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  • il y a 8 heures
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !

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00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur Deroura.
00:07Et il est midi sur BFM Business lors des experts de l'IMO, mais avant cela, un rappel des principaux
00:12titres de l'actualité.
00:13Ce regain de tension sur les marchés après de nouvelles frappes américaines dans le sud de l'Iran la nuit
00:17dernière,
00:18la bourse de Paris dans le rouge ce midi, et les prix du pétrole qui repartent à la hausse.
00:22Le baril de Brent revient autour des 100 dollars du côté du marché obligataire.
00:26Le 10 ans français remonte légèrement au-dessus des 3,6% et le 10 ans allemand se rapproche de
00:31nouveau des 3%.
00:33Il faut dire que sur le terrain, les espoirs de paix s'éloignent un peu après les frappes des Etats
00:37-Unis sur l'Iran ces dernières heures.
00:39Les gardiens de la révolution disent avoir abattu un drone américain, prise de parole également du guide suprême iranien,
00:45qui affirme que les pays du Golfe ne serviront plus de bouclier aux bases américaines.
00:50Dans ce contexte, en France se tient en ce moment même à l'Elysée un sommet autour de l'électrification.
00:55Emmanuel Macron reçoit l'ensemble des acteurs économiques concernés,
00:58200 entreprises conviées, objectif, réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles.
01:03Allez, c'est l'heure des experts de l'IMO.
01:06Une bonne journée commence avec de bonnes infos.
01:08C'était votre programme avec Ikea pour les pros.
01:10Toute l'offre et les services d'Ikea dédiés aux pros.
01:13Ikea !
01:14Votre programme avec Bien Ici.
01:16On est bien ici.
01:17Trouvez votre futur logement par vie de quartier et temps de trajet sur bienici.com.
01:26BFM Business présente les experts de l'IMO.
01:29Marie Coeur de Roi.
01:31Et les experts de l'IMO, c'est tous les jours à l'heure de votre déjeuner sur BFM Business.
01:35Une demi-heure pour parler de notre immobilier, de nos logements.
01:38Et comme tous les jours, ça démarre par cette séquence qui vous concerne, amis professionnels,
01:42de ce secteur de l'immobilier au sens large et qui nous concerne.
01:45Parce qu'on est les usagers de cet immobilier, on peut parler logement.
01:49Mais aujourd'hui, on va parler bureaux et un coup de gueule.
01:51Et si le problème du bureau et des bureaux vides, c'était tout simplement que ces bureaux,
01:55ils n'étaient pas adaptés à ce dont nous, les travailleurs, avons besoin.
01:59On verra ça dans quelques instants.
02:00Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour.
02:03Et si je vous propose 100 000 euros, 0% d'intérêt, est-ce que vous allez faire un enfant
02:07de plus ?
02:08C'est la question qu'on va se poser parce que c'est une proposition de loi
02:11qui sera débattue cette semaine à l'Assemblée nationale.
02:15Mais d'abord, c'est l'heure du pro de l'IMO.
02:18Les experts de l'IMO, le pro de l'IMO.
02:21Et on est en ligne avec Grégoire Lepomelac, dirigeant de Cloumy.
02:25Bonjour Grégoire.
02:27Bonjour madame.
02:28J'adore quand on m'appelle madame.
02:31Grégoire, je le disais en préambule, là en l'occurrence, cette prise de parole
02:34que vous aviez ce matin, ce midi, c'était une forme de coup de gueule
02:39parce qu'on n'arrête pas de dire qu'il y a 3 millions de mètres carrés
02:41de bureaux vacants en Ile-de-France.
02:43Et vous dites que le problème du bureau, c'est qu'on ne l'a pas bien pensé en fait.
02:47Oui, c'est ça.
02:48En fait, il est depuis le Covid, c'est un lieu où les salariés ne veulent plus aller
02:55parce qu'en fait, les bureaux ne sont plus accueillants
03:00ou ne font plus office de lieu d'échange.
03:04Et donc quand il y a eu le Covid, tout le monde a été en télétravail
03:08et les gens se sont retrouvés mieux chez eux qu'au bureau.
03:11Et donc en fait, les entreprises, pour certaines, n'ont pas encore repris
03:20la possibilité de modifier leur bureau pour accueillir ces salariés,
03:23pour les faire revenir au bureau.
03:25Et ce qu'on constate nous chez Comis, c'est qu'en fait, les entreprises
03:29qui font appel à nous ou à des concurrents pour réaménager leur bureau,
03:33on constate que le taux de présence de leurs salariés est passé de 38% à 70%
03:40de manière spontanée.
03:42Ce qui veut dire que quand on refait des bureaux propres, accueillants, chaleureux,
03:46on fait bien revenir les salariés.
03:47En fait, ce que vous dites, c'est que ce n'est pas tant le Covid
03:50qui a abîmé le bureau ou notre envie d'aller bosser,
03:54c'est le bureau lui-même qui n'est pas adapté en fait
03:57au fait de se retrouver tous au bureau.
03:59La réalité, elle est là.
04:00Oui, le bureau n'est pas adapté et c'est un très gros problème
04:03parce que du coup, en fait, on voit bien ça avec la génération du dessous
04:07qui arrive sur le marché du travail et qui veulent absolument aussi
04:11bénéficier d'un ou deux jours de télétravail.
04:14Et en fait, il y a le confort personnel maintenant
04:17qui passe avant le confort collectif.
04:20Donc on vient chercher à être bien pour travailler.
04:22La réponse des nouveaux collaborateurs, c'est d'être bien chez soi.
04:25Et du coup, ça pose beaucoup de problèmes
04:28puisqu'on n'arrive plus en fait à travailler de manière effective,
04:32à plus sortir de projets.
04:34On a des entrepreneurs qui, eux, travaillent chez eux,
04:38mais des salariés qui, eux, n'arrivent plus à être formés
04:42par les entreprises parce qu'ils ne sont plus là.
04:44On a des managers qui n'arrivent pas à travailler avec ces salariés.
04:47Donc il n'y a pas de projet qui sortent de manière concrète.
