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  • il y a 11 heures
Ce vendredi 29 mai, Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory, Benoit Vesco, président de Delubac AM, Renan Kerourio, analyste chez Euroland, Charudatta Shende, stratégiste obligataire chez Candriam, et Denis Desclos, président de l'AFATE et directeur du programme de finance de marché de l'ESLSCA, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00BFM Business, l'info écho.
00:038h30 sur BFM Business et sur AMC Live, le journal, c'est avec Margot Faudéré.
00:07Et à la une, le gouvernement propose plus de 6 milliards d'euros d'économies face à la crise énergétique.
00:12Le ministre des Comptes Publics a transmis au Parlement des pistes qui concernent à la fois le budget de l
00:17'État et celui de la sécurité sociale.
00:20Hugo Babel prévient qu'il s'agit là d'une première phase de freinage de la dépense publique.
00:25Face au coût de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement taille dans les budgets un peu plus de 4
00:30milliards d'euros sur le budget de l'État
00:32avec un gel de crédit à hauteur de 3,2 milliards et 847 millions annulés par décret.
00:38Ces économies touchent la majorité des ministères hors loi de programmation, défense et justice.
00:44Elles ne concernent que des crédits ministériels hors masse salariale et mis en réserve dans le projet de loi de
00:49finances 2026.
00:50Sur le budget de la sécurité sociale, le ministère des Comptes Publics confirme un gel des allégements généraux pour 2
00:57,2 milliards d'euros
00:58et prévient ces économies constituent une première phase de freinage.
01:03Un nouveau comité d'alerte sera réuni fin juin pour mettre à jour le coût de la guerre.
01:08Hier, la commission des comptes de la sécurité sociale a estimé que celui-ci atteindra 3,8 milliards d'euros
01:13sur la sphère sociale,
01:15soit presque le double des prévisions du budget.
01:17Le rapporteur LR Philippe Juvin estime lui un coût total à plus de 10 milliards d'euros.
01:23L'Union Européenne veut sécuriser son approvisionnement en puces électroniques.
01:27D'après les informations du Financial Times, Bruxelles s'apprête à se doter de pouvoir pour intervenir en cas de
01:33pénurie.
01:34Cela pourrait passer notamment par le fait d'obliger les fabricants de puces à passer outre les contrats existants.
01:39Et d'après le projet de loi consulté par le FT,
01:42cet accord prévoit également des achats groupés afin de renforcer le pouvoir de négociation de l'Union Européenne.
01:48Et puis de fortes chaleurs attendues encore partout en France aujourd'hui.
01:51Jusqu'à 33 degrés à Paris, 34 à Bordeaux.
01:55Des vagues de chaleur qui risquent de coûter très cher à l'Union, à l'économie européenne.
01:59D'après une étude d'Allianz Trade, la croissance économique des pays les plus exposés
02:03pourrait être amputée de 5 à 7% au total sur la période 2026-2030.
02:09Ces pertes cumulées atteindraient 240 milliards de dollars en France et 147 milliards en Italie.
02:14Il est 8h33, l'actualité internationale avec Annalisa Capellini.
02:18On commence avec les dernières informations d'Axios.
02:21Oui, avec cet accord qui serait arrivé sur la table de Donald Trump selon les médias.
02:25Ça y est, les Iraniens ont les autorisations nécessaires.
02:28Ils sont donc prêts à signer cet accord.
02:30Il ne manque que la signature de Donald Trump.
02:32D'ailleurs, Axios cite les hauts responsables américains,
02:35selon lesquels, hier après-midi, Trump était plutôt enclin à approuver l'accord.
02:39Il ne l'aurait pas encore fait.
02:41Oui, mais attention, il est quand même risqué de lever le blocus américain
02:44sans obtenir d'abord des concessions sur l'uranium enrichi.
02:48Ça, c'est l'avis du Wall Street Journal.
02:49C'est vrai que cet accord est en deux phases.
02:51Il y a d'abord la réouverture du Détroit d'Ormouse
02:54et puis les négociations sur l'uranium dans un deuxième temps.
02:57Et donc, cette structure-là en deux phases constitue un risque,
03:00selon le Wall Street Journal,
03:01puisque sans le blocus américain,
03:03il sera ensuite encore plus difficile de forcer les Iraniens à négocier.
