48et pour les directions générales
31:50donc ça parfait
31:51ce qui est intéressant aussi
31:52c'est qu'il y a
31:52elle ne devient pas
31:53beaucoup plus intelligente
31:54là pendant ce temps
31:55par contre il y a une logique
31:56de packaging
31:56c'est-à-dire que j'ai
31:57le LLM
31:58j'ai la capacité de délégation
31:59j'ai des sujets de gouvernance
32:00j'ai des sujets d'intégration
32:02qu'est-ce que tu appelles
32:03exactement la capacité de délégation ?
32:04en fait la capacité de délégation
32:06c'est justement
32:06de demander à l'agent
32:07d'opérer pour toi
32:09et le modèle de valeur
32:11il est en train de basculer
32:12de je pose une question
32:13j'ai une réponse
32:14à je demande à l'agent
32:16de classer mes fichiers
32:18une tâche
32:19etc
32:19et donc la valeur
32:21est en train de basculer
32:22par contre ça pose
32:23un vrai sujet
32:23dans la capacité
32:24de ces acteurs
32:25à se sécuriser
32:26parce que tu hallucines
32:26sur un texte
32:27allez
32:28t'as un problème réputationnel
32:29tu hallucines sur une action
32:31t'as un coût opérationnel
32:32et donc derrière
32:33je suis d'accord avec toi
32:34sur le dual sourcing
32:35c'est absolument essentiel
32:36pour justement
32:37répartir le risque
32:38sur un coût opérationnel
32:40qui va être porté
32:40par l'entreprise
32:41et filé par le collaborateur
32:42c'est là où Anthropic est fort
32:42parce que Anthropic
32:43dépense beaucoup d'énergie
32:45sur la limitation
32:46des risques d'hallucination
32:48si bien que
32:49il y a cet indicateur
32:50de variance
32:51la variance
32:52je prends le même prompt
32:54je l'envoie
32:55trois fois
32:55à un LLM
32:57quand je suis chez
32:58Jimena et OpenAI
32:58je peux avoir
32:59trois réponses différentes
32:59alors que chez Anthropic
33:00j'ai une forme de
33:01mise sous contrôle
33:03de cette variance
33:03qui est extrêmement rassurante
33:05dans ce que tu veux dire
33:06un mot de Vincent
33:06puis un jour de Vincent
33:07là de ça en fait
33:08il y a des changements
33:09qui sont extrêmement importants
33:10aussi sur la façon de travailler
33:11alors je vais prendre l'exemple
33:12du codage
33:13en fait il y a deux façons
33:15de définir la programmation
33:16en informatique théorique
33:17tu as l'approche de Turing
33:18en gros tu définis le programme
33:20par les actions qu'elle fait
33:22et l'action d'Anozo Church
33:24qui définit
33:25ce que doivent
33:26les spécificités
33:27et on voit
33:28qu'on va passer
33:29d'un métier de programmeur
33:31à la Turing
33:32où tu dois faire
33:32des instructions
33:33à un métier
33:34où la valeur du programmeur
33:35sera de bien définir
33:36les spécificités
33:37ça a des conséquences
33:38extrêmement profondes
33:39c'est beaucoup plus compliqué
33:40et l'autre point
33:42et ça c'est la conséquence
33:44aussi de ces outils
33:45c'est qu'on est en train
33:46d'être noyé par une abondance
33:48de documents
33:48de qualité médiocre
33:50et de grande taille
33:50en 1500
33:52on avait quelques milliers
33:53de milliards de mots
33:54écrits chaque année
33:56en ce moment
33:57c'est à peu près
33:57des dizaines de millions
33:58de milliards de mots
33:59l'IA en produit
34:01des centaines de millions
34:03de milliards de mots
34:04donc dix fois plus
34:05que l'humanité
34:05et donc on est en train
34:07d'être noyé dans ce truc
34:07et il va y avoir
34:09un vrai problème
