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A la une de cette édition : info et contre info sur la guerre au Proche-Orient. Trump menace, Téhéran riposte et le ministre français Barrot dit que c’est bientôt fini.

Nous reviendrons ensuite sur le projet d’autonomie corse, actuellement débattu en commission à l’Assemblée nationale.

Et enfin, nous évoquerons la proposition de loi sur les violences scolaires. En plein scandale du périscolaire parisien, le texte comprend un volet entier sur… l’école privée.

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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:16Infos et contre-infos sur la guerre au Proche-Orient.
00:19Trump menace, Téhéran riposte et le ministre français Barraud dit que c'est bientôt fini.
00:24Nous reviendrons ensuite sur le projet d'autonomie Corse, actuellement débattu en commission à l'Assemblée nationale.
00:31Et enfin, nous évoquerons la proposition de loi sur les violences scolaires.
00:34En plein scandale du périscolaire parisien, le texte comprend un volet entier sur l'école privée.
00:44Une guerre partie pour durer, c'est en tout cas ce qui semble se dessiner au Proche-Orient avec au
00:50milieu le Liban, victime collatérale.
00:52En attendant peut-être la suite.
00:53Un accord est à portée de main et l'Iran et les Etats-Unis doivent désormais tout faire pour le
00:58conclure car la situation est insoutenable.
01:02Pour avoir la bonne information, écoutez Jean-Noël Barraud.
01:05Généralement, il dit l'inverse.
01:07Interrogé sur France 2, ce 2 juin, le ministre des Affaires étrangères français a évoqué un accord à portée de
01:13main.
01:14Un haut responsable iranien jugeait, quelques heures plus tôt, qu'au contraire, une reprise du conflit était inévitable.
01:20Ces positions contradictoires illustrent la fragilité des pourparlers en cours pour mettre fin aux hostilités au Proche-Orient.
01:27Dans la bouche du ministre français semble se confondre désir et réalité et croyance dans les prophéties autoréalisatrices.
01:36L'imminence de cet accord, c'est ce que nous appelons de nos voeux, puisque, je le dis, cette situation
01:43ne fait que des perdants,
01:44à commencer par l'Iran et les Etats-Unis, mais jusqu'à nous, puisque nous subissons de plein fouet les
01:49conséquences de cette guerre que nous n'avons pas choisie.
01:51Nous appelons donc les deux parties à se mettre d'accord pour que ce détroit d'Ormouz puisse réouvrir, que
01:57la circulation maritime puisse reprendre.
01:59Une guerre qu'il n'a pas choisie, mais le cas d'Orsay n'a jamais condamné l'agression américaine.
02:04Le ministre Barraud, lui, s'en mêle les pinceaux ou alors il ne sait tout bonnement pas de quoi il
02:09parle.
02:10En effet, on parle d'un personnel politique très limité.
02:13Benjamin Haddad, son ministre délégué de l'Europe, rattaché donc à Barraud,
02:18avait ainsi montré l'étendue de ses lacunes devant les caméras de quotidien dans les couloirs du Parlement européen.
02:34Alors que le gouvernement français s'est inquiété d'une prétendue menace iranienne,
02:38il aurait probablement été de bon ton de situer ce pays sur une carte.
02:43En attendant de renvoyer ce petit personnel politique à l'école,
02:46Paris insiste également sur le fait que le Liban ne doit pas devenir une victime expiatoire des négociations irano-américaines,
02:54alors que les attaques israéliennes sur le Liban se poursuivent malgré une trêve fragile.
03:00Du côté iranien, le ton est nettement plus martial.
03:03Mohamed Shafar Asadi, adjoint du commandement interarmé Katam al-Anbiya,
03:08a déclaré à la télévision d'État que les États-Unis exigèrent une capitulation totale,
03:12que la nation iranienne refuserait toujours, et d'ajouter, je cite,
03:16« sans capitulation, la guerre est inévitable, donc nous attendons et la guerre ne nous fait pas peur ».
03:22Ses propos interviennent alors que les discussions entre Téhéran et Washington piétinent.
03:27L'Iran, conditionnant tout accord durable à un cesser le feu effectif au Liban,
03:31ce qu'Israël ne veut pas, et ce que la Maison-Blanche ne semble pas décider à imposer à son
03:37allié.
