- il y a 7 heures
Ce mardi 20 janvier, Frédéric Simottel a reçu Michel Vanden Berghe, président directeur général de Seclab, Olivier Biton, directeur de la Transformation technologique de Crédit Agricole S.A. ; Christophe Grosbost, directeur stratégie de l'IMA Innovation Makers Alliance ; Emmanuel Vignon, président de Theodo Data & IA ; Stéphan Roder, président de AI Builders ; Erik Campanini, associé chez Alixio Group et Pauline Tolila, directrice commerciale et marketing chez Younited, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale, Frédéric Simotel.
00:12Bienvenue dans Tech & Co Business sur BFM Business, on va parler cybersécurité avec notre premier
00:18invité dans un instant, Seclab, c'est un boîtier qui permet justement aux industries d'être mieux
00:24sécurisés. On aura son PDG qui sera là avec nous, on enchaînera avec la souveraineté numérique car
00:28aujourd'hui, 20 janvier, se tenait une grande journée à Bercy sur la souveraineté des entreprises,
00:33voilà l'occasion de parler de tous ces sujets. On enchaînera avec notre décryptage de l'actu
00:38IA, il y a beaucoup de choses à dire en ce moment, il se passe beaucoup de choses, nos débriefeurs
00:43font nous dire tout ça et puis dernière partie de l'émission, en route pour les favoris du
00:47commerce, nous recevrons la directrice de United, c'est le crédit instantané mais il y a beaucoup
00:52de choses autour de la personnalisation des clients. Allez c'est parti, on est ensemble pendant une
00:56heure sur BFM Business.
00:59Tech & Co Business, l'invité.
01:02Voilà, notre invité, on va parler cybersécurité, cybersécurité industrielle avec lui, Michel
01:08Vandenberg, bonjour.
01:09Bonjour.
01:09Michel, merci d'être avec nous, ancien patron d'Orange Cyber Défense, du Campus Cyber,
01:13aussi qui avait lancé cette société Atheos à l'époque, qui était l'origine d'Orange
01:18Cyber, on remonte à quelques années, mais pour dire la solide expérience dans le monde
01:22cyber. Alors la nouvelle aventure entrepreneuriale, elle date de 2024, c'est sec là, on va en
01:27revenir dessus, racheté en 2024. Un boîtier, alors je vais le dire très brutalement, un
01:33boîtier qui coupe physiquement les réseaux des industriels en cas d'attaque, mais on va
01:37mieux comprendre, on va rentrer un peu dans le détail de tout ça. C'était une spin-off
01:40d'EDF mais à laquelle il fallait donner un peu de dynamisme commercial, aujourd'hui
01:44présent au CEA, Naval Group, SNCF, 30% du chiffre d'affaires réalisé à l'international
01:49et déjà un rachat, c'était en septembre dernier, Secchio, dans la cartographie, on va parler
01:54de tout ça. Première question Michel, les principales attaques que subissent justement
01:59les sites industriels, elles ressemblent à quoi ?
02:01En fait, tu as deux typologies, c'est les attaques qui touchaient l'IT, qui débordent
02:06aujourd'hui sur les systèmes industriels, parce qu'effectivement tout est connecté,
02:09tu connectes un SAP pour directement envoyer des commandes vers tes systèmes industriels,
02:13ça c'est les attaques qui touchent encore 80% aujourd'hui du milieu industriel, puis
02:18après tu as les attaques ciblées, avec plutôt des buts de sabotage, d'arrêter une
02:21entreprise, on a parlé de Jaguar par exemple en Angleterre, qui était très très loin.
02:24Oui, puisque même le gouvernement britannique a remis 2 milliards de livres pour redémarrer
02:31l'activité, pour les aider.
02:33Voilà, donc c'est ça.
02:34Ou l'opère Azaï aussi, les japonais de la bière aussi, qui ont eu aussi une production
02:38arrêtée.
02:39Voilà, la grande différence c'est que l'impact, déjà bon ça se voit tout de suite
02:42une usine qui s'arrête, et c'est très difficile à redémarrer, parce qu'effectivement
02:46une industrie, ça c'est, comment on peut dire ça, composé un peu à la fois, et
02:52effectivement il y a des systèmes qui sont très hétéroclites.
02:54Alors aujourd'hui on parle beaucoup d'industrie connectée, industrie 2.0, 3.0, 4.0, tout ce
02:59qu'on veut, on a des datas, on a des machines qui sont de plus en plus intelligentes, je
03:02l'avais du CES, j'ai vu plein de robots humanoïdes, ou des robots articulés, des robots
03:07manufacturiers.
03:08Comment ça se passe, si on coupe physiquement les liens, est-ce que l'usine peut continuer
03:14à fonctionner, enfin comment ça se passe ? C'est un peu le paradoxe, c'est ça, avant
03:16les gens disaient, à partir du moment où on sent qu'il y a une attaque qui arrivait
03:19sur le système informatique par exemple, on se déconnecte d'internet et l'usine
03:23peut continuer à fonctionner, c'est plus du tout le cas, voilà, aujourd'hui il y a
03:26plein d'IoT, comme on peut parler aujourd'hui, qui sont directement connectés à internet
03:30pour se mettre à jour, pour envoyer de l'information, les machines aujourd'hui se mettent automatiquement
03:34à jour pour mettre en place de nouveaux systèmes d'information, etc.
03:38Donc c'est complètement connecté, donc aujourd'hui il faut aussi les protéger, le problème
03:42c'est que très souvent les gens utilisent des outils d'IT pour sécuriser l'OT, et ça
03:46c'est ce qu'il ne faut pas faire, il faut vraiment utiliser des outils dédiés pour
03:49la cybersécurité industrielle, pour sécuriser l'industrie.
03:52Donc c'est ça, ça va laisser passer juste les flux dont on a besoin, c'est ça l'idée
03:55de SecLab ?
03:56Alors le principe de SecLab c'est d'isoler, c'est de dire, voilà, ce qui est essentiel,
03:59vous l'isolez complètement du réseau, et vous ne laissez passer que les flux qui sont
04:04vraiment nécessaires pour pouvoir faire fonctionner vos systèmes d'information.
04:07D'accord.
04:07Si je prends par exemple dans un hôpital, l'IRM aujourd'hui, elle est connectée au réseau
04:11pourquoi ? Pour envoyer les résultats aux médecins, vous dites, voilà, les seuls
04:15flux qui passent c'est envoyer les résultats aux médecins, le reste est complètement
04:18déconnecté, ce qui fait que tu réduis forcément l'impact aujourd'hui des cyberattaques,
04:22et puis le nombre de connexions nécessaires, et en plus on a rajouté ce qu'on appelle
04:25une rupture protocolaire, c'est-à-dire qu'en même temps qu'on laisse passer le flux,
04:29on détruit toute la couche réseau, ce qui fait que toutes les attaques qui arriveraient
04:32par le réseau sont détruites, et que le flux nécessaire qui passe.
04:34– Et du coup, on comprend mieux un peu l'intérêt du rachat de Secchio, ou Secayoti,
04:41je vais le dire, Sec-Ao-Yoti, alors elle vient quand même, plutôt que de dire en français
04:47un peu brutal, parce que moi ce que j'ai compris de cet outil de Secayoti, c'est que ça fait
04:52une sorte de cartographie, et donc du coup on identifie mieux un peu les points névralgiques
04:57pour laisser passer, on parlait de cet IRM, laisser passer juste les flux qu'il faut.
05:01– En fait, c'est ce qui se passait souvent avec Secayoti, on disait, Michel, ta technologie,
05:04elle est super, mais on n'en est pas là. Et effectivement, il y a un de nos concurrents
05:07qui a fait une étude sur le marché de la cybersécurité industrielle, et ce qu'on
05:09s'aperçoit, c'est qu'il y a à peine 10% des grands industriels qui ont commencé
05:13une démarche de cybersécurité industrielle, il y en a 70% qui sont en train de se dire
05:18« Waouh ! » C'est extrêmement compliqué, et le reste, qui ne s'en occupe pas du tout.
05:22Donc c'est un marché qui démarre, et effectivement, la première chose à faire
05:25quand on veut sécuriser quelque chose, c'est de faire l'inventaire, c'est de cartographier ses actifs.
05:31Donc on a vraiment différentes typologies d'actifs. Il y a des composants qui ont été construits
05:35il y a 15, 20 ou 30 ans, qui fonctionnent toujours, donc plus de nuits à jour,
05:39ce qu'on appelle l'obsolescence aujourd'hui de ces matériels, et tu as tous les nouveaux matériaux
05:44qui arrivent aujourd'hui, qui sont connectés. Donc aujourd'hui, première chose à faire, cartographier.
05:48Et donc nous, on se met vraiment dans le même état que le marché, c'est de dire
05:51« On vous aide à démarrer aujourd'hui votre projet en faisant une cartographie extrêmement précise
05:56aujourd'hui des actifs qui sont installés dans notre entreprise, ensuite on les catégorise,
06:00niveau 1, niveau 2, enfin niveau prioritaire, etc. »
06:03On isole ce qui est vraiment extrêmement essentiel, et on surveille le reste du réseau
06:07pour détecter s'il y a une compromission, ou si quelqu'un vient rajouter quelque chose
06:12sur le réseau qui n'est pas conforme aux politiques de sécurité, ou s'il y a une cyberattaque
06:15qui est en train de se passer.
06:16Donc voilà le métier de SAC IoT. Aujourd'hui, alors évidemment, on parle beaucoup
06:21de la dimension souveraine, mais alors on en parlera d'ailleurs, parce qu'il y a un grand rendez-vous
06:25et qu'il n'y aurait pas les décongrés à Portemayo, ce sera le 3 février, sur la
06:29cyber, l'IA, et on parlera souveraineté.
