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  • il y a 9 heures
Ce mercredi 27 mai, Antoine Larigaudrie a reçu Laurent Grassin, directeur des médias chez Boursorama, et Olivier Lechevalier, directeur général de Defthedge, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:04Notre gang de motards à nous, nos top guns aujourd'hui.
00:08Laurent Grassin, Boursorama. Bonjour Laurent.
00:10Bonjour Antoine.
00:11Il est plutôt en vélo ce matin.
00:12Bah oui, il faisait trop chaud pour se dire la grosse V4.
00:16Ouais, on décarbone et c'est très bien.
00:18Olivier Lechevalier, DevTage. Bonjour.
00:21Oui, je disais, on a effectivement une petite hausse ponctuelle du secteur auto,
00:28notamment les équipementiers mais aussi les constructeurs en tête des progressions du CAC 40.
00:32On a beaucoup de nouvelles ces derniers jours.
00:35On a des investissements du côté de chez Stellantis qui sont quand même assez significatifs
00:41alors qu'on craignait une vague de désinvestissements,
00:43notamment avec la réduction à portions congrues de ce que va faire l'usine de Poissy,
00:48notamment l'usine historique.
00:50On a la sortie de la Ferrari Luce qui est pas sans susciter deux, trois polémiques.
00:55On a les chiffres des immatriculations en Europe aujourd'hui qui sont plutôt étonnants
01:01et notamment sur la progression fulgurante de l'électrique avec les constructeurs chinois, bien entendu.
01:09Pour commencer, peut-être juste un focus sur le secteur.
01:12Est-ce qu'il n'y aurait pas un point pivot, un petit truc en train de repartir ?
01:15Ça fait des mois et des mois, voire des années qu'on attend que l'auto reparte.
01:19Est-ce que c'est pas aujourd'hui, Laurent Grassin ?
01:22Rien de tel qu'un petit choc pétrolier pour remettre les constructeurs,
01:26en tout cas sur le segment de l'électrique, soyons précis,
01:29parce que ce qui s'est passé, c'est vrai qu'il y a eu vraiment l'hiver électrique,
01:33la voiture électrique sur les années précédentes, avec l'arrêt des aides,
01:37avec un pétrole qui était revenu très accessible,
01:40avec aussi la transition des constructeurs automobiles qui étaient allés très vite
01:44puis finalement qui se sont dit, mince, ça va trop vite, on a du mal,
01:46notamment européens, bien sûr, parce que pour les Chinois, il n'y a pas de problème.
01:49Il faut réadapter l'appareil de production, on va plutôt favoriser l'hybride, etc.
01:52Et puis là, on se retrouve au début de 2026,
01:55finalement, les prix du pétrole s'enflamment à nouveau.
01:57Et puis entre-temps, les constructeurs ont bossé,
01:59c'est-à-dire que ça y est, les premiers modèles électriques abordables
02:02qu'on peut envisager, la technologie a fait des progrès,
02:05les prix ont baissé, il y a des modèles qui arrivent sur le marché
02:07qui en plus ont plutôt une bonne bouille, je pense à ceux qui sont sortis.
02:11Donc, toutes les conditions sont réunies pour convaincre les gens
02:13qui étaient plutôt réticents que l'électrique,
02:15un, ça marche mieux, deux, c'est moins cher,
02:18et trois, quand on voit le prix à la pompe qui ne cesse de s'enflammer,
02:23et bien finalement, c'est peut-être le moment de changer.
02:25Donc ça, ça va faire forcément redémarrer les ventes de l'électrique.
02:29Attention, oui, alors est-ce que c'est le début du redémarrage du site de l'automobile ?
02:34Connaissez ma théorie, moi, c'est toujours de dire,
02:35quand on a un investisseur particulier,
02:37ce n'est pas grave de ne pas être au tout début de la vague.
02:40Il vaut mieux attendre que ça se confirme un petit peu.
02:42Il y a encore beaucoup, beaucoup de sujets sur la table.
02:44Vous parliez de Stellantis, Antoine,
02:46la réorganisation, il y a encore pas mal de choses à venir.
02:48Il y a encore beaucoup d'inconnus.
02:51Il y a bien sûr le rapport de force qu'il y aura sur ce segment
02:54entre, d'un côté, les constructeurs chinois et européens.
02:57En tout cas, je pense qu'à chaque fois,
02:59et notamment la guerre en Iran, est une piqûre de rappel.
