- il y a 2 jours
A la une de cette édition : info et contre info sur la guerre au Proche-Orient. Trump menace, Téhéran riposte et le ministre français Barrot dit que c’est bientôt fini.
Nous reviendrons ensuite sur le projet d’autonomie corse, actuellement débattu en commission à l’Assemblée nationale.
Et enfin, nous évoquerons la proposition de loi sur les violences scolaires. En plein scandale du périscolaire parisien, le texte comprend un volet entier sur… l’école privée.
Nous reviendrons ensuite sur le projet d’autonomie corse, actuellement débattu en commission à l’Assemblée nationale.
Et enfin, nous évoquerons la proposition de loi sur les violences scolaires. En plein scandale du périscolaire parisien, le texte comprend un volet entier sur… l’école privée.
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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:16Infos et contre-infos sur la guerre au Proche-Orient.
00:19Trump menace, Téhéran riposte et le ministre français Barraud dit que c'est bientôt fini.
00:24Nous reviendrons ensuite sur le projet d'autonomie Corse, actuellement débattu en commission à l'Assemblée nationale.
00:31Et enfin, nous évoquerons la proposition de loi sur les violences scolaires.
00:34En plein scandale du périscolaire parisien, le texte comprend un volet entier sur l'école privée.
00:44Une guerre partie pour durer, c'est en tout cas ce qui semble se dessiner au Proche-Orient avec au
00:50milieu le Liban, victime collatérale.
00:52En attendant peut-être la suite.
00:53Un accord est à portée de main et l'Iran et les Etats-Unis doivent désormais tout faire pour le
00:58conclure car la situation est insoutenable.
01:02Pour avoir la bonne information, écoutez Jean-Noël Barraud.
01:05Généralement, il dit l'inverse.
01:07Interrogé sur France 2, ce 2 juin, le ministre des Affaires étrangères français a évoqué un accord à portée de
01:13main.
01:14Un haut responsable iranien jugeait, quelques heures plus tôt, qu'au contraire, une reprise du conflit était inévitable.
01:20Ces positions contradictoires illustrent la fragilité des pourparlers en cours pour mettre fin aux hostilités au Proche-Orient.
01:27Dans la bouche du ministre français semble se confondre désir et réalité et croyance dans les prophéties autoréalisatrices.
01:36L'imminence de cet accord, c'est ce que nous appelons de nos voeux, puisque, je le dis, cette situation
01:43ne fait que des perdants,
01:44à commencer par l'Iran et les Etats-Unis, mais jusqu'à nous, puisque nous subissons de plein fouet les
01:49conséquences de cette guerre que nous n'avons pas choisie.
01:51Nous appelons donc les deux parties à se mettre d'accord pour que ce détroit d'Ormouz puisse réouvrir, que
01:57la circulation maritime puisse reprendre.
01:59Une guerre qu'il n'a pas choisie, mais le cas d'Orsay n'a jamais condamné l'agression américaine.
02:04Le ministre Barraud, lui, s'en mêle les pinceaux ou alors il ne sait tout bonnement pas de quoi il
02:09parle.
02:10En effet, on parle d'un personnel politique très limité.
02:13Benjamin Haddad, son ministre délégué de l'Europe, rattaché donc à Barraud,
02:18avait ainsi montré l'étendue de ses lacunes devant les caméras de quotidien dans les couloirs du Parlement européen.
02:34Alors que le gouvernement français s'est inquiété d'une prétendue menace iranienne,
02:38il aurait probablement été de bon ton de situer ce pays sur une carte.
02:43En attendant de renvoyer ce petit personnel politique à l'école,
02:46Paris insiste également sur le fait que le Liban ne doit pas devenir une victime expiatoire des négociations irano-américaines,
02:54alors que les attaques israéliennes sur le Liban se poursuivent malgré une trêve fragile.
03:00Du côté iranien, le ton est nettement plus martial.
03:03Mohamed Shafar Asadi, adjoint du commandement interarmé Katam al-Anbiya,
03:08a déclaré à la télévision d'État que les États-Unis exigèrent une capitulation totale,
03:12que la nation iranienne refuserait toujours, et d'ajouter, je cite,
03:16« sans capitulation, la guerre est inévitable, donc nous attendons et la guerre ne nous fait pas peur ».
