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  • il y a 12 heures
Jean-Michel Karam se confie dans Tous Wonder Leader.

Entrepreneur hors norme, ancien chercheur au CNRS, juré de Qui veut être mon associé, il a réussi un exploit rarissime : réussir deux introductions en bourse en France.
Mais derrière cette réussite spectaculaire, il y a une histoire bien plus profonde.
Jean-Michel Karam raconte son enfance au Liban pendant la guerre, les bombardements, les checkpoints syriens, les amis disparus, la peur permanente… et ce départ extrêmement dangereux vers la France à seulement 20 ans.

Arrivé en France sans réseau ni argent, il devient ingénieur, docteur, chercheur au CNRS avant de tout quitter pour lancer sa startup alors qu’il ne connaît rien au business.

Dans cet épisode, il parle du mental nécessaire pour entreprendre, des échecs, de la solitude du dirigeant, des levées de fonds, du pitch parfait, de l’argent, de la résilience… mais aussi du vrai prix de la réussite.

Il raconte aussi ce moment irréel où il se couche avec 150 000€ sur son compte… et se réveille le lendemain avec 110 millions.
Mais au-delà du business, Jean-Michel Karam parle surtout de sa mère, disparue trop tôt, de sa peur du temps qui passe, de sa quête de longévité et de cette phrase devenue sa philosophie de vie : “On n’est pas là pour exister, on est là pour vivre.”

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Tous WONDER met en lumière ces héros du quotidien, ces personnalités inspirantes qui ont connu un tournant majeur. L’objectif est d’aller chercher l’instant charnière dans la trajectoire de personnalités issues de la société civile, du monde politique, du CAC 40, de l'entreprenariat, du sport, de la culture, du monde scientifique... Tous WONDER fait un pas de côté, un format d’interview intelligent qui révèle l’inattendu chez ses invités.


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😹
Amusant
Transcription
00:00J'ai vécu 20 ans sous les bombes.
00:02Qu'est-ce qui se serait passé si il t'avait arrêté ?
00:03On est torturé jusqu'à la mort.
00:05Il ne court pas après l'argent, il court plus vite que toi.
00:07C'est ma mère qui m'a dit ça.
00:08Et dans la nuit, il a eu les attaques cardiaques, 13 d'un coup.
00:10Le 13e l'a tué.
00:11La veille, j'avais 150 000 euros.
00:13Et le lendemain, 110 000 euros.
00:14Ce qui compte, c'est le cash.
00:16Tout le reste, c'est du blabla.
00:18Bonjour à tous et bienvenue dans Tous Vondeur Leader,
00:20les hors-série de Tous Vondeur,
00:22où on parle business, entrepreneuriat, trajectoire et choix qui changent une vie.
00:26Aujourd'hui, on aborde tous ces sujets avec Jean-Michel Karam.
00:29Vous le connaissez peut-être parce qu'il est juré de l'émission
00:32Qui veut être mon associé sur M6 ?
00:34Mais c'est surtout un entrepreneur hors normes.
00:37Il a quitté le Liban en guerre à l'âge de 20 ans.
00:41Il est ingénieur, docteur en technologie, ancien chercheur au CNRS.
00:45Il a bâti plusieurs groupes innovants en deep tech, en beauté et en intelligence artificielle.
00:50Et il a surtout réussi la prouesse de faire non pas une, mais deux entrées en bourse.
00:56Et ça, c'est juste incroyable.
00:58Tous Vondeur Leader, c'est maintenant avec Jean-Michel Karam.
01:12Jean-Michel Karam, merci d'être avec nous.
01:14Tout le monde t'appelle Jean, alors est-ce qu'on peut t'appeler Jean ?
01:16Absolument, c'est mon vrai prénom.
01:17C'est ton vrai prénom ?
01:18Absolument, Michel, c'est le prénom de mon père.
01:21Donc c'est l'état civil, mais dans la vie de tous les jours, c'est Jean.
01:24Donc on va rester sur Jean si tu le veux bien.
01:26Oui, oui, je préfère même.
01:27Bon, bah génial.
01:28Dans tous Vondeur Leader, on commence toujours avec un point de bascule.
01:32Évidemment, on en a plein dans la vie.
01:33Mais toi, t'en as un qui est très très fort et qui est très précis.
01:3710 juillet 1990, t'as 21 ans et tu quittes ton pays, le Liban, alors en guerre.
01:44Et c'est la première fois que t'arrives en France.
01:46Est-ce que tu peux nous raconter à la fois pourquoi tu pars et aussi ce départ qui est rocambolesque
01:52parce que t'as failli ne jamais arriver finalement à Paris ?
01:54Je quitte le Liban pour la première fois.
01:57De toute ta vie ?
01:59De toute ma vie, avant cette date-là, alors à l'époque, donc j'avais exactement 20 ans.
02:06Jusqu'à cet âge-là, je n'ai vécu qu'au Liban.
02:10Et je n'ai jamais même, à partir de 7 ans, quitté ce qu'on appelait la région libre,
02:18qui représente 10% de la surface libanaise, donc à peu près 1000 km².
02:25On peut l'imaginer que c'était une prison à ciel ouvert,
02:30parce que 1000 km², c'est déjà 10 000 km², 10 452 km² précisément qui est la surface du Liban.
02:38C'est un peu plus que la Corse.
02:41Alors imagine que tu ne quittes pas 10% de la Corse.
02:46C'est quand même une prison.
02:48Et pourtant, dans ces 1000 km², j'étais l'homme le plus libre de la planète.
02:55Et je n'ai jamais vu ça comme une contrainte,
02:57parce que rien que de vivre à l'époque au Liban,
03:03c'était un acte de résistance.
03:06Et on résistait face à un oppresseur que tout le monde aujourd'hui a connu,
03:12puisque tout le monde a vu ces prisons affreuses,
03:16qui est le régime syrien de Assad, d'époque, pas celui d'aujourd'hui.
03:22Pourquoi tu décides de partir à cet âge-là ?
03:25En fait, c'est très important.
03:27Aujourd'hui, on parle beaucoup de quitter la France, à ce qu'il faut.
03:30Et moi, je passe mon temps à dire aux politiques,
03:32qu'on ne quitte pas un pays parce que c'est dur.
03:38J'ai vécu 20 ans sous les bombes,
03:42dans la guerre la plus rude de la planète,
03:45et on était même heureux sous les bombes.
03:48J'ai quitté le jour où l'espoir est mort.
03:51Et ça, c'est très, très, très important.
03:54On peut en France aujourd'hui avoir des impôts dans tous les sens,
03:59une situation très dure sur tous les côtés.
04:03Ce n'est pas ça qui pousse les gens à partir.
04:05Ce qui pousse les gens à partir, c'est la fin de l'espoir.
04:09L'espoir que demain sera meilleur.
04:10Quand tu quittes le Liban, c'est presque une fuite.
04:15C'est presque rocambolesque.
04:17Ce n'est pas une fuite.
04:18Je n'ai jamais fui.
04:20Je n'ai vraiment jamais fui.
04:22Moi, je suis un homme de combat.
04:23Mais ce n'est pas ce qu'on imagine.
04:24Ce n'est pas tu vas à l'aéroport, tu prends l'avion.
04:26Je ne prends pas l'avion et j'arrive en France classe.
04:28Non, tu n'es pas en France classe.
04:29Tu vas quand même avoir une journée
04:31où tu ne sais pas si tu vas arriver en France.
04:33Ça, c'est sûr.
04:34En fait, dans cette région libre,
04:36il y avait deux manières de quitter.
04:40Enfin, il y avait une méthode de quitter.
04:42C'était le port de Jounier.
04:44Le port de Jounier qui était avec nos troupes.
04:46On prend un hydroglisseur jusqu'à Chypre.
04:49Et de Chypre, on prend l'avion.
04:51Ça, c'est la voie de tous ceux qui vivaient dans cette région-là.
04:55Sauf que, à ce moment-là, quand je quitte le Liban,
04:59c'était très dangereux.
05:01Hyper bombardé.
05:03Une zone interdite quasiment.
05:05Et les trajets étaient même interrompus.
05:07Donc, la seule voie...
05:10Peut-être qu'il y avait quelques bateaux qui partaient,
05:12mais mes parents, ils ont eu l'idée...
05:14OK, c'est dangereux de quitter de l'aéroport de Beyrouth,
05:18qui est complètement sous le contrôle syrien.
05:20On peut emprunter le bus de la compagnie aérienne libanaise
05:24qui s'appelle la Middle East Airlines.
05:26Et ce bus n'est jamais arrêté
05:28parce qu'il y a des employés de la compagnie dedans.