03:37Au cœur de ces tensions, Donald Trump multiplie les messages contradictoires.
03:42Le président américain aussi entre optimisme affiché,
03:45affirmant sur Trou Social que ça s'annonce bien,
03:48et que des négociations avancent rapidement,
03:50et des interventions plus pressantes, voire menaçantes.
03:54Il aurait récemment qualifié Benjamin Netanyahou de fou,
03:58dans des propos rapportés par le média américain Axios,
04:00repris notamment en France par RTL,
04:03et cela lors d'un appel du reprochant de compromettre les pourparlers avec l'Iran par son escalade au Liban.
04:10Trump a annoncé avoir obtenu des promesses d'apaisement entre Israël et le Hezbollah,
04:15y compris un refus de frapper Beyrouth,
04:16mais les échanges de tirs se sont poursuivis dans le sud du Liban,
04:20avec des frappes israéliennes et des revendications d'attaques par le Hezbollah.
04:24Cette volatilité du discours américain renforce la méfiance iranienne,
04:27nourrie par une longue histoire de rupture d'engagement,
04:29et surtout par un début de conflit qui s'est fait alors même que les partis étaient en pleine négociation.
04:37Les négociations indirectes se heurtent à des exigences maximalistes des deux côtés,
04:43capitulation pour les uns, cessation complète des hostilités et levée des pressions pour les autres.
04:47Le Liban cristallise lui une grande partie des difficultés,
04:50malgré les annonces américaines de cessation mutuelle des attaques,
04:55les affrontements quotidiens continuent, compliquant tout accord plus large.
04:59La France, comme d'autres acteurs européens, appelle à la diplomatie et à une solution globale,
05:05respectant la souveraineté libanaise.
05:07Le poids de Paris et Bruxelles est nul dans ce dossier,
05:11et rappelle un peu les limites qu'ont pu avoir les diplomaties françaises comme européennes dans le dossier ukrainien.
05:16Une sortie de l'histoire, et quelques sorties tantôt bellicistes, tantôt pour la paix,
05:21mais avec comme constance aucun résultat, jamais.
05:25Dans ce contexte, l'espoir d'une désescalade rapide semble précaire.
05:30Le risque pour l'administration républicaine aux manettes
05:33pourrait même être, à moyen terme, de s'être créé son propre Afghanistan
05:37et faire de l'héritage Trump une sorte de leg à la George Bush.
05:46L'autonomie de la Corse est une réforme constitutionnelle.
05:49Pour l'encadrer, tel est le projet actuellement débattu à l'Assemblée
05:52et qui fera l'objet d'un marathon législatif et politique dans les semaines à venir.
05:57Nicolas de Lamberterie.
05:58Un énième débat sur le statut de la Corse.
06:02Depuis les années 80 et les premiers actes dits de décentralisation,
06:08il est des sujets qui reviennent à intervalles régulières sur la table de la politique française
06:13et le statut de certaines régions, en particulier la Corse, fait assurément partie de ces sujets.
06:20Depuis les vagues de violences politiques qui ont commencé dans les années 1970,
06:25de maigres concessions ont été faites aux revendications nationalistes corse,
06:30même si elles n'ont pas toutes abouti.
06:32L'évolution institutionnelle la plus significative a été la création de la collectivité territoriale de Corse en 2018,
06:40gouvernée par les nationalistes corses qui avaient déjà pris la région en 2015.
06:45Malgré tout, la satisfaction relative aux compétences de cette collectivité n'a été que mitigée
06:51et les velléités des nationalistes corses de voir le statut de la collectivité corse évoluer,
06:57n'ont pas diminué.
06:58Le président de la République s'était d'ailleurs engagé en 2023 à ce qu'une évolution du statut soit
07:04mise en œuvre.
07:05C'est pourquoi le moment que nous vivons impose une véritable reconnaissance.
07:11Pour sortir du face-à-face, il faut épouser la complexité de cette histoire et ouvrir une page nouvelle.
07:18Je suis favorable à ce qu'une nouvelle étape soit franchie.
07:22Et c'est donc près de trois ans plus tard que ce sujet commence seulement à être débattu en commission
07:28parlementaire.
