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  • il y a 2 jours
Japonaise installée en France, Tomo Nagami a travaillé chez Renault Nissan avant de devenir consultante spécialisée dans les différences culturelles entre la France et le Japon.

Son point de bascule arrive en 2011, lorsqu’elle réalise qu’à force de vouloir tout gérer parfaitement, elle est en train de perdre son équilibre… et son identité.

Aujourd’hui, elle aide dirigeants et entreprises à ne plus rater leurs deals avec le Japon. Car au-delà de la langue, tout se joue dans les codes invisibles : le rituel des cartes de visite, la notion de confiance, le consensus avant même la réunion, ou encore ces “oui” qui ne veulent pas toujours dire oui.

Dans cet épisode, Tomo décrypte les règles implicites qui changent tout. Pourquoi les Japonais évitent le conflit, pourquoi les décisions peuvent sembler longues, et comment une simple incompréhension culturelle peut faire échouer un contrat pourtant prêt à être signé.

Un entretien concret, précis et éclairant. Un épisode Tous Wonder Business pour comprendre ce qui ne se dit pas…mais ce qui fait toute la différence.
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😹
Amusant
Transcription
00:00Donc tu dis j'ai la précision japonaise et l'élan français.
00:03Je suis à la fois consultante stratégique, traductrice, gestante de projet, coach.
00:07Comment on fait pour ne pas rater un contrat avec les japonais ?
00:10Je demande à mes collaborateurs français de préparer au moins centaines de cartes de visite.
00:15Centaines ?
00:15Comment c'était de travailler avec Carlos Ghosn ?
00:18Bonjour à tous et bienvenue dans Tous Wonder Business,
00:21un nouveau format des hors-série dédié au monde de l'entreprise.
00:24Aujourd'hui, je reçois Tomo Nagami, elle est japonaise.
00:28Elle a notamment travaillé chez Renault-Nissan sous l'air de Carlos Ghosn.
00:32Aujourd'hui, elle est consultante spécialisée dans les différences culturelles entre la France et le Japon.
00:37Grâce à Tomo Nagami, c'est impossible de rater un deal, un contrat avec le Japon.
00:42Elle va nous raconter ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire, les impairs à ne
00:46pas commettre.
00:47Finalement, ces cultures sont extrêmement différentes.
00:49Elle va nous parler de ces fameuses cartes de visite qu'il faut distribuer.
00:53Vous allez le comprendre qu'on ne peut pas faire de business avec le Japon sans avoir un stock de
00:57cartes de visite.
00:58En tout cas, Tous Wonder Business, vous nous retrouvez, vous le savez, sur YouTube et sur toutes vos plateformes de
01:03podcast.
01:04Spotify, Deezer, Amazon et Apple, vous pouvez nous regarder, nous suivre un peu partout et un peu tout le temps.
01:10Et Tous Wonder Business, ce nouveau format, c'est maintenant avec Tomo Nagami,
01:17Consultante spécialisée dans les différences culturelles France-Japon.
01:31Tomo Nagami, merci beaucoup.
01:33Tu viens inaugurer ce premier Tous Wonder Business.
01:37Je suis très contente de te recevoir.
01:40Merci.
01:40J'ai hâte de t'entendre.
01:42J'ai hâte que tu nous expliques comment ne jamais rater un deal et un contrat avec le Japon.
01:45Ça, c'est précieux.
01:47Dans Tous Wonder et Tous Wonder Business, on commence toujours avec un point de bascule.
01:51Le tien, il se passe en mai 2011.
01:54Tu travailles pour Renault-Nissan en France.
01:56Et un jour, de mai 2011, tu oublies d'aller chercher tes enfants de 3 et 6 ans.
02:03Tu rentres chez toi à 19h30.
02:05Il n'y a personne.
02:06Qu'est-ce qui s'est passé ?
02:07J'avais en fait, effectivement, un trou.
02:10Je suis rentrée toute contente parce que j'ai terminé une journée assez remplie.
02:15J'ai bien travaillé.
02:17Je n'ai trouvé personne à la maison.
02:20En fait, c'est mon mari qui est allé chercher à ma place mes enfants.
02:23Ils sont rentrés vers 19h30, 20h.
02:25Et qu'ils m'ont dit, ça va ?
02:27Tu étais où ?
02:28Je croyais que tu as eu un accident, tout ça.
02:30Mais je me suis dit, qu'est-ce que j'ai fait ?
02:32Qu'est-ce que j'ai fait ?
02:33À ce moment-là, j'ai compris que j'étais en train de perdre mon identité, mon sentiment
02:39de dévouement pour l'entreprise et pour la maison.
02:43Tout était vraiment basculé pour, comment dire, que j'étais vraiment...
02:51Trop de perfection, quoi.
02:52Exactement, j'étais perdue.
02:53Trois fou dans le travail, vouloir trop bien faire dans ta vie de famille.