04:50C'est très compliqué maintenant de faire tenir une entreprise sur ce cap.
04:54Donc vraiment, l'axe, c'est d'aller vraiment faire revenir
04:57ces salariés au bureau.
04:58Et ça nécessite, ça impose au DRH et aux dirigeants
05:02de mettre un peu la main à la portefeuille
05:04et ensuite d'aller revoir leur bureau
05:07pour les faire revenir absolument.
05:08Grégoire, juste d'un mot quand même,
05:10parce qu'on dit que le bureau n'est pas adapté
05:12au fait qu'on revienne au bureau.
05:13OK, c'est quoi le bureau qu'il faut
05:15pour que moi, j'arrête le télétravail ?
05:17Enfin, moi, en l'occurrence, je ne le fais pas.
05:18Mais pour que celles et ceux qui nous écoutent
05:20et qui nous regardent se disent
05:21« Ah ouais, j'ai vraiment envie de retourner au bureau. »
05:24Oui, ça va passer par beaucoup d'éléments décoratifs.
05:26Donc là, vous êtes obligés de passer
05:27par des architectes d'intérieur
05:29pour redonner vie au bureau
05:31avec des jolies couleurs,
05:32avec des mobiliers qui sont adaptés.
05:35On va mettre beaucoup de canapés,
05:37d'espaces qui vont être des espaces d'échange.
05:41Donc en fait, il faut que le bureau
05:42ne soit plus avec cette vision pure du bureau
05:45qu'on avait avant, un ordinateur,
05:47un bureau, une chaise.
05:48Mais il faut qu'on se sente un peu comme à la maison.
05:51Alors l'air du baby-food, etc.,
05:53c'est un peu passé.
05:54J'ai failli vous faire la blague,
05:55mais à chaque fois que je l'ai fait,
05:57j'ai l'impression d'être complètement has-been.
05:58Alors je ne le fais pas.
05:59Oui, non, c'est dépassé.
06:00Mais on va vraiment jouer beaucoup
06:01sur les textures,
06:03sur l'ameublement,
06:05la décoration,
06:06et faire en sorte que les salariés
06:08sont vraiment bien au travail.
06:10C'est très important.
06:11Merci Grégoire.
06:12Grégoire Lepomelac,
06:13dirigeant de Cloumy,
06:14d'avoir été avec nous pour ce pro de l'IMO.
06:16Si comme Grégoire,
06:17vous avez un témoignage terrain
06:18de votre métier,
06:19que ce soit un coup de gueule,
06:20que ce soit un coup de cœur,
06:21n'hésitez surtout pas à nous écrire.
06:23On a une adresse mail,
06:24lesexpertsdelimo.fr.
06:26BFMbusiness.fr.
06:26Allez, c'est l'heure du débat.
06:29Les experts de l'IMO, le débat.
06:33Et à mes côtés,
06:33Béatrice Fava,
06:35directrice de l'agence,
06:36l'adresse à l'accro
06:37et présidente de la fondation.
06:39L'adresse, bonjour Béatrice.
06:40Bonjour Marie.
06:41Je suis ravie de vous avoir.
06:42Vous aviez déjà participé,
06:44comme Grégoire,
06:44à un pro de l'IMO.
06:45Cette fois,
06:45on a la chance de vous avoir
06:46physiquement en plateau
06:47et également à nos côtés.
06:48Et quelle chance de l'avoir aussi
06:49physiquement en plateau.
06:51Le patron des rats,
06:52évidemment,
06:53c'est Éric Allouche
06:54qui est avec tous ce midi.
06:55Bonjour Marie.
06:56Et je le disais en préambule.
06:57Alors, je disais que j'allais vous donner
06:58moins un préat au zéro
07:00à 100 000 euros.
07:01Non, c'est pas moi personnellement.
07:03C'est peut-être l'état demain
07:04parce que c'est évidemment
07:05une proposition d'une députée UDI
07:07à l'Assemblée nationale
07:09qui va être débattue jeudi,
07:11si je ne dis pas de bêtises.
07:13Et donc, son but,
07:13c'est de dire
07:14pour relancer la natalité,
07:15il faut permettre aux familles,
07:18j'allais dire en expansion,
07:21d'avoir un logement adapté
07:22à leurs besoins.
07:23Sur le papier,
07:24vous en pensez quoi,
07:25tous les deux,
07:25de cette proposition de loi ?
07:27Moi, j'en pense que du bien
07:29parce que déjà, effectivement,
07:31il faut relancer la natalité.
07:32Alors, on sait qu'on ne relancera pas
07:33la natalité uniquement
07:35avec le logement.
07:36Quand on a envie d'avoir un enfant,
07:38ce n'est pas uniquement le crédit.
07:39Mais effectivement,
07:40ça y contribue.
07:42Il n'y a pas mal de gens
07:43qui renoncent à avoir un enfant
07:44parce qu'ils savent
07:44que le logement n'est pas adapté.
07:46Bien sûr, absolument.
07:46Mais en plus,
07:47il faut relancer l'immobilier.
07:48Là, on le voit,
07:49les promoteurs ont sorti un chiffre.
07:50On a encore 19%
07:52de moins de construction
07:54par rapport au trimestre précédent,
07:55de l'année précédente.
07:56Donc, tout ça, c'est dramatique.
07:57Donc, on voit qu'il y a des choses
07:58qui se conjuguent.
07:59Et le logement
08:00est le point d'accroche,
08:03que ce soit la natalité,
08:06aussi la croissance,
08:07aider ce secteur
08:08qui, effectivement,
08:10draine énormément d'acteurs
08:11un petit peu partout.
08:12Donc, le logement
08:13est extrêmement important.
08:14Heureusement,
08:15on voit des signes actuellement
08:17qui démontrent
08:17qu'il y a une prise de conscience.
08:19Pour autant,
08:20est-ce que ça va assez loin ?
08:22Je ne suis pas sûr.
08:22On attend, on espère
08:24dans l'intérêt du logement
08:25et dans l'intérêt des Français.
