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  • il y a 30 minutes
Ce mardi 7 juillet, Antoine Larigaudrie a reçu Christian Fontaine, directeur de la rédaction Le Revenu, Félix Baron, fondateur du Club des Investisseurs Indépendants, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Arnaud Gihan, responsable de la distribution France chez BlackRock, et Victoria Damidot, responsable du département "Maîtres anciens" chez Aguttes, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:06BFM Business, tout pour investir, Antoine Marigaudry.
00:10Bienvenue à toutes, bienvenue à tous pour cette nouvelle édition de tout pour investir,
00:14TPI sur BFM Business et on est en direct pour une heure à la radio, à la télé, sur le
00:19web.
00:20Évidemment, vous pouvez trouver l'intégralité de nos chroniques en podcast et en replay.
00:25Évidemment, celles qui vous intéressent le plus, les chroniques pratico-pratiques,
00:29la boîte à outils, le placement à suivre, le coffre-fort, etc.
00:32Mais évidemment, dans le déchiffrage, aujourd'hui, on va revenir sur vos sujets de préoccupation du moment,
00:37et spécialement sur l'investissement en action, devinez quoi ? Dans la tech.
00:41Du jour au lendemain, c'est tout l'un, tout l'autre, on ne sait pas où on va,
00:45spécialement sur le secteur des semi-conducteurs, avec la grosse news du jour, évidemment,
00:50exploser tous les compteurs, c'était la mission de Samsung.
00:53Et la mission est largement remplie, les bénéfices dépassent toutes les espérances,
00:57et pourtant, le titre a plongé à la bourse de Séoul ce matin.
01:01Encore une séance très difficile pour tout le secteur et tout le continent asiatique.
01:05On le verra aussi, c'est le cas sur les marchés européens.
01:06Où est-ce qu'on en est ? Est-ce qu'il ne faut pas justement voir du côté de
01:09vos investissements ?
01:10Si vous n'êtes pas exposé à votre corps défendant à cette extrême volatilité,
01:14on va essayer de déchiffrer tout ça avec Christian Fontaine du magazine Le Revenu,
01:18Félix Baron du Club des investisseurs indépendants.
01:20Un point stratégie aussi important, arbitrage avec Alexandre Baradez, Digé,
01:24pour essayer de voir plus loin. Et puis, tiens, point sur l'investissement en actions baromètres.
01:29Très intéressant en cette fin de première partie d'année, on fera le point avec Arnaud Giant, Blackrock.
01:34Petit point aussi sur la fiscalité avec Christian Fontaine,
01:37qui nous expliquera les mérites comparés du placement sur l'assurance vie
01:40ou le compte-titre ordinaire, le bon vieux CTO qu'on a redécouvert cette année.
01:44Rendez-vous dans la boîte à outils.
01:45Enfin, on terminera, comme régulièrement par le marché de l'art, avec les spécialistes d'Agut
01:49pour répondre à de grandes questions, comment les maisons d'enchaire suivent les tendances
01:53et s'inspirent des grandes initiatives institutionnelles en la matière ?
01:56Et réciproquement, comment l'un s'inspire de l'autre ?
01:59Comment partir à la chasse aux grandes signatures de l'art
02:01pour rendre accessibles les œuvres sur le marché ?
02:04Focus passionnant en fin d'émission, encore une fois, dans le coffre-fort.
02:07Évidemment, toutes vos questions, vous nous les posez par mail.
02:09Et l'adresse, c'est directe à bfmbusiness.fr.
02:12Vous nous envoyez un SMS au 732.16, tapez le mot-clé business suivi de votre message.
02:16Et puis sinon, vous pouvez me joindre sur Twitter ou LinkedIn, sur mes comptes perso.
02:23Le reste de l'actualité du jour, c'est donc le sommet le plus scruté de l'année pour l
02:26'Alliance Atlantique.
02:27Les membres de l'OTAN se retrouvent pour deux jours à Ankara, en Turquie,
02:31avec sur place les dirigeants des 32 pays membres, dont Donald Trump, mais aussi Volodymyr Zelensky,
02:36qui, en menu officiel, il y a le soutien à l'Ukraine, évidemment,
02:39ainsi que la mise en œuvre des engagements de dépenses pris l'an dernier.
02:41Et avant ce sommet de l'OTAN, Emmanuel Macron est à Damas, en Syrie,
02:44pour la première visite d'un chef d'État occidental sur place depuis la chute de Bachar al-Assad.
02:49Il est reçu par Ahmed Al-Chara, l'ex-jihadiste désormais président par intérim du pays.
02:54Et dans une interview à BFM TV, ce dernier affirme une commande potentielle de 8 appareils à Airbus pour la
03:03Syrie.
03:03On sait aussi qu'il y a eu un attentat dans l'hôtel du côté duquel Emmanuel Macron logeait.
03:09Enfin, il n'y a pas eu de blessés ni rien, mais un acte terroriste qui a ponctué cette venue
03:14d'Emmanuel Macron en Syrie.
03:15Dans l'actualité des entreprises, Toyota annonce ce matin investir 3,6 milliards d'euros au Texas,
03:21où le constructeur va en fait transférer depuis le Mexique la production de son pick-up Tacoma,
03:25dans un contexte où Washington refuse à ce stade de renouveler son accord de libre-échange avec son voisin.
03:30Et puis, les principales plateformes de streaming lancent leur contre-attaque en France contre leurs obligations d'investissement.
03:36Netflix, Disney+, et Prime Vidéo viennent de déposer des recours pour excès de pouvoir contre le décret
03:41qui les oblige à allouer 20% de leurs investissements dans la création française à l'animation.
03:45Le documentaire et le spectacle vivant, la fameuse exception culturelle,
03:49une réglementation qui prend ici le pas sur la liberté éditoriale au détriment des attentes du public,
03:54dénonce la vice-présidence de Netflix France dans le journal Le Monde.
03:57Tout de suite, le tableau de bord de vos marchés.
04:07Encore une journée particulièrement pénible du côté des valeurs tech et du côté des bourses asiatiques,
04:11et particulièrement à la bourse de Séoul, où il y avait le gros morceau du jour et c'était les
04:15résultats de Samsung.
04:18Globalement, le groupe coréen explose tous les compteurs en matière de bénéfices, de rentabilité, de perspectives,
04:22et pourtant, le titre a chuté très lourdement jusqu'à 10% de baisse.
04:27Encore une fois, séance compliquée, assez haute, on a dû activer les coupe-circuit pour ralentir les échanges à la
04:33baisse et éviter un krach.
04:35Bref, il y a toujours ces doutes sur à quoi vont servir tous ces semi-conducteurs.
04:40Est-ce que le marché ne va pas finir par se retrouver trop approvisionné face à des perspectives qui sont
04:45peut-être un peu moins porteuses que prévu ?
04:47Alors, en tout cas, le marché européen, lui, résiste bien, et on voit un CAC 40 qui gagne 0,48
04:52% à 8 520 points,
04:54qui surperforme même l'Eurostox 50 qui, lui, parallèlement, perd 0,3%, même score pour le DAX à Francfort.
05:02Encore une fois, qu'est-ce qui nous sauve ?
05:03C'est le secteur du luxe qui, par petits à-coups, la signe, a un petit réveil.
05:08Kering, plus 2,46, on est à 255,85 euros.
05:11On a L'Oréal, plus 2,61, 387,85 euros.
05:15Et les plus fortes hausses de l'indice, Pernod Ricard, plus 3,9, 64,88.
05:19Carrefour, plus 3,77, à 16,52.
05:23À noter sur le SBF 120 qu'on a Rémi Cointreau qui suit la tendance de Pernod Ricard et qui
05:27gagne 4% à 44,30 euros.
05:30En revanche, à la baisse, les semi-conducteurs.
05:33Tout l'un, tout l'autre.
05:34Retour de balancier immédiat après quelques belles séances STMicro qui perd 5,2% à 60,04 euros.
05:41baisse lourde pour Soitec qui perd 12,5% à 103,55 euros.
05:45Et puis, d'une manière ou d'une autre, et on va en parler justement avec nos déchiffreurs.
05:49Est-ce qu'on n'est pas exposé à notre corps défendant à cette tendance par le biais de certaines
05:54valeurs ?
05:55Regardez Mersenne qui perd 5,4% à 38,66 euros.
05:59Ben oui, Mersenne, c'est un spécialiste, c'est l'ancien Carbone Lorraine, un spécialiste du traitement des minerais rares.
06:06Là, on est en pleine problématique des terres rares, mais à la destination de l'industrie, des semi-conducteurs, de
06:10l'électricité, etc.
06:11Et le titre est exposé à ces retournements de tendance violents.
06:14Et même chose d'ailleurs pour Schneider Electric qui perd 1,9% à 273,15 euros.
06:18À noter aussi que ça s'agit du côté du secteur de la défense, notamment Safran qui perd 0,8
06:23% à 354,40 euros.
06:25Ou encore Airbus, moins 0,3, 208,75 euros.
06:29L'euro dollar, 1,1429.
06:31Un petit coup d'œil sur le bitcoin qui se renforce un petit peu après avoir de nouveau fait des
06:35incursions du côté des 60 000 dollars.
06:37On monte à 63 000.
06:39Et puis le pétrole qui se tend légèrement, 72,91 dollars pour le Brent de Mer du Nord.
06:44Et on est du côté des 69 pour le brut léger américain.
06:48Tout de suite, on déchiffre l'actu du jour.
06:51Tout pour investir, le déchiffrage.
06:56Les déchiffreurs sont là.
06:58Félix Baron du Club des investisseurs indépendants.
07:00Bonjour Félix.
07:00Bonjour Antoine.
07:01Et bonjour à Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
07:05Bonjour Antoine.
07:06La question qu'on se posait, est-ce qu'on n'est pas exposé d'une manière ou d'une
07:11autre ?
07:11Alors, par les pondérations dans les indices, ça c'est un phénomène automatique, la concentration, on a vu ça, etc.
07:18Est-ce qu'on n'est pas exposé d'une manière ou d'une autre, même quand on prend les
07:21valeurs les plus pépères, les plus pères de famille du CAC 40 ?
07:25Je vois où vous voulez en venir.
07:26Mais oui, est-ce qu'on n'est pas exposé d'une manière ou d'une autre à cette volatilité
07:29totalement dingue sur les semi-conducteurs ?
07:31Bref, est-ce qu'Air Liquide et est-ce qu'Air Liquide, c'est un petit peu la même chose
07:37?