02:57Et en fait, tu as craqué.
02:57C'est là que tu t'es dit, il faut que j'arrête, il faut que je change.
03:00Je change, je retrouve mon identité.
03:03J'étais complètement déracinée, si tu veux, et que je dois vraiment me retrouver.
03:08Mais j'étais complètement perdue dans une situation à laquelle, tu peux imaginer
03:13vraiment quand on ne va pas du tout bien, on n'est vraiment pas bien.
03:17Les sentiments très compliqués.
03:20Mais ce qui était sûr pour moi, c'est que j'avais une volonté de rebond.
03:26Et le rebond, il va venir assez vite.
03:28Tu parles d'identité, c'est intéressant.
03:30Tu t'es dit, je suis japonaise, je suis en France.
03:32Et c'est comme ça que tu es devenue consultante.
03:35Exactement.
03:35Et aujourd'hui, tu vas conseiller des équipementiers automobiles,
03:39des industries pharmaceutiques, des grands patrons.
03:44Et ta spécialité, c'est que tu es japonaise en France
03:47et que tu sais tout sur cette différence culturelle.
03:50Tout à fait.
03:51Comment on fait, grâce à toi, pour ne pas rater un deal,
03:54pour ne pas rater un contrat avec les japonais
03:56quand on est français et qu'on n'y connaît rien ?
03:59Comment on fait ?
04:00Comment on fait ?
04:01Alors, ça s'apprend, bien sûr, par tout le monde peut apprendre.
04:05Mais en fait, moi, pour devenir consultante,
04:09enfin, décision stratégique France-Japon,
04:11parce qu'il y avait vraiment le besoin qui était là.
04:15Il y avait la nécessité.
04:16Donc, je ne suis pas devenue consultante par hasard.
04:19Je voulais répondre à cette nécessité.
04:23J'ai plusieurs casquettes, si tu veux.
04:27Je suis à la fois traductrice, qui traduit exactement ce qui se passe,
04:31et également gestion de projet pour mener bien le projet.
04:35Et ensuite, je suis consultante interculturelle.
04:38Je vous explique la différence.
04:40C'est ça, interculturelle, c'est ça ?
04:41Voilà.
04:41On est quand même très différents.
04:43Oui.
04:44On n'a pas les mêmes codes, en fait.
04:45On n'a pas les mêmes codes.
04:47En même temps, je suis coach.
04:49Voilà, je suis coach certifié.
04:51Donc, vraiment, je donne la chance à tous les participants,
04:54de toutes les parties prenantes,
04:56de clarifier la réflexion.
04:59Et je suis à la fois consultante stratégique,
05:01je partage mes expériences.
05:03Il y a cinq volets.
05:05Et avec ça, mon métier, ça fonctionne.
05:08Et d'abord, la création de la confiance.
05:11Alors, cette confiance, toi, tu m'as dit,
05:13je trouvais ça extraordinaire,
05:14elle passe par plein de petits détails.
05:16Notamment, les cartes de visite.
05:18On ne peut pas faire un voyage au Japon professionnel
05:23sans une quantité phénoménale de cartes de visite.
05:26Pourquoi ?
05:27Exactement.
05:28À chaque fois, je demande à mes collaborateurs français
05:31de préparer au moins centaines de cartes de visite.
05:35Centaines ?
05:35Centaines.
05:36Même quand tu reçois des Japonais dans l'entreprise en France,
05:40c'est la même chose, centaines.
05:42Quoi ?
05:43C'est-à-dire que la carte de visite,
05:45ça représente toi-même.
05:47Ce n'est pas un petit bout de papier.
05:50Ça représente toi-même.
05:51Tu as une appartenance à une entité très importante.
05:55Donc, c'est vraiment ton visage lui-même.
06:01Et qu'il y a un rituel d'échange de cartes de visite.
06:04Est-ce que tu peux nous montrer ?
06:05Alors, on va rester assis pour ceux qui nous écoutent,
06:07parce qu'il faut qu'on reste près du micro.
06:09Mais, tu m'as dit, il y a une vraie technique.
06:12On ne se donne pas une carte de visite comme ça à la va-vite.
06:15Comment on fait ?
06:16Alors, on rentre dans une salle de réunion.
06:19Normalement, on est debout.
06:21Donc, j'ai dit, bonjour.
06:22Merci, je suis vraiment enchantée de vous rencontrer.
06:27Donc, on donne la carte de visite.
06:29On tend la carte de visite pour le sens où la personne à qui je donne puisse lire.
06:35Ah, le sens de lecture.
06:36Voilà, sens de lecture.
06:37Mon nom est vers toi.
06:38Exactement.
06:39D'accord.
06:39Donc, normalement, on ne reçoit pas deux mains.
06:42Mais c'est difficile de recevoir parce que moi aussi, moi-même, je tend ma carte de visite.
06:47Donc, je dis, dozo.