08:26Oui, et d'ailleurs,
08:27je salue la députée UDI,
08:28Constance de Pellichy,
08:29qui était avec nous
08:30vendredi dernier à l'antenne
08:31pour justement évoquer
08:32cette proposition de loi.
08:33et qui disait
08:34« Attention,
08:35parce que ce coût
08:36pour les finances publiques
08:37qu'on commence à évaluer aujourd'hui,
08:38en parallèle,
08:39il y a aussi des recettes
08:40de TVA,
08:41de création d'emplois,
08:42etc. »
08:43Donc, toujours se rappeler
08:44que quand on dépense
08:45pour le logement,
08:45derrière,
08:46on crée aussi des recettes
08:47pour l'État.
08:48Je vous regarde,
08:48Béatrice,
08:49sur le papier,
08:49même chose,
08:50même question qu'à Éric.
08:51Est-ce que vous avez le sentiment
08:52que ça y est,
08:53on va dans le bon sens
08:54et on voit l'intérêt
08:55de relancer l'accès
08:56à la propriété ?
08:57On va complètement
08:58dans le bon sens,
08:58surtout qu'il est prévu
09:00qu'il ne soit pas accessible
09:01qu'au primo-accédant.
09:02Justement, oui.
09:02Et effectivement,
09:03ça, c'est une avancée,
09:04il me semble, majeure
09:05parce qu'aujourd'hui,
09:06un couple qui a déjà
09:07un enfant
09:08et qui est dans un T3
09:09et qui, effectivement,
09:11moi-même,
09:11je suis maman de deux enfants,
09:12j'ai mes enfants
09:13qui sont en âge
09:13d'avoir eux-mêmes des enfants
09:15et je me dis,
09:16effectivement,
09:16ça me ferait de la peine
09:18qu'ils renoncent
09:19à avoir un deuxième enfant,
09:20voire même parfois
09:21un premier
09:22parce qu'effectivement,
09:23il y a un sentiment
09:23un petit peu d'incertitude.
09:25Ça me ferait vraiment
09:26de la peine
09:26qu'ils renoncent
09:27simplement pour cet aspect financier
09:28et si le prêt
09:29à taux zéro famille
09:30pouvait leur donner
09:31ce petit coup de pouce
09:32qui serait vraiment
09:33très important
09:34et qui permettrait
09:35effectivement même
09:36à des locataires
09:37qui peut-être
09:37n'avaient jamais pensé
09:38à pouvoir accéder
09:39à la propriété,
09:41effectivement,
09:41aujourd'hui,
09:42on a fait un petit peu
09:42nos calculs,
09:44nous, au sein
09:44du réseau L'Adresse
09:45et effectivement,
09:46si moi,
09:47je devais donner un exemple,
09:48moi, j'habite la région
09:49Toulonnaise,
09:50dans le Var,
09:51aujourd'hui,
09:51une location d'un T3,
09:53c'est à peu près 900 euros.
09:54Par mois de loyer.
09:56On est à peu près
09:56à 15 euros du mètre
09:57pour un 60 mètres carrés.
09:58Aujourd'hui,
09:59si on veut acheter
10:00à 3 500 du mètre
10:01à peu près
10:01sur la région Toulonnaise,
10:02on en a pour un peu plus
10:03de 210 000 euros.
10:05Sans le prêt à taux zéro,
10:06on est à un remboursement
10:08d'un petit peu plus
10:08de 1050 euros.
10:09Donc, bien au-dessus
10:10du loyer que je paierais
10:11à la même surface.
10:12Est-ce que nos locataires
10:13auraient la possibilité
10:14d'avoir cet endettement de plus ?
10:15Pas sûr.
10:16Aujourd'hui,
10:17avec le calcul
10:17des 100 000 euros possibles,
10:19on tomberait
10:20à un remboursement
10:21un peu inférieur
10:21à 900,
10:22à 890 euros.
10:24Donc, ça leur permettrait
10:24peut-être même
10:25d'intégrer...
10:25De gagner de l'argent
10:26en devenant propriétaire.
10:27D'intégrer peut-être
10:27les frais de notaire
10:28pour se garder une part travaux.
10:31Donc, ça,
10:31c'est une avancée,
10:33effectivement,
10:33qui me paraît majeure
10:34et qui nous permettrait,
10:35effectivement,
10:35nous, dans nos métiers,
10:37de dégager du logement
10:38et d'assurer
10:39une espèce de rotation
10:40et d'envie
10:42d'entreprendre là-dedans.
10:44Alors, bien sûr,
10:44on ne peut pas se dire
10:45qu'on va faire un enfant
10:46que pour les 100 000 euros
10:47parce que c'est un gros
10:47engagement à vie.
10:50Alors, on est tous parents,
10:51je crois,
10:51donc on sait très bien
10:52que ce n'est pas suffisant.
10:53Dans ce cas-là,
10:54il faut un PTZ
10:54un peu plus élevé.
10:56Un petit, petit souci
10:57et grand, grand souci.
10:58Ça, c'est nos grands-mères
10:59qui nous disaient ça,
11:00ça se confirme.
11:00Ça se vérifie.
11:01Ça se vérifie.
11:03Eric, même chose,
11:04est-ce que vous les sentez,
11:05ces acheteurs,
11:05je vais dire qu'ils sont
11:06à 100 000 euros près,
11:07évidemment,
11:07mais là,
11:08100 000 à 0% d'intérêt,
11:10ce n'est pas réellement
11:11100 000 de capacité supplémentaire.
11:13Mais enfin,
11:13est-ce que vous les voyez ?
11:14Ces gens qui...
11:17C'est ce coup de pouce-là
11:18qui leur permettrait
11:19d'avoir la chambre en plus.
11:20Alors, les acheteurs sont là.
11:21Tout le monde veut accéder
11:22à la propriété.
11:23D'ailleurs, on voit
11:24qu'il y a eu une baisse
11:25du nombre de propriétaires
11:26puisqu'on était à 58,
11:27on est passé à 57%.
11:28Oui, c'est vrai.
