- il y a 7 heures
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
Catégorie
📺
TVTranscription
00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur d'Aurora.
00:08Et les experts de l'IMO, c'est tous les jours sur BFM Business, mais avant cela, un rappel des
00:12principaux titres de l'actualité,
00:1313e jour de guerre au Moyen-Orient, et cette alerte aujourd'hui de l'Agence internationale de l'énergie,
00:18elle parle de la plus importante perturbation de l'histoire sur l'approvisionnement de pétrole face au blocage persistant du
00:24détroit d'Hormuz.
00:25L'AIE indique que les pays du Golfe réduisent désormais d'au moins 10 millions de barils par jour leur
00:30production.
00:31Il faut dire que l'Iran intensifie ses frappes contre les infrastructures pétrolières de la région.
00:36Résultat, le prix du baril se rapproche de nouveau des 100 dollars, il les avait même dépassés la nuit dernière.
00:41Regain de tension également sur le marché obligataire face aux risques inflationnistes.
00:46Le taux de la dette française à 10 ans flirte de nouveau avec les 3,6% ce midi, alors
00:50qu'il était redescendu vers 3,4% mardi.
00:54Et puis conséquences concrètes en France de cette guerre et de ces tensions sur les prix du pétrole et du
00:58gaz,
00:58les représentants du monde agricole et ceux du carburant ont été reçus ce matin à Bercy.
01:03Objectif, trouver une mesure capable de limiter les hausses de tarifs à venir.
01:07Parmi les idées qui tiennent la corde côté exécutif, un encadrement des marges des distributeurs.
01:13Allez, c'est l'heure des experts de Limo.
01:20Et les experts de Limo, c'est tous les jours sur BFM Business à l'heure de votre déjeuner.
01:28Une demi-heure pour parler de notre immobilier, de nos logements, mais aussi de nos quartiers d'affaires
01:34puisque ce sera le sujet de notre journaliste Emma Rodeau qui est depuis le début de la semaine au Mipim
01:39à Cannes
01:40et qu'on retrouvera dans le cadre de notre pro de Limo du jour.
01:43Ensuite, vous en avez l'habitude, retour en plateau pour le débat du jour.
01:47Et aujourd'hui, on va parler colocation.
01:50Est-ce que finalement, ce n'est pas le meilleur des deux mondes pour les propriétaires bailleurs,
01:54ceux qui investissent là-dedans, mais surtout pour les usagers, les colocataires ?
01:58On verra ça dans quelques instants.
01:59Mais d'abord donc, notre pro de Limo à Cannes.
02:04Les experts de Limo, le pro de Limo.
02:07Et donc, on retrouve notre journaliste Emma Rodeau depuis le grand salon du Mipim à Cannes.
02:13Emma, qui va nous parler aujourd'hui du renouveau de la Défense,
02:16le plus grand quartier des affaires de France quand même
02:19et qui a besoin de se réinventer pour en parler.
02:22Emma, vous êtes ce midi avec Pierre-Yves Guisse, le directeur général de Paris La Défense justement.
02:31Effectivement, bonjour Marie, bonjour Pierre-Yves Guisse.
02:34Bonjour.
02:35Alors, le quartier de la Défense, premier quartier tertiaire européen
02:38avec ses 3,8 millions de mètres carrés de bureaux,
02:42est confronté à différents enjeux depuis plusieurs années.
02:44À la fois la rénovation du parc existant,
02:47un enjeu de hausse de la vacances depuis la période post-Covid,
02:50l'évolution de la demande.
02:51Et justement, l'an dernier, le nombre de mètres carrés nouvellement placés
02:55a diminué de 31% par rapport à l'année 2024.
02:57Et ce, sans prendre en compte par contre les renouvellements de Beau,
03:00on a vu quelques grandes opérations, notamment RTE, Soprasteria.
03:04Comment se porte la demande ?
03:05Comment s'est-elle redessinée ces dernières années, ces derniers mois ?
03:08Alors, l'année 2025 a effectivement vu se confirmer un certain nombre de tendances
03:13qu'on voyait se dessiner depuis les années Covid
03:15et qui étaient déjà présentes en 2024.
03:18C'est d'une part, vous avez raison, une diminution des grandes transactions,
03:21qui est quelque chose qu'on observe sur l'ensemble de l'île de France.
03:24Même si, et vous faites bien de le rappeler,
03:26les chiffres agrégés de la demande ne tiennent pas compte.
03:29Et c'est pourtant très significatif en ce moment à la Défense
03:31des réengagements d'entreprises qui sont déjà présentes.
03:34Il y a presque 100 000 mètres carrés qui ont été resignés par des grands comptes
03:37KPMG, Sopra et RTE ces derniers mois.
03:41Donc ça, c'est très important.
03:42Mais à côté de ça, et à côté de cette baisse des grandes surfaces,
03:46une vraie augmentation, un vrai développement rapide
03:49de la demande de petites et moyennes surfaces.
03:51Donc dans notre jargon, petites et moyennes, c'est moins de 5 000 mètres carrés.
03:54Et ça, ça correspond à la diversification accélérée du tissu économique
03:59de la Défense qu'on observe depuis le Covid.
04:01C'est-à-dire que de la situation historique où on avait une entreprise par tour,
04:06préférentiellement banque, industrie, énergie,
04:08on arrive à toutes sortes de secteurs de l'économie,
04:11la santé, la pharmacie, le commerce de détail, le luxe, les technologies
04:14qui ont tendance à se répartir dans des surfaces plus petites.
04:18Donc ça change effectivement structurellement la nature de la demande
04:21et donc ce que les propriétaires sont en situation d'offrir à leurs occupants.