07:37Alors, c'est quand même pas la même chose et si vous voulez bien, je vais quand même regarder la
07:41bouteille à moitié pleine et pas à moitié vide, mais rebondir bien sûr sur ce que vous venez de dire.
07:45Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi Air Liquide est sous les feux de la rampe ?
07:49D'abord, c'est pour une bonne nouvelle, puisqu'un record historique a été battu la semaine dernière, le titre
07:54a progressé de quelques 5%.
07:55Alors, pourquoi cette petite poussée de fièvre ?
07:57Parce qu'Air Liquide a annoncé un investissement aux Etats-Unis de 170 millions de dollars pour produire, construire, exploiter
08:07et détenir deux unités de production de gaz industriel pour l'approvisionnement, justement, et c'est là où on en
08:13vient, de Ask et Enix, leurs unités aux Etats-Unis.
08:18Alors, sur le fond, les marchés ont bien réagi.
08:21Alors, voyons, la bouteille à moitié pleine, c'est quoi ?
08:24C'est qu'en fait, historiquement, le narratif ces dernières années autour de Air Liquide était beaucoup sur l'hydrogène.
08:29Et puis, les marchés ont été un peu déçus, un certain nombre de projets ont été reportés.
08:33Et c'est vrai que là, je dirais, le zoom est mis sur la division électronique qui, pour l'instant,
08:41ne pèse que 10% du chiffre d'affaires, mais qui progresse fortement.
08:45Et une division électronique tirée notamment par les investissements dans l'IA.
08:49Et là où je vous rejoins, c'est qu'effectivement, Air Liquide, c'est une valeur extraordinaire.
08:55De mémoire, il y a autour de 900 000 actionnaires individuels en France sur le titre Air Liquide.
09:00C'est plus, il y a quelques années, on était à 400 000.
09:03Donc, c'est une progression absolument abyssinale qui se justifie, puisque cette valeur rapporte sur le long terme un taux
09:11de rendement interne,
09:12en fonction de la date à laquelle vous investissez, autour de 12-15%.
09:15Donc, c'est absolument colossal. Mais oui, vous avez raison, ce narratif autour de l'IA atteint maintenant des belles
09:23valeurs défensives type Air Liquide.
09:25Donc, on peut s'interroger si un jour, il y a un coup de grisou sur les marchés.
09:29Est-ce que ça va aller jusqu'à ce type de valeurs ? On peut s'interroger.
09:34Je vous donne un autre exemple. Il y a quand même un truc, quand on relevait les compteurs du premier
09:38semestre,
09:39il y a les trois plus fortes hausses du SBF 120. Vous avez dû voir ça comme moi.
09:43STMicro, pas de surprise. Soitec, pas de surprise.
09:48Mersenne, Carbone, Lorraine.
09:50Mais oui, mais ils sont exposés aussi, l'IA.
09:56Je l'ai dit pendant le point de bourse tout à l'heure, mais oui, on est en pleine problématique.
09:59En plus des terres rares et des matériaux nécessaires à la construction des semi-conducteurs, des circuits électriques, etc.
10:04Et encore une fois, on en arrive à cette... Est-ce qu'on n'est pas exposé d'une manière
10:09ou d'une autre ?
10:09Alors, bien sûr, mais ça ne date pas d'hier. Ça date même d'il y a plus d'un
10:12an.
10:13En fait, c'est vrai, vous n'avez plus un communiqué de presse où, je dirais, la direction de l
10:17'entreprise côté n'essaye pas de tirer et de placer le mot magique.
10:22Le mot magique en espérant bien un impact positif sur les cours.
10:26Oui, c'est vrai, il faut se méfier.
10:29Donc, pour rebondir sur ce qu'on disait la semaine dernière, je pense qu'effectivement, dans cette période d'été,
10:33après un premier semestre, vous l'avez dit quand même, un bon premier semestre.
10:36La plupart des auditeurs et des auditrices qui nous écoutent, investisseurs en bourse, les portefeuilles aujourd'hui, sur six mois,
10:42c'est des progressions autour de 10-15%.
10:44Donc, c'est des progressions tout à fait spectaculaires.
10:46Donc, je pense que pour cette période d'été, se repositionner sur des belles valeurs comme air liquide, qui sont
10:52plus défensives que des valeurs de semi-conducteurs purs et durs,
10:59je pense que ça peut tout à fait faire sens, retourner un tout petit peu vers les fondamentaux, prendre du
11:06recul.
11:07Aujourd'hui, c'est le résultat du bac et notamment épreuve en mathématiques.
11:12Je pense que cet été, il faut aussi le mettre à profit pour, pourquoi pas, quelques lectures et quelques lectures
11:18et se remettre, se remémoriser,
11:20quelques formules mathématiques, quelques définitions absolument indispensables pour bien gérer son portefeuille à long terme.
11:26On ne le répétera jamais assez, mais calculer un taux de rendement, un TRI, une volatilité, c'est indispensable pour
11:32bien gérer son argent.
11:33Donc, cette période d'été peut aussi être mise à recul pour, je dirais, se remettre un tout petit peu
11:38à quelques mathématiques financières de base,
11:40indispensable pour bien gérer votre portefeuille.
11:43Et puis, quelques lectures. Je vous ai ressorti un livre,
11:45« Brève histoire de l'euphorie financière » de John Kennecht Galbraith.
11:49C'est vraiment un livre phare sur la spéculation financière et la spéculation boursière.
11:57Donc, ce n'est pas forcément inutile de le ressortir.
12:00Et alors, pour revenir quand même sur votre sujet,
12:03Cocorico quand même avec Air Liquide.
12:05Il ne faut pas hésiter, on ne parle, sur votre antenne, mais au revenu aussi,
12:08on ne parle que de valeur américaine. Voilà une valeur française au sommet.
12:13On ne parle que de semi-conducteurs et d'IA.
12:17Alors, on a beau dire ce qu'on veut, Air Liquide, c'est quand même des gaz industriels.
12:20Donc, c'est quand même une petite part du chiffre d'affaires lié à l'IA.
12:24Mais indispensable aussi, comme ASML est indispensable aussi.
12:28Bien sûr, aussi indispensable.
12:29Donc, on est là, je pense que c'est le moment de se repositionner sur des belles valeurs de défense
12:34qui peuvent être européennes.
12:36D'ailleurs, ça ne vous a pas échappé, mais Kepler-Chevreux a relevé son objectif de cours à 205 euros.
12:42Bank of America Securities aussi passait à l'achat parce qu'ils apprécient cette montée en puissance
12:47dans l'industrie des semi-conducteurs avec un objectif à 200 euros.
12:51Donc, il ne faut pas hésiter à y aller, voire à se renforcer.
12:56Mais toujours, bien sûr, surtout avec les cours actuels, on met en place un investissement programmé,
13:02un DCA, pour éviter de se renforcer au plus haut.
13:08Il vaut mieux se renforcer sur plusieurs mois, voire sur 12 mois, même sur ce type de très belles valeurs.
13:14D'autant qu'on n'a pas parlé d'un des autres grands métiers d'Air Liquide, qui est de
13:17produire du coupon.
13:19Et c'est aussi pour ça qu'on l'achète.
13:22C'est une activité très lucrative.
13:24C'est de produire du coupon et je dirais plus encore que ça et encore plus d'actualité des actions
13:29gratuites.
13:29Parce que vous savez que historiquement, en fait, tous les deux ans,
13:32Air Liquide distribue une action pour 10 détenus depuis au minimum deux années civiles pleines
13:41avec un bonus pour les actionnaires qui sont au nominatif pur ou au nominatif administré.
13:45Puisque eux, ils ont le droit à 1% de plus de dividendes.
13:49Quand le dividende est distribué cette année, c'était vers la fin du mois de mai de mémoire.
13:52Ou 1% de plus d'actions gratuites.
13:55Donc ça aussi, ça permet de diminuer son prix de revient.
13:59Ça, bien sûr, ça fidélise les actionnaires.
14:03N'oublions pas qu'Air Liquide, de mémoire, c'est 30% du capital détenu par des actionnaires individuels
14:08avec une vraie politique d'actionnariat individuel.
14:11Mais voilà, c'était l'occasion, cette progression de la semaine dernière de plus 5%.
14:16Je pense que le titre progresse encore aujourd'hui.
14:19Record historique pour cette belle valeur franco-française industrielle
14:24qui peut, belle valeur de défense,
14:27qui peut tout à fait occuper une place significative dans votre portefeuille.
14:34Oui, 579 euros, on est en hausse de 0,8%, encore plus de 25% en 6 mois.
14:43Félix Baron.
14:43Et surtout, c'est une valeur qui baisse très, très peu.
14:46En cas de correction sur les marchés, je regardais depuis 33 ans,
14:50c'est une valeur qui a baissé 5 ou 6 années seulement sur 33 ans.
14:53Performance remarquable.
14:55Félix Baron s'organise du coup, une rotation.
14:59Alors, on l'attend depuis des mois, des années,
15:02mais c'est vrai que du côté des États-Unis,
15:04on atteint des niveaux techniques particuliers,
15:07du côté des grands indices.
15:09On voit qu'en plus, SpaceX va rapidement intégrer le Nasdaq 100.
15:13Ça va encore provoquer des déséquilibres.
15:15Il va y avoir l'ADR, SKINX, le fameux spécialiste des mémoires du côté du Nasdaq.
15:23Donc, du coup, il va peut-être falloir penser à abattre les voiles
15:29et en redresser d'autres sur cette deuxième partie de l'année.
15:32Il va falloir regarder sur un terrain dont on vient de parler avec Christian,
15:35qui est du coupon et du dividende.
15:36Et Christian parlait de formule mathématique.
15:38Retenez-en une.
15:39V, valeur de l'action, est égale à D, dividende, divisé par K moins G.
15:43K, c'est le taux de rendement exigé par l'actionnaire.
15:45Et G, le taux de croissance du dividende.
15:47Ça, ça vous donne théoriquement la valeur d'une action.
15:50Donc, n'oubliez jamais que la valeur théorique d'une action,
15:53elle, c'est l'actualisation des flux du dividende.
15:55Elle ne dépend que de ce qu'elle vous rapporte.
15:58Donc, avoir les dividendes en tête, avoir l'idée d'un flux de cash permanent
16:03qui rentre dans votre portefeuille, va devenir de plus en plus important
16:06dans les six prochains mois.
