- il y a 10 heures
Ce mardi 28 avril, Étienne Bracq a reçu Olivier Lechevalier, directeur général de Defthedge, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:05Le déchiffrage, comme chaque jour pour débuter cette émission,
00:09avec ce matin en plateau, Olivier Lechevalier, directeur général de Dift Age.
00:15Bonjour Olivier.
00:17Bonjour Étienne.
00:17Merci de nous accompagner ce matin.
00:19Avec vous, on va parler des marchés financiers,
00:23mais également de sujets un peu plus légers,
00:25comme la pistache ou encore le chocolat de Dubaï.
00:28Juste avant, vous pouvez nous rappeler qui est Dift Age ?
00:30Ah oui, alors que fait Dift Age ?
00:32Dift Age est une solution au SAS spécialisé pour aider les entreprises
00:35à piloter leurs risques de change et leurs matières.
00:38Donc on les aide aussi bien à pricer leurs instruments de couverture
00:42qu'à suivre leurs sous-jacents, qu'à effectuer la comptabilité,
00:45leurs IFRS et la consolidation dans ce cas.
00:47Voilà.
00:47Donc vous suivez très bien ce qui se passe sur les marchés des matières premières,
00:51des devises.
00:51Et c'est vrai que là, depuis la guerre en Iran, il y a de quoi faire.
00:54Il y a de quoi faire, effectivement.
00:55Et après, on ne sait plus aussi comment se placer, je dirais, depuis cette guerre.
00:59Parce qu'un jour, ça monte très haut, le lendemain, ça redescend un peu.
01:02Donc il y a aussi des effets un peu contradictoires et des effets d'annonce
01:05qui sont assez difficiles à suivre, en tout cas pour les entreprises.
01:08Et ça bougera peut-être encore dans les prochaines heures,
01:10avec donc les banquiers centraux qui prennent la parole.
01:12Ce matin, on a eu la Banque du Japon, demain la Fed, jeudi donc la BCE.
01:17Qu'est-ce que vous attendez de la Fed, de la Banque centrale américaine,
01:20qui est quand même la plus grosse banque mondiale, à prendre la parole ?
01:23Avec Jérôme Powell, ça sera sûrement sa dernière réunion, demain.
01:26Exactement.
01:27Du coup, là, ils sont quand même un peu...
01:29Enfin, ils sont coincés entre deux choses.
01:32C'est-à-dire qu'ils avaient aussi voulu...
01:34Au départ, ils veulent baisser les taux pour pouvoir relancer, en tout cas, la consommation, etc.
01:41Là, ils sont à peu près en netto avec la guerre en Iran.
01:43C'est-à-dire qu'ils vont envoyer un message contradictoire s'ils baissent les taux.
01:47Donc voilà.
01:48Parce qu'ils doivent aussi, dans ces deux missions-là,
01:49ils doivent lutter contre l'inflation, Jérôme Powell.
01:52Donc baisser les taux, ça ne va pas permettre de limiter l'inflation.
01:56Et donc aussi, de l'autre côté, vous avez l'énergie qui passe son temps à se renchérir.
02:00Donc effectivement, là, ils sont coincés entre dire
02:02« je relance la consommation et je limite l'inflation ».
02:05Donc là, c'est vraiment la difficulté à laquelle ils font face.
02:08Je pense qu'ils vont surtout annoncer qu'ils feront une baisse de taux,
02:10peut-être plus tard, pour soutenir.
02:12Et là, pour le moment, ce n'est pas l'occasion de faire cette prise de décision.
02:17Donc aussi, avant de laisser sa place pour Kevin, qui est plutôt quelqu'un qui sera plus interventionniste
02:26ou qui sera plus régulé ou qui a envie de resserrer la gestion de la Fed,
02:31je pense que là, pour le moment, ils ne vont pas bouger.
02:33Ils vont faire certainement un statu quo pour limiter l'impact de l'inflation de l'énergie
02:39et éviter de trop pénaliser la consommation actuellement.
02:42Voilà, donc cette réunion qui se tient aujourd'hui et demain,
02:45avec donc une communication qui va se tenir demain aux alentours de 20 heures françaises.
02:49Exactement.