06:32Mais de ce qu'on comprend aussi dans cette offre SEC Lab, SEC IoT, c'est qu'il y a une
06:37dimension souveraine, bien entendu, mais surtout, et je reviens un peu, on parlait de Jaguar
06:41Rover tout à l'heure, on est dans le ROI.
06:42Les entreprises aujourd'hui, elles disent oui, si c'est souverain, tant mieux, ça dépend
06:47du secteur.
06:47Mais ce qu'ils veulent surtout, c'est que l'usine ne s'arrête pas, et que si on investit
06:51dans ces technologies, on est notre tour sur l'investissement ?
06:54En fait, la souveraineté, c'est un critère important, mais ce n'est pas le premier
06:57critère.
06:58Le premier critère, c'est effectivement les fonctionnalités qui sont amenées, le ROI
07:00pour l'entreprise.
07:02Après, si en plus, vu le contexte géopolitique, ça peut être souverain, c'est assez intéressant.
07:07Nous, par exemple, on a décidé d'aller dans les Émirats, on s'aperçoit qu'aujourd'hui,
07:10le choix qu'ils ont, c'est soit les technologies israéliennes, soit les technologies américaines,
07:15ils ne sont pas fans.
07:15Quand on arrive avec une technologie européenne au même niveau de fonctionnalité que les autres,
07:19effectivement, on est accueilli avec un grand souveraineté.
07:22C'est ça un peu la différence.
07:24Tout jouer en disant acheter parce qu'on est européen, ça ne fonctionne pas.
07:28Par contre, quand on a des technologies aujourd'hui qui sont au bon niveau, être européen, dans
07:34certaines zones, c'est un plus.
07:35Et justement, sur ce marché de la cybersécurité industrielle, il y a beaucoup de concurrence.
07:39Alors oui, il y a une concurrence des gens qui font de la cyber, on va dire, IT, et qui
07:44essaient de décliner un peu vers l'industrie, mais des purs cyber industriels, il n'y en a pas
07:49tant que ça.
07:49C'est pour ça que je me suis lancé dans ce projet, parce qu'effectivement, tu as très
07:53peu d'acteurs dédiés à la cybersécurité industrielle.
07:55Et il faut vraiment venir de ce monde-là, comprendre ce monde-là et fabriquer en étant
07:59compatible avec ce monde-là.
08:01Tu as des rachats qui ont eu lieu.
08:04Tu as eu par exemple Nozomi qui a été racheté par Mitsubiji.
08:06Armis qui était un grand de la cybersécurité qui a été racheté aussi.
08:10Donc aujourd'hui, on voit qu'on est peu aujourd'hui sur ce marché-là.
08:13Et nous, on joue une carte en disant, voilà, nous, on est un acteur.
08:16On veut construire ce build-up pour construire un leader de la cybersécurité industrielle,
08:19en disant, en plus, on est européen, sur un marché qui est vraiment en train de se
08:22développer et qui démarque maintenant.
08:24En plus, ce que je trouve intéressant avec cette solution-là, c'est qu'on parle
08:26beaucoup au matériel.
08:27On ne se plonge pas dans des coups.
08:28Il y a du logiciel, évidemment, parce qu'il faut faire tourner tout ça, et dans
08:31la cartographie avec Saka IoT.
08:32Mais voilà, on ne se noie pas dans toutes les couches logicielles que l'on a aujourd'hui
08:36parfois dans la cyber IT, même si évidemment, c'est hyper important.
08:41J'imagine, c'est un produit, enfin, SecLab, SecIoT, on a beaucoup de PME industrielles
08:46en France, qui évidemment sont des sous-traitants de sous-traitants de sous-traitants de grands.
08:51Et souvent, on voit par ricochet, les cyber, ça attaque les petits pour aller atteindre
08:55les grands.
08:57Les PME, c'est un secteur, voilà, j'imagine aussi assez ciblé aujourd'hui.
09:00Bien sûr, et c'est là la force de notre technologie.
09:02Aujourd'hui, le réflexe encore pour beaucoup de grandes entreprises et d'industriels,
09:05c'est de dire, on va installer des firewalls qui vont aujourd'hui filtrer
09:09les flux qui vont arriver dans l'entreprise.
09:11On le voit aujourd'hui, tous les jours, toutes les semaines, on a des vulnérabilités
09:15aujourd'hui qui touchent ces firewalls, et les pirates utilisent ces vulnérabilités,
09:19ces failles dans le code, pour pouvoir pénétrer le système d'information.
09:22Nous, l'intérêt de notre technologie, c'est qu'elle est 100% hardware, il y a zéro ligne
09:24de code.
09:25Une fois qu'on a défini les flux qui doivent passer d'un côté et qui doivent sortir de l'autre,
09:29on n'y touche plus.
09:29Et ça, ça a beaucoup de succès dans l'environnement industriel.
09:32Le deuxième point, c'est effectivement, tu l'as cité, les PME aujourd'hui qui vont
09:35devoir, par la régulation, se cybersécuriser parce qu'ils sont sous-traitants
09:40aujourd'hui, de grands industriels, et on ne leur donnera plus le choix.
09:43Donc, effectivement, l'intérêt de notre technologie, c'est que quand les gens maîtrisent
09:47bien aujourd'hui ce qui doit rentrer, ce qui doit sortir de leur usine, et ça, on
09:50le fait grâce à notre cartographie, une fois qu'on a plugé ce qu'il faut rentrer
09:54et paramétrer ce qu'il faut rentrer et sortir, on n'y touche plus.
09:57Donc, même s'il y a des vulnérabilités, etc., qui touchent aujourd'hui le code, nous,
10:01on n'est pas touchés.
10:02Donc, dans l'industrie, ça fonctionne énormément bien.
10:04Donc, appel aux PME industrielles qui veulent davantage se sécuriser, parce que vous êtes
10:08des cibles, ce n'est pas uniquement votre grand fournisseur d'en haut qui est ciblé.
10:12Un tout dernier mot très rapide, donc le CyberIA Expo, ce sera le 3 février, pas les congrès.
10:17Donc, c'est à Paris, il y aura des politiques, des grandes entreprises, des utilisateurs aussi
10:21qui viendront témoigner.
10:21C'est une journée complète sur CyberIA.
10:24Le but, c'était de se faire parler deux communautés ensemble, de travailler aujourd'hui
10:28pour regarder comment on peut mieux profiter aujourd'hui de l'expertise française en
10:32termes de cybersécurité et d'intelligence artificielle.
10:34Donc, ce sera ouvert par Almenav, qui est notre ministre du Numeric.
10:36Ce sera conclu par Édouard Geffray, qui est le ministre de l'Éducation nationale, pour
10:40dire qu'il y a vraiment un créneau aujourd'hui qu'il ne faut pas rater, c'est comment on
10:42forme des talents aujourd'hui, et sur la cyber, et sur l'IA, qui aujourd'hui fait un peu
10:46plus rêver quand même les jeunes.
10:48Voilà, donc 3 février, CyberIA Expo, et puis là, SecLab, donc on va continuer à suivre
10:52cette histoire industrielle passionnante.
10:54Merci, Michel Vandenberg, d'avoir été avec nous.
10:56Allez, on marque une courte pause, on va parler souveraineté, car c'était une grande
10:59journée, le 20 janvier à Bercy, et on va recevoir deux des acteurs de cette journée.
11:04A tous, c'est tout de suite sur BFM Business.
11:12Allez, on enchaîne, on va parler souveraineté numérique, parce que les entreprises sont en
11:16quête de maturité, certaines sont plus en avance que d'autres, et justement, le 20 janvier
11:20à Bercy se déroulait une grande journée sur la souveraineté technologique, alors
11:24une journée qui a été rythmée par des pitches de start-up, par des tables rondes d'opérateurs,
11:30les plus grands étaient là, et justement, l'occasion de parler un peu de tout ça avec
11:34Christophe Grosbeau.
11:34Bonjour Christophe.
11:35Bonjour.
11:36Bienvenue, directeur de la stratégie de Lima, c'est l'Innovation Maker Alliance, donc
11:39qui réunit beaucoup d'industriels, de gens de l'IT, justement, pour réfléchir à tout
11:43ce qui se passe dans notre monde aujourd'hui, et Dieu sait si ça va vite, et justement,
11:48organisateur de cette journée, on y revient dans un instant, et Olivier Bitton, bonjour
11:52Olivier.
11:52Bonjour.
11:53Merci d'être avec nous, directeur de la transformation technologique de Crédit
11:56Erico Alessa, membre du Comex, et qui justement intervenait lors de cette journée, et on
12:01parlera des technos européennes aussi pour une grande banque internationale.
12:06Christophe, juste un mot sur cette journée, alors on comprend un peu, c'est la deuxième
12:10édition, il y en a déjà eu l'année dernière à la même date, on comprend un peu l'intérêt
12:13encore plus aujourd'hui, quand on voit, on en parlait hors micro, tout ce que déclare
12:19Donald Trump à droite et à gauche, et tout ce qui se passe avec les Américains, qu'est-ce
12:22qu'il faut retenir un peu de cette journée ? Elle sert à quoi ?