16:08D'abord chez les institutionnels, chez les grands fonds,
16:12les fonds de pension, et ensuite vers les particuliers.
16:15Et c'est pour ça qu'il va falloir amorcer peut-être une rotation dans les portefeuilles
16:19où, c'est sûr qu'à 80% du temps, la croissance depuis le début de l'année
16:24a été tirée par le secteur des semi-conducteurs et de la mémoire,
16:29mais que ces boîtes-là qui font énormément de croissance ne distribuent pas de dividendes,
16:33et qu'il va falloir peut-être commencer à regarder les Max 7.
16:37D'ailleurs, sur cette histoire de l'industrie des semi-conducteurs,
16:40il y a quand même un point très intéressant qu'on n'avait pas observé depuis toujours, je crois.
16:43Alors, on est proche des 8000 points sur le S&P 500,
16:47et qu'on se le dise, c'est vraiment grâce à AMD, Nvidia, TSMC, Broadcom, Micron et compagnie.
16:54Ils ont clairement pris le relais des Max 7,
16:56donc les fameuses Alphabet, Microsoft, Apple qu'on ne présente plus,
17:01avec un paradoxe quand même, c'est que le marché depuis 2022
17:04était habitué à être tiré par les 7 magnifiques.
17:06Et il se disait à l'inverse, si les 7 magnifiques flanchent, le marché va s'effondrer.
17:10Ça n'a pas eu lieu.
17:11Au contraire, on est à 1% du record historique absolu.
17:14Donc, il y a un signe qui est très important,
17:16c'est que sur le marché de la tech, il y a une décorrélation
17:18entre le super-cycle semi-conducteur et mémoire,
17:22et puis les gros mammouths, on va dire,
17:27de l'infrastructure numérique et aussi du software.
17:30Mais cette décorrélation, c'est plutôt une bonne nouvelle,
17:32c'est signe de diversification dans le secteur, de solidité.
17:35Donc, sur le terrain aujourd'hui, pour reprendre une métaphore football,
17:38c'est actuel, vous avez les chips et la HBM,
17:43la mémoire à haute fréquence.
17:46Sur le banc, vous avez les 7 magnifiques,
17:49mais qui sont en train de préparer leur retour
17:51avec un thème qui est très important,
17:54d'un point de vue technique, je vais essayer d'être clair,
17:56c'est ce qu'on appelle aujourd'hui le tabular data,
17:58ou les données tabulaires.
18:00Le nouvel enjeu...
18:01Qu'est-ce que c'est ?
18:03Non, parce que là, en plus, on est sous le flot de
18:06« Ouais, investissez dans les cryptos sur la valeur du token d'IA ».
18:10J'ai passé mon week-end à en discuter avec un ingénieur en maths
18:13qui a fait Normalsub, qui a essayé de m'expliquer.
18:15Moi, j'ai fait semblant de comprendre,
18:17et maintenant, je vais faire semblant de m'expliquer.
18:18En réalité, les grands modèles de langage,
18:23Gemini, ChatGPT, etc.,
18:25sont la propriété des 7 magnifiques.
18:27Le nouvel enjeu de ces éditeurs de modèles de langage,
18:31ce n'est pas tellement d'inventer des modèles d'IA génératives,
18:34c'est d'aller exploiter ce qu'on appelle les données tabulaires,
18:36c'est-à-dire des bases de données structurées en ligne et en colonne,
18:39pour faire simple, des fichiers Excel,
18:40ou des fichiers Google Sheets, des tableurs.
18:45Sauf qu'aujourd'hui, les LLM,
18:46ils sont excellents pour faire du code,
18:49ou pour rédiger, faire de la rédaction,
18:52mais ils sont très mauvais pour exploiter les bases de données SQL.
18:55Pourquoi ? Parce qu'il y a du...
18:56C'est quand même la base du truc, c'est...
18:58Oui, mais ça mélange du texte catégorisé
19:00et des chiffres qui ne sont pas forcément...
19:02qui sont des variables continues.
19:04Et ça, sans ordre naturel.
19:06C'est très différent des phrases.
19:07En fait, mathématiquement, ça fonctionne comme
19:09une suite de probabilités, un LLM qui calcule la proba
19:13que le prochain mot, ça va être ça.
19:14C'est pas du tout comme ça dans un tableur.
19:16Et puis, imaginez qu'il y ait une valeur manquante.
19:18Ça arrive souvent dans les fichiers Excel.
19:19Ça fait tout planter.
19:21Donc, Microsoft et Google,
19:23toujours des sets magnifiques,
19:24qui ont les plus grosses compétences
19:26et les plus grosses bases de données
19:27en matière de fichiers Excel et de Google Sheets,
19:30commencent à faire ce qu'on appelle du TFM,
19:31c'est-à-dire du Tabular Foundation Model.
19:34Donc, l'IA ne lit plus les données tabulaires.
19:37Elle convertit des tableaux complexes
19:40en une espèce de données que l'IA peut comprendre.
19:43Globalement, un cas d'espace,
19:45si vous avez, je ne sais pas,
19:4750 000 lignes pour vos produits
19:49ou vos clients dans un tableau Excel,
19:51ça peut être analysé en trois secondes
19:52pour savoir quel est le produit le plus rentable,
19:54le moins rentable et pourquoi.
19:55Amazon, par exemple,
19:57elle est en train de construire des réseaux
19:59de neurones appliqués au tableau,
20:02donc LLM appliqué au tableur,
20:04pour prédire, par exemple,
20:05les ruptures de stock au niveau mondial.
20:06Meta est en train d'utiliser cette techno
20:08des datas tabulaires
20:09pour croiser toutes les données
20:11qu'elle a sur ses clients
20:13et pour personnaliser la pub
20:15sans dépendre des cookies tiers.
20:17Nvidia, c'est encore plus loin.
20:20Eux, ils sont en train de créer, justement,
20:21des datas tabulaires synthétiques
20:23avec des données qui n'existent pas,
20:26mais qui reproduisent des tableaux
20:29qui existent déjà
20:29pour éviter de violer les RGPD
20:31et, en fait, copier le comportement
20:33d'utilisateur en banque, en santé, etc.
20:36Donc, ça va optimiser la supply chain,
20:39ça va optimiser les objets connectés,
20:41ça va surtout améliorer
20:43le ROI financier des boîtes
20:44qui vont pouvoir leur confier
20:46leurs années, leurs archives de fiches.
20:49Mais ça demande une nouvelle manière de penser.
20:52C'est ça qui est très intéressant.
20:53On faisait de l'intelligence artificielle
20:54en essayant de faire un cerveau
20:56qui réfléchissait comme nous.
20:57Nous, on n'est pas capable
20:58d'analyser 50 000 colonnes et lignes
21:00en trois secondes.
21:00Et là, on dépasse...
21:02Ce n'est plus de l'intelligence artificielle,
21:04c'est une sorte d'intelligence
21:05mais qui n'est pas la nôtre
21:06et qui est totalement artificielle.
21:08Donc, ça peut être un nouveau catalyseur de l'IA,
21:10mais là, version plus software que hardware.
21:12Mais, mais, mais,
21:13alors, ce qui est absolument fabuleux,
21:14c'est que, premièrement,
21:15vous êtes en train de nous expliquer
21:16qu'on a voulu mettre la charrue
21:18avant les bœufs, globalement,
21:19que le travail de base
21:21sur lequel on attendait l'IA,
21:22pour l'instant, il n'est pas fait,
21:23il est plus compliqué que prévu.
21:25Et deuxièmement,
21:25que ceux qui auront la parole, justement,
21:27ceux qui ont les bases de données propriétaires,
21:29les fameux Salesforce
21:30qu'on regarde en disant
21:31pauvres disruptés, machin,
21:33bah, les SAP, etc.,
21:35et tout, c'est eux qui ont l'expérience,
21:36c'est eux qui ont les tableaux.
21:37Donc, c'est...
21:38Oui, pour jouer,
21:39pour jouer cette tendance,
21:43Palantir, Snowflake,
21:45Cloudflare,
21:46un peu de cybersécurité,
21:47évidemment, aussi,
21:49Blackberry,
21:49Salesforce, ServiceNow,
21:51tout ça.
21:52Il ne faut pas oublier
21:52qu'après le SaaS Apocalypse,
21:54qui a été, à mon avis,
21:55personnel, assez exagéré,
21:57il y a quand même des ingénieurs
21:59derrière pour coder.
22:00C'est ça, c'est saisir.
22:02Et que, je pense que le deuxième catalyseur,
22:05ou le troisième ou le quatrième de l'IA,
22:07il va être du côté du software, maintenant.
22:10Bon, là, je suis soufflé.
22:12On en reparle dans six mois.
22:13Ah, mais oui, oui, oui,
22:14avec grand plaisir.
22:16Christian Fontaine,
22:16ça vous évoque quoi ?
22:17Ça m'évoque qu'effectivement,
22:19beaucoup de gens s'inquiétaient
22:19du niveau de valorisation
22:21des 7 Magnifiques,
22:22et effectivement,
22:23d'accord avec Félix,
22:24au premier semestre,
22:25il y a eu une relève
22:27par tout ce qui est
22:29semi-conducteur,
22:30donc ça, c'est plutôt excessivement positif.
22:33Il y aura certainement
22:34d'autres révolutions tech après.
22:36Je vous avoue qu'à titre personnel,
22:37je suis totalement incapable
22:38de les anticiper.
22:39Donc moi, j'aurais tendance
22:39à dire cet adage boursier
22:41que moi, je préfère acheter
22:43la motte de paille
22:46plutôt qu'essayer de trouver
22:47une épingle dans une botte de foin.
22:50Et donc, jouer la tech américaine
22:53via le Standard & Poor's 500,
22:54voire si vous êtes
22:55un tout petit peu plus...
22:58Si vous acceptez
22:59une dose de risque supplémentaire
23:00via un indice Nasdaq 100,
23:02voire Nasdaq composite,
23:05ça me semble être
23:05une excellente stratégie.
23:06Mais bien sûr,
23:07on reste investi sur la tech.
23:08On vous retrouve là
23:09dans quelques minutes
23:10pour parler justement
23:11des mérites comparés
23:13de l'assurance-vie
23:14et du bon vieux CTO.
23:16Conte-titre ordinaire,
23:17on va voir ça avec vous
23:18dans quelques minutes.
23:20Voilà, dans la boîte à outils.
23:23Tout de suite, les arbitrages.
23:24Merci messieurs d'avoir été là.
23:33Je dois vous dire que...