02:49Et du coup, on a le même cas, comme vous disiez, pour la banque japonaise,
02:53qui ne veut pas baisser ses taux pour limiter en tout cas l'inflation.
02:58Donc du coup, ils sont aussi pris en étau entre l'énergie qui se renchérit
03:03et puis du coup de renforcer.
03:05Eux, c'est l'inverse, c'est-à-dire de renforcer leurs taux pour limiter l'inflation et son impact.
03:09C'est des sujets qui peuvent paraître assez lointains pour un auditeur, téléspectateur.
03:14Il se dit oui, les banques centrales, comment ça me concerne, etc.
03:17Mais ça a quand même un impact parce que c'est quand même ces banques centrales
03:19qui décident du prix de l'argent et donc qui ne finit pour des prêts immobiliers,
03:23pour des prêts pour les entreprises.
03:25Et puis derrière, il y a également des mouvements de change,
03:27et vous êtes bien placé pour le savoir,
03:28qui ont là aussi un impact non négligeable pour des entreprises qui souhaitent exporter, importer.
03:33Puis on parlera du pétrole dans un instant, ça a également un effet très important.
03:36Exactement, en fait, le taux d'intérêt impacte directement,
03:38comme vous le disiez, sur le taux d'emprunt pour les ménages,
03:42mais aussi quand vous allez prendre un instrument de couverture type un contrat à terme,
03:47effectivement, on se base sur ce taux d'intérêt.
03:49Donc plus le taux d'intérêt est élevé et plus ça peut vous pénaliser,
03:53par exemple si vous êtes acheteur ou vendeur, tout dépend du sens de la devise.
03:58Donc ça va se renchérir ou s'affaiblir en dépendant de votre sens.
04:03Mais du coup, c'est un impact non négligeable sur les entreprises.
04:07Donc aujourd'hui, par exemple, le taux américain est plus élevé que le taux européen.
04:11Donc quand vous achetez du dollar à terme, ça vous favorise,
04:15mais en revanche, si vous êtes vendeur, ça vous pénalise.
04:16Voilà, donc vous perdez de la marge directement.
04:18À suivre donc la Fed, la Banque Centrale Américaine demain soir,
04:22il y aura également les GAFAM qui vont publier leurs résultats mercredi soir et jeudi soir.
04:28Pendant ce temps, les cours du pétrole continuent de progresser.
04:30On est sur des plus hauts de trois semaines là ce matin,
04:32quasi 110 dollars pour un baril de Brent.
04:35Et c'est dans ce contexte que Shell a annoncé hier soir se diversifier.
04:39Ils vont investir 16 milliards de dollars pour acheter un concurrent américain.
04:42Alors non pas dans le secteur pétrolier, mais dans le secteur du gaz,
04:45dans le gaz de schiste au Canada.
04:46C'est intéressant de voir qu'au moment où les cours des matières premières progressent,
04:50on a des acteurs qui se mobilisent pour se diversifier.
04:53Exactement.
04:54En fait, déjà, il y avait...
04:55Si je vous permettais, je vais reprendre juste deux, trois premiers signals.
04:59C'est vrai que là, le fait qu'ils aient fermé les routes et ainsi de suite,
05:03c'est-à-dire qu'il y a un premier signal.
05:04C'est-à-dire que les raffineries que vous avez en Asie,
05:07elles vont couper leur production
05:08parce qu'elles n'arrivent pas à importer du pétrole actuellement.
05:11Donc ça veut dire que c'est la Corée du Sud, le Japon, la Chine et l'Inde
05:15qui commencent à couper leur production.
05:17Ensuite, deuxième signal, c'est le canal de Panama qui s'est renchéri
05:20parce que tout le monde cherche à faire transiter du pétrole le plus possible.
05:24Donc c'est pour ça que ça...
05:24Et le troisième signal, c'est vrai que vous avez quand même Goldman aussi
05:27qui est dans la dynamique de dire qu'on va monter peut-être aux alentours des 120 dollars
05:32le baril 2 à cet effet.
05:34Et là, tombe sur Shell, où Shell, le dernier directeur en place,
05:39qui est présent, le CEO, Will Savan, en fait,
05:45qui avait été embauché déjà pour redresser Shell,
05:49s'était séparé en fait d'activités, notamment en 2023, d'activités polluantes.