12:26Elle est, donc c'est comme tu le disais, la deuxième édition, le contexte actuel la rend
12:32encore plus indispensable, évidemment, l'apparition d'actions un petit peu irrationnelles de la
12:39part du président américain qui nous laisse penser qu'aujourd'hui, il serait capable potentiellement
12:42de plus nous considérer comme des alliés, voire même de nous couper l'accès au numérique,
12:47disons au numérique et de manière générale, je pense à nos capacités technologiques,
12:51fait que ce sommet prend encore plus son sens, mais l'idée est que nous, en tant que groupement
12:55des directions technologiques d'une bonne partie, disons des grands groupes publics et
12:58privés français, on doit défendre leur autonomie numérique, puisqu'on doit défendre
13:02leur capacité d'évolution à long terme. Aujourd'hui, l'indépendance numérique, et je pense
13:07que Crédit Agricole, qui est un de nos groupes, en parlera mieux que moi, est un sujet qui
13:11est absolument primordial pour tous nos groupes, puisque, comme tu le disais, l'évolution
13:17géopolitique internationale laisse penser qu'on pourrait rentrer dans une sorte de
13:21guerre froide technologique demain, et qu'à 10 ans ou à 15 ans, on pourrait en gros
13:25perdre notre capacité d'indépendance, voire être manipulé depuis l'étranger.
13:29Et donc là, le but de la journée, c'est montrer que oui, c'est possible. On a beaucoup
13:33de startups dans tout un tas de domaines, dans l'IA, bien entendu, dans la cyber, dans
13:37la data, enfin, on a beaucoup de domaines qui interviennent. On a tous les grands
13:40groupes qui sont là, les Orange Business, les OVH Cloud, enfin, tous ceux qui comptent
13:44un peu dans cet esprit de souveraineté sont là. Et le but, c'est quoi ? C'est de sortir
13:49une sorte de livre blanc en disant, voilà, on est là, on est capable, et voilà un petit
13:53peu les pistes sur lesquelles on peut accélérer.
13:56Il y a plusieurs objectifs. Alors, on avait sorti un manifeste, justement, avant l'été,
13:59qui réunissait tout un tas de recommandations qu'on avait faites avec nos groupes.
14:01Donc, l'objectif premier, c'est l'acculturation. Il y a un défaut de connaissance des capacités
14:06des offreurs souverains dans toutes les brides technologiques dont tu viens de parler. Donc,
14:09l'idée, c'est de les faire monter sur scène, qu'ils soient capables d'expliquer ce qu'ils
14:11sont capables de faire, qu'ils soient capables aussi de montrer que leurs solutions,
14:14parfois, sont à compétence équivalente par rapport à ce qu'ils peuvent faire.
14:16On vient de le voir avec Michel Vandenberg qui était là il y a l'instant.
14:18Et faire connaître ça à l'ensemble des décideurs technologiques de nos organisations
14:21adhérentes qui pourront, en fait, prendre connaissance de ça durant l'événement.
14:24Deuxièmement, c'est montrer par l'exemple. Donc, il y a plusieurs groupes, justement,
14:28comme Crédéricole, qui vont monter sur scène en montrant les plans de transition vers une
14:32indépendance numérique plus élevée qui viendront présenter, certains avec des plans
14:37qui sont extrêmement ambitieux et qui donneront envie, peut-être, aux autres dans la salle
14:40de faire pareil. Et puis, troisièmement, il y aura beaucoup de présentations aussi
14:42de type institutionnel et, je dirais, de la cartographie pour être capables de montrer
14:46l'évolution des offres souveraines en Europe, l'évolution aussi de la réglementation
14:50et, en tout cas, des changements politiques qu'on peut voir au niveau européen qui
14:54essaient de pousser au développement des offres souveraines pour montrer le fait
14:56que l'Europe et, aujourd'hui, la France prennent le sujet en main et qu'on va dans
14:59le bon sens.
14:59Alors, qu'on va dans le bon sens et Crédéricole va aussi dans le bon sens.
15:03C'est vrai que c'était l'un des messages publicitaires à une époque, mais ça le
15:06reste aujourd'hui. Pour vous, Olivier, il y a, en dépit de toutes les inquiétudes
15:11géopolitiques, il y a la place pour les technologies européennes. Même quand on a un
15:16grand groupe, alors on est conscient qu'il y a les Américains, on ne peut pas passer
15:19outre les grands hyperscalers, les technologies bureautiques, les grands logiciels, mais il
15:25y a de la place pour les technologies européennes.
15:27Il y a clairement de la place pour les technologies européennes et, finalement, en ce moment,
15:29on a des coups de semonce qui nous réveillent.
15:31Oui.
15:32Ça fait longtemps qu'on devrait avoir de la place.
15:34Donc, nous, on y est intéressé à deux titres. En fait, une banque, c'est un grand
15:37acteur de technologie. Quand on a la taille du Crédéricole, c'est un très grand
15:40acteur de technologie, consommateur de technologie.
15:42Oui, le budget, c'est plus de 5 milliards.
15:44On s'approche de 6 milliards quasiment sur l'année dernière. Donc, ça vous donne
15:48une idée de l'enjeu pour nous. Donc, en tant que consommateur de technologie, les
15:52technologies européennes, on souhaite qu'elles se développent et on est aussi un acteur
15:55de l'économie. Et donc, c'est important pour développer l'économie dans laquelle
15:59nous vivons, d'accompagner ce développement. Donc, on va le faire comme consommateur et
16:02comme investisseur.
16:03Et donc, ça veut dire parce que le Crédéricole est lancé dans un vaste plan de transformation
16:09numérique. Ça fait plusieurs années. Mais voilà, il y a différentes étapes.
16:11Enfin, on sent qu'il y a beaucoup de choses qui sont faites en interne, mais aussi pour
16:15les clients, sur les applications. Enfin, voilà, tout ce qu'on peut imaginer autour
16:18d'un établissement financier puis vers les entreprises aussi également. Et là, quand
16:23on est patron de tout ça, on se dit oui, c'est possible. C'est possible d'avoir notre
16:28propre autonomie. Alors, je crois qu'il y a beaucoup de choses qui sont faites en interne.
16:31Le cloud, c'est un cloud principalement interne. Bien sûr, avec des tests parfois avec
16:35les clouds publics. Mais voilà, c'est possible. Et ce n'est pas parce qu'on est une
16:40banque avec beaucoup de moyens. Voilà, on invite les autres groupes à réfléchir
16:44aussi à comment fonctionner.
16:45Alors, évidemment, c'est beaucoup plus facile quand on a des moyens et des besoins
16:49importants. Il ne faut pas se leurrer. Néanmoins, en fait, moi, j'aime bien parler pour ça
16:53d'autonomie stratégique. C'est-à-dire que vous devez décider en tant que dirigeant
16:56pour chaque sujet des dépendances que vous acceptez. Et si on n'accompagne pas le
17:00développement des technologies européennes, on aura une latitude de décision qui va
17:04s'amoindrir. Donc, on a effectivement un cloud privé qui est de très loin là que
17:08tourne l'essentiel de nos applications. On a également beaucoup de forces de
17:13développement puisqu'on a quasiment 25 000 personnes dans l'IT, dans le crédit
17:16à l'école en force de travail. Mais si nous ne faisons pas un vrai effort pour
17:20encore renforcer notre autonomie, accompagner le développement de technologies qui
17:24partagent nos valeurs, alors on pourrait avoir un réveil difficile dans 5 à 10 ans.
17:28Donc, aujourd'hui, notre dépendance est relativement bonne. On pense qu'on peut encore
17:31l'améliorer et être à rebours de ce qui se fait si on laisse faire la nature.
17:35Y compris, et on va en parler dans un instant, on a nos débriefeurs qui viennent
17:39parler de l'actualité en intelligence artificielle, y compris en IA où on sent
17:42quand même que les investissements sont colossaux. On parle maintenant de l'unité
17:47de valeur, c'est la désert, centaines de milliards de dollars. On voit que c'est
17:51OpenAI, on voit que c'est Google, on voit qu'il y a les acteurs asiatiques aussi.
17:54Mais quand on est justement à la tête de toute cette transformation numérique, du
17:57digital au crédit de l'école, on ne s'affole pas.
18:00Alors, il ne faut jamais s'avouler d'abord en technologie, sinon on fait des bêtises.
18:05Mais en fait, l'IA, effectivement, elle exacerbe un problème qui est déjà présent avant.
18:09Donc, c'est la version plus-plus de ce qu'on connaît depuis quelques années sur la gestion
18:13des dépendances. Et donc, oui, on investit aussi pour ça sur des capacités en propre.
18:17On ne se prétend pas à faire de la concurrence à OpenAI ou autre sur les modèles, mais
18:21on peut travailler sur ça avec des acteurs européens. On peut hybrider nos infrastructures
18:25en ayant une partie de l'IA qui tourne on-prem, une partie dans des clouds publics.
18:29Et puis, entre les deux, petit à petit, il va se créer des clouds de confiance,
18:33on les appelle comme on veut, qui vont gérer cet intermédiaire finalement.
18:36Donc, sur l'IA aussi, par contre, ça demande de la maîtrise tout de suite et ça demande
18:41de se projeter dans le vrai coup de l'IA. Ça aide à prendre des bonnes décisions.
18:44Oui, c'est vrai que quand on regarde un peu toutes ces dépenses et on voit ces pertes
18:49colossales pour certains acteurs de l'IA. Mais vous avez employé un terme important, Olivier,
18:52c'est le terme de confiance. C'est ça qu'il faut instaurer, y compris au sein de vos équipes,
18:56auprès de vos clients, de vos partenaires, mais même auprès de l'industrie,
18:59de montrer, nous, on est un acteur de confiance numérique, c'est ça ?
19:02Exactement. En fait, notre métier, c'est la confiance de base, en tant que groupe bancaire.
19:06Et donc, la confiance, aujourd'hui, elle passe par la confiance numérique.