23:35Alexandre Baradès-Digé, bonjour.
23:37Bonjour Antoine.
23:37Je ne sais pas si vous avez assisté
23:38à la démonstration de Félix
23:39à l'instant sur...
23:40Je l'arrêterai en replay.
23:41Je ne l'ai pas vu.
23:43Waouh.
23:44Là, il vient de nous expliquer
23:45qu'il y a une deuxième révolution
23:46dans la révolution de l'IA
23:47qui se prépare.
23:48Parce que jusqu'à présent,
23:49l'IA était un fichu
23:51de lire correctement
23:52des milliers de tableaux Excel
23:53et d'en faire la synthèse.
23:54Alors qu'on attendait ça
23:55en premier d'elle.
23:57Et que là, la révolution,
23:58elle pourrait redonner vie
23:59à des SAP,
24:00à des Salesforce,
24:01parce que c'est eux
24:02qui sont propriétaires
24:03des tableurs Excel.
24:04Vous avez été en parler
24:04aujourd'hui, d'ailleurs,
24:05du retard des logiciels.
24:06Je pense qu'il y a quelque chose
24:07à tirer là-dessus.
24:08Il y a quelques mois,
24:10il fallait avoir des cartes
24:12GeForce RTX dans un placard
24:14et attendre qu'elles grimpent
24:15en valeur,
24:15parce que tout le monde
24:16en voulait.
24:16Maintenant, c'est des tableurs
24:17Excel qu'on va vouloir.
24:19Dingue, à écouter en replay,
24:21en podcast.
24:21Alex, vous n'êtes pas venu pour ça.
24:23Oh, si, on est parti.
24:24Ah ben si, oui, c'est vrai.
24:26Il faut anticiper.
24:27Et là, avec Félix,
24:29on attaquait un sujet
24:30qui était intéressant,
24:30qui était celui
24:31de cette rotation sectorielle
24:32qui va peut-être s'opérer,
24:33parce qu'il va y avoir
24:35des arbitrages autour de l'IA.
24:36Il y a une partie des investisseurs
24:38qui, globalement,
24:38vont en avoir ras-le-bol
24:40et vont vouloir regarder ailleurs
24:42et s'intéresser un petit peu
24:43à autre chose,
24:43parce qu'ils ont l'impression
24:44d'avoir été pris
24:45dans un biais comportemental
24:46depuis le début de l'année.
24:47Et est-ce que c'est ça
24:49qui est peut-être en train
24:49de se dessiner sur les marchés
24:51pour les mois à venir ?
24:51Ça ressemble un petit peu
24:52parce qu'on a une belle illustration
24:54encore cette nuit
24:54avec des mouvements
24:56et ça commence toujours
24:56en ce moment-là,
24:57il faudrait écouter de la Corée,
24:58je pense,
24:58sur un sentiment
24:59par rapport à la tech
24:59en Europe et aux Etats-Unis.
25:00Ils ont encore sorti le sidecar,
25:02c'est bon.
25:02C'est du côté de la Corée
25:03que ça se passe.
25:03On rappelle pourquoi la Corée,
25:04ce n'est pas juste une lubie,
25:06parce que c'est un indice,
25:06l'indice sud-coréen,
25:07il a été multiplié par 4
25:08en l'espace de 15 mois,
25:10donc absolument énorme.
25:11Là-dedans,
25:12vous avez deux valeurs,
25:13Skynyx et Samsung Electronics
25:14qui représentent la moitié
25:15de l'indice,
25:16c'est des valeurs
25:18qui ont tiré à la hausse
25:19cet indice de manière phénoménale
25:20et récemment,
25:21vous avez la Corée du Sud,
25:22les autorités
25:22qui commencent à mettre en garde
25:24sur les produits
25:25qui génèrent un effet
25:26de concentration supplémentaire.
25:27Typiquement,
25:28certains ETF
25:29à effet de levier
25:30mais qui répliquent
25:31des actions uniques.
25:32En gros,
25:32vous pouvez acheter
25:32sur certains marchés
25:33des ETF qui vont vous faire
25:34un Samsung Electronics
25:35x5 en termes de performance,
25:36donc à la hausse
25:37comme à la baisse.
25:38Et ce genre d'éléments-là,
25:41on sait que dans l'histoire,
25:42c'est souvent comme ça
25:43que les excès arrivent.
25:43C'est-à-dire que vous avez
25:44un thème qui est porteur,
25:45qui marche pendant pas mal de temps
25:46et puis vous avez
25:47des produits dérivés
25:48qui sortent,
25:48qui sont émis en quantité,
25:49qui accroissent le levier.
25:50Vous avez des effets de marge
25:51aussi qui sont proposés
25:52par les intermédiaires financiers
25:53et tout ceci amène
25:54les actifs
25:56sur des niveaux de valorisation
25:57qui sont intenables.
25:58Donc moi,
25:58je pense que c'est ça
25:59qu'on a commencé à assister,
26:00c'est que ça commence
26:01à se dégager progressivement.
26:02c'est des prises de gains,
26:03attention,
26:03ce n'est pas des retournements
26:04complets de tendance.
26:05des prises de gains
26:06et on voit qu'il y a
26:06des réallocations effectivement
26:07à la fois sectorielles
26:09et géographiques aussi.
26:11Par exemple,
26:11on voit que l'Europe,
26:12ça c'est un de nos paris
26:12qui est en train d'être
26:14plutôt gagnant depuis 15 jours,
26:16l'Europe est bénéficiaire de ça.
26:17On avait des valorisations
26:19en Europe
26:19qui n'étaient pas excessives
26:20depuis pas mal de temps.
26:21Donc ce qui est en partie
26:23allégé parfois
26:23de manière obligatoire,
26:25quand vous avez des fonds
26:26d'investissement,
26:27des fonds de retraite
26:28ou autres
26:28qui ont des mandats
26:29à respecter
26:30en termes d'allocations,
26:31d'actions,
26:32types d'actions,
26:32types de secteurs ou autres,
26:33eh bien il y a des ventes
26:34un peu forcées
26:35en fin de mois,
26:35en fin de trimestre
26:36et ces ventes sont réallouées
26:37sur les zones
26:38qui étaient un peu
26:39sous-performantes.
26:40Typiquement l'Europe,
26:40on le voit,
26:41ça met des indices,
26:42plein d'indices sur des nouveaux records.
26:43Le MIG en Italie,
26:44l'IBEX en Espagne,
26:45le DAX en Italie.
26:45CAC 40, on n'est pas loin.
26:46Oui, même le CAC dividende inclus,
26:48il doit y avoir
26:49une position de records
26:50et le voisin allemand surtout.
26:51Le DAX qui bijoutait
26:53sous ses records historiques
26:53depuis pas mal de temps
26:54a enfin battu un record.
26:56Donc on voit
26:56que ça se passe là-dessus
26:57et on voit que ça revient aussi
26:58un tout petit peu sur la Chine.
26:59Regardez des indices
27:00comme le Hang Seng par exemple.
27:01Alors ça,
27:02vous regardez de près,
27:02la Chine.
27:03Mais c'est typiquement
27:04ce qu'on attendait,
27:05c'est-à-dire effectivement
27:05un peu de dégonflement
27:06de la surchauffe sectorielle
27:08thématique semi-conducteur
27:09pour de la réallocation
27:10sur l'Europe
27:11et un petit peu sur l'Asie,
27:12pas toute l'Asie
27:13mais la partie Hang Seng
27:14surtout je trouve assez décotée
27:15que ce soit Hang Seng Tech
27:16ou Hang Seng Global.
27:17Et ça, c'est plutôt pas mal
27:18parce que ça montre
27:19que le marché
27:20n'est pas là pour
27:22prendre bêtement des profits
27:23et mettre du cash de côté.
27:24Il est là pour réinvestir
27:25tout de suite.
27:25Oui, il est là pour réinvestir.
27:26Ça, c'est encourageant.
27:27Alors il y a ça,
27:28sur les thèmes,
27:29pour donner quelques idées
27:29quand même aux gens qui écoutent,
27:30je pense clairement
27:31que les thèmes
27:31que vous en avez parlé tout à l'heure,
27:33la partie logicielle
27:34a tellement baissé
27:35que tactiquement,
27:36même si on ne croit pas
27:37à un rebond massif
27:38pendant deux ans,
27:39mais c'est tellement baissé
27:39que ça vaut le coup.
27:40Moi, le secteur auto,
27:41toujours un peu là-dessus,
27:42c'est un secteur
27:43qui a beaucoup, beaucoup baissé.
27:44Tout ce qui est industrie,
27:45défense notamment,
27:46qui a pas mal aussi
27:47corrigé la défense,
27:48je pense qu'il faut toujours
27:49être dessus,
27:49tout le secteur industriel
27:50assez globalement.
27:52Là où par contre,
27:52j'ai un petit,
27:53je m'interroge quand même
27:54depuis maintenant 4-5 jours,
27:56et là je pense à un sujet
27:57qu'il faut regarder.
27:58Vous avez les taux
27:59qui repartent un peu partout
28:01à la hausse.
28:01Un petit peu.
28:02En Europe notamment.
28:03Et pourquoi,
28:04c'est s'interpellant,
28:05parce que jusqu'à présent,
28:06on comprenait
28:07pourquoi les taux
28:07partent à la hausse.
28:08Quand il y a eu la guerre en Iran,
28:09les taux partent à la hausse
28:10parce qu'il y passe
28:10une inflation,
28:11pétrole, etc.
28:12C'est logique.
28:13On a eu,
28:13quand le pétrole
28:14est pas mal retombé au départ,
28:15les taux qui ont suivi.
28:16Et puis là,
28:17depuis 5 jours,
28:17c'est plus corrélé.
28:18C'est-à-dire que le pétrole
28:19reste bas.
28:19Grosso modo,
28:20les cours du pétrole
28:21en Europe et aux Etats-Unis
28:22sont revenus pile
28:22sur les niveaux d'avant-guerre
28:23en Iran.
28:24Donc tout a été effacé
28:25dans les cours du pétrole.
28:26Et pourtant,
28:27vous avez des taux
28:27aux Etats-Unis
28:28et en Europe
28:29qui repartent.
28:30Pour moi,
28:30ça soit une question.
28:31Est-ce que c'est par rapport
28:32à la Fed ?
28:33En gros,
28:33on s'inquiète
28:34qu'il puisse y avoir
28:34un mouvement sur les taux
28:35au niveau de la Fed.