34:10pour gérer cette quantité
34:12et pour l'email
34:13je l'avais dit l'année dernière fois
34:14on n'a toujours pas résolu
34:14le problème
34:15ah oui c'est vrai
34:15Stéphane
34:16oui moi je voulais revenir
34:18sur l'histoire de Copilot
34:19et de ce lien fort finalement
34:21avec des outils bureautiques
34:23rien ne dit que
34:25cette programmation
34:27qu'on appelle
34:27goal oriented
34:29ne permette pas
34:30à un moment aussi
34:32de générer à la volée
34:34des bouts de programmes
34:36de bureautiques
34:36et qu'on n'est plus
34:39à avoir un Word
34:41un Excel complet
34:42à ouvrir
34:43mais qu'en fait
34:43on génère juste le code
34:45qu'il faut
34:45pour faire le job
34:46qu'il faut
34:46et ça
34:47ça casserait
34:48le monopole de Microsoft
34:49donc en fait
34:50au même titre
34:51que nous a mis les SAS
34:55et on ne le dit pas assez
34:57mais aussi en fait
35:00les programmes monolithiques
35:02des DSI
35:03vont beaucoup changer
35:05avec l'arrivée de cette IA
35:08agentique
35:10et bien
35:11de même manière
35:12en fait
35:13les outils
35:14de bureautiques
35:15pourraient être amenés
35:17à évoluer
35:17donc en fait
35:18on ne connait pas
35:19la fin de l'histoire
35:20et elle va être très intéressante
35:22sur ces 2-3 prochaines années
35:24d'où la nécessité
35:25de ne pas faire
35:26des choix
35:27non plus
35:28trop
35:30je dirais
35:31trop straight
35:32parce que
35:33on va être amené
35:34à changer de plateforme
35:37là on voit
35:38c'est Anthropik
35:38qui est en train
35:39de tout embarquer
35:41OpenClo
35:41qui suit derrière
35:42mais c'est très dur
35:43à mettre en oeuvre
35:44Copilot
35:44qui est loin derrière
35:45mais peut-être
35:46que ça peut s'inverser
35:47et j'ai mis
35:48un rebuscade
35:50mais on a un problème
35:51de portabilité
35:52pendant 3 ans
35:53on va essayer des choses
35:55on va avoir
35:56un problème de portabilité
35:58il faut que ce qu'on développe
35:59soit portable
36:00d'une plateforme
36:01à une autre
36:02on a parlé de la plateforme
36:03on a parlé des directions générales
36:05et au niveau des utilisateurs
36:06tu disais
36:06tiens
36:06mais ce qu'au Copilot
36:07il ne manquait pas
36:08un sujet de formation
36:09moi souvent
36:09c'est ce que je dis
36:11on a enclenché le mouvement
36:12et puis après
36:13on retombe un peu vite
36:14dans ses habitudes
36:14et on met un peu de côté
36:16alors de temps en temps
36:17on appuie sur le bouton
36:18parce que ça nous arrange
36:19mais on fait un peu moins
36:20on fait un peu moins attention
36:22par contre
36:22ce qu'on voit là
36:23c'est qu'il y a
36:24ce qu'on appelle
36:25un bénéfice cumulatif
36:26pour ceux qui utilisaient déjà
36:28les LLM
36:29qui commencent à utiliser
36:30les agents
36:30et il y a un écart
36:32et presque une sorte de fracture
36:33qui se fait
36:33entre ceux qui sont déjà embarqués
36:35dans l'utilisation
36:36et qui ont des vrais bénéfices
36:37professionnels
36:38et ceux qui sont
36:39complètement à côté
36:39donc là il y a un sujet social
36:41dans l'entreprise
36:42comment est-ce que je gère
36:43ces différentes populations
36:44et ces différentes maturités
36:45et on arrive à Google Vincent ?
36:47juste avant
36:48parce que sur Google
36:49en vrai
36:50je ne suis pas certain
36:51qu'on va se passer
36:53de la bureautique
36:53dans un proche avenir
36:55parce que
36:56c'est des...