04:26Et ça, ça a eu un effet ces dernières années.
04:28C'est la hausse de la vacance qui atteint aujourd'hui les 14,5% du parc.
04:33Quels sont peut-être les moyens de lutte contre cette vacance
04:35dans vos programmes ?
04:36Alors, le premier moyen de lutter contre la vacance,
04:39clairement, c'est de remplir les bureaux
04:40et c'est d'insister, ce que nous faisons au MIPIM,
04:43ce que nous faisons mois après mois, année après année,
04:45sur la vocation économique et sur l'attractivité économique de la Défense
04:49qui demeure au premier plan.
04:51Je rappelle études publiées par EY et Urban L'Institut l'année dernière
04:55qui montrent que la Défense reste le quartier d'affaires
04:58le plus attractif d'Europe, le quatrième au monde
05:00et donc une vraie vocation à continuer d'attirer,
05:03de retenir des grands comptes et des entreprises de toutes sortes.
05:05Mais à côté de ça, vous avez raison,
05:07il y a certains types de surfaces de bureaux
05:10qui ont sans doute vocation à rester durablement vacantes
05:12parce qu'elles sont trop vieilles, trop compliquées,
05:15trop obsolètes pour être réutilisées en bureau
05:18et donc qui vont devoir être transformées
05:20à la fois pour réduire, vous le disiez, la vacance
05:24mais aussi pour nous permettre de développer des usages
05:26qui manquent aujourd'hui à la Défense.
05:27Je rappelle la Défense imaginée dans les années 60-70
05:31avec une vision très monofonctionnaliste,
05:33beaucoup de bureaux et pas grand-chose d'autre.
05:35On sait qu'on doit développer des logements,
05:37des fonctions de vie étudiante, d'enseignement supérieur,
05:40de loisirs, de culture
05:41et pour ce faire, transformer une partie des bureaux vacants
05:44et des bureaux obsolètes est une solution privilégiée.
05:46C'est pour ça qu'on a montré au MIPIM,
05:48je ne vais pas le résumer ici parce qu'il faudrait 3 heures,
05:51mais les grandes orientations de ce nouveau programme
05:54qu'on va déployer qui prévoit la transformation
05:56de 400 000 m2 de bureaux obsolètes
05:57pour y faire notamment 5 000 nouveaux logements
05:59et donc faire d'une certaine manière d'une pierre de coup.
06:02Oui, 5 000 nouveaux logements à l'horizon 2040.
06:05C'est une étude que vous avez présentée hier
06:07avec derrière des enjeux tout de même de modèle économique.
06:10C'est ce que pointent des investisseurs.
06:11Est-ce qu'on peut faire du logement abordable
06:13et pas seulement du co-living, du logement étudiant ?
06:17Est-ce qu'il y a un modèle là-dessus ?
06:18Et peut-être quels sont les freins aussi réglementaires à lever ?
06:21Alors, l'avantage d'avoir cette conversation aujourd'hui,
06:24c'est que les freins, qui sont très nombreux,
06:26ont déjà largement été mis sur la table.
06:27Il y a tout un travail d'expertise et de recherche
06:29qui avait été commandité notamment par la précédente
06:31ministre du Logement, Valérie Létard,
06:33avec beaucoup de rapports et de propositions
06:35qui ont été mises sur la table.
06:36C'est vrai que la défense concentre un petit peu
06:38toutes ces difficultés, les amplifie à cause des tours,
06:40à cause des grands volumes immobiliers,
06:42mais on a aussi le grand avantage d'être un territoire
06:44sur lequel on a tous les investisseurs de la place,
06:47tous les architectes, toutes les entreprises,
06:48et donc une vraie mobilisation collective
06:50pour faire aboutir les choses.
06:51Donc, je n'ai pas aujourd'hui la martingale
06:53du modèle économique qui permettra à coup sûr
06:55de transformer les bureaux en logements,
06:57mais beaucoup d'envie de tester et de faire
06:59et des projets qui sont déjà en gestation,
07:01comme on a pu en parler ces derniers jours au mi-pième.
07:03Je vous remercie pour cette intervention.
07:06Je rappelle que vous êtes directeur général
07:08de l'établissement public local Paris La Défense,
07:10Pierre-Yves Guisse. Merci beaucoup.
07:11Merci beaucoup.
07:12Et merci à Emma, Emma Rodot,
07:14donc aux côtés de Pierre-Yves Guisse,
07:15et puis surtout avec les moyens techniques aussi
07:17d'Olivier Melland, qu'on a retrouvé toute la semaine
07:19quand même pour parler de ce fameux mi-pième à Cannes,
07:22BFM Business, donc en direct du mi-pième à Cannes.
07:24Merci à Emma, merci à Olivier,
07:26merci à la régie, merci à tout le monde,
07:28parce que maintenant, c'est l'heure du débat.
07:31Les experts de l'IMO, le débat.
07:34Et oui, merci à mes invités, Mathilde Hunou,
07:37vous êtes la directrice régionale France,
07:40générale, c'est bien aussi.
07:41France-Belgique de Studapart.
07:44Bonjour Mathilde.
07:44Bonjour Marie.
07:45Et à mes côtés également, Philippe Lozral,
07:46le président de Finzel Group.
07:48Bonjour Philippe.
07:49Bonjour Marie.
07:49Bon, vous êtes tous les deux sur ce plateau
07:51pour qu'on parle colocation,
07:53et ce qui est intéressant,
07:53c'est qu'on va avoir vos deux prismes, en fait,
07:56qui sont un peu différents.