03:07Puis le Wall Street Journal le rappelle,
03:08les Iraniens ont fait traîner les négociations avec Barack Obama pendant deux ans.
03:12Maintenant, ils veulent faire la même chose avec Donald Trump
03:14et donc prendre leur temps.
03:15L'autre information de la nuit, c'est ce drone
03:17qui s'est écrasé sur un immeuble d'habitation en Roumanie.
03:20Que dit la presse internationale ?
03:22Elle le considère comme une tentative de manipulation de la part des Russes.
03:26C'est vrai qu'à l'heure où on se parle, il y a encore un doute.
03:27Est-ce que cet incident était volontaire de la part des Russes ?
03:31Ou est-ce que c'était justement un accident ?
03:33Puisque Galatie, qui est la ville ciblée,
03:35se trouve à seulement 10 kilomètres de la frontière ukrainienne.
03:37Donc pour la presse roumaine, le journal Evenimentul Zilei,
03:41il s'agit d'une manipulation de la part des Russes
03:43qui, à travers la propagande,
03:45essayent de nier leurs responsabilités dans cet épisode
03:49et de diviser les Roumains.
03:50Donc c'est une bataille très dangereuse aussi
03:52qui se joue sur le côté de l'information,
03:54selon ce journal romain.
03:56Et puis, selon une lettre consultée par le Financial Times,
03:59c'est une info exclusive,
04:01la Russie explose son budget pour la guerre.
04:04Elle dépense 2 000 milliards de roubles de trop.
04:07Donc c'est 28 milliards de dollars de trop.
04:09Et donc le ministre des Finances russe
04:11a demandé à ses collègues
04:13de geler toutes les dépenses prévues dans les autres domaines
04:15pour arriver à essayer de couvrir le coût de la guerre.
04:18Le Financial Times le rappelle quand même.
04:20La situation financière de la Russie
04:21est de plus en plus compliquée.
04:23Et même les recettes supplémentaires
04:24générées par la hausse du prix du pétrole
04:26ne vont sans doute pas suffire
04:28à couvrir toutes les dépenses du conflit.
04:30Merci beaucoup, Annalisa Képelini, la Bourse.
04:37Nicolas Pagnès des Bourses Européennes,
04:38plutôt bien orienté avant l'ouverture.
04:40Oui, on attend des légères progressions,
04:42que ce soit pour le CAC 40 ou le DAX,
04:44sur les marchés européens.
04:47Dans le sillage de ce qu'on a pu voir
04:48sur les marchés asiatiques,
04:49puisque le Nikkei se rapproche
04:51un de ses plus hauts historiques, il est en progression de 2,53%.
04:54Le Hang Seng, lui, est en progression de 1%.
04:57On a également le Kospi, qui est en progression de plus 3%,
05:00porté par cet espoir d'accord entre Washington et Téhéran.
05:04On voit que le Brent est toujours sous les 92 dollars,
05:06le WTI sous les 88 dollars.
05:09Et parmi les éléments qui feront réagir les marchés aujourd'hui,
05:11il y a bien sûr cette inflation qui a été publiée hier aux États-Unis,
05:14l'indice PCE, qui montre une progression de 3,8% au mois d'avril,
05:19plus 3,3% dans sa version CORE.
05:22On voit également que la croissance aux États-Unis
05:24est plus faible qu'attendue.
05:26Au premier trimestre 2026, ça va être en progression de 1,6%,
05:29alors qu'on attendait 2%.
05:30Du côté de l'obligataire, on voit que ça se détend aussi.
05:34Le 10 ans américain est passé sous les 4,5%,
05:36il a 4,44% à l'heure actuelle.
05:38Le 30 ans américain est passé sous le seuil des 5%, 4,96%.
05:41Et on voit que l'OAT 10 ans s'était déjà détendu hier
05:43et continue à se détendre ce matin.
05:45On est à 3,57% à l'heure actuelle.
05:48Et parmi les valeurs qu'on suivra à l'ouverture à Paris,
05:50on suivra Durichbourg qui relève son objectif d'annuel débitda.
