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  • il y a 35 minutes
Lionel Roques, PDG du groupe Franco European, était l'invité de Laure Closier pendant la journée spéciale PME, ce mercredi 27 mai. Il a abordé les attentes des PME envers les politiques ainsi que l'avantage du retour de la TVA sociale sur les entreprises, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Et oui, on se retrouve ici à Station F pour cette journée dédiée aux solutions des entrepreneurs.
00:06Notre invité pour en parler, c'est Lionel Roque. Bonjour, vous êtes le PDG du groupe Franco-Européane,
00:12un groupe d'événementiel. Vous avez plein d'activités, vous allez nous expliquer ça dans un instant.
00:16Vous avez réalisé, écrit un ouvrage qui s'appelle « Laissez-nous bosser.
00:20Coup de gueule d'un patron de PME contre les aberrations du monde du travail ».
00:25C'est un livre que vous avez écrit en février 2024. On est deux ans plus tard.
00:30Vous pourriez le réécrire exactement de la même manière ou pas ?
00:33Bonjour, désolé pour les lunettes mais j'ai un petit problème avec les yeux.
00:38Le livre est sorti en février 2024 et je pourrais en faire un tome 2, un tome 3, un tome
00:454.
00:45C'est pire, c'est de pire en pire.
00:49Et je ne suis pas certain que les politiques se rendent compte de la situation.
00:56Il va arriver un tsunami.
00:59Alors, on se doit d'être positif.
01:00Donc, comme on se doit d'être positif, ça ne veut pas dire qu'il faut fermer les yeux et
01:04être aveugle.
01:06Donc, il va y avoir une présidentielle qui va arriver en 2027.
01:10On devrait être au cœur d'une campagne aujourd'hui sur qu'est-ce qu'on va faire en 2027
01:17pour changer ça,
01:19pour avoir encore des entreprises, pour avoir des PME qui sont fortes, pour avoir des grands groupes qui investissent en
01:24France.
01:25Et on fait exactement le contraire.
01:27Donc, si vous voulez, mon livre, c'est… oui, vraiment…
01:32Ça n'a pas changé.
01:33Mais vous dites, ça sent pire.
01:34Et vous dites, on pourrait avoir un tsunami.
01:36Un tsunami de quoi ?
01:37Un tsunami de faillite.
01:39Alors, les faillites, elles arrivent.
01:42Vous savez, le problème des politiques, c'est qu'ils regardent…
01:46Ils attendent d'avoir le résultat du thermomètre pour dire, bah oui, il y a de la fièvre.
01:49Nous, sur le terrain, la fièvre, on la sent avant.
01:53Début 2024, je dis attention, c'est en train de se bloquer.
01:56Arrive la dissolution, on est effaré et depuis un an et demi, rien n'est fait.
02:03Et vous avez le résultat pour les PME, des PGE qui n'ont pas été remboursés,
02:08d'embauches qui ont été faites à des prix trop importants pour les entreprises.
02:14Alors, on reportait les augmentations, si vous voulez, grâce à l'inflation, tout ça.
02:18Et puis là, maintenant, tout s'est bloqué.
02:20Donc, qu'est-ce qu'on fait pour avoir des entreprises, encore des entreprises, des PME ?
02:25Donc, c'est maintenant que ça se…
02:26Donc, quand vous entendez Patrick Martin dire, la TVA sociale, c'est maintenant,
02:30il faut prendre une part du modèle social et arrêter de le faire financer par le travail,
02:35vous signez tout de suite ?
02:36Oui, je mets juste une réserve.
02:40Évidemment, dans mon livre, l'idée forte du livre, c'est que nos salariés ne gagnent pas assez,
02:47ils nous coûtent trop cher.
02:48Donc, tout doit être fait pour augmenter le net.
02:52La seule chose, c'est que ça ne peut pas être un transfert.
02:55Il faut faire très attention.
02:57Notre pays ne parle que de transfert.
03:00Donc, on va faire payer les riches ou on va faire payer l'immigration ou on va faire payer…
03:04Mais jamais de baisser la dépense, c'est ça ?
03:05Il faut impérativement restructurer toute la dépense.
03:10Et ce qui est fascinant, c'est que les Français, en fait, sont prêts.
03:14Il se trouve qu'avec Hervé Novelli et des entrepreneurs, on a fondé le cercle des entrepreneurs engagés.
03:20Et puis, on s'est dit, mais en fait, on ne comprend pas parce que ce que nous racontent les
03:25politiques
03:25et nous racontent certains journalistes, pas sur BFM Business, évidemment,
03:31ça ne ressemble pas à la France qu'on voit dans nos entreprises chez nos clients.
03:34Donc, qu'est-ce qu'on a fait ? On est allés faire des enquêtes d'opinion.
03:37Et puis, on est allés voir les Français, mais les enquêtes d'opinion, on ne les a pas faites avec
03:40trois potes dans une cuisine.
03:41Vous n'avez rien appris l'IFOP, non ?
03:42L'IFOP, opinion, ouais, 1000, 2000 personnes.
03:46Et qu'est-ce que ça vous dit ?