06:48Merci.
06:49Et là, je fais quoi ?
06:50Ah, merci.
06:50Tu la prends.
06:52D'une main.
06:52Et puis, tu regardes, ah, vous êtes madame, ok, Maillère, ah, vous êtes télédirection, bonjour, ok.
07:02Donc, tu dois prendre le temps de regarder.
07:04Bien sûr, bien sûr, comme ça, comme ça.
07:06D'accord.
07:07Ok.
07:07Après, peut-être, il y a une queue parce que peut-être le Japonais, il vient en groupe.
07:13Et puis, les Français aussi, peut-être c'est une direction, c'est un groupe.
07:19Donc, il y a la queue.
07:20Donc, chaque fois, tu recommences, tu répètes la même chose.
07:24Et la réunion commence.
07:26Donc, on s'installe, on est assis.
07:28Donc, on pose la carte de visite sur la table par l'eau dont la personne est assise devant toi.
07:37Imaginons qu'on soit quatre.
07:39Il ne faut pas jeter les cartes de visite.
07:40Non, non.
07:41Il faut bien, bien les disposer.
07:42Donc là, par exemple, je les ai disposées.
07:45On imagine qu'on est quatre lors de la réunion.
07:47Ok.
07:48Ce que font les Français, tu m'as dit.
07:49Oui.
07:50Parfois, ils les mettent vite dans la poche.
07:51Ça, ça ne se fait pas.
07:52Non, ça ne se fait pas.
07:53Ça ne se fait pas.
07:54Voilà.
07:55Parce que tu ne vas pas mettre les personnes dans ta poche.
07:58Parce que la carte de visite, c'est la personne elle-même.
08:02Ok.
08:02Donc, tu les disposes.
08:03Donc, il y a un vrai rituel, en fait.
08:05Ça fait partie du cadre de la préparation d'agenda de la journée.
08:11Ça commence par ça.
08:13C'est inscrit à l'agenda.
08:14Inscrit à l'agenda.
08:16Échange des cartes de visite.
08:16Exactement.
08:17Exactement.
08:18C'est génial.
08:18Exactement.
08:19Et donc, quand on adresse la parole à la personne qui est en face de moi, d'abord, je regarde
08:26la carte de visite.
08:27Je confirme le nom de la personne pour ne pas me tromper.
08:32Donc, ah oui, bonjour, vous êtes madame Maillère.
08:35En haut à gauche.
08:36Voilà, en haut à gauche.
08:37En haut à droite.
08:38Incroyable.
08:39Et si tu ne fais pas ça, si tu réalises mal, en tout cas, cet échange de cartes de visite
08:45qui, en tout cas, le préambule,
08:47est-ce que ça peut faire en sorte qu'un deal, un contrat ne se fasse pas, que la relation
08:52commence très mal ?
08:53En tout cas, moi, j'organise que tout se passe bien.
08:58Donc, il n'y a pas de problème.
08:59Mais les Japonais ne demandent pas aux Français de devenir comme les Japonais.
09:05Donc, s'il n'y a pas cet rituel de cartes de visite, d'échange de cartes de visite, il
09:10n'y a aucun problème.
09:11Mais si tu souhaites vraiment rebondir la relation, il vaut mieux commencer par cet échange de cartes de visite.
09:20Est-ce qu'il y a certaines choses qu'il ne faut absolument pas faire ?
09:24Où là, tu mets un terme total à ton échange professionnel avec un Japonais.
09:30Au Japon, il y a un processus implicite lors de la décision.
09:36Ça s'appelle « neemawashi ».
09:37« Neemawashi », en fin de compte, « ne », ça veut dire « la racine ».
09:40« Mawashi », c'est-à-dire « entourer ».
09:42Donc, c'est pour protéger la racine.
09:44Donc, avant la réunion, les Japonais font souvent ce processus,
09:51ce procédure de décision, « neemawashi », pour demander l'avis de chaque personne.
09:56C'est du consensus.
09:57Au Japon, on se met « d'accord », tout le monde doit être d'accord, on fait un tour
10:01de table.
10:02Les Français, c'est le patron qui décide.
10:05Souvent, oui.
10:06Souvent.
10:07Donc, en réunion, déjà, c'est quoi la différence que tu peux constater, déjà ?
10:11C'est-à-dire que les Français...
10:13Il y a déjà le consensus.
10:14Donc, les Japonais viennent à la réunion, déjà, en fait, l'élément de l'accord.
10:19Et les Français peuvent décider une responsable.
10:22Ils viennent de battre.
10:23Voilà, ils viennent de battre et ils vont vraiment discuter.
10:26Et donc, ça, ce n'est pas tout à fait une situation à l'aise pour les Japonais,
10:31parce qu'ils ne sont pas tellement pour là, pour discuter.
10:34Et pour débattre.
10:35Voilà.
10:36Et en même temps, pour la prise de décision, il faut souvent demander à leur chef.
