00:00Monsieur le Gouverneur, bonjour.
00:01Bonjour David Abiquaire, et merci de m'accueillir pour une dernière fois effectivement comme Gouverneur.
00:06Comme Gouverneur, parce que je ne doute pas que vous reviendrez peut-être sur Radio Classique dans vos fonctions dont
00:10on parlera dans un instant.
00:12J'ai une question qui me vient comme ça, mais enfin après tout, vous croyez à l'effet d'entraînement
00:16des grandes victoires sportives ou footballistiques sur l'économie ?
00:19Non, je ne crois pas que ça ait d'effet économique, mais j'aime bien le foot, et je me
00:24suis réjoui de la victoire du PSG.
00:26Beaucoup moins de ce qui a suivi, mais gardons la victoire.
00:28La France s'est gagnée, ça c'est peut-être une leçon économique.
00:32Alors justement, on va en parler, puisqu'aujourd'hui on a largement évoqué le sommet Choose France qui a lieu
00:37aujourd'hui,
00:39et avec des investisseurs qui seront réunis à Versailles par le Président de la République.
00:44Comment interprétez-vous à la fois cet engouement, ce succès, puisque les records d'investissement sont battus cette année,
00:54dans un pays qui se vit, je le disais, en crise économique perpétuelle ?
00:58Alors nous avons publié début mai, il y a moins d'un mois, ce qu'on appelle la lettre au
01:04Président de la République,
01:05qui est une tradition républicaine chaque année.
01:08Et cette année, j'ai choisi de la faire un peu différente, c'est-à-dire qu'on parle bien
01:13sûr de l'actualité,
01:14de la crise iranienne, mais aussi on prend du recul et on élargit l'horizon.
01:20Notre politique économique ne peut pas se limiter à aller de crise en crise.
01:23Et donc cette lettre publie un état de santé de l'économie française sur 15 ans, depuis 2010,
01:31qui est le début des temps des crises, et comparé à nos voisins européens.
01:34Et si je dois ultra résumer, je crois que c'est la réponse à votre question.
01:38C'est que notre jeu individuel, celui des entreprises ou celui des salariés qui y travaillent, reste très bon.
01:44On a des grandes entreprises qui performent à l'échelle internationale,
01:49on a des salariés qui sont parmi les plus productifs du monde,
01:51c'est notre jeu collectif qui ne va pas.
01:53C'est-à-dire qu'il y a un certain nombre de réglages à faire ensemble différemment,
01:56notamment la dette et les finances publiques auxquelles vous faisiez allusion.
02:00Donc je crois que dans le succès de Tchouche France, dont il faut se réjouir,
02:03il y a aussi un hommage des investisseurs étrangers à la qualité de la production française.
02:09C'est très grave ce que vous dites, François Villeroy de Gallo,
02:11parce que dans la qualité du jeu individuel, je décore et je mets des étoiles aux salariés productifs,
02:18aux commerçants qui ne comptent pas leurs heures,
02:20aux chefs d'entreprise qui tiennent malgré tout un tas d'embûches bureaucratiques, fiscales, etc.
02:25Et finalement, l'entraîneur, c'est-à-dire l'État,
02:30l'État c'est la représentation de notre jeu collectif.
02:33David, je crois qu'il faut un peu...
02:34Je suis de mauvaise foi ?
02:35Je ne dirai jamais que vous êtes de mauvaise foi,
02:37mais je crois qu'il faut un peu dépasser ça,
02:38parce que les choix collectifs, c'est nous tous aussi qui les faisons.
02:43Je vais prendre l'exemple des finances publiques,
02:45c'est-à-dire l'accumulation depuis des années des déficits et de la dette.
02:49Ça, c'est vraiment un point noir de l'économie française.
02:51Quand on regarde en 2010, nous étions au même niveau de dette que la moyenne européenne, 85%.
02:56Aujourd'hui, la moyenne européenne est restée à 85%, malgré le Covid, malgré les crises.
03:01Et nous, on a augmenté de 30%.
03:03On est passé à 115%.
03:05Pourquoi est-ce qu'il y a cette différence française ?
03:06Parce que nous aimons bien la dépense publique, les services publics,
03:10et puis nous n'aimons pas l'impôt qui les finance.