36:57pas de se passer de la bureautique
36:58de la façon dont elle existe
36:59non mais on utilisera toujours
37:00Word, Excel
37:01enfin avant qu'on n'utilise plus
37:02Word, Excel
37:02dans l'entreprise
37:03je pense qu'on a
37:04généré ton texte
37:05plus d'automatisation
37:06tu le referas relire
37:07mais la réalité
37:08c'est que tu génères ton texte
37:09et puis après tu dis
37:09à ton LLM
37:10est-ce que tu peux me le mettre
37:11dans Word s'il te plaît
37:11pour que je puisse modifier
37:12les variables
37:13comme ça
37:13oui c'est ça
37:14donc on n'est plus sur des logiques
37:15d'intégration à des outils
37:17bureautiques existants
37:17et Word, Excel, PowerPoint
37:19tout ça
37:19on n'a pas d'hybrides
37:20mais c'est là
37:21c'est ce que fait
37:22par tranche
37:24c'est ce que fait
37:25Club for Excel
37:26c'est une intégration propre
37:28et d'ailleurs on voit
37:29on est passé du temps
37:30des chercheurs
37:31au temps des intégrateurs
37:32et le fait que du coup
37:33Yann Lequin quitte Méta
37:34ça traduit aussi le fait
37:36qu'on a changé de phase du cycle
37:39bon
37:40en cycle économique
37:41la phase d'après
37:42c'est le temps des mystificateurs
37:43attention
37:43on ne va pas trop taper
37:44on me dit à l'oreillette
37:45on ne va pas trop taper
37:46sur le bureau
37:46ça fait du bruit
37:48même si tu es plein de convictions
37:50la troisième phase
37:51c'est le temps des mystificateurs
37:52qui laissent croire
37:53que ce que les développeurs
37:55vont faire
37:55ira jusqu'au ciel
37:56et puis ensuite
37:57en général
37:57la bulle éclate
37:59un mot justement
38:00parlant de sujet
38:01du coup
38:02il y a un troisième acteur
38:03qui était
38:05il y a eu l'alerte rouge
38:06à Manson Derpitcher
38:07on se souvient en 2023
38:08qui a dit
38:08écoutez les gars
38:09ça ne va plus
38:10la chat-GPT est partie
38:13on ne savait pas encore
38:14ce que donnerait un Apple
38:15on commençait à regarder
38:16du coin de l'oeil
38:16un Anthropik
38:17un Perplexity
38:19les Chinois
38:20on les sentait bouger
38:21enfin il y a eu
38:21l'épisode
38:22d'Ipsic
38:23et puis là
38:24Google
38:24ça devient vraiment
38:25l'acteur global
38:26aujourd'hui
38:27Vincent
38:27alors tu n'as pas cité aussi
38:28les puces IA
38:29très très important
38:30oui
38:30à deux titres
38:31un
38:31Gemini a été
38:32entièrement entraîné
38:33avec
38:34deux
38:34ils ont un avantage
38:36compétitif de coût
38:37qui est inaccessible
38:38pour OpenAi
38:39et donc
38:40d'ailleurs
38:41parce qu'ils ont déjà
38:41toute la structure
38:42et quand tu regardes
38:43les prix des modèles
38:44les derniers qui sont sortis
38:45en termes de price point
38:47je pense que là où a tapé
38:49Gemini
38:49ce n'est pas du tout fait
38:50par hasard
38:50c'est une façon de commencer
38:53en fait
38:53une phase
38:54où ils ont plus de capacité
38:56à soutenir
38:57des déficits
38:58et puis ils ont une structure
38:59de coût plus favorable
39:00et donc il ne faut
39:01certainement pas
39:01les négliger pour ça
39:03et puis aussi
39:03l'accès quand même
39:04à des données
39:05notamment des données fraîches
39:06des données humaines
39:07là où tous les autres
39:08vont être noyés
39:09comme nous tous
39:10par la soupe IA
39:12les données plutôt historiques
39:13mais c'est vrai qu'aujourd'hui
39:14on les voit
39:14sur la vidéo
39:15avec Nano Banana
39:16VO3
39:17et puis il ne faut pas oublier
39:19ils ont quand même
39:20toujours leur plateforme cloud