07:29L'objectif est de faire voter non pas une simple loi,
07:32mais une réforme constitutionnelle qui évoquerait une notion de communauté corse.
07:38Un pari risqué, étant donné que le vote d'une réforme constitutionnelle nécessite un vote au 3e du Congrès,
07:45c'est-à-dire Assemblée nationale et Sénat réunis,
07:48alors que les LR, dominateurs au Sénat, constituent le fer de lance à l'opposition au projet.
07:54Néanmoins, la réforme constitutionnelle est jugée comme indispensable par les représentants autonomistes,
08:00étant donné qu'une loi pourrait se voir aisément censurée par le Conseil constitutionnel.
08:05Il faut bien comprendre qu'aujourd'hui, dans ce pays, la constitution n'est pas un texte qui protège nos
08:11libertés locales.
08:13C'est une camisole de force.
08:14C'est le verrou suprême d'un État ultra-jacobain.
08:17Chaque fois qu'une région, que ce soit la Corse, la Bretagne, le Pays Basque ou encore l'Alsace,
08:22c'est de respirer, de faire vivre sa culture, de protéger ses habitants,
08:25le Conseil constitutionnel sort son grand coup près, l'article premier,
08:29« République inindivisible ».
08:30J'ai deux exemples en tête.
08:32L'exemple de 91, une loi qui reconnaît l'existence du peuple corse,
08:35comme composante du peuple français, ce qui était un symbole fort, on peut le dire,
08:39et une bonne première étape.
08:41Sensure immédiate du Conseil constitutionnel,
08:42ou encore 2021, la loi MOLA, qui était une véritable avancée pour nos langues dites régionales.
08:49Une loi transpartisante, une loi votée démocratiquement par les députés.
08:53La réforme constitutionnelle, c'est très clairement, c'est le seul moyen d'empêcher Paris de censurer nos identités.
08:59La notion de communauté corse permettrait notamment de mettre en place des mesures favorisant les résidents de la Corse,
09:05en particulier dans l'accession aux logements et aux fonciers,
09:09étant donné que la région subit une très importante pression foncière du fait de son attrait touristique.
09:16Une situation qui fait que de nombreux Corses ne parviennent plus à se loger dans leur région d'origine.
09:21Ils ne sont pas d'ailleurs les seuls, la Savoie ou dans une certaine mesure la Bretagne,
09:26ayant également connu ce phénomène.
09:28Malgré tout, la plupart des autonomistes et fédéralistes restent frustrés par le fait que,
09:34selon eux, l'absence d'autonomie fiscale des collectivités fait que leur marge de manœuvre politique reste des coquilles vides.
09:42Il y a un angle mort absolu, il ne prévoit aucune véritable autonomie fiscale et financière.
09:48Il faut être très clair. Une autonomie sans ressources, propre, c'est une coquille vide.
09:53L'État nous dit, tenez, on vous donne le volant, mais très clairement, les clés de la pompe à essence,
09:58c'est Bercy qui les garde.
10:00Vous avez une voiture, mais il n'y a pas d'essence dedans. Comment on avance ?
10:03Ça, c'est tout le problème de ce pays.
10:04Pour regarder ce qui se fait à côté de chez nous, le contre-exemple parfait, la Suisse,
10:08sur les cantons qui lèvent leur propre impôt, qui fixent l'impôt sur revenu et aussi l'impôt sur la
10:12société.
10:12Et ils les gèrent en fonction de leurs besoins réels, leurs tissus économiques.
10:16Et ensuite, bien sûr, ils versent une part à l'État fédéral.
10:19C'est tout à fait normal.
10:20Et c'est une vraie responsabilisation aussi des politiques.
10:23On ne pourra plus derrière crier sur Paris tous les jours,
10:27parce que c'est en local où on devra gérer.
10:29On fera aussi des erreurs, mais ce seront nos erreurs.
10:32Et c'est là bien l'importance.
10:34C'est tant qu'on n'aura pas la maîtrise de nos impôts,
10:36on restera dans une relation de tutelle et de mendicité financière face à Paris.
10:41Le débat à l'Assemblée nationale devrait avoir lieu mi-juin
10:45et ensuite être voté dans les mêmes termes par le Sénat, a priori à l'automne 2026.
10:51Si cette étape difficile est franchie,
10:53alors le projet de réforme constitutionnelle pourra être soumis au vote du Congrès.