03:12Donc les déficits, c'est le moyen, à court terme, de trancher cette contradiction.
03:16Mais l'accumulation des déficits, ça fait la dette.
03:18Donc voilà un réglage collectif qui n'est pas bon,
03:20et qui n'est pas seulement la faute des gouvernements successifs.
03:23Et ça reflète pour nous des choix qui sont par ailleurs des choix assez préoccupants sur le plan des générations.
03:30Parce que ça veut dire que nous laissons la facture de nos dépenses à nos enfants et petits-enfants.
03:35Pourquoi on n'a pas adapté le curseur de l'endettement comme l'ont fait nos voisins européens ?
03:41Qu'est-ce qui s'est passé ?
03:42Alors vous dites, on a un état-providence très généreux,
03:45on indexe évidemment le niveau de l'inflation, le niveau des retraites sur l'inflation,
03:50on ne veut pas sacrifier les seniors,
03:52et il faut dire qu'on est dans un pays vieillissant,
03:54pays vieillissant qui vote, les seniors votent plus que les jeunes.
03:57Enfin bref, pourquoi on ne l'a pas fait ?
03:58Je crois que tout ça est vrai aussi chez nos voisins européens.
04:01C'est l'intérêt de la comparaison.
04:03Et nous avons un modèle social auquel je tiens moi,
04:06comme la grande majorité des concitoyens,
04:08c'est le modèle social européen,
04:09c'est plus de services publics, plus de protections sociales,
04:12moins d'inégalités.
04:13Ce qui est intéressant, David de Viquerre,
04:15mais qu'on ne dit jamais en France,
04:17c'est qu'il y a des pays qui ont le même modèle social
04:19et qui font bien mieux que nous, en termes de croissance,
04:22d'éducation, d'innovation.
04:23Il y a notamment un trio de têtes qui revient très souvent dans notre lettre,
04:26c'est les Pays-Bas, le Danemark et la Suède.
04:29Et si, quand vous dites pourquoi nous ne le faisons pas,
04:32nous ne regardons jamais ces pays.
04:34On n'en parle jamais de leurs solutions.
04:36Je vais vous prendre un exemple avec un sourire.
04:38Regardez l'énergie qu'on a passée sur le débat des fleuristes ouverts le 1er mai.
04:42Pourquoi pas ce débat ?
04:44Mais on aurait passé la moitié de cette énergie à regarder les bonnes solutions chez les autres.
04:48Je pense qu'on aurait plus fait avancer l'économie française.
04:51Et pourtant, nos parlementaires, nos responsables publics,
04:55nos hauts fonctionnaires voyagent.
04:58Ils sont formés différemment.
04:59On les forme comme des managers.
05:01Ils savent ce que c'est que la mondialisation.
05:04Ils ont profité d'Erasmus pour la génération montante.
05:08Alors, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi on n'y arrive pas ?
05:10Je crois qu'il y a une autre caractéristique, c'est la nécessité du temps long.
05:14C'est pour ça que nous avons élargi l'horizon dans cette lettre.
05:16Parce que les gouvernants, et quels qu'ils soient,
05:20ces dernières années sont obligés d'aller de crise en crise.
05:23Regardez, le Covid, puis l'invasion de l'Ukraine, puis l'inflation,
05:27puis chez nous la dissolution,
05:29puis l'élection de Donald Trump avec tous les problèmes et l'incertitude que ça crée.
05:33Je crois que c'est important d'avoir des capes de moyen terme.
05:36Moi, j'ai eu la chance pendant 11 ans de diriger la Banque de France,
05:39qui est une grande entreprise publique, avec des missions magnifiques.
05:42Dans la durée, et je rends hommage aux hommes et aux femmes
05:45qui ont réussi une transformation exigeante,
05:47dans la durée, je crois qu'on a pu améliorer le service public
05:50parce qu'on s'est donné des capes.
05:51Et rendre aux Français le meilleur service au meilleur coût.
05:54Donc moi, je suis aussi là pour dire, je ne dis pas que c'est facile,
05:57que la réforme publique, ça n'est pas facile, mais c'est possible.