39:23qui est bien solidement
39:24implantée derrière
39:25et puis
39:27malgré tout
39:27je crois qu'encore
39:28je ne sais plus combien
39:29de pourcentage
39:31de requêtes aujourd'hui
39:31passent par Google
39:32et peu à peu
39:33il y a le petit bouton
39:34qui commence à se montrer
39:35un peu
39:35vous voulez utiliser Google AI
39:36et on y va
39:37un peu plus
39:38Microsoft et Gemini
39:39ont du cash
39:40cloud
39:41open AI
39:42eux ils ont besoin
39:42de lever régulièrement
39:44et donc ils sont plus
39:44à disposer
39:45dernier point
39:46et je m'arrêterai là
39:47ne négligeons pas
39:48non plus les chinois
39:49parce que pendant ce temps-là
39:50vous regardez GLM
39:51à le modèle de Z.AI
39:52ça coûte 4 fois moins cher
39:53que Gemini
39:54et en performance
39:55c'est comparable
39:55à
39:57cloud 4.5
39:58même celui de Alibaba
39:59je crois
40:00le coin
40:01on en avait parlé
40:04Google a du cash
40:05évidemment
40:06suite complète
40:08et
40:08ils ont
40:09ils ont eu du mal au début
40:10ils ont beaucoup avancé
40:11ils ont accédé
40:12au marché entreprise
40:13par rapport à ce qu'on disait
40:15sur OpenAI
40:15qui découvre un peu
40:16ce monde-là
40:17Google a déjà fait
40:18ces preuves-là
40:19donc effectivement
40:19là ils sont bien
40:21bien revenus dans la course
40:21non mais Google
40:22ils ont surtout un truc
40:24ça s'appelle
40:24un business model
40:26avec des clients
40:27et donc ils ont
40:28à deux horts
40:29et déjà
40:30tout est prêt
40:31pour que
40:32en fait
40:33il y ait du référencement
40:34des agents
40:35et que les agents
40:36viennent poser la question
40:38il leur manque un peu
40:39co-work
40:40oui
40:41ça va venir
40:42mais ils ont toujours
40:43un train de retard
40:44mais tranquille
40:45ils ont tout
40:46donc ils sont tapis
40:47dans l'ombre
40:48ils attendent
40:49c'est vrai qu'avec Gemini
40:50quand Gemini 3 est sorti
40:53enfin voilà
40:53ils se sont vraiment
40:55imposés
40:56mais tu vois
40:562023 on disait
40:58AI the winner is Microsoft
41:00là
41:022026
41:02j'ai envie de dire
41:03the winner might be
41:05Google
41:06quand même
41:07parce que
41:07on verra
41:09je sais pas
41:10en fait
41:10alors tout le monde
41:12je suis très fan de Google
41:13de façon générale
41:14mais il y a quand même
41:15moi
41:16le fait qu'il y ait
41:17il y a deux sujets
41:17qui pour moi
41:19me gêne un peu
41:19chez Google
41:20c'est un
41:20il n'y a pas d'équivalent
41:21de co-work
41:22alors qu'on voit bien
41:23que tout le marché
41:23est en train d'avancer
41:24là-dedans
41:24et donc il est possible
41:25qu'il y ait une percée
41:27forte d'entropie
41:28qui soit difficile
41:28à rattraper
41:28pour Google
41:30après ils vont
41:31on avait rattrapé
41:32sur d'autres domaines
41:33typiquement
41:34j'ai des clients
41:34qui me disent
41:35j'adore Vertex
41:36j'adore ADK
41:37qui sont des produits
41:38qui permettent
41:39d'opérer les modèles
41:40pour Vertex
41:40de structurer
41:43de déployer
41:44des applications d'IA
41:45pour Vertex
41:46et de construire
41:46des agents
41:47avec ADK
41:47mais ça c'est des produits
41:48qui ne rapportent pas
41:49beaucoup à Google
41:51c'est-à-dire que
41:51si j'utilise Vertex
41:52et que derrière
41:53j'utilise un cloud
41:54opus 4.6
41:56pour opérer
41:57mes agents
41:58ça ne rapporte pas
41:59de business
41:59pour Google
41:59en fait
42:01et ça c'est un
42:02mais du coup
42:03je suis DSI
42:04aujourd'hui
42:04je fais quoi ?