03:02Parce qu'en fait, on oublie très vite,
03:04en tant que particulier, en tant qu'investisseur.
03:06Donc, quand le pétrole, finalement, est moins cher,
03:09on oublie qu'on a besoin de transitionner,
03:11que c'est une énergie facile, qu'on est dépendant, etc.
03:13Et puis, quand il y a un conflit, on se dit,
03:14mince, effectivement, je serais peut-être quand même mieux
03:16qu'une borne électrique sur une production électrique
03:18qu'on peut maîtriser chez moi, etc.
03:21Donc, en tout cas,
03:24sans doute, le plus dur est passé
03:25pour les constructeurs européens.
03:26Je pense qu'il y a cette logique.
03:29Reste à voir, en fait, maintenant,
03:31la logique entre l'hybridation
03:33qui est aujourd'hui le cœur des ventes,
03:34y compris chez Ferrari, puisque vous l'évoquiez,
03:36aujourd'hui,
03:38la Luce, c'est un petit peu...
03:41Alors, tout le monde a glosé,
03:42c'est une Ferrari, elle est moche,
03:44on s'en fout, en fait, j'ai envie de dire, presque.
03:47Même si, franchement, elle est moche.
03:48Elle est moche.
03:50Mais là, c'est une Ferrari 5 places,
03:52donc, clairement, ce n'est pas le public Ferrari
03:54qui est visé là.
03:55C'est les gens qui aiment la tech,
03:56qui aiment les iPhones.
03:57D'ailleurs, c'est le designer de l'iPhone
03:59qui l'a désigné,
04:00et qui vont trouver sympa
04:02de s'offrir une bagnole électrique
04:03à 550 000 euros.
04:05Mais en tout cas, c'est ça.
04:06C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
04:08le move du tout thermique
04:10vers l'hybride, principalement,
04:12et de plus en plus vers la montée en puissance
04:14de l'électrique,
04:15est engagé.
04:16D'un point de vue boursier,
04:18je resterai encore un peu patient
04:19sur les constructeurs européens.
04:20Il ne faut pas oublier que c'était Lanty,
04:21c'est quand même proche
04:22de ses plus bas historiques,
04:24qu'il a signé, d'ailleurs,
04:25il y a à peine quelques jours.
04:27Cette Ferrari, Olivier Lechevalier,
04:29enfin, bon, c'est très anecdotique.
04:32On sait combien elle coûtait ?
04:33Peut-être qu'il m'intéresse,
04:34je ne sais pas.
04:35Si vous avez 500 000 dollars,
04:37550 000 euros, d'ailleurs.
04:40On n'y était pas, non, on n'y était pas.
04:41J'ai trouvé ça intéressant
04:42sur le positionnement de la marque,
04:44qu'ils sautent le pas,
04:45qu'ils fassent comme Porsche,
04:46comme tout le monde,
04:46d'aller sur l'électrique.
04:49Ce qui est incroyable,
04:49c'est qu'ils sautent le pas,
04:51ils s'y mettent comme Porsche.
04:52Porsche est en train d'en revenir
04:54à grandes enjambées.
04:56Le Ferrari aussi,
04:56puisque c'était 40,
04:59finalement, ce sera 20 % d'ici 2030.
05:01Et l'hybride a pris, encore une fois,
05:03le gros de la production.
05:04C'est clair.
05:05Non, Olivier,
05:07c'est vrai qu'on n'a pas arrêté
05:08d'en parler depuis avant-hier,
05:1022h30,
05:10en disant,
05:10elle est moche,
05:11elle est horrible,
05:12qui va acheter ça ?
05:13Est-ce que ce n'est pas, en fait,
05:14un signal,
05:15une sorte de pied de nez
05:16à l'ensemble de l'industrie ?
05:17Je pense qu'il y a de ça.
05:18Oui, voilà.
05:19Nous, on a les moyens de vous dire,
05:20voilà, c'est une Ferrari électrique,
05:22maintenant, faites-en ce que vous voulez.
05:25Il y a, en tout cas,
05:25des choses qui bougent.
05:26Il y a des lignes qui bougent.
05:27Et c'est ça qui est intéressant.
05:29Et au cœur de tout ça,
05:30il y a quand même
05:31ce qui fait un peu votre ADN.
05:33Il y a le pétrole,
05:34il y a les matières premières,
05:35et il y a toute cette problématique énergétique.
05:37C'est intéressant.