28:36Est-ce qu'on s'inquiète
28:37que la BCE
28:38puisse aussi mettre
28:39une deuxième hausse
28:39à la rentrée ?
28:40Peut-être.
28:41Il y a le thème du Japon.
28:42On s'est arrêté les taux au Japon.
28:43On continue de se tendre.
28:44Ça, c'est un vrai gros sujet.
28:45On est à 2,85 ce matin
28:47sur le 10 ans japonais.
28:47C'est un plus haut
28:48depuis 1996 ou 2017.
28:50Avec des records
28:50de faiblesse du Yann.
28:52Voilà.
28:52Et je pense que là,
28:53depuis 5 jours,
28:53il y a un thème sur l'obligataire.
28:54Il faut quand même surveiller
28:55parce que les actions
28:55tiennent pour l'instant.
28:56Mais si l'obligataire
28:57commence vraiment
28:58à la rélocation,
29:00on pourrait avoir ça.
29:01On va un peu la tech
29:02et on va sur l'oblig,
29:02donc un peu de rotation.
29:03Sauf que là,
29:04ce n'est pas trop
29:05ce qu'on est en train de voir.
29:05Les valeurs obligataires
29:06baissent toujours.
29:07Les rendements se tendent encore.
29:08Et là, je pense à un sujet
29:10un peu banque centrale quand même.
29:11Japon aussi.
29:12Et peut-être,
29:13peut-être un sujet
29:14un peu souverain aussi.
29:15Coup de la dette finalement
29:16pour les États.
29:17C'est assez endetté.
29:18Je ne dis pas
29:19qu'il faut s'en méfier beaucoup
29:19mais le spread par exemple
29:20OAT-Bund
29:21qui est quand même
29:22un marqueur de ça,
29:23il remonte
29:24à 80 points de base
29:25alors que c'était bien
29:26étendu auparavant.
29:27Donc il y a un petit sujet
29:28souverain là
29:28qu'il faut un peu surveiller
29:29dans les jours qui viennent.
29:30Merci beaucoup
29:31Alexandre Baradez,
29:32Digé,
29:33le CAC 40 plus 0,
29:3443%,
29:358516 points.
29:36Puis effectivement,
29:37quelques tensions
29:37sur l'obligataire
29:38les 10 ans.
29:4010 ans allemand
29:40qui se rapproche à nouveau
29:41des 3%,
29:42à 2,97 et 3,64
29:44pour le 10 ans français.
29:46Restez avec nous,
29:47on va parler fiscalité
29:48et placement en action.
29:49Ça va être le match
29:50entre le compte titre ordinaire
29:52et l'assurance-vie.
29:53A tout de suite.
29:54Tout pour investir
29:55la boîte à outils.
29:58Christian Fontaine
29:59du magazine Le Revenu,
29:59bonjour.
30:00Rebonjour Antoine.
30:01On ouvre la boîte à outils
30:03parce qu'on a quand même
30:05deux choses à regarder
30:07avec l'instrument préféré
30:10des Français,
30:11l'assurance-vie,
30:12bien entendu.
30:13Et le compte titre ordinaire,
30:15on en a reparlé
30:16il y a quelques semaines
30:17ensemble,
30:18qui retrouve des attraits
30:19parce que mine de rien,
30:20c'est quand même
30:21un instrument simple
30:22et efficace
30:23pour investir
30:24sur les marchés financiers.
30:25Le truc,
30:26c'est que vous vous souvenez,
30:27c'était les concours
30:29dans la presse
30:30où il fallait répondre
30:31à des questions
30:33du huissier de justice,
30:34le maître jaunâtre
30:35qui vérifiait les trucs.
30:38Il y a la question subsidiaire
30:39pour départager tout le monde.
30:41Et nous,
30:41notre question subsidiaire,
30:42c'est quoi ?
30:42C'est la fiscalité.
30:44Et alors,
30:45assurance-vie,
30:46compte titre ordinaire,
30:47est-ce qu'il y a véritablement
30:48un match
30:48entre ces deux supports ?
30:50Bien sûr qu'il y a un match.
30:52Mais d'abord,
30:52pourquoi se poser la question
30:53à la fin du premier semestre,
30:54un premier semestre
30:55plutôt bon en bourse,
30:57si c'est pour laisser
30:5830, 40,
30:59voire plus
31:01de pourcentage
31:02de vos gains
31:02à l'administration
31:05fiscale,
31:05c'est dommage.
31:06Oui.
31:06Autant,
31:07et vous pouvez très bien
31:08optimiser
31:08votre fiscalité
31:10en toute légalité.
31:11Donc,
31:11comme on est en France,
31:12effectivement,
31:14il convient
31:15de prendre
31:15un tout petit peu
31:15de hauteur.
31:17L'assurance-vie,
31:18vous connaissez,
31:19c'est l'enveloppe
31:19fiscale préférée
31:21des Français.
31:23Mais historiquement,
31:24c'est vrai que les investisseurs
31:25en bourse aiment beaucoup
31:26aussi le compte titre ordinaire.
31:27Et donc,
31:27la question qui se pose un peu,
31:29quelle enveloppe fiscale ?
31:30Alors,
31:30au-delà des taux d'imposition,
31:31en fait,
31:31c'est deux logiques
31:32totalement différentes.
31:34Deux logiques
31:34totalement différentes.
31:35La première logique,
31:36l'assurance-vie,
31:36c'est ce qu'on appelle
31:37une enveloppe de capitalisation.
31:38C'est-à-dire,
31:39en fait,
31:39vous pouvez très très bien
31:40multiplier les opérations
31:42d'achat
31:42et de vendu
31:44et de vente
31:45et sans passer
31:47par la case impôts,
31:48voire sans passer
31:49par la case
31:49prélèvements sociaux.
31:51Vous ne passez
31:51par la case impôts
31:52que lorsque vous décidez
31:53de retirer votre argent
31:54pour en profiter,
31:56vous faire plaisir,
31:56un beau voyage,
31:57payer,
31:58voire un surcroît
31:58d'impôts
32:00ou un bien d'équipement
32:01quelconque.
32:02Avec le compte titre ordinaire,
32:04la logique
32:04est totalement différente.
32:06Vous payez,
32:07vous passez
32:08par la case impôts,
32:08à chaque fois,
32:08vous encaissez
32:09un euro de gain,
32:10que ce soit de dividendes
32:11ou de plus-value.
32:14Et donc,
32:16quelle enveloppe
32:17fiscale privilégier ?
32:18En fait,
32:19j'aurais tendance
32:20à dire que
32:20si vous recherchez
32:22un placement sans risque,
32:24l'assurance-vie
32:24demeure totalement
32:25un bata
32:25puisque au sein
32:26de cette enveloppe
32:27fiscale,
32:27l'assurance-vie,
32:28vous allez investir
32:28dans le fameux fonds
32:29en euros
32:29qui sont à 80%,
32:31ce sont essentiellement
32:32des obligations
32:32et pour lesquelles
32:33vous allez profiter
32:34d'une garantie
32:35sur le capital.
32:35Donc,
32:35si vous ne voulez
32:36prendre aucun risque,
32:37assurance-vie
32:39en euros.
32:41Maintenant,
32:41si vous aimez
32:43spiller,
32:43multiplier
32:44les allers-retours,
32:46notamment sur
32:47vos ETF préférés
32:49ou des fonds
32:49d'investissement
32:49gérés de façon
32:50active,
32:52l'assurance-vie,
32:52c'est bien aussi
32:53parce que vous
32:53multipliez les opérations
32:55tout en étant
32:55dans cette enveloppe
32:56de capitalisation
32:57et donc,
32:58vous allez profiter
33:00de la fameuse
33:01mécanique
33:01des intérêts composés
33:03et l'effet boule de neige
33:05sans passer par
33:06la case-impôt.
33:07Dit autrement,
33:09les impôts
33:10que vous devez
33:11en sous-jacent,
33:12en fait,
33:13l'argent des impôts
33:14reste investi
33:15et fait des petits
33:16qui tombent
33:16dans votre besage
33:17jusqu'au jour
33:17où vous décirez
33:18de récupérer
33:18votre argent.
33:19Alors,
33:19vous allez me dire
33:20le compte-tit ordinaire,
33:21c'est pour qui ?
33:22C'est pour,
33:22d'abord,
33:23les amoureux
33:23de la liberté
33:24puisque lorsque
33:25vous investissez
33:26dans un contrat
33:27d'assurance-vie,
33:27vous ne pouvez investir
33:28que dans les fonds
33:29qui sont référencés
33:30par le dit contrat.
33:32Ça, c'est la première chose.
33:33Alors que le compte-tit ordinaire,
33:35l'assurance-vie,
33:36c'est un produit
33:36franco-français.
33:37Le compte-tit ordinaire,
33:38il en existe absolument
33:39dans le monde entier,
33:41dans tous les pays.
33:42C'est l'outil de base
33:44pour investir en bourse,
33:46faire ses courses en bourse.
33:47Donc là,
33:48vous pouvez investir
33:49dans toutes les obligations,
33:52dans tous les produits dérivés,
33:54dans toutes les actions,
33:55dans tous les ETF
33:56qui sont à côté à Paris,
33:57qui sont à côté à l'étranger,
33:58etc.
33:58Donc,
33:58le CTO,
34:00c'est pour les amoureux
34:00de la liberté.
34:01Pour ceux aussi
34:02qui aiment bien
34:02la gestion passive,
34:04vous savez,
34:04le fameux
34:05« lazy investing »
34:06qui me tient à cœur.
34:08Ce sont des investisseurs
34:10qui vont se positionner
34:11sur une belle valeur,
34:13sur un bel ETF
34:14et puis ils vont le conserver
34:15pendant des années,
34:16notamment des ETF
34:17de capitalisation
34:18qui ne distribuent pas
34:19des intérêts
34:20et donc ils ne vont pas
34:21être pénalisés,
34:23ils ne vont pas toucher
34:24de revenus
34:25et donc ils ne payeront pas
34:27par la case impôts
34:28et la capitalisation
34:29des intérêts,
34:29ils vont profiter aussi.
34:30Il y a un autre
34:32cas de figure aussi
34:33et tout à l'heure
34:34on parlait d'Air Liquide
34:35et c'est tout à fait vrai
34:36pour Air Liquide,
34:36c'est ceux qui investissent
34:37en bourse
34:38et qui destinent leurs titres
34:40à leurs enfants,
34:41voire à leurs petits-enfants.