19:09On parle de confiance numérique pour les services métiers.
19:11On parle de numérique de confiance pour les sous-jacents, les logiciels, les matériels.
19:15Et donc, plus on maîtrise la chaîne de valeur, plus on peut faire une vraie promesse
19:18de confiance à nos clients. On a toujours vraiment protégé leurs données
19:22de l'exposition à l'externe. Mais la continuité d'activité, la résilience,
19:25c'est ça, on a un travail énorme, comme le disait Christophe tout à l'heure.
19:28Christophe, justement, on rappelle cette journée sur la souveraineté numérique
19:31qui se déroule à Bercy. Là, on est les Français, il faut réfléchir à niveau européen.
19:35Est-ce que tous les gens qui sont là ont parlé de l'Europe,
19:39ont vraiment cette... parlent à cette échelle, aujourd'hui ?
19:42On est obligé, en matière de régulation, déjà, de parler au niveau européen.
19:45Tout ce qu'on va pouvoir faire au niveau de la protection de certains marchés critiques
19:48va se faire forcément de manière européenne.
19:50Deuxièmement, on aura, durant la journée, plusieurs acteurs allemands,
19:54qui viendront présenter, par exemple, T-Systems.
19:55T-Systems, il sera là, oui.
19:56Ils viendront présenter son cloud souverain.
20:00Et je pense que, pour revenir, justement, sur ce que disait un petit peu Olivier,
20:03aujourd'hui, la granularité, en fait, des différents types de clouds,
20:07d'un cloud privé jusqu'à un cloud hybride,
20:10comme on peut voir avec eux, par exemple, au Accent,
20:13jusqu'à des clouds souverains, jusqu'à un cloud international,
20:17doit dépendre de la criticité des données.
20:18Et ça, ça se joue au niveau européen.
20:20Il faut qu'on soit capable de créer des champions européens,
20:22comme on l'a déjà lancé, qu'ils soient capables de monter en puissance.
20:26Donc, c'est forcément un sujet européen.
20:28Toutes les présentations de demain parleront, de facto, des capacités européennes.
20:32Pour ceux qui n'ont pas pu assister à la journée,
20:34on peut retrouver tout le déroulé de cette journée sur le site de l'IMA.
20:38Voilà, sur ima-dt.org
20:43Voilà, si vous n'avez pas pu suivre tous les pitchs de toutes ces startups,
20:48tous les tables rondes, toutes les interventions comme celle d'Olivier Vuitton.
20:51Merci, messieurs.
20:52Merci.
20:53Christophe Grobeau, directeur de la stratégie de l'IMA Innovation Maker Alliance,
20:56qui regroupe, qui rassemble plusieurs patrons du digital,
20:59de l'innovation, de grands groupes et du secteur public
21:01pour discuter des enjeux, alors pas futurs, des enjeux actuels,
21:05c'est bien d'aujourd'hui dont on parle,
21:06et organisateur de cette journée du 20 janvier à Bercy sur la souveraineté.
21:10Et merci Olivier Vuitton, directeur de la Transformation Technologique du Crédit Agricole SA.
21:14On vous recevra tiens bientôt pour parler un peu plus en détail
21:16de ce que vous faites au sein du Crédit Agricole.
21:18Allez, à tout de suite, notre débrief de l'actu hier avec nos experts.
21:21C'est tout de suite.
21:29BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale.
21:34Frédéric Simotel.
21:35Bienvenue dans cette deuxième partie Tech & Co Business avec nos experts.
21:39On va débattre de l'actu hier.
21:41Il est assez riche avec Stéphane Rodeur, président des AI Builders.
21:45Bonjour.
21:45Bonjour Frédéric.
21:46Stéphane, merci d'être avec nous.
21:47Eric Campagnini, associé chez Addiction Group.
21:49Bonjour Eric.
21:49Bonjour Frédéric.
21:50Et Emmanuel Vignon, président de Theodo Data EIA.
21:53Bonjour Frédéric.
21:54Alors, on a quelques sujets, pas beaucoup, mais justement, on va bien les concentrer parce
21:59qu'il y a beaucoup de choses à dire.
22:00Un premier sujet, on va parler de souveraineté numérique, le cas d'école Ottawa contre OVH
22:05Cloud.
22:06Tiens, je vais te laisser nous présenter ça et puis on va faire agir tout le monde, Emmanuel.
22:08Yes, alors en fait, le cas, c'est que OVH, acteur français, acteur de cloud français
22:14qui héberge les données de ses clients sur des clouds en France et en Europe.
22:21Bien qu'ils ont aussi des data centers à travers le monde, mais c'est vrai, beaucoup
22:24en France et en Europe.
22:24C'est surtout en France et en Europe.
22:26Et leur argument commercial, c'est de dire comme vos données sont en France et en
22:30Europe, elles ne sont pas soumises au droit international, en tout cas aux lois d'extraterritorialité
22:36du droit américain, on parle du Cloud Act ou des choses comme ça.
22:40Et donc, vous pouvez les mettre en toute confiance.
22:42Ça, c'est le premier sujet.
22:43Le deuxième sujet, c'est qu'à Ottawa, il y a...
22:48Donc, Ottawa, province du Canada.
22:49Province du Canada, il y a une affaire criminelle qui, dont on ne va pas rentrer dans le détail
22:54parce que ce n'est pas le sujet, mais pour élucider cette affaire criminelle, on a besoin
22:59d'accéder à des données qui sont stockées sur des serveurs OVH.
23:03Donc, il y a quatre adresses IP qui ont été identifiées au Canada.
23:06Voilà, qui ont été identifiées depuis le Canada et qui détiennent des informations,
23:13enfin, qui correspondent à des clients qui détiennent, enfin, qui ont des informations
23:17stockées sur les serveurs OVH qui, eux, sont stockés en France.
23:21Et donc, le tribunal de l'Ontario, qui est la juridiction dont dépend Ottawa, le tribunal
23:25de l'Ontario dit, comme il y a une présence virtuelle de OVH sur le territoire canadien,
23:31eh bien, le OVH doit se soumettre aux lois de la juridiction canadienne.
23:37Et donc, OVH doit donner ces données.
23:41Le problème, et c'est là où OVH se retrouve dans un étau, c'est que s'ils accèdent à
23:46la demande du tribunal, ils violent une loi française et donc ils encourt jusqu'à
23:5090 000 euros d'amende.
23:51Et s'ils ne le font pas, ils disent au Canada, bah, désolé, je ne le fais pas.
23:55Et donc, ça crée un incident diplomatique, d'accord ? Et puis, sur le premier point,
23:58si jamais ils accédaient à la demande du tribunal d'Ontario, en fait, ça casse
24:03complètement leur positionnement sur le marché.
24:05D'accord.
24:05Alors, on est un peu en marge, vous l'avez compris, de notre structure IA, mais en fait,
24:09ça impose beaucoup.
24:11En fait, ce qui est important, c'est que...
24:13C'est la data.
24:14C'est que quand on fait une loi ou quand on fait une règle, c'est facile de la faire décrire
24:18un amendement ou décrire une loi.
24:19Alors, ce qui est important, c'est d'avoir la possibilité de la faire respecter, cette
24:23loi, d'accord ? Donc, jusqu'à présent, on dit, si des données sont en France, elles
24:26sont protégées par les lois d'extraterritorialité américaine.
24:29Mais on n'a jamais tellement eu de cas un peu emblématiques.
24:32Et là, on se retrouve dans un cas un peu emblématique.
24:33On n'a pas eu le cas de Claude Haque, c'est vrai.
24:35Enfin, pas connu, en tout cas.
24:36Pas que je sache.
24:38Messieurs, comment...
24:39Même si, moi, je trouve que par rapport à ce que fait Trump avec le Groenland, on
24:43devrait dire au Canada de venir se rattacher à l'Europe.
24:45Ce serait un joli coup, un joli pied de nez.
24:47Et je suis sûr qu'ils seraient d'accord.
24:49Ils n'étaient pas loin, d'ailleurs.
24:51Mais on est quand même, pour se rattacher donc à l'IA, on est quand même dans un
24:55moment de généralisation, en fait, du déploiement de l'IA, où se pose vraiment
25:00la question du positionnement de la donnée, du positionnement même des modèles.
25:05Et donc, est-ce qu'il faut confier, en fait, nos modèles à des infrastructures hors de l'Europe, hors
25:14de France, où, eh bien, absolument avoir son propre cloud souverain, qu'on appelle de
25:22nouveau depuis longtemps ?
25:22C'est-à-dire quelque chose de totalement autonome.
25:24C'est-à-dire, on pourrait imaginer un OVH cloud, dans ce cas-là, européen, et un
25:29OVH cloud Canada, qui n'aurait rien à voir, sans doute pas, peut-être une structure
25:33capitalistique, mais qui vivrait de façon autonome, et comme ça, là, chacun serait
25:37séparé ?
25:37En tout cas, il nous faut absolument une infrastructure, parce que là, maintenant, c'est fini.
25:43On a besoin, on voit que c'est au cœur de notre économie, en fait, le digital est
25:48devenu vraiment au cœur de notre économie, on ne peut pas le déléguer, on ne peut
25:53plus le déléguer, comme on l'a fait si longtemps, à nos amis ou anciens amis
25:58américains, il faut maintenant...
26:00Même s'ils ont les technos, même s'ils sont...
26:01Ils ont tout, ils ont absolument tout, on n'a absolument rien.
26:05Et donc, ce qu'on a eu, et ce qu'on a très bien fait depuis des années, depuis des
26:10décennies même, ce sont des infrastructures.
