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  • il y a 4 heures
Cette semaine dans I-Média retrouvez Floriane Jeannin et Jean-Yves Le Gallou

📌Introduction I-Média

L’image de la semaine : Sojasun, produits Bolloré, les médias font la pub et le boycott !
Sojasun en pub sur BFMTV et France TV tandis que des antennes publiques listent les marques à boycotter liées à Bolloré. Que dit l’Arcom ? Où se situe la ligne entre information, militantisme et promotion masquée ?

Le dossier du jour : Garrido vs Consigny, les chiffres derrière le clash:
Au‑delà de la joute télé: que disent réellement les études sur l’impact économique de l’immigration selon les périmètres retenus

Les pastilles de l’info :

Patrick Cohen célébré sur le service public
Canicules et “incivilités”:
Climat clash — le choc des saisons:
Pigasse, Trump et le Venezuela : ponts inattendus de la finance et de la géopolitique
La Baule débordée par la violence importée de Nantes
Le “Cambriolage du Louvre”, bientôt au cinéma ?

🔴 Conclusion

Portrait piquant : Jean‑Michel Décugis, entre fake news et culture pop du crime.



🏷️ Lien utile : https://www.polemia.com/les-veritables-raisons-et-objectifs-de-lintervention-americaine-au-venezuela/


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00:22Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau numéro d'e-média en compagnie de Jean
00:28-Yves Legallou.
00:28Bonjour Jean-Yves.
00:30Alors Jean-Yves, notre programme cette semaine, il est très simple, on va revenir sur un média qui a fait
00:36de la publicité déguisée et un autre qui a fait un appel au boycott un peu moins déguisé, vous allez
00:42voir.
00:43Et puis notre dossier cette semaine reviendra sur le clash chaud entre Raquel Garrido et M. Charles Consigny qui se
00:51sont écharpés sur l'immigration jusqu'à ce que M. Consigny quitte le plateau.
00:55Bien sûr, il y aura les pastilles de l'information comme vous en avez l'habitude.
01:00Notre portrait piquant cette semaine sera une rediffusion du portrait de M. Jean-Michel Décugis que vous connaissez bien parce
01:07qu'il est tristement célèbre dans immédiat.
01:10Si le programme vous plaît d'ores et déjà, je vous le rappelle, il est essentiel de cliquer sur le
01:14pouce en l'air.
01:14Vous pouvez également laisser un commentaire, ça se passe juste en dessous.
01:18Et puis vérifiez que vous êtes bien abonné à la chaîne de TVL.
01:20On se retrouve tout de suite après la virgule.
01:25Sur BFM TV, une marque a eu la possibilité de faire étalage de sa propagande.
01:32Et je vous propose peut-être de regarder un rapide extrait vidéo du sujet de BFM TV.
01:38C'est la marque Sojasun.
01:40Vous allez voir.
01:41Des streamers de la mouvance masculiniste qui se font troller par une marque de Sojas.
01:45C'est LA pub qui circule sur les réseaux sociaux ces derniers jours.
01:49Je veux que je devienne une égérie homme Sojas.
01:51Vous pensez vraiment que je vais représenter les gens qui bouffent ça là ?
01:53Mais on n'en a rien à... de votre marque de Sojas !
01:56L'idée part de l'expression homme Sojas qui est très utilisée par les masculinistes.
02:00Tu passes ton temps sur les réseaux sociaux, tu ne fais pas de sport.
02:02Les hommes deviennent des hommes Sojas, des hommes françaises tout simplement.
02:04J'ai rarement vu un aliment qui déclenche des réactions aussi disproportionnées.
02:09C'est probablement le seul ingrédient au monde qui est devenu une insulte dans certaines sphères.
02:14Et donc on s'est dit, c'est quand même une marque qui s'appelle Sojasun.
02:17S'il y a une marque qui peut, qui a la légitimité de remettre un petit peu l'église au
02:22milieu du village
02:22et de dire au monde que non seulement cette insulte n'a absolument aucun sens,
02:27mais à l'inverse qu'un homme Soja, c'est un homme génial,
02:30qui est un peu instrui, qui sait ce que c'est que le Soja et pourquoi est-ce qu'il
02:33faut en manger.
02:34C'était une opportunité créative magnifique.
02:36Et c'est là que la marque Sojasun, qui vend des produits végétariens,
02:40a décidé de prendre le contre-pied en demandant à des influenceurs virilistes
02:43de devenir leur égérie un super-héros bodybuildé qui mange du soja.
02:48Sojasun versus masculiniste.
02:50Ils détestent le soja, mais ils ont fait notre promo.
02:52On a donc eu cette idée de troller gentiment les masculinistes.
02:56Et on a utilisé en fait les méthodes, même de ces gens-là,
02:59qui utilisent beaucoup Internet, qui utilisent beaucoup le troll.
03:02On a décidé de l'utiliser pour un petit peu les prendre à leur propre jeu.
03:08Il n'y a pas de raison que cette sphère-là ait une visibilité telle
03:13et puisse porter des propos aussi ridicules que celui de l'homme Soja.
03:18Donc en fait, s'ils le font de façon très vocale et très visible,
03:20on a le droit à une réponse, on a le droit à une prise de parole,
03:23on a le droit d'avoir une opinion également.
03:25Sur les réseaux sociaux, la publicité a pris de l'ampleur,
03:28atteignant jusqu'à 22 millions de vues sur TikTok.
03:31Un homme soja, c'est un homme génial, nous dit donc la seule personne
03:38qui réagit dans cette vidéo officiellement sans avoir un floutage sur la figure,
03:44à savoir la directrice générale de l'agence qui fait la pub de Sojasun.
03:49Donc ce n'est pas tout à fait non-orienté comme profil.
03:52Tout ça ressemble quand même fortement à de la publicité déguisée.
03:55Alors Jean-Yves, que dit l'ARCOM sur la publicité déguisée ?
03:59Eh bien, on déclare ceci, la publicité est dite clandestine lorsqu'un programme présente
04:03des biens, services ou marques en dehors des écrans publicitaires,
04:06dans un but publicitaire et non informatif.
04:09Elle est interdite.
04:10– Et en cas de mise en cause, l'ARCOM nous explique également
04:13qu'il examine le contexte, à savoir la mise en avant d'une marque,
04:16d'un produit, d'un caractère promotionnel, d'une répétition, d'une valorisation,
04:20d'une absence de signalétique, de contreparties éventuelles.