05:31Je ne sais pas qui connaissait qui, etc.
05:33Et mes parents ont eu cette magnifique idée.
05:36Tu montes dans le bus de la compagnie aérienne.
05:38Et je monte dans le bus.
05:39Parce que le danger n'est pas seulement l'aéroport.
05:42Le danger, surtout, c'est la route vers l'aéroport.
05:46C'est les checkpoints.
05:47C'est les checkpoints multiples.
05:50Et ce bus, normalement, il n'est pas arrêté par les syriens.
05:52Sauf que moi, il a été arrêté plusieurs fois.
05:56Ma valise fouillée, le seul du bus à qui on fouillait la valise.
06:02Et j'avais fait des erreurs, en fait.
06:05Parce que j'avais une ceinture sur laquelle il y avait
06:09tous les symboles des forces libanaises
06:12qui étaient dans ma valise.
06:15Les troupes qui défendaient cette région libre.
06:18Et quand je vois la ceinture,
06:20quand il ouvre ma valise,
06:21je me suis dit, bon, c'est fini.
06:24Et en plus, il secouait mes affaires dans tous les sens.
06:27Je me suis dit, cette ceinture roule.
06:30C'est fini.
06:31Parce qu'il va voir.
06:32Qu'est-ce qui se serait passé si il t'avait arrêté ?
06:34Ça aurait été très dangereux.
06:37Si j'avais été arrêté sur ce point en soi,
06:41ou les trois autres points où on m'a arrêté dans l'aéroport,
06:45parce que j'ai été arrêté jusqu'au pied de l'avion,
06:48c'était direct une des deux prisons syriennes,
06:53Suwamaz et Suwassaïd Naya.
06:54Et on n'en sort pas ?
06:56Non, on n'en sort pas.
06:58On est torturé jusqu'à la mort.
07:00Et de toute manière, dans ma tête,
07:02je ne serai jamais allé avec eux.
07:03Jamais.
07:04J'aurais fait l'acte sur place.
07:07En fait, j'aurais lutté sur place.
07:09Et vu qu'ils sont plus nombreux que moi,
07:14même si j'arrive à m'être hors état de nuire
07:17à celui qui est face à moi,
07:20il y en aura 100 collègues et 100 collègues.
07:22Donc, l'état d'esprit à ce moment-là,
07:24c'est plutôt mourir qu'une prison syrienne.
07:26C'est clair et net.
07:27Tu vas finir par arriver en France
07:29et tu dis quelque chose d'assez touchant,
07:31même incroyable pour ceux qui n'ont pas vécu la guerre dans leur vie.
07:34Tu dis que la guerre m'a inculqué quelque chose d'essentiel.
07:37Une forme de carpe diem poussée à son paroxysme.
07:40Tu sais, tu peux prendre une demi-heure,
07:47prendre une page blanche
07:48et noter tout ce que tu peux penser qu'une guerre est.
07:52Eh bien, c'est encore plus.
07:56Il n'y a pas une journée
07:59que les séquelles de la guerre ne sont pas là.
08:03Dans ma guerre, moi, j'ai vu des cadavres.
08:08J'ai évité la mort mille fois.
08:12J'ai vu des amis exploser.
08:17Des gens...
08:19Des classes où on arrive le matin,
08:21on compte ceux qui sont là et ceux qui ne sont pas revenus.
08:26Les Libanais sont d'ordre général.
08:29C'est des gens qui aiment vivre.
08:30Le carpe diem, la fête, etc.
08:33La guerre est venue multiplier ça par un million.
08:37Et du coup, moi, aujourd'hui,
08:39je vis...
08:40Je dis toujours cette phrase.
08:42Je planifie ma vie comme si j'étais immortel.
08:46Et je vis chaque jour comme si c'était le dernier.
08:51J'ai vraiment ancré ça en moi.
08:54Ça veut dire que...
08:57Tous les jours,
08:59je fais attention, je réfléchis et je me dis...
09:02Attention, ça peut être ton dernier.
09:04Il y a aussi quelque chose qui est très marquant chez toi
09:06et qu'on retrouve dans ton livre.
09:08Je vais le montrer.
09:09Qui est très sympa et que je recommande.
09:11La réussite est en vous.
09:13Aux éditions Michel Laffont.
09:16Je trouve que ce qui transparaît énormément,
09:19c'est ce mental.
09:21On comprend, là, tu parles de mental.
09:23Mais aussi dans la réussite,
09:25qu'elle soit professionnelle ou dans la vie personnelle,
09:27je trouve, ce qui transparaît,
09:29c'est que tu parles d'effort, de résilience
09:31et d'accepter l'échec.
09:34Ça, c'est trois valeurs qui semblent assez essentielles.
09:37Est-ce qu'elles viennent de, évidemment,
09:39ce que tu as traversé
09:40ou ensuite de ce que tu as découvert en tant qu'entrepreneur ?
09:43Mais on a un peu l'impression que ce mental,
09:45il est finalement assez capital.
09:47Rien ne se fait sans effort.
09:50Et encore, dans l'entrepreneuriat,
09:52ce n'est plus ingrat.
09:54Moi, j'étais un sportif de haut niveau.
09:57Dans le sport...
09:57La sketeur.
09:58Oui.
09:59Dans le sport,
10:02c'est la méritocratie.
10:03Ça veut dire qu'en travail,
10:06on a des résultats.
10:08Donc, l'effort est presque...
10:10Récompensé à chaque fois.
10:12Voilà.
10:12Presque 95% des trucs.
10:17Dans l'entrepreneuriat,
10:18quasiment tout le monde travaille.
10:20Tout le monde.
10:22J'ai rarement vu des entrepreneurs fainéants.
10:25Oui, c'est un peu...
10:26En tout cas,
10:26on n'a même pas le temps de les voir
10:28parce qu'ils meurent avant.
10:29C'est ça.
10:31Donc, l'effort,
10:32la culture de l'effort,
10:33c'est quelque chose qui est dans l'éducation des carmes,
10:35dans le général.
10:36Nous, on a été élevés
10:38au sens du travail bien fait, etc.
10:40On a vu nos parents faire ça.
10:43Donc, ça a été...
10:44Ils étaient des exemples pour nous.
10:45On a tous dans la famille,
10:48mes deux autres frères et ma sœur,
10:49on a la culture de l'effort, du travail.
10:53La valeur de travail.
10:54Voilà.
10:55Donc, l'effort, c'est un must.
10:57C'est un minimum.
10:59Mais après, la résilience,
11:01c'est hyper important.
11:03Il faut...
11:04Aujourd'hui,
11:06quand on zoome sur l'entrepreneuriat,
11:09on zoome sur des gens comme moi
11:11qui ont une certaine, on va dire,
11:14qu'on appelle réussite.
11:17Un certain chemin.
11:18On va en parler.
11:19On va tirer le fil.
11:19Un certain chemin, on va dire.
11:20Carrément, c'est incroyable.
11:22Et on zoome particulièrement
11:24sur les jours de gloire.
11:28L'introduction en bourse,
11:30moi j'en ai deux,
11:31les ventes de boîtes,
11:33des choses spectaculaires.
11:36Ou les sessions,
11:37ou l'acquisition,
11:38des acquisitions,
11:39des moments de gloire.
11:40Mais ce n'est pas que ça.
11:41On ne zoome jamais sur les...
11:44les moments fréquents.
11:45Alors, tu dis
11:46« shit always happens ».
11:48« Shit always happens ».
11:49« Shit always happens ».
11:49« Toujours ».
11:50« Toujours ».
11:50C'est pour cela que
11:51quand on fait nos business plans,
11:53il faut planifier
11:54que ça ne va pas le faire.
11:56Tout le temps.
11:56Tous les gens qui font
11:57leurs business plans,
11:58ils se croient eux-mêmes
12:00que ça va arriver.
12:02C'est sûr que ça ne va pas arriver.
12:06Cisco, Google,
12:07toutes ces boîtes-là
12:08ont raté leurs business plans
12:10de 50%.
12:12Il m'est arrivé
12:12dans la création
12:13de mes boîtes,
12:14moi,
12:14à partir d'un certain moment,
12:15en disant
12:15si le jour où on fait
12:16nos business plans,
12:17c'est qu'on n'a pas été
12:18assez agressifs.
12:19Donc,
12:21la réalité,
12:22c'est qu'on connaît bien
12:23son bateau.
12:24On ne connaît pas la mer.
12:26Et puis,
12:27tu es le seul navigateur.
12:28C'est sûr.
12:30La solitude,
12:32j'ai vu l'autre jour,
12:33il y en a quelqu'un
12:34qui dit solopreneur.