26:13L'État français a construit les autoroutes, les centrales nucléaires, le chemin de fer,
26:19le réseau de télécommunication.
26:21Eh bien, il en va de même, maintenant, pour tout le digital.
26:24Alors, il y a une vision qui s'est installée en France et en Europe, c'est qu'on pensait
26:32pouvoir faire exactement la même chose que nos amis américains, c'est-à-dire déléguer
26:36tout ça au secteur privé et attendre que la multiplication des petits pains se fasse.
26:43C'est vrai aux États-Unis parce qu'on a un marché qui le permet.
26:48C'est absolument pas vrai en France.
26:51Mais Stéphane, c'est pas que, excuse-moi de te couper, mais c'est pas que un sujet
26:54d'infrastructures.
26:55Parce que les infrastructures, tu pourrais considérer que tu les as avec OVH, dans ce
26:59cas particulier.
27:00Ce qui manque, c'est un cadre juridique qui permet d'appliquer la loi.
27:05C'est ça qui pose problème aujourd'hui.
27:06Et c'est exactement les discussions qu'on a eues ici sur ton plateau, Frédéric, autour
27:10de l'AI Act.
27:12C'est de se dire comment est-ce qu'on veut réguler tout ça.
27:14Et c'est quand même assez emblématique et assez préoccupant, se dire que c'est une
27:18grosse PME, une ETI basée de Rue Kellerman à Roubaix, qui devient au centre de toute la
27:25géopolitique de la donnée.
27:26Et ça, c'est extrêmement important qu'on trouve une réponse politique sur ce sujet.
27:31Faute de quoi ? C'est la porte ouverte, effectivement.
27:33Un sujet qui n'est pas nouveau, parce que ça date de avril 2024, cette histoire.
27:38Normalement, on passe par les commissions regatoires, on passe par les voies internationales,
27:41les juges se mettent d'accord, etc.
27:42Là, on voit bien que le rythme de la justice, manifestement, n'est pas jugé par les Canadiens
27:47suffisants.
27:48OK, on peut l'entendre.
27:49Mais est-ce que la réponse est effectivement de jouer de cette manière-là ?
27:53On aurait pu attendre ça des États-Unis dans le contexte actuel.
27:55De la part des Canadiens, c'est un peu plus surprenant.
27:57Ça pose une vraie question pour OVH, tu l'as dit.
27:59Ça pose une vraie question pour les entreprises européennes.
28:02Ça pose une vraie question aussi, pour les citoyens et salariés, sur qu'est-ce
28:07qu'on fait de cette protection de la donnée.
28:09Après, je ne sais pas, Stéphane, peut-être qu'on réfléchit aussi trop.
28:12Nous, on réagit trop par rapport à nous, acteurs français, parce que notre marché est
28:16trop petit.
28:18On a du mal encore à fédérer un peu.
28:20Moi, je serais partant.
28:22Si on a essayé avec Gaia X d'avoir une infrastructure européenne ?
28:24On a essayé deux fois, trois fois en France et en Europe.
28:28On n'y arrive pas.
28:30On le voit.
28:31On voit, par exemple, M. Rondepierre à la MIAD faire des choses merveilleuses en termes
28:38d'infrastructures pour le domaine des armées.
28:41Donc la MIAD, c'est l'agence ministérielle pour l'IA, je crois, qui a de la défense.
28:49Voilà.
28:49Et donc, en fait, il faut qu'on ait exactement la même chose, maintenant, pour le civil.
28:53Que ça soit fait par l'État, on n'a pas le choix.
28:56De toute façon, ça ne se fera pas autrement.
29:00Et que dessus vienne se plaquer tout le côté juridique qui va bien.
29:05Mais non seulement c'est vrai pour les modèles d'IA, mais ça va être vrai aussi, malheureusement,
29:11on le voit pour le mail, pour tout ce qui va autour, finalement, parce qu'il y a des
29:17salles d'histoire en ce moment.
29:18Mais est-ce que le Secnum Cloud, justement, peut répondre à ça ?
29:22Alors, le Secnum Cloud, c'est une première réponse.
29:23Parce qu'il y a eu, à l'ANSI, rappel du directeur de l'ANSI, la pertinence de la norme Secnum Cloud
29:29et de l'importance de disposer d'une infrastructure à cette norme actuellement.
29:32Alors, ce n'était pas dans le cadre OVH Cloud d'Ottawa, mais voilà, il a rappelé
29:35comment...
29:35Oui, parce qu'OVH n'est pas encore Secnum Cloud, en tout cas au même niveau.
29:39En fait, il le rappelait parce que je crois qu'il commentait l'offre Sens de Thales et
29:43Google aujourd'hui.
29:45Et puis, je vous rappelle qu'il y a quelques jours, c'est Amazon qui a annoncé son offre
29:49souveraine, alors basée en Allemagne, mais avec des employés de droit européen qui
29:55dépendent vraiment de...
29:56Enfin, qui a priori une société européenne.
29:58Alors, j'ai toujours du mal à y croire parce que les AP, autant techniquement, physiquement,
30:02oui, et les gens, oui, qu'ils habitent en Europe, qu'ils soient de droit européen,
30:06etc., mais les API, je crois qu'elles s'en fichent de la frontière.
30:10Non, mais le Sens, c'est une bonne réponse, en vrai, c'est une bonne réponse.
30:13Je ne sais pas véritablement si ça nous protégera de l'intégralité des lois d'extraterritorialité,
30:18parce qu'on le voit bien avec le cas d'OVH.
30:20Le cas d'OVH, ça doit être un peu un cas d'école, c'est qu'on ne sait pas trop
30:23d'où ça vient.
30:23On pensait que ça allait venir des États-Unis, en fait, ça vient du Canada et que ça...
30:25Mais pour autant, je pense que c'est une bonne manière, parce qu'on construit quelque
30:28chose, on le met en prod et ensuite on teste.
30:31Globalement, c'est ça.
30:31On va regarder un an, deux ans, trois ans, peut-être que dans deux ans, on aura un problème
30:35avec Sens, qu'on adressera et qui fera évoluer la norme Secnum Cloud, qui est, je trouve,
30:43prise de façon extrêmement sérieuse par l'ANSI, qui est prise de façon extrêmement
30:46sérieuse aussi par les futurs clients qui vont profiter de cette technologie-là.
30:50Donc oui, je pense que c'est une vraie bonne nouvelle, en fait, que Sens soit...
30:54Mais ça voudrait dire quoi, Éric ? Est-ce que ce serait un regroupement de tous les
30:59acteurs un peu français ?
31:01Non, mais Sens, c'est une offre commerciale.
31:03C'est une offre commerciale et après, il faut qu'elle soit effectivement supportée,
31:06baquée par une fédération d'acteurs au niveau national, au niveau européen, au niveau
31:12plus international, pour se dire, OK, c'est cette norme-là qu'on veut résoudre.
31:15Parce que sinon, là, ce qu'on constate, c'est qu'il y a un bug dans le système.
31:18On a deux modèles qui s'affrontent de législation, entre la souveraineté nationale d'un côté
31:23et la partie accès global à la donnée.
31:27Et aujourd'hui, on ne voit pas trop qui va pouvoir rebuter le système.
31:29Non, mais ce n'est pas un ensemble d'acteurs et ça ne sera jamais international.
31:34Le Google, enfin le sens, comment dire, le Secnum Cloud de France ne sera peut-être
31:38pas le même que le Secnum Cloud de l'Allemagne.
31:40Oui, il n'est pas européen pour l'instant.
31:41Ou des différents, mais européens.
31:42Par contre, tu vas avoir un dialogue entre les deux.
31:43Oui, tu pourrais avoir un dialogue, mais on l'a vu aussi sur la réglementation
31:47par exemple de l'industrie nucléaire.
31:50Ce n'est pas exactement les mêmes en France, en Allemagne ou dans les autres pays.
31:53Donc il faut, je pense, respecter, tant qu'on a des pays souverains,
31:56je pense qu'il faut respecter aussi cette autonomie et cette indépendance.
32:00Oui, dans cette note du directeur de l'ANSI, Vincent Schruble,
32:04il rappelle bien sûr le bien fondé de Secnum Cloud et vraiment l'importance,
32:10mais il note aussi ses limites.
32:12Ses limites en disant que, par exemple, pour l'offre de sens,
32:15si elle venait par hasard à ne plus être maintenue Google,
32:20elle deviendrait obsolète.
32:22Et donc, en fait...
32:23C'est-à-dire qu'on n'est pas la même que Google un jour,
32:26même s'il doit y avoir des...
32:26Tout est blindé juridiquement, mais quand on voit ce qui se passe aujourd'hui,
32:31qu'un jour Trump disait à Google, non, vous arrêtez, il n'y a pas de mise à jour.
32:35Voilà.
32:36Et donc, en fait, ça montre la limite et ça montre donc la limite de cette capacité,
32:41encore une fois, à déléguer à d'autres, même si ce sont sur nos infrastructures.
32:46Toute cette partie soft, qui est très importante,
32:49au-delà du matériel des data centers, elle est très importante.
32:54Il faut la construire, il faut qu'on l'ait, nous aussi.
32:57Allez, on va passer au sujet suivant.
32:59On va passer d'Ottawa à New York, c'est pas très loin.
33:02Enfin, si, ça doit falloir quand même quelques centaines,
33:05quelques centaines, voire quelques milliers de kilomètres,
33:07mais enfin, on reste sur le même continent.
33:09Avec le...
33:10À New York avait lieu, là, juste après le CES, c'est la NRF,
33:14National Retail Foundation.