03:22Ses propos interviennent alors que les discussions entre Téhéran et Washington piétinent.
03:27L'Iran, conditionnant tout accord durable à un cesser le feu effectif au Liban,
03:31ce qu'Israël ne veut pas, et ce que la Maison-Blanche ne semble pas décider à imposer à son
03:37allié.
03:37Au cœur de ces tensions, Donald Trump multiplie les messages contradictoires.
03:42Le président américain aussi entre optimisme affiché,
03:45affirmant sur Trou Social que ça s'annonce bien,
03:48et que des négociations avancent rapidement,
03:50et des interventions plus pressantes, voire menaçantes.
03:54Il aurait récemment qualifié Benjamin Netanyahou de fou,
03:58dans des propos rapportés par le média américain Axios,
04:00repris notamment en France par RTL,
04:03et cela lors d'un appel du reprochant de compromettre les pourparlers avec l'Iran par son escalade au Liban.
04:10Trump a annoncé avoir obtenu des promesses d'apaisement entre Israël et le Hezbollah,
04:15y compris un refus de frapper Beyrouth,
04:16mais les échanges de tirs se sont poursuivis dans le sud du Liban,
04:20avec des frappes israéliennes et des revendications d'attaques par le Hezbollah.
04:24Cette volatilité du discours américain renforce la méfiance iranienne,
04:27nourrie par une longue histoire de rupture d'engagement,
04:29et surtout par un début de conflit qui s'est fait alors même que les partis étaient en pleine négociation.
04:37Les négociations indirectes se heurtent à des exigences maximalistes des deux côtés,
04:43capitulation pour les uns, cessation complète des hostilités et levée des pressions pour les autres.
04:47Le Liban cristallise lui une grande partie des difficultés,
04:50malgré les annonces américaines de cessation mutuelle des attaques,
04:55les affrontements quotidiens continuent, compliquant tout accord plus large.
04:59La France, comme d'autres acteurs européens, appelle à la diplomatie et à une solution globale,
05:05respectant la souveraineté libanaise.
05:07Le poids de Paris et Bruxelles est nul dans ce dossier,
05:11et rappelle un peu les limites qu'ont pu avoir les diplomaties françaises comme européennes dans le dossier ukrainien.
05:16Une sortie de l'histoire, et quelques sorties tantôt bellicistes, tantôt pour la paix,
05:21mais avec comme constance aucun résultat, jamais.
05:25Dans ce contexte, l'espoir d'une désescalade rapide semble précaire.
05:30Le risque pour l'administration républicaine aux manettes
05:33pourrait même être, à moyen terme, de s'être créé son propre Afghanistan
05:37et faire de l'héritage Trump une sorte de leg à la George Bush.
05:46L'autonomie de la Corse est une réforme constitutionnelle.
05:49Pour l'encadrer, tel est le projet actuellement débattu à l'Assemblée
05:52et qui fera l'objet d'un marathon législatif et politique dans les semaines à venir.
05:57Nicolas de Lamberterie.
05:58Un énième débat sur le statut de la Corse.
06:02Depuis les années 80 et les premiers actes dits de décentralisation,
06:08il est des sujets qui reviennent à intervalles régulières sur la table de la politique française
06:13et le statut de certaines régions, en particulier la Corse, fait assurément partie de ces sujets.
06:20Depuis les vagues de violences politiques qui ont commencé dans les années 1970,
06:25de maigres concessions ont été faites aux revendications nationalistes corse,
06:30même si elles n'ont pas toutes abouti.
06:32L'évolution institutionnelle la plus significative a été la création de la collectivité territoriale de Corse en 2018,
06:40gouvernée par les nationalistes corses qui avaient déjà pris la région en 2015.
06:45Malgré tout, la satisfaction relative aux compétences de cette collectivité n'a été que mitigée
06:51et les velléités des nationalistes corses de voir le statut de la collectivité corse évoluer,
06:57n'ont pas diminué.
06:58Le président de la République s'était d'ailleurs engagé en 2023 à ce qu'une évolution du statut soit
07:04mise en œuvre.
07:05C'est pourquoi le moment que nous vivons impose une véritable reconnaissance.
07:11Pour sortir du face-à-face, il faut épouser la complexité de cette histoire et ouvrir une page nouvelle.
07:18Je suis favorable à ce qu'une nouvelle étape soit franchie.
