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Jean-Marc Jancovici, ingénieur, enseignant et président du Think Tank The Shift Project, alerte le monde agricole lors du Sommet de l’Élevage. L’agriculture moderne, totalement dépendante du pétrole et du gaz pour le machinisme et les engrais, fait face à une double contrainte systémique.
Entre le déclin inévitable des approvisionnements énergétiques en Europe d'ici 2050 et l’inertie chimique d'un CO2 qui persiste des millénaires dans l’atmosphère, notre modèle de souveraineté alimentaire est en sursis.
Face au choc climatique et à la baisse subie des rendements, la décarbonation pilotée reste notre seule alternative pour éviter de graves crises d'approvisionnement.
#Jancovici #Agriculture #Petrole #Climat #Elevage
00:00 Intro
00:31 Jean-Marc Jancovici
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Quelle variation de température sépare l'ère glaciaire du pré-industriel ?
➡ 4 degrés.
Quels pays sont les deux principaux fournisseurs de pétrole européens ?
➡ Norvège et Grande-Bretagne.
Combien d'années le CO2 met-il au minimum pour s'évacuer en totalité ?
➡ Plus de 10000 ans.
Entre le déclin inévitable des approvisionnements énergétiques en Europe d'ici 2050 et l’inertie chimique d'un CO2 qui persiste des millénaires dans l’atmosphère, notre modèle de souveraineté alimentaire est en sursis.
Face au choc climatique et à la baisse subie des rendements, la décarbonation pilotée reste notre seule alternative pour éviter de graves crises d'approvisionnement.
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Quelle variation de température sépare l'ère glaciaire du pré-industriel ?
➡ 4 degrés.
Quels pays sont les deux principaux fournisseurs de pétrole européens ?
➡ Norvège et Grande-Bretagne.
Combien d'années le CO2 met-il au minimum pour s'évacuer en totalité ?
➡ Plus de 10000 ans.
Catégorie
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ÉducationTranscription
00:00Même si on se fiche du climat, de toute façon, on va avoir une contrainte majeure sur la disponibilité en
00:05hydrocarbures en Europe.
00:06Donc la décarbonation, en fait, il va falloir qu'on la gère parce que même si on ne l'en
00:10veut pas, on va la subir.
00:12Mais ça, ça a des implications majeures pour l'agriculture parce que l'agriculture, grâce au pétrole, a radicalement changé.
00:24Quelques degrés de variation de la moyenne planétaire, c'est ce qui sépare une aire glaciaire de l'air pré
00:29-industrielle.
00:30Donc quand la Terre était en aire glaciaire, il y a maintenant 20 000 ans, elle n'était entre guillemets
00:36que 4 degrés plus froide que la température moyenne pré-industrielle.
00:42Et le réchauffement qui nous a fait passer de l'air glaciaire, vous savez, quand on avait les mammouths en
00:46France et une grosse calotte glaciaire sur la Scandinavie, etc.
00:53Eh bien, pour passer de cet état-là à l'état que nous connaissons, celui où on a pu développer
00:57de l'agriculture, la Terre s'est réchauffée de 4 degrés en 10 000 ans.
01:02Ça a fait remonter l'océan de 120 mètres. Enfin bon, bref, ça a fait des changements majeurs dans l
01:06'environnement.
01:06Et donc quelques degrés de variation de la moyenne, en fait, c'est une grosse claque.
01:13Et en fait, à cause de l'inertie du système, il faut penser non seulement à ce qui est en
01:18train de se passer maintenant, mais à ce qui va se passer plus tard.
01:20Parce qu'une partie est déjà embarquée dans l'inertie du système.
01:25Donc on va de toute façon avoir une augmentation des conséquences.
01:28Et une des choses qu'il faut avoir en tête, c'est qu'aujourd'hui, une des variables d'ajustement
01:32au réchauffement climatique, c'est justement l'abondance énergétique.