12:35Tous les entrepreneurs
12:36sont des solopreneurs.
12:38Même quand ils sont au binôme,
12:39ils sont solopreneurs.
12:40Donc,
12:41évidemment,
12:41la solitude du marin,
12:44il n'y a personne,
12:45en fait.
12:46Tout le monde est là
12:47au moment de la fête.
12:49Vous avez des actionnaires
12:50comme l'État,
12:52qui est un actionnaire invisible.
12:54Il n'est pas dans la cap table,
12:56mais au moment du gâteau,
12:58il va être là.
12:59Par contre,
13:00au moment de difficulté,
13:02il n'est pas là.
13:02Pas du tout là.
13:03Personne n'est là.
13:05Donc,
13:06la résilience
13:07est un must absolu
13:09parce que
13:10le nombre de fois
13:11où on va mettre
13:12le genou à terre,
13:13on ne peut pas le compter.
13:15Aujourd'hui,
13:16je suis
13:17le seul
13:19PDG d'Europe
13:19doublement coté
13:21en bourse.
13:22Et pourtant,
13:24il n'y a pas
13:24une seule journée
13:27une seule journée
13:28où tout le tableau
13:29est ouvert.
13:30Ce n'est pas possible.
13:31Il y a toujours
13:32une merde quelque part.
13:33Oui,
13:34il faut l'accepter.
13:35Toujours.
13:36Au début,
13:37quand on est perfectionniste,
13:38en fait,
13:39nous,
13:39les entrepreneurs,
13:40nous voulons faire
13:40les choses bien
13:41au maximum.
13:42Donc,
13:43on ne supporte pas
13:44d'avoir un truc rouge.
13:46Tout doit être ouvert.
13:48Donc,
13:48on lutte pour avoir
13:49tout ouvert.
13:49Mais en fait,
13:50ce n'est pas possible.
13:51À un moment donné,
13:52on accepte.
13:53C'est ça,
13:54en fait,
13:54la maturité
13:55dans les affaires.
13:56C'est savoir
13:59accepter
14:00l'imperfection.
14:01Il y a aussi
14:02un aspect intéressant,
14:03je trouve.
14:03Tu parlais de lever de fond.
14:04Ça m'inspire
14:04la question d'après.
14:05Tu dis,
14:06en fait,
14:06il ne faut pas lever
14:07juste ce dont on a besoin.
14:09Comme il y a toujours
14:11des tempêtes
14:12et t'en parlais,
14:13les gars,
14:13il faut lever plus.
14:14Ça,
14:15c'est ton conseil.
14:16parce qu'on a peur
14:17d'être dilué.
14:18Mon conseil,
14:19c'est que si vous pouvez faire
14:20sans lever de l'argent,
14:21en fait,
14:22l'entrepreneur
14:23le plus grandiose,
14:25c'est l'entrepreneur
14:26qui arrive
14:27à faire
14:29des énormes boîtes
14:30sans lever de l'argent.
14:32C'est rare.
14:33C'est rare.
14:34C'est presque impossible.
14:35Maintenant,
14:35si on fait une moonshot,
14:37donc,
14:38une boîte
14:39qui nécessite
14:40des levées d'argent,
14:43les entrepreneurs,
14:43en général,
14:44font le calcul
14:45de cash
14:47ralas
14:48machin
14:48parce qu'ils n'ont pas envie
14:50de se diluer.
14:51Compréhensible.
14:53Et
14:55après,
14:56ils ratent le business plan
14:57et se retrouvent
14:58en difficulté.
14:59La première chose,
15:00c'est
15:01de dire que
15:03les ennuis
15:04vont être là.
15:05La mer sera agitée,
15:07même si on a
15:08un beau bateau.
15:09La deuxième chose,
15:09c'est que
15:10ce qui compte,
15:11c'est le cash.
15:12Tout le reste,
15:13c'est de
15:14du blabla.
15:16La troisième chose,
15:18c'est
15:19quand on fait une moonshot,
15:21il vaut mieux avoir
15:2210%
15:22de l'océan
15:23que
15:25100%
15:26de sa piscine
15:27pourrie.
15:28Donc,
15:28du coup,
15:30lever de l'argent,
15:31être dilué,
15:32ça fait partie
15:32du jeu.
15:33La quatrième chose,
15:35le contrôle,
15:36ce n'est pas
15:37à 50%,
15:38il n'est pas
15:39à 30%,
15:39il n'est pas
15:40à 10%.
15:40Le contrôle,
15:41c'est la compétence.
15:43Le contrôle,
15:44c'est quand
15:45tous les actionnaires
15:47s'inquiètent
15:48si on dit
15:50je veux partir.
15:51Ce n'est absolument
15:53pas un niveau
15:54en pourcentage,
15:55il faut absolument
15:56protéger
15:56dans les levées.
15:58C'est ridicule.
16:00En plus,
16:01parfois,
16:01il faut accepter
16:02d'être dilué.
16:02quand vous allez chercher
16:03un business angel
16:05comme moi
16:05ou comme
16:06d'autres gens,
16:07etc.,
16:08pour vous aider
16:09au-delà de l'argent,
16:12les négocier
16:13à la baisse,
16:14c'est presque débile
16:16à mesure.
16:17Ah oui ?
16:17Pourquoi ?
16:18Parce qu'il faut
16:18que les gens...
16:19Parce que moi,
16:19par exemple,
16:20là aujourd'hui,
16:20j'en ai 15 boîtes.
16:22OK ?
16:23Eh bien,
16:23où je mets mon temps ?
16:25À qui je donne
16:26le plus ?
16:27Là où je vais
16:28gagner le plus,
16:28non ?
16:29Évidemment.
16:30Capitalistiquement.
16:31Peut-être que moi,
16:31je ne réfléchis pas
16:32comme ça.
16:33Mais logiquement,
16:34c'est comme ça
16:35qu'on réagit.
16:36Donc,
16:37ce n'est pas la peine
16:38de faire le radin
16:41pour rien.
16:42Peut-être le radin
16:42là où il faut.
16:43Laissez-vous être dilué.
16:45Pas là où il ne faut pas.
16:45Il y a un truc sympa
16:46que tu dis aussi.
16:47Est-ce qu'il ne faut pas
16:47tous être un peu cinglés
16:48quand on est entrepreneur ?
16:49Tu dis,
16:50j'ai toujours pensé
16:51que le monde avait besoin
16:51de fous.
16:52On va y revenir.
16:53Toi,
16:53tu l'as un peu été
16:54en 97
16:55quand tu quittes tout.
16:56On va en parler
16:56juste après.
16:57Mais pour finir
16:57sur ce conseil
16:59de lever,
17:00lever plus,
17:01c'est OK pour être dilué.
17:03Mais est-ce qu'il ne faut pas
17:03aussi ce petit grain de folie
17:05pour un moment
17:05se lancer
17:06dans l'entrepreneuriat ?
17:07Tu vois,
17:08lancer sa boîte,
17:09ses boîtes.
17:09Il faut être
17:11définitivement taré.
17:13Il faut être cinglé
17:14pour être entrepreneur.
17:15En France,
17:16c'est presque
17:20troisième niveau
17:21chez Saint-Anne
17:22pour y aller.
17:23parce qu'en fait,
17:24on est aidé en rien.
17:26On est aidé en rien.
17:28On a un écosystème
17:30global,
17:31national
17:33qui déjà
17:34n'aime pas trop
17:35les patrons,
17:36fait l'amalgame
17:37entre le patron
17:39des mines
17:41et du charbon
17:42avec les entrepreneurs
17:43d'aujourd'hui.
17:45On a 30 millions
17:47de chances
17:47d'échouer
17:49et quand on réussit,
17:52ils ne nous laissent rien
17:54et même le peu
17:55qui nous reste,
17:58les gens nous jalousent
17:59dessus.
18:01Il y a beaucoup
18:01de jalousie en France.
18:02C'est quelque chose
18:03qui est vraiment certain.
18:05Certain.
18:06Mais c'est d'autant
18:06plus intéressant
18:07que tu le dises
18:07parce que tu n'as pas
18:08grandi en France.
18:09Donc quelque part,
18:09moi j'ai vu la terre.
18:10Là, tu as tous les droits.
18:11Moi, je voyage partout
18:12et personne ne peut
18:13me reprocher
18:14pour l'amour
18:15pour la France.
18:16Personne.
18:17Parce que je ne pense pas
18:18qu'il y a en France
18:19des gens qui aiment
18:19la France comme moi
18:20j'aime.
18:21Et je fais partie
18:22des rares personnes
18:23que si la France
18:24est attaquée,
18:25porteront les armes.