42:06quelle est ta question ?
42:08là aujourd'hui
42:09j'ai du SaaS
42:11j'ai mon legacy
42:14tu vois
42:14pour moi
42:16il doit avancer
42:16à deux vitesses
42:17il y a la vitesse
42:17où j'intègre
42:18justement tous ces outils
42:19et puis de l'autre
42:20où je fais tourner
42:20quand même mes applications
42:21métiers
42:22tout ça
42:22mais
42:23tu es DSI
42:25tu fais un schéma
42:26directeur
42:27de ta DSI
42:27où tu vas transformer
42:29tes métiers
42:30tes process
42:32ton architecture
42:33et tes applications
42:35et ça sur 10 ans
42:36parce que
42:38tu as une inertie
42:40qui n'est pas celle
42:41en fait d'un collaborateur
42:42tu as des systèmes
42:4310 ans
42:44à vitesse à laquelle
42:46tu es un peu plus court
42:47non non non
42:48là nous on a des clients
42:49qui lancent
42:50des programmes
42:51sur 10-12 ans
42:53parce qu'ils savent
42:54qu'ils ont du legacy
42:56qu'ils ne vont pas pouvoir
42:56le transformer comme ça
42:57mais que par contre
42:59et bien
43:00ils vont devoir
43:01ça veut dire qu'ils ont à côté
43:02des choses qui tournent
43:03et qui tous les 6 mois
43:03sont
43:04qui vont se transformer
43:05mais
43:07cette transformation
43:07métier
43:08process
43:09architecture
43:10application
43:10elle est absolument nécessaire
43:13ça c'est vrai
43:13sur la transformation
43:14et je pense que ta question
43:15c'était aussi sur les outils
43:16de co-op
43:17je pense que
43:18un déjà on est prudent
43:19c'est à dire qu'on est dans la phase
43:20où il y a encore des risques
43:21où il faut faire attention
43:23et donc
43:25en tout cas nous
43:26déjà on segmente correctement
43:28les données
43:29et puis les trucs sensibles
43:30ça sera sur aucun de ces outils
43:31parce qu'ils sont dans le cloud
43:32deux
43:32je pense qu'on n'est pas dans la situation
43:34on peut faire des choix irréversibles
43:35parce que les technologies vont changer
43:37donc on est plutôt dans la phase
43:38d'exploration
43:39que d'exploitation
43:40et puis trois
43:41effectivement
43:41il y a toutes les solutions
43:43que tu as évoquées
43:44qui sont des transformations
43:45qui ne sont pas liées
43:46à des outils bureautiques
43:47qui sont intégrées dans les process
43:48qu'il faut effectivement
43:49mener par ailleurs
43:50mais là
43:51tu es plutôt
43:52à aller pluguer
43:53des LLM
43:54et ce qu'on vient d'évoquer
43:55qui sont plutôt
43:56des outils grand public
43:57c'est moins utile
43:58j'aime bien ce que tu dis
43:59on est encore dans cette phase
44:01d'exploration
44:02même s'il faut qu'on avance
44:03et qu'on y avance
44:04à grands pas
44:05il y a une chose
44:06qui est très importante
44:07c'est rappelez-vous
44:08en 2023
44:09en mai 2023
44:10on a vu arriver
44:12React
44:13Reasoning and Acting
44:14une application
44:15qui s'appelle
44:16Auto-GPT
44:17et Baby and GI
44:18ok
44:19et bien on voyait
44:20en fait
44:21React
44:21les agents sous nos yeux
44:22et on voyait
44:24que ça ne marchait pas
44:25ça hallucinait
44:26ça raisonnait
44:26mais ça hallucinait
44:27il a failli deux ans
44:29en fait
44:29pour qu'on mette au point
44:30les bons LLM
44:31avec la bonne phase
44:33de raisonnement
44:33c'est exactement la même chose
44:35Vincent a tout à fait raison
44:36on est dans la phase
44:38d'innovation
44:38dans cette phase
44:39de découverte
44:40en fait
44:41des applications
44:41comme Cowork
44:42avec toutes leurs problématiques
44:44de sécurité
44:45de je ne sais pas