07:57Mais déjà, pourquoi on parle colocation ?
07:59La première question que j'ai envie de vous poser,
08:00est-ce que c'est un vrai marché,
08:02sur le marché locatif,
08:03que celui de la colocation ?
08:05Est-ce qu'il pèse ce marché ?
08:07Alors, nous, ce qu'on voit côté Studapart,
08:09c'est que c'est à peu près 60%
08:10de nos logements disponibles
08:12qui sont des logements en colocation.
08:14Donc, il y a un réel engouement.
08:15Donc, c'est même majoritaire ?
08:16C'est même majoritaire.
08:17Sur notre type d'étudiants,
08:18nous, on a à peu près 60% d'étudiants français
08:20et 40% d'étudiants étrangers.
08:22Mais ça représente 60% aujourd'hui
08:24des logements qui sont réservés sur la plateforme.
08:27Et c'est un chiffre qui est plutôt stable.
08:29Oui, alors d'ailleurs, en rentaine,
08:30je vous posais la question,
08:31parce que je disais, moi,
08:32j'ai eu l'impression qu'il y a quelques années,
08:34quand moi-même, j'avais quelques études encore,
08:37j'avais le sentiment que ça avait moins la cote,
08:40la coloc, qu'on cherchait plus le petit studio tout seul.
08:43Et vous, ce que vous constatez,
08:44c'est plutôt une forme de stabilité.
08:46Il n'y a jamais eu un moment moins d'affect pour la coloc ?
08:49Ces dernières années, c'est plutôt stable.
08:51Après, on voit quand même,
08:52parce que c'est une solution aussi
08:53pour rompre l'isolement
08:54qu'on a pu voir pendant le Covid.
08:57Beaucoup d'étudiants qui étaient seuls chez eux
09:00dans leur logement.
09:01C'est vraiment une solution aussi
09:02pour vivre aussi en communauté.
09:04Et donc, ça s'est beaucoup développé ces dernières années.
09:06Mais là, je regarde par rapport à l'année dernière,
09:08c'est plutôt stable.
09:09Oui, parce que je vous parle d'un truc
09:10il y a une vingtaine d'années.
09:11Donc, effectivement, les choses,
09:12on ne va pas regarder à si long terme.
09:14Alors, ce qui est intéressant,
09:15c'est que du coup,
09:16vous allez être vraiment notre thermomètre,
09:17là, pour le coup, Mathilde,
09:18de ce marché de la colocation
09:20et en particulier du point de vue
09:22des colocataires et des étudiants.
09:24Et puis, de l'autre côté, Philippe,
09:25c'est la première fois que vous venez nous parler.
09:27Colocation, pourquoi ?
09:28On a, au sein du groupe Finzel,
09:30on a eu une structure
09:31dont nous avons fait l'acquisition
09:32qui s'appelle Colosseum Invest,
09:33anciennement colocataire.
09:34Ah, mais oui, colocataire ERE.
09:37Colocataire ERE.
09:37Mais oui, je m'en suis bien.
09:38Et anciennement colocataire
09:39qui, désormais, s'appelle Colosseum Invest
09:41qui, depuis 12 ans,
09:43développe une offre en colocation
09:45de rénovation de logement en colocation
09:47destinée aux étudiants
09:48mais aussi aux jeunes actifs
09:49puisqu'on a près de 25% selon les villes
09:52de locataires qui sont des jeunes actifs
09:55et c'est aujourd'hui à peu près 5 000 chambres
09:57que nous avons en gestion
09:58sur tout le territoire,
09:59sur 17 villes.
10:00Donc, on a, nous aussi,
10:01une bonne vision de ce qui se fait.
10:03Pour compléter,
10:04vous parliez tout à l'heure
10:04de rompre l'isolement
10:06au travers de la colocation,
10:07c'est aussi un moyen
10:07de se loger moins cher.
10:09C'est grosso modo 20% de loyer en moins
10:11pour le locataire
10:12lorsqu'il habite dans une coloc
10:14plutôt que d'habiter dans un studio.
10:17C'est un élément important
10:18dans ces problématiques
10:19de pouvoir d'achat pour les étudiants
10:20que de trouver des solutions de logement
10:22à plus forte raison
10:23lorsque vous avez des modalités
10:25et des modalités de location
10:27qui permettent de continuer
10:28à bénéficier de l'APL
10:29et ainsi de suite.
10:30Tout ça, c'est tout ça
10:31mis bout à bout.
10:31C'est un vrai coup de pouce
10:32qu'on donne aux étudiants
10:34ou aux jeunes actifs
10:34pour se loger
10:35dans les grandes agglomérations.
10:36Mais oui, et Mathilde,
10:37vous avez vraiment effectivement
10:38des chiffres pour prouver ça
10:39parce que c'est vrai
10:40qu'il y a le point de vue.
10:41Savoir si effectivement
10:42c'est un vrai marché,
10:42vous y avez répondu.
10:43Et pour cause,
10:44Philippe le disait,
10:45les tarifs ne sont clairement
10:46pas les mêmes
10:47quand j'achète,
10:48quand je loue,
10:48j'achète moi,
10:50quand je loue une chambre
10:51en coloc.
10:52Vous pouvez aussi.
10:53Je peux aussi ?
10:54C'est dingue,
10:55cette journée est formidable.
10:57Quand je loue une chambre
10:58en coloc
10:59que quand je loue un studio.
11:00Vous avez des prix
11:01que vous avez sortis
11:02sur un baromètre 2025
11:04sur ces prix-là.
11:05On est à quel niveau
11:06à peu près ?
11:07Quels écarts à peu près ?
