00:01Et oui, on se retrouve ici à Station F pour cette journée dédiée aux solutions des entrepreneurs.
00:06Notre invité pour en parler, c'est Lionel Roque. Bonjour, vous êtes le PDG du groupe Franco-Européane,
00:12un groupe d'événementiel. Vous avez plein d'activités, vous allez nous expliquer ça dans un instant.
00:16Vous avez réalisé, écrit un ouvrage qui s'appelle « Laissez-nous bosser.
00:20Coup de gueule d'un patron de PME contre les aberrations du monde du travail ».
00:25C'est un livre que vous avez écrit en février 2024. On est deux ans plus tard.
00:30Vous pourriez le réécrire exactement de la même manière ou pas ?
00:33Bonjour, désolé pour les lunettes mais j'ai un petit problème avec les yeux.
00:38Le livre est sorti en février 2024 et je pourrais en faire un tome 2, un tome 3, un tome
00:454.
00:45C'est pire, c'est de pire en pire.
00:49Et je ne suis pas certain que les politiques se rendent compte de la situation.
00:56Il va arriver un tsunami.
00:59Alors, on se doit d'être positif.
01:00Donc, comme on se doit d'être positif, ça ne veut pas dire qu'il faut fermer les yeux et
01:04être aveugle.
01:06Donc, il va y avoir une présidentielle qui va arriver en 2027.
01:10On devrait être au cœur d'une campagne aujourd'hui sur qu'est-ce qu'on va faire en 2027
01:17pour changer ça,
01:19pour avoir encore des entreprises, pour avoir des PME qui sont fortes, pour avoir des grands groupes qui investissent en
01:24France.
01:25Et on fait exactement le contraire.
01:27Donc, si vous voulez, mon livre, c'est… oui, vraiment…
01:32Ça n'a pas changé.
01:33Mais vous dites, ça sent pire.
01:34Et vous dites, on pourrait avoir un tsunami.
01:36Un tsunami de quoi ?
01:37Un tsunami de faillite.
01:39Alors, les faillites, elles arrivent.
01:42Vous savez, le problème des politiques, c'est qu'ils regardent…
01:46Ils attendent d'avoir le résultat du thermomètre pour dire, bah oui, il y a de la fièvre.
01:49Nous, sur le terrain, la fièvre, on la sent avant.
01:53Début 2024, je dis attention, c'est en train de se bloquer.
01:56Arrive la dissolution, on est effaré et depuis un an et demi, rien n'est fait.
02:03Et vous avez le résultat pour les PME, des PGE qui n'ont pas été remboursés,
02:08d'embauches qui ont été faites à des prix trop importants pour les entreprises.
02:14Alors, on reportait les augmentations, si vous voulez, grâce à l'inflation, tout ça.
02:18Et puis là, maintenant, tout s'est bloqué.
02:20Donc, qu'est-ce qu'on fait pour avoir des entreprises, encore des entreprises, des PME ?
02:25Donc, c'est maintenant que ça se…
02:26Donc, quand vous entendez Patrick Martin dire, la TVA sociale, c'est maintenant,
02:30il faut prendre une part du modèle social et arrêter de le faire financer par le travail,
02:35vous signez tout de suite ?
02:36Oui, je mets juste une réserve.
02:40Évidemment, dans mon livre, l'idée forte du livre, c'est que nos salariés ne gagnent pas assez,
02:47ils nous coûtent trop cher.
02:48Donc, tout doit être fait pour augmenter le net.
02:52La seule chose, c'est que ça ne peut pas être un transfert.
02:55Il faut faire très attention.
02:57Notre pays ne parle que de transfert.
03:00Donc, on va faire payer les riches ou on va faire payer l'immigration ou on va faire payer…
03:04Mais jamais de baisser la dépense, c'est ça ?
03:05Il faut impérativement restructurer toute la dépense.
03:10Et ce qui est fascinant, c'est que les Français, en fait, sont prêts.
03:14Il se trouve qu'avec Hervé Novelli et des entrepreneurs, on a fondé le cercle des entrepreneurs engagés.
03:20Et puis, on s'est dit, mais en fait, on ne comprend pas parce que ce que nous racontent les
03:25politiques
03:25et nous racontent certains journalistes, pas sur BFM Business, évidemment,
03:31ça ne ressemble pas à la France qu'on voit dans nos entreprises chez nos clients.
03:34Donc, qu'est-ce qu'on a fait ? On est allés faire des enquêtes d'opinion.
03:37Et puis, on est allés voir les Français, mais les enquêtes d'opinion, on ne les a pas faites avec
03:40trois potes dans une cuisine.
03:41Vous n'avez rien appris l'IFOP, non ?
03:42L'IFOP, opinion, ouais, 1000, 2000 personnes.
03:46Et qu'est-ce que ça vous dit ?
03:46On s'aperçoit, si vous voulez, que les Français disent, non, non, mais les entrepreneurs, il faut les remettre au
03:51cœur de tout.