44:46je ne sais pas
44:47et ça va durer deux ans
44:50pour qu'on ait
44:51quelque chose de stable
44:52et de réellement utilisé
44:54et de déployable
44:55à l'échelle
44:55on a des cycles
44:57en ce moment
44:57de deux ans
44:58et alors je voulais
44:59qu'on revienne
44:59sur un dernier sujet
45:01sur justement
45:02c'est toi Eric
45:03qui l'avait sorti
45:03le Davos asiatique
45:05s'est tenu
45:05le Bauer Forum
45:07et là
45:08est-ce qu'on vit
45:08à un moment
45:09enfin toi
45:09c'est ton regard
45:10tu disais
45:11est-ce qu'on n'est pas
45:11en train de vivre
45:12en termes de robotique
45:13au moment
45:13chaque GPT
45:14de la robotique
45:15c'est un peu
45:17la grande question
45:17qu'on a là
45:18on avait vu
45:20en janvier
45:21la fête nationale
45:22une communication
45:23très très forte
45:23on a appelé les robots
45:24qui en Chine
45:26etc
45:26donc il y a
45:27très clairement
45:28une avancée technologique
45:29en Chine
45:29très clairement
45:30en Asie
45:31là c'est des robots
45:32une communication
45:33effectivement très très forte
45:35ce qui m'a marqué
45:36effectivement
45:36sur ce Davos asiatique
45:38c'est que
45:38beaucoup beaucoup
45:39de discussions
45:39et d'échanges
45:40sur la robotique
45:41et le fait que la robotique
45:42quitte l'usine
45:43pour rentrer dans l'entreprise
45:46pour rentrer dans la maison
45:47avec des robots
45:49service provider
45:50dans les bars
45:50dans les accueils
45:51etc
45:51des choses qu'on avait vu
45:52il y a 5 ou 10 ans
45:53qui honnêtement
45:53on faisait plutôt sourire
45:54et qui là
45:55commencent
45:56à donner des résultats
45:57intéressant
45:58je trouve
46:00presque sourire
46:00deux sénateurs
46:01ont proposé une loi
46:02aux Etats-Unis
46:03sur l'American Security
46:05Robotic Act
46:06pour dire
46:06surtout on ne veut pas
46:07utiliser de robots chinois
46:08parce qu'il y a un principe
46:09de souveraineté
46:10sur le sujet
46:10donc il y a des choses
46:11qui sont en train
46:11de se passer là
46:12est-ce qu'on est dans
46:13un moment
46:13chat GPT
46:14au sens
46:15une adoption de masse
46:16je pense pas
46:17je pense que ça va plutôt
46:18être dans deux ans
46:19trois ans peut-être
46:20un peu plus
46:20mais en tout cas
46:21il y a une vraie tendance
46:22de fond
46:23sur la capacité
46:24de ces robots
46:25à délivrer un service
46:26dans un environnement
46:28sécurisé
46:28qui t'intéresse
46:29passant
46:29moi je dirais
46:30peut-être les choses
46:31un peu différemment
46:31d'abord il faut voir
46:32qu'il y a
46:33il y a eu un phénomène
46:34qui s'est passé
46:35il y a quelques années
46:36ABB qui vend ses robots
46:37à des chinois
46:39KUKA
46:39les allemands
46:40qui vendent leurs robots
46:40à des chinois
46:41donc on a un peu
46:42libéré le terrain
46:43les transformations
46:44qu'on voit aujourd'hui
46:44moi je vois pas du tout
46:45de robots humanoïdes
46:46dans les usines
46:47en revanche
46:48on voit des usines
46:49dans l'entreprise
46:50on voit des robots moins chers
46:51on voit des robots
46:53plus faciles à entraîner
46:55des co-bots
46:55donc t'as pas besoin
46:56de programmation compliquée
46:57tu prends le bras
46:57tu montres ce qu'il faut faire
46:58et il te suit
46:59tu vois des révolutions
47:01dans les drones
47:01y compris les drones routiers
47:03de l'Evraison
47:04Stellantis
47:05ça a lancé dans les drones terrestres
47:06exactement
47:06et même Renault
47:08d'ailleurs pour la défense