04:24Et ces éléments ressortent de ces décisions contentieuses.
04:28Bon, beaucoup de choses pour se couvrir et pour dire que, en gros,
04:33BFM TV a le droit de faire ce qu'ils font, mais c'est assez malhonnête, non ?
04:38– Bah, c'est-à-dire, d'abord, ils font de l'idéologie,
04:40puisque c'est l'apologie de l'homme soja, qui est un peu…
04:44– L'homme tout mou, qui n'est pas très désirable, quoi.
04:47– Voilà, ça, je vous laisse la responsabilité du propos.
04:50– Je vous le dis.
04:50– Voilà, bon.
04:52Donc, vous avez compris, si vous êtes un homme soja, c'est pas la peine de…
04:56– Faut pas être des femmes soja non plus, d'ailleurs.
04:58– Voilà, faut pas être des femmes soja non plus.
04:59Bon, bref, donc il y a un côté idéologique, quand même.
05:02Ils peuvent justifier ça.
05:03Et puis derrière, effectivement, on promeut une marque,
05:08donc il y a peut-être des contreparties, on ne le saura pas.
05:13Mais en tout cas, on ne voit pas clairement que la femme qui parle
05:19est une agence de publicité, ou la représentante d'une agence de publicité.
05:24Ça, on le voit pas, on comprend.
05:25– Il y a un bandeau assez rapide et très petit.
05:27– Il est peu visible.
05:28– Il est peu visible, oui, tout à fait.
05:30– Il devrait rester en permanence.
05:32– C'est ce qui m'a poussée à me renseigner un peu plus sur cette personne.
05:35Alors bon, vous allez me dire, chers téléspectateurs, en fait,
05:37BFM TV, quelque part, c'est privé qu'ils aient des accointances
05:41avec telle ou telle marque.
05:42Bon, pourquoi pas.
05:43Mais ce qui est un peu plus choquant, c'est quand c'est le service public
05:45qui fait ce genre de manœuvre, de manipulation, j'allais dire.
05:49Et là, on a France Info qui a appelé au boycott de produits.
05:54Ils appellent au boycott de Sky Joe, de Blanc Manger Coco,
05:58du 6 qui prend et aussi de jeux vidéo.
06:01Je vous laisse regarder la vidéo de France Info également
06:04parce qu'elle est assez fameuse.
06:06– Donc à l'origine, il n'y a pas de lien avec Vincent Bolloré,
06:09mais effectivement, en France, il est vendu par le groupe Hachette
06:12qui a été racheté en 2023 par le milliardaire ultraconservateur.
06:17Ce n'est pas le seul jeu de société concerné.
06:19Le Blanc Manger Coco ou le 6 qui prend font aussi partie
06:22via le groupe Hachette de la galaxie Bolloré.
06:25Et puis, si on élargit aux jeux vidéo, par exemple,
06:28vous connaissez peut-être Asphalt, Dungeon Hunter, Disney, Dreamlight Valley.
06:32Eh bien, ils sont tous développés par le studio Gameloft,
06:34une filiale de Vivendi qui appartient, elle aussi, à Vincent Bolloré.
06:38Alors là, ce qui est intéressant, c'est qu'on a une énumération de produits
06:41ou de jeux vaguement produits par des filiales de Vincent Bolloré.
06:46mais c'est dans le but de faire un appel au boycott de ces jeux
06:50qui sont d'ailleurs formidables.
06:52Moi, je fais une petite promo pour le Sky Joe, le 6 qui prend.
06:55Et Blanc Manger Coco, c'est très rigolo.
06:58Tout le monde y a joué une fois et personne ne rit pas à ce jeu.
07:02Donc, c'est assez fou.
07:04Qu'est-ce que vous en pensez, vous, Jean-Livre ?
07:06Si vous voulez, Bolloré, c'est un empire économique
07:09qui s'est développé tout à fait indépendamment
07:12de son activité actuelle sur ces news,
07:16qui est la partie la plus controversée,
07:18ou sur la reprise de Grasset.
07:20Et donc, on essaye de jeter le discrédit
07:24sur des choses qui n'ont absolument aucune connotation politique
07:28et qui existaient bien antérieurement
07:31aux reprises de ces sociétés par le groupe de Bolloré.
07:38Bon, et donc, indirectement, effectivement,
07:41c'est un appel au boycott.
07:42Pas sûr que ça marche, d'ailleurs,
07:44puisqu'il y a quelques années,
07:45il y a eu un appel au boycott de Tesla
07:47à cause de Musk.
07:51Et comme Tesla est une voiture
07:53qui reste extrêmement performante,
07:57eh bien, Tesla continue de se développer.
08:00L'appel au boycott n'a pas marché.
08:02– Voire même, parfois, ça déclenche des ventes.
08:04– Voire, parfois, ça déclenche des ventes.
08:05Et si ces jeux sont des bons jeux,
08:10ils continueront de se vendre.
08:12Mais on voit que l'ARCOM pourrait reprendre,
08:19parce que l'appel au boycott,
08:21c'est un appel au boycott implicite.
08:24Ce n'est pas un appel au boycott explicite.
08:25– Oui, oui, oui, c'est France TV.
08:26Ils font attention tout de même.
08:27– Et de même, la publicité clandestine,
08:30l'ARCOM devrait réagir ou pourrait réagir.
08:33Mais l'ARCOM ne réagit pas
08:36pour ce qui est des dérapages politiquement corrects.
08:39Un dérapage politiquement correct
08:40par rapport à ses normes.
08:43– Ça ne la regarde pas.
08:45– L'ARCOM ne bougera pas.
08:46– Et notre dossier du jour
08:50est consacré à l'énorme clash
08:52entre Charles Consigny et Raquel Garrido.
08:55C'était sur le plateau de BFM TV
08:57avec toujours nos deux présentateurs,
09:00dont Olivier Truchot,
09:01que j'aime particulièrement en ce moment.
09:03Vous allez voir,
09:04et qui ricanent d'ailleurs de ce clash.
09:08Je vous propose de regarder des petites sélections d'extraits
09:11et on en reparle juste après.
09:13– Il y aura moins de malades
09:14parce qu'il y a moins d'immigrés.
09:15– Oui, absolument, madame Garrido,
09:17mais c'est une réalité.
09:17– Mais vous racontez n'importe quoi, en fait.
09:19– Mais le trafic de carte vitale est une réalité.
09:22– Mais ouvrez les yeux, mais ouvrez les yeux.