11:08On est à peu près à 20%
11:09en effet,
11:10en moyenne nationale.
11:11On est à 560 euros
11:12à peu près
11:12sur une chambre
11:13en colocation
11:13au niveau national.
11:14à peu près 760
11:16sur du studio.
11:18Donc là,
11:18je fais l'écart de studio
11:19qui est vraiment
11:19le plus important.
11:20Et après,
11:21il y a des écarts
11:21qui varient.
11:22Région parisienne,
11:23Paris-Centres,
11:23on est plutôt à 18%.
11:25On est un peu plus
11:26autour de 10%
11:27sur certaines zones
11:28d'agglomérations
11:29plus petites.
11:30Donc,
11:30ça varie effectivement
11:31en fonction des marchés.
11:33Mais c'est un réel,
11:34c'est la raison première aussi
11:35de choisir la colocation.
11:36Parce que vous parliez
11:37effectivement de dire
11:38bon,
11:38on est moins seul.
11:39OK,
11:39parfois,
11:40on n'a pas forcément
11:40envie d'être moins seul.
11:43Parfois,
11:44pour des raisons,
11:44c'est la première source
11:45de coût pour les étudiants
11:46et pour leurs parents,
11:47c'est le logement.
11:48Mais justement,
11:49est-ce que cette crise
11:50du logement
11:50qu'on traverse
11:51depuis un petit moment
11:51maintenant,
11:52et les pouvoirs publics
11:53semblent enfin peut-être
11:54essayer de se réveiller,
11:54mais enfin,
11:55cette crise du logement,
11:57est-ce que justement,
11:58elle n'a pas porté aussi
11:59ce segment spécifique
12:00de la colocation
12:01avec l'idée justement
12:02de chercher à faire
12:02des économies,
12:04coûte que coûte ?
12:07Deux éléments par rapport à ça.
12:08Soit on est dans la construction
12:09de logements neufs
12:10et effectivement,
12:10c'est des offres qui se développent,
12:11soit dans de la rénovation,
12:12ce qui permet de construire
12:14la ville sur la ville,
12:14rénover des appartements
12:15qui sont parfois,
12:16qui ont des problématiques
12:17thermiques et ainsi de suite,
12:18que de le faire
12:19et de les transformer
12:20autant que ça se peut
12:21en colocation.
12:22Le point important
12:23sur le marché de la colocation
12:24et son évolution,
12:25c'est que de mon temps,
12:27en tant que colocataire,
12:29je l'ai été,
12:30à Lille à l'époque,
12:32c'était un peu
12:32la colocation à l'ancienne.
12:34On prenait un appartement,
12:35un T3,
12:36on se mettait à deux chambres dedans,
12:38on mettait les meubles
12:38de la grand-mère
12:39et on fonctionnait comme ça.
12:41La colocation maintenant
12:42est un marché
12:42qui s'est professionnalisé
12:43et c'est véritable
12:44dans des produits
12:45qui sont pensés
12:46pour la colocation.
12:47Je vois dans l'offre
12:48que nous,
12:48nous développons depuis 12 ans,
12:50systématiquement,
12:50c'est une salle de bain
12:51par chambre,
12:52élément hyper important
12:53pour un colocataire
12:54que d'avoir son espace
12:55de vie autonome
12:56avec sa salle de bain.
12:59C'est un point hyper important
13:00quand on fait des études
13:01auprès des locataires.
13:03Donc tout ça pour dire
13:04un marché qui s'est professionnalisé,
13:06qui évolue,
13:06qui répond pleinement
13:08à une demande locative
13:09et aussi une demande
13:10d'investisseurs
13:10qui souhaitent trouver du rendement
13:12au travers d'investissements locatifs.
13:13On va parler des investisseurs
13:14mais d'abord sur le côté
13:15ce marché qui s'est professionnalisé,
13:18exite les meubles
13:18de la grand-mère, etc.
13:19Est-ce que ça n'a pas eu
13:20un côté aussi un peu inflationniste
13:21sur les tarifs
13:23des chambres en colocation ?
13:24Est-ce que finalement,
13:25à force de professionnaliser tout ça,
13:28ça ne s'est pas fait
13:29entre guillemets
13:29au détriment des locataires,
13:31des colocataires ?
13:32Peut-être un tout petit peu.
13:33Nous, ce qu'on voit
13:34en termes d'évolution de prix
13:35par rapport à l'année dernière,
13:35c'est qu'on a eu plus de 2%,
13:372,3% exactement.
13:38Donc ça reste faible
13:39par rapport aux studios
13:40qui ont pris à peu près 4%.
13:42Donc aujourd'hui,
13:43à ce stade,
13:44on a des studios
13:45dont les loyers
13:46augmentent plus vite
13:47que ceux des chambres en colocation.
13:48Je parle en moyenne nationale.
13:51À Lyon,
13:52c'est 7% sur les studios
13:53parce qu'il y a pénurie de biens
13:55et donc il y a un marché aussi
13:56sur les colocations
13:56qui se développent.
13:58Il me semblait
13:58qu'il y avait l'encadrement
13:59des loyers à Lyon, non ?
14:01Il y a l'encadrement des loyers.
14:02Mais ils peuvent augmenter
14:03de 7%.
14:04Ah bah, après...
14:06Non, non, je pose toujours
14:06la petite question.
14:07Nous, c'est ce qu'on constate
14:08en tout cas.
14:09Non, mais parce qu'on est
14:09sur du meublé aussi,
14:10j'imagine qu'il y a quand même aussi...
14:11Sur l'étudiant,
14:12c'est effectivement
14:13que de la colocation
14:14et de la location meublée.