47:09tu vois dans la logistique
47:10oui c'est Renault d'ailleurs
47:11excuse-moi
47:13le champion
47:13c'est quand même
47:14une boîte française
47:14qui fait toute la logistique
47:15des entrepôts d'Amazon
47:16et tu vois aussi
47:18des avantages dans le coût
47:18Unitree
47:19c'est des coûts
47:20d'à peu près la moitié
47:21des robots
47:22de Boston Robotics
47:24simplement l'humanoïde
47:25il continue à faire
47:25entre 50 et 100 000 euros
47:27donc avant que t'en aies
47:28un avantage rentable
47:29il faudra attendre
47:30moi j'étais très optimiste
47:32sur les robots humanoïdes
47:33quand je suis rentré du CES
47:34parce qu'on en voyait plein
47:35et tout ça
47:35enfin très optimiste
47:36en disant
47:36ça y est
47:37ça commence à apprendre
47:38là j'étais au salon
47:39global industrie
47:40alors là on est dans du dur
47:41la soudure
47:42le machin
47:43la découpe au laser
47:44avec pression
47:46enfin la vraie industrie
47:47et là j'ai pas vu
47:49un robot humanoïde
47:50mais dans le CES
47:50il n'y aura pas de robot humanoïde
47:51mais par contre
47:52j'ai vu des trucs incroyables
47:53les bras
47:53par contre dans les entrepôts
47:54des robots logistiques
47:55ça c'est en train de décoller
47:57mais la vision
47:57des entrepôts morphiques
47:58c'est de la science-fiction
48:00c'est surtout inutile
48:02c'est inutile
48:03je pense qu'il vaut mieux
48:04monter sur les quatre roulettes
48:06la posture debout
48:08c'est dur de tenir
48:09même nous
48:10en tant qu'être biologique
48:12on a mis quand même
48:12plusieurs millions d'années
48:13à essayer d'avoir
48:14une posture bipède
48:15oui parce qu'il y a pas mal
48:17de mécaniques autour de ça
48:18après par rapport
48:19à ce qui est sur la question
48:20des coûts
48:21je crois que toute la partie
48:22robotique as a service
48:23va effectivement se développer
48:25sur une logique d'abonnement
48:26et qui devrait
48:27d'un point de vue CapEx
48:28rendre les choses
48:29beaucoup plus intéressantes
48:30pour l'entreprise
48:31après que ce soit mené ou pas
48:32il y a cette tendance de fond
48:34qui est intéressante
48:34à regarder en Paris
48:35je crois que c'est Amazon
48:36qui a racheté une entreprise
48:38qui s'appelle
48:38je ne sais plus
48:40Photonomics
48:41ils ne font pas les robots
48:42ils font le kit de développement
48:43parce que je pense
48:44que c'est ça
48:46qui va un peu
48:48démarrer au début
48:48mais voilà
48:51ce moment
48:52en chat de GPT
48:53oui
48:53qui arrive
48:54il a fallu 15 ans
48:56pour que la voiture autonome
48:56se déploie véritablement
48:58ça a été lancé en 2009
48:59par Google
48:59ça s'est vraiment déployé
49:01là et encore
49:01dans quelques zones
49:02géographiques
49:03je pense que ce temps-là
49:04va se réduire
49:05il faut vraiment
49:06qu'on regarde
49:06parce qu'il y a une vraie question
49:07pour le coup
49:08de suprématie asiatique
49:09et qu'est-ce que fait l'Europe
49:10par rapport à celui-là
49:12mais quand même
49:13la révolution
49:14dans la robotique
49:15ça a été fait
49:16par un labo français
49:17qui s'appelle
49:19le Generative Physical AI
49:22et on n'en entend pas parler
49:24alors que
49:25c'est exactement
49:26ce que dit Vincent
49:27maintenant on montre
49:28à un robot
49:28ce qu'il doit faire
49:29et il l'apprend
49:31de manière statistique
49:32c'est-à-dire que
49:33c'est-à-dire que
49:33c'est-à-dire que
49:33c'est-à-dire qu'Inria
49:34CNRS au départ ?