09:24– Les virus, en fait, circulent sur les gens
09:26en fonction de leur nationalité.
09:27– Allez voir à l'hôpital comment ça se passe.
09:29– Mais vous êtes tombés sur la tête, j'ai un consigné.
09:30– On prend la carte vitale de quelqu'un d'autre.
09:32– On est à trois sur une carte vitale,
09:34on revient en France uniquement pour se faire soigner.
09:37– Qu'est-ce que je vais vous raconter ?
09:37– Mais c'est la réalité factuelle.
09:40Il y a des gens, ils viennent…
09:41– La réalité, je vais vous la raconter, moi, si vous voulez.
09:42– Attendez, attendez, attendez, attendez.
09:43– Vous avez parlé deux tiers de l'émission.
09:45– Pas en même temps, pas en même temps.
09:46– Ça, c'est ce que je sais, de quoi je parle, moi.
09:48– Le meeting de Raquel…
09:49– Moi, mes parents n'habitent pas en France.
09:51– Stop !
09:51– Ma famille n'habite pas en France.
09:52– Moi, je vais vous raconter…
09:53– Mais ça ne vous donne pas forcément plus raison.
09:54– Attendez, attendez, attendez.
09:55– Écoutez un petit peu…
09:57– Le meeting de Raquel Garido…
09:58– Le meeting de Raquel Garido…
09:58– …parler des Français, des immigrés, des étrangers,
10:01dans leur dos…
10:01– Je m'en vais sinon.
10:02– Bah, allez-y !
10:03– Non, non, non, non, non…
10:05– Soit décider, s'il vous plaît.
10:06– Soit décider, s'il vous plaît.
10:06– Soit décider, s'il vous plaît.
10:07– Soit je me casse.
10:08– Non, non, mais…
10:09– Non, non, mais…
10:10– Non, mais vous ne faites pas comme ça.
10:11– On n'est pas au comité central.
10:12– Ne me prenez pas d'eau !
10:13– Non, mais alors, attendez.
10:14Vous aviez prêté serment pour la courtoisie.
10:17– Je vous en supplie.
10:17– Pour la courtoisie, là, c'est raté.
10:19– Voyons un peu sérieux, là.
10:20– C'est vous, la connerie,
10:20vous avez expliqué qu'il y avait des malades en France
10:22et d'un coup des immigrés.
10:24C'est très bien que s'il n'y avait plus d'immigrés dans ce pays,
10:27nous ne serions pas mieux soignés pour autant.
10:29Et que vous puissiez dire ça.
10:30– C'est de la blague, là.
10:30– On est au tête de guignols, là.
10:32– C'est vous, le guignol.
10:33Sauf que votre guignolerie, elle provoque de la haine,
10:36elle provoque des politiques publiques de xénophobie.
10:39Et il n'y aura pas un seul patient mieux soigné
10:43grâce à des gens comme vous.
10:44– C'est fini, merci Charles Consigny.
10:45– Charles s'en va.
10:46– À demain, bien sûr.
10:48Merci à tous.
10:49– Alors, ça vaut s'y faire un peu dans tous les sens,
10:51mais vous avez saisi l'essentiel.
10:53Alors, Jean-Yves, il s'écharpe, en fait,
10:55sur le coût de l'immigration
10:57et notamment en fin d'émission sur les conséquences
11:01sur le système de sécurité sociale
11:04et le système hospitalier français.
11:07Peut-être, je vous laisse présenter un petit graphique de Vanguard
11:12et faire un commentaire général sur ce qu'on vient de voir.
11:15– Alors, oui, le premier commentaire,
11:16c'est que Mme Garrido veut empêcher l'expression de la réalité.
11:21Le réel n'a pas droit de citer, le réel est interdit
11:24et donc elle monte en gamme, elle monte en voie
11:27pour couvrir les propos raisonnables et modérés de M. Consigny
11:33pour interdire, l'objectif, c'est d'interdire le réel.
11:36– Il est vrai qu'il est imposante, par ailleurs.
11:39– Je vous laisse la responsabilité du propos qui est limite grossophobe.
11:43Attention, attention, attention, là je serai intransigeant sur le rappel à l'antenne.
11:49Et donc, il y a des études nombreuses qui ont été faites sur le coût de l'immigration
11:53et il y a un consensus, c'est regroupé ici dans ce tableau de Vanguard,
11:59il y a un consensus sur un coût qui est à mon avis d'ailleurs
12:01plutôt plus élevé que ce qui est indiqué sur tous ces tableaux
12:06qui sont des hypothèses généralement prudentes,
12:08mais il y a un coût de l'immigration dans le domaine social,
12:12c'est incontestable, c'est un fait et c'est un fait dont on doit pouvoir parler.
12:17– La deuxième remarque…
12:18– 30 à 50 milliards d'euros par an selon diverses études
12:22et qui ont été regroupées par Marc Vanguard
12:24qui fait toujours un travail, on le rappelle, d'analyse et de statistiques assez remarquable.
12:28– Voilà, alors la deuxième remarque qu'on peut faire,
12:33c'est sur l'attitude de Charles Consigny
12:38qui tient la position assez calmement,
12:42à la fin il part mais bon, le débat n'a plus grand sens au moment où il parle,
12:46il tient bien la position, il ne s'excuse pas, il tient bien la position.
12:49Ça mérite d'être noté parce que Charles Consigny,
12:52c'est un homme qui appartient, on peut dire,
12:55aux 200 familles de l'État français,
13:00il est secrétaire de la conférence pour les avocats,
13:04il est en vue, il est d'une famille très centriste on va dire.
13:09Voilà, et il a soutenu Madame Pécresse aux dernières élections présidentielles,
13:13ce qui n'est quand même pas la marque d'un extrémisme.
13:15Oui, alors de droite si vous voulez, bon, voilà.
13:18Donc, mais il tient la position dont acte.
13:21Voilà, et ça c'est assez intéressant parce que c'est nouveau
13:24que l'intimidation de la gauche, l'intimidation politiquement correcte,
13:30elle commence à avoir du mal à toujours bien fonctionner.
13:34– Alors Jean-Yves, vous aviez la volonté d'exposer un cas assez similaire,
13:40finalement, et qui serait souhaitable selon Madame Garrido,
13:44avec M. Driss van Langenhove.