05:38Je suis d'accord.
05:38Non, non, mais c'est vrai
05:39que c'était un modèle
05:40plutôt intéressant.
05:41Ils ont sauté le pas.
05:42Je trouvais ça plutôt osé,
05:45en tout cas aussi de leur part.
05:46Mais en tout cas,
05:47ils l'ont fait.
05:48Après, juste pour revenir,
05:49c'est vrai pour l'électricité,
05:53la liberté, en tout cas,
05:54comme ça qu'on peut le voir aussi.
05:55On ne dit qu'on ne sera plus dépendants.
05:57À l'air de rien,
05:57c'est quand on fait le plein de sa voiture.
05:59Ce n'est pas que je suis tout pétrole,
06:00mais quand on fait le plein de sa voiture,
06:01on a encore le choix
06:02d'aller chez Total,
06:03chez du Shell, du BP, etc.,
06:05du Leclerc.
06:06De moins en moins,
06:07chez les BP,
06:07parce qu'ils se retirent
06:08sur les stations de service de la France.
06:10Je veux dire,
06:10quand vous avez
06:10votre voiture électrique
06:11dans votre garage,
06:12vous n'aurez qu'un seul fournisseur
06:13d'électricité.
06:15Je pense que ça aussi,
06:16après,
06:17ça va augmenter naturellement.
06:19Donc, c'est vrai que là,
06:20en ce moment,
06:21c'est vrai qu'on parle du Brent,
06:22etc.,
06:23mais c'est vrai que là,
06:23aujourd'hui,
06:24c'est juste pour souligner,
06:25effectivement,
06:25qu'il est surtout volatile
06:27avec les effets d'annonce.
06:28Là, on est vraiment
06:29dans l'information.
06:30On a un tweet de Trump.
06:32On a, après,
06:33un Rubio
06:34qui envoie quelques missiles.
06:36Donc, du coup,
06:36le Brent,
06:37il évolue entre 94,
06:39102, 110.
06:41Et du coup,
06:41c'est vrai que ça ramène les choses
06:44et ça remet les choses
06:45quand même à sa place.
06:46Et du coup,
06:47on voit bien que,
06:47sur toute façon,
06:48l'électrique,
06:49on va en avoir besoin,
06:50mais plus dans le sens LSEG,
06:52comme on en parlait,
06:53toute cette partie.
06:56Voilà,
06:56mais là,
06:57parce qu'on est dans le défi
06:58de vouloir devenir autonome.
07:00Donc, voilà,
07:00on parlait aussi d'éoliennes
07:02en coulis,
07:03ce genre de choses
07:04où,
07:04c'est vrai que si on était
07:06allé de manière plus massive
07:08et de manière plus efficace
07:09dans l'électrification,
07:11sans retenue,
07:12etc.,
07:12on pourrait peut-être
07:13faire mieux aujourd'hui.
07:14C'est-à-dire qu'il y a une sorte
07:15de biais.
07:16D'ailleurs,
07:16vous pouvez retrouver
07:17en podcast et en replay
07:18l'excellente chronique
07:19sur le redémarrage
07:21des énergies vertes.
07:22Ça,
07:22c'était vraiment très intéressant
07:23parce qu'on a l'impression
07:25d'avoir un biais comportemental
07:26qui était,
07:27oui,
07:27l'électrification,
07:28l'IA sera très gourmande.
07:30Il n'y a pas que l'IA,
07:31il y a tout le reste
07:32de l'industrie.
07:33Il y a 90 %
07:34de l'industrie mondiale
07:35qui est concernée
07:36et où tout reste à faire,
07:37précisément.
07:38Oui,
07:38et puis c'est ça,
07:39c'est exactement ce qu'on disait.
07:40C'est-à-dire qu'on oublie très vite.
07:41C'est-à-dire que la thématique
07:42des énergies renouvelables
07:44est là,
07:44deux,
07:45trois ans.
07:46Tout le monde en parlait
07:47sur ce plateau,
07:48chez nous,
07:48chez Boursorama.
07:49Tout le monde était
07:49dans la transition climatique.
07:51On a eu la fin de la crise.
07:52Le pétrole est redevenu
07:53à des niveaux
07:54très,
07:54très accessibles
07:55et on a tous oublié.
07:56Le tout dans un contexte
07:57où,
07:58dans le même temps,
07:58on a eu une augmentation
07:59des taux
07:59et toutes ces valeurs
08:00qui avaient besoin
08:01de faire de très lourdes dépenses
08:03d'investissement
08:03ont été sanctionnées
08:05par le marché.