01:35Parce que grâce à l'abondance énergétique, on peut faire venir les choses de là où ça pousse encore vers
01:39là où ça ne pousse plus.
01:40On peut irriguer, on peut transporter, on peut construire de nouvelles infrastructures.
01:45Enfin, on peut faire des tas de trucs grâce à l'abondance énergétique.
01:47On peut stocker, on peut réfrigérer. Enfin bref, à partir du moment où le même changement climatique s'applique à
01:53un monde
01:53dans lequel la disponibilité énergétique est plus faible, les dégâts deviennent plus importants.
01:59Donc c'est aussi ça qu'il faut garder en mémoire.
02:01C'est que les conséquences vont s'appliquer de façon importante à des échelles de temps où les moyens pour
02:06y faire face seront plus faibles.
02:08C'est ça qu'il faut avoir en tête.
02:10Alors si on parle des moyens pour y faire face, ça c'est le deuxième sujet.
02:13C'est le sujet de la disponibilité énergétique en Europe.
02:18Alors ici, vous avez un graphique, très beau mille feuilles de couleurs,
02:21qui vous représente la production pétrolière, je dis bien la production,
02:25des 16 premiers fournisseurs de pétrole de l'Europe.
02:29L'Union européenne importe 97% de son pétrole et accessoirement 90% de son gaz.
02:36Donc en gros, on est à poil. On n'a rien chez nous.
02:39Les deux principaux fournisseurs européens sont hors Union européenne.
02:43C'est la Norvège et la Grande-Bretagne que vous avez représentées sur ce graphique.
02:47Et là, vous avez donc la production de pétrole des 16 premiers fournisseurs de l'Europe,
02:51qui sont aussi les 16 premiers producteurs mondiaux hors Brésil et Canada.
02:55Et ce que vous voyez sur ce graphique, qui a été établi avec des gens du secteur,
03:00les gens qui nous ont pondu ce graphique sont pour deux d'entre eux,
03:04l'ancien patron de l'exploration chez Total et l'ancien patron de l'évaluation des gisements chez Total.
03:09Donc c'est des gens qui ont fait ça toute leur vie.
03:13Et ce que vous voyez sur ce graphique, c'est que la production de ces 16 premiers fournisseurs de l
03:17'Europe
03:18devraient être divisées par deux en gros d'ici à 2050.
03:21Ça veut dire que les exportations vers l'Europe vont être divisées par beaucoup plus de deux.
03:25Parce que quand la production d'un pays baisse,
03:28il garde évidemment prioritairement la production pour sa population domestique.
03:32Si je prends le Mexique, par exemple, qui a passé son pic de production en 2005.
03:36En 2005, il exportait la moitié de sa production et en 2020, il n'exporte plus rien.
03:42Donc les exportations vers l'Europe, c'est-à-dire que nous, on va pouvoir consommer comme pétrole,
03:46ça va être divisé par n'importe quoi entre 2 et 50 d'ici 2050.
03:51N'importe quoi entre les deux. Je ne sais pas. Je n'ai pas de boule de cristal.
03:54Mais ça veut dire que même si on se fiche du climat,
03:56de toute façon, on va avoir une contrainte majeure sur la disponibilité en hydrocarbures en Europe.
04:01Donc la décarbonation, en fait, il va falloir qu'on la gère.
04:04Parce que même si on n'en veut pas, on va la subir.
04:08Même si on n'en veut pas, on va la subir.
04:09Alors je vous montre ça pour le pétrole, pour le gaz.
04:11On n'est pas très loin des mêmes conclusions.
04:14Malheureusement, dans les 15 minutes qui me sont montées,
04:16je n'ai pas le temps de faire un long exposé.
04:17Mais ça, ça a des implications majeures pour l'agriculture,
04:19parce que l'agriculture, grâce au pétrole, a radicalement changé.
04:23Elle a radicalement changé d'abord parce qu'aujourd'hui,
04:27les agriculteurs se sont mis à avoir des auxiliaires surpuissants
04:30qui s'appellent le machinisme agricole.