49:35non non
49:35c'est des anciens
49:36de Tesla
49:37qui ont quitté
49:38et qui sont venus en France
49:40et qui ont monté à la boue
49:41et qui ont inventé
49:43le Generative Physical AI
49:46et c'est-à-dire que la grande révolution
49:48c'est-à-dire que maintenant
49:49le jeu de robots
49:50apprend de manière statistique
49:51en fait c'est ça le point
49:52je ne sais pas s'il y en a
49:53encore un peu de temps
49:54mais le point
49:56qui bloque aujourd'hui
49:57le déploiement de l'IA
49:59des robots humanoïdes
50:00c'est les données
50:01c'est-à-dire qu'aujourd'hui
50:02on a à peu près
50:03100 000 heures de données
50:04à notre disposition
50:04les experts
50:06chez Ace Robotics
50:07ou chez Vivo
50:07ils estiment qu'il faut
50:08plutôt 10 millions d'heures
50:10et on a du mal
50:11aujourd'hui à collecter
50:12comme les voitures
50:13c'est ça
50:13et en fait
50:14ChatGPT
50:14c'est pareil
50:15pourquoi est-ce qu'on a mis
50:165 ans entre la sortie
50:18du papier Attention Isolioni
50:19les premiers Transformers
50:20Berthe et compagnie
50:20et la sortie de ChatGPT
50:22c'est parce qu'entre temps
50:23on a trouvé un moyen
50:24avec Common Crawl
50:25qui était le moyen
50:26de récupérer les contenus du web
50:28on a trouvé un moyen
50:29d'obtenir rapidement
50:30et facilement
50:30des données
50:31pour pouvoir entraîner
50:32nos modèles
50:33aujourd'hui
50:33on n'a pas ça
50:33dans le monde du robot
50:36en fait je pense
50:37que quand on regarde
50:38l'histoire de la productivité
50:39depuis l'âge des cavernes
50:40il y a trois choses
50:41qui ont eu plus productifs
50:42c'est standardiser
50:45mécaniser
50:45et échanger
50:46alors ce qu'on voit
50:47et la leçon de l'histoire
50:48elle est un peu dure
50:49c'est que la standardisation
50:51les standards européens
50:52ça avait fait nous
50:53les rois de l'époque GSM
50:55aujourd'hui
50:55on a plutôt l'impression
50:56que c'est des boulets au pied
50:57la mécanisation
50:58on s'est dit
50:59on va faire les usines ailleurs
51:00donc on a vendu nos robots
51:01puis là on voit
51:02qu'il faut retirer
51:03dans l'autre sens
51:04et les échanges
51:05malheureusement
51:06le temps du libre-échange
51:07il est probablement derrière nous
51:07bon et bien on aura l'occasion
51:09ça fait partie des chapitres
51:10du manuel
51:12enfin de cet ouvrage
51:16édité par l'Observateur du long terme
51:17sur la productivité
51:18justement avec évidemment
51:19beaucoup de choses qui parlent d'IA
51:20merci à tous les trois
51:21Vincent Champin
51:22donc président de l'Observateur du long terme
51:24patron du digital
51:24chez Framato
51:25membre du COMEX
51:25Emmanuel Vignon
51:26directeur général
51:27Théodo Data IA
51:28et Eric Campagny
51:29associé Alixio Group
51:30et Stéphane Rodeur
51:31PDG et IBDA
51:32merci de nous avoir accompagnés
51:34sur ce décryptage IA
51:35on se retrouve la semaine prochaine
51:37même heure même endroit
51:38d'ici la excellente semaine
51:39sur BFM
51:41Tech & Co Business
51:42sur BFM Business
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