05:54Et on voit bien que là, la guerre énergétique fait qu'ils reviennent sur le devant de la Seine
05:58en rachetant la société Arc Ressources.
06:01Donc quand même, ils la paient 13,6 milliards, dont les trois quarts en action Shell.
06:05Et en plus, ils récupèrent la dette de cette société pour 2,8 milliards.
06:09Et en fait, ils vont payer une prime aussi de 20% pour le cours d'Arc.
06:15Ce qui leur apporte un bénéfice, c'est-à-dire qu'ils vont récupérer 370 000 barils par jour.
06:19Et donc, ce qui est intéressant, c'est que ça va leur permettre d'augmenter leur production de 1 à
06:234% sur l'année.
06:25Effectivement, ils sont plus dans les activités de gaz, de schiste, etc.
06:30Mais en fait, ils sont là aussi pour montrer qu'ils viennent sécuriser l'énergie.
06:34Et donc, d'où ce retournement aussi de dire qu'avant, ce n'était pas très intéressant et pas très
06:39sexy
06:39de travailler sur les produits pétroliers qui n'étaient pas EFG, dans cette dynamique qui était polluante.
06:48Et donc, forcément, là, on voit bien qu'ils ont pris la décision de racheter cette société pour se réinstaller
06:54dans le paysage.
06:55Voilà donc pour Shell qu'il faut suivre ce matin à la Bourse de Londres.
07:00Dans 10 minutes, Gilles Santacreux sera avec nous depuis boursicoté.com.
07:03Il nous donnera un petit peu son sentiment sur l'état des marchés actuellement.
07:07En tout cas, vous, aujourd'hui, Olivier Lechevalier, vous regardez le VIX.
07:10C'est l'indice de la peur aux États-Unis sur le S&P 500.
07:15Oui, quand vous le voyez, ce VIX, qui est sur des niveaux plutôt bas,
07:18c'est-à-dire qu'il ne montre pas des signes de panique, qu'est-ce que vous vous dites
07:20?
07:21En fait, là, ce qui s'est passé, c'est que ça fait trois semaines qu'il se calme, qu
07:26'il baisse.
07:27En fait, comme vous disiez, c'est l'indice de la peur qui est lié aux actions américaines.
07:30C'est-à-dire que quand les investisseurs sont stressés, nerveux, en fait, vous avez le VIX qui monte.
07:39Mais quand il descend, ça veut dire qu'il est en forte baisse,
07:41et ça signifie que les marchés actions sont dans une phase relative de sérénité.
07:46Pourtant, malgré la guerre en Iran.
07:48Donc, ce qui veut dire, c'est que vous allez plutôt aller vous retourner vers des devises,
07:53parce qu'en fait, quand vous avez, je ne sais pas si vous voyez ce que c'est que les
07:57devises à fort bêta,
07:59non, c'est ce que ça vous parle, toutes ces devises à fort bêta.
08:01C'est en fonction de la volatilité.
08:02Exactement, c'est en fonction de la volatilité.
08:05En fait, les devises qui ont un bêta élevé, c'est parce qu'elles sont corrélées, par exemple, à des
08:09matières premières.
08:09Donc, vous avez en ce moment l'AUD, le dollar canadien, etc.
08:12Donc, en fait, les investisseurs vont se retourner vers cet appétit au risque,
08:16peut-être de miser sur ces devises qui sont liées à des matières premières actuellement.
08:20D'où, en fait, cet effet où le VIX a tendance à se stabiliser et à redescendre sur des niveaux
08:26plus intéressants
08:28et qui laissent, je dirais, la volatilité autour des actions américaines un peu plus tranquilles.
08:32Donc, en tout cas, quand le VIX baisse, c'est-à-dire que les investisseurs quittent les valeurs refuges
08:38et se repositionnent sur ces devises à fort bêta, qui peuvent être l'AUD, le CAD, etc.,
08:43qui apportent et qui sont liées et corrélées aux matières premières actuelles.
08:46Et pour nous, en tant qu'Européens, ça a quoi comme impact sur l'euro ?