34:42Et c'est vrai
34:43qu'en cas de décès
34:45du titulaire
34:46d'un compte-titre ordinaire,
34:47le compte-titre,
34:48il n'est pas clôturé
34:49et les titres y vont
34:52aux enfants,
34:53aux héritiers,
34:54en fait au sens
34:54du code civil
34:55et les plus-values
34:58sous-jacentes
34:59ne sont pas taxées
35:02puisqu'il n'y a pas
35:02de cession,
35:03il y a transmission
35:04et pas cession
35:05et donc sur le plan fiscal,
35:07ça gomme
35:07les plus-values
35:08et cela peut être
35:09excessivement intéressant.
35:11En fait,
35:12vous l'avez bien compris,
35:13alors oui,
35:14vous avez entièrement raison,
35:15il faut s'intéresser
35:16à la fiscalité
35:17de ses actions,
35:18de ses obligations,
35:19bien sûr,
35:20pour l'optimiser
35:21et on peut l'optimiser.
35:22Si vous vous intéressez
35:23à cette matière,
35:24vous payerez beaucoup moins
35:25d'impôts sur vos gains boursiers
35:26que celui ou celle
35:28qui ne s'y intéresse pas.
35:30Et on le redit,
35:32ce n'est pas ça
35:32le cœur de la stratégie,
35:33c'est le cadeau bon luxe.
35:35Alors,
35:35c'est le cadeau bon luxe,
35:37oui,
35:38ce n'est pas le cœur
35:38de la stratégie
35:39mais ça peut quand même
35:40être très important.
35:41Donc,
35:41il faut,
35:42la fiscalité,
35:43si on n'y prend pas garde,
35:45c'est,
35:46autour d'un tiers
35:48des gains
35:48qui sont prélevés
35:49par les organismes sociaux
35:50et par l'administration fiscale.
35:51Donc,
35:52c'est quand même
35:52très significatif,
35:53d'où l'intérêt
35:53quand même
35:54d'essayer
35:56d'optimiser
35:57sa fiscalité.
35:59Pour répondre
36:00à votre question,
36:00à l'origine,
36:01c'était assurance vie
36:02ou CTO,
36:03il faut les deux.
36:04En fait,
36:05en pratique,
36:06il faut les deux.
36:06Vous avez un bon contrat
36:08d'assurance vie
36:08parce que ça vous permet
36:09d'investir en obligations
36:11tout en profitant
36:11d'une garantie
36:12sur le capital.
36:13C'est exceptionnel,
36:14il ne faut pas hésiter.
36:14Au revenu,
36:15on est très clair,
36:16on conseille à nos lecteurs,
36:18à nos abonnés,
36:19d'investir en obligations
36:21via un contrat d'assurance vie
36:22pour profiter
36:23d'une garantie
36:23sur le capital.
36:24Si vous le faites
36:25via un fonds d'investissement
36:26classique
36:27sur un compte
36:28petit ordinaire,
36:28en cas de hausse des taux,
36:30et vous avez vu
36:30que c'est d'électualité,
36:31qui dit hausse des taux
36:32dit baisse de la valeur
36:33des obligations
36:34et donc vous avez
36:35un actif qui perd
36:36de la valeur.
36:37Donc oui,
36:38bien sûr,
36:38l'assurance vie
36:39pour le fonds
36:41en euros,
36:42oui,
36:42l'assurance vie
36:43pour la fiscalité
36:44successorale
36:45puisque,
36:45vous savez,
36:46il y a des avantages
36:46en matière de succession,
36:47les versements avant 70 ans
36:48sont exonérés d'impôt
36:49à hauteur de 150,
36:502500 euros
36:50par bénéficiaire.
36:52Donc ça,
36:52il ne faut pas hésiter
36:53à en profiter.
36:54Maintenant,
36:55c'est vrai que dans l'assurance vie,
36:56il y a quand même des frais,
36:58donc c'est un point
36:58clé,
36:59il faut regarder ça de près.
37:01Vous avez d'un côté
37:02la capitalisation des intérêts
37:03et l'enveloppe de capitalisation
37:06qui est fait l'effet,
37:07vous profitez d'un effet
37:08boule de neige
37:09mais de l'autre,
37:09vous payez des frais.
37:11Sur le compte étordinaire,
37:12il y a moins de frais
37:13mais par contre,
37:14vous passez par la case impôts
37:15à chaque fois que vous
37:16vous encaissez,
37:17vous encaissez un gain
37:19mais vous avez une grande liberté
37:21plus l'effet gommage
37:23des plus-values.
37:24Donc je pense vraiment
37:24que c'est deux enveloppes
37:26fiscales complémentaires.
37:28Si vous cherchez la sécurité,
37:29l'assurance vie en euros,
37:31si vous êtes très dynamique
37:32sur des titres en direct,
37:33sans doute plutôt le PEA
37:35mais via des fonds d'investissement
37:37ou des ETF
37:38au sein de l'assurance vie
37:41pour profiter de la capitalisation
37:42de vos gains
37:43et puis sinon,
37:44vous pouvez bien sûr
37:45en complément
37:46détenir un compte titre ordinaire,
37:48c'est moins chargé en frais
37:49et puis vous profitez
37:50d'une totale liberté.
37:52Mais voilà,
37:52à l'heure du choix,
37:53ne choisissez pas,
37:54prenez les deux,
37:55c'est pas mal aussi.
37:56Christian Fontaine
37:56du magazine Le Revenu,
37:58merci infiniment
37:58et bon été.
37:59à vous,
38:00on se retrouve évidemment
38:01à la rentrée
38:02et tout de suite
38:03le placement à suivre.
38:10Arnaud Géant,
38:11BlackRock,
38:11bonjour.
38:12bonjour Antoine.
38:13Alors avec vous,
38:14comme régulièrement,
38:15on fait un point
38:15sur les ETF,
38:17sur la gestion passive
38:19et toutes sortes d'instruments,
38:21mais là,
38:21aujourd'hui,
38:22vous arrivez
38:22avec un baromètre
38:24édité par BlackRock
38:25et OpinionWay
38:26sur l'état d'esprit
38:28des investisseurs
38:30et on le disait,
38:31les ETF ont rendu,
38:32ont démocratisé
38:34l'investissement boursier
38:35en gros depuis le Covid,
38:38mais c'est une vague
38:38qui ne se termine pas,
38:40c'est-à-dire que
38:41c'est en progrès
38:42absolument constant.
38:43C'est un des principaux
38:45enseignements
38:45de ce baromètre.
38:46Oui, alors du coup,
38:48on a réalisé ce baromètre
38:49parce qu'on fête
38:50nos 20 ans à Paris,
38:53BlackRock,
38:53et on cherchait
38:54à faire plus ou moins
38:55le bilan,
38:56à regarder ce qui a été fait,
38:57le chemin parcouru
38:58et un petit peu
38:59ce qu'il reste à faire.
39:00Donc on a conduit
39:00cette étude
39:01avec un peu plus
39:01de 2000 sondés.
39:03Le premier constat,
39:04donc plutôt satisfaisant,
39:05c'est que pour la majorité,
39:07plus de 60%,
39:09l'investissement
39:10est plus accessible
39:11aujourd'hui
39:11qu'il y a 20 ans.
39:12Voilà.
39:12Là, si ce n'était pas le cas,
39:14ça aurait été compliqué
39:15pour nous.
39:15Donc on est sur
39:16le bon chemin.
39:18Alors,
39:19quand on regarde
39:21les raisons évoquées
39:23pour cela,
39:24beaucoup en fait
39:25nous parlent
39:26de la simplification
39:27de l'accès,
39:27notamment au travers
39:28d'outils digitaux.
39:30Donc en fait,
39:30il y a un travail
39:31qui a été fait
39:31en amont de la chaîne,
39:32aussi sur la partie offre,
39:34on va dire,
39:35aussi bien en termes
39:37de produits,
39:37donc là,
39:38vous le mentionnez,
39:39les ETF,
39:40c'est essentiellement
39:41un produit
39:41qui a pu démocratiser
39:43l'accès à l'investissement
39:45sur le global,
39:46et ça fait 30 ans
39:47que ça existe
39:48et ça fait 5 ans
39:49qu'on voit un engouement
39:50plus fort
39:50et aussi en fait
39:51le parcours simplifié
39:53grâce notamment
39:54aux néo-courtiers
39:55qui sont venus
39:57essayer de pouvoir
39:59donner un accès
40:00beaucoup plus facile.
40:02On parle aussi
40:03dans l'accessibilité
40:04des montants
40:05minimums d'investissement
40:06et là-dessus,
40:07sur les ETF,
40:08on parle de mise
40:09de départ
40:09de 5 euros,
40:11donc on est vraiment
40:12sur quelque chose
40:12d'extrêmement accessible.
40:13Ce qui est assez curieux
40:15et peut-être même
40:16contre-intuitif,
40:17c'est que,
40:17je simplifie
40:19à gros traits,
40:20mais en gros,
40:21on s'était mis
40:21à boursicoter
40:22pendant le Covid
40:23et à la sortie du Covid
40:25pour mettre du beurre
40:26dans les épinards,
40:27c'est pas mal la bourse,
40:28disons,
40:28en fait.
40:30là,
40:31on a l'impression
40:32que ça a changé d'objet.
40:33C'est-à-dire que
40:34la bourse,
40:35enfin,
40:35les ETF
40:36et ce genre
40:36de produits financiers
40:37sont là pour alimenter
40:40des choses
40:41qui étaient jadis
40:42alimentées
40:42par des placements
40:43de long terme,
40:44par des livrets,
40:45par le livret A,
40:47par exemple.
40:48Là,
40:48on se rend compte
40:49qu'il y a des implications
40:49beaucoup plus concrètes
40:51de ce genre de produits.
40:52Tout à fait.
40:53En fait,
40:54je pense que
40:54le changement
40:55le plus fondamental,
40:57il s'est fait grâce
40:58à vous,
40:59sur l'éducation financière
41:01parce qu'en fait...
41:02On lutte tous les jours.
41:04On lutte beaucoup,
41:05mais en fait,
41:06c'est rentré dans les esprits.
41:07C'est-à-dire que
41:08la majorité des sondés,
41:10ils sont 80%,
41:13à dire que
41:14c'est essentiel
41:16pour se créer
41:17une situation financière
41:18solide
41:19d'avoir recours
41:20à l'investissement
41:21et l'investissement
41:22de long terme.