33:18Voilà, c'est le grand rassemblement de tous les acteurs du retail,
33:22justement, sur toutes les technologies.
33:24Et là, il s'est passé pas mal de choses sur l'agentique commerce.
33:27Je ne sais pas qui, Eric, tu as relevé ce sujet-là.
33:30Ça a été symboliquement la naissance de l'agentique commerce.
33:33On peut dire ça, si on devait marquer une pierre blanche, effectivement.
33:35Donc, l'agentique commerce, il n'y a plus d'humains dans le circuit ?
33:39Il y a moins d'humains, mais on va voir qu'il y a des côtés très positifs
33:42et des côtés un peu plus inquiétants.
33:43D'un côté très positif, la promesse, c'est quoi ?
33:45C'est ce que dit Google avec son UCP, Unified Commerce Protocol,
33:49c'est de se dire, je vais apporter une pierre essentielle dans le dispositif,
33:53ouverte, pour permettre une grande fluidité dans toutes les transactions.
33:57Ils se sont associés à des acteurs du paiement, d'ailleurs, Mastercast, Stripe, voilà.
34:01Et ils ont aussi, il fallait voir l'intervention du PDG de Google
34:08et du PDG de Walmart ensemble sur scène,
34:11annonçant aussi que, comme on avait déjà il y a dix ans,
34:14ce n'est pas la mort du commerce physique,
34:16c'est une fluidité de l'ensemble avec des agents IA ou des business agents
34:20qui vont être capables non seulement de recommander,
34:22mais aussi de rechercher, comparer, acheter, gérer le service après-vente, etc.
34:26Donc, c'est une promesse sur le papier qui est vraiment intéressante d'un point technologique
34:29qui remet en scène un certain nombre de questions qu'on avait déjà à l'époque
34:33sur, mais finalement, qui détient la donnée ?
34:36Qui est maître du client ?
34:37Et si Google, qui intègre sur l'ensemble de son dispositif, de sa plateforme,
34:42ces différents agents IA,
34:43est-ce qu'il ne risque pas d'avoir des sites de marques qui disparaissent ?
34:45On va pouvoir en débattre là.
34:47En tout cas, la promesse est vraiment intéressante.
34:49Et après une course un peu derrière de la part de Google,
34:53ils ont rattrapé avec Gemini,
34:54ils rattrapent aujourd'hui avec UCP, je trouve ça vraiment intéressant.
34:57Oui, c'est assez chouette, parce que derrière UCP,
35:00il y a un enjeu d'expérience utilisateur.
35:03On l'a vu en octobre...
35:03UCP, c'est Universal Commerce Protocol.
35:06Universal, oui.
35:06C'est ce sur quoi ils basent justement toute cette fluidité
35:09de la consultation, de l'achat, de la vente.
35:12Voilà, c'est un protocole qui doit régir
35:14les échanges commerciaux sur Internet
35:19qui vont de la recherche jusqu'au paiement.
35:21Mais c'est surtout la partie paiement qui est un peu nouvelle.
35:24Mais du coup, il y a un enjeu d'expérience utilisateur.
35:26C'est qu'au mois d'octobre, si je fais un peu...
35:29Ce n'est pas de l'histoire, mais si je regarde un peu
35:31ce qui s'est passé il y a quelques mois,
35:32au mois d'octobre, il y a les tchats GPT App qui sortent.
35:35Les tchats GPT App, c'était la possibilité d'inclure
35:38un mini-site d'une marque donnée
35:40à l'intérieur d'une conversation.
35:41Oui, d'ailleurs, ils avaient lancé des accords
35:43avec Booking, avec Airbnb, avec des commerçants,
35:46avec pas mal de monde.
35:47Exactement.
35:48Et donc, ça, ça permet de créer...
35:51C'est une première brique de l'agentic commerce.
35:53Sauf que la contrainte numéro un,
35:55c'est que plutôt que d'utiliser Google
35:56qu'on utilise tous les jours pour un oui ou pour un non,
35:58il faut utiliser tchats GPT.
36:00C'est une mini-contrainte quand on voit
36:01que tchats GPT, c'est 800 millions d'utilisateurs
36:03par semaine, juste comme ça.
36:04Mais Google, c'est 25 fois plus.
36:06Il y a 25 fois plus d'utilisateurs journaliers
36:09sur Google.
36:09Et aujourd'hui, vraiment tout le monde...
36:12Et les Géminis étant remontés aussi au niveau IA,
36:14même en IA, ils sont en train de remonter aussi.
36:16Complètement.
36:17Et on ne le voit pas beaucoup en France,
36:18parce que la France est le seul pays
36:19dans lequel il n'y a pas le mode IA dans Google.
36:22D'accord ?
36:22Mais aujourd'hui, il faut voir que l'intégration
36:25des technologies d'intelligence artificielle
36:26au sein du moteur de recherche Google,
36:29qui est toujours le même moteur de recherche
36:30que quand Google est sorti dans les années 2000,
36:32c'est qu'on est...
36:33En fait, on ne voit plus tellement
36:34quand on passe de l'IA
36:36au moteur de recherche classique.
36:38Et UCP, c'est encore un moyen
36:40de créer une certaine forme de fluidité
36:42dans cette expérience utilisateur
36:43qui fait que, en fait,
36:45les gens, ils vont utiliser des agences
36:47même sans rendre compte,
36:48parce que c'est devenu un peu naturel
36:50de pouvoir dialoguer avec une machine.
36:52Là où avant, il y avait une rupture, en fait,
36:54où il fallait véritablement passer
36:55sur ChatGPT en disant
36:56« Allez, je veux acheter quelque chose,
36:57je veux être conseiller,
36:58je sais que sur Booking,
36:59j'ai une ChatGPT app,
37:01donc je vais sur ChatGPT app pour le faire. »
37:03Et ça, pour moi, c'est une défense fondamentale
37:04en termes d'adoption de cette technologie-là.
37:06Et puis derrière, j'imagine, Stéphane,
37:09derrière cet agentique commerce,
37:11là, on parlait du consommateur,
37:12mais j'imagine en termes de logistique,
37:14en termes de réapprovisionnement,
37:16enfin, tout ça, ça va jouer...
37:18Enfin, cet agentique va jouer un rôle clé.
37:20Elle va jouer un rôle clé,
37:21mais surtout, là, on a Google qui vient,
37:24je vais paraphraser un grand monsieur,
37:26siffler la fin de la récréation.
37:28Pourquoi ? Parce que Google is the winner.
37:32On voit qu'à travers cette annonce,
37:34que Google dit,
37:36messieurs, le site de e-commerce,
37:38vous allez pouvoir vendre avec ces agents,
37:40mais en sous-entendu,
37:43je vais aussi pouvoir vous référencer.
37:46Oui.
37:46Avec la stratégie AdWords,
37:48que l'on connaît sous le mode classique,
37:52je vais la glisser dans Gemini...
37:54Je vais la glisser...
37:55Non, mais en fait,
37:56vous allez pouvoir soit faire du AdWords classique,
38:00soit profiter de ma nouvelle offre de référencement
38:04pour les agents qui vont naître.
38:07Et donc, Google a mis en place
38:12ces 25 dernières années, quand même,
38:14un réseau de commercialisation de ces AdWords
38:17qui va pouvoir réutiliser pour les agents
38:19un environnement de reporting.
38:22les Google Analytics
38:24que tout le monde connaît
38:25et que tout le monde utilise.
38:28Et surtout, un réseau d'agences.
38:29Les agences web, demain, vont être capables...
38:32Et puis, même dans la structure de rémunération,
38:36tout ça, les mécanismes sont bien établis.
38:39Tout est là.
38:40Alors que nos petits copains au PNI,
38:42c'est vrai qu'ils ont été vides,
38:43ils ont été forts, ils ont été bons.
38:45Mais n'empêche que malheureusement,
38:46ils ont été un peu trop tôt sur le marché
38:48parce qu'ils ne se sont pas structurés en back-office
38:51pour avoir, en fait, toute cette partie commercialisation
38:54qui, à mon avis, va leur manquer
38:56tellement Google va aller vite.
38:57Et là, en fait, c'était un peu, je pense,
39:00au NRF l'annonce de, bon, ok, on arrive sur le marché
39:03et maintenant, on va vous montrer ce que c'est.
39:05Oui, c'est un peu ça, c'est la surpuissance de Google.
39:08C'est ce que tu avais remarqué, je crois, Eric.
39:10Oui, c'est la surpuissance de Google.
39:12Et pour travailler depuis de nombreuses années
39:14sur ce qu'il fait, on ne fait pas la qualité
39:15d'une relation client, on a besoin de trois choses.
39:17On a besoin d'une dimension transactionnelle,
39:19c'est ce qu'Amazon nous avait montré
39:20de façon absolument spectaculaire,
39:22d'une dimension relationnelle sur la qualité du service,
39:25service après-vente, du conseil, etc.
39:26Une dimension expérientielle.
39:28Là, avec la partie UCP, ils sont en train de remporter le match
39:31sur la dimension transaction-relation.
39:33Et l'expérience, on continue à le laisser aux marques,
39:35mais dans un modèle très connu, très industrialisé.
39:38Et tu as raison, Stéphane, il y a tout un écosystème.
39:39Et en plus, comme ils ont la plateforme,
39:41le socle technologique derrière tout ça,
39:44qu'il soit logiciel ou qu'il soit même matériel.
39:46Par contre, ça pose deux sujets.
39:49Un sujet d'innovation et de liberté d'innovation,
39:52si tu n'es pas dans cet univers Google.