08:06Aujourd'hui,
08:07on voit effectivement
08:07que là aussi,
08:08même si une partie
08:09a déjà été jouée en bourse,
08:11il y a cette revanche
08:11des énergéticiens,
08:12de l'énergie renouvelable,
08:13y compris aux Etats-Unis
08:14parce que,
08:15oui,
08:15il y a des besoins
08:16qui sont colossaux
08:17et pas que sur l'IA,
08:18pas que sur les data centers.
08:19C'est sûr qu'à partir du moment
08:20où on va transitionner
08:22une grande partie
08:23de la production industrielle
08:25et autres du fossile
08:26vers l'électricité,
08:27il va y avoir des besoins.
08:28C'est pour ça
08:29qu'il ne faut pas trop,
08:30on en parlait
08:31avec Olivier Encolis,
08:32il ne faut pas trop
08:32se poser la question
08:33des capacités.
08:33On trouvera toujours
08:34à les employer
08:35ou au pire,
08:35on minera du bitcoin
08:36avec ce qui reste en trop.
08:39Il faut trouver
08:40des solutions innovantes.
08:41Olivier,
08:42je regardais,
08:44quand je prépare l'émission,
08:46je regarde toujours
08:46vos mails,
08:47vos suggestions.
08:48Je me disais,
08:49il a dû se réveiller
08:50d'un rêve bizarre.
08:52Brent, yo-yo,
08:52pétrodollar, yuan,
08:54matières premières agricoles,
08:55souffre et le ninho.
08:57Tout ça a un sens.
08:59Oui.
08:59Non, non, non,
09:00on ne plaisante pas.
09:01Tout ça est super important
09:02et s'enchaîne
09:03parce que c'est vraiment ça,
09:05c'est un enchaînement
09:06de facteurs.
09:07Oui,
09:08non mais c'est parce qu'en fait,
09:09hier soir,
09:09il y a la nouvelle
09:10Isabelle Schnabel
09:11qui dit,
09:12voilà,
09:13qui veut reprendre
09:17la place de Christine Lagarde
09:18et du coup,
09:18qui dit,
09:19bon, écoutez,
09:19c'est bien sympa
09:20les baisses de taux
09:21qu'on avait imaginées,
09:22mais dans le contexte,
09:23etc.,
09:24où le Brent est monté hyper haut,
09:26il est monté rapidement
09:26sur deux,
09:27trois mois,
09:28etc.
09:28En tout cas,
09:29la descente,
09:30vu qu'on est à 3%,
09:31en tout cas,
09:32d'inflation au mois d'avril
09:33et le target est plutôt à 2%
09:35sur le BCE,
09:36elle commence à faire comprendre
09:37à tout le monde
09:38que ça n'a pas de sens,
09:39forcément,
09:39de baisser les taux,
09:40donc du coup,
09:41de continuer,
09:42peut-être à une augmentation.
09:43Et c'est le deuxième coup de pression,
09:45elle nous avait déjà fait le coup
09:46en début d'année.
09:47Exactement.
09:48Là,
09:48elle a tous les arguments
09:49en plus pour...
09:50Et voilà,
09:51et donc du coup,
09:52effectivement,
09:52il y a cette dynamique.
09:54Donc c'est vrai,
09:54comme je disais,
09:55le Brent,
09:55il fait le yo-yo,
09:56il monte,
09:56il descend,
09:57mais plutôt par rapport
09:58à l'information
09:59et à la désinformation.
10:00C'est ça.
10:01Et puis du coup,
10:01si on redescend d'un cran,
10:03c'est vrai qu'on est encore
10:04dans le détroit d'Hormuz
10:05parce que je pense
10:06qu'il a dû être tellement cité
10:08que je pense que tout le monde
10:09aura 20 sur 20 en géo
10:10à la prochaine fois,
10:11où il se trouve sa largeur,
10:13ses dimensions,
10:14etc.,
10:14et combien il fait passer
10:15de bateaux par jour.
10:16Mais c'est vrai que là,
10:18le soufre,
10:18en fait,
10:18il y a aussi le PDG de Yara
10:20qui a dit,
10:20écoutez,
10:21moi j'ai arrêté la production,
10:22on est passé de 150
10:23à 600 euros la tonne,
10:24c'est un peu
10:25un des matières premières
10:26qu'il faut pour produire
10:27des engrais.