04:32Alors, le machinisme agricole, vous avez ici deux exemples,
04:35un tracteur et une moissonneuse batteuse.
04:38Vous voyez, j'ai exprimé la puissance du moteur
04:41en équivalent paire de jambes de cyclistes bien entraînés.
04:44Alors mon cycliste bien entraîné, dans cette affaire,
04:46il fait 4000 mètres de dénivelé dans la journée.
04:48Je ne sais pas combien de fois...
04:51Vous pensez au monument de Jargovy, dans la journée,
04:53vous faites 4000 mètres, vous ferez le calcul.
04:54Moi, je n'ai pas fait.
04:56Mais 4000 mètres de vélo, il l'a déjà fait, lui.
04:59Il est en train de dire.
05:00Combien ?
05:014000 mètres dans la journée.
05:024000 mètres.
05:03Donc Yannick, il participe au pire de jambes.
05:05Alors, les jambes de Yannick,
05:06quand il fait 4000 mètres dans la journée,
05:08la puissance moyenne sur la journée...
05:10Il y en a un qui se marre, là.
05:11On va en parler des noms.
05:13La puissance moyenne de ses jambes dans la journée,
05:15c'est 100 watts, simplement.
05:17Ce n'est pas beaucoup.
05:19Donc, un homme au travail de force,
05:20il peut fournir 100 watts en puissance moyenne dans une journée.
05:24Le tracteur, et là, ce n'est pas un gros tracteur,
05:2660 chevaux, 80 chevaux, 60 kilowatts.
05:31C'est 600 paires de jambes.
05:33Donc, en fait, pour remplacer ce tracteur,
05:34il faudrait atteler 600 personnes devant
05:36pour fournir le même effort de traction.
05:37Ça ne serait pas le même prix, même mal payé.
05:41Et la moissonneuse-batteuse que vous avez là,
05:44alors c'est une grosse américaine,
05:455000 paires de jambes, c'est pareil,
05:47ça ne serait pas le même prix.
05:48Les chevaux, ça pourrait être des vrais chevaux attelés.
05:50Donc, pour remplacer le tracteur,
05:51on pourrait aussi atteler 80 chevaux.
05:53Pareil, ça ne serait pas le même prix
05:54et ça ne serait pas les mêmes surfaces pour nourrir les chevaux.
05:56Donc, en fait, ce qu'a fait le pétrole dans l'agriculture,
05:59c'est qu'il a fourni des auxiliaires surpuissants
06:00et par ailleurs, il a libéré toutes les surfaces
06:04pour nos usages à nous.
06:05Il n'y a plus besoin de nourrir des animaux de trait.
06:07Et ça, c'est majeur aussi dans la disponibilité des surfaces.
06:11Vous avez un autre auxiliaire là qui est un cargo.
06:14Alors, les plus gros cargos,
06:17c'est plutôt 600 000 ou 700 000 paires de jambes, le moteur.
06:20Là, je vous en ai mis un pas trop gros, 200 000 paires de jambes.
06:22Et vous avez encore des auxiliaires très importants en dessous
06:25qui sont les usines d'engrais et de phytosanitaires
06:27parce que les usines d'engrais,
06:28c'est aussi des très grosses machines
06:30qui transforment le gaz naturel en engrais.
06:32Et ça, c'est également devenu des auxiliaires surpuissants
06:34du monde agricole.
06:37Moyennant quoi, grâce à ça,
06:38si on ramène à l'agriculteur,
06:40la quantité de nourriture produite aujourd'hui
06:42est 200 fois supérieure à ce qu'elle était
06:44avant la révolution industrielle.
06:46Moyennant quoi, 1 % de la population active dans ce pays
06:49peut nourrir les 99 % autres
06:51qui font autre chose ailleurs.
06:56Donc ça, c'est le pétrole qui a fait ça.
06:57Enfin, pétrole et gaz.