11:29Donc, il y a des signes
11:29annonciateurs qui se conjuguent
11:31et je pense que tout le monde
11:32a envie d'être propriétaire
11:33tout simplement
11:34parce que quand vous arrivez
11:34à la retraite,
11:35tout le monde parle
11:35de la retraite actuellement
11:36comme on va la financer
11:37demain, etc.
11:38Quand vous n'êtes pas propriétaire,
11:39que vous arrivez à la retraite
11:40et que vous avez vos revenus
11:41qui sont divisés par deux,
11:43voire même moins parfois,
11:45c'est extrêmement difficile.
11:47C'est angoissant.
11:48Donc, je pense que
11:48dans l'intérêt même
11:49d'une société,
11:51d'une société,
11:52là, on parle de quelque chose
11:52d'un intérêt
11:55au niveau de tous les Français
11:57dans la durée.
11:59Il faut être propriétaire.
12:00Quand on est propriétaire,
12:01forcément, on est mieux inséré
12:02dans la société.
12:03On se sent beaucoup mieux.
12:04Donc, c'est un gage
12:05aussi d'apaisement social.
12:06Mais Eric, là,
12:07vous prêchez une convaincue
12:09sur l'accès à la propriété
12:10pour des gens
12:11qui ne le sont pas déjà.
12:12Mais je trouve que Béatrice
12:13soulevait un point important,
12:14c'est que la déposité
12:14tient absolument
12:15à ce que ce ne soit pas réservé
12:17qu'aux primos accédants.
12:18Je le dis d'un mot, d'ailleurs,
12:19pour les primos accédants,
12:20ceux qui ne sont pas
12:20encore propriétaires,
12:22si ce PTZ famille voit le jour,
12:24vous pourrez le cumuler
12:24avec le prêt à taux zéro
12:26déjà existant.
12:27Mais bref,
12:27on passe sur les primos
12:28qui, pour le coup,
12:30sont seuls éligibles
12:31au PTZ classique.
12:32Alors, je crois que
12:32c'est extrêmement important, ça,
12:33parce qu'en fait,
12:34quand il y a des mesures
12:35comme ça en faveur de l'immobilier,
12:36très souvent,
12:37on l'interprète comme une aide,
12:39comme une aide à des gens
12:40pour qu'ils puissent
12:41accéder à la propriété
12:42parce qu'ils n'en ont pas
12:43les capacités.
12:44Je pense qu'il faut arrêter
12:45ce mode de fonctionnement.
12:46Il faut aider le secteur
12:48de l'immobilier
12:48au-delà des gens.
12:50Alors, évidemment,
12:52en ne réservant pas ça
12:55ni à des conditions de revenus
12:56ni aux primos accédants,
12:57forcément, on fait simple.
12:59C'est un signal fort
13:00qui est donné aux gens.
13:01Aujourd'hui, les gens,
13:01ils voient que les taux
13:02qui remontent.
13:02Qu'est-ce qu'ils se disent ?
13:03Ils disent, bon,
13:04on va peut-être attendre là.
13:06Et puis, la situation économique
13:07n'est pas trop bonne.
13:08On a les élections
13:09l'année prochaine.
13:10Donc, il y a...
13:11Et puis, il y a tout ce qu'on voit
13:12aujourd'hui
13:13avec ce qui se passe
13:14dans le Golfe et ailleurs.
13:15Tout ça, c'est extrêmement
13:15angoissant.
13:16Donc, il faut donner
13:17un signal fort
13:18qui dit aux gens,
13:19bah oui, on va y aller.
13:21Et ça, c'est extrêmement important
13:22dans l'intérêt même du pays.
13:23Mais je rebondis quand même là-dessus,
13:25Béatrice.
13:25C'est que moi, je me dis,
13:26mais est-ce qu'on ne va pas favoriser
13:27des gens qui sont déjà propriétaires,
13:29qui ont peut-être déjà
13:30les moyens de se payer
13:31la Chambre en plus ?
13:32Est-ce que ce n'est pas aussi
13:34la question de se dire
13:36qui on va aider ?
13:37Je ne suis pas tellement convaincue
13:38parce que nous,
13:38on est allé un petit peu
13:39interroger depuis qu'on a eu vent
13:41qu'effectivement,
13:41cette proposition de loi
13:42a été imminente.
13:43On est allé interroger, nous,
13:45les sociétaires du réseau L'Adresse
13:46et on a eu beaucoup de remontées
13:48où des agences nous disaient
13:50qu'ils avaient déjà
13:51plein d'idées de relance,
13:52pas forcément de propriétaires
13:54qui étaient multimillionnaires,
13:56bien au contraire.
13:57Plutôt des gens qui...
13:58Parce que nous,
13:59quand on fait quand même
14:00un des plus beaux métiers du monde
14:01que de loger nos clients,
14:04et effectivement,
14:04quand on découvre leurs projets,
14:06lorsqu'on se rend compte
14:07qu'en discutant avec eux,
14:08on va chez eux,
14:09on voit peut-être un enfant
14:10qui gambade,
14:10et puis on s'interroge,
14:12on discute avec eux,
14:13on essaye de comprendre
14:13ce qu'ils recherchent,
14:14eh bien, bon nombre,
14:16on sentait qu'ils avaient
14:18le sentiment de peut-être
14:19pas pouvoir vendre
14:20déjà un bien
14:20sur lequel peut-être
14:22pour les secondos accédants
14:23était déjà avec des taux
14:24à 1%
14:25pour ceux qui avaient eu
14:26la chance d'acheter
14:26à l'époque où on était
14:27à 1%.
14:27Comment lâcher le crédit
14:28à 1% pour un crédit
14:30à 3,5% ?
14:30Voilà, mais ce serait
14:31quand même effectivement
14:32dramatique de renoncer
14:33à un enfant
14:33pour une chambre de plus.