10:27Donc il a l'air d'expliquer
10:28que demain,
10:29vous allez avoir un problème
10:30dans les assiettes
10:32et dans l'alimentation
10:33demain.
10:34Donc c'est pour ça
10:35qu'on redescend tout.
10:36Et après,
10:36bon,
10:36effectivement,
10:38l'agence nationale
10:40de la météo américaine
10:42a dit,
10:42bon,
10:42écoutez,
10:43il y a 96 quand même
10:44de chance
10:45que El Niño
10:45continue de naviguer
10:47entre 2026 et 2027.
10:49Donc ça veut dire quoi ?
10:50C'est de la difficulté
10:50pour l'Inde,
10:51difficulté pour l'Australie,
10:52sécheresse.
10:53Le cacao,
10:53vous regarderez,
10:54il a pris 6%,
10:55le coton,
10:55il a pris 20%.
10:57Donc voilà,
10:57il y a du stress
10:58qui revient sur les marchés.
11:00Donc tout ça
11:00avec une tendance inflationniste,
11:02du coup,
11:02vous n'êtes pas dans le repos.
11:03Et elle,
11:03ce qu'elle reprécise,
11:05c'est que la montée
11:06était rapide,
11:07mais la descente
11:08va être beaucoup plus lente.
11:09On en a pour 6,
11:10suivant.
11:10Exactement.
11:10Donc c'est vrai que j'ai vu comme ça,
11:13ça sortait un peu de nulle part.
11:14Bon après,
11:14les pétro...
11:14Mais si,
11:15mais c'est très bien parce que...
11:18C'est parce que je redescendais aussi
11:19les accords de 1974
11:21avec Henry Kissinger
11:22où on a dit
11:22qu'on allait payer
11:24notre Brent en dollars
11:25et puis du coup,
11:26en juin 24,
11:27l'Arabie Saoudite
11:27n'a pas renouvelé cet accord.
11:29Donc en fait,
11:29ce qui se passe,
11:30l'objectif c'était quoi ?
11:31C'est que j'achète du pétrole
11:32en dollars
11:34et en plus,
11:35je recycle le surplus
11:36dans des bons américains.
11:38Oui, c'est ça.
11:38Voilà, et là en fait,
11:40je ne peux plus payer en dollars
11:41mes bateaux
11:41parce que je les paye en yuans.
11:42Donc on est en train un peu
11:43de casser le système.
11:44Il y avait la protection américaine
11:46en échange de ça.
11:47Exactement.
11:47Sauf que maintenant,
11:47on se rend compte
11:48que la protection américaine,
11:49ça ne marche pas si bien que ça.
11:50Ça continue quand même,
11:52mais ils ne vont pas
11:52les lâcher comme ça.
11:53Mais en tout cas,
11:54il y avait un peu
11:54ce différentiel-là
11:55et aussi la France
11:57qui a sorti son or,
11:58qui a fait 15 milliards
11:59de bénéfices,
12:00qui l'Allemagne
12:01se pose la même question.
12:02Donc tout ça fait
12:03que c'est lié aussi
12:04en disant
12:04qu'il y a une perte
12:05de confiance aussi
12:05dans la devise globale.
12:08La carte des flux
12:09est en train de changer,
12:10c'est sûr.
12:11C'est une période
12:12extrêmement intéressante.
12:13On termine juste par...
12:15On regarde l'horizon.
12:17Je vous disais,
12:18il y a des dynamiques
12:18qui repartent
12:19et puis au milieu de tout ça,
12:20il y a les 18 éléphants
12:21dans la pièce,
12:22que ce soit Anthropique,
12:23OpenAI,
12:24mais surtout SpaceX.
12:26Et on se pose
12:26énormément de questions
12:27sur SpaceX.
12:29Est-ce que c'est bien raisonnable
12:31d'introduire en bourse
12:32un monstre comme ça
12:33qui ne fait pas d'argent,
12:34qui ne fait pas de bénéfices ?
12:36Qui fait même des pertes,
12:36on peut le dire.
12:37Voilà.
12:38La référence...
12:38Il ne fait pas 5 milliards
12:39de pertes en 2025.
12:40La référence Musk,
12:41ça reste Tesla.
12:42Tesla n'a jamais fait
12:43des bénéfices
12:43que par accident,
12:44quasiment.