39:53Et un deuxième sujet, effectivement, sur les compétences,
39:57parce que ça aura nécessairement un impact sur,
39:58tu parlais de la logistique,
39:59tu parlais de la partie service client,
40:02sur le fait de former et de réorienter les personnes
40:05quand on va voir l'industrialisation qu'il y a avec les agents.
40:08Surtout, l'enjeu, c'est que Google s'est déjà fait retoquer
40:11avec, vous savez, ce petit onglet shopping.
40:13Parce qu'ils faisaient de l'abus de position dominante.
40:16Avec les business agents,
40:19on peut imaginer aussi qu'ils vont être un peu sur la ligne de crête.
40:23Il pourrait y avoir des réactions antitrust
40:25de la part des petits camarades de Google.
40:28C'est-à-dire de ne pas renvoyer le consommateur vers le site marchand.
40:32Oui, quelque part, en fait, Google peut très bien décider
40:35de promouvoir tel acteur au détriment d'un autre.
40:38Et ça peut enfreindre aussi des règles.
40:40Sauf si l'acteur a acheté sa position
40:43comme il le fait avec les AdWords.
40:45Parce que c'est le cas avec OpenAI, ce que vous dites.
40:49On est dans un wall garden
40:50dans lequel il y a des choix de partenaires.
40:52Oui, mais dans les AdWords,
40:53c'est vraiment les choses qui sont très séparées.
40:56Il y a écrit Suggested Content,
40:58où il y a des liens sponsorisés.
41:00Et puis en dessous, tu as les liens naturels.
41:02Mais quand tu es dans un agent,
41:04il faudrait imaginer que tu me diras
41:05que ce n'est pas forcément impossible.
41:06Cette partie-là va être passionnante.
41:08Comment elle va se structurer pour être compatible ?
41:12D'ailleurs, c'est toi qui l'avais relevé,
41:14je crois, les chariots intelligents.
41:15Parce que là, on parlait,
41:16je ne sais pas qui l'avait mis,
41:17ou c'est toi qui l'avais mis.
41:18C'est l'un des trucs qu'on a vu aussi.
41:20Là, on parlait de consommateurs,
41:21je reviens dans la logistique et tout ça,
41:22c'est assez incroyable.
41:24Il y a beaucoup de choses qui se passent sur le hardware.
41:26On n'en parle pas beaucoup.
41:27Ici, on en parle assez peu sur le plateau.
41:29On pourrait se faire toute une session
41:31spécifiquement sur les robots.
41:33Oui, sur les robots.
41:34Moi, je reviens du CES.
41:35Sur le hardware physique, j'entends.
41:37Oui, mais même, pour dire juste un mot sur le CES,
41:41il y avait robots.
41:41Évidemment, on a entendu parler beaucoup de robots.
41:43Moi, ce qui m'a surpris,
41:44c'est non seulement qu'il y en avait beaucoup,
41:45mais que même s'ils sont encore un peu lents,
41:47un peu, etc.,
41:48moi, je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi abouti.
41:52On le voit, d'ici cinq ans, c'est bon.
41:55Et moi, j'y croyais, mais à beaucoup plus long terme,
41:59je me dis, d'ici huit, neuf ans,
42:01on aura un robot chez soi.
42:03Oui, il y a beaucoup de choses qui...
42:05Ça bouge beaucoup.
42:06Et notamment dans les entrepôts.
42:07Alors, c'est Amazon qui a démocratisé ça beaucoup,
42:09avec des chariots intelligents dans les entrepôts.
42:11Mais là, on assiste à une vraie démocratisation
42:13de ces outils-là,
42:15qui permettent de la personnalisation,
42:18de l'hyper-personnalisation des clients,
42:20parce que le chariot peut aller chercher directement
42:22le produit qui convient,
42:23ou alors vraiment une optimisation
42:25de l'efficacité opérationnelle
42:27dans les centres de supply chain.
42:29Alors, Stéphane et puis Eric.
42:32Oui, en tout cas,
42:33quand on voit, en fait,
42:34cette partie agentique
42:35venir s'intégrer, finalement,
42:38dans le paysage du e-commerce,
42:40ça donne quand même à réfléchir
42:43sur les parcours clients,
42:45qui vont vraiment être obligés
42:47de beaucoup changer, en fait,
42:48chez tous les annonceurs
42:51et chez tous les sites d'e-commerce, finalement.
42:53Oui, et en écho au parcours client,
42:55on se pose une vraie question
42:56de la transparence de l'algorithme,
42:58de la transparence de l'IA,
43:00sur comment je référencie ou pas,
43:02de façon payante ou pas,
43:03les différents sites de marques
43:05qu'il peut y avoir derrière.
43:06Il suffit qu'il y ait un biais qui dit,
43:08voilà, une offre premium
43:09ou une offre sur le bienfait de l'environnement,
43:12etc., n'est pas retenue
43:13par l'intelligence artificielle.
43:14En tant que consommateur,
43:15j'ai aucune possibilité là-dessus.
43:16Oui, oui, on ne sait pas pourquoi il va nous.
43:18C'est là où la recommandation
43:19de l'intelligence artificielle
43:20nécessite encore plus de transparence.
43:23Et on parlait de Google à l'instant,
43:24je voulais juste qu'on aborde très rapidement,
43:25il nous reste moins de trois minutes
43:26sur ce sujet-là.
43:28Je ne sais plus qui l'a mis,
43:29la stratégie de l'étouffement.
43:30Google ne cherche plus seulement à innover,
43:31mais à verrouiller la distribution,
43:33on l'a vu là.
43:33J'ai mis trois partout dans les workspaces,
43:35donc YouTube, dans le search,
43:37le coût d'acquisition client.
43:38En fait, ça vient d'une théorie
43:40qui a été écrite par le fondateur
43:43du fond NFX,
43:44qui s'appelle James Currier,
43:45et qui a écrit sur ce qu'on appelle
43:48les technologies Windows.
43:49Les technologies Windows,
43:50c'est une courbe un peu,
43:52voilà, qui fait une vague comme ça
43:54et qui dit qu'au début d'une technologie,
43:57il y a des gens qui y croient,
43:58des early adopters,
43:59et ça devient un standard de fait.
44:02Et après, ça devient un standard de fait.
44:03Et c'est repris par les entreprises établies,
44:05ce qu'on appelle les incumbents en anglais,
44:07et qui, eux, prennent la technologie,
44:10la commoditise,
44:11suppriment toutes les inefficacités.
44:13Et en fait, ce qu'on voit avec Google,
44:14c'est un peu ce qui est en train de se passer.
44:15Google est un incumbent dans l'IA,
44:17ce n'est pas un pure player
44:18comme l'est OpenAI.
44:19Donc, ils ont une surface de produits
44:22qui est extrêmement large,
44:23Stéphane en parlait tout à l'heure,
44:24les emails, le drive,
44:26les AdWords et tout ça.
44:27Et ils ont mis un peu plus de temps
44:29que les autres,
44:29mais comme toute incumbents,
44:30et je trouve que par rapport
44:31à certains incumbents,
44:32ils sont quand même allés assez rapidement.
44:34Ils ont mis peut-être un peu plus de temps
44:35qu'OpenAI,
44:36qui, lui, est full steam ahead
44:37sur l'IA,
44:39lève des milliards d'euros,
44:40ou des choses comme ça.
44:40Mais une fois qu'ils y sont,
44:41ils suppriment toute l'inefficacité.
44:43Et du coup, on va descendre le coût
44:46par le coût d'acquisition client,
44:47ou des choses comme ça,
44:48et c'est exactement ce qu'ils sont
44:49en train de faire.
44:49Et le problème, c'est que pour un acteur
44:50comme OpenAI,
44:51soit ils arrivent à faire la même chose,
44:53soit ils se trouvent
44:54une autre technologie Windows.
44:55Mais c'est pour ça qu'on a vu
44:56un analyste,
44:56on a parlé en Tech&Co,
44:57qui voit la faillite d'OpenAI
44:59sous 18 mois.
45:00Ce n'est pas une faillite.
45:01Moi, je pense que c'est
45:02un repositionnement.
45:03C'est-à-dire qu'on va avoir
45:04quand même besoin,
45:05on le voit,
45:06de modèles très spécialisés.
45:10Vous avez vu, Mistral,
45:10a sorti des modèles
45:12à 3 milliards de paramètres.
45:14Et donc, ce sont des modèles
45:15qu'on va spécialiser.
45:16Alors que les OpenAI,
45:17c'est 72 milliards.
45:18Oui, oui, mais ils sont encore
45:19dans le générique,
45:19dans le gros truc qui fait tout, là.
45:21Bon, mais la vraie vie
45:23dans l'entreprise,
45:24en tout cas,
45:24ça va être déconstruire
45:25des workflows.
45:26Et tu penses que OpenAI,
45:26ils pourraient revenir ?
45:28Ils vont devoir,
45:29en tout cas,
45:29changer de modèle.
45:31Ils ne sont pas
45:31un income-man
45:32parce qu'ils ont perdu.
45:33C'est fini.
45:34La messe édite.
45:35Oui, l'arbre rouge,
45:36c'était trop tard.
45:36Oui, c'est fini.
45:37Et donc, maintenant,
45:38on va regarder,
45:40ça va être très intéressant
45:40de voir comment
45:41ils se repositionnent.
45:42Les différentes projections
45:44qu'on peut voir,
45:45c'est que si OpenAI
45:45continue sur cette même stratégie-là
45:47par rapport à Google,
45:48c'est d'ici 2030,
45:49207 milliards de déficit.
45:51Donc, effectivement,
45:51si on est sur cet axe-là,
45:52ce n'est pas OK.