07:22Et c'est donc près de trois ans plus tard que ce sujet commence seulement à être débattu en commission
07:28parlementaire.
07:29L'objectif est de faire voter non pas une simple loi,
07:32mais une réforme constitutionnelle qui évoquerait une notion de communauté corse.
07:38Un pari risqué, étant donné que le vote d'une réforme constitutionnelle nécessite un vote au 3e du Congrès,
07:45c'est-à-dire Assemblée nationale et Sénat réunis,
07:48alors que les LR, dominateurs au Sénat, constituent le fer de lance à l'opposition au projet.
07:54Néanmoins, la réforme constitutionnelle est jugée comme indispensable par les représentants autonomistes,
08:00étant donné qu'une loi pourrait se voir aisément censurée par le Conseil constitutionnel.
08:05Il faut bien comprendre qu'aujourd'hui, dans ce pays, la constitution n'est pas un texte qui protège nos
08:11libertés locales.
08:13C'est une camisole de force.
08:14C'est le verrou suprême d'un État ultra-jacobain.
08:17Chaque fois qu'une région, que ce soit la Corse, la Bretagne, le Pays Basque ou encore l'Alsace,
08:22c'est de respirer, de faire vivre sa culture, de protéger ses habitants,
08:25le Conseil constitutionnel sort son grand coup près, l'article premier,
08:29« République inindivisible ».
08:30J'ai deux exemples en tête.
08:32L'exemple de 91, une loi qui reconnaît l'existence du peuple corse,
08:35comme composante du peuple français, ce qui était un symbole fort, on peut le dire,
08:39et une bonne première étape.
08:41Sensure immédiate du Conseil constitutionnel,
08:42ou encore 2021, la loi MOLA, qui était une véritable avancée pour nos langues dites régionales.
08:49Une loi transpartisante, une loi votée démocratiquement par les députés.
08:53La réforme constitutionnelle, c'est très clairement, c'est le seul moyen d'empêcher Paris de censurer nos identités.
08:59La notion de communauté corse permettrait notamment de mettre en place des mesures favorisant les résidents de la Corse,
09:05en particulier dans l'accession aux logements et aux fonciers,
09:09étant donné que la région subit une très importante pression foncière du fait de son attrait touristique.
09:16Une situation qui fait que de nombreux Corses ne parviennent plus à se loger dans leur région d'origine.
09:21Ils ne sont pas d'ailleurs les seuls, la Savoie ou dans une certaine mesure la Bretagne,
09:26ayant également connu ce phénomène.
09:28Malgré tout, la plupart des autonomistes et fédéralistes restent frustrés par le fait que,
09:34selon eux, l'absence d'autonomie fiscale des collectivités fait que leur marge de manœuvre politique reste des coquilles vides.
09:42Il y a un angle mort absolu, il ne prévoit aucune véritable autonomie fiscale et financière.
09:48Il faut être très clair. Une autonomie sans ressources, propre, c'est une coquille vide.
09:53L'État nous dit, tenez, on vous donne le volant, mais très clairement, les clés de la pompe à essence,
09:58c'est Bercy qui les garde.
10:00Vous avez une voiture, mais il n'y a pas d'essence dedans. Comment on avance ?
10:03Ça, c'est tout le problème de ce pays.
10:04Pour regarder ce qui se fait à côté de chez nous, le contre-exemple parfait, la Suisse,
10:08sur les cantons qui lèvent leur propre impôt, qui fixent l'impôt sur revenu et aussi l'impôt sur la
10:12société.
10:12Et ils les gèrent en fonction de leurs besoins réels, leurs tissus économiques.
10:16Et ensuite, bien sûr, ils versent une part à l'État fédéral.
10:19C'est tout à fait normal.
10:20Et c'est une vraie responsabilisation aussi des politiques.
10:23On ne pourra plus derrière crier sur Paris tous les jours,
10:27parce que c'est en local où on devra gérer.
10:29On fera aussi des erreurs, mais ce seront nos erreurs.
10:32Et c'est là bien l'importance.
10:34C'est tant qu'on n'aura pas la maîtrise de nos impôts,
10:36on restera dans une relation de tutelle et de mendicité financière face à Paris.
10:41Le débat à l'Assemblée nationale devrait avoir lieu mi-juin
10:45et ensuite être voté dans les mêmes termes par le Sénat, a priori à l'automne 2026.