08:50On a vu l'euro se détendre un petit peu, là, enfin, rendre quelques points face au dollar, là, depuis
08:56une semaine ou deux.
08:57Alors, en fait, l'euro est corrélé quand même, enfin, au dollar, évidemment.
09:03Mais c'est-à-dire que déjà, le premier point, c'est quand le baril se renchérit, le baril de
09:08Brent,
09:08là, vous avez dit, on passe de 100 à 102, en fait, il a un impact immédiat sur le dollar.
09:12C'est-à-dire que le dollar, en fait, s'affaiblit en même temps.
09:16Donc là, pour nous, effectivement, plus le Brent va monter et plus le dollar aussi peut potentiellement s'affaiblir.
09:22Donc, quand vous êtes acheteur de Brent, vous allez regarder le cours du dollar versus le cours du Brent.
09:27Et du coup, on n'aura pas exactement la même hausse en termes de pente.
09:34Mais c'est-à-dire que pour nous, actuellement, le dollar s'est affaibli.
09:39Donc là, ce qu'on voit entre une période sur ces trois derniers mois, c'est-à-dire qu'on
09:43a quand même fait le yo-yo entre du 1,15 et du 1,20.
09:45Donc, quand vous êtes dans le cadre d'une société ou d'un investisseur qui achète des actions en dollars,
09:51soit ça peut vous pénaliser ou soit ça peut vous aider aussi en termes de sortie.
09:55En tout cas, ça va avoir un impact, au fait, un peu négatif quand même sur votre gestion quand vous
09:58travaillez en devise, effectivement.
10:00On est à 1,17 là, ce matin, 1,17,02 sur cette devise euro-dollar.
10:05Pour vous, c'est un bon niveau ? Comment vous la voyez ?
10:07Comment, aujourd'hui, vous la percevez quand vous échangez avec vos clients qui peuvent être des industriels ou des financiers
10:13?
10:15Là, on est… je dirais qu'on vient quand même des niveaux où on était en dessous des indices en
10:22début d'année.
10:24Et donc, effectivement, pour une entreprise qui est vendeuse, elle aurait aimé vendre tous ses dollars, tout son chiffre d
10:30'affaires à 1,10.
10:31Et là, effectivement, sa difficulté, c'est de savoir se positionner.
10:35C'est quand il faut prendre les bonnes actions parce qu'en fait, dire je vais prendre des couvertures à
10:40terme, c'est génial.
10:41Mais il n'y a pas que ça.
10:42Il y a aussi la vie du quotidien.
10:44Est-ce qu'elle continue à vendre ?
10:45Est-ce que, forcément, ça a un impact direct sur les transporteurs ?
10:50Le fait qu'il n'y ait pas de pétrole, le détroit d'Hormuz soit bloqué.
10:54Donc, ça déstabilise aussi le marché du fret.
10:56Ça déstabilise aussi vos achats, vos ventes.
10:58Donc, en fait, vous êtes dans ces difficultés.
11:00Après, quand vous êtes là dans la partie achat, parce que vous achetez des produits en devise,
11:04vous vous dites que vous êtes déjà un… ça vous bénéficie parce que du coup, vous venez d'un taux
11:10qui était super bas.
11:11Donc, vous allez mieux acheter à l'international.
11:13Et en plus, avec l'effet, comme on disait tout à l'heure, des taux d'intérêt, en plus, vous
11:17achetez, en fait, votre dollar encore un petit peu moins cher.
11:19Il y a un effet, en tout cas, bénéfique.
11:21Donc, la difficulté, aujourd'hui, se situe, comme on l'a pu le voir, sur les exportateurs français qui vendent
11:26en devise.
11:27On a pu le voir, notamment, sur des groupes comme Pernod Ricard, tous ceux qui sont à l'international,
11:31le luxe qui pâtissent, en fait, aussi de ces marges qui sont reniées par ces effets de change.
11:38Et donc, vous avez deux mondes.
11:39Vous avez aussi là où la direction financière doit rassurer les marchés et dire « on va faire de la
11:42progression ».
11:43Et puis, vous avez aussi ce frein de marché qui peut venir vous ralentir dans votre progression, dans la progression
11:49de vos résultats.