06:59Ce qui s'est passé en termes énergétiques,
07:01ce que dit ce graphique compliqué,
07:02je vais vous le résumer en termes simples,
07:05c'est qu'aujourd'hui,
07:06le surplus dégagé à l'hectare
07:09est essentiellement le reflet de l'énergie supplémentaire
07:12qu'on met dans la culture
07:13grâce aux énergies fossiles.
07:15Donc on retrouve en sortie
07:17ce qu'on a rajouté de plus en entrée
07:19grâce aux énergies fossiles.
07:20C'est ça que dit ce graphique.
07:23Et enfin, ce que dit également ce graphique-là,
07:27c'est que la dépendance à l'énergie du monde agricole
07:30elle est extrêmement forte
07:31non seulement dans les pratiques culturales,
07:33puisqu'on a engrais, donc les mécanisations,
07:35mais à l'aval,
07:37puisque un tiers des tonnes chargées
07:39dans les camions dans ce pays,
07:40c'est quelque chose qui se mange
07:41ou des animaux
07:41ou quelque chose qui va nourrir des animaux.
07:44Donc il y a une dépendance absolument massive
07:46du système agricole
07:47au transport routier à l'aval.
07:49C'est ça qui a permis,
07:50en fait, le pétrole a permis
07:51la spécialisation des cultures.
07:53Sinon, avant le pétrole,
07:54on avait chacun au fond de son jardin,
07:58j'ai envie de dire,
07:59de quoi se nourrir.
07:59Déjà, le monde rural,
08:01tout le monde avait des potagers.
08:02Et puis, on faisait de la polyculture
08:03et le vache partout
08:04parce qu'il faut des camions partout
08:06pour spécialiser les bassins de production,
08:08le maïs ici, les vaches là,
08:10les cochons là, etc.
08:11Ça demande du pétrole.
08:15Alors, ce pétrole,
08:17il a totalement modifié
08:20le paysage agricole.
08:22Et pourtant, à cause de ce que je vous ai dit
08:23tout à l'heure, il va falloir s'en passer.
08:25Soit pour des raisons de climat,
08:27soit pour des raisons de disponibilité en Europe.
08:29Chacune des deux raisons
08:30étant suffisante en elle-même.
08:32Donc, nous, on ne veut pas décarboner l'agriculture
08:34parce qu'on a envie,
08:35comme disait Zazie,
08:36de faire chier les gens.
08:38C'est juste parce que c'est une contrainte
08:40et qu'il va falloir le faire
08:41et que cet arbitrage,
08:42c'est celui qui est gagnant à terme
08:45parce qu'on n'a pas tellement de choix.
08:46Alors, malheureusement,
08:47on doit également se heurter
08:48à des évolutions contraires.
08:50Et notamment dans le monde de l'élevage,
08:52on est en train d'assister actuellement
08:54à une diminution des surfaces en herbe,
08:56alors que c'est précisément,
08:58vous allez le voir quand Laure va vous parler,
08:59ce qu'il faudrait favoriser.
09:01Donc là, on a également un vent contraire
09:03qu'on doit gérer.
09:05Là, on parle au plan national.
09:06Au plan national, absolument.
09:08Et du coup, il se passe en ce moment quelque chose
09:11qui est que l'agriculture est en train de baisser
09:13ses émissions de gaz à effet de serre
09:16involontairement
09:18parce que la diminution de ces surfaces en herbe
09:20et la décapitalisation du cheptel
09:21pour des raisons de nombre d'exploitants
09:23et pas du tout pour des raisons environnementales
09:25fait qu'on a effectivement le nombre de têtes qui baisse
09:28et donc les émissions qui sont en train de baisser.
09:30Pour le moment, c'est une évolution subie
09:31et pas pilotée.
09:32Et donc, dans les propositions
09:34que va vous exposer Laure,
09:37il y a notamment le fait que nous,
09:38on n'aime rien que ce soit piloté
09:39parce que généralement,
09:40on est quand même plus heureux dans la vie
09:41quand on maîtrise un peu ce qui se passe
09:42que quand on subit.