10:51Si cette étape difficile est franchie,
10:53alors le projet de réforme constitutionnelle pourra être soumis au vote du Congrès.
10:58Autant d'étapes délicates qui interviendront dans un contexte explosif,
11:03avec l'agenda de la présidentielle à venir d'autre part
11:06et la crise économique consécutive à la guerre du Proche-Orient d'autre part.
11:10Et avec le en même temps macronien jusqu'au bout,
11:14difficile de prévoir quelles utilisations politiques seront faites de ce dossier sensible.
11:19La brise venue du large n'a peut-être pas fini de porter une odeur de poudre sur l'île
11:25de beauté.
11:29La République protège ses enfants à sa manière.
11:32Lundi, l'Assemblée a adopté une proposition de loi sur les violences en milieu scolaire.
11:37L'école privée est dans le viseur.
11:39Renaud de Bourleuf.
11:39L'État prétend s'attaquer à la pédocriminalité.
11:42Sa première cible, devinez, l'école privée.
11:45Lundi, une proposition de loi visant à protéger les enfants
11:48et à lutter contre les violences en milieu scolaire a été adoptée à l'Assemblée nationale.
11:51Le texte a été rédigé après les travaux de la commission d'enquête parlementaire
11:54lancée à la suite de l'affaire Betaram.
11:56La proposition de loi a été portée par les députés,
11:58des renaissances Violette Spilbou et LFI Paul Vannier.
12:01Parmi les mesures adoptées, on trouve d'abord une reconnaissance par la nation des violences
12:06subies par les enfants dans le cadre scolaire et périscolaire, un sujet particulièrement
12:09ancré dans l'actualité avec les scandales autour des établissements parisiens.
12:13Également dans les éléments respectés pour les écoles, les valeurs de la République,
12:17des valeurs nullement définies et qu'on imagine à l'arbitraire du juge et des autorités de l'État,
12:22avec une sensibilité qui s'accrira avec trois petits points.
12:25Vient ensuite l'interdiction explicite des châtiments corporels et des traitements
12:28dits humiliants envers les élèves.
12:30Enfin, les personnels, aussi bien les enseignants que les intervenants et les bénévoles,
12:34doivent fournir un certificat d'honorabilité lors de leur recrutement,
12:38attestation d'absence de condamnation pénale ou d'inscription au fichier judiciaire automatisé
12:42des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes.
12:44Un certificat renouvelé tous les trois ans et tous les deux ans pour les internats.
12:48La proposition de loi s'intéresse de très près à l'enseignement privé sous contrat
12:51et si le texte a été adopté à l'unanimité,
12:53il a fallu le purger de quelques mesures jugées trop agressives ou intrusives.
12:57C'est ainsi que le député RN du Loir-et-Cher, Roger Chudot,
13:00a dénoncé un détournement d'une cause pour attaquer l'enseignement privé.
13:03Nous exprimons cependant les plus vives réserves, s'agissant des articles 7 à 9,
13:07qui selon nous sont complètement étrangers au sujet central et unique de la proposition de loi,
13:13à savoir la protection des enfants et la lutte contre les violences scolaires.
13:16Car en effet, ces articles n'ont plus pour objet les enfants ou les élèves,
13:20mais prennent littéralement pour cible l'enseignement privé sous contrat à l'association.
13:24Nous ne percevons pas le rapport qui lirait jusque dans la loi
13:28la lutte contre la violence et l'enseignement privé spécifiquement désigné.
13:32La version finale maintient la création d'un conseil académique de l'enseignement privé
13:35pour renforcer le pilotage et le suivi par l'État.
13:38De plus, le texte instaure un contrôle pédagogique, administratif et financier,
13:42obligatoire tous les cinq ans pour tous les établissements privés sous contrat.
13:45Un renforcement des contrôles qui pose une contradiction évoquée par Roger Chudot
13:49comme par le député Eliott Charles de Courson.
13:51Car la violence scolaire s'exerce évidemment aussi bien dans les établissements publics,
13:55et ceci quasi quotidiennement, que dans les établissements privés sous contrat et hors contrat.
14:00Dois-je rappeler qu'elle s'exerce aussi dans les activités périscolaires municipales,
14:03comme le démontre le scandale qui depuis des mois touche Paris notamment.