10:58Autant d'étapes délicates qui interviendront dans un contexte explosif,
11:03avec l'agenda de la présidentielle à venir d'autre part
11:06et la crise économique consécutive à la guerre du Proche-Orient d'autre part.
11:10Et avec le en même temps macronien jusqu'au bout,
11:14difficile de prévoir quelles utilisations politiques seront faites de ce dossier sensible.
11:19La brise venue du large n'a peut-être pas fini de porter une odeur de poudre sur l'île
11:25de beauté.
11:29La République protège ses enfants à sa manière.
11:32Lundi, l'Assemblée a adopté une proposition de loi sur les violences en milieu scolaire.
11:37L'école privée est dans le viseur.
11:39Renaud de Bourleuf.
11:39L'État prétend s'attaquer à la pédocriminalité.
11:42Sa première cible, devinez, l'école privée.
11:45Lundi, une proposition de loi visant à protéger les enfants
11:48et à lutter contre les violences en milieu scolaire a été adoptée à l'Assemblée nationale.
11:51Le texte a été rédigé après les travaux de la commission d'enquête parlementaire
11:54lancée à la suite de l'affaire Betaram.
11:56La proposition de loi a été portée par les députés,
11:58des renaissances Violette Spilbou et LFI Paul Vannier.
12:01Parmi les mesures adoptées, on trouve d'abord une reconnaissance par la nation des violences
12:06subies par les enfants dans le cadre scolaire et périscolaire, un sujet particulièrement
12:09ancré dans l'actualité avec les scandales autour des établissements parisiens.
12:13Également dans les éléments respectés pour les écoles, les valeurs de la République,
12:17des valeurs nullement définies et qu'on imagine à l'arbitraire du juge et des autorités de l'État,
12:22avec une sensibilité qui s'accrira avec trois petits points.
12:25Vient ensuite l'interdiction explicite des châtiments corporels et des traitements
12:28dits humiliants envers les élèves.
12:30Enfin, les personnels, aussi bien les enseignants que les intervenants et les bénévoles,
12:34doivent fournir un certificat d'honorabilité lors de leur recrutement,
12:38attestation d'absence de condamnation pénale ou d'inscription au fichier judiciaire automatisé
12:42des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes.
12:44Un certificat renouvelé tous les trois ans et tous les deux ans pour les internats.
12:48La proposition de loi s'intéresse de très près à l'enseignement privé sous contrat
12:51et si le texte a été adopté à l'unanimité,
12:53il a fallu le purger de quelques mesures jugées trop agressives ou intrusives.
12:57C'est ainsi que le député RN du Loir-et-Cher, Roger Chudot,
13:00a dénoncé un détournement d'une cause pour attaquer l'enseignement privé.
13:03Nous exprimons cependant les plus vives réserves, s'agissant des articles 7 à 9,
13:07qui selon nous sont complètement étrangers au sujet central et unique de la proposition de loi,
13:13à savoir la protection des enfants et la lutte contre les violences scolaires.
13:16Car en effet, ces articles n'ont plus pour objet les enfants ou les élèves,
13:20mais prennent littéralement pour cible l'enseignement privé sous contrat à l'association.
13:24Nous ne percevons pas le rapport qui lirait jusque dans la loi
13:28la lutte contre la violence et l'enseignement privé spécifiquement désigné.
13:32La version finale maintient la création d'un conseil académique de l'enseignement privé
13:35pour renforcer le pilotage et le suivi par l'État.
13:38De plus, le texte instaure un contrôle pédagogique, administratif et financier,
13:42obligatoire tous les cinq ans pour tous les établissements privés sous contrat.
13:45Un renforcement des contrôles qui pose une contradiction évoquée par Roger Chudot
13:49comme par le député Eliott Charles de Courson.
13:51Car la violence scolaire s'exerce évidemment aussi bien dans les établissements publics,
13:55et ceci quasi quotidiennement, que dans les établissements privés sous contrat et hors contrat.
14:00Dois-je rappeler qu'elle s'exerce aussi dans les activités périscolaires municipales,
14:03comme le démontre le scandale qui depuis des mois touche Paris notamment.