12:45Donc c'est une entreprise
12:46qui a quand même
12:46plutôt bien marché,
12:48qui continue à bien marcher.
12:49Est-ce que finalement,
12:50la bourse n'a pas besoin
12:51de rêver un peu,
12:52de changer d'air ?
12:53Oui,
12:54ou alors on peut faire les vieux.
12:56Je n'ai pas dit
12:57qu'on peut faire les vieux
12:58et c'est des questions
12:59qu'on s'est posées
12:59pas mal de fois
13:00sur Google,
13:01sur Amazon.
13:02Le cas Amazon,
13:03je trouve,
13:03est particulièrement parlant.
13:04C'est-à-dire que pendant
13:05des années,
13:06on aurait pu dire
13:06la même chose sur Amazon.
13:08Exactement.
13:08Amazon, c'est formidable,
13:10il y a de la croissance,
13:10mais il n'y a pas
13:11de rentabilité.
13:12Qu'est-ce qu'il est en train
13:13de faire à ouvrir
13:15ses trucs partout ?
13:16Il faut quand même
13:16se souvenir qu'on est
13:18au départ sur une bibliothèque,
13:19sur une librairie en ligne.
13:21On va revenir au tout départ.
13:23Et puis à un moment,
13:24le gars se met à faire
13:24des data centers.
13:27Donc, il y a à la fois
13:29ce qu'on voit à court terme
13:31avec effectivement
13:32une analyse fondamentale
13:33sur laquelle on peut se baser
13:34sur les ratios,
13:34la rentabilité des pertes.
13:36Et on se dit,
13:36bon, quand même,
13:37ça fait cher
13:38payer Starlink
13:39et la poule aux oeufs d'or,
13:41la vache allée
13:41au sein de cet ensemble SpaceX
13:42avec le reste
13:43qui est sur une vision
13:44beaucoup plus long terme.
13:45Ou on peut se dire,
13:47peut-être que j'analyse ça,
13:48pardon de le dire comme ça,
13:49avec mon oeil de français
13:49un peu craintif de tout
13:50et qu'Amazon,
13:53effectivement,
13:54quand on prend l'histoire
13:55au début,
13:55on se dit,
13:56c'est trop cher,
13:56on voit ce que c'est devenu
13:57aujourd'hui.
13:58Donc, la question
14:01de développer
14:01une infrastructure orbitale,
14:03les projets qu'il porte
14:05à long terme
14:06et on voit déjà
14:07que les premiers fruits
14:08sont déjà sortis
14:08avec Starlink,
14:09là, on se dit,
14:10comment on le valorise finalement ?
14:12C'est beaucoup plus compliqué.
14:13Est-ce que c'est complètement
14:14impossible que ça arrive ?
14:15La réponse est non.
14:16Il y a le SpaceX
14:17et en plus,
14:18les usages
14:19qui vont émerger
14:20du développement
14:21de cette infrastructure
14:22sont aussi à venir.
14:24Dans ce cadre-là,
14:25c'est plus
14:26il est raisonnable.
14:27Je dirais que la bourse,
14:28elle sait manager
14:30à peu près tout
14:31et même ce genre
14:32d'horizon
14:33un petit peu infini.
14:34Le mot de la fin ?
14:35On a besoin de storytelling
14:36aussi pour ça.
14:37Il y a peut-être besoin
14:38aussi de plus compter
14:40que sur Elon Musk,
14:40que sur un personnage.
14:43Là, ça va rester
14:44très Elon Musk
14:45parce qu'il a un niveau
14:47capitalistique et contrôle.
14:49Je pense que c'est un test
14:50aussi pour savoir
14:50comment on peut
14:52peut-être un peu
14:53dissocier les deux
14:54à terme.
14:55Je pense que je suis
14:56un investisseur,
14:57j'ai envie que ça soit rentable
14:58mais de ne pas compter
14:59que sur lui
14:59peut-être demain
15:00et plus tard.
15:01C'est vrai que c'était
15:02un actif valorisé
15:04d'une certaine manière.
15:06dans la galaxie Tesla.
15:07Voilà ce qu'on peut
15:08reprocher après
15:09à toute personne
15:09qui est trop imposante
15:11dans la société
15:12ou trop structurante
15:14sur des images.
15:15On l'a bien vu avec Apple.
15:17Olivier Le Chevalier
15:18d'Eftech,
15:18merci d'avoir été avec nous.
15:20Laurent Grassin
15:22de Boursorama.
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