05:54Et ce, ITEC, un mentionnoleux,
05:55qui a publié avant-hier, après la clôture,
05:59une perte nette annuelle de 220 millions d'euros.
06:02Mais le titre a tout de même gagné 25% hier en séance,
06:05portée plutôt par les perspectives de croissance sur son prochain exercice
06:08et notamment par la thématique intelligence artificielle.
06:11Merci beaucoup Nicolas.
06:12On va en reparler de la thématique intelligence artificielle
06:14avec nos invités dans un instant.
06:15Julien Marsili, chef économique chez Global Sovereign Advisori
06:18et puis Benoît Vesco, président de Delubac Asset Management.
06:21Rendez-vous dans quelques instants pour le Club de la Bourse.
06:23A tout de suite.
06:25Good Morning Market, le Club de la Bourse.
06:30Il est 8h39 sur BFM Business et sur AMC Live.
06:33Notre Club de la Bourse, aujourd'hui, c'est avec Julien Marsili.
06:35Bonjour, vous êtes chef économiste chez Global Sovereign Advisori.
06:38A côté de vous, Benoît Vesco, président de Delubac Asset Management.
06:41Bonjour, on est toujours avec Nicolas Pagnès.
06:44Évidemment, Nicolas, ce matin, on est plutôt dans une ambiance fin de conflit sur les marchés financiers.
06:48C'est en tout cas ce qu'ont envie de croire les marchés asiatiques.
06:51Le Nikkei qui est proche de ses plus hauts historiques,
06:53le Hang Seng qui est en progression également,
06:54le Kospi qui progresse et sur les marchés européens,
06:56on attend pour l'instant une ouverture en hausse.
06:58Alors, on n'est pas sur une forte hausse,
07:00on est sur une légère progression,
07:01mais quand même un CAC 40 qui devrait gagner quelques points,
07:03un DAX également est porté par un baril du pétrole qui recule,
07:07le Bren sous les 92 dollars, le WTI sous les 88.
07:09Julien Marsili, on avait aujourd'hui, hier, sur les marchés aussi également à digérer,
07:13des chiffres sur l'économie américaine,
07:15avec des chiffres d'inflation,
07:17bon, alors que Kevin Walsh n'analyse pas toujours comme les autres,
07:19mais que vous qualifiez de mauvais, comment vous regardez ça ?
07:23On ne peut pas les qualifier de très surprenants en tout cas.
07:27Disons que ça fait quand même pas mal de mois que l'inflation américaine
07:30est un peu sur la même tendance,
07:33c'est-à-dire un rythme d'inflation qui est plus élevé que la cible de la Fed.
07:40Et ça se confirme depuis le début du conflit.
07:45Donc, si on voit le verre d'eau à moitié plein,
07:47effectivement, on peut se dire qu'à ce stade,
07:50on ne voit pas en tout cas de risque,
07:53qu'en tout cas, des faits de second tour sur l'inflation sous-jacente
07:57liée à...
07:57On n'est pas sur une explosion.
07:59Si on le voit à moitié vide,
08:01on se dit qu'en tout cas,
08:02ce n'est pas demain la veille que l'inflation,
08:05en tout cas aux États-Unis,
08:06va retrouver son niveau
08:08qui était celui qu'on avait l'habitude de voir
08:10il y a maintenant assez longtemps.
08:12Benoît Vesco, des chiffres également de croissance américaine
08:15un peu décevantes.
08:16On est sur la croissance, le chiffre exact, Nicolas ?
08:181,6% au premier trimestre 2026,
08:21on attendait 2%, Benoît.
08:23Là, c'est inquiétant ou pas ?
08:24C'est décevant pour le marché américain
08:26parce que la croissance américaine,
08:27il faut qu'elle ait un rythme de croissance au-dessus de 2%
08:30pour vivre normalement là où, en Europe,
08:33un 1% nous satisfait largement.
08:36Donc oui, c'est décevant.
08:37Ça montre bien que la crise en Iran,
08:39elle a un impact,
08:40que ce soit en zone euro ou aux États-Unis.
08:43Un impact négatif, ce n'est pas la récession.
08:45Mais évidemment,
08:47cette hausse du prix du pétrole, elle pèse.