18:26Donc,
18:29l'appel américain
18:32était en 97,
18:34en 2001,
18:35en 2010.
18:37Là,
18:37tout le temps,
18:38j'ai eu que des appels.
18:39Et tu as ça.
18:40Et je n'ai pas été.
18:41Et parfois,
18:42je me dis
18:42il y a des jours
18:43où je dis
18:43pourquoi je ne l'ai pas fait ?
18:45Je serais aujourd'hui
18:47une des plus grosses
18:48réussites du monde.
18:49Parce qu'en fait,
18:50ce qu'on ne se rend pas compte,
18:52c'est qu'un entrepreneur
18:53qui est capable
18:53de faire de rien
18:55quelque chose,
18:56toutes mes boîtes
18:56sont faites ex nihilo.
18:59Si l'argent
18:59qu'on ne m'a pas pris,
19:01je l'aurais réinvesti
19:03à ma manière,
19:05eh bien,
19:05ils auraient vu
19:06des merveilles
19:06encore plus.
19:07Mais,
19:09malgré tout,
19:10j'accepte tout ça.
19:11le pire,
19:12c'est qu'on ne nous dit
19:14même pas merci.
19:15Donc,
19:15il faut un peu être fou
19:16pour se lancer en France
19:18en particulier.
19:19Je parlais hier
19:20avec un entrepreneur
19:21qui est dans une situation
19:23difficile
19:24et
19:27qui dit
19:28moi,
19:28j'ai cotisé tout le temps,
19:29etc.
19:30Et je viens de me rendre compte
19:31que si ma boîte tombe,
19:33j'ai le droit à rien.
19:34Et après,
19:35on nous parle
19:36de justice sociale.
19:37Justice sociale
19:38pour laquelle
19:38ils nous prennent
19:4080%
19:41de tout ce qu'on gagne.
19:42Et d'ailleurs,
19:43les 20% qui restent,
19:44quand on meurt,
19:45ils prennent 45%.
19:46Donc,
19:48et après,
19:48on parle de justice sociale.
19:49Mais pourquoi
19:50vous montez autant ?
19:51C'est grave quand même.
19:53Sincèrement,
19:54tous les jours,
19:55j'ai l'impression
19:56d'être un grand fonctionnaire
19:58parce que je vois
19:59beaucoup d'argent
19:59rentrer sur mes comptes
20:00et je les vois partir.
20:01c'est comme quelqu'un
20:02qui observe
20:03le mouvement
20:03des animaux
20:06qui rentrent
20:07et qui sortent
20:07en Afrique.
20:08C'est la migration.
20:08C'est vraiment
20:09la migration
20:11des oiseaux.
20:12C'est tellement violent
20:15que c'est presque
20:16un engrenage.
20:20Mais j'ai l'impression
20:21que je ne sais faire que ça.
20:23Donc,
20:24j'ai besoin
20:24de ces sensations-là
20:25et je sais
20:28que je ne prendrai pas
20:29ma retraite.
20:29Oui,
20:29tu vibres en fait,
20:30quand même.
20:31j'ai besoin
20:31de ça en fait.
20:32Moi,
20:33je suis un
20:34je suis vraiment
20:36un homme
20:37de grande voltige.
20:38Moi,
20:39j'adore la voltige,
20:40j'adore
20:41j'adore l'air.
20:43Tu aimes vibrer.
20:44Je m'appelle
20:45ce qu'il m'appelle.
20:47C'est parce que
20:48pour moi,
20:49la vie douce,
20:52tranquille,
20:53je l'aime
20:54pendant neuf jours.
20:56Alors,
20:56justement,
20:57c'est une transition
20:58parfaite
20:58pour ma question d'après.
21:00La vie douce,
21:00là,
21:01en 97,
21:02tu l'as quelque part.
21:04Tu es chercheur
21:04au CNRS,
21:05tu diriges une équipe.
21:07Tout va bien.
21:08Alors,
21:09tout va bien.
21:10Ça a été vachement difficile.
21:11Tu es arrivé en France,
21:12l'école d'ingé.
21:13Je fais évidemment
21:14un bond dans le temps.
21:15Je suis au CNRS,
21:16du bruit au CNRS.
21:18Tout se passe bien.
21:19Et là,
21:19en fait,
21:20pardon,
21:20mais tu pètes un câble,
21:21en fait.
21:22Il y a un jour
21:22où tu te dis,
21:24chamboule tout,
21:25je veux monter une boîte,
21:26je ne connais rien en business.
21:28Tu es un chercheur.
21:29Je suis un chercheur.
21:31J'arrête tout.
21:32Qu'est-ce qui s'est passé,
21:33en fait,
21:33ce jour-là ?
21:34Il faut quand même
21:35que tu nous expliques.
21:36Parce que,
21:37c'est quoi ?
21:38C'est l'appel de la vibration.
21:41Ça ne suffisait pas ?
21:42Tu vois,
21:43c'était quoi ?
21:43Je pense que
21:44les aigles
21:45ne sont pas faits
21:46pour rester sur l'arbre.
21:48Et je ne me voyais pas.
21:50En fait,
21:51quand je fermais mes yeux,
21:53je ne me voyais pas
21:54ce directeur de recherche
21:56au CNRS
21:57qui fait des publications.
21:59En quatre ans,
22:00j'ai fait
22:01250 publications scientifiques,
22:0350 brevets.
22:04Donc,
22:04j'avais un groupe
22:05de recherche de malades.
22:06On a fait plein,
22:07plein de belles choses.
22:08Mais c'est devenu...
22:11J'ai voyagé beaucoup déjà.
22:13Donc,
22:13j'avais...
22:13Tout ce que j'avais envie...
22:15Tout ce qui est faisable
22:16dans cette fonction,
22:17je l'ai vraiment fait.
22:19Mais j'ai fait le tour,
22:20en fait.
22:20Une fois que je fais le tour,
22:22j'ai commencé à tourner en rond.
22:23Tu t'es lassé.
22:24Et je me suis ennuyé.
22:27Et c'est là
22:28où je prends une décision
22:29un soir
22:30de le faire.
22:33J'ai peur.
22:35Vraiment.
22:37Parce que
22:38parce que c'était dangereux.
22:40C'était vraiment dangereux.
22:42J'avais une carte de séjour.
22:43À l'époque,
22:45les gens,
22:45ils ne savent pas,
22:46mais à l'époque,
22:47on n'avait pas de SAS.
22:49Il y avait
22:49les sociétés anonymes
22:51et les SARL.
22:52Une SA,
22:54il faut sept...
22:54À l'époque,
22:55il fallait sept actionnaires
22:56et le PDG
22:57devrait être français.
22:59Donc,
22:59français,
23:00je ne suis pas.
23:01Il fallait chercher
23:02sept actionnaires.
23:03Et c'était tellement con.
23:05Vu que j'ai mon expérience
23:06à l'époque,
23:07je suis parti chercher
23:08sept actionnaires.
23:09N'importe qui.
23:10Mais il fallait que tu sois
23:10actionnaire.
23:11J'ai besoin de sept.
23:13Oui,
23:13j'ai donné beaucoup de part
23:14au début à des gens
23:15qui sont enrichis derrière.
23:16Enrichis,
23:17enrichis.
23:18Parce que l'action,
23:19à partir de ce moment-là,
23:20a été multipliée par 7050
23:21en deux ans et huit mois.
23:23Donc,
23:24si tu avais mis
23:24mille,
23:25tu avais six millions.
23:26C'est énorme.
23:28Incroyable.
23:30Attends,
23:30mais c'est les mecs
23:31que tu as trouvés comment ?
23:31C'était dans mon entourage
23:33et les gens,
23:35ils ne savent pas.
23:37Mais le PDG fondateur
23:39de Memscap,
23:41fondateur sur le papier,
23:44c'est ma copine de l'époque
23:45qui est devenue ma femme.
23:47Heureusement que tu l'as épousée.
23:49J'étais malin quand même.
23:50J'ai fait les choses bien.
23:51Quand même.
23:57Tu te rends compte,
23:58en fait,
23:59j'avais,
23:59si j'échouais,
24:01la boîte tombait,
24:03j'avais du cash
24:03pour trois mois.
24:05Trois mois.
24:06Et je dis à mes équipes,
24:07j'ai recruté quatre personnes,
24:08je leur ai dit,
24:09voilà,
24:09je peux payer les salaires
24:10pendant trois mois.
24:11Si ça ne tient pas,
24:12on ferme
24:13et c'est fini.
24:15Et donc,
24:16pour moi,
24:16plus de carte de séjour,
24:18plus rien.