11:50Et pour ça, on a des entreprises qui se couvrent, néanmoins.
11:52Oui, toutes les entreprises se couvrent, mais elles le font de manière liée à des éléments tangibles.
11:57Jamais à 100%.
11:58Pas à 100%, et toujours liée à des éléments tangibles.
12:02On va terminer par les cours de la pistache, parce que c'est vrai qu'on est peut-être sur
12:05un sujet qui est plus amusant,
12:09un peu plus parlant pour nos auditeurs et téléspectateurs qui ont peut-être remarqué que, oui,
12:13les cours de la pistache, depuis le début de ce conflit en Iran, ont très largement progressé.
12:19Et puis, alors, on se souvient qu'il y avait une mode, c'était l'an passé, il y a
12:22deux ans, autour du chocolat Dubaï.
12:23Bon, le chocolat de Dubaï, là aussi, c'est l'une des victimes, un petit peu, de ces prix de
12:29la pistache,
12:30puisque, forcément, on se retrouve parfois sur des pénuries.
12:33Exactement. Alors, ce qui était intéressant, c'est parce que, bon, sur DFTJ, on fait aussi tout ce qui est
12:38agroalimentaire,
12:39donc, en fait, on suit différentes matières premières.
12:42Donc, un coup, ça peut être le jus d'orange aussi, que je vous recommande de suivre régulièrement,
12:46ou, effectivement, le cacao, le chocolat, bon, c'est ça.
12:49Et là, en fait, la pistache, ça ne paraît pas, mais l'Iran est le deuxième exportateur mondial, en fait,
12:54de ça.
12:55Et depuis le début du conflit, c'est complètement bloqué.
12:57Donc, maintenant, il n'y a que les Américains qui produisent en masse de la pistache.
13:02Et, en fait, les cours ont quasiment pris 50%.
13:04Donc, on est passé à 4,57, je crois, dollars la livre.
13:09Et donc, du coup, en fait, il faut savoir que l'Iran, quand même, exportait sa pistache en Europe, en
13:15Asie et sur d'autres pays.
13:17Donc là, il n'y a plus que les US qui peuvent exporter.
13:20Et donc, forcément, le deux bâts de chocolat ont subi cette pénurie.
13:25Voilà.
13:26Mais ce n'est pas la seule matière première.
13:28C'est vrai que l'année dernière, on avait parlé des cours du café.
13:30Enfin, c'est vrai, c'est le tas de plein de matières premières agricoles qui ont des volatilités extrêmes.
13:35Tout à fait.
13:36Donc là, en tout cas, en général, quand on a parlé de toutes les matières passées, cacao, jus d'orange,
13:42etc.,
13:43l'année passée, c'était quand même lié aux pluviométries, aux maladies qu'on retrouvait, en fait, sur les plantes
13:49ou sur les arbres.
13:50Et du coup, c'est pour ça qu'il y avait une telle augmentation et l'effet aussi du changement
13:55climatique.
13:56Donc là, ça s'est calmé cette année.
13:57D'où c'est pour ça que les cours, par exemple, du cacao sont passés de 12 à 2500 livres
14:03à la tonne.
14:04Donc, effectivement, tout ça était lié quand même relativement aux matières premières.
14:07Alors là, des règlements climatiques, pardon, alors que là, pour le Détroit, c'est lié à la guerre en Iran
14:13où on ne peut plus laisser passer ces pistaches.
14:15Comme vous pouvez le voir aussi par rapport à l'agriculture, tout ce qui est engrais, où ça commence à
14:19créer des stress.
14:21Alors que bon, le marché du blé ne remonte pas non plus dès qu'il y a des annonces.
14:25Donc, tout dépendra aussi des résultats des différents pays sur les différentes cultures.
14:30Et donc, on rappelle, l'Iran, c'est le deuxième producteur mondial de pistaches.
14:33Et donc là, on a des cours qui sont sur des plus hauts de 8 ans.
14:35Exactement, exactement. C'est le plus haut depuis 2018.
14:37Avec une progression de 50%.
14:40Oui, exactement.
14:41Qui atteigne, comme je disais tout à l'heure, 4,57 dollars la livre.
14:44Voilà.
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