14:15Oui, oui.
14:15Ce n'empêche pas
14:16qu'on est soumis
14:17à l'encadrement des loyers.
14:18Tout à fait.
14:18Oui, alors je suis d'accord, Philippe,
14:19mais ne me lancez pas
14:20sur l'encadrement des loyers
14:21parce qu'il y a quand même
14:21tout un tas de propriétaires.
14:23B'ailleurs, qui nous ajoutent
14:23les compléments de loyer
14:25en essayant de justifier ça
14:26par des caractéristiques
14:28dites exceptionnelles.
14:29Je ne vous refais pas le sketch
14:31du fameux studio
14:32en rez-de-chaussée
14:33avec vue sur le local poubelle
14:35dans le 18e arrondissement de Paris
14:37qui imposait 300 euros
14:38de compléments de loyer
14:39pour vue exceptionnelle.
14:40Mais enfin, ça existe.
14:42Ça existe.
14:43Je dis ça, je...
14:44Ça existe.
14:44Et pour autant,
14:45les compléments de loyer
14:46sont prévus
14:46dans les dispositions légales
14:47et qu'il faut effectivement
14:49pouvoir justifier
14:49d'un caractère exceptionnel du bien.
14:51Mais d'où l'intérêt, en fait.
14:52Je vous dis ça
14:52parce que j'ai Alban en régie
14:53qui m'a posé une question.
14:54Alban, c'est notre réalisateur
14:55qui est toujours très actif
14:56pendant les émissions
14:57et qui me pose des questions
14:58et qui me dit que justement
14:59la professionnalisation
15:02de ce créneau
15:03qu'est la colocation,
15:04finalement,
15:04est-ce que ça a aussi permis
15:06peut-être de réguler mieux
15:09aussi la manière
15:10dont s'est organisée
15:11une colocation ?
15:12Là, je vous ai parlé
15:13du niveau des loyers
15:14mais il y a aussi
15:14peut-être des colocataires
15:16et des sous-locataires
15:17et des sous-sous-sous-sous-clocataires
15:19et voilà.
15:20Est-ce qu'aujourd'hui,
15:21c'est quand même bien organisé ?
15:23Je peux parler de nous
15:24de ce qu'on fait
15:25dans le sens où
15:26c'est très structuré,
15:27très organisé
15:28et on a nous développé
15:29des structures de gestion
15:31qui sont des structures
15:32de proximité
15:33au travers de notre réseau d'agence
15:34qui permet d'avoir
15:35un suivi des colocataires
15:36très réguliers.
15:37On est dans le suivi
15:38des colocataires,
15:39j'ai envie de dire
15:40quasi dans la conciergerie
15:42dans la mesure
15:43où nos collaborateurs
15:45qui sont en charge
15:45de la location
15:46vont une fois par mois
15:47dans la colloque
15:48pour s'assurer
15:49que tout se passe bien.
15:51Parfois interviennent même
15:51dans la régulation
15:52qu'il peut y avoir
15:53dans des conflits
15:53au sein même des colocations.
15:55C'est véritablement
15:55un travail de proximité
15:56qui est fait
15:58qui nécessite
15:58une certaine expertise.
16:00On le sait,
16:00il y a un certain
16:00d'administrateurs de biens
16:01qui se détournent
16:03de ce marché-là
16:03parce que c'est un peu
16:04plus compliqué.
16:04Il y a un peu plus
16:05de rotation,
16:06il y a des conflits
16:07parfois à gérer,
16:08il y a des problématiques
16:09que quand vous mettez
16:10cinq étudiants
16:10dans une chambre,
16:11il faut dans une...
16:12Une chambre,
16:13elle a des lots !
16:14Cinq étudiants
16:14dans un appartement,
16:15parfois il peut y avoir
16:16quelques débordements
16:17qu'il faut réussir
16:17à canaliser.
16:18Bref, c'est un véritable
16:19savoir-faire.
16:20Nous, on a travaillé ça,
16:21des trucs tout bêtes,
16:22mais par exemple,
16:23vous allez tenir compte
16:24des différents parcours scolaires
16:26des étudiants
16:27pour vous assurer
16:27qu'ils ne vont pas
16:27tous partir en même temps.
16:29Accessoirement,
16:29s'ils ne se connaissent pas avant,
16:30c'est finalement plutôt mieux
16:31parce que ça peut-être
16:32être un peu moins la foire
16:32dans la colloque.
16:33Et pas de tracricorne du coup.
16:34Et tous ces éléments-là,
16:36c'est à prendre en considération.
16:37C'est un savoir-faire
16:38qui se développe
16:38quand on parle
16:39de professionnalisation.
16:40C'est ça aussi
16:41qui est pris en considération,
16:42qui est une bonne garantie
16:44pour les colocataires
16:45mais aussi pour les propriétaires
16:46bailleurs.
16:46Mais bien sûr.
16:47Mathilde, ça c'est un vrai sujet
16:48aussi sur le choix.
16:49Je ne sais pas comment ça se passe
16:49sur Studapart,
16:51de fait,
16:52où il aurait fallu
16:53que je le connaisse
16:53il y a 20 ans,
16:54mais le fait est que
16:55comment ça se passe
16:56sur je suis moi
16:57candidat à la colloque
16:58et je vais rechercher
16:58sur votre site,
16:59est-ce que justement
17:04il y a un truc de matching ?
17:07Nous, on intervient
17:07effectivement en tiers
17:08de confiance aussi
17:09entre les propriétaires
17:10et les étudiants.