08:49Alors ça brûle sûrement le message pour les marchés
08:52puisqu'on parlait de Kevin Warsh à la tête de la Fed.
08:56Donc un nouveau président qui arrive
08:57avec une méthode de dialogue avec les marchés
09:02qui va changer.
09:02Il va changer.
09:04Évidemment, sous-jacent,
09:05une demande du gouvernement Trump
09:07de baisser les taux directeurs,
09:09des chiffres d'inflation qu'il ne le demande pas.
09:11Donc ça va impacter les marchés
09:13et c'est probablement à l'origine
09:14d'une partie des tensions obligataires
09:16qu'on vit actuellement.
09:17Sur l'inflation, peut-être une précision.
09:19Il y a plusieurs manières de la lire.
09:20Il y a la PCE Corp, donc 3,8%.
09:24PCE Corp, c'est ce que Jérôme Powell regardait,
09:27la Fed regardait, là on est à 3,3%.
09:29Et alors Kevin Warsh, lui, il nous dit
09:30qu'il regardera plutôt ce qu'il appelle,
09:32enfin ce qu'il s'appelle la PCE Trimed Mine
09:34de la Fed de Dallas.
09:35Alors là, on enlève en fait
09:36ce qui progresse le plus,
09:38ce qui progresse le moins
09:39et on se retrouve avec une inflation à 2,3%.
09:41Là, on se rapproche des objectifs de la Fed.
09:43Est-ce que ça va changer la manière
09:44dont la Fed va analyser l'inflation
09:48dans les prochains mois ?
09:50C'est bien une difficulté
09:51que les marchés vont devoir gérer.
09:52Une banque centrale, elle a deux armes principales,
09:54les taux directeurs et la communication.
09:56On voit bien que la communication,
09:58pour le moment, elle n'est pas claire.
09:59Kevin Warsh, il a critiqué
10:00les modes de fonctionnement passés de la Fed,
10:03le quantitative easing, la forward guidance.
10:06Et on voit qu'il a introduit maintenant
10:07un nouvel indicateur.
10:08Donc tout ça, et pour le moment,
10:10il va falloir se caler.
10:12Et les marchés obligataires,
10:13pour le moment,
10:14ils sont plutôt dans un mode
10:16légère tension complémentaire.
10:18Évidemment, le profit facteur
10:19des marchés obligataires, pour le moment,
10:20c'est l'Iran et les perspectives de pétrole.
10:24Kevin Warsh, il dit désormais,
10:26je suis pas là pour rassurer les marchés,
10:28c'est pas ça mon travail.
10:29Alors que c'était vraiment profondément
10:30le travail quand même du président de la Fed.
10:33Il y a un changement majeur là quand même.
10:35Oui, mais bon, après,
10:36au-delà de ces formules chocs,
10:38je pense que ce qu'il faut retenir,
10:39c'est qu'avec la guerre au Moyen-Orient,
10:41les enjeux ont complètement changé.
10:43On citait effectivement la Maison-Blanche
10:46qui appelait à des baisses de taux.
10:48C'est plus l'enjeu principal,
10:49même pour la Maison-Blanche aujourd'hui.
10:51Avec les mid-terms qui se préparent,
10:53l'enjeu dans les enquêtes d'opinion
10:56et pour les votes,
10:56c'est de limiter l'inflation,
10:58notamment pour les ménages à bas revenus.
11:00Et on sait que ce sont eux
11:00qui sont encore plus touchés
11:02par la hausse des prix,
11:03notamment de l'énergie,
11:05de l'alimentation, etc.
11:06Oui, et eux, ils ne regardent pas
11:07effectivement les différents indicateurs
11:09COR ou TRIGMIN,
11:10ils regardent le prix de l'essence
11:12ou le prix de l'alimentation pour le coup.
11:13Oui, et puis sur longue période,
11:14c'est-à-dire que sur longue période,
11:15on sait que pour les prix de l'électricité,
11:18les prix du logement,
11:19augmentaient de 30 à 40 %.
11:21Ça, c'est pour le ménage américain moyen.
11:23Et donc, ces prix, ces hausses,
11:25c'est encore plus élevé
11:26pour les ménages à bas revenus.