06:02François Villeroy de Gallo, il y a un indicateur qui est quand même très important,
06:05et on le surveille depuis des années,
06:06puisqu'on a connu en France les 30 glorieuses,
06:09et ensuite il y a eu le choc pétrolier,
06:10il y a eu les crises des années 70,
06:12les crises qui ont suivi ensuite.
06:14C'est la croissance.
06:17Elle a reculé au premier trimestre,
06:19elle a reculé de 0,1%.
06:22Sommes-nous en récession ?
06:24Non, aujourd'hui non.
06:27Mais vous avez raison, nous avons eu des mauvaises surprises sur le premier trimestre.
06:31L'INSEE avait déjà publié 0, ce qui était décevant,
06:35parce qu'on attendait une croissance positive,
06:37et la révision s'est faite vers moins 0,1%.
06:42Quand on regarde dans le détail,
06:44c'est un ralentissement, non seulement des exportations,
06:47qui est spectaculaire,
06:48mais aussi de ce qu'on appelle la demande intérieure,
06:51dans toutes ses composantes.
06:52Qu'est-ce que c'est la demande intérieure ?
06:53C'est la consommation des ménages,
06:55c'est l'investissement des ménages aussi,
06:57dans l'immobilier,
06:58et puis c'est l'investissement des entreprises.
07:00Et tout ça recule plus qu'on ne s'y attendait.
07:04Alors ça, ça veut dire quelque chose,
07:06puisque vous posez la question de la prévision.
07:09La Banque de France va actualiser ses prévisions mi-juin.
07:13Et la Banque de France publiera,
07:15comme nous l'avions fait au mois de mars,
07:16plusieurs scénarios différents,
07:18parce qu'il faut bien dire qu'il reste beaucoup d'incertitudes,
07:20sur la durée du conflit au Moyen-Orient,
07:23sur ce qui va se passer sur le prix du pétrole.
07:25Donc il y aura plusieurs scénarios,
07:28mais les prévisions de croissance 2026
07:30seront, compte tenu de cette mauvaise surprise du premier trimestre,
07:34révisées en baisse par rapport à celles que nous avions publiées en mars,
07:39même si ces prévisions de croissance
07:41resteront positives dans la plupart des scénarios.
07:44On sait pourquoi on se rate dans ces cas-là,
07:47pourquoi les prévisions ne sont pas celles qu'on avait anticipées.
07:52On sait d'où viennent les erreurs,
07:54ou c'est des facteurs extérieurs et qu'on ne les maîtrise pas ?
07:57Je crois qu'il y a aujourd'hui une incertitude très grande.
07:59Vous vous rendiez hommage tout à l'heure au courage des chefs d'entreprise,
08:02et je le fais avec vous.
08:03Et la France continue à travailler,
08:05malgré une série de chocs.
08:08C'est pour ça que nous ne faisons pas une seule prévision.
08:11Nous publions, comme d'ailleurs le fait la Banque Centrale Européenne,
08:14plusieurs scénarios,
08:15et on va garder cette méthode.
08:18François Villeroine-Galot,
08:19vous parliez de la lettre au Président de la République,
08:21je l'ai lue.
08:22Alors effectivement, elle commence en première partie par un constat,
08:25un diagnostic.
08:26Vous observez ce qui s'est passé les 15 dernières années,
08:28la situation de la vie économique française.
08:31Et puis dans la deuxième partie,
08:33une deuxième partie qui s'intitule
08:35« Pour retrouver la maîtrise de notre destin économique,
08:37l'urgence d'une mobilisation générale ».
08:41Vous y écrivez que les intérêts
08:43de notre dette vont bientôt nous empêcher
08:45d'investir dans l'avenir.
08:46Ça, c'est très grave aussi.
08:48Parce que beaucoup d'économistes disent,
08:49on en avait un ici la semaine dernière,
08:51disent « Bon, la dette, certes, c'est grave,
08:53mais il y a de la bonne dette,
08:54il y a de la mauvaise.
08:54Et puis, ce qu'il faut,
08:55c'est de ne pas être empêché d'investir. »
08:58Là, vous craignez qu'on n'investisse plus pour l'avenir.
09:00Je faisais allusion tout à l'heure
09:02à un choix générationnel.
09:04Il y a des dépenses héritées du passé,
09:06c'est les intérêts de la dette.