09:45Et enfin, dernier point.
09:48Donc, je vous l'ai dit tout à l'heure,
09:49le changement climatique,
09:50il est en cours et il va continuer.
09:51Alors, pourquoi il va continuer ?
09:52À cause d'un peu de chimie élémentaire
09:54parce que le dioxyde de carbone,
09:56le CO2,
09:56qui est le principal gaz à effet de serre
09:57qu'on met dans l'atmosphère,
09:59est un oxyde
09:59et les oxydes sont des molécules
10:01chimiquement très stables.
10:03Et donc, une fois qu'on a rajouté du CO2
10:05dans l'atmosphère,
10:05il ne s'en va pas.
10:07Ou exactement, il ne s'en va pas vite.
10:08Si demain matin,
10:09on arrêtait les émissions totales de CO2
10:11sur la planète, exercice de pensée,
10:13il faudrait attendre plus de 10 000 ans
10:15pour que le surplus qu'on a déjà créé
10:16s'évacue en totalité.
10:1810 000 ans ?
10:18Plus de 10 000 ans, oui.
10:20Dans 10 000 ans,
10:21il restera encore 15 % du surplus
10:22qu'on a créé
10:23parce que le CO2 est un oxyde.
10:26Et donc, ça, ça veut dire
10:28que le climat n'a pas fini de dériver
10:29et que quand bien même demain matin,
10:31on commencerait à baisser rapidement
10:32les émissions,
10:33ce qu'il faut faire,
10:33il va continuer à dériver.
10:35Et les temps d'équilibrage
10:36d'un certain nombre de compartiments
10:37du système
10:38avec une nouvelle température
10:39sont très longs.
10:40Par exemple,
10:41pour les calottes polaires,
10:42c'est plus de 1 000 ans
10:43et tant que les calottes polaires
10:44fondent ou se désagrègent,
10:45l'océan mondial monte.
10:47Donc, la réponse de l'océan mondial
10:49et des ports de chargement,
10:50par exemple, des céréales,
10:53eh bien, ça va durer plus de 1 000 ans
10:55après le moment
10:55où on aura commencé
10:57à baisser les émissions.
10:58Donc, on est sur des pas de temps
11:00extrêmement longs
11:01et il va falloir s'adapter à ça.
11:04Et comme le climat dépend
11:05des émissions planétaires,
11:07parce que le CO2 se mélange
11:08dans l'atmosphère,
11:09où qu'il soit émis,
11:09ça n'a pas d'importance.
11:11Eh bien, malheureusement pour nous,
11:12ce qui va se passer
11:13sur l'évolution du climat
11:14dépend pas que des émissions françaises,
11:16mais dépend aussi
11:16des émissions américaines,
11:18chinoises, argentines,
11:21taïwanaises et coréennes.
11:23Et ça, ça veut dire
11:25qu'il va y avoir deux évolutions
11:27en ce qui concerne l'élevage
11:29dont il va également falloir tenir compte.
11:30C'est que le rendement herbagé va baisser
11:33et on commence déjà à le constater
11:35avec les sécheresses qui augmentent, etc.
11:37Et il va également y avoir
11:38du stress thermique sur les animaux.
11:41Donc, malheureusement,
11:42qui va aussi augmenter.
11:43Et donc, tout ça est également
11:44à prendre en compte
11:45dans la façon dont il faut faire évoluer.
11:48Donc, pourquoi est-ce qu'on est
11:49pour faire évoluer l'élevage ?
11:51Tout simplement parce que
11:51le monde autour de nous change
11:53et qu'il n'est pas stable.
11:55Voilà, on peut le regretter,
11:56mais c'est comme ça.
11:58Et donc, il va falloir s'adapter
12:00à ces évolutions
12:01et essayer d'en tirer le meilleur parti.
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