11:27Donc, la question de la baisse de taux,
11:28je pense que même à la Maison-Blanche,
11:31on n'y pense plus vraiment.
11:33La question aujourd'hui,
11:33c'est de limiter vraiment la catastrophe
11:36sur l'inflation avant les élections.
11:39Vous disiez, Benoît Vasco,
11:40les taux obligataires ont monté,
11:42mais ce n'était pas une explosion.
11:43On a quand même eu des taux
11:44à 30 ans américains
11:46qui ont touché des niveaux
11:47qui, en général, font ding-ding
11:48dans la tête de Donald Trump.
11:50Exactement, il y a deux indicateurs
11:51sur la guerre, on va regarder.
11:53Il y a évidemment les prix du pétrole,
11:54100 dollars au-dessus
11:55ou 100 dollars en dessous.
11:56Là, on est sous les 92 pour le Brent.
11:57Donc, on est vraiment dans une phase
11:58où on y croit,
11:59ce protocole d'accord.
12:00Et puis, le deuxième indicateur,
12:01c'est le taux à 30 ans aux Etats-Unis.
12:03Et il y a une dizaine de jours,
12:04le taux à 30 ans,
12:04il est passé au-dessus des 5,
12:06largement à 5, 18, 5, 19.
12:08C'était clairement un avertissement
12:09pour Donald Trump.
12:10Il l'a entendu,
12:11puisque dès la fin de la semaine dernière,
12:13on commençait à parler d'un accord.
12:14Julien Marsili ?
12:15Non, complètement.
12:16Et c'est vrai que cette question
12:17de la dette publique américaine,
12:19on en parle de temps en temps,
12:21mais sans doute pas assez.
12:22C'est-à-dire qu'il faut se souvenir
12:24qu'avant même son élection
12:25ou sa réélection à la Maison-Blanche,
12:27la dette publique américaine
12:28était sur une tendance
12:29qui était très haussière.
12:30Vous ajoutez à ça
12:32son programme d'allègements fiscaux
12:34qui a été voté l'été dernier,
12:36qui rajoutait à peu près
12:371,5 point de PIB au déficit,
12:40donc première couche.
12:42Et ensuite,
12:42vous avez tous ces effets négatifs,
12:45notamment parce qu'il est escompté,
12:46on le sait,
12:46des recettes supplémentaires
12:48sur les droits de douane
12:49qui n'arriveront pas,
12:50ou en tout cas moins.
12:51Et dans les projections,
12:53c'était à peu près 1 point de PIB,
12:54donc ce n'est pas rien.
12:56Et donc,
12:56quand on met tout ça bout à bout,
12:58plus cette hausse de taux
12:59sur les marchés,
12:59on peut vite être sur une tendance
13:02en matière de soutenabilité
13:03de la dette publique américaine
13:05qui est très problématique.
13:06C'est sans doute sous-estimé
13:08par les marchés.
13:08Ça a emmené l'ensemble des taux mondiaux avec,
13:11parce qu'on a eu des taux européens
13:12il y a 15 jours.
13:13Alors là,
13:13on est redescendu,
13:14sur l'OAT,
13:15on est à 3,57%.
13:16Oui,
13:17on est quand même bien redescendu,
13:18mais on a eu un petit coup de chaud
13:18nous aussi en Europe quand même.
13:20Tout à fait,
13:21et même au-delà de l'Europe.
13:22C'est-à-dire que globalement,
13:24avec le début de la crise au Moyen-Orient,
13:26on aurait pu penser
13:26que beaucoup d'économies émergentes
13:29auraient été fragilisées sur les marchés,
13:31avec des taux émergents
13:32qui augmentent beaucoup plus que ça.
13:34Et en fait,
13:35l'écart de taux
13:36entre la dette émergente
13:38et les taux américains
13:41n'a pas tant augmenté que ça.
13:42Donc ce qui veut bien dire
13:43que le problème fondamental,
13:44c'est d'abord les taux américains.
13:46On aura S&P ce soir
13:47qui doit donner son verdict
13:48sur l'aide française,
13:48une inquiétude,
13:49un intérêt,
13:50on regarde,
13:50on ne regarde pas ?
13:51Non,
13:51c'est moins le sujet.