09:07Et bien sûr, il faut les payer.
09:08Parce que sinon, plus personne ne prêterait à la France
09:11si nous nous arrêtons de payer sur notre dette.
09:14Mais il va se passer d'ici l'an prochain,
09:15David Abiker, quelque chose de symbolique,
09:17et malheureusement de symbolique négativement.
09:21C'est que les intérêts de la dette
09:22vont dépasser le budget de l'éducation.
09:25Et ça, on ne peut pas illustrer mieux
09:27le fait qu'une dépense du passé
09:29évince, contraint,
09:31la dépense pour l'avenir par excellence,
09:33qui est la formation des jeunes.
09:36Donc, c'est très important de garder le cap
09:38sur l'innovation, sur la recherche,
09:40sur la lutte contre le changement climatique.
09:42Il se trouve que je reviens d'Asie,
09:44David Abiker,
09:45où j'ai passé la semaine dernière,
09:47dans trois pays différents.
09:48Ils subissent comme nous le choc pétrolier.
09:51Même encore plus.
09:52Simplement, ils en souffrent moins
09:53sur le plan économique
09:54parce qu'ils continuent à aller de l'avant.
09:56C'est très frappant en Chine ou à Singapour.
09:58Ils investissent dans l'intelligence artificielle,
10:01dans le véhicule électrique
10:02ou le véhicule autonome.
10:03C'est vraiment un grand dynamisme.
10:07Je suis assez âgé,
10:09si vous me permettez,
10:09parce que moi-même,
10:10je fais partie des seniors.
10:11Donc, le choix générationnel,
10:12ce n'est pas de pointer négativement les seniors.
10:15C'est au moins de se rappeler une chose.
10:16Quand on a eu le choc pétrolier des années 70,
10:18il y avait un slogan, je m'en souviens,
10:20qui était en France,
10:20on n'a pas de pétrole,
10:21mais on a des idées.
10:23On n'a toujours pas de pétrole,
10:25mais c'est important qu'on garde des idées.
10:27A l'époque, on a eu le nucléaire,
10:28la transition énergétique.
10:29Très bien, il faut accélérer là-dessus.
10:31Mais nous avons toutes les ressources
10:33d'intelligence, d'épargne.
10:35Il y a beaucoup d'épargne des ménages,
10:38de technologie.
10:39J'ai vu des grandes entreprises françaises
10:40très actives en Asie
10:42pour gagner dans cette nouvelle donne.
10:44Mais il ne faut pas simplement
10:44subir le choc pétrolier.
10:46Simplement, ils ont la discipline en Chine
10:48et à Singapour.
10:49Vous venez de donner en exemple,
10:51pas les régimes politiques,
10:52mais enfin, on a affaire à deux dictatures.
10:53Quand ils appuient sur le bouton,
10:54tout le monde obéit.
10:55Au garde à vous.
10:56Je ne crois pas que ça soit lié à la dictature.
10:58Il y a des dictatures qui sont des échecs sanglants
11:01sur le plan économique.
11:02J'ai cité tout à l'heure trois pays européens
11:04plus près de nous,
11:05qui sont tout à fait des démocraties
11:06et qui réussissent à gagner sur le plan économique.
11:09Il n'y a vraiment aucune fatalité
11:10à ce que nous, Français,
11:11nous n'y arrivions pas.
11:13François Villerois de Gallo,
11:14vous quittez la Banque de France.
11:15Ce soir, vous laissez la place
11:17à Emmanuel Moulin,
11:19secrétaire général de l'Elysée sortant.
11:21C'est l'homme du président.
11:22C'est ce que disent les médias.
11:24Et ce sera l'homme du président
11:25à la Banque de France
11:26quand le président ne sera plus président.
11:29Est-ce que c'est un bon choix
11:30pour la France, Emmanuel Moulin ?
11:32D'abord, il vous répondrait mieux que moi.
11:33Je ne crois pas que ce soit l'homme du président.
11:35Il a été directeur du Trésor.
11:37Il est très connu
11:38sur le plan international et européen.
11:41Il y a eu une procédure prévue
11:42par les lois de la République
11:44qui conduit à sa nomination.
11:45Je vais le dire avec simplicité.