24:18hyper risqué.
24:21Maladiquement,
24:22je me dis,
24:24c'est des choses
24:25qu'on fait peut-être
24:26à 27 ans.
24:29Et là,
24:29tu avais 27 ans.
24:30Oui.
24:31Tu n'y connais rien
24:31et surtout,
24:32tu vas apprendre
24:32à faire un business plan
24:34tout seul dans une chambre d'hôtel.
24:35À Saint-Rosé.
24:36À faire un pitch
24:37en une nuit.
24:38Oui.
24:39Donc quand même,
24:39tu apprends vite.
24:40Pour ceux qui nous regardent,
24:41est-ce que tu as des petits conseils,
24:43sans rentrer dans les grands détails,
24:44mais de business plan
24:45et de pitch ?
24:46Tu vois,
24:47qu'est-ce que tu as appris
24:49en accéléré ?
24:50Il faut être capable
24:52de pitcher sa boîte
24:53en une minute,
24:56en deux minutes,
24:57en dix minutes,
24:59en une heure,
25:00en deux heures.
25:01C'est hyper important.
25:02Ce n'est pas la même chose.
25:04On peut se retrouver
25:05face à des gens
25:07où il faut les accrocher.
25:08On n'a pas beaucoup de temps.
25:10On a une minute,
25:12une minute trente,
25:13il faut les accrocher.
25:14Donc,
25:14il faut se mettre
25:15dans la tête
25:17que
25:17qu'est-ce que je dois
25:19dire
25:20pour qu'en une minute trente,
25:21cette personne-là accroche.
25:23Alors,
25:24il y a des gens
25:27qui vous disent,
25:29honnêtement,
25:29là,
25:29en ce moment,
25:30sur les réseaux sociaux,
25:31je reçois des dizaines
25:32de milliers
25:32de demandes
25:33par semaine
25:34et il y a des gens
25:36pour m'accrocher.
25:38Ils écrivent des choses
25:39mais juste
25:39qu'ils sont à mourir
25:40de rire.
25:41Tu peux nous raconter ?
25:42Il y en a des gens
25:44qui me disent
25:45qu'il faut absolument
25:46que tu répondes à ça
25:47parce que
25:50ce truc-là
25:51va te changer la vie.
25:52Et moi,
25:53je réponds
25:53j'aime ma vie.
25:55Merci.
25:57C'est quoi ?
25:58C'est ridicule ?
25:59Ou c'est la meilleure affaire
26:01de toute la Terre ?
26:03Et moi,
26:04tu veux que je te crois ?
26:05Ça,
26:05c'est pas une bonne accroche.
26:07Ridicule.
26:08Nous,
26:08on est des entrepreneurs,
26:09les entrepreneurs
26:10ne mentent pas.
26:11Ils disent
26:11les choses vraies.
26:13Donc,
26:14il faut raconter
26:15les choses
26:17sincèrement
26:17et par contre,
26:19sortir tous
26:20nos points forts.
26:21En fait,
26:22c'est très très simple.
26:25Un bon pitch,
26:25ça ressemble un peu
26:26à un maquillage
26:27d'une femme.
26:28Les femmes
26:29qui ont des jolis yeux.
26:31Imaginez qu'on a
26:32des yeux bleus.
26:34Les couleurs
26:35qu'on va utiliser
26:36pour les mettre
26:36en évidence,
26:38c'est certaines couleurs.
26:40Donc,
26:41si elle met autre chose,
26:42on ne les voit pas
26:43ces jolis yeux.
26:44Donc,
26:45le pitch,
26:46c'est
26:47du maquillage,
26:49pas pour changer
26:51les faits,
26:52parce qu'on le saura
26:53si vous montez,
26:54mais pour mettre
26:55en évidence
26:56les points forts.
26:57Pour mettre en valeur.
26:58C'est ça le pitch.
27:00Donc,
27:02après,
27:04il y a le business plan.
27:06Un business plan,
27:07bien,
27:08c'est quelque chose
27:10qui est
27:12agressif,
27:13suffisamment agressif,
27:15réalisable
27:17ou au moins
27:20que nous avons,
27:22que nous pouvons prouver
27:23qu'il est réalisable,
27:24on sait qu'il ne va pas
27:25se réaliser.
27:26On sait.
27:27Parce qu'il est agressif.
27:29Mais il faut avoir
27:29l'effet qui prouve
27:30que ça va le faire.
27:32Que tu as une vision.
27:34ça,
27:34ça,
27:34ça,
27:34ça va arriver.
27:35Mais toi,
27:35ça a tellement bien marché
27:36que tu rentres en bourse,
27:37mais c'est quoi ?
27:38Deux ans,
27:38trois ans après ?
27:39Deux ans et huit mois.
27:40Mais tu te rends compte,
27:40c'est hallucinant.
27:41Ouais.
27:42Et donc,
27:42un soir,
27:42tu te couches,
27:43t'es millionnaire.
27:44Ouais,
27:44je me couche.
27:46La veille,
27:46j'avais 150 000 euros,
27:49exactement.
27:51Et le lendemain,
27:52j'ai 110 millions d'euros.
27:54Et là,
27:55j'ai mon voie,
27:55mon relevé.
27:57La Société Générale
27:58Paré de Banking,
27:59qui est une de mes banques
28:00à l'époque,
28:01m'envoie mon relevé,
28:03c'est écrit,
28:05110 millions d'euros.
28:07À l'époque,
28:07on donnait l'équivalent
28:08en France aussi.
28:09Tu l'as encadré ?
28:10Non,
28:10je l'ai toujours,
28:11je ne l'ai pas encadré.
28:12Parce que je pense
28:14que je pourrais gagner
28:15beaucoup plus.
28:16Comment tu t'es senti
28:16ce matin-là
28:17quand tu t'es levé,
28:18millionnaire ?
28:19Quand j'ai dormi millionnaire,
28:21j'étais très heureux.
28:25La sensation de puissance,
28:27une sensation de puissance
28:29très forte,
28:30une sensation
28:31d'être à l'abri
28:33et de me dire
28:34plus aucun des miens
28:36aura un problème.
28:40C'est vraiment très puissant
28:41comme sensation
28:44et un réveil
28:45très douloureux.
28:46Pourquoi ?
28:48Parce que
28:49les murs
28:50sont restés là.
28:52Parce que
28:53dans ma tête,
28:54il y a une phrase
28:56qui revient tout le temps,
28:57qui revient
28:57même aujourd'hui.
29:00Tout ça pour ça.
29:02Est-ce que ça vaut le coup ?
29:05Je ne vais pas me poser
29:06des questions pareilles
29:06parce que
29:07je peux déprimer
29:08une armée.
29:14je suis censé
29:17pousser les gens
29:18à aller se battre,
29:20à entreprendre
29:21et à réussir.
29:24Moi, je suis quelqu'un
29:25qui n'a absolument
29:27même pas
29:29franchement
29:29même pas
29:300,00000
29:34million de 0,1%
29:35de jalousie.
29:36Et aujourd'hui,
29:38je suis mes entrepreneurs
29:38et je souhaite
29:39de tout mon cœur
29:40et je fais tout ce que je peux
29:41pour qu'ils réussissent
29:43plus que moi.
29:44Est-ce que ça a
29:44le coup pour toi ?
29:46Tout est vanité
29:47sous le soleil.
29:49Tu ne réponds pas
29:49à la question ?
29:50Je ne sais pas.
29:53Je ne sais pas répondre.
29:54Il y a une phrase
29:55de ta maman
29:57qui est partie trop tôt,
29:58qui est très touchante,
30:00ne court pas
30:01après l'argent,
30:02il court plus vite
30:03que toi,
30:04accomplit d'abord
30:05de grandes choses
30:06et l'argent suivra.
30:08C'est une conséquence.
30:10Oui,
30:11c'est ma mère
30:12qui m'a dit ça.
30:14Quand j'étais jeune,
30:15je voulais réussir vite.
30:18En fait,
30:19je voulais réussir vite
30:20pour elle,
30:21pour les miens,
30:22malheureusement.
30:25Ce n'était pas assez vite.
30:26Tu aurais voulu lui montrer
30:28à ta maman
30:28qui est partie
30:31trop tôt,
30:32à l'âge de 48 ans ?
30:33Je n'aurais pas voulu
30:35lui montrer
30:35pour la fierté.
30:40Je me rappelle
30:41quand elle était
30:42sur son lit
30:44d'hôpital
30:45les derniers jours.
30:49Elle a eu
30:50une amélioration
30:52incroyable
30:53à tel niveau
30:53que les médecins
30:54ont dit
30:54qu'elle sort demain.