17:12Et en fait,
17:12ce qui est important,
17:12c'est qu'on travaille
17:13à peu près avec 180 écoles
17:14et universités
17:15avec lesquelles
17:16on est en contact direct
17:18avec les services étudiants.
17:20Et du coup,
17:21ça permet d'avoir des demandes.
17:22Généralement,
17:23ça passe aussi
17:23par les services étudiants
17:24qui nous disent
17:25on a ce groupe d'étudiants
17:26ou alors des étudiants étrangers
17:27qui arrivent
17:28qui aimeraient être
17:29au sein d'une même colloque.
17:30Et donc nous,
17:30ça nous permet de...
17:32De les dispatcher aussi
17:33quand même un peu.
17:33Tout à fait.
17:34Mais est-ce que vous avez
17:35par exemple des demandes
17:36un peu...
17:36Alors, pas farfelues
17:37mais bon,
17:38avec vraiment moi
17:38je ne veux pas
17:39s'y suis telles études
17:41ou...
17:42Enfin voilà,
17:42est-ce qu'on peut aussi
17:43affiner carrément
17:44sa recherche en colloque
17:46rentrer dans ce type de détail ?
17:47Entre locataires,
17:48on veut dire ?
17:50On essaye de ne pas rentrer
17:51dans ce niveau de détail-là
17:52parce qu'on gère quand même
17:53un volume hyper important
17:54mais on essaye de rassembler
17:55quand il y a des demandes
17:56effectivement portées
17:57par les universités.
17:58Généralement,
17:58c'est plus sur des étudiants étrangers
18:01qui veulent être
18:02au sein des étudiants
18:03de leur même...
18:04Parce que vraiment
18:04les étudiants ont envie
18:05d'être au sein
18:06d'un même écosystème.
18:07Ils partagent au quotidien
18:09la vie au sein du campus
18:10de certains étudiants
18:11et ils ont des fois
18:12envie de prolonger
18:13et d'être dans un environnement
18:15similaire
18:15dans leur logement le soir.
18:16On a parlé
18:18des niveaux de loyers,
18:19enfin des loyers
18:20dans les colocations
18:21et dans les studios.
18:22On a parlé aussi
18:22de cette professionnalisation
18:25de ce segment.
18:26Ma question,
18:26c'est aussi la typologie
18:27des biens.
18:28Aujourd'hui,
18:28des colocs,
18:29c'est des colocs
18:29à combien en fait ?
18:30Parce que ça peut intéresser
18:31à la fois nos colocataires
18:32et à la fois nos propriétaires
18:33bailleurs investisseurs.
18:34À partir de quand
18:35je considère que ce logement-là,
18:37il est adapté
18:38à une colocation ?
18:40Le gros de nos colocations,
18:41c'est du 3-4 chambres.
18:42D'accord.
18:43Mais il nous arrive
18:44à monter...
18:44Donc celle de votre grand-mère
18:45à 2 chambres,
18:46c'est mort là aujourd'hui ?
18:47Non, ça se fait.
18:48Après, la problématique
18:49qu'on a aujourd'hui
18:49sur la colocation
18:50lorsqu'on s'adresse
18:53aux bailleurs,
18:53c'est le prix.
18:54C'est-à-dire que
18:55si vous allez
18:55sur une colocation
18:56à 4-5 chambres
18:57dans une ville
18:58comme Toulouse,
18:59Lille, Montpellier,
18:59forcément,
19:00vous allez arriver
19:00sur des montants
19:01d'investissement
19:02à 400 000 euros,
19:02350 000 euros.
19:04Et donc,
19:05tous les investisseurs
19:06n'ont pas capacité
19:06à se positionner
19:08sur une opération
19:09de ce type-là.
19:10Et c'est le véritable frein
19:11que l'on peut avoir.
19:13Pour autant,
19:13le gros de nos colocations,
19:14c'est du 3-4 chambres.
19:16Il nous arrive
19:17de faire du 2 chambres,
19:18mais il nous arrive aussi
19:18de faire du 12, 13, 14 chambres
19:20sur des maisons entières
19:22que l'on va
19:24complètement restructurer
19:25de façon à donner,
19:27à créer, là pour le coup,
19:28une quasi-mini-résidence
19:29au sein même
19:30d'un logement.
19:31Avec un jardin,
19:32avec des extérieurs,
19:33avec des choses comme ça
19:34qui permettent de créer
19:35une véritable unité de vie
19:36qui est sympa.
19:36Et tout l'enjeu derrière,
19:37c'est ce que vous disiez,
19:38c'est quand vous récupérez
19:39ces surfaces-là,
19:40c'était le principe
19:40de colocataire ERE
19:41mais qui est devenu
19:43colocataire...
19:43C'était aussi justement,
19:46et vous le disiez rapidement
19:47au démarrage de cette émission,
19:48c'était de rénover,
19:49de réadapter, etc.
19:51Ma question, justement,
19:52je me retourne vers vous Mathilde,
19:53c'est, est-ce que ça aussi,
19:54ça peut être un des enjeux
19:55de la colocation ?
19:56C'est-à-dire qu'effectivement,
19:57comme on perçoit
19:58en tant que propriétaire bailleur
19:59plus de loyers quand même,
20:00on ne va pas se cacher
20:01derrière notre petit doigt,
20:02on doit récupérer
20:03un petit peu plus d'argent,
20:04j'imagine,
20:05avec 4 ou 5 colocataires
20:06plutôt qu'avec une famille.
20:07Et donc ma question,
20:08c'est est-ce que ça ne peut pas
20:09avoir cet effet vertueux aussi
20:10d'apporter les ressources
20:11nécessaires aux propriétaires bailleurs
20:13pour faire les travaux
20:14de rénovation qui s'imposent ?