13:46– Alors, M. Driss van Langenhove,
13:49c'est toujours difficile de prononcer les noms flamands,
13:52est un militant identitaire flamand, donc à cheval sur les Pays-Bas flamands
13:58et les Pays-Bas Néandes-Irlandes, les Pays-Bas,
14:04et qui a été condamné par un tribunal belge de manière absolument extraordinaire
14:14parce qu'il y a deux attendus dans la condamnation.
14:17Première attendue, M. Langenhove a dit des choses exactes, vraies…
14:24– Sur des preuves scientifiques et des statistiques,
14:26cela ne change rien à l'intention criminelle.
14:29– Voilà, c'est-à-dire qu'il a donné des choses,
14:31des preuves vraies du coup de l'immigration,
14:34en termes social, en termes de délinquance,
14:37le juge dit, c'est exact.
14:39Mais, il avait une intention hostile à l'immigration,
14:44donc c'est un appel à la haine,
14:46et donc c'est condamnable et c'est criminalisable.
14:50Voilà.
14:50Et M. Langenhove a déjà été condamné à de la prison pour ça,
14:53là il échappe à la prison.
14:55Mais, si vous voulez, vous voyez la logique judiciaire,
14:57c'est vrai, mais c'est criminel de le dire.
15:02Voilà.
15:02Alors là, c'est la justice, la justice belge qui le dit,
15:07mais on peut avoir des procès assez comparables en France.
15:10– Un petit point sur Patrick Cohen,
15:15qui était l'invité dans Quelle époque de Léa Salamé.
15:19Je vous propose d'écouter comment est-ce qu'elle fait
15:21le portrait de son collègue du service public.
15:25On écoute ça tout de suite.
15:26– Mais pour l'heure, c'est l'un des journalistes les plus respectés.
15:30Observatoire acéré, précis, rigoureux de notre vie politique
15:33depuis près de 40 ans, et je dirais aussi…
15:34– 40 ans ?
15:35– Ben ouais, ça fait 40 ans.
15:36Mais ça fait 40 ans qu'il n'a pas envie qu'on le dise, mais oui.
15:40Je dirais aussi courageux,
15:42parce que vous n'avez pas peur de défendre vos opinions, Patrick.
15:45Même quand vous savez que ceux qui vous combattent
15:47ne vous louperont pas, vous y allez.
15:49Et vous y allez coûte que coûte.
15:50Vous n'avez jamais peur.
15:51Et rien que pour ça, moi, je trouve que…
15:53Voilà, vous ne faites aucun compromis avec vos convictions.
15:56– Merci.
15:57– C'est étonnant quand même un journaliste
15:58qui est là pour avoir des convictions
16:00plutôt que pour avoir de distribuer de l'information.
16:03– Oui, tout à fait.
16:04Mais ils sont entre eux, là.
16:06– Oui.
16:06– Ils sont entre eux.
16:07Alors, honnêtement, c'est très drôle…
16:09– Le baisse-main et le brossage de babouche, quoi.
16:11– C'est très drôle, cette séquence,
16:13parce que pour une bonne partie de l'opinion,
16:17Patrick Cohen, il est considéré comme arrogant,
16:22suffisant et méchant.
16:23Parce qu'il est méchant.
16:25Il a été méchant dans l'affaire de Crépole.
16:28Il a été méchant dans l'affaire de Quentin Doranque.
16:32Et, si vous voulez, à un point tel
16:34que ça lui a fait manquer les bobards d'or.
16:36La dernière cérémonie des bobards d'or,
16:38il a été en finale, mais il a été battu
16:40parce que les électeurs, enfin le public,
16:43qui a choisi un bobard drôle,
16:46un bobard sur les protéines,
16:47parce que le bobard méchant, ça ne leur a pas plu.
16:52Voilà.
16:53C'est ça.
16:54Mais, pour Madame…
16:56– Madame Salamé…
16:57– Salamé, c'est Dieu sur terre.
16:59– Napothéose.
17:00– Napothéose.
17:01– Évidemment, ce qui préoccupe tous les médias en ce moment,
17:06c'est la canicule.
17:08Et ce qui va nous intéresser, nous, dans Immédiat,
17:11ce sont les incivilités liées à la chaleur.
17:14Parce que figurez-vous que de nombreuses bouches à incendie
17:17ont été vandalisées.
17:19Alors, le 20h de France Télévisions nous indique
17:21que c'est pour se rafraîchir en pleine rue.
17:23« Bon, moi, je ne me rafraîchis pas comme ça quotidiennement en pleine rue. »
17:29Et alors, il continue en disant que cette pratique est interdite
17:31par la loi, dangereuse, et qu'elle agace les pompiers.
17:34Elle agace.
17:35Oh là là, c'est vraiment agaçant.
17:37Je pense que les pompiers sont quand même un peu plus énervés que ça,
17:40si je puis me permettre.
17:41Et surtout, c'est interdit, dangereux et coûteux.
17:44Ça, il faudrait quand même le rappeler.
17:46D'autant plus que, me semble-t-il, l'eau est une ressource extrêmement précieuse,
17:50sauf quand elle est répandue comme ça par…
17:53– Certains jeunes issus de l'immigration.
17:55– Certains jeunes issus de l'immigration, tout à fait.
17:57On continue sur ce champ lexical que les médias ont adopté, visiblement.
18:02BFMTV, on s'amuse comme on peut.
18:04« L'ouverture des bouches à incendier un jeu qui peut s'avérer dangereux. »
18:08C'est-à-dire que BFMTV, là, en plus, fait gentiment dans la pédagogie.
18:12On est sur le champ lexical de s'amuser, de jouer.
18:15C'est-à-dire l'innocence, l'enfance.
18:16– Alors qu'on est dans la délinquance.
18:18On est dans la délinquance, c'est-à-dire la dégradation de biens publics
18:21et de biens publics assurant la sécurité.
18:26Parce que s'il y a un incendie qui se déclare dans ces quartiers
18:30et que l'incendie se déploie,
18:32parce qu'il y aura eu un problème d'accès à l'eau pour les pompiers,
18:36on mettra en cause les mêmes, mettront en cause les pompiers
18:39qui n'auront pas su réagir assez vite ou assez bien.
18:41Alors qu'on a saboté au préalable leur instrument de travail.
18:46– Alors le mieux, peut-être, ça a été lu de Stain,
18:50Souleymane Baradji, qui a dit
18:52« Je me suis rendu sur place à Stain pour comprendre l'ouverture de la bouche incendie.