03:52Les Français disent même, d'ailleurs, non, mais il faut de la retraite par capitalisation.
03:57D'ailleurs, j'en fais moi-même.
03:58C'est-à-dire que les Français commencent à s'organiser eux-mêmes avec de la capitalisation, des placements aujourd
04:04'hui.
04:04Et donc, les Français sont prêts, une grande majorité des Français sont prêts, et c'est les politiques qui ont
04:11peur.
04:12Et donc, ça veut dire que les politiques, aujourd'hui, à moins d'un an de l'élection, il n
04:16'y en a pas un qui a un projet, si vous voulez, qui est à la hauteur,
04:19qui dit, bon, ok, on remet tout à plat, sauf Jean-Luc Mélenchon, qui est le seul qui a une
04:24cohérence programmatique,
04:25parce qu'en fait, il veut le collectivisme avec la planification écologique, le tout dans une France créolisée.
04:32Et donc, d'ailleurs, tout s'enchaîne après, c'est-à-dire qu'il veut la taxe Zuckmann pour faire
04:36partie à les riches, tout ça.
04:37Tout ça est très cohérent. Le reste, c'est le néant.
04:40Et on ne peut pas avoir une élection qui va se faire sur du néant, économiquement, je parle.
04:46Oui, oui. Mais vous, dans votre activité d'événementiel, qu'est-ce qui vous bloque ?
04:50Vous voyez une demande qui est atone, vous voyez des clients qui baissent des budgets.
04:54Évidemment, vous êtes dans la communication, l'événementiel, c'est les premiers budgets qu'on atteint.
04:58Alors, on ne fait pas que... On a de l'événementiel de la communication, de la production de films et
05:02de la restauration.
05:04Et il se trouve que dans la communication, c'est intéressant parce qu'on voit des crises, on en a
05:09connu.
05:09Donc, si vous voulez, on voit la crise arriver et puis on voit aussi les reprises arriver avant un peu
05:14les autres.
05:16Donc, je sais...
05:18Indicateur avancé.
05:19Voilà. Donc, on a caché l'état du pays par les Jeux Olympiques, on a caché, si vous voulez, par
05:24ces trucs-là, qu'on fait qu'il y avait une espèce d'activité.
05:28Aujourd'hui, si vous voulez, le pays est à l'arrêt.
05:31Donc, je dis ça, mais ça fait depuis 2024, quand j'écris le livre, le début du livre, c'est
05:37une lettre à Emmanuel Macron.
05:39La lettre à Emmanuel Macron, c'est pour dire en 2023, attention, moi, petit patron de PME de terrain, je
05:45vous dis qu'on va vers des problèmes.
05:46Il ne dit pas ça. Alors, ce n'est pas Emmanuel Macron, mais on était avec Roland Lescure la semaine
05:50dernière, il dit, il y a des vents contraires, on résiste.
05:52Il ne dit pas du tout, le pays est à l'arrêt.
05:54Mais bien sûr...
05:55Je ne vais pas vous énerver, mais...
05:56Mais non, c'est pas ça. Si vous voulez, notre pays repose sur deux choses.
06:01C'est-à-dire sur une dépense publique qui continue, mais qui n'est pas financée, et sur des grands
06:06groupes, si vous voulez, qui sont extrêmement présents.
06:09Donc, ça ne s'arrête pas à la seconde, si vous voulez.
06:12Donc, il y a évidemment une inertie.
06:14Donc, nous, entrepreneurs de terrain, si vous voulez, on la voit, cette inertie.
06:18Donc, les PME, je vous dis qu'il va y avoir de plus en plus de défauts de bilan.
06:23Il va y avoir des faillites.
06:24Il va y avoir un autre problème, c'est-à-dire que vous avez beaucoup d'entrepreneurs qui n'y
06:28croient plus.
06:28C'est dramatique, un entrepreneur.
06:29Le découragement, sujet majeur.
06:31Le découragement.
06:32Et il y a plein de gens, si vous voulez, dans cette...
06:34Ce pays repose sur la France qui bosse, si vous voulez.
06:36Il y a 25 à 30 % de gens qui bossent dur, qui font tourner ce pays.
06:40Et ces gens-là, il va falloir leur parler et leur dire, non mais attendez, on a besoin de vous.
06:47Maintenant, qu'est-ce qu'on fait avec vous ?
06:50Et c'est là où je pense qu'on arrive au stade où on doit donner aussi des idées.
06:56D'où on fait avec un groupe d'entrepreneurs, Alain Madelin et son courant libéral.
07:00Il nous reste 30 secondes.
07:01Oui, laissez-nous faire.
07:03C'est-à-dire, à Aix-en-Provence, on dit, mais mettons la France qui bosse et la France des
07:08idées ensemble pour produire.
07:10Et donc, j'invite les gens à venir.
07:12C'est-à-dire, et les salariés de ça, et les salariés qu'on implique aussi là-dedans, on en
07:16a besoin.
07:17On a besoin de réfléchir pour produire des idées.
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