20:16Oui, bien sûr.
20:16Et c'est tout l'enjeu
20:17de vivre dans un environnement
20:18aussi rénové, propre,
20:20avec des services additionnels,
20:21avec mon espace personnel,
20:23ma salle de bain propre,
20:24qui n'était peut-être pas le cas
20:25il y a 20 ans,
20:26et qui est vraiment
20:26ce qu'on cherche à apporter
20:28avec les services de colocation
20:29aujourd'hui.
20:29Mais c'est assez drôle
20:30parce que ça vient aussi
20:31avec ces fameux nouveaux concepts,
20:33enfin nouveaux concepts
20:34qui sont moins nouveaux aujourd'hui,
20:35mais du co-living
20:35dont on parle tout le temps.
20:37Alors, toute petite chambre,
20:38mais grands espaces partagés,
20:39c'est à peu près ça l'idée.
20:39Vous en avez, vous,
20:40chez Studapart ?
20:41On a à peu près 15% de co-living
20:43et on voit que ça,
20:43pour le coup,
20:44grossit un peu
20:45par rapport à l'année dernière.
20:46Ça empiète un peu
20:47sur les studios.
20:48Et c'est vraiment l'idée
20:49d'avoir un panel
20:50de services additionnels
20:51et de, je pose ma valise,
20:53je peux ouvrir direct
20:55mes bouquins
20:56et commencer à étudier.
20:57Le ménage est géré,
20:58il y a le Wi-Fi,
20:58il y a tout.
20:59Et ça répond vraiment
21:00à un besoin aujourd'hui,
21:01on voit grandissant
21:02sur du co-living.
21:03Pour des tarifs
21:04qui restent assez raisonnables
21:05versus la coloc.
21:06On voit,
21:06il n'y a pas énormément
21:07de différence.
21:08Je parle d'un point de vue national.
21:09Oui, d'accord,
21:10parce qu'on ne va pas se mentir
21:12sur le co-living,
21:13les tarifs sont quand même
21:13beaucoup plus élevés
21:14que la colocation traditionnelle
21:15quand bien même professionnalisée.
21:17Mais parce qu'il y a quand même
21:18ce que vous disiez,
21:18les fameux services,
21:19donc je n'ai pas à prendre mon assurance,
21:20je n'ai pas à payer
21:21l'abonnement téléphonique,
21:23etc.
21:23C'est téléphonique,
21:25quelle honte.
21:26Internet.
21:27Ah ben non,
21:27si vous n'avez pas compris mon âge,
21:29on est perdu, quoi.
21:30Juste quand même,
21:31pour me replacer
21:32du point de vue de l'investisseur,
21:33on a parlé de ce que vous faites,
21:35Vinzel.
21:35Moi, maintenant,
21:36admettons,
21:36je suis candidate à investir là-dedans.
21:38Comment j'investis chez vous ?
21:40Vous avez deux possibilités.
21:41Soit vous allez investir en direct
21:42en faisant l'acquisition d'un logement
21:43et auquel cas,
21:43on va se charger
21:44à partir des villes
21:46sur lesquelles nous sommes présents
21:47de sélectionner un bien,
21:48vous faire un projet de réhabilitation.
21:49Vous allez acheter le bien
21:50auprès de l'agence immobilier
21:51avec laquelle on travaille
21:52en direct avec elle.
21:54Pour le coup,
21:54il n'y a pas de commission
21:55de notre part ou quoi que ce soit.
21:56C'est ce qui te permet d'ailleurs
21:57de travailler en toute confiance
21:59avec des agents immobiliers
21:59qui nous confient des biens
22:00un peu off-market.
22:01Et derrière,
22:02on va vous faire
22:07et on va s'occuper
22:07de gérer tous les travaux
22:08et des appels de fonds réguliers
22:09au fur et à mesure des avancements
22:11et vous aurez de la visibilité
22:12et des photos
22:12sur l'avancement des travaux
22:14et ainsi de suite.
22:14On s'occupe de l'ameublement
22:16de la déco,
22:17on le met en location derrière,
22:18on propose un mandat de gestion
22:19pour le mettre en location
22:19et on va le gérer
22:21pour autant que vous nous confiez
22:22tout au long,
22:25tant que vous nous confiez la gestion.
22:25Donc ça,
22:26c'est l'investissement en direct
22:27que vous allez faire,
22:28Cléombe ?
22:28Et l'autre possibilité,
22:29on s'est rendu compte
22:30que finalement,
22:30c'était un marché
22:31qui avait une réelle profondeur.
22:33La problématique,
22:33comme je vous l'ai dit,
22:34c'est le seuil d'accès.
22:34Quand on est sur des investissements
22:36à 300 000 euros,
22:36350 000 euros,
22:37on est limité
22:38sur la capacité
22:39de trouver des investisseurs.
22:41On a donc réfléchi
22:42à un moyen
22:43de faire appel finalement
22:44au stock d'épargne
22:45qui existe aujourd'hui,
22:46les 2 000 milliards
22:46qui sont stockés
22:48sur les contrats d'assurance-vie
22:50et tout ce qui est stocké aussi
22:51sur les plans d'épargne-retraite
22:52et de se dire
22:53comment est-ce qu'on pourrait capter
22:54un petit peu de cette épargne-là
22:55pour le mettre au service du logement.
22:56J'ai une conviction profonde,
23:01moyen de flécher
23:02cette épargne aujourd'hui financière.
