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  • il y a 4 heures
Ce mardi 24 mars, Aymeric Diday, directeur de la gestion chez Pergam, s'est penché sur la stratégie à adopter face aux incertitudes sur le marché, et l'annonce d'une IPO possible de Club Med en fin 2026, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Emric Didier nous rejoint, il est 15h43, le temps passe vite.
00:03Bonjour Emric, directeur de la gestion de Pergam.
00:05Vous allez rendre votre verdict face à ces marchés extrêmement turbulents,
00:08turbulés, perturbés.
00:10Ce moment qu'on va vivre, ce verdict que vous allez rendre,
00:13est-ce que vous l'assumez ?
00:14J'estime et je l'assume que lorsque l'incertitude devient quotidien,
00:20il faut garder les bons réflexes sur la gestion des actifs en bourse.
00:25Quand on ressent l'urgence tous les jours avec ce conflit au Moyen-Orient,
00:28ces impacts potentiels, quand on ressent toutes ces urgences au quotidien,
00:31l'urgence en fait c'est d'attendre, c'est ça votre message ?
00:33C'est de garder les bons réflexes en effet, parce que quand on voit par exemple
00:37sur le marché obligataire, c'est de se rappeler que si on a acheté une obligation
00:41d'encaisser son coupon et d'être remboursé à l'échéance,
00:45c'est ce qu'on a acheté au départ.
00:47Et ça c'est important de le rappeler, de revenir au basique
00:50et de se souvenir de pourquoi on a fait cet investissement.
00:53Et dans le marché actions, c'est un peu pareil.
00:55Quand on a une thématique d'investissement, une entreprise,
00:58dans laquelle on investit, quand on rentre au capital d'une entreprise,
01:01qu'on achète cette société, c'est de savoir pourquoi on l'a acheté,
01:04est-ce que les fondamentaux vont être impactés ou pas,
01:06et si elles ne sont pas forcément impactées,
01:08c'est de garder son calme et de rester investisseur à long terme.
01:13Par contre, ça n'empêche pas de faire des ajustements
01:15et de profiter un tout petit peu à certains moments
01:19de ces moments de stress pour faire quelques arbitrages.
01:22Alors les arbitrages qu'on fait habituellement,
01:24c'est souvent lorsqu'on a du cash, toujours garder une part de cash
01:26pour les investir progressivement, au fur et à mesure des baisses
01:29qu'on connaît, parce que souvent, ça c'est une technique qui marche assez bien.
01:33Toujours refaire du cash quand on a des marchés qui sont normalisés
01:35pour ces moments-là.
01:37Et quand on a justement ces moments de stress,
01:40c'est de se délester, toujours se repositionner,
01:42de se dire est-ce qu'il y a des actions qui vont vraiment remonter ou pas,
01:44dans lesquelles j'ai encore confiance ou pas,
01:46et d'aller chercher celles qui vont vraiment remondir.
01:48Parce qu'à la fin de la journée,
01:51finalement, on a toujours des jours meilleurs qui arriveront à un moment donné.
01:54Donc, c'est d'aller chercher les entreprises qui vont remondir.
01:58On le voit dans les journées d'hier,
02:00pourquoi elles sont très importantes les journées comme celles qu'on a hier ?
02:02C'est pour déceler les entreprises qui vont faire partie du rebond potentiel.
02:07Donc on voit que des sociétés, notamment tech, ont rebondi.
02:10On voit que les bancaires ont rebondi très fortement.
02:14Les industries et l'énergie vont aussi rebondir sur Mittal, Saint-Gobain,
02:18Exactement, c'est ma énergie.
02:19On a beaucoup d'entreprises qui ont fortement rebondi
02:22et on a de quoi déceler quelles sont les entreprises
02:25qu'il va falloir mettre en portefeuille pour participer au rebond
02:28au moment où ça va se déclencher.
02:30Personne ne sait quand est-ce que ça va arriver.
02:32Donc, clairement, il est urgent d'attendre,
02:35mais quand même, de temps en temps,
02:38faire des versements programmés, investir de manière ordonnée,
02:42avec une certaine technique,
02:43parce qu'au final, de temps en temps,
02:46se dire j'investis un peu tous les jours, un peu toutes les semaines,
02:49ça paye dans les moments comme ça.