18:56Les enfants m'expliquent qu'ils ne vont plus à la piscine
18:59parce qu'il n'y a pas de toboggan, pas d'animation à la piscine de Stain. »
19:04Alors ça, c'est quand même vraiment fameux, quoi,
19:07de justifier le crime alors qu'en plus on le sait très bien
19:12dans ces quartiers prioritaires…
19:14– On déverse de l'argent public.
19:17– On déverse de l'argent public.
19:17– On déverse de l'argent public.
19:19Regardez cette piscine splendide, etc.
19:22– Il y a une piscine olympique qui vient d'être construite.
19:24– Mais rien ne suffit.
19:26– Rien ne suffit. Rien n'est trop beau.
19:28– Mais rien n'est suffisant.
19:30– Rien n'est suffisant, exactement.
19:32Et alors pendant ce temps-là, on laisse des litres d'eau se déverser de la sorte.
19:37Du côté des bobos parisiens, il y a eu d'autres types d'incivilités,
19:42à savoir des plongeons depuis le canal Saint-Martin
19:45sur les petits pontons qui surplombent ce canal.
19:48Et là, il y a eu quand même vraiment un certain nombre de personnes
19:52qui se sont dit qu'ils allaient sauter comme ça dans ce canal.
19:56La police a dû intervenir.
19:58Et là encore, on déclare ceci.
19:59On comprend que ce soit festif, mais c'est dangereux à Paris.
20:03Opération anti-plongeons sur le canal Saint-Martin.
20:06Moi, je me pose une question.
20:07Comment peut-on être respecté quand on parle ainsi ?
20:10On infantilise totalement les adultes et on les déresponsabilise d'une certaine façon.
20:14Alors, le mot incivilité, en l'occurrence, couvre deux choses très différentes.
20:19Dans le cas des bornes à incendie, on a une dégradation.
20:25Et on a une dégradation dangereuse, dangereuse et coûteuse.
20:30Bon, dans le cas des gens qui sautent du haut du canal Saint-Martin…
20:36– Alors même que c'est interdit.
20:38– Alors même que c'est interdit, donc on va dire que c'est très mal.
20:41Mais ils prennent leurs risques.
20:45Ils font un petit plongeon.
20:46Bon, à priori, ils ont pris leurs risques.
20:49L'eau est peut-être plus ou moins propre.
20:51J'en sais rien.
20:52Mais ils ne mettent en cause qu'eux-mêmes…
20:56– Que leurs propres personnes.
20:56– Que leurs propres personnes.
20:57Ils ne nuisent pas.
20:59S'il y a un incendie au bord du canal,
21:02ça n'empêchera pas les pompiers de venir l'éteindre.
21:04Voilà, donc on met sur le même mot « incivilité »
21:08des choses qui sont quand même assez…
21:11– Différentes.
21:11– Différentes.
21:12Et effectivement, en l'occurrence,
21:13ce n'est pas tout à fait le même public,
21:15puisque d'un côté, il y a des jeunes de banlieue,
21:18et de l'autre, il y a des bobos parisiens.
21:22Voilà, adolescents peut-être un peu prolongés, je ne sais pas.
21:26– Oui, sans doute, c'est une belle façon de le dire.
21:29Alors, l'ami Sotarelle me permet de faire un petit parallèle,
21:32si vous le voulez bien, intéressant.
21:33avec le SDJ, le syndicat des journalistes
21:39de la rédaction nationale de France Télévisions,
21:41qui a publié cette tribune.
21:44Il condamne fermement l'agression de deux journalistes de France 2,
21:48ce matin, lors d'un reportage à Grenoble,
21:51dans le quartier Mistral, au lendemain des tristes fusillades,
21:55dont vous avez entendu parler évidemment, chers téléspectateurs.
21:58Et là, ce qui est intéressant, c'est que les journalistes condamnent
22:02quand il y a des violences qui les touchent, eux, directement.
22:06Mais alors, quand ce sont des incivilités qui touchent les Français,
22:10il n'y a jamais de condamnation.
22:12Fin du parallèle, mais je trouve que c'était intéressant.
22:18C'est un peu le choc des saisons en ce moment,
22:21puisqu'il y a moins de 10 jours, on nous expliquait que la mi-mai
22:26était dans le top 10 des plus froides saisons en France depuis 1945.
22:33Et puis, on nous explique maintenant que la vague de chaleur
22:38qui touche la France est particulièrement terrible actuellement,
22:44qu'il y a un changement climatique effrayant.
22:46Enfin bon, bref, toute la dialectique, vous la connaissez aussi bien que moi,
22:49chers téléspectateurs.
22:50Et ce qui est amusant, d'une certaine façon, c'est France Info
22:55qui a fait cet article quand même pour se plaindre du fait
22:59que depuis cette vague de chaleur qui touche la France depuis quelques jours,
23:02les scientifiques du climat et les journalistes météo
23:05subissent des menaces et des insultes au quotidien.
23:08Et ils ont même trouvé un docteur en agroclimatologie
23:13qui vient témoigner des violences qu'il subit avec ses collègues
23:18dans l'exercice de leur travail.
23:20Bon, je voudrais bien des captures d'écran en ce qui me concerne.
23:23Jean-Yves, un petit commentaire.
23:25– Il se comporte comme des…
23:27– Alors, c'est vrai, d'abord, il a fait très froid et il fait très chaud.
23:31Ça s'appelle des écarts météorologiques.
23:33Bon, il y en a toujours eu.
23:34C'est vrai, ces deux-là sont assez forts
23:36parce qu'il a vraiment fait très froid pour la saison
23:39et il fait très chaud pour la saison.
23:40Ça, c'est vrai.
23:41Mais les journalistes météo et entre guillemets les climatologues
23:47se comportent comme des propagandistes.
23:50Ils ne remettent pas les choses en perspective
23:53ou ils insistent toujours dans un sens qui leur va bien.
23:58Et donc, comme propagandistes, ils sont critiqués.
24:01Je trouve que c'est plutôt un bon réflexe de la part des gens
24:04d'avoir un minimum d'esprit critique.
24:06– Alors, cet article de 20 minutes va vous intéresser, Jean-Yves,
24:11parce qu'il est titré de la façon suivante.
24:14« Calicule », on vous explique cette technique utilisée
24:16pour désinformer sur les cartes météo.
24:19Et puis, en exergue, on met cette citation de Evelyne Délia,
24:24qui était présentatrice météo.
24:26« Il n'est pas question de faire peur ».
24:28– Ah ben, ça nous rassure.
24:30– Ça nous rassure.