45:53Je reviens sur ton point
45:54par rapport à le fait
45:54d'avoir une offre complète,
45:56de bout en bout.
45:58Ça correspond exactement aussi
45:59à la stratégie
46:00de différentes marques
46:01qu'on a aujourd'hui.
46:02Je prends L'Oréal
46:03que je connais assez bien.
46:04Il y a une personne
46:04dite aussi,
46:05sur la partie direct consumer,
46:06ça monte à d'autres,
46:07que tu pourras inviter d'ailleurs,
46:08qui, elle dit la chose suivante.
46:11Par rapport à UCP,
46:12c'est une très bonne nouvelle.
46:13On n'est plus en silo
46:14sur la partie commerce.
46:15On est de bout en bout
46:16et on doit garantir
46:18une expérience cohérente,
46:19transparente, sécurisée
46:21pour les consommateurs
46:22sur le sujet.
46:23Et ça, je trouve
46:24que c'est intéressant.
46:25D'où l'enthousiasme
46:26qu'on a par rapport
46:27à cette annonce NRF.
46:28Eh bien, merci, messieurs,
46:29pour ce débat.
46:30Emmanuel Vignon,
46:31président de Theodo Data IA,
46:32Stéphane Rodeur,
46:33président de AI Builders
46:34et Eric Campanini,
46:35associé à l'XO Group.
46:36Voilà, beaucoup de choses
46:37qui ont été dites
46:37sur cette IA.
46:39On a encore un rendez-vous
46:40dans un instant.
46:40C'est Pauline Tolila
46:41qui est la directrice
46:42commerciale et marketing
46:43de United
46:44pour justement parler
46:45des dernières innovations
46:47dans le crédit instantané,
46:48dans le paiement échelonné,
46:49dans le cadre
46:50des grands prix favoris e-commerce
46:51qui auront lieu
46:51le 19 février.
46:52Allez, un dernier rendez-vous
46:53et on se quitte.
46:56Tech & Co-Business,
46:57en route vers
46:58les grands prix favoris e-commerce.
47:00Oui, grands prix favoris e-commerce
47:01ce sera en direct
47:03sur BFM Business
47:04le 19 février.
47:06Et avec nous pour en parler,
47:07Pauline Tolila.
47:08Bonjour, Pauline.
47:08Bonjour, Frédéric.
47:09Merci d'être avec nous,
47:10directrice commerciale
47:10et marketing B2B
47:12pour la zone Europe,
47:13pour United,
47:14spécialiste du paiement échelonné,
47:15du crédit instantané.
47:17Alors, beaucoup de choses.
47:17Je regardais les chiffres.
47:1940% des abandons de panier
47:21sont liés au paiement en France.
47:2450% des ventes
47:25se font au paiement échelonné.
47:26Donc, on voit tout l'intérêt
47:27d'un acteur comme United.
47:28Aujourd'hui,
47:29c'est quoi vos enjeux
47:30pour 2026, Pauline ?
47:32Alors, écoutez, Frédéric,
47:33nos enjeux sont assez alignés
47:34avec ceux du marché.
47:35Donc, sans surprise,
47:35comme vous le disiez,
47:36le paiement reste un enjeu majeur
47:38pour les commerçants
47:40pour rentabiliser, en fait,
47:41leur structure.
47:42L'objectif, c'est évidemment
47:42de booster la conversion
47:43pour avoir de meilleurs coûts.
47:46D'établir ce lien de confiance,
47:47qu'on soit sûr qu'on paye bien.
47:49Exactement, que le paiement aboutisse.
47:50Un paiement qui fonctionne,
47:51c'est un paiement qui aboutit
47:52de manière générale.
47:54Et les enjeux du marché
47:54auxquels, du coup, nous, on répond,
47:56globalement, il y en a trois
47:57assez grands.
47:58Le premier, c'est le fait
47:59qu'il faut aller vers plus de fluidité.
48:00Donc, on va vers de plus en plus
48:01de one-click.
48:03Le second, et ça, évidemment,
48:04on en est ravi,
48:05c'est qu'on va vers, finalement,
48:06une tendance de fond
48:07sur le sujet de paiement étalé.
48:09Vous le disiez,
48:09ça peut aller jusqu'à 50%
48:11des paniers selon les commerçants
48:14et selon les secteurs.
48:15Donc là, l'objectif,
48:16chez nous, par exemple,
48:17ça va être d'enrichir notre gamme
48:18en faisant typiquement
48:19du 3-4 fois.
48:21Je vais en parler juste après.
48:22Oui, puis il faut établir
48:23cette confiance entre le commerçant,
48:25le client,
48:25et puis l'établissement de paiement.
48:27Tout à fait, exactement.
48:28Donc, on va aller vers, du coup,
48:29des maturités plus vastes.
48:31Donc, un ancrage, finalement,
48:33de ces pratiques.
48:35Et le troisième enjeu,
48:35c'est l'enjeu de la personnalisation
48:37et de l'hyperpersonnalisation.
48:38Donc, proposer le bon moyen de paiement
48:39au bon moment
48:40pour le bon client.
48:42Et nous, du coup,
48:42on travaille là-dessus,
48:44finalement, en ayant une expérience,
48:45une solution
48:46qui permet de travailler
48:48de 3 à 84 fois
48:49et de traiter tous les cas clients
48:51en allant, justement,
48:52jusqu'au one-click
48:53pour les clients connus.
48:54Donc, c'est vraiment là-dessus
48:55qu'on travaille.
48:55Et alors, là où votre rôle,
48:57c'est de fournir
48:57ces solutions technologiques,
48:59mais on sent, justement,
49:00que vos partenaires de paiement
49:03ne sont plus uniquement
49:04des partenaires technologiques.
49:05Vous parliez de personnalisation,
49:07on est dans l'hyperpersonnalisation maintenant.
49:09Exactement.
49:09En fait, l'enjeu,
49:10ça va vraiment être
49:10le paiement
49:11et vraiment devenu
49:12un levier stratégique.
49:13Donc, nous, on voit finalement
49:14de plus en plus
49:15une relation partenariale
49:16et pas tellement client-fournisseur
49:17qui s'établit avec nos marchands.
49:19On va travailler avec eux
49:20sur la commercialisation,
49:22le marketing,
49:23quelle est la bonne solution
49:24à proposer sur le bon produit.
49:25On sait typiquement
49:26qu'aujourd'hui,
49:26la bonne mensualité,
49:27c'est à peu près 50 euros.
49:28Donc, en fait,
49:29on va travailler avec eux
49:30sur comment on va présenter
49:31vos produits,
49:32à quel client on va le présenter.
49:34Et il y a aussi
49:35un autre enjeu, bien sûr,
49:36on n'en a pas encore parlé,
49:37c'est l'entrée en vigueur
49:38de la DCC2 cette année,
49:40donc la deuxième directive européenne
49:41sur le crédit à la consommation
49:42qui rentre en application
49:43en fin d'année.
49:44Et donc, conseiller les commerçants
49:45sur ce que ça va signifier pour eux,
49:48comment ils vont devoir
49:48présenter le paiement, etc.,
49:50c'est aussi un enjeu majeur.
49:51Donc ça, c'est vraiment
49:52sur la partie commerçant.
49:53Nous, on travaille vraiment
49:54sur des relations partenariales.
49:56Et puis, sur nos clients particuliers aussi,
49:57on a annoncé qu'on allait avoir
49:59une extension de licence
50:02cette année
50:03pour pouvoir proposer
50:04plus de produits,
50:04du compte bancaire,
50:06des services de savings
50:07et également des services
50:09de fidélité
50:09sur lesquels on est en train
50:10de travailler avec nos commerçants.
50:11Donc ça va être
50:12une très belle année encore.
50:13Oui, parce que c'est ça.
50:14Par exemple, je ne sais pas
50:14si vous avez
50:15des grands magasins de sport
50:17en commerçant,
50:18c'est pouvoir un peu
50:19combiner avec eux
50:20le profil de leurs clients
50:22avec le vôtre
50:23pour proposer la meilleure offre
50:25à la fois pour eux
50:25et à la fois de votre
50:26Exactement. L'enjeu, c'est finalement
50:27comment on crée de la valeur
50:28pour tout le monde
50:29parce que pour le client,
50:30ça va être une très bonne offre
50:31avec un commerçant
50:32qui l'intéresse.
50:33Pour le commerçant,
50:34évidemment, ça va être
50:34de pouvoir toucher
50:35un maximum de gens.
50:36On sait que le cost per lead
50:37pour les commerçants
50:39est un enjeu très, très important.
50:40Et puis, évidemment,
50:41pour nous, ça génère
50:42évidemment de l'attraction
50:43sur notre métier
50:44et également sur le paiement.
50:45Donc, c'est vraiment
50:46du gagnant-gagnant
50:46pour tout le monde finalement.
50:48Donc, de la technologie
50:48au service de la fidélité,
50:50de la confiance
50:50et d'un paiement
50:51avec moins de friction,
50:56pour le consommateur
50:57et bien entendu,
50:58pour vous, United.
50:59Merci d'être venu
51:00parler de tout ça.
51:01Vous m'en prie, avec plaisir.
51:02Pauline Tolila, je rappelle,
51:03vous êtes directrice commerciale
51:04et marketing B2B
51:05pour la zone Europe de United.
51:07Et on retrouvera,
51:08bien entendu,
51:09le 19 février
51:10pour notre grande soirée
51:11des grands prix favoris
51:12du e-commerce
51:13avec la FEVAD.
51:14Allez, notre émission se termine.
51:16Excellente poursuite
51:17sur BFM Business.
51:20Tech & Co Business
51:21sur BFM Business.
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