10:40Voilà.
10:41Aux Japonais ?
10:41Aux Japonais.
10:42Voilà.
10:42Parce qu'en fait, souvent, moi, ce que j'ai entendu des gens qui travaillent avec le Japon,
10:47ils disent « on est décontenancés parce qu'on m'a dit oui »,
10:49et puis le lendemain, on m'a dit « non ».
10:51Ce n'est pas facile de travailler avec les Japonais.
10:53En fait, la différence, elle vient de là, c'est ça ?
10:56Ça vient de là aussi, parce qu'on te dit, les Japonais disent « oui »,
11:00c'est-à-dire que « oui », je ne nie pas ce que vous venez de dire.
11:06J'entends, je comprends, il y a peut-être la marge de discussion,
11:10mais cela ne dit pas forcément que pour dire « ok, on va le faire comme ça ».
11:18Alors qu'en français, tu dis « oui », c'est « oui ».
11:19C'est bon, ouais.
11:20C'est bon.
11:21Donc là, déjà, on voit que…
11:21Tu dis « oui », je prends la responsabilité de là-dessus.
11:25Oui, c'est ça.
11:26C'est plus direct.
11:27Est-ce que ça veut dire que les prises de décision, elles sont plus lentes au Japon ?
11:30Ça peut être plus lent, ça peut être plus lent, parce que peut-être il faut demander,
11:35c'est un peu comme de voir après les réunions, je vais peut-être demander,
11:39je vais refaire peut-être le consensus.
11:42Les Français, on dit comme ça, est-ce que vous êtes d'accord, est-ce que vous êtes d'accord
11:45?
11:46Donc, il doit y avoir peut-être une autre procédure de consensus après les réunions.
11:52Donc, la décision finale, ça peut être un peu plus lent que prévu.
11:56Donc, toi, tu es là aussi pour expliquer.
11:57Je suis là pour expliquer. Je ne fais pas la navette entre ces deux cultures, on va dire.
12:05Il y a la culture d'entreprise, aussi il y a la culture de pays.
12:08Je suis toujours au centre de l'intersection.
12:11Donc, je ne prends pas du tout partie de quelle partie.
12:13En fait, j'essaie de créer le cadre où tout le monde puisse se décider sereinement.
12:20Il y a aussi, tu m'as dit, une règle induite.
12:22Il faut que tu nous expliques « outil et soto ».
12:25« Outil et soto ».
12:26Alors, qu'est-ce que c'est ? Ça veut dire qu'en fait, il ne faut pas se comporter
12:29avec un Japonais comme avec un Français.
12:32Oui.
12:33Qu'est-ce que c'est que « outil et soto ».
12:34« Outil et soto », ça veut dire l'intérieur, donc le cercle, vraiment l'intérieur.
12:38« Soto », c'est vraiment, c'est en dehors du cercle.
12:41Mais ce n'est pas ton cercle intime.
12:43Voilà, cercle intime.
12:44Donc, il ne faut pas « outil, cercle intime », « soto » à l'extérieur de toi.
12:48À l'extérieur.
12:49Donc, même si on fait le même projet, cela sous-entend que peut-être nous sommes dans le même cercle.
12:57Mais étant donné qu'on est de différentes entreprises, le cercle « outil », le cercle « soto », ça
13:04restera toujours séparé.
13:07Peut-être que le cercle, ça peut s'approcher, mais ce ne sera jamais, en fait, mélangé, en fait, de
13:14créer le seul cercle.
13:15Donc, c'est quoi le faux pas qu'on peut commettre en tant que Français ?
13:19C'est quoi le faux pas ?
13:20En fait, on se dit, en fait, on ne sera jamais ton pote, quoi.
13:24C'est ça ?
13:25Dans le cadre de l'entreprise, oui, ça peut être là.
13:28Ça peut être là, c'est parce que c'est la question de Japon, c'est Nice, c'est l
13:36'archipel aussi, c'est une culture à part entière, je pense.
13:39C'est pour ça.
13:40Donc, les étrangers, c'est les étrangers.
13:43Donc, si cette personne n'appartient pas à mon entité, ça reste vraiment dans un autre clan.
13:52Donc, ça veut dire qu'il faut se comporter avec une certaine distance ?
13:55Certaine distance.
13:56Au moins, le premier contact, ce serait peut-être mieux.
14:00Ah, c'est intéressant.
14:01Tu parles, du coup, de cet intime, de la sphère privée.
14:06La sphère privée aussi, l'entreprise fait partie de la sphère privée.
14:10C'est-à-dire qu'en fait, une fois qu'on est embauché quelque part, on appartient à l'entité.
14:16Tout à fait.
14:16On appartient à l'entreprise.
14:18Tout à fait.
14:18On est extrêmement dévoué.
14:20Et tu as amené un objet pour nous expliquer aussi qu'on représente, en fait, l'entreprise.