02:51Mais il faut même le faire automatiquement, j'ai envie de dire,
02:53sans y penser, il faut que ça se fasse malgré vous.
02:54Bien sûr, il faut être très froid.
02:57L'investissement, c'est quand même de temps en temps
02:58des choses extrêmement froides.
02:59Une fois qu'on a trouvé les sociétés dans lesquelles on va investir,
03:02d'être froid sur les investissements
03:04et de ne pas regarder tous les jours, toutes les secondes,
03:07les marchés, c'est souvent la meilleure des choses à faire.
03:10Il y a quand même deux catalyseurs en ce moment
03:13qui deviennent des facteurs de grippe sur les marchés.
03:16Il y a le pétrole, on en a beaucoup parlé.
03:18Il y a les taux.
03:20Et les taux, c'est aussi une menace
03:22qui fait même reculer le plus terrible des dirigeants du moment,
03:26à savoir Donald Trump.
03:27Est-ce qu'il y a un niveau critique, un niveau nominal des taux
03:30où là, les marchés commencent vraiment à frémir ?
03:33On voit qu'en ce moment, il y a pas mal d'arbitrages,
03:36il y a pas mal d'accoutumances des marchés,
03:37des fois à des situations un petit peu anormales.
03:39Mais est-ce qu'il y a un taux, je ne sais pas,
03:40du côté des États-Unis, du côté de l'Europe,
03:42qui fait que là, le marché va complètement se gripper
03:45et prendre peur ?
03:45En fait, ce n'est même pas une question de taux.
03:47Et de niveau de taux, c'est ce qu'on appelle
03:50le stress du marché du crédit,
03:51c'est-à-dire de savoir si les spreads de crédit
03:53montent à certains niveaux, et notamment dans le high yield,
03:55où on voit qu'aujourd'hui, par exemple,
03:57on est entre 350 et 400 points de base de spread
03:59sur l'écart de taux entre le taux sans risque
04:02et le marché.
04:04Au final, on voit qu'à chaque fois
04:06qu'on arrive vers 500 points de base,
04:09c'est des premiers niveaux d'achat
04:10sur lesquels il faut intervenir.
04:12Parce que la Réserve fédérale reste attentif
04:15à tous ces sujets-là,
04:16et interviendra dans tous les cas.
04:19Le whatever it takes, on l'a eu,
04:20on l'a eu, on l'aura.
04:22Il faut être logique et rationnel.
04:24On ne fera pas un deuxième Lehmann,
04:25ils ne laisseront pas une deuxième fois
04:27des grandes banques tombées.
04:29Ils ne mettront pas à plat
04:30l'économie globale d'un pays
04:34ou d'une grande zone géographique.
04:36Tout sera mis en œuvre
04:37pour ne jamais casser le joujou.
04:40Donc quand vous voyez, par exemple,
04:41que les taux américains s'approchent
04:42des 4,5 pour le 10 ans, voire des 5%,
04:44quand vous voyez qu'on arrive
04:45de zones vraiment critiques,
04:46surtout au lieu d'avoir peur,
04:48revenez sur le marché, c'est votre idée.
04:49Exactement, 5%, c'est un niveau.
04:52Quand on rajoute à ça le spread de crédit,
04:55c'est un must-have.
04:57Donc aujourd'hui,
04:58parce que pour une raison claire,
04:59c'est qu'on est payé pour le risque.
05:01On est payé pour attendre.
05:03C'est la beauté du marché obligataire,
05:05notamment, c'est qu'on a
05:07les coupons courants
05:08qui courent tous les jours.
05:09Donc ça, ça joue énormément.
05:12Attention, évidemment,
05:12quand on investit en dollars,
05:14ne pas oublier le risque de change
05:15parce que pour le coup,
05:16il peut être dévastateur
05:17sur les performances des portefeuilles.
05:19Donc c'est pour ça, de temps en temps,
05:22les taux européens,
05:23c'est pas mal aussi.
05:24Et oui, tiens, sur le FIX,
05:26BFM Bourse, là, je vois cette question.
05:28Il s'appelle, c'est son pseudo,
05:29Davidia, il nous écrit.
05:30Et il nous demande,
05:31alors voilà, c'est une valeur
05:32qui consomme beaucoup d'énergie,
05:33un groupe très énergivore,
05:34mais qui progresse quand même en bourse.