03:46On s'aperçoit, si vous voulez, que les Français disent, non, non, mais les entrepreneurs, il faut les remettre au
03:51cœur de tout.
03:52Les Français disent même, d'ailleurs, non, mais il faut de la retraite par capitalisation.
03:57D'ailleurs, j'en fais moi-même.
03:58C'est-à-dire que les Français commencent à s'organiser eux-mêmes avec de la capitalisation, des placements aujourd
04:04'hui.
04:04Et donc, les Français sont prêts, une grande majorité des Français sont prêts, et c'est les politiques qui ont
04:11peur.
04:12Et donc, ça veut dire que les politiques, aujourd'hui, à moins d'un an de l'élection, il n
04:16'y en a pas un qui a un projet, si vous voulez, qui est à la hauteur,
04:19qui dit, bon, ok, on remet tout à plat, sauf Jean-Luc Mélenchon, qui est le seul qui a une
04:24cohérence programmatique,
04:25parce qu'en fait, il veut le collectivisme avec la planification écologique, le tout dans une France créolisée.
04:32Et donc, d'ailleurs, tout s'enchaîne après, c'est-à-dire qu'il veut la taxe Zuckmann pour faire
04:36partie à les riches, tout ça.
04:37Tout ça est très cohérent. Le reste, c'est le néant.
04:40Et on ne peut pas avoir une élection qui va se faire sur du néant, économiquement, je parle.
04:46Oui, oui. Mais vous, dans votre activité d'événementiel, qu'est-ce qui vous bloque ?
04:50Vous voyez une demande qui est atone, vous voyez des clients qui baissent des budgets.
04:54Évidemment, vous êtes dans la communication, l'événementiel, c'est les premiers budgets qu'on atteint.
04:58Alors, on ne fait pas que... On a de l'événementiel de la communication, de la production de films et
05:02de la restauration.
05:04Et il se trouve que dans la communication, c'est intéressant parce qu'on voit des crises, on en a
05:09connu.
05:09Donc, si vous voulez, on voit la crise arriver et puis on voit aussi les reprises arriver avant un peu
05:14les autres.
05:16Donc, je sais...
05:18Indicateur avancé.
05:19Voilà. Donc, on a caché l'état du pays par les Jeux Olympiques, on a caché, si vous voulez, par
05:24ces trucs-là, qu'on fait qu'il y avait une espèce d'activité.
05:28Aujourd'hui, si vous voulez, le pays est à l'arrêt.
05:31Donc, je dis ça, mais ça fait depuis 2024, quand j'écris le livre, le début du livre, c'est
05:37une lettre à Emmanuel Macron.
05:39La lettre à Emmanuel Macron, c'est pour dire en 2023, attention, moi, petit patron de PME de terrain, je
05:45vous dis qu'on va vers des problèmes.
05:46Il ne dit pas ça. Alors, ce n'est pas Emmanuel Macron, mais on était avec Roland Lescure la semaine
05:50dernière, il dit, il y a des vents contraires, on résiste.
05:52Il ne dit pas du tout, le pays est à l'arrêt.
05:54Mais bien sûr...
05:55Je ne vais pas vous énerver, mais...
05:56Mais non, c'est pas ça. Si vous voulez, notre pays repose sur deux choses.
06:01C'est-à-dire sur une dépense publique qui continue, mais qui n'est pas financée, et sur des grands
06:06groupes, si vous voulez, qui sont extrêmement présents.
06:09Donc, ça ne s'arrête pas à la seconde, si vous voulez.
06:12Donc, il y a évidemment une inertie.
06:14Donc, nous, entrepreneurs de terrain, si vous voulez, on la voit, cette inertie.
06:18Donc, les PME, je vous dis qu'il va y avoir de plus en plus de défauts de bilan.
06:23Il va y avoir des faillites.
06:24Il va y avoir un autre problème, c'est-à-dire que vous avez beaucoup d'entrepreneurs qui n'y
06:28croient plus.
06:28C'est dramatique, un entrepreneur.
06:29Le découragement, sujet majeur.
06:31Le découragement.
06:32Et il y a plein de gens, si vous voulez, dans cette...
06:34Ce pays repose sur la France qui bosse, si vous voulez.
06:36Il y a 25 à 30 % de gens qui bossent dur, qui font tourner ce pays.
06:40Et ces gens-là, il va falloir leur parler et leur dire, non mais attendez, on a besoin de vous.
06:47Maintenant, qu'est-ce qu'on fait avec vous ?
06:50Et c'est là où je pense qu'on arrive au stade où on doit donner aussi des idées.
06:56D'où on fait avec un groupe d'entrepreneurs, Alain Madelin et son courant libéral.
07:00Il nous reste 30 secondes.
07:01Oui, laissez-nous faire.
07:03C'est-à-dire, à Aix-en-Provence, on dit, mais mettons la France qui bosse et la France des
07:08idées ensemble pour produire.
07:10Et donc, j'invite les gens à venir.
07:12C'est-à-dire, et les salariés de ça, et les salariés qu'on implique aussi là-dedans, on en
07:16a besoin.
07:17On a besoin de réfléchir pour produire des idées.
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