14:24Oui, tout à fait.
14:25En fait, ce n'est pas tout le monde, mais souvent les cadres dirigeants, quand on quitte
14:29l'entreprise, on sort du bâtiment de l'entreprise en mettant le badge de l'entreprise.
14:36Est-ce que tu peux nous montrer ce badge ?
14:38Oui, tout à fait.
14:39Ça, c'est typiquement japonais.
14:41Ça, c'est le badge de Japon, en fait, dans le cadre des Jeux Olympiques.
14:46Donc, ça, c'est un équivalent.
14:48Oui, c'est un exemple.
14:49Ça ne représente pas une société.
14:50Pour ceux qui nous écoutent, tu es en train de mettre un badge, un pins, en fait.
14:53Un pins.
14:54C'est assez reconnaissable parce que c'est le drapeau de Japon.
14:57Et c'est la même chose.
14:58Par exemple, c'est le logo d'une entreprise très connue.
15:01Et par exemple, quand on prend le métro, quand on va faire des courses, ça marque vraiment
15:05la présence et l'appartenance de cette entreprise.
15:08Je représente cette entreprise.
15:09Quand tu fais tes cours, tu vas à la pharmacie, etc.
15:13Je vais me comporter correctement.
15:15Donc, en fait, quand tu travaillais chez Renault-Nissan, toi, tu portais un badge ?
15:19Tu portais un pins comme ça ?
15:20Non, je n'étais pas cadre dirigeante, donc je n'avais pas forcément le badge.
15:24Mais quand j'avais, en fin de compte, effectivement des événements avec les médias que je devais
15:31représenter en tant que communication médias côté Nissan, j'avais un badge spécial
15:37pour cette journée.
15:39Donc, quand nous, on croise par exemple un Japonais qui porte un pins, un badge comme
15:42ça, ça veut dire que c'est un cadre dirigeant d'une entreprise ?
15:45Probablement, oui.
15:47Donc, c'est un peu aussi comme, tu sais, les militaires qui portent leur médaille.
15:51C'est un peu ça.
15:51Voilà, le lésion d'honneur, c'est vraiment un petit signe distinctif rouge.
16:00C'est intéressant parce que, en fait, ça force aussi à bien se comporter.
16:03C'est-à-dire qu'en fait, il y a une forme d'obligation.
16:05Oui, tout à fait.
16:06Exactement.
16:06C'est une forme d'obligation.
16:08Ce qui est intéressant aussi, c'est que tu as travaillé dans une entreprise mythique
16:12parce qu'on parle d'entreprise, donc ça m'inspire la question d'après.
16:15Tu as travaillé chez Renault-Nissan.
16:18Oui.
16:19Notamment sous l'air Carlos Ghosn.
16:22Alors, je suis obligée de te poser la question.
16:24Comment c'était de travailler avec Carlos Ghosn ?
16:26Alors, moi, j'ai de la chance de travailler au sein de cette entreprise sur le régime de Lewis Schweitzer
16:32et Carlos Ghosn, ces deux patrons.
16:36Moi, j'étais vraiment, j'avais de la chance de travailler avec eux, vraiment dans la même société.
16:46J'étais quand même surprise de...
16:50Ce n'est pas le sens de leadership, mais c'est la capacité de fédérer les gens.
16:56Voilà.
16:56De Carlos Ghosn ?
16:58Les deux.
16:58Les deux.
16:59Les deux.
16:59Vraiment, j'ai vraiment apprécié.
17:01J'ai appris beaucoup de choses.
17:02Mais ce qui était tout à fait difficile, je pense, que pour les gens de Nissan, c'est que la
17:09prise de décision était tellement différente.
17:12Donc, voilà, c'est toujours au Japon, c'est l'histoire de Nemawashi.
17:18La prise de décision en France, c'est plus directe.
17:22Donc, il y avait toujours, comment dire, je ne dirais pas le conflit, mais toujours l'histoire stratégique entre ces
17:29deux entreprises.
17:30En fait, c'est là que ton travail actuel, que ton travail de consultante, de médiatrice, quelque part, t'est
17:39arrivé.
17:40En fait, ça a planté une graine quelque part dans ton inconscient.
17:43Exactement.
17:44Tu avais envie de faire cet aller-retour.
17:46Exactement.
17:47Le vrai besoin était là.
17:50Moi, en fait, je travaille avec une précision du Japon, avec l'élan de France.
17:58Et pour vraiment ajuster chaque situation, quelquefois tendue, mais quelquefois amicale.
18:06Mais l'ultime but, c'est de prendre décision sur une confiance totale et d'avancer, éviter le risque et
18:16aboutir jusqu'au but final.
18:19Donc, tu dis, j'ai la précision japonaise et l'élan français.
18:23Tout à fait.
18:24Ça, c'est génial.
18:25Tout à fait.
18:25C'est hyper sympa.
18:26Tout à fait.