13:52Quand on regarde
13:53l'écart de rendement
13:54entre le 10 ans français
13:55et le 10 ans allemand,
13:56il n'a pas explosé.
13:56Là maintenant,
13:57on est relativement stable
13:57autour des 60 points de base.
13:59Donc ce n'est plus vraiment un sujet.
14:00Et je dirais que pour les marchés,
14:04une chose qui est un peu bloquée,
14:05c'est plutôt une bonne solution
14:06en l'état actuel pour la France.
14:08Et c'est vrai que le sujet de la dette,
14:10il est large.
14:11Nous, on est oublié par la France,
14:13mais il est au Royaume-Uni,
14:14il est en Italie depuis très longtemps
14:15et il est aux Etats-Unis.
14:16Donc pour les marchés financiers,
14:17il y a deux sujets.
14:18Il y a l'Iran et la tech.
14:19Pour les marchés actions américains,
14:20il n'y a que la tech.
14:20L'Iran, c'est un sous-sujet.
14:22On a encore eu des annonces,
14:23Nicolas, d'Entropic cette nuit.
14:251000 milliards de dollars de valorisation.
14:27Oui, Entropic a fait un nouveau tour de table.
14:29Pour lever 65 milliards de dollars
14:31et lors de ce tour de table,
14:33les investisseurs ont estimé
14:35que la valorisation de la société
14:36atteignait un peu moins de 1000 milliards de dollars.
14:38965 très précisément.
14:39Pour rappel, il y a trois mois,
14:40Entropic a levé des fonds.
14:41La valorisation à l'époque,
14:42c'était 350 milliards de dollars.
14:44Et avec cette nouvelle valorisation,
14:46350 milliards de dollars,
14:47c'était juste.
14:48Et avec cette nouvelle valorisation,
14:50Entropic passe devant OpenAI
14:51qui est valorisé de son côté
14:53850 milliards de dollars.
14:55Les deux veulent s'introduire en bourse,
14:56mais je pense que ça,
14:57vous le savez pour le coup.
14:58Qu'est-ce que ça nous dit
14:59de cette thématique intelligence artificielle,
15:02de cette concentration qu'on va avoir encore
15:03avec ces nouvelles introductions en bourse.
15:05Et puis, de cet IA qui donne le la en bourse,
15:08on le voit dans toutes les publications de résultats,
15:10Deltechnologie encore,
15:11qui progresse de 40% en après-bourse
15:14parce qu'on anticipe une hausse des commandes
15:16en lien avec l'intelligence artificielle.
15:18Peut-être, Benoît ?
15:18L'IA, c'est le dernier moteur de croissance des marchés,
15:22notamment aux Etats-Unis.
15:23Ce qui est intéressant,
15:24c'est qu'on est tous convaincus
15:25que c'est une révolution pour nous tous au quotidien
15:27et qui va se propager complètement.
15:31La grande question, effectivement,
15:33c'est la soutenabilité de cette croissance.
15:35Pour le moment,
15:36quand on regarde les valorisations aux Etats-Unis,
15:38notamment sur ces thématiques-là,
15:39c'est plutôt sain.
15:40C'est-à-dire que, oui, les marchés montent,
15:43mais sans explosion des valorisations,
15:45donc en répercutant des hausses de bénéfices.
15:47Donc, on n'est pas encore dans cette bulle Internet
15:49auxquelles on pense tous.
15:51Je ne dis pas qu'on ne va pas y arriver,
15:52parce que, qui dit nouvelle technologie,
15:54il dit généralement désespoir exagéré.
15:57Et vous dites, on n'en est pas là,
15:58parce qu'on a quand même des attentes,
16:00quand même du côté des revenus,
16:01on n'est pas totalement en ligne pour l'instant, non ?
16:05Alors, sur des valeurs comme Anthropique,
16:08on n'est que sur des anticipations,
16:10mais on voit qu'a priori,
16:11le point de rentabilité se rapproche,
16:13donc c'est plutôt sain.
16:13Et puis, sur les marchés cotés,
16:15là où on voit vraiment les résultats
16:18et les valorisations,
16:19on n'a pas une explosion des valorisations
16:20pour le moment.