14:35Oui, parce qu'en fait,
14:36si vous calculez
14:37le prix de la chambre en plus,
14:38alors je sais que chez vous,
14:40Brice Cardi,
14:40le patron de votre réseau,
14:41avait fait un petit test,
14:42il adore Angers, Brice,
14:43en se disant,
14:44sur le papier,
14:45si je regarde les prix
14:45au mètre carré,
14:46ça peut valoir 50 000 euros,
14:47ma chambre en plus,
14:48mais 14-15 mètres carrés
14:49supplémentaires.
14:50Mais enfin, la réalité,
14:51c'est que je vais lâcher
14:52mon crédit à 1%
14:53ou en tout cas moins de 2%
14:54pour un autre à 3,5%
14:55entre les DMTO,
14:57les machins, les trucs.
14:58Et au final, lui,
14:59il dit que cette chambre en plus,
15:00ce n'est pas 5 ans,
15:00c'est 100 000 euros potentiellement.
15:02Donc effectivement,
15:03pour tous ceux
15:03qui ont un petit logement
15:04parce qu'ils ont eu la chance
15:06de pouvoir démarrer
15:07leur parcours résidentiel
15:08assez tôt,
15:09effectivement,
15:10cet accès à un logement
15:11plus grand est finalement
15:12assez complexe aujourd'hui.
15:13C'est ça aussi l'idée.
15:14Je trouve aussi, moi,
15:15qu'au niveau de la mutation
15:18et d'un dynamisme même
15:20du marché immobilier en général,
15:21ça permettrait effectivement
15:22peut-être à des locataires
15:23de libérer des logements
15:25un petit peu petits,
15:26peut-être à certains
15:27de se dire,
15:28ben voilà,
15:28on va libérer du logement
15:29peut-être pour des étudiants,
15:30pour des gens
15:31qui sont à mobilité.
15:32Donc je pense qu'effectivement,
15:33ça va complètement
15:34dans le sens de l'histoire
15:35pour effectivement
15:36faire d'une pierre deux coups,
15:38redonner ce dynamisme
15:40à notre marché
15:40qui frémit un petit peu
15:41et aussi effectivement
15:43permettre,
15:44on parlait de retraite
15:44tout à l'heure,
15:45les enfants qui vont naître
15:46aujourd'hui seront aussi
15:48ceux qui permettront peut-être
15:50à vous, Marie,
15:51et à mes enfants
15:52et peut-être au vôtre Eric,
15:54d'avoir une retraite.
15:55Il y a trois.
15:56Donc,
15:56il y a trois,
15:56vous avez encore mieux
15:57travaillé que moi.
15:57C'est votre femme
15:58qui a travaillé,
15:58c'est pas vous.
16:00Ça y est,
16:00on va partir sur le débat.
16:02mais deux,
16:02on est d'accord,
16:02c'est bien.
16:04Deux,
16:04c'est parfait,
16:05c'est très bien,
16:05on est très bien avec.
16:06Ne vous inquiétez pas,
16:07Béatrice.
16:07Non,
16:07mais Eric,
16:08d'un mot,
16:08parce que quand même
16:09sur ce sujet,
16:10l'universalité du dispositif,
16:12c'est quelque chose
16:12auquel la députée
16:13tient particulièrement
16:14et elle explique qu'elle
16:16considère que cette politique
16:17en faveur de la natalité
16:18ne doit pas forcément
16:19être une politique sociale.
16:20N'empêche,
16:21compte tenu des finances publiques,
16:23la question de savoir
16:24si n'importe qui
16:25peut avoir accès
16:26à ce type de dispositif,
16:27elle se pose.
16:28Est-ce que vous pensez
16:29véritablement
16:30qu'il ne pourrait pas
16:31y avoir une forme
16:32d'évolution
16:33de ce prêt à taux zéro famille
16:35en fonction des revenus
16:36des bénéficiaires
16:36sans pour autant
16:37sortir quiconque
16:38du dispositif ?
16:39Je pense qu'il ne faut pas
16:40avoir un raisonnement comptable
16:41en disant
16:42voilà ce que ça va coûter.
16:43Il faut voir aussi
16:44ce que ça va rapporter.
16:45C'est-à-dire,
16:46ce qu'on oublie derrière,
16:47c'est qu'il y a des entreprises
16:48qui travaillent,
16:49on oublie qu'il y a
16:49des revenus pour l'État,
16:51il y a des taxes pour l'État,
16:52donc tout ça
16:52est extrêmement positif.
16:53On sait que les revenus immobiliers
16:56en termes de l'imposition
16:58rapportent plus
16:58que l'impôt sur le revenu.
17:00Donc il faut réfléchir
17:01à tout ça.
17:02Il faut rentrer dans un schéma.
17:04Je pense qu'il faut
17:04changer le logiciel.
17:05Il faut passer
17:06d'une logique d'incitation
17:07à d'une logique
17:08de coercition.
17:09Coercition,
17:10c'est-à-dire on taxe.
17:11On taxe,
17:11on taxe,
17:12on taxe.
17:12On demande toujours plus
17:13parce qu'on sait que le déficit
17:14de toute façon,
17:15il grossit.
17:16Alors là,
17:16on essaie en train de travailler,
17:17tout le monde est paniqué avec ça.
17:18Mais ce n'est pas la conséquence
17:20aujourd'hui qu'on découvre ça.
17:21C'est la conséquence
17:22d'un long processus.
17:23C'est-à-dire que le logiciel
17:24doit changer.
17:25On doit passer
17:25à une logique d'incitation,
17:27donner envie aux gens.
17:29Donc ce dispositif,
17:29il s'inscrit tout à fait
17:30dans ce schéma-là.
17:31Et il y a d'autres schémas
17:32qui doivent intervenir,
17:33notamment avec le Jean Brun.
17:35Là, on voit
17:35qu'il y a un correctif aussi
17:36qui est en train d'intervenir,
17:38notamment pour l'ancien,
17:39avec les fameux 20%.
17:40Avant, c'était 30%.
17:41En matière de travaux,
17:42on est passé au 20%.
17:43Il y a aussi
17:44tout le dispositif
17:46concernant
17:47les passoires thermiques
17:48où on commence
17:50à revenir à la raison
17:50où on se dit
17:51« Ouh là là,
17:52il y a trop de logements
17:53qui sortent.