11:47Je crois qu'il a toutes les qualités
11:49professionnelles et humaines
11:50pour accomplir cette grande et belle mission.
11:53Je sais aussi qu'il aura à cœur
11:55de défendre, d'incarner
11:57ce qu'on appelle l'indépendance
11:58de la Banque de France.
11:59La Banque de France ne roule pour personne,
12:01pour aucune force politique.
12:03Et elle fait partager aux Français,
12:05au débat public, son expertise,
12:07qui est une expertise indépendante.
12:10Et nous tenons beaucoup à cet adjectif.
12:12Et vous pensez à votre homologue américain
12:14en disant cela ?
12:15Mon homologue américain sortant,
12:17Jay Powell, a incarné magnifiquement
12:19l'indépendance face à des attaques
12:23totalement injustifiées
12:23qui, heureusement, ne se produisent pas
12:25en France et en Europe.
12:26D'ailleurs, je le note.
12:27Pourquoi l'indépendance, au passage,
12:29David Bicker ?
12:29Parce que ça permet des meilleurs résultats.
12:31On l'a vu expérimentalement.
12:34En pratique, ça permet des meilleurs résultats
12:36dans la lutte contre l'inflation.
12:37Et l'indépendance, ce n'est pas
12:38les banquiers centraux
12:39qui se la donnent à eux-mêmes.
12:40C'est la démocratie qui décide.
12:43En France, c'était le traité de Maastricht
12:45et le référendum de septembre 92.
12:48C'est la démocratie qui décide
12:49de donner une indépendance
12:50à l'indépendance de France.
12:51La contrepartie, c'est que nous devons
12:52avoir des résultats.
12:53Et nous en avons eu
12:54dans la lutte contre l'inflation.
12:55François Villeroy de Gallo,
12:57vous avez dit, moi je suis un senior,
12:58mais vous allez vous occuper
12:59des juniors et des apprentis d'Auteuil,
13:03président du conseil d'administration
13:04de cette fondation.
13:05Pourquoi vous avez accepté
13:06et qu'allez-vous faire ?
13:07Qu'est-ce qui vous excite
13:08dans ce prochain mandat ?
13:11Alors, cette mission commence demain.
13:13Et au fond, j'ai accepté pour deux raisons.
13:16La première, c'est que j'ai eu un appel
13:17du président sortant,
13:18qui est Jean-Marc Sauvé,
13:19à l'automne dernier,
13:20un très grand serviteur public.
13:22Et c'est un appel dans tous les sens du terme.
13:24Succéder à Jean-Marc Sauvé,
13:25c'est un honneur.
13:26Et puis l'autre raison,
13:28c'est que la cause même
13:29qu'incarne la fondation apprentis d'Auteuil,
13:31c'est-à-dire aider les jeunes,
13:33les enfants en difficulté.
13:35La fondation accueille
13:35plus de 40 000 jeunes chaque année,
13:37avec plus de 8 000 salariés.
13:39C'est au fond la cause la plus importante
13:41qui soit pour l'avenir
13:42et pour la solidarité.
13:44Si vous me permettez
13:44de faire un petit lien
13:45avec ma mission actuelle,
13:47sortante à la Banque de France,
13:49je crois que transmettre,
13:51expliquer, rendre accessible
13:53pour l'avenir
13:54un certain nombre de réalités,
13:56c'est ça qui m'a animé
13:57pendant 11 ans.
13:58Et je crois que c'est ça
14:00que je vais poursuivre
14:00d'une autre façon.
14:02Ça contribue aussi
14:03à l'avenir de notre pays.
14:05Un grand serviteur de l'État
14:07au micro de Radio Classique,
14:09François Villeroy de Gallo,
14:10gouverneur de la Banque de France.
14:11Jusqu'à ce soir,
14:12merci d'avoir été fidèle
14:13à Radio Classique
14:14et d'être venu faire
14:15votre dernière radio ici même.
14:17Vous reviendrez
14:17comme président des apprentis d'Auteuil.
14:19Vous nous ferez un rapport d'étonnement.
14:21Bonne route à vous.
14:22Avec plaisir.
14:23Et merci encore.
14:24Bonne route à vous
14:25et à ceux que vous allez aider
14:26à s'accomplir.
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