14:07Alors pourquoi inclure dans cette PPL de protection des enfants
14:10des articles exclusivement dédiés au renforcement des contrôles de l'enseignement diocésain ?
14:15N'est-ce pas induire, laisser entendre, suggérer que ce serait surtout dans les établissements catholiques
14:21que se trouverait la source principale des violences dont autres victimes les élèves ?
14:25Pourquoi on fixe dans la loi la fréquence des contrôles ?
14:29Est-ce que dans le public, il y a la fréquence des contrôles ?
14:34Et est-ce que vous avez même les moyens, monsieur le ministre,
14:37de contrôler tous les établissements primaires, publics ou privés, tous les ans ?
14:44Tous les ans !
14:45Et s'il y a un internat, c'est tous les ans.
14:50S'il y a un internat, c'est tous les ans.
14:52Une mesure a été abandonnée, le renouvellement périodique des contrats d'association.
14:56De quoi faire peser une véritable épée de Damoclès sur les établissements scolaires sous contrat.
14:59Le député UDR de la Marne, Maxime Michelet, a dénoncé une remise en cause déguisée de la liberté de l
15:04'enseignement.
15:05Mais un point plus important encore suscite notre inquiétude.
15:07La semaine passée en commission, le groupe UDR a été le seul à pointer du doigt la discrète mais radicale
15:12transformation
15:13des contrats simples et d'association en contrats à durée déterminée.
15:18Sans que la loi n'en précise la récurrence ou les conditions,
15:22abandonnant ces modalités au champ réglementaire du ministère,
15:24la proposition de loi introduirait ainsi une profonde évolution de la nature des contrats
15:30qui lient les établissements d'enseignement privé à l'État.
15:33Depuis 1959 pour les contrats d'association et depuis 1971 pour les contrats simples,
15:39jamais telle évolution n'avait été introduite.
15:42Elle créerait une insécurité contractuelle sans précédent,
15:45constituerait un tournant dans l'histoire du modèle français de liberté d'enseignement
15:49et n'apporterait rien de plus à la protection de l'enfance.
15:53Enfin était abandonnée la mesure visant à obliger les prêtres catholiques
15:56à enfreindre le secret de la confession dans les cas de pédocriminalité.
15:59Bien évidemment, au-delà des questions propres à l'enseignement privé,
16:02la question du secret de la confession traitée à l'article 9 est un autre point d'achoppement important
16:07qui mérite un débat sérieux, un débat serein,
16:10sur l'efficacité concrète de cette mesure
16:12et sur l'atteinte aux libertés de culte et de conscience qu'elle pourrait constituer.
16:15Initialement rédigée pour lutter contre la pédocriminalité,
16:18la copie était pleine de hors-sujets,
16:20comme pour mieux permettre à l'État Big Brother et Anticlérical
16:22de resserrer son emprise sur la liberté d'enseignement.
16:29Passons à présent à l'actualité en bref en France.
16:35Le casting pour la présidentielle avec cette fois un trotskiste.
16:39Lundi, le cheminot et syndicaliste Anas Kazib a annoncé sa candidature.
16:43Délégué syndical de Sudrail à la gare du Bourget en Seine-Saint-Denis,
16:46il sera candidat pour Révolution Permanente, un parti né d'une scission avec le NPA.
16:50Les fondateurs de Révolution Permanente critiquaient un rapprochement du NPA avec la France Insoumise.
16:55Anas Kazib avait déjà tenté une candidature à l'élection présidentielle de 2022,
16:59mais avait échoué à obtenir les 500 signatures, n'obtenant que 160 parrainages.
17:04Il sera une nouvelle fois difficile d'obtenir les précieux sésames.
17:08Un furet qui ne fait plus fureur.
17:09Les librairies Furet du Nord et Décitres ont été placées en redressement judiciaire.
17:13Le groupe Nozoli, maison mère des enseignes, a été placé en redressement lundi par le tribunal de commerce de Lille
17:18-Métropole.
17:19L'entreprise emploie environ 600 salariés et possède 27 librairies,
17:2318 Furet du Nord et 9 Décitres, principalement dans le Nord, le Pas-de-Calais, l'Île-de-France et
17:28l'Auvergne-Rhône-Alpes.
17:29Nozoli, qui a réalisé 150 000 euros de chiffre d'affaires en 2025, avait annoncé cette procédure la semaine dernière.