23:04Et donc,
23:04on a travaillé
23:05avec un de nos partenaires,
23:06Urban Premium,
23:06à la conception d'un fonds,
23:08une unité de compte
23:09que l'on peut retrouver désormais
23:10dans les contrats d'assurance-vie
23:12chez nos 2 assureurs
23:13pour l'instant,
23:14en attendant de le référencer
23:15chez d'autres,
23:15donc sur Avenir et Apicil,
23:17qui permet de placer
23:19un petit peu
23:19de son épargne financière,
23:21de son contrat d'assurance-vie,
23:22de son plan d'épargne-retraite
23:23sur cette unité de compte
23:24qui a plusieurs mérites.
23:26Un, ça permet d'avoir
23:27un rendement finalement
23:29assez...
23:31un très bon rapport
23:32entre le rendement risque.
23:33Parce qu'on n'est pas
23:34sur des rendements stratosphériques
23:35de 10% non plus.
23:36On n'est pas sur des rendements
23:36stratosphériques,
23:37on va chercher du 5% de rendement.
23:38Mais ce n'est pas neutre non plus.
23:39Mais ce n'est pas neutre.
23:41On rappelle le livret 1,
23:41non ?
23:421,5, c'est ça ?
23:43Sur des actifs
23:43qui ont finalement
23:44une faible volatilité,
23:45et c'est tout ça l'intérêt,
23:46sur des actifs fortement diversifiés
23:48puisque au travers de ce fonds,
23:50c'est dans une multitude de biens
23:51que vous allez investir,
23:52une multitude de locataires,
23:53ce qui permet de lisser son risque,
23:55de diluer le risque considérablement.
23:57Et nous, ça permet aussi
23:58d'aller sur des investissements
23:59un peu plus importants.
24:00Je vous parlais des grandes maisons,
24:01ce qu'on peut restructurer.
24:03Dans la mesure où on n'a plus
24:03de limites budgétaires
24:04par rapport à un investisseur,
24:06mais bien par rapport à un fonds,
24:07ça permet d'aller sur des biens
24:08un petit peu plus gros,
24:10de mutualiser les travaux,
24:12donc de faire aussi
24:13des économies d'échelle
24:13sur travaux
24:14qu'on peut mettre
24:14au service du rendement
24:15de l'investissement.
24:16À partir de combien
24:17je peux investir dans le fonds ?
24:18C'est une unité de compte
24:20que vous trouvez
24:20dans votre contrat d'assurance-vie.
24:22À partir de quelques euros,
24:23vous pouvez le mettre,
24:23y compris en versement programmé
24:25ou en prime périodique.
24:26On a la chance d'avoir
24:27des assureurs
24:28qui nous accompagnent
24:29dans le lancement de ce fonds,
24:30alors qu'on sait bien
24:30que les assureurs aujourd'hui
24:31sont un petit peu échaudés
24:33parfois sur l'immobilier,
24:34mais il y a une conviction profonde
24:35chez eux,
24:35sur cette classe d'actifs,
24:37donc qui ont amorcé le fonds
24:40et on a 15 millions
24:41qu'on est en train d'investir
24:42aujourd'hui,
24:43à acheter nos premiers immeubles,
24:44et on a commencé la collecte
24:46il y a quelques semaines
24:47et c'est déjà plus d'un million et demi
24:48qu'on a collecté
24:49au travers des contrats
24:50d'assurance-vie.
24:51C'est véritablement
24:52une conviction profonde
24:53que d'aller sur cette classe d'actifs.
24:55S'il y en a qui sont intéressés,
24:56vous savez,
24:56donc à qui vous vous adressez
24:57pour investir.
24:58Et puis un dernier mot,
24:59Mathilde,
24:59avant qu'on se quitte,
25:00là on s'est dit
25:00point de vue investisseur,
25:02point de vue colocataire
25:04en devenir,
25:04à quel moment je fais ma recherche ?
25:06Parce qu'on se parle,
25:06on est le combien mars ?
25:07On est le 12 mars ?
25:08Il faut y aller dès maintenant.
25:09Parce que là on attend,
25:10c'est quoi Parcoursup ?
25:11Parcoursup arrive tard,
25:12donc c'est pour ça
25:13que nous aussi
25:13on a travaillé
25:14avec un assureur
25:14pour lancer
25:15une assurance annulation
25:16qui permet en cas de refus
25:18d'entrer dans un...
25:19On ne vous le sait pas,
25:20j'ai dit génial en même temps,
25:21mais en cas de refus ?
25:22En cas de refus
25:22d'entrer dans une école
25:24ou en refus de visa
25:26pour les étudiants étrangers,
25:27d'anticiper dès maintenant
25:29la réservation
25:29et pour être remboursé
25:31justement dans ces conditions
25:32parce que sinon,
25:33plus on attend,
25:34plus on a les biens
25:35les plus chers
25:36et donc tout le monde
25:37se rue généralement
25:38au mois de juillet
25:38pour réserver
25:39et on les connaît
25:40les juilletistes.
25:42Merci à tous les deux,
25:43on a fait le tour je pense
25:44de ce gros sujet
25:45qu'est la colocation
25:46et du point de vue
25:47des colocataires
25:47et du point de vue
25:48des investisseurs.
25:49Merci à Philippe Lozral,
25:50le président de Finzel Group
25:51et à Mathilde Hunou,
25:53directrice régionale
25:54France et Belgique
25:55de Studapart.
25:56Merci à tous les deux
25:57d'avoir été avec nous
25:57dans les experts de l'IMO
25:59qui reviennent demain
26:00à l'heure de votre déjeuner
26:01sur BFM Business.
26:04Les experts de l'IMO
26:05sur BFM Business.
Commentaires