30:56et dans la nuit,
30:57elle a eu
30:57les attaques cardiaques
30:5813 d'un coup,
30:5913 l'un après l'autre,
31:02qui l'ont tué.
31:02Le 13e l'a tué.
31:05Et donc,
31:06cet après-midi,
31:08je me rappelle,
31:09il y avait
31:10des infirmières
31:12et une des infirmières
31:13avait craqué
31:14pour moi.
31:16Et donc,
31:17elle était très fière,
31:19elle a dit
31:19c'est mon fils ici.
31:22Il va bien devenir
31:23le docteur.
31:24Ce n'était pas encore.
31:25mon frère Georges,
31:27l'aîné docteur,
31:29le docteur.
31:30C'était très fier
31:31de ses enfants.
31:31Donc,
31:32la fierté,
31:33je l'ai vue.
31:34Je l'ai vue
31:35dans ses yeux.
31:36Non,
31:36ce n'est pas ça,
31:37en fait.
31:37Ce que je regrette,
31:38ce n'est pas avoir
31:40donné à ma mère
31:42la vie
31:43qu'elle méritait.
31:46tu vois,
31:47aujourd'hui,
31:48moi,
31:48je vais dans
31:49les meilleurs
31:49palaces du monde.
31:50Quand je suis
31:51au Royal Palm,
31:52en particulier,
31:52à l'île Maurice,
31:53qui est une des destinations
31:54que j'aime le plus au monde.
31:57C'est magnifique,
31:58le service est magnifique.
32:00Parfois,
32:00je suis assis,
32:02je regarde la mère
32:03et je me dis,
32:05c'est même pas pur,
32:06en fait,
32:07elle lui donnait ça.
32:09Et moi,
32:10je l'ai vécu,
32:11mais elle,
32:12non.
32:13C'est ça,
32:14le regret,
32:15en fait.
32:16C'est-à-dire que,
32:16et c'est dingue,
32:17en fait,
32:19pourtant,
32:19j'étais en course
32:21contre le temps
32:22et franchement,
32:24je ne pouvais pas
32:24aller plus vite.
32:25C'est impossible.
32:27C'est,
32:29je courais tout le temps.
32:31Et une fois,
32:34quand j'étais encore
32:35au Liban,
32:36etc.,
32:36je mettais des plans
32:38et je disais,
32:40maman aimait beaucoup
32:41les bijoux.
32:41Moi aussi,
32:41j'aime les bijoux.
32:43Même les bijoux
32:44que j'offre,
32:45parfois,
32:45je les dessine,
32:45moi.
32:47J'aime beaucoup
32:47la notion de bijoux,
32:49la pierre,
32:49les trucs.
32:51Et à chaque fois
32:52que j'avais un tout petit
32:52peu d'argent,
32:53j'essayais d'offrir
32:54un cadeau à ma mère,
32:55mais mes bijoux
32:55étaient à mon niveau.
33:00Et je lui disais,
33:02je lui disais,
33:04un jour,
33:05je t'achèterai
33:07les plus beaux diamants
33:09du monde.
33:12Et elle sentait
33:13que je courais,
33:15en fait.
33:16Et elle,
33:17elle me disait,
33:18elle m'a dit
33:19cette phrase-là,
33:20dans ces circonstances-là.
33:22Arrête de courir, quoi.
33:24Ouais,
33:25elle m'a dit,
33:25elle me disait,
33:26l'argent,
33:27ne cours pas derrière l'argent,
33:28l'argent n'achète pas
33:29le bonheur.
33:32Et puis,
33:33si tu cours derrière lui,
33:34il va courir encore
33:35plus que toi.
33:38Focalise-toi sur les grandes
33:39choses que tu vas réaliser
33:40dans ce monde,
33:41et l'argent devient
33:42une conséquence.
33:44Et elle a raison.
33:46Et elle a raison,
33:48c'est un conseil
33:49que je donne
33:50à tous les entrepreneurs.
33:55Ne courez pas
33:56derrière l'argent,
33:56parce que
33:59il est très rapide.
34:02L'argent
34:02est une conséquence
34:04de toute réussite.
34:05Donc,
34:05focalisez-vous
34:06à réaliser
34:08la grande chose
34:09pour laquelle
34:10vous travaillez.
34:11Et l'argent
34:11va arriver
34:13tout seul.
34:14Ce n'est pas la peine
34:15d'y réfléchir.
34:16Ta deuxième réussite,
34:18elle vient
34:18d'une de tes plus
34:19grandes peurs.
34:20peur de vieillir.
34:23Toi,
34:24tu veux vieillir
34:26et mourir,
34:27beau.
34:28On est d'accord ?
34:29Je me trompe pas.
34:30C'est la vision
34:32du groupe Yeva,
34:33aujourd'hui,
34:34de Yeva Group,
34:35qui est
34:36la Beautiful Longevity.
34:38Moi,
34:40si on me dit
34:41qu'est-ce qui te fait peur,
34:43c'est marrant.
34:44Parce que franchement,
34:45si on me dit
34:46qu'est-ce qui te fait peur,
34:47moi,
34:47je pensais
34:48quand j'étais jeune,
34:50que j'étais immortel,
34:52que tu pouvais tirer
34:54sur moi
34:54avec Kalashnikov,
34:56les balles ne rentrent pas.
34:58Pour te dire
34:59la force que j'avais en moi.
35:00Et bien,
35:01il n'y a rien
35:01qui me fait peur
35:02à part une chose,
35:03c'est la vieillesse.
35:05ça me terrorise.
35:07Comment tu fais
35:07pour la combattre ?
35:08Mon objectif,
35:09c'est gagner du temps.
35:11Parce que moi,
35:12je suis quand même
35:13très rationnel,
35:15très scientifique.
35:16C'est-à-dire que
35:17je sais que
35:17je mène un combat
35:19que je vais perdre.
35:23mais
35:26j'essaye
35:27qu'il ne gagne pas
35:29contre moi
35:29en round 7,
35:30mais en round 20.
35:33C'est ce que j'essaye de faire.
35:34Prolonger,
35:34prolonger à tout prix.
35:35Je veux rester
35:36sur le ring
35:39plus longtemps
35:40que ce qu'il avait pensé.
35:42Ce qui est rigolo,
35:42c'est que
35:43c'est quelque part
35:43cette peur
35:44qui te fait presque
35:45changer de trajectoire,
35:46changer de business.
35:48C'est assez marrant,
35:49en fait.
35:50En fait,
35:50quand j'ai créé
35:51la marque Yoma,
35:54c'est l'inverse
35:55de Amwa,
35:55c'est le pionnier
35:56de la personnalisation.
35:58À l'époque,
36:00je n'avais pas encore
36:01la légitimité
36:02d'aujourd'hui.
36:03Donc,
36:03je disais à tout le monde
36:04que Yoma,
36:05c'est l'inverse
36:06d'Amoa,
36:06la marque
36:07de la personnalisation.
36:09Quoi de meilleur
36:10nom
36:12que Yoma.
36:14Aujourd'hui,
36:15j'ajoute la vérité
36:15en plus,
36:16c'est que
36:17c'était la marque
36:18qui est Amwa.
36:19Oui.
36:20Et je l'ai fait à moi.
36:22Parce que je voulais
36:24et ça a marché.
36:26Parce qu'aujourd'hui,
36:27j'ai 56 ans
36:27et si tu regardes bien
36:28ma peau
36:29et tu fais tous
36:30les diagnostics
36:31que tu veux,
36:31je corresponds
36:32à quelqu'un
36:33qui a 41 ans.
36:34Tu fais du Botox
36:34et tout ou pas à toi ?
36:35Non, zéro.
36:36Zéro Botox ?
36:37Ah zéro,
36:37je suis contre.
36:38Pas de chirurgie ?
36:39Contre,
36:40100%.
36:40100% contre.
36:41Je vais énerver
36:42beaucoup de médecins
36:42et beaucoup de gens
36:43qui disent ça,
36:43mais moi,
36:45je suis contre
36:45les injections,
36:46quelles qu'elles soient,
36:47que ce soit du Botox
36:48ou de l'acide diarbonique
36:49ou toute autre chirurgie.
36:51Et donc,
36:52c'est quoi ton secret alors ?
36:53Mon secret,
36:54c'est très, très simple.
36:55C'est la Beautiful Longevity.
36:57Ça veut dire
36:58la beauté
36:59et le bien-être
37:00mixés.
37:01Dans la beauté,
37:02tu peux me couper la main,
37:04mais je ne mettrais pas
37:05sur mon visage
37:05autre chose que Yoma.
37:06rien.