17:35Un plan de restructuration est attendu, avec des risques pour l'emploi.
17:40Repentance, nouvel épisode.
17:42Ce mardi, Emmanuel Macron a reçu à Paris le président du Rwanda, Paul Kagame,
17:45pour inaugurer un mémorial en hommage aux victimes du génocide perpétré contre les Tutsis en 1994.
17:50Il y a 10 chutes contradictoires de la part d'Emmanuel Macron,
17:52qui avait affirmé que la France n'avait pas été complice des génocidaires,
17:56et qu'il n'y avait donc pas lieu de présenter d'excuses.
17:58De son côté, Paul Kagame ne cessait de mettre en cause la France.
18:02Réapparition mystérieuse d'un primate aux eaux de Beauval dans le Loir-et-Cher.
18:05Il s'agit d'un tamarin lion doré volé et retrouvé après 11 ans.
18:09Cette femelle présonnée Slatka, volée en 2015 au zoo parc avec 16 autres petits primates,
18:14a été identifiée grâce à sa puce électronique après avoir été découverte chez un particulier en Slovaquie en 2023.
18:20Le vol, estimé à 200 000 euros, n'a jamais été élucidé.
18:23L'espèce, très menacée, compte seulement environ 4 800 individus à l'état sauvage.
18:28Le zoo s'est dit à la fois immensément joyeux, et triste pour les autres singes toujours disparus.
18:37L'actualité internationale en bref.
18:43L'IA entre en force en bourse.
18:45En tropique, l'éditeur des modèles d'IA, Claude, a déposé de manière confidentielle son dossier d'introduction en bourse
18:51auprès du régulateur boursier américain, la SEC.
18:54La start-up a vu sa valorisation tripler en trois mois pour atteindre 965 milliards de dollars,
19:00après une levée de fonds de 65 milliards.
19:03Ses revenus ont fortement accéléré, passant à un chiffre d'affaires annualisé de 47 milliards de dollars contre 14 milliards
19:10en février.
19:11Le nombre d'actions et le prix d'introduction n'ont pas encore été fixés.
19:17Le Canada tire la tronche.
19:19Le pays d'Amérique du Nord chute au classement des meilleurs pays et se place désormais derrière les Etats-Unis.
19:24Le Canada a ainsi fortement reculé dans le classement annuel Best Countries de US News,
19:30à prendre avec des pincettes donc, passant de la quatrième place en 2024 à la 19ème en 2025,
19:36juste derrière les Etats-Unis, 18ème.
19:38Avec une nouvelle méthodologie fondée sur des données qualifiées d'objectifs, gouvernance, économie, santé, infrastructure,
19:46le pays affiche des faiblesses notables en développement économique, gouvernance et environnement.
19:50Le changement démographique et ethnique qui a bouleversé le pays en quelques années a pu payer sur cet effondrement.
19:57La Suisse, elle, conserve la première place pour la quatrième année consécutive.
20:03La Chine ne connaît pas la crise.
20:05Selon un rapport de l'OCDE publié lundi, 60% des gains de part de marché mondial des entreprises chinoises
20:11s'expliquent par les aides publiques qu'elles ont reçues.
20:14Concrètement, les pouvoirs publics chinois soutiennent tellement leur industrie
20:18que les concurrents peuvent difficilement rivaliser.
20:21Le rapport s'intéressait à divers acteurs, qu'il s'agisse de l'automobile, de l'acier ou encore des
20:26télécommunications.
20:27En France, une telle politique n'est pas possible, car contraire aux traités européens.
20:33Le Japon frappé par une violente tempête.
20:36Mardi, au moins 9 blessés ont été recensés alors qu'une violente tempête tropicale remonte le long de la côte
20:42japonaise
20:43et se dirige vers Tokyo.
20:44Près de 50 000 foyers sont privés d'électricité et des centaines d'avions sont immobilisés.
20:49A Miyazaki, ville d'environ 400 000 habitants, les domiciles ont été évacués.
20:53L'agence météorologique japonaise a mis en garde contre des vagues de fortes amplitudes,
20:58de possibles glissements de terrain ou d'inondations.
21:05Ce soir, choc du monde. Merci de votre fidélité. À demain.
21:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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