24:30– Ça nous rassure.
24:31– Alors, elle vient nous aider à décrypter les couleurs des cartes météo,
24:34parce que figurez-vous qu'en Angleterre,
24:38on utilise une échelle officielle qui couvre les températures
24:43de moins 55 degrés Celsius à plus 55 degrés Celsius,
24:48ou peut-être ce sont des Fahrenheit,
24:50mais je pense que là, c'est plutôt des Celsius.
24:52– Non, c'est Celsius, oui, Celsius.
24:54Assez large, hein ?
24:56– Exactement, oui, oui.
24:57– C'est très, très large.
24:58– Et donc, c'est une échelle qui reste constante tout au long de l'année.
25:02En France, avec Météo France,
25:05il y a un autre choix qui a été fait pour les couleurs.
25:09Les couleurs, elles sont là pour refléter l'écart
25:13avec les températures normales, moyennes de saison.
25:18C'est-à-dire que ce n'est pas du tout la même chose.
25:19On n'a pas des couleurs pour représenter la chaleur qu'il fait vraiment.
25:23On a des couleurs pour affoler dès qu'il y a un écart
25:26avec les moyennes de saison.
25:29Et évidemment, ça a toute son importance dans l'analyse,
25:32puisque les journalistes se documentent sur Météo France,
25:35les chaînes se documentent sur Météo France.
25:37Et donc, avec ce biais cognitif-là,
25:39on en vient avec des cartes qui sont rouges,
25:42Bordeaux, Litvin, alertes rouges,
25:44au secours, en fer et tout va cramer quoi.
25:46– Alors, ce qui est vrai, c'est qu'il y a un réchauffement climatique.
25:51Mais ce qui est contestable, c'est que ce soit catastrophique.
25:55Et ce qui est contestable aussi, parce que ce n'est pas du tout le consensus scientifique,
26:00c'est le consensus scientifique de ceux qui parlent,
26:02c'est que ce soit d'origine, exclusivement d'origine anthropique.
26:06– Anthropique, voilà.
26:07– Mais c'est la DOXA, quoi.
26:09C'est la DOXA, même s'il y a un certain nombre de prix Nobel de physique,
26:12et pas des moindres, qui disent que c'est plus compliqué que ça.
26:16– Oui, voilà, ça peut être une période aussi de dérèglement.
26:20– Si vous regardez l'histoire courte ou l'histoire longue,
26:23il y a en permanence des changements climatiques,
26:26et même à l'époque de l'an 1000,
26:28il y a eu une grande période de prospérité,
26:30précisément parce qu'il y avait une période chaude.
26:33– Alors non, Jean-Yves ne peut pas vous laisser dire ça,
26:35parce que sur France Info, ils ont trouvé une experte,
26:38une climatologue qui déclare ceci,
26:40si on va vers un monde de 2 degrés plus chaud vers 2050,
26:46on ne peut pas exclure que la pire vague de chaleur possible à Paris
26:50atteigne 50 degrés.
26:53Tout ça est un flou artistique et un gloubi-boulga absolument fabuleux.
26:57– Alors, cette madame…
26:59– Vers 2050, 2 degrés, 50 degrés…
27:01– Alors, si vous voulez, Madame Valérie Masson-Delmotte,
27:05c'est l'experte climat officielle qui est tout le temps invitée,
27:10parce qu'elle est tout le temps alarmiste.
27:12Son métier, c'est d'alarmer, voilà.
27:14Elle nous fait un peu ce qu'ont fait les covidistes de plateau
27:20il y a 4-5 ans, bon voilà, donc on alarme.
27:24Mais c'est bon, la peur ça fait vendre.
27:26La peur ça fait vendre et ça permet ensuite de polariser idéologiquement
27:31la question sur le climat, ce qui évite de parler d'autres sujets.
27:35Tout ça est très bien.
27:36Il y a un intérêt idéologique et un intérêt commercial à faire ça.
27:40– Ok, parfait.
27:40Et c'est donc évidemment une bonne vedette de l'été pour France Info,
27:44vous vous en doutez, chers téléspectateurs.
27:47Mathieu Pigasse, figurez-vous qu'il a rencontré Donald Trump à la Maison Blanche
27:54et pas pour n'importe quelle raison.
27:57Je vous explique tout ça.
27:58Le banquier d'affaires français, c'est un article du Wall Street Journal
28:01qui a été un peu repris dans la presse française,
28:05mais pas tant et pas par tout le monde, vous allez voir.
28:07Donc il était invité à une projection privée du documentaire de Melania Trump à la Maison Blanche.
28:14Il était invité avec qui d'autre ?
28:17Avec des invités quand même prestigieux.
28:19Il y avait des dirigeants du secteur technologique comme Tim Cook d'Apple,
28:24mais aussi Mike Tyson, Donald Trump lui-même évidemment.
28:29Et donc lui, c'était un invité assez peu commun finalement,
28:33inhabituel à ce genre d'événement.
28:34Il venait au nom de Centerview qui est une de ses structures en France
28:40pour faire du business aux États-Unis.
28:44Et que s'est-il passé à la suite de cette invitation avec Donald Trump ?
28:49C'est que Mathieu Pigasse a été engagé au Venezuela
28:53pour redresser les finances du Venezuela et faire revenir des investisseurs.
28:58Donc c'est restructuration de dettes de 150 milliards de dollars.
29:03Donc il joue là maintenant clairement dans la cour des grands, notre Mathieu Pigasse.
29:08C'est ce qu'on peut dire, c'est ce qu'on peut appeler avoir décroché un méga contrat.
29:14Jean-Yves, peut-être un premier commentaire sur cet état de fait ?
29:17Alors Mathieu Pigasse en fait, c'est un petit millionnaire de gauche.
29:21Pas du tout un milliardaire.
29:23Un petit socialiste, voilà.
29:24Un petit caviar.
29:25Alors, il a trouvé déjà une première filière pour gagner de l'argent.
29:29Les médias.
29:29C'est les médias de service public qui donnent des marchés à sa société, à ses sociétés,
29:36ce qui lui permet de se développer.
29:39On a vu avec le rapport à l'oncle que sur les 4 milliards de France Télévisions,
29:44il y avait un milliard qui était balancé à des sociétés privées dont celle de Pigasse.
29:49Mais là, il change de dimension puisque si une de ces sociétés restructure la dette du Venezuela
29:56à hauteur de 150 milliards, quand on restructure une dette de 150 milliards,
30:00il y a quelques milliards qui tombent de la table.