18:26Comment tu fais quand il y a des conflits ?
18:28Tu parlais de conflits.
18:29Les Japonais détestent le conflit.
18:31Tu me l'as dit quand on a préparé cette émission.
18:34Comment tu fais, en fait, face à des Français qui, parfois, peuvent s'échauffer en réunion et on les connaît
18:40et on est tous un peu comme ça, avec des Japonais qui ne supportent pas ?
18:44Ce qui s'était passé réellement il n'y a pas longtemps, c'est la même chose.
18:48Mais moi, à ce moment-là, je pose une question, une ultime question.
18:53Pour quel but nous travaillons ?
18:56Donc, tout le monde regarde un peu vers le haut.
18:59Oui, c'est vrai que ce n'est peut-être pas la peine de discuter de telle manière.
19:03Aujourd'hui, nous allons avancer sur notre objectif commun.
19:09Voilà. C'est une question simple, mais qui fait changer l'ambiance de cette situation assez difficile à gérer.
19:18Ça marche à chaque fois ?
19:19Ça marche très souvent.
19:21Ça marche très souvent, oui.
19:22Parce qu'on ne travaille pas pour ce conflit.
19:26On travaille pour le but final.
19:29Et c'est peut-être que ce moment-là qu'on se rend compte qu'il y a d'autres
19:34moyens d'avancer.
19:35Est-ce qu'il y a des deals qui ne se sont pas faits ?
19:39Est-ce que tu as des regrets ou à chaque fois, ça fonctionne grâce à toi ?
19:41Quand je travaille, je ne me dis pas que ça doit fonctionner ou que ça ne va peut-être pas
19:48fonctionner.
19:50Si tu veux, je suis un peu comme une sorte de caméléon.
19:54Je prends la température de chaque discussion et chaque projet, chaque personne.
20:00Et je m'adapte à chaque catégorie ou de situation.
20:06Et de mener vraiment bien.
20:08Parce qu'à ce moment-là, la faculté de discernement est de comprendre très vite la situation.
20:18et c'est la rapidité qui compte.
20:20Et très vite analyser la situation et de proposer les conseils et de passer au sujet suivant.
20:30Vraiment, c'est la rapidité qui compte.
20:32C'est ça.
20:32Oui, de réagir rapidement pour qu'une situation se fasse.
20:36Oui.
20:37Qui fait appel à toi, finalement ?
20:39C'est des grandes entreprises, des petites entreprises, des entrepreneurs ?
20:44Qui peut avoir besoin, finalement, de tes précieux conseils ?
20:48C'est des grandes entreprises, bien sûr, des PME, bien sûr, même unipersonnelles, c'est bien sûr.
20:55Tout le monde qui travaille avec le japonais ou des projets internationaux, France-Japon ou Europe-Japon,
21:05qui rencontre souvent la difficulté du moment de prise de décision.
21:09Tout est prêt, le cadre est prêt.
21:12Au niveau de la langue, peut-être en anglais, tout le monde parle super bien.
21:19Mais c'est les attentes implicites, les règles implicites et le cadre de décision qui n'est pas pareil.
21:29C'est à ce moment-là que la situation, le risque et la difficulté qui commencent à s'installer.
21:38En fait, c'est là que tu interviens.
21:40Oui, tout à fait.
21:42Tout à fait.
21:42Vraiment, je remarque tout de suite qu'ils ne parlent pas de la même chose, donc je dois intervenir.
21:48Je vais faire vraiment...
21:50Voilà.
21:50Tu as un exemple de situation où, finalement, pour toi, c'était une évidence qu'ils ne parlaient pas la
21:55même langue, tu vois,
21:57qu'ils voulaient dire quelque chose mais qu'ils ne se comprenaient pas, tu vois, sur justement les attentes implicites.
22:02Est-ce que tu as un exemple ?
22:03Je ne vais pas généraliser, mais c'est souvent que je rencontre une telle situation, c'est que peut-être
22:11les Japonais travaillent, bien sûr, pour le projet,
22:15mais peut-être pour l'entreprise ou pour les chefs qui donnent peut-être une...
22:22Fait un plaisir au chef.
22:23Pression, peut-être.
22:25Les Français travaillent, bien sûr, pour le projet.
22:29Et, quelquefois, ils s'adaptent selon la situation et qu'ils consultent d'autres personnes d'expertise, vraiment d'autres
22:37personnes d'experts de d'autres directions.
22:41Donc, les Japonais nous donnent l'impression qu'ils sont tellement pressés parce qu'ils sont obligés de répondre à
22:49leur patron.
22:51Et c'est là que l'attention qui peut être créée entre la France et le Japon.
22:58Est-ce que tu as un exemple de situation où tu te rends compte vraiment qu'à la fois l
23:03'entreprise japonaise et l'entreprise française ne pouvaient pas se comprendre sans, finalement, ta présence ?