16:21Donc, on n'est pas encore dans cette phase d'excès
16:23auxquelles on pense quand on pense à la bulle Internet.
16:26Ça ne veut pas dire qu'on ne va pas y arriver,
16:27parce que toute nouvelle technologie
16:28dit souvent faux espoirs,
16:30et à un moment donné, un retour à la réalité.
16:32Ce n'est pas encore ce moment-là.
16:33Et ce qui est intéressant
16:34dans cette thématique de l'IA,
16:36c'est que ces centaines de milliards,
16:37parce que l'unité,
16:38c'est la centaine de milliards maintenant,
16:40ils se diffusent,
16:41et on n'est plus uniquement concentrés
16:42sur les sept magnifiques.
16:44On retrouve des entreprises
16:46qui bénéficient de ces flux d'investissement,
16:48et notamment, on en retrouve en Europe.
16:50Donc ça, c'est plutôt sain
16:51dans cette phase actuelle d'investissement.
16:53On va reparler de Mistral AI dans un instant,
16:55mais Julien Marcy,
16:56vous êtes sur la même ligne,
16:57on est sur des valorisations
16:58qui ne sont pas du tout inquiétantes
17:00ou qui sont en ligne
17:01avec des revenus futurs ?
17:03Bon, moi, je ne suis pas expert
17:04en valorisation,
17:06mais d'un point de vue macro,
17:07on peut faire plusieurs commentaires.
17:09Le premier, c'est vrai que
17:10tout le monde a été surpris
17:11l'année dernière
17:12par la résilience
17:13de l'économie mondiale,
17:14de l'économie américaine,
17:15du commerce international,
17:17dans le contexte qu'on connaît.
17:19Et l'IA,
17:20on est grandement responsable.
17:21Donc ça, c'est la première chose.
17:22Donc la question pour 2026,
17:24c'est est-ce que ça va être la même chose ?
17:26On a l'impression
17:27qu'on est un peu parti
17:28sur le même schéma,
17:29c'est-à-dire qu'il y avait eu
17:31des anticipations très négatives
17:32au début du mois de mars
17:33avec ce qui se passe au Moyen-Orient
17:35et puis petit à petit,
17:36on se rend compte en Europe,
17:37aux États-Unis,
17:38que finalement,
17:39ça ne tient plutôt pas si mal.
17:40Et ça, c'est la tech
17:41qui fait du bien là-dedans.
17:42En partie, c'est clair.
17:44Il n'y a pas que ça.
17:45Il y a aussi les arguments macro
17:46qu'on a mentionnés tout à l'heure.
17:48Après, avec un point de vue d'économie,
17:50je dirais que c'est à la fois,
17:51ça crée des risques
17:52et des opportunités.
17:54Les opportunités,
17:55ce sont effectivement
17:55tous les effets de diffusion
17:56qu'il faut observer.
17:59C'est d'éventuel effet d'éviction.
18:00C'est-à-dire que si
18:01toutes les capacités
18:03de financement supplémentaires
18:04sont dédiées
18:04à un seul secteur d'activité,
18:06aussi dynamique soit-il,
18:07ça veut dire qu'à côté,
18:08il y en a pas mal
18:10d'entreprises dynamiques,
18:11de secteurs,
18:12mais moins à la mode
18:13et qui peuvent rester
18:14un peu sur le carreau
18:15et délaissés.
18:15Nous, en Europe,
18:16on a Mistraléa.
18:17Hier, c'était la journée,
18:19la sorte de keynote
18:19de Mistraléa
18:20où ils faisaient
18:21une petite démonstration
18:22auprès des patrons du CAC 40
18:24où ils ont notamment expliqué
18:24qu'ils allaient vers
18:25une hyper spécialisation
18:27de leur IA notamment
18:28à viser les industriels
18:30plus qu'une IA générative.
18:32Vous y croyez,
18:32Benoît Vesco,
18:33au fait que Mistral puisse survivre ?
18:35On est sur des valorisations
18:36de 12 milliards.
18:37Bon, on n'est pas
18:38dans la même cour,
18:38mais bon,
18:39est-ce qu'il faut vraiment comparer ?
18:40Je ne sais pas si ça a un sens.