17:53Qu'est-ce qu'on fait ? »
17:54« Ah, me lancez pas là-dessus. »
17:56Non, non, mais bien sûr,
17:56on va donner la possibilité
17:58aux gens, quelque part,
17:59de faire des travaux.
18:00Oui, parce que c'est
18:01au moment de la mutation
18:02que les travaux sont.
18:02Donc il faut réfléchir,
18:03et j'insiste,
18:04j'élargis peut-être
18:04un peu trop le débat,
18:05mais il faut vraiment
18:06passer dans une logique
18:07d'incitation
18:08au-delà de ce fonctionnement
18:10de coercition.
18:11Ça me semble essentiel.
18:11Alors, il y a Alban,
18:13notre réalisateur,
18:14qui me dit dans l'oreillette
18:15« Oui, mais encore faut-il
18:15que les banques jouent le jeu. »
18:17Alors, je salue Alban
18:18qui, lui,
18:18a toutes les galères du monde
18:19avec son éco-PTZ,
18:21ce qui est un peu différent, Alban.
18:22Je m'adresse à lui
18:23parce que le prêt
18:24à taux zéro actuel
18:25et futur,
18:25s'il existe,
18:26en l'occurrence,
18:26il est entièrement compensé
18:28par l'État.
18:29Donc elles sont beaucoup
18:30moins friloses là-dessus
18:31et le fonctionnement
18:32est beaucoup plus sain.
18:32C'est-à-dire qu'on regarde
18:33le taux de marché,
18:34on regarde le 0% d'intérêt
18:35et l'écart entre les deux,
18:37c'est l'État
18:37qui paye à la banque.
18:38Et du coup,
18:39je vous regarde, Béatrice,
18:40parce que je parle du coût
18:41et effectivement,
18:42le logement,
18:42on sait,
18:43ça rapporte plus
18:43qu'il ne coûte,
18:44tout ça, tout ça.
18:44D'accord.
18:45N'empêche,
18:46en période de hausse
18:47des taux d'intérêt,
18:48si c'est à l'État,
18:49justement,
18:50de compenser l'écart
18:51entre les taux de marché
18:52et ce 0%,
18:53est-ce que vraiment,
18:54il n'y a pas un risque ?
18:56Vous saviez,
18:56les fameuses niches
18:58qui s'envolent,
18:59qui galopent,
19:00qui galopent.
19:01Est-ce que ça,
19:01ce n'est pas un risque quand même ?
19:03Alors, ça pourrait l'être,
19:04on verra ce que donneront
19:05les débats aussi
19:05à l'Assemblée nationale.
19:06L'échange,
19:07il est là aussi
19:08pour construire
19:08une loi à venir,
19:10mais effectivement,
19:11elle est pleine d'optimisme.
19:13Alors, moi,
19:13personnellement,
19:14qu'on plafonne,
19:15mais qu'on arrête aussi
19:16de plafonner
19:17et d'exclure
19:18toutes les classes moyennes
19:19du dispositif,
19:19parce que finalement,
19:20on se rend compte,
19:21nous, au quotidien,
19:22dans nos agences,
19:23que ce sont aussi celles-ci
19:24qui parfois souffrent.
19:26Je ne parle pas peut-être
19:28des très très hauts revenus,
19:29bien évidemment.
19:30À un moment donné,
19:30il faudra peut-être
19:31être cohérents là-dessus.
19:33Et je pense qu'effectivement,
19:34il faut l'élargir
19:34au plus grand nombre
19:35pour redonner cette dynamique.
19:37On se rend compte quand même
19:38depuis des années
19:39que la politique du logement,
19:40elle a été un petit peu oubliée.
19:42On est là.
19:42On parle oubliée.
19:44Non, Béatrice,
19:44elle est très politiquement correcte.
19:47Je n'ai pas osé.
19:48Vous avez vu,
19:48j'ai été un petit peu...
19:49Allez-y, Bette.
19:49Voilà.
19:50On a été oubliée.
19:51On n'a pas eu de ministre du logement
19:52sur certaines mandatures,
19:54etc.
19:55Donc, effectivement,
19:56je pense qu'il est temps
19:56parce que, bon là,
19:58on parle, effectivement,
19:59on est axé sur la famille,
20:00l'accroissement du nombre d'enfants.
20:02On se rend compte, nous,
20:03au quotidien,
20:04qu'on a besoin de loger
20:05de plus en plus de personnes,
20:06de familles monoparentales,
20:07malheureusement,
20:07pour plein de raisons.
20:09Ou pas, d'ailleurs !
20:10Non, ou pas !
20:10Malheureusement, j'entends.
20:12On a besoin de loger
20:13et nous,
20:14notre objectif premier,
20:15c'est de faire ce beau métier
20:17qui est de trouver un toit
20:18à nos clients
20:19et que, si en plus,
20:21c'est pour agrandir des familles
20:22et pour qu'on puisse suivre
20:23la vie de nos clients.
20:24Et qu'on ait plus de berceaux
20:26que de cercueils.
20:27C'est ça l'idée ?
20:27Je vous rappelle
20:28que la bascule démographique,
20:29elle est là.
20:31Juste, il nous reste
20:31six minutes de débat.
20:33On a beaucoup parlé
20:33de comment je relance la demande.
20:35On a des politiques
20:35qui sont au boulot,
20:36donc c'est tant mieux.
20:37Il y a des offres
20:39de logements familiaux aujourd'hui ?
20:41Parce que c'est un vrai sujet.
20:42Est-ce qu'il y a véritablement
20:43des logements familiaux
20:45accessibles aujourd'hui ?
20:47C'est un problème de stock.
20:50C'est-à-dire que s'il n'y a pas
20:51assez de biens sur le marché,
20:52forcément,
20:53il risque de ne pas y en avoir assez.
20:55Donc tout est lié.
20:55Donc il faut plus de logements
20:57parce que l'immobilier,
20:58ce n'est pas uniquement
20:59un domaine spécifique,
21:00c'est tout un ensemble de choses.