37:08On me donne des...
37:09Je ne vais pas les citer
37:10les marques par respect,
37:11mais on me donne,
37:12on m'offre des...
37:14Des crèmes,
37:16Des crèmes qui valent
37:17300 balles,
37:181000 balles.
37:19Je les donne,
37:20en fait.
37:20Je les donne
37:21à des gens
37:22à côté de moi.
37:22Moi,
37:22je ne mets sur mon visage
37:24que Yoma.
37:25Côté produit.
37:25Attendez-vous
37:26à un produit
37:28qui sort
37:29de malade
37:30en septembre
37:32qui va être
37:35gigantesque
37:35en performance.
37:37Donc,
37:37pour moi,
37:38il y a ça.
37:38Après,
37:39il y a
37:40savoir manger,
37:42sport,
37:43tout ce groupe-là.
37:44Je fais mes
37:468 minutes de sport
37:46le matin et le soir.
37:488 minutes le matin
37:49et le soir ?
37:50Moi,
37:51je fais 5 minutes
37:52de tai chi,
37:532 minutes de gainage,
37:5440 pompes.
37:5540 pompes
37:56le matin ?
37:57Non,
37:57c'est hallucinant.
37:59Et le soir.
38:00Avant la douche.
38:01Avant chaque douche.
38:02En fait,
38:02c'est très simple.
38:03Avant de rentrer
38:04sous la douche,
38:04je le fais.
38:05Non,
38:05mais tu as raison.
38:06J'espère avoir
38:07encore 15 ans de bien.
38:08Tu me donneras
38:09tes tips
38:09parce que moi,
38:10il faut que je les applique.
38:12Tu disais,
38:13c'est intéressant,
38:14tu mets le paquet
38:14sur tout ce qui est là.
38:16évidemment,
38:17contour de l'œil.
38:19Tu as racheté
38:19l'atelier du sourcil,
38:21le boudoir du regard
38:22notamment.
38:23Et ce que je trouve
38:24intéressant
38:25dans ces acquisitions,
38:26évidemment,
38:26quand on fait
38:27des acquisitions,
38:28c'est qu'on négocie.
38:30L'art de la négociation,
38:31chez toi,
38:32c'est ultra,
38:33ultra maîtrisé.
38:35Donne-nous quelques tips.
38:37Comment on fait
38:37pour bien négocier ?
38:38Il y a pas mal dans le livre.
38:39Il y en a un qui est sympa,
38:40je trouve.
38:41Tu dis,
38:41pour bien négocier,
38:42il faut citer
38:43plusieurs fois
38:44le prénom
38:45de la personne
38:45à qui tu parles.
38:47C'est pas pour bien négocier.
38:50C'est,
38:51en fait,
38:52c'est psychologique.
38:54On apprend ça
38:55dans certains endroits.
38:57En fait,
38:59si on demande
39:00le mot
39:02qu'on a entendu
39:03le plus dans sa vie,
39:05c'est son prénom.
39:07C'est basique.
39:09Oui.
39:10Et donc,
39:10c'est un mot
39:12qui est très agréable
39:14à l'oreille.
39:16Et en général,
39:18ceux qui vous appellent
39:19par le prénom,
39:20qui t'appellent
39:21par le prénom,
39:22sont des gens
39:23qui sont proches de toi.
39:25Donc,
39:25ça crée une proximité.
39:27Alors,
39:28ça ne veut pas dire
39:29que si tu me dis
39:30Jean,
39:30Jean,
39:31Jean,
39:31Jean,
39:32je vais devenir ma boule.
39:33Oui.
39:34Mais,
39:35ça établit
39:36une certaine
39:37proximité.
39:39Donc,
39:39c'est intéressant.
39:41Dans l'art
39:42de la négociation,
39:43aussi,
39:43il y a des choses
39:44qui sont très,
39:44très importantes,
39:45c'est connaître l'autre.
39:47Connaître l'autre
39:48beaucoup.
39:49Donc,
39:49il faut enquêter
39:50un peu sur le mec
39:51avec qui tu dois
39:52faire la bonne négo.
39:52Moi,
39:52je pense qu'il ne faut
39:53jamais rencontrer
39:54quelqu'un
39:55sans l'avoir
39:58googlé avant.
39:59Ah ouais ?
40:00Ouais,
40:00c'est sûr.
40:02C'est sûr.
40:03C'est sûr.
40:04ça t'a réussi,
40:05en tout cas.
40:06Mais,
40:06en fait,
40:07c'est par respect aussi.
40:09Ouais.
40:09C'est-à-dire que
40:10tu rencontres quelqu'un,
40:12tu ne connais rien
40:13sur lui,
40:13tu pars à...
40:17Tu peux faire
40:18des erreurs
40:19fatales.
40:20Moi,
40:21j'ai fait des deals
40:24avec des Finlandais
40:25à l'époque.
40:27Il fallait rentrer
40:28au sauna.
40:29Je me rappelle,
40:30j'étais avec un autre,
40:33quelqu'un d'autre,
40:34qui n'a pas voulu
40:35aller au sauna.
40:36À poil ?
40:37Ouais.
40:37Et il est parti.
40:38Et moi,
40:39le patron de la division,
40:41il m'a dit,
40:42c'est ton foie,
40:43jamais je signerai
40:43avec lui.
40:44Toi,
40:45tu es sympa,
40:46machin,
40:46etc.
40:46Et il a signé avec moi
40:47parce que j'étais avec lui.
40:48On est en train de parler
40:49avec des Finlandais
40:50qui adorent le machin,
40:52le sauna,
40:53et qui pour eux,
40:53se mettre à poil
40:54dans le sauna,
40:55c'est se mettre à poil.
40:57C'est du business quoi.
40:59Dans le vrai sens du terme,
41:00la confiance,
41:01le machin,
41:01etc.
41:02Donc,
41:04tu rencontres,
41:06je rencontre des gens
41:07qui sont herbivores,
41:08je ne sais même pas
41:09qu'ils sont herbivores,
41:10je les invite chez Hélène
41:11dans un restaurant de poissons.
41:14Ce n'est pas possible.
41:16Donc,
41:16il y a des choses
41:16qui sont très de l'art
41:18de recevoir,
41:21de s'intéresser aux gens,
41:22etc.
41:22Et de toute manière,
41:23la meilleure négociation,
41:24c'est quand on s'arrête,
41:25on s'intéresse à l'autre.
41:27Et il ne faut jamais
41:28quitter la table
41:28avec un partenaire
41:30qui est très content
41:31et l'autre très triste.
41:33Ce n'est plus
41:33de négociation là.
41:35Il y a un truc que tu dis,
41:36j'ai bien aimé aussi.
41:38Tu me dis,
41:39tu me dis,
41:39enfin tu nous dis,
41:40je suis gentil
41:41avec les gentils,
41:43voyous avec les voyous.
41:44Ce que mon interlocuteur
41:46voit en moi,
41:46c'est son reflet.
41:48En fait,
41:49en vrai,
41:49pardon,
41:50tu es gentil
41:50ou tu n'es pas gentil ?
41:51Tu es un gentil
41:52ou tu es un voyou au fond ?
41:53Moi,
41:54je suis un
41:54quelqu'un d'extrêmement,
41:58qui a un cœur
41:58qui n'appartient pas
41:59à cette planète.
42:01Très sincèrement.
42:02Je ne pense pas
42:04qu'il y a des cœurs
42:05comme celui-là.
42:07C'est triste d'ailleurs.
42:09Mais j'ai appris,
42:12à force
42:13de prendre des coups,
42:16j'ai appris
42:17à être le miroir.
42:19Moi,
42:19je dis aux gens,
42:21ce que tu vois de moi,
42:22c'est toi.
42:26si tu vois
42:27que je suis dur,
42:28c'est parce que
42:28tu es dur.
42:29Si tu vois
42:30que je suis gentil,
42:31c'est parce que
42:31je sais que tu es gentil.
42:35Donc,
42:36en fait,
42:37et moi,
42:38je n'ai pas de limite.
42:40Je veux dire que
42:42les gens,
42:43ils peuvent dire
42:44« Jean,
42:45c'est un PDG
42:45de bois de côté,
42:46etc. »
42:47je peux me bagarrer
42:47dans la rue
42:48comme un bandit.
42:52Parce que je m'en fous.
42:53Pour moi,
42:54en fait,
42:55moi,
42:55je ne joue pas un rôle.
42:56Je suis qui je suis.
42:57Devant la caméra,
42:58je suis.
42:58Dans la rue,
42:59je suis.
42:59On va me voir
43:00comme je suis.