14:07Alors pourquoi inclure dans cette PPL de protection des enfants
14:10des articles exclusivement dédiés au renforcement des contrôles de l'enseignement diocésain ?
14:15N'est-ce pas induire, laisser entendre, suggérer que ce serait surtout dans les établissements catholiques
14:21que se trouverait la source principale des violences dont autres victimes les élèves ?
14:25Pourquoi on fixe dans la loi la fréquence des contrôles ?
14:29Est-ce que dans le public, il y a la fréquence des contrôles ?
14:34Et est-ce que vous avez même les moyens, monsieur le ministre,
14:37de contrôler tous les établissements primaires, publics ou privés, tous les ans ?
14:44Tous les ans !
14:45Et s'il y a un internat, c'est tous les ans.
14:50S'il y a un internat, c'est tous les ans.
14:52Une mesure a été abandonnée, le renouvellement périodique des contrats d'association.
14:56De quoi faire peser une véritable épée de Damoclès sur les établissements scolaires sous contrat.
14:59Le député UDR de la Marne, Maxime Michelet, a dénoncé une remise en cause déguisée de la liberté de l
15:04'enseignement.
15:05Mais un point plus important encore suscite notre inquiétude.
15:07La semaine passée en commission, le groupe UDR a été le seul à pointer du doigt la discrète mais radicale
15:12transformation
15:13des contrats simples et d'association en contrats à durée déterminée.
15:18Sans que la loi n'en précise la récurrence ou les conditions,
15:22abandonnant ces modalités au champ réglementaire du ministère,
15:24la proposition de loi introduirait ainsi une profonde évolution de la nature des contrats
15:30qui lient les établissements d'enseignement privé à l'État.
15:33Depuis 1959 pour les contrats d'association et depuis 1971 pour les contrats simples,
15:39jamais telle évolution n'avait été introduite.
15:42Elle créerait une insécurité contractuelle sans précédent,
15:45constituerait un tournant dans l'histoire du modèle français de liberté d'enseignement
15:49et n'apporterait rien de plus à la protection de l'enfance.
15:53Enfin était abandonnée la mesure visant à obliger les prêtres catholiques
15:56à enfreindre le secret de la confession dans les cas de pédocriminalité.
15:59Bien évidemment, au-delà des questions propres à l'enseignement privé,
16:02la question du secret de la confession traitée à l'article 9 est un autre point d'achoppement important
16:07qui mérite un débat sérieux, un débat serein,
16:10sur l'efficacité concrète de cette mesure
16:12et sur l'atteinte aux libertés de culte et de conscience qu'elle pourrait constituer.
16:15Initialement rédigée pour lutter contre la pédocriminalité,
16:18la copie était pleine de hors-sujets,
16:20comme pour mieux permettre à l'État Big Brother et Anticlérical
16:22de resserrer son emprise sur la liberté d'enseignement.
16:29Passons à présent à l'actualité en bref en France.
16:35Le casting pour la présidentielle avec cette fois un trotskiste.
16:39Lundi, le cheminot et syndicaliste Anas Kazib a annoncé sa candidature.
16:43Délégué syndical de Sudrail à la gare du Bourget en Seine-Saint-Denis,
16:46il sera candidat pour Révolution Permanente, un parti né d'une scission avec le NPA.
16:50Les fondateurs de Révolution Permanente critiquaient un rapprochement du NPA avec la France Insoumise.
16:55Anas Kazib avait déjà tenté une candidature à l'élection présidentielle de 2022,
16:59mais avait échoué à obtenir les 500 signatures, n'obtenant que 160 parrainages.
17:04Il sera une nouvelle fois difficile d'obtenir les précieux sésames.
17:08Un furet qui ne fait plus fureur.
17:09Les librairies Furet du Nord et Décitres ont été placées en redressement judiciaire.
17:13Le groupe Nozoli, maison mère des enseignes, a été placé en redressement lundi par le tribunal de commerce de Lille
17:18-Métropole.
17:19L'entreprise emploie environ 600 salariés et possède 27 librairies,
17:2318 Furet du Nord et 9 Décitres, principalement dans le Nord, le Pas-de-Calais, l'Île-de-France et
17:28l'Auvergne-Rhône-Alpes.