21:01Il faut plus de logements neufs,
21:03il faut que les conditions de crédit
21:04aussi s'améliorent,
21:05notamment peut-être
21:06avec le reste à vivre
21:07dont on parle beaucoup.
21:07Oui, c'est vrai.
21:08Il faut tout un arsenal
21:10de dispositions
21:10qui vont permettre
21:11de relancer la machine.
21:13Si, effectivement,
21:13il n'y a pas assez
21:14de logements familiaux
21:15dans certains endroits,
21:16notamment peut-être à Paris
21:17ou effectivement...
21:18Toutes les villes tendues.
21:19Pourquoi ?
21:19Oui, parce que les prix
21:20sont trop élevés.
21:20Parce que les prix
21:21sont trop élevés
21:22et puis il y a deux sujets
21:23et ça nous envoie aussi
21:24sur l'aspect démographique.
21:25Alors on ne va pas faire
21:25tous ceux qui ont pris
21:26des grands apparts,
21:27qui les ont découpés
21:27en plein de petits
21:28pour les meubler
21:29et maximiser leur rendement.
21:30On va éviter d'en parler.
21:31Mais par contre,
21:32il y a un autre sujet
21:32d'ordre démographique
21:33qui est,
21:34et je m'adresse aux seniors,
21:36qui vivent dans des logements
21:38qui sont beaucoup moins adaptés
21:40qu'ils ne l'étaient auparavant
21:41et donc avec des grandes surfaces
21:42où ils ne sont plus
21:43qu'un ou deux à domicile.
21:44Effectivement,
21:45il y a tout ce sujet aussi
21:46de la rotation qui compte.
21:48Il est évident que de toute façon,
21:50notre métier,
21:51c'est un maillage.
21:51On se rend compte
21:52qu'effectivement,
21:53il y a un moment donné,
21:54quand certains rouages
21:55de notre métier
21:56se grippent un petit peu,
21:57on a effectivement
21:58un marché comme on l'a connu.
22:00Alors on a évidemment
22:00des éléments extérieurs.
22:01On a une guerre en Ukraine,
22:03on a plein d'autres petites choses
22:04qui sont venues parasiter.
22:05Mais à un moment donné,
22:06quand effectivement,
22:07on construit moins de logements neufs,
22:09quand à un moment donné,
22:10on a des taux d'intérêt
22:11qui augmentent trop,
22:12quand tout ça,
22:14c'est effectivement...
22:14Parce que le neuf d'aujourd'hui,
22:16c'est l'ancien de demain.
22:17Exactement.
22:18Et donc,
22:18c'est un petit millefeuille
22:19qui fait qu'effectivement,
22:20il faut trouver des solutions
22:21pour redonner l'envie
22:24à nos clients d'entreprendre,
22:26de faire.
22:27Alors,
22:27c'est toujours pareil,
22:28le marché de l'offre
22:29et de la demande arrivera
22:30quand les gens auront
22:32retrouvé cette envie de faire,
22:33alors que ce soit
22:33pour retrouver une chambre de plus,
22:35libérer peut-être
22:36un T3 par-ci,
22:38un T2 par-là,
22:38peut-être même plus petit.
22:39Et effectivement,
22:41je pense que ça va
22:43redynamiser fortement.
22:44Alors moi,
22:44dans ma région,
22:44dans le Var,
22:45on est quand même...
22:46En termes...
22:47Dans un marché plus équilibré.
22:49Plus équilibré,
22:49plus de maisons,
22:50donc qui sont plutôt,
22:52nous,
22:53produits standards,
22:54c'est plutôt du T4,
22:55donc trois chambres.
22:56Waouh !
22:57Non,
22:58c'est douze chambres à Paris.
22:59Oui,
22:59Donc après,
23:00effectivement,
23:00il y a des spécificités
23:02aux grandes villes
23:03et aux zones tendues.
23:04On est quand même
23:04dans un marché tendu,
23:05nous,
23:05sur le bassin de Né-Yérois.
23:06Mais je pense qu'il faut
23:07être créatif.
23:08Vous preniez l'exemple
23:09de l'appartement familial
23:11avec les personnes
23:12qui sont seniors.
23:13Aujourd'hui,
23:13c'est trop grand pour eux.
23:14Pourquoi pas favoriser
23:16la possibilité
23:17de trouver des locataires
23:18en mettant des avantages fiscaux,
23:20finalement,
23:21qui seraient récupérés
23:21derrière par l'État.
23:23Donc,
23:23il faut être créatif.
23:24On sait qu'à Paris,
23:25notamment,
23:26on a des besoins
23:27en matière de location.
23:28Tout le monde le sait.
23:28Il n'y a pas assez
23:29de logements à louer.
23:30Donc,
23:30on a des seniors
23:31qui sont dans un grand
23:32cinq pièces dans le 16e
23:33et puis qu'effectivement,
23:34les enfants sont partis.
23:35Pourquoi ne pas leur donner
23:37la possibilité
23:37de louer une partie
23:38de leur logement
23:40en prévoyant des travaux ?
23:41Peut-être quelque chose
23:42qui va améliorer
23:43la fluidité
23:43du marché immobilier
23:45et augmenter
23:46l'offre de logements.
23:47Parce que le problème,
23:48il est là.
23:49Le problème des prix élevés,
23:50c'est un problème d'offres
23:51parce qu'il n'y en a pas assez.
23:52Parce que s'il y en a assez,
23:53évidemment,
23:54les prix s'équilibrent.
23:55Donc,
23:56on est dans ce schéma-là.
23:57Après,
23:57il risque aussi
23:58d'y avoir un sacré choc démographique.
23:59Il y a eu pas mal d'études
24:00sur le sujet
24:01au moment
24:01où tous ces baby-boomers
24:02vont partir.
24:04Et on va se retrouver aussi
24:06avec sur le marché
24:07des grandes maisons,
24:08des appartements très grands,
24:09vides,
24:09et qui vont revenir
24:10sur le marché.
24:11Parce que le sujet,
24:12ce n'est pas d'attendre.