05:35Ça l'étonne, Davidia.
05:36Le titre, Veralia.
05:37Pourquoi Veralia progresse-t-il
05:38depuis plusieurs jours
05:39alors que c'est un gros consommateur d'énergie ?
05:41Alors Veralia,
05:42un peu compliqué ces derniers temps aussi.
05:44C'est un rebond aussi un peu technique
05:45puisque le titre avait énormément baissé
05:47ces dernières semaines.
05:49mais surtout,
05:50ça reste une mid-cap.
05:52Veralia,
05:52c'est 2 milliards de capitalisation boursière
05:54et tout ce marché des mid-caps,
05:56aujourd'hui,
05:56il obéit quand même aussi
05:58à une grande logique
06:00qu'il faut toujours garder
06:03en point de mire.
06:04C'est les flux.
06:05C'est dès que les fonds ont des flux,
06:07ils sont obligés d'acheter
06:08et donc ils vont sur le marché,
06:09ils soutiennent le marché.
06:11Donc dès que vous avez un gérant
06:12qui rentre aujourd'hui
06:13sur une mid-cap,
06:15il va faire bouger le cours.
06:17Aujourd'hui,
06:17ça existe encore,
06:18c'est parfaitement réel,
06:21c'est la magie du secteur
06:23des small-limits-caps.
06:25La magie et le risque
06:26quand c'est à la baisse.
06:27Exactement.
06:27C'est qu'il y a beaucoup
06:28de marchés de flux
06:29et que les gérants,
06:30quand ils viennent sur une entreprise,
06:32ils font bouger les cours.
06:33Et on ne sait évidemment pas
06:35qui achète.
06:36Aujourd'hui,
06:38c'est totalement anonyme
06:39et on le sait qu'après coup
06:40ou lorsqu'il y a des déclarations
06:41de franchissement de seuil,
06:42mais c'est vraiment des logiques de flux
06:44qui font bouger les cours.
06:46Là, pour le coup,
06:46il n'y a pas de raison réelle
06:49sur cette société.
06:50Voilà, David Dia
06:50qui nous a écrit la réponse
06:51d'Emeric Didet à votre question.
06:53Et comme David Dia,
06:53n'hésitez pas à nous interroger.
06:54On répondra à d'autres questions,
06:55bien sûr,
06:56dans la suite de BFM Bourse
06:57comme c'est la tradition.
06:57Et puis alors,
06:58puisqu'on parle des sociétés,
06:59la surprise du chef aujourd'hui,
07:00on va apporter un peu de légèreté
07:01quand même dans ces marchés
07:02qui s'interrogent,
07:03qui doutent de tout
07:03et ils ont raison,
07:04c'est vrai.
07:05Club Med pourrait revenir en bourse.
07:07C'est le patron,
07:08le PDG Stéphane Macker
07:09qui, à la mi-journée,
07:10expliquait, c'était au Figaro,
07:11qu'il envisageait
07:12une introduction en bourse
07:13du Club Med fin 2026
07:14ou en 2027.
07:15Et pourquoi pas ?
07:16Je rentre, je sors,
07:17je suis sorti en 2015,
07:18Fossoun arrive.
07:20Pourquoi pas ?
07:21Pourquoi pas ?
07:21C'était une superbe success story
07:23pour avoir bien connu
07:24le dossier à l'époque,
07:25à la grande époque de Richelieu.
07:26C'est un dossier
07:26qu'on avait beaucoup travaillé
07:28et puis ça avait été
07:28un actionnaire majeur
07:31dans cette société-là.
07:32C'est une société
07:32qui a été extrêmement bien
07:34repositionnée aussi
07:35au fur et à mesure du temps,
07:36montée en gamme très nette,
07:38un vrai savoir-faire français en plus,
07:40une société très internationale
07:42aujourd'hui,
07:43avec des clients
07:43de plus en plus internationaux.
07:45Donc, des enjeux aussi
07:46qui vont nécessiter
07:48des investissements importants.
07:50Donc, revoir le dossier en bourse,
07:53bonne nouvelle.
07:55Potentiellement, ça veut dire
07:56qu'il y a encore des plans
07:57pour la suite,
07:59pour ce groupe-là.