23:09Oui, c'est vrai que ça peut être une incompréhension pour les Français.
23:16J'ai rencontré une expérience, une situation.
23:20C'est que nous avons travaillé entre les Français et les Japonais pour le même projet.
23:25Et tout était bien, tout allait bien.
23:28Donc, on allait, en fait, dans une phase de finalisation.
23:32Par contre, les Japonais commençaient à dire que, finalement, on ne va pas pouvoir avancer au même rythme que nous
23:40avons prévu.
23:41Donc, ils voulaient ralentir un peu le processus des décisions.
23:43Donc, les côtés français, ils n'étaient vraiment pas contents.
23:47Ils étaient vraiment même en colère.
23:49Donc, j'étais obligée d'expliquer cette situation.
23:51Excusez-moi, mais les Français ne sont pas d'accord avec vous.
23:56Et même, ils sont très en colère.
23:57Et comme les Japonais n'aiment pas du tout, comment dire, perdre la face de chaque partie prenante,
24:06et qu'ils ont tellement de sentiments de respect vers les gens,
24:11ils m'ont dit que, est-ce que vous pouvez prendre rendez-vous avec le dirigeant du côté français ?
24:18Ben oui, bien sûr.
24:19Mais pourquoi ?
24:19Parce que nous souhaitons le rencontrer, à la fois pour dire merci beaucoup,
24:25et pour dire aussi s'excuser.
24:29Donc, les Français ne comprennent pas.
24:32Ils viennent pourquoi ?
24:33Pour nous remercier ou pour s'excuser ?
24:35Ils ne comprennent pas.
24:36Mais les Japonais, pour eux,
24:41pour dire pardon et pour dire merci,
24:44ça peut se réaliser au même moment.
24:47Pardon et merci, c'est en même temps.
24:48Oui, c'est vrai que le Français, ça ne dit pas pardon.
24:50Non, ils ne comprennent pas.
24:53Ils ne comprennent pas.
24:54Tu as aussi mené des missions extraordinaires.
24:57Tu as travaillé pour l'ambassade de France au Japon.
25:00Oui.
25:01Et là, tu as aidé Toyota à s'implanter, c'est ça ?
25:04Valenciennes ?
25:05Oui, je n'ai pas aidé directement,
25:07mais en fait, j'étais mon chef qui a eu une mission,
25:11qu'il était nommé en fait responsable de l'implantation
25:14d'usines à Valenciennes à Toyota.
25:17Et c'était vraiment un grand projet.
25:21Ça existe toujours, cette usine Valenciennes.
25:24C'était quelque chose de très concret.
25:28Ça nous a fait un peu, comment dire, rêver aussi,
25:33parce que c'est un projet très, très important
25:37entre la France et le Japon.
25:39Et surtout, ça vient de Toyota aussi,
25:41c'est la qualité, etc.
25:42Donc, je me souviens que c'était un grand projet,
25:46très intéressant.
25:47Qu'est-ce qui te nourrit aujourd'hui
25:49dans ton travail au quotidien ?
25:52C'est que je n'attends pas tellement la reconnaissance
25:58parce que les choses vraiment avancent très rapidement.
26:03Mais quand mes clients ou mes collaborateurs
26:05me disent que grâce à toi, tout est clair,
26:09et merci,
26:10et je pense que c'est ça ce que j'attends.
26:14Même plus tard, six mois plus tard,
26:16il y a des gens qui me disent
26:17que je me rends compte que grâce à toi,
26:19que tout allait bien.
26:21Et c'est un simple mot
26:25qui me fait constater
26:27que, ok, mon métier,
26:29il y a un vrai besoin
26:30et que je vais continuer ainsi.
26:32Est-ce que parfois,
26:33tu as encore un rapport d'étonnement ?
26:34Je te dis, mais les Français sont dingues.
26:37Ça t'arrive encore ?
26:39Oui, bien sûr, bien sûr.
26:43Mais c'est ça qui est bien, je pense.
26:46La différence,
26:47de toute façon,
26:48chaque personne est différente aussi.
26:50Mais je pense que c'est ça
26:51qui rend, comment dire,
26:55riche notre quotidien.
26:57Et c'est quoi la suite ?
26:58Qu'est-ce que tu aimerais faire après ?
27:00J'aimerais faire,
27:01j'aimerais continuer mon métier
27:03parce que je pense que je le rends quand même utile
27:06et je veux vraiment créer
27:09un lieu de décision serein
27:13sur la base de confiance
27:16avec tous les parties prenantes,
27:19que ce soit les Français,
27:20que ce soit les Japonais
27:21ou d'autres nationalités.
27:23Quant aux mêmes,
27:24quant aux mêmes
27:25les projets internationaux,
27:27ce n'est pas que la culture
27:29du pays,
27:30la culture de l'entreprise
27:32qui bloque la situation,
27:33c'est les attentes,
27:35les règles implicites.