24:13Oui, mais on n'en est pas là.
24:14Effectivement.
24:14Un petit investissement viagé.
24:16Si je pouvais me permettre
24:16une petite touche d'humour,
24:18il est certain
24:18que ce n'est pas à nos retraités
24:19qu'on demandera
24:20d'avoir un autre enfant
24:20pour quitter leur logement.
24:22Ça, c'est sûr.
24:23Normalement,
24:24on ne sait jamais.
24:25De là,
24:26les inciter à quitter
24:26leur grand logement.
24:27Non, mais il peut y avoir
24:29aussi des incitations fiscales.
24:30Je rejoins ce que disait Éric,
24:31des incitations fiscales aussi
24:33pour quitter ce logement,
24:34pas uniquement
24:34pour le mettre à la location.
24:35Mais bon,
24:36si c'est entre le choix
24:37de l'appartement
24:37dans lequel on a vécu 30 ans
24:39et une maison de retraite...
24:41J'ai trouvé la solution.
24:42Demandez à vos retraités parisiens
24:44du 16e
24:44de venir s'installer
24:45dans le bar.
24:46Voilà, on va donner
24:47le 06.
24:49Mais il y a les logements
24:49vacants aussi, Marie.
24:50Il y a le banc
24:51qui dit qu'ils sont déjà à Nice.
24:53Alors, mais venez
24:53à Yerles-les-Palmiers.
24:55Moi, je suis à côté de Yerles-Palmiers.
24:56C'est la plus belle côte sauvage.
24:58Et il y a une biscuiterie.
24:59Bon, ce n'est pas
24:59tout le sujet, mais...
25:01Il y a les logements vacants
25:02aussi à Paris.
25:03On a énormément
25:03de logements vacants.
25:05Il faut se poser la question.
25:06Pourquoi ces logements
25:06sont-ils vacants ?
25:07Est-ce qu'on a des gens
25:08qui gardent le logement
25:09comme ça par plaisir ?
25:10Il y a des raisons
25:11pour lesquelles le logement
25:11est vacant.
25:12Alors, il y a souvent...
25:13Alors, moi,
25:13pour avoir eu pas mal
25:14de discussions
25:15avec la joie Omer
25:16chargée du logement,
25:17Jacques Baudrier,
25:17il y a souvent
25:18des personnes âgées
25:19qui s'en soucient plus.
25:21Et ce n'est pas du tout
25:21la recherche d'un gain
25:23ou la crainte d'eux.
25:24C'est simplement
25:25qu'ils s'en soucient plus.
25:26Et donc, le sujet,
25:26c'est aussi de pouvoir
25:27communiquer, expliquer.
25:28Pour les accompagner.
25:30Ça veut dire qu'il y a
25:30un vrai travail d'accompagnement,
25:32que ce soit avec des mesures
25:33d'incitation
25:34ou avec des mesures d'aide
25:35pour aider ceux
25:36qui ne savent pas
25:37à avoir plus de logements.
25:38Parce qu'à Paris,
25:39il y a énormément
25:40de logements vacants.
25:41Et puis, c'est aussi
25:41une façon de revoir
25:42la fiscalité.
25:42D'ailleurs, je sais que
25:43dans les tuyaux
25:44pour le projet
25:45de loi de finances
25:45pour l'an prochain.
25:46L'idée, ce serait aussi
25:47de décorréler
25:48la taxe foncière
25:50des résidences secondaires.
25:52Parce qu'aujourd'hui,
25:52vous avez une surtaxe
25:53d'habitation
25:53sur les résidences secondaires.
25:55Si vous baissez
25:56la taxe foncière,
25:57vous baissez aussi
25:58la surtaxe
25:59sur les résidences secondaires.
26:01Donc, quand on a
26:01des élus locaux
26:02qui veulent faire
26:04moins de résidences secondaires
26:05mais en même temps
26:06faire plaisir
26:06à leurs administrés
26:07et les habitants permanents,
26:08c'est compliqué.
26:09Donc, ça aussi,
26:10ça fait partie
26:11des petites choses,
26:12des petites lignes
26:12sur notre fiscalité.
26:14Trop de taxes,
26:15trop de coercition,
26:16de l'incitation.
26:17Là, il n'est pas d'accord
26:18avec moi.
26:18Et puis, je crois
26:19que c'est notre métier
26:19aussi d'agent immobilier
26:20d'arriver à conseiller
26:22aussi bien nos seniors
26:23sur des possibilités.
26:25On a aussi, nous,
26:26dans nos métiers,
26:26dans nos agences,
26:27l'adresse des possibilités
26:29de les accompagner
26:29sur de la gestion
26:30de patrimoine,
26:31sur des placements,
26:31sur des choses.
26:32On peut aussi retravailler
26:33le projet global immobilier
26:34et je pense que c'est aussi
26:35ce qui fait la richesse
26:36de notre métier.
26:38Mais bien sûr,
26:39aller convaincre les seniors
26:40en leur trouvant
26:41un logement plus adapté
26:42et peut-être moins coûteux
26:43et moins fatigant à l'usage
26:44pour pouvoir le libérer
26:45pour la famille.
26:46Et des donations aux enfants.
26:47Ils sont super pétésés.
26:48Et des donations aux enfants.
26:50On boucle la boucle.
26:51Non, pas l'EHPAD.
26:52Pas l'EHPAD,
26:52me dit Alman.
26:53Non, non, non.
26:54On garde nos seniors.
26:55Merci à tous les deux.
26:56Béatrice Fava-Poinceau,
26:57directrice de l'agence L'Adresse
26:59à l'accro
26:59et présidente
27:00de la fondation L'Adresse.
27:01Et évidemment,
27:02Éric Allouche,
27:02le directeur exécutif du réseau
27:04ERA.
27:04Merci tous les deux
27:05d'avoir été avec nous.
27:06Les experts de l'IMO
27:07reviennent demain
27:08à l'heure de votre déjeuner
27:09sur BFM Business.
27:12Les experts de l'IMO
27:13sur BFM Business.
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