30:03Il y a quelques miettes qui tombent de la table.
30:05Donc, il va peut-être changer de dimension.
30:08Alors, pourquoi il fait ça ?
30:10Ben, si vous voulez, il est à la connexion du capital et du socialisme.
30:16Et aussi à la connexion entre la gauche et l'extrême-gauche française et le Venezuela.
30:23Et les partis d'extrême-gauche américains, le mouvement sud-américain, le mouvement chaviste.
30:29Donc, il est là à l'interconnexion du capital et du communisme tropical.
30:36– Et d'ailleurs, la presse d'extrême-gauche, Jean-Yves, n'en a absolument pas parlé.
30:44Je rappelle quand même à toute fin utile que cette collaboration nouvelle
30:50entre Mathieu Pigasse et la dette du Venezuela
30:53intervient juste 5 mois après l'opération d'enlèvement de Nicolas Maduro.
30:59Bon, la gauche, là, se bouche le nez.
31:02Pierre Sautarelle a vérifié.
31:04Edouard Plenel, Daniel Schneiderman, Usul, Blast France Street Press,
31:09Hakim Omery.
31:10Là, il n'y a rien qui sort.
31:12Tout le monde ne dit rien.
31:13Et surtout, respire un peu plus loin
31:15parce que ça ne doit pas forcément leur plaire non plus.
31:17– Alors qu'en fait, c'est aussi une connivence indirectement avec Trump
31:21puisque le pouvoir actuel au Venezuela est issu de Chavez et de Maduro,
31:29mais avec l'aval de l'administration Trump.
31:34– Et puis, il veut se présenter au président français.
31:36– Oui, c'est ce qu'il dit.
31:37– Oui, tout à fait.
31:38– Il le répète là un petit peu.
31:39– Plus on est de fous, plus on rit.
31:44– Durant le week-end de la Pentecôte,
31:47la Baule a littéralement débordé.
31:49Il y a eu une rixe impliquant plusieurs dizaines de jeunes,
31:54enfin un fort attroupement tout de même,
31:56qui ont un peu fissuré le décor de rêve,
32:00le décor de luxe, de aisée familiale
32:03qui est habituellement celui de la Baule.
32:06Je vous propose de regarder la vidéo rapidement.
32:08– Alors, Jean-Yves, il y a peut-être deux choses à dire.
32:36C'est les déclarations de Franck Louvrier
32:40qui a déclaré à qui voulait bien l'entendre sur tous les médias.
32:43Nous subissons les conséquences directes de l'explosion
32:46de la délinquance dans la métropole nantaise.
32:49En effet, depuis qu'il y a des liaisons ferroviaires rapides avec Nantes,
32:54vous vous doutez bien qu'il y a eu une explosion
32:56de fréquentation de la Baule, mais aussi une explosion évidemment
33:00de la criminalité qui est associée à la fréquentation
33:05de ce genre de site.
33:07Et je vous laisse faire peut-être le commentaire
33:11sur qui sont les personnes qui posent problème en réalité.
33:14Parce que là, on a des jeunes en fait.
33:15– Bah écoutez, vous avez des floutés, je crois.
33:18– Oui, alors en fait, la presse, quand ils ont choisi d'en parler,
33:22ils ont pris des captures d'écran de cette vidéo
33:24qui est assez floue en fin de compte,
33:26mais qu'on peut tout à fait exploiter assez facilement.
33:29il y a des tas de logiciels maintenant
33:30qui permettent d'améliorer les images.
33:33Et quand on clarifie l'image, on retire le floutage,
33:37on voit un déferlement d'hommes majoritairement
33:40et des hommes arabo-africains.
33:43– Voilà, ce sont les faits.
33:46Ce sont les faits.
33:47Des fois on demande qu'est-ce que c'est qu'un immigré inassimilé
33:52ou un immigré inassimilé hostile, c'est ça.
33:57– Ça ressemble à un canard, ça marche comme un canard.
33:59– Mais voilà, c'est ça.
34:01Alors voilà, c'est la réalité, voilà.
34:04Bien sûr, tous les gens issus de l'immigration, de la Bôle,
34:10ne font pas forcément ça.
34:11Mais en tout cas, il y a une minorité qui le fait, voilà.
34:16– Le cambriolage du Louvre sera-t-il bientôt au cinéma ?
34:21Eh bien, ce n'est plus une question que l'on peut se poser.
34:24C'est une réalité, visiblement, puisque ce spectaculaire cambriolage
34:29qui a occupé les titres des journaux pendant quelques jours,
34:34eh bien, va être porté à l'écran, nous annonce France Info,
34:37par le cinéaste Romain Gavras.
34:40Gavras, pardonnez-moi, j'ai écorché son nom.
34:43Toujours est-il que je vous propose d'écouter Jean-Michel Décugis,
34:48qui est grand reporter aux Parisiens,
34:50et Nicolas-Charles Torrent, qui est rédacteur en chef à Paris Match,
34:55qui s'exprime à propos de cette nouvelle que l'on vient d'apprendre.
34:59Vous allez voir, c'est assez incroyable.
35:02On s'attendait à ce que ce soit Arsène Lupin.
35:04Le Louvre, pour être à la hauteur du Louvre, il faut être Arsène Lupin en France.
35:08Et donc, quand on n'est pas Arsène Lupin, il y a un truc qui cloche.
35:09Doudou Crosbitum, en 2006, je crois, il inaugure sa chaîne YouTube.
35:13En 2006, il faut se rendre compte que YouTube s'est inauguré en 2005.
35:17C'est un pionnier.
35:18C'est un des premiers influenceurs de France, en fait.
35:21Et sur sa bécane, il fait le tour de Paris en roue arrière sur le périph.
35:24Et donc, quand on découvre ça le 25 octobre, tout le monde se moque de lui.
35:29Mais en fait, Arsène Lupin, si Maurice Leblanc l'avait inventé aujourd'hui, il aurait probablement les traits de Doudou
35:35Crosbitum.
35:35Parce que c'est un mec flamboyant qui fait jouer les enfants, qui fait rire les mamans, qui porte les
35:40courses des vieilles dames à Aubervilliers.
35:41Tout le monde l'adore.
35:42Les rappeurs parlent de lui dans les chansons.
35:46Voilà, c'est un mec flamboyant.
35:47Abdoulaye N, alias Doudou Crosbitum.
35:50C'est le grand remplacement d'Arsène Lupin.