27:36En fait,
27:37tu es presque la psy des entreprises.
27:40En quelque sorte,
27:41oui.
27:42Tu es un peu la psy.
27:43C'est pour ça que aussi,
27:44quelquefois,
27:44j'utilise les outils de coaching.
27:46Ah oui, c'est pour ça.
27:47On arrive à la fin de cet entretien.
27:49J'aime toujours demander aux gens
27:50un conseil.
27:52Toi,
27:52c'est tellement incroyable,
27:54finalement,
27:55ta compétence,
27:57cette connaissance
27:57des deux cultures,
27:59ta double culture
28:00puisque tu vis en France.
28:01Qu'est-ce que tu peux conseiller
28:03aux gens qui nous regardent,
28:03qui nous écoutent,
28:04qui sont français
28:05et qui travaillent
28:07avec le Japon ?
28:08C'est quoi ton conseil fondamental
28:10pour les entreprises
28:11ou pour des entrepreneurs
28:13qui ont envie de travailler
28:14avec des Japonais ?
28:15Mon premier conseil,
28:16c'est de rester
28:18nous-mêmes
28:18sans changer
28:20parce que,
28:21comme je t'avais dit,
28:22que les Japonais
28:23n'entendent pas
28:24que les Français
28:25deviennent comme les Japonais.
28:26Voilà.
28:27Par contre,
28:28le plus important,
28:30c'est la confiance
28:32et la transparence.
28:34Si on a
28:35ces deux notions-là,
28:37je pense que
28:37tout va bien se passer.
28:39Quand on termine
28:40un entretien,
28:41est-ce qu'on fait aussi
28:41quelque chose
28:41avec les cartes de visite ?
28:43Non,
28:44mais il y aura peut-être
28:45l'échange de cadeaux.
28:47Ah,
28:47écoute,
28:48je n'ai pas...
28:48Il faut que je trouve un truc.
28:51Tu vois,
28:52ça typiquement,
28:53je ne le savais pas.
28:54Très bien,
28:55on te le sait.
28:57Prochaine fois,
28:57tu pourras revenir
28:58et je prévoirai
29:00un petit cadeau.
29:00On fait la série de...
29:01Il y a un échange
29:03de cadeaux à la fin.
29:04À la fin.
29:04Alors ça,
29:05c'est intéressant.
29:06Il faut que les Français
29:06prévoient quelque chose.
29:08Non,
29:08pas obligatoire,
29:09mais la première rencontre,
29:11oui,
29:11je préviens les Français
29:12que les Japonais
29:14vont certainement
29:15apporter un cadeau
29:17par personne.
29:19Par personne.
29:19ils me demandent
29:20qui sera présent
29:21et qui est le titre
29:23de...
29:24Voilà,
29:25telle personne
29:25qui est le titre
29:26de telle direction.
29:28Donc,
29:28le cadeau
29:29peut être différent
29:30selon la personne.
29:33Souvent,
29:34à la fin
29:34ou bien
29:35au moment de dîner
29:36ou au moment de déjeuner
29:38quand on est un peu
29:39décontracté
29:40et on aura les chances
29:41de cadeau.
29:42Tu vois,
29:42je ne savais pas.
29:43Donc,
29:43j'ai commis un impair.
29:44Je suis désolée.
29:45C'est pas grave.
29:45Il fallait qu'on en parle avant.
29:47Mais en tout cas,
29:48merci,
29:48Tomo Nagami,
29:49pour tes précieux conseils.
29:51Pour aussi tes petits tips,
29:52comme on dit,
29:53tes petits conseils,
29:55tes petits presque points
29:56de détail,
29:57mais qui ne sont pas
29:57des points de détail
29:58parce que tu me l'as dit,
30:00c'est extrêmement important
30:01pour les Japonais
30:01aussi ce rituel
30:03d'échange de cas.
30:03C'est intéressant
30:04de comprendre
30:06à quoi correspondent
30:07ces pins,
30:08ces badges
30:09que les dirigeants
30:10vont porter.
30:11Et tu vois,
30:11par exemple,
30:12je ne savais pas
30:12qu'il fallait offrir
30:13un cadeau à la fin.
30:14Donc, en tout cas,
30:15merci.
30:16Merci beaucoup.
30:17Grâce à toi,
30:18plus personne ne va rater
30:19des deals,
30:20des contrats
30:20avec le Japon.
30:22Très bien.
30:22On peut faire appel
30:23à toi aussi
30:23pour des conseils,
30:24évidemment,
30:26plus en profondeur
30:27et plus précis.
30:29Merci d'être venue à nous.
30:30Merci beaucoup.
30:30Merci d'avoir inauguré
30:31ce tout nouveau format
30:33Touswander Business.
30:34Je suis bien honorée.
30:35Merci beaucoup.
30:36Et puis moi,
30:36je vous dis à très vite
30:37pour un autre
30:38Touswander Business.
30:39Salut.
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