41:23Donc ça,
41:24c'est extrêmement satisfaisant.
41:25Donc il y a vraiment
41:26cette notion de passage
41:27de l'épargne,
41:28comme vous le disiez,
41:29vers cette notion
41:31de constitution
41:32de patrimoine
41:34investissement
41:34à long terme.
41:36Et d'ailleurs,
41:36c'est assez intéressant
41:38et donc
41:39c'est toujours très dur
41:40de pouvoir avoir,
41:41de matérialiser
41:42des ordres de grandeur.
41:43Et donc,
41:44on leur a demandé
41:45justement
41:46s'ils avaient investi
41:47il y a 20 ans,
41:48c'est vraiment
41:49le bilan qu'on faisait,
41:50avec 100 euros
41:51dans les marchés de capitaux
41:52type CAC 40,
41:54où est-ce qu'ils en seraient
41:55aujourd'hui.
41:56Et en fait,
41:57pour 40%,
41:58ils ont largement
41:59surestimé,
42:00en tout cas,
42:01ils comprennent
42:02qu'il y a un intérêt
42:03financier très fort,
42:04qui est vraiment
42:05la théorie financière
42:06de savoir que le risque
42:07est rémunéré.
42:07Donc ils sont conscients
42:09des risques associés.
42:10Donc certains ont
42:11une tolérance plus faible.
42:12Par contre,
42:13pour 40%,
42:14ils pensent
42:15que ces 100 euros
42:16se transforment
42:17en 1000 euros
42:18au bout de 20 ans.
42:19Ce qui est beaucoup.
42:20C'est probablement
42:21deux fois plus
42:22que la réalité.
42:23Mais il y a vraiment
42:24cette notion de
42:25oui,
42:25il y a un intérêt
42:26pour faire croître
42:27mon patrimoine,
42:29de pouvoir investir
42:30dans les marchés de capitaux.
42:31Il y a une deuxième notion
42:32qui est assez intéressante,
42:33c'est que pour 80% d'entre eux,
42:37en fait,
42:38il y a cette volonté
42:39d'investir
42:40pour un but de vie.
42:43C'est ça que je voulais dire.
42:44Vous parliez du boursicotage.
42:45Oui.
42:46C'est vrai sur les actions,
42:47c'est vrai aussi sur des fonds.
42:48Oui.
42:49Il y a 20 ans,
42:50en général,
42:50on a investissé
42:52pour faire de l'argent,
42:53pour gagner de l'argent rapidement,
42:55pour miser sur quelque chose
42:56et ensuite,
42:57on a acheté des bibliothèques,
42:58on a acheté du dot com.
43:00On rentre
43:00et on retire.
43:02Là,
43:02ce n'est plus du tout le concept.
43:04Les raisons
43:05de l'investissement
43:06aujourd'hui,
43:07c'est pour constituer
43:08un projet de vie
43:08qui soit adapté
43:09à mon profil,
43:10qui soit adapté
43:11à ma durée de détention.
43:12Ça peut être
43:13pour un projet immobilier,
43:14un projet d'études,
43:15projet retraite
43:16qui est pour une majorité
43:19d'entre eux.
43:20tout à fait.
43:20C'est dans ces optiques
43:21de retraite.
43:22Plus de 50 %
43:23investissent
43:24pour le compte
43:25de leur retraite.
43:26Et puis,
43:26il y a un truc
43:27qui est peut-être
43:28enfin rentré
43:29dans les cerveaux,
43:30c'est que le risque
43:31est votre ami
43:32sur le long terme.
43:33Et ça,
43:34c'est sans doute
43:36le reflet
43:36des chiffres
43:37qu'on voit
43:37dans cette étude.
43:37Exactement.
43:38Après,
43:39il y a besoin aussi
43:40d'une pédagogie encore.
43:42Il reste encore
43:43quelque chose
43:44à faire
43:44puisque pour 75 %
43:47d'entre eux,
43:47c'est quand même
43:48les trois quarts,
43:50un,
43:51ils ne sont pas prêts
43:52à perdre de l'argent.
43:53Et donc,
43:53du coup,
43:54la notion
43:55de prise de risque,
43:56même si elle est
43:57rémunérée
43:57et compensée
43:58sur le long terme,
43:59elle est toujours
44:00difficile à intégrer.
44:02Donc,
44:02il y a peut-être
44:03un peu de pédagogie
44:03pour retirer
44:05ces craintes.
44:06Et le deuxième,
44:07c'est qu'il y a
44:08une surévaluation
44:10pour la majorité,
44:11encore une fois,
44:1280 %
44:12du montant minimum requis
44:14pour commencer
44:15à investir.
44:15Du ticket d'entrée,
44:16en fait.
44:17Exactement.
44:17On se dit,
44:18il faut être riche
44:18pour investir en bourse.
44:19La barrière psychologique
44:20moyenne indiquée
44:21par ce sondage,
44:22elle est de 8 000 euros.
44:23Or,
44:24je l'évoquais
44:24en introduction,
44:26à partir de 5 euros,
44:27on peut commencer
44:27à être investisseur,
44:29notamment en ETF.
44:30Donc,
44:31ce n'est pas encore
44:32généralisé dans les mœurs.
44:32Il y a encore
44:33un peu de pédagogie
44:34à faire.
44:34On se dit,
44:34c'est encore
44:35que c'est un truc de riche.
44:36C'est encore
44:37un petit peu
44:37un truc de riche.
44:40Le dernier enseignement,
44:42je trouve intéressant,
44:44c'est sur la frontière.
44:45Donc,
44:45où est-ce qu'on en est
44:45et comment est-ce
44:46qu'on se projette ?
44:47Quels sont encore
44:48les chemins restants ?
44:50Et en fait,
44:52aujourd'hui,
44:5330 % des sondés
44:54estiment que
44:55les outils digitaux
44:57d'intelligence artificielle
44:59sont déjà conçus
45:00pour les aider
45:01à construire
45:01un portefeuille optimisé.
45:03Ça,
45:03on le voit.
45:03En fait,
45:04ils peuvent déjà faire
45:05le diagnostic
45:06et le chemin
45:07de réflexion
45:08sur une allocation
45:10grâce à ces outils.
45:12Ça,
45:12c'est 30 % d'entre eux.
45:13Mais les 70 % restants
45:16se disent que
45:17dans les 5 ans,
45:18on y sera.
45:19C'est-à-dire que
45:19ceux qui pensent
45:20que les outils
45:21ne sont pas encore
45:22totalement complets
45:23pour intégrer
45:23tous les paramètres,
45:25pensent que dans 5 ans,
45:26on y sera.
45:27Et puis 5 ans,
45:27c'est après-demain,
45:28de toute manière.
45:31Avec énormément de progrès
45:32en très peu de temps.
45:32Et puis,
45:33on le voit aussi,
45:34c'est quelque chose
45:34qui intéresse
45:35de plus en plus
45:36les jeunes,
45:37ceux qui commencent
45:38à peine à se créer
45:39un patrimoine.
45:39On a pu le voir
45:40lors de l'Actionnaire Day
45:41que vous pouvez réécouter
45:42d'ailleurs en podcast
45:43en replay.
45:44C'est un moment magique.
45:45On va essayer
45:45de renouveler ça
45:47l'année prochaine
45:47parce que c'est
45:48très riche d'enseignement.
45:49L'ETF,
45:50c'est la porte d'entrée
45:51à la constitution
45:53d'un patrimoine,
45:53mais aussi,
45:54ça peut susciter
45:55des vocations
45:55qui vont avoir
45:59cours sur un panorama
46:00beaucoup plus large
46:01finalement.
46:02Vous avez raison.
46:03Déjà,
46:04sur l'investissement
46:05et les jeunes,
46:05ça, c'est aussi
46:06une énorme satisfaction.
46:07On peut se dire
46:07peut-être qu'on a fait
46:08le boulot
46:09et que ça a presque
46:10sauté une génération.
46:11Le libre.
46:12Parce qu'en fait,
46:13les moins de 35 ans,
46:15c'est ceux qui,
46:16du coup,
46:16sont les plus nombreux
46:18à être néo-investisseurs,
46:20notamment en ETF.
46:21Ils ont différents,
46:21multiples canaux
46:23pour justement
46:25être éduqués financièrement.
46:27Vous en faites partie.
46:29en très grande partie
46:31et en majorité,
46:33un,
46:34ils investissent
46:34et deux,
46:35en fait,
46:36ils nous indiquent
46:36qu'ils vont continuer
46:37à augmenter
46:38leur part d'investissement.
46:39Et encore une fois,
46:41pour la grande poule,
46:43en tout cas,
46:43la moitié ou plus,
46:44c'est dans des objectifs
46:46de long terme
46:46de constitution de retraite.
46:49Et là aussi,
46:50ils ont le fait
46:51pour pas mal d'années
46:52puisque s'ils démarrent
46:54moins de 35 ans,
46:55ils restent encore
46:55à se constituer.
46:57Arnaud Giron de BlackRock,
46:58merci infiniment
46:59parce qu'elle était
46:59très, très intéressante
47:00cette étude
47:01dans Opinion Way
47:02pour les 20 ans de BlackRock.
47:04C'est quand exactement
47:05la date en France ?
47:07On ne s'est déjà passé
47:08mais c'était
47:09le premier trimestre.
47:10Ah, c'était le premier trimestre.
47:12Je vais vous dire
47:13venez avec Larry Fink
47:14la prochaine fois.
47:15On essaiera de la voir.
47:17Pour les 25.
47:18Ah ben,
47:18avec grand plaisir.
47:19Il sera le bienvenu.
47:20Arnaud Giron de BlackRock,
47:22merci infiniment
47:22et on va terminer l'émission
47:25avec le coffre-fort.
47:26On va parler d'art,
47:26bien sûr.
47:27A tout de suite.
47:29Tout pour investir
47:30le coffre-fort.
47:32Et comme régulièrement,
47:33justement,
47:34on explore un petit peu
47:35les dynamiques
47:36qui animent le marché de l'art.
47:38Victoria Damido d'Agut.
47:39Bonjour.
47:40Bonjour Antoine.
47:41Merci d'être avec nous.
47:41On va explorer
47:44différentes problématiques
47:45du marché de l'art.
47:46Premièrement,
47:46il y a quelque chose
47:47qui est toujours intéressant
47:50sur ce marché de l'art
47:51et spécifiquement
47:51quand on est collectionneur,
47:53quand on essaie
47:53de s'intéresser
47:54à plusieurs courants artistiques.