18:41En tout cas,
18:41la comparaison,
18:42elle donne le vertige
18:43parce qu'on n'est pas du tout
18:44sur la même échelle.
18:45Là où Mistraléa
18:46tire son épingle du jeu,
18:48c'est qu'il va justement
18:49se spécialiser.
18:51Il y a deux manières
18:52de le faire.
18:53Il y a cette thématique
18:53de la spécialisation
18:54et d'aller faire du sur-mesure
18:56là où les grands
18:57ne le feront moins
18:58par définition.
18:59Et puis,
18:59il y a une autre thématique
19:00qui peut les aider,
19:01c'est la thématique
19:01de la souveraineté.
19:03En Europe,
19:04si je veux garder mes données
19:06de manière certaine,
19:07quel acteur je peux utiliser ?
19:10Mistraléa est bien positionné.
19:11Avec ce débat
19:12autour de la souveraineté,
19:13est-ce qu'il faut protéger Mistral ?
19:15On a débatté ce matin
19:15avec Yannél Le Chiffre
19:16et Raphaël Lejean.
19:17C'est-à-dire que ça allait forcer
19:18les entreprises européennes
19:19et les commandes publiques
19:20à prendre du Mistral
19:20et pas du anthropique.
19:21Vous dites oui ou vous dites non ?
19:23Dire aux entreprises
19:24ce qu'elles doivent acheter
19:25n'est jamais une bonne solution.
19:26Leur donner un cahier des charges.
19:28Leur donner des critères
19:29de souveraineté
19:30et d'exigence de souveraineté.
19:31Oui, bien sûr,
19:31ça peut être sain.
19:32Merci beaucoup à tous les deux
19:33de venir ce matin
19:34dans la matinale de l'économie.
19:35Nicolas Pagnès,
19:36l'ouverture C.
19:37Dans huit petites minutes,
19:39est-ce qu'on est toujours
19:39aussi bien orientés
19:40que tout à l'heure ?
19:40On est toujours orientés
19:41avec un CAC 40
19:42qui devrait gagner 0,10%,
19:44un DAX qui devrait gagner
19:450,2%.
19:46On est sur des petites progressions
19:47mais des progressions quand même
19:48avec toujours un pétrole,
19:49un baril de Brent
19:50qui est sous les 92 dollars
19:51et un baril du WTI
19:53qui est sous les 88 dollars.
19:54On reste sur la même tendance
19:56pour le moment.
19:56Qu'est-ce qu'on suivra
19:57comme valeur ?
19:57On suivra notamment
19:59de Richebourg
20:00qui s'attend à voir
20:01une progression
20:02de son EBITDA
20:03pour son objectif annuel
20:05et on pourra suivre
20:06également Solitech
20:07puisque Solitech a publié
20:08avant-hier
20:09après la fermeture des marchés
20:11une perte nette
20:12de 220 millions d'euros
20:13mais le titre a tout de même
20:14gagné 25% hier en séance
20:16porté par les perspectives
20:17de croissance
20:17sur son prochain exercice
20:18et notamment là aussi
20:20par la thématique
20:20intelligence artificielle
20:22donc on pourra suivre
20:23l'évolution du titre
20:25aujourd'hui.
20:25Je crois que c'est plus de 500%
20:26quand même de progression
20:27depuis le début de l'année.
20:28Et les chiffres sur un an
20:29de l'inflation en France
20:30qui viennent de tomber
20:31hausse de l'inflation
20:32à 2,4% sur un an
20:34en mai.
20:35Jérôme Arsini
20:35il me reste 10 secondes
20:362,4% sur un an
20:38après une hausse de 2,2%
20:39en avril
20:39on est quand même
20:39sur une pente
20:40un peu ascendante là.
20:41Oui, la contribution
20:42des prix de l'énergie
20:43est très forte en ce moment
20:45c'est pas surprenant.
20:46Maintenant la question
20:47c'est au-delà de ces chiffres
20:49ça va être de voir
20:50à partir de l'été
20:50est-ce qu'il y a des effets
20:51de diffusion
20:52sur l'inflation sous-jacente ?
20:54On va voir ça.
20:54Effectivement ça vous fera
20:55un sujet de discussion
20:56pour la prochaine demi-heure