43:01Et du coup,
43:02je ne m'habille pas
43:03des habits d'un autre
43:04et il n'y a rien
43:05qui est pour moi
43:06interdit et permis.
43:08Donc,
43:09si quelqu'un
43:10m'agresse dans la rue,
43:12je peux
43:14me bagarrer
43:15comme n'importe qui
43:16se bagarre.
43:17Je ne vais pas dire
43:17genre « Ce n'est plus pour toi.
43:19Attends,
43:20tu es quand même un PDG. »
43:21Imagine que quelqu'un
43:22te voit
43:23et je n'ai rien à foutre.
43:25Reste toi,
43:25tu es fidèle à toi.
43:26Je suis moi-même.
43:27Peu importe.
43:28Et puis,
43:28de toute manière,
43:29tout ce que j'ai réalisé
43:30dans ma vie,
43:32pour moi,
43:33il n'y a rien
43:35qui peut me changer
43:37à tel niveau.
43:38Pour moi,
43:39tout est « Ok,
43:39bon,
43:40ça va. »
43:41Ça t'a réussi,
43:42en fait.
43:43Tu ne t'es pas travesti,
43:44tu restes fidèle
43:45à toi-même.
43:46Ce qui est sûr,
43:47c'est que
43:49la réussite là-dedans,
43:51quand tu dis
43:51« Ça t'a réussi »,
43:52c'est que je vis
43:54avec mes convictions
43:55et c'est pour cela
43:56que je suis un homme heureux.
43:57Tu as réussi
43:57à être fidèle,
43:58être un gentil
43:59et un voyant
44:00en même temps.
44:01Tes boîtes,
44:01elles cartonnent.
44:02Parlons de cette deuxième
44:03entrée en bourse,
44:04quand même.
44:05Juste,
44:06tu ne fais pas une,
44:07mais deux fois le truc,
44:09deux fois la prouesse.
44:11Comment tu t'es senti
44:12la deuxième fois ?
44:14C'était 25 ans après,
44:16c'est ça ?
44:16Oui,
44:1625 ans après.
44:17C'est dingue !
44:18Le monde a changé,
44:19surtout depuis,
44:20et Paris a changé,
44:21surtout.
44:23Donc,
44:24cette fois-ci,
44:24ça a été…
44:25Moi,
44:26je ne stresse pas,
44:27du tout.
44:28Jamais ?
44:29Jamais.
44:30C'est la première fois
44:30de ma vie où j'ai stressé.
44:32C'est vrai.
44:32Pourquoi ?
44:33Parce que j'ai fait
44:34quelque chose.
44:35Moi,
44:35je suis…
44:37C'est un cerveau
44:38qui est particulier.
44:40J'ai toujours un plan
44:41A,
44:42B,
44:42C,
44:42D.
44:42J'ai des plans.
44:43À chaque fois,
44:44quand je joue
44:45face à quelqu'un,
44:47même aux cartes,
44:48etc.,
44:48je calcule toujours tout,
44:49etc.
44:51Et là,
44:52pour la première fois
44:52de ma vie,
44:53j'étais obligé,
44:54obligé,
44:55par certaines technicités,
44:57des choses,
44:58des dates,
44:58et des machins,
45:00de sauter dans le vide
45:03sans avoir d'autres plans.
45:06C'était très stressant.
45:09Très,
45:09très,
45:10très stressant.
45:11Il y a une phrase
45:11justement que j'ai relevée
45:13et ça m'inspire
45:14exactement ça
45:15parce qu'on est presque
45:16à la fin de l'entretien
45:16mais tu dis
45:17pour atteindre le sommet
45:18de la montagne,
45:18il faut viser la lune.
45:19Je cote le 31 mars,
45:23jour de pleine lune.
45:29Et depuis ce qui est arrivé
45:31dans le livre,
45:33elle est toujours là.
45:35Et à chaque fois,
45:37à chaque fois
45:38que j'ai besoin,
45:42à chaque fois,
45:44elle est là.
45:45Est-ce que je peux le dire
45:46pour toi,
45:47pour expliquer aux gens
45:48que ta maman,
45:49quand tu étais enfant,
45:50elle m'appelait
45:51pour la lune,
45:52pour voir la pleine lune,
45:54qu'elle est décédée aussi
45:55un soir de pleine lune
45:56et que quand tu vois
45:58cette pleine lune,
45:59ça te rappelle...
46:00Et elle m'a sauvée
46:00en 2024.
46:02Un jour où tu es vraiment
46:03très, très, très déprimé
46:06et tu vois cette pleine lune
46:08qui illumine ta chambre
46:09au moment où tu t'endors.
46:10Voilà.
46:10Et qui est revenue à Paris
46:12et qui est revenue
46:13à beaucoup de moments.
46:17Ouais.
46:19Je suis...
46:20Je suis maintenant
46:21persuadé que...
46:24Je suis persuadé
46:25qu'il y a quelque chose
46:26derrière
46:28et je suis persuadé
46:29que ma mère veille
46:31de loin sur moi.
46:33Merci, c'est très joli.
46:34Moi aussi,
46:34j'y crois.
46:35Je suis bien d'accord
46:36avec toi.
46:37Ce que je demande toujours
46:38à la fin aux gens
46:39qui sont à ta place,
46:40c'est un petit conseil.
46:41Au vu de tout ce qu'on s'est dit,
46:42on s'est dit plein de choses.
46:44Qu'est-ce que tu auras envie
46:45de dire en mots de la fin,
46:48soit sur ton parcours,
46:50soit sur ton grain de folie,
46:54soit sur ton ange gardien
46:56qui t'a sacrément accompagné
46:57quand même tout au long de ta vie.
46:59Qu'est-ce que tu as envie de dire
47:01aux gens qui nous regardent,
47:01qui nous écoutent ?
47:04Aux entrepreneurs,
47:05je leur ai dit,
47:06enfin,
47:06à tous ceux qui réfléchissent
47:07s'ils doivent faire quelque chose
47:09ou pas,
47:11de se lancer,
47:12d'oser faire les choses.
47:13C'est vrai que c'est dur,
47:14ça sera dur.
47:18Et surtout qu'aujourd'hui,
47:19il y a des moyens
47:22que nous n'avons pas.
47:24Il y a l'émission
47:25qui va être mon associé,
47:26il y a Amplify,
47:27il y a la plateforme,
47:29il y a la BPI,
47:30il y a plein de choses
47:31qui existent
47:32et que nous,
47:32on n'en avait pas.
47:35il faut y aller
47:36parce qu'on regrette
47:37beaucoup moins l'échec
47:38que ne pas s'être allé.
47:40De tenter.
47:41Il faut se dire
47:42que le but essentiel
47:44d'une vie,
47:45c'est vraiment être heureux.
47:48Et ce qu'il faut,
47:50c'est qu'il ne faut pas oublier
47:51qu'à un moment,
47:53on va partir.
47:55Et ce moment-là,
47:56on va voir défiler
47:58toute notre vie devant nous.
48:00Et il ne faut pas avoir
48:02des regrets.
48:03parce que vraiment,
48:04ça sera à l'enfer.
48:06Essayer de partir
48:07sans avoir de regrets,
48:09avoir un petit sourire,
48:10c'est pour cela
48:11que vivez,
48:13vivez pleinement.
48:15Merci, Jean.
48:16Merci pour tous ces conseils.
48:18Vivez pleinement,
48:19intensément,
48:19un petit grain de folie,
48:20il faut y aller.
48:21On n'est pas là pour exister,
48:23on est là pour vivre.
48:24On est là pour vivre.
48:25C'est très, très, très joli
48:26parce qu'à la fois,
48:27c'est conseil business,
48:28mais conseil qu'on applique aussi
48:29aisément dans sa vie
48:30de tous les jours.
48:31C'est comme dans le livre.
48:31Oui, merci.
48:32Du coup,
48:33j'allais justement le rappeler.
48:34Tu me fais des transitions
48:35toutes prouvées.
48:37Jean-Michel Caram,
48:38La réussite est en vous
48:40chez Michel Laffont.
48:42Plein d'anecdotes.
48:44Tu nous as aussi dévoilé
48:45plein de trucs
48:45que tu n'as pas dit dans le livre.
48:46Je t'en remercie.
48:48Merci à toi.
48:48L'entretien,
48:49on peut le retrouver
48:50sur YouTube
48:51mais aussi sur toutes
48:51vos plateformes de podcast.
48:53Merci à toi
48:53et merci à vous
48:54pour votre fidélité.
48:56Je vous dis à très vite.
48:57Salut.
48:57Salut.
48:57Salut.
48:58Salut.
48:58Salut.
48:58Salut.
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