17:29Nozoli, qui a réalisé 150 000 euros de chiffre d'affaires en 2025, avait annoncé cette procédure la semaine dernière.
17:35Un plan de restructuration est attendu, avec des risques pour l'emploi.
17:40Repentance, nouvel épisode.
17:42Ce mardi, Emmanuel Macron a reçu à Paris le président du Rwanda, Paul Kagame,
17:45pour inaugurer un mémorial en hommage aux victimes du génocide perpétré contre les Tutsis en 1994.
17:50Il y a 10 chutes contradictoires de la part d'Emmanuel Macron,
17:52qui avait affirmé que la France n'avait pas été complice des génocidaires,
17:56et qu'il n'y avait donc pas lieu de présenter d'excuses.
17:58De son côté, Paul Kagame ne cessait de mettre en cause la France.
18:02Réapparition mystérieuse d'un primate aux eaux de Beauval dans le Loir-et-Cher.
18:05Il s'agit d'un tamarin lion doré volé et retrouvé après 11 ans.
18:09Cette femelle présonnée Slatka, volée en 2015 au zoo parc avec 16 autres petits primates,
18:14a été identifiée grâce à sa puce électronique après avoir été découverte chez un particulier en Slovaquie en 2023.
18:20Le vol, estimé à 200 000 euros, n'a jamais été élucidé.
18:23L'espèce, très menacée, compte seulement environ 4 800 individus à l'état sauvage.
18:28Le zoo s'est dit à la fois immensément joyeux, et triste pour les autres singes toujours disparus.
18:37L'actualité internationale en bref.
18:43L'IA entre en force en bourse.
18:45En tropique, l'éditeur des modèles d'IA, Claude, a déposé de manière confidentielle son dossier d'introduction en bourse
18:51auprès du régulateur boursier américain, la SEC.
18:54La start-up a vu sa valorisation tripler en trois mois pour atteindre 965 milliards de dollars,
19:00après une levée de fonds de 65 milliards.
19:03Ses revenus ont fortement accéléré, passant à un chiffre d'affaires annualisé de 47 milliards de dollars contre 14 milliards
19:10en février.
19:11Le nombre d'actions et le prix d'introduction n'ont pas encore été fixés.
19:17Le Canada tire la tronche.
19:19Le pays d'Amérique du Nord chute au classement des meilleurs pays et se place désormais derrière les Etats-Unis.
19:24Le Canada a ainsi fortement reculé dans le classement annuel Best Countries de US News,
19:30à prendre avec des pincettes donc, passant de la quatrième place en 2024 à la 19ème en 2025,
19:36juste derrière les Etats-Unis, 18ème.
19:38Avec une nouvelle méthodologie fondée sur des données qualifiées d'objectifs, gouvernance, économie, santé, infrastructure,
19:46le pays affiche des faiblesses notables en développement économique, gouvernance et environnement.
19:50Le changement démographique et ethnique qui a bouleversé le pays en quelques années a pu payer sur cet effondrement.
19:57La Suisse, elle, conserve la première place pour la quatrième année consécutive.
20:03La Chine ne connaît pas la crise.
20:05Selon un rapport de l'OCDE publié lundi, 60% des gains de part de marché mondial des entreprises chinoises
20:11s'expliquent par les aides publiques qu'elles ont reçues.
20:14Concrètement, les pouvoirs publics chinois soutiennent tellement leur industrie
20:18que les concurrents peuvent difficilement rivaliser.
20:21Le rapport s'intéressait à divers acteurs, qu'il s'agisse de l'automobile, de l'acier ou encore des
20:26télécommunications.
20:27En France, une telle politique n'est pas possible, car contraire aux traités européens.
20:33Le Japon frappé par une violente tempête.
20:36Mardi, au moins 9 blessés ont été recensés alors qu'une violente tempête tropicale remonte le long de la côte
20:42japonaise
20:43et se dirige vers Tokyo.
20:44Près de 50 000 foyers sont privés d'électricité et des centaines d'avions sont immobilisés.
20:49A Miyazaki, ville d'environ 400 000 habitants, les domiciles ont été évacués.
20:53L'agence météorologique japonaise a mis en garde contre des vagues de fortes amplitudes,
20:58de possibles glissements de terrain ou d'inondations.
21:05Ce soir, choc du monde. Merci de votre fidélité. À demain.
21:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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