08:00Donc, c'est plutôt
08:01une bonne chose.
08:03Et puis, c'est un dossier
08:04un peu emblématique
08:05qui reviendrait sur
08:06les marchés.
08:07Donc, je le vois plutôt
08:08comme une très, très bonne nouvelle.
08:10Oui, on voit l'opportunité
08:11pour la bourse,
08:11mais vous dites,
08:12pour Club Med aussi,
08:13revenir en bourse,
08:13c'est une vraie opportunité.
08:14Je vous pose la question
08:15parce qu'il y a moins d'un an encore,
08:16Fosun, l'actionnaire chinois principal,
08:19avait expliqué
08:19que ce n'était absolument
08:20pas à l'ordre du jour
08:20et Henri Giscard d'Estaing
08:21même avait été évincé
08:23un mois plus tard,
08:23un mois après avoir dit
08:25pourquoi pas une intro en bourse,
08:26un mois plus tard,
08:26il était évincé
08:27par l'actionnaire Fosun.
08:28Mais la bourse,
08:29à ça de magique,
08:29c'est qu'elle peut aussi
08:30vous financer,
08:31elle peut aussi
08:31vous accompagner les projets.
08:32Donc, ça donne aussi
08:33de la visibilité
08:34pour les investisseurs.
08:35Ça a beaucoup d'intérêt
08:37pour les sociétés
08:39d'être cotées en bourse
08:40et ça peut permettre
08:41d'accompagner justement
08:42des plans de croissance
08:43assez forts.
08:45Ça peut permettre aussi
08:46de réaliser du M&A
08:47de façon plus facile,
08:49mieux justifiée
08:50en termes de valorisation.
08:51Donc, aujourd'hui,
08:53pour une belle entreprise
08:55qui a une certaine visibilité
08:57et une valeur de la marque,
08:58notamment,
08:59ça peut être un gros plus
09:01d'être coté en bourse.
09:02La valeur de la marque,
09:02il y a un an,
09:03justement,
09:03Régis Cardestin,
09:04alors patron,
09:04disait,
09:05si on s'introduit en bourse,
09:06on aurait une valeur
09:06d'à peu près 2 milliards d'euros.
09:07Il disait,
09:08ClubMail,
09:08c'est 2 milliards en bourse.
09:10C'était hier.
09:10On va revoir les chiffres
09:11exactement pour voir
09:12si ça les vaut ou pas,
09:13si c'est pas cher
09:13ou très cher.
09:15Mais en tout cas,
09:16ça reste,
09:16la marque vaut quelque chose
09:18parce qu'elle est emblématique
09:19et encore une fois,
09:20c'est un groupe
09:20qui a fait une belle mue.
09:21Donc,
09:23c'est assez sympa
09:24de les voir potentiellement
09:25revenir sur les marchés.
09:26Potentiellement,
09:26vous avez raison d'insister dessus,
09:27même si c'est le PDG
09:28Stéphane Macker
09:29qui dit que ClubMail
09:30envisage un retour en bourse.
09:32Il précise quand même,
09:33nonobstant,
09:34la validation par l'actionnaire
09:35principal.
09:35On imagine que s'il le dit,
09:36c'est qu'il en a discuté.
09:37C'est qu'il y a des discussions
09:38qui sont en cours
09:39et encore une fois...
09:40Il n'a peut-être pas pris
09:41les mêmes risques
09:41qu'en Régis Cardestin
09:42il y a un an.
09:42On ne connaît pas le timing non plus,
09:44on ne connaît pas
09:44le pourcentage non plus
09:46du capital
09:47qui pourrait être mis
09:47sur le marché.
09:48Il y a beaucoup
09:48d'incertitudes inconnues.
09:50Mais en tout cas,
09:51ça fait plaisir
09:52parce qu'on n'a pas eu
09:52beaucoup d'introductions
09:53depuis le début de l'année.
09:54C'est un marché
09:54qui est assez fermé
09:55et particulièrement
09:56en ce moment encore plus.
09:57Donc,
09:57s'il pouvait y avoir
09:58un peu d'animation,
09:59ça serait plutôt
10:01des bonnes choses.
10:01L'éventuel retour
10:03du ClubMail en bourse.
10:03Merci beaucoup
10:04Emery Didé
10:05de nous avoir accompagné.
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