47:57C'est d'essayer
47:59de voir un petit peu
48:01comment se passe
48:01l'émulation
48:02entre les maisons d'enchères
48:04d'un côté,
48:05mais aussi les grandes institutions,
48:06les ministères,
48:07qui promeuvent
48:07un certain nombre
48:08de dynamiques artistiques.
48:10Et dans cette émulation,
48:12il y a des mécanismes
48:13qui aident les œuvres
48:14à devenir beaucoup plus disponibles
48:15sur le marché de l'art.
48:16Et je crois que vous avez
48:17quelques exemples
48:18à nous proposer
48:19qui sont intéressants là-dessus.
48:20Oui, oui, tout à fait.
48:22On a l'exemple
48:23avec, par exemple,
48:24les œuvres caravagesques
48:26où l'on sent
48:27un vrai...
48:28On ne fait pas de dessin.
48:29Voilà.
48:30Exactement,
48:31où on sent
48:31un vrai intérêt
48:32de la part
48:33des amateurs d'art
48:35avec des expositions
48:36qui ont eu
48:36de grands succès.
48:37Par exemple,
48:38au Petit Palais,
48:39il y a eu Ribéra,
48:40au Musée Jacques Marandré,
48:42il y a eu Georges de Latour.
48:43Et ça se vérifie
48:45aussi dans l'engouement
48:46de nos collectionneurs
48:48pour les œuvres
48:49que nous présentons.
48:50Et la semaine dernière,
48:51on avait un très joli tableau
48:52de Mathias Tom,
48:53qui est donc
48:54un caravagesque
48:55du XVIIe siècle,
48:56qui présentait
48:57toutes les caractéristiques
48:59d'une œuvre caravagesque,
49:00à savoir
49:00ce clair-obscur
49:01très intense.
49:03Le jeu de lumière.
49:04C'est exactement ça.
49:06Les cadrages resserrés.
49:08Un personnage
49:09qui, effectivement,
49:10occupe
49:10tout l'espace pictural.
49:11Et on l'avait estimé
49:13de 10 à 15 000 euros.
49:14Et ce tableau
49:15s'est envolé
49:15pour 54 000 euros.
49:17Donc,
49:17il y a un vrai intérêt
49:20de la part
49:20de nos clients
49:21pour ce type d'œuvre.
49:23C'est assez incroyable.
49:24Pourquoi est-ce que ce...
49:26Alors,
49:26le nom de Caravage,
49:27on connaît,
49:28mais comment se fait-il
49:29que ce mouvement
49:31qui est parti de lui,
49:31justement,
49:32des spécificités
49:33qu'il a sur ses tableaux
49:34et un peu
49:35ses petites obsessions
49:36en tant qu'artiste,
49:37comment ça se fait
49:38que c'est devenu
49:39si au cœur
49:40de la création
49:42de valeurs
49:42dans le marché
49:43de l'art ?
49:44Alors,
49:44peut-être pour
49:45l'engouement
49:46autour de la personne
49:47de Caravage lui-même,
49:48à savoir
49:49qu'il était un...
49:50C'était un être
49:51assez curieux,
49:52qui a eu une vie
49:52très rocambolesque,
49:53qui est mort
49:54dans des circonstances
49:54tout à fait mystérieuses.
49:56Et en même temps,
49:57il a eu cette aura,
49:58cette influence
49:58sur des artistes
49:59dans l'Europe entière,
50:01avec des courants
50:02qui se sont créés
50:02même en France,
50:03qui se sont créés
50:04également dans les pays
50:05du Nord,
50:06en Flandre,
50:07aux Pays-Bas.
50:07Donc voilà,
50:09c'est ce qui explique
50:10aussi cette émulation
50:12actuelle autour
50:13de cette personne
50:14et de ses émules.
50:15Alors,
50:16émulation,
50:18je le disais
50:19en début
50:20d'interview,
50:21entre les institutions
50:22en elles-mêmes
50:23et aussi les acteurs
50:24du marché de l'art,
50:25il y a aussi une forme
50:26d'émulation,
50:28c'est-à-dire que
50:28l'histoire de l'art
50:30vient piocher
50:31et vient s'enrichir
50:33de ce qui se passe
50:33dans les maisons de vente
50:34et justement
50:35sur le marché,
50:36sur l'échange d'œuvres,
50:37etc.
50:38On redécouvre des choses,
50:39on redécouvre des mouvements
50:40et ça,
50:41c'est une problématique
50:42qui vous intéresse aussi.
50:43Bien sûr,
50:44c'est une problématique
50:44qui nous intéresse
50:45parce qu'on a toujours
50:46à cœur,
50:47quand on nous confie une œuvre,
50:48d'arriver à la valoriser,
50:50d'arriver à la replacer
50:51dans un contexte de production,
50:53dans un contexte historique
50:54et parfois,
50:55ça peut susciter
50:56de l'intérêt
50:57de la part des institutions,
50:59des musées,
51:00que ce soit français
51:00ou à l'étranger
51:01et quelque part,
51:03nous les aidons
51:04à enrichir leur collection
51:05et c'est ce qui est
51:06très intéressant.
51:08Oui, effectivement.
51:08Et puis,
51:08il y a aussi des découvertes
51:10qui sont faites
51:10par les particuliers eux-mêmes.
51:11Alors, c'est rare,
51:12mais le jour où ça arrive,
51:14je suppose que des histoires
51:16comme ça,
51:16vous en avez à l'appel
51:17chez Agut.
51:18Oui, oui,
51:18c'est assez formidable.
51:20Récemment,
51:20on nous avait confié
51:21un pastel
51:22qui avait été
51:22un petit peu remisé
51:24dans un garage,
51:25dans un grenier,
51:25qui nous a été confié
51:27comme anonyme
51:28et finalement,
51:29avec notre travail d'expertise,
51:30nous avons réussi
51:31à le restituer
51:32à un artiste
51:32qui s'appelle
51:33Charles-Antoine Coapel,
51:34ce qui nous a permis
51:35de lui donner
51:36une vraie valeur,
51:37à savoir 15-20 000 euros
51:38avec une adjudication
51:39à 24 000 euros.
51:41Et puis aussi,
51:42par exemple,
51:43il y a quelques mois,
51:44j'étais venue parler
51:45d'un dessin
51:45qui est juste derrière vous,
51:47de Jean-Baptiste Oudry,
51:48qui était arrivé
51:49comme plus ou moins
51:50une gravure,
51:51donc avec une valeur
51:53assez faible
51:54et finalement,
51:54c'était bien un dessin,
51:55il était bien préparatoire
51:56à un tableau
51:57au Musée des Augustins
51:58à Toulouse.
51:58On avait parlé
51:59des dessins préparatoires,
52:00c'est fascinant.
52:01Exactement,
52:01et finalement,
52:02on l'avait estimé
52:03donc 60 à 80 000 euros
52:04et il s'est vendu
52:05près de 212 000 euros.
52:07Voilà,
52:07donc il y a un vrai intérêt
52:08à venir nous voir
52:11pour notre travail d'expertise,
52:13notre travail de recherche
52:14et de valorisation des œuvres.
52:16L'autre,
52:18je suis quand même
52:20très impressionné
52:21par les montants
52:21parce que là,
52:22ça passe de,
52:23oui effectivement,
52:23belle prise de valeur,
52:24là ça s'envole.
52:26On parlait du secteur
52:27des semi-conducteurs
52:27en début d'émission,
52:28là aussi c'est un marché
52:29où la valeur se crée
52:31par cycle
52:33et c'est assez étonnant.
52:35Dernière chose,
52:35l'importance de la signature,
52:37évidemment,
52:37ça,
52:38ça reste un aspect prépondérant
52:39dans les dynamiques
52:41dont on vient de parler.
52:42Alors oui,
52:42la signature compte
52:43mais à savoir que
52:45lorsque l'on parle
52:46de signature,
52:47dans notre métier,
52:48on n'entend pas forcément
52:50le fait que le peintre
52:51ait inscrit son nom.
52:52Une signature peut aussi
52:54être confirmée
52:55par les caractéristiques
52:56techniques d'une œuvre
52:57et c'est effectivement
52:58très important
52:59puisque certains artistes
53:02ont une cote
53:03beaucoup plus importante
53:04que d'autres
53:05et c'est ce qui s'est passé
53:06pour Jean-Baptiste Oudry,
53:07c'est ce qui s'est passé
53:08pour Charles-Antoine Coipel
53:09où,
53:10parce qu'il y a leur nom derrière,
53:12qui n'est pas forcément
53:13inscrit sur l'œuvre,
53:14on arrive à des résultats
53:15assez fabuleux.
53:16Et puis là aussi,
53:18redécouvrir des noms
53:19ou même les découvrir
53:20tout court,
53:21je ne sais pas,
53:21Jean-Antoine Coipel,
53:22je dois vous confier
53:23que je ne connaissais pas,
53:25mais c'est véritablement
53:27un mouvement dans le mouvement
53:28et c'est ça qui est intéressant.
53:31Oui, tout à fait
53:31et nous avons en fait
53:33des amateurs,
53:34des collectionneurs,
53:34des amateurs éclairés
53:36on va dire
53:36et des collectionneurs
53:37qui connaissent
53:38ces artistes,
53:39qui savent exactement
53:40ce qu'ils ont pu faire
53:41dans leur carrière
53:42et qu'ils sont vraiment
53:44intéressés par le fait
53:45d'acquérir des œuvres
53:46comme ça
53:46et finalement
53:47d'acquérir un petit bout
53:48d'histoire,
53:49un petit bout d'histoire
53:49de l'art
53:50et voilà,
53:51c'est comme ça aussi
53:51que la dynamique
53:52peut fonctionner.
53:53L'histoire de l'art
53:54qui s'enrichit
53:55de ce qui se passe
53:55autour du marché de l'art.
53:57Merci infiniment,
53:57Victoria,
53:58d'Amico Dagu
53:59de nous avoir expliqué
54:00tout ça,
54:00c'était encore une fois
54:02passionnant.
54:03TPI,
54:03c'est fini pour aujourd'hui,
54:05rendez-vous demain
54:05pour une nouvelle édition.
54:06D'ici là,
54:07je vous confie
54:07à Marie-Cœur de Roi
54:08pour les experts de l'IMO
54:09et je vous retrouve
54:09à 15h30
54:11côté de Guillaume Sommerer,
54:12ce sera BFM Bourse.
54:13A tout à l'heure.
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