35:53Oui, pour le moins.
35:54C'est le grand remplacement d'Arsène Lupin.
35:56Jean-Michel Décugis ne s'exprime pas durant la vidéo, mais il avait fait un article dans Le Parisien avec
36:03un portrait un peu de Doudou Crosbitum.
36:06Il est surnommé Doudou Crosbitum ou encore la légende du motocross.
36:10Derrière ses alias, un certain Abdoulaye N, 39 ans aujourd'hui, un ancien gamin d'Aubervilliers.
36:16Oh, un gamin d'Aubervilliers, c'est mignon ça.
36:19Il a fait rêver des générations d'adolescents depuis ses premières vidéos à la fin des années 2000,
36:24diffusées sur YouTube et Dailymotion, jusqu'à ses stories contemporaines sur TikTok.
36:29Voilà, Jean-Michel Décugis, toujours, c'est jamais le dernier à aller favoriser ce qui…
36:35Je vous montre une photo quand même de Doudou Crosbitum aussi, chers téléspectateurs,
36:38que vous ayez un peu la vision, quoi, du personnage…
36:43Alors, Décugis, il est formidable. Il a été plusieurs fois titulaire des Bobards d'Or
36:49et notamment il a réalisé quand même un Bobard absolument magistral,
36:53puisqu'il avait prétendu avoir retrouvé en Écosse…
36:58Xavier Dupont de Ligonnès.
36:59Xavier Dupont de Ligonnès.
37:07Et c'est pour ça qu'il continue d'avoir du crédit,
37:10parce qu'il multiplie les affabulations et les mensonges
37:13dans le sens politiquement correct.
37:15Donc, il continue d'avoir du crédit,
37:17il continue d'être une personnalité reconnue du Parisien…
37:23Journal de M. Arnaud.
37:25– Ah, ça alors ?
37:26– Ça alors ?
37:26– Enfin bon.
37:27On a quand même deux journalistes complètement boboisés jusqu'à la moelle
37:31qui sont fascinés par Doudou Crosbitum de base,
37:35une espèce de pauvre youtubeur moisi qui faisait des roues avant quoi.
37:39Enfin, c'est merveilleux.
37:41C'est du grand niveau de journalisme.
37:47Et voilà, on est arrivés à la fin de cette édition d'Immédiat.
37:50Merci à tous de nous avoir suivis.
37:51On ne se quitte pas tout de même sans le portrait piquant
37:54consacré à M. Jean-Michel De Cugis.
37:56Il mérite…
37:56– Et il le mérite.
37:57– Il le mérite.
37:58– Cet office là.
37:59J'espère que cette émission vous a plu.
38:02Si vous voulez soutenir un peu Immédiat,
38:05n'hésitez pas à cliquer sur le pouce en l'air si ce n'est pas déjà fait.
38:08Je vous le rappelle toujours en fin d'émission.
38:10C'est le dernier moment pour le faire.
38:12Et puis, vous pouvez laisser un commentaire.
38:13Ça aide vraiment l'algorithme.
38:15Et puis, vérifiez aussi que vous êtes bien abonnés à notre chaîne.
38:19On se dit à très vite sur TVL.
38:20Portez-vous bien.
38:22Les fake news, les fausses nouvelles, vous connaissez.
38:26Aujourd'hui, nous faisons le portrait de M. Fake News,
38:30alias Jean-Michel De Cugis du Parisien.
38:33Né en 1966 à Lunel, il démarre sa carrière au Figaro.
38:38Passé par ITV et par le magazine Le Point,
38:42il est depuis 2017 grand reporter police-justice au Parisien.
38:49Auteur de nombreux ouvrages, il l'est aussi d'innombrables bévues.
38:55Prenons-en quelques-unes.
38:56La première infox remonte à 2010.
38:59Dans un dossier du point, De Cugis interroge une femme de polygame de Montfermeil,
39:05Bintou, 32 ans, et la troisième épouse d'un malien.
39:09Le journaliste revient en détail sur son entrevue.
39:12Je cite.
39:13« C'est une jeune femme au joli visage, légèrement scarifiée de chaque côté des yeux.
39:19Elle ne peut pas partir car elle n'a pas de travail, pas de maison, pas de famille. »
39:24Sauf que Bintou n'existe pas.
39:27Le journaliste a été piégé par Abdel, un fixeur qui s'est fait passer pour Bintou.
39:32Deuxième bidonnage.
39:33Après les attentats perprétés par l'islamiste Mohamed Merah,
39:38Mister Fake News rédige un article indiquant que l'auteur de l'attentat serait un néo-nazi.
39:45Le Point devient le premier journal à relayer cette théorie devenue absurde.
39:51Troisième bidonnage.
39:52Il récidive aux Parisiens en octobre 2019 et il dévoile en exclusivité
39:57du pont de Ligonnès a été arrêté.
40:00Il voyageait grâce à un passeport volé en 2014.
40:04On retrouve l'attirance pour les détails, aussi inventés soient-ils, comme pour Bintou.
40:10Quatrième bobard.
40:11Le 16 avril 2024, Philippe Koutemann est sauvagement agressé et tué à Grande-Sainte dans le Nord.
40:18Le 18 avril, un article de Décugis, de nouveau dans Le Parisien, incrimine la victime
40:24qui aurait donné rendez-vous à une adolescente de 14 ans.
40:28C'est faux.
40:29Philippe était au mauvais endroit, au mauvais moment et a croisé les mauvaises personnes.
40:35Cinquième bidonnage et le plus grave.
40:37Début 2025, Décugis publie, avec deux co-auteurs, Une nuit en France.
40:43Un livre sur le meurtre de Thomas, 16 ans, tué à Crépaule, le 18 novembre 2023.
40:50Ils y voient un simple fait divers où des jeunes masculinistes, mettez des guillemets à jeunes,
40:57se querellent sur le thème ville contre campagne.
41:00Ils oublient volontairement le caractère raciste anti-blanc de la mort de Thomas.
41:05La présence de couteaux.
41:06Ce sont, tenez-vous bien, des couteaux qui leur servent à couper leur shit.
41:11Fin de citation.
41:12Un dernier mot pour rire.
41:14En 2008, Jean-Michel Décugis donne des cours sur l'écriture journalistique au CFJ,
41:22le centre de formation des journalistes de Paris.
41:25Sans doute, sans doute, pour enseigner les fake news.
41:27Sous-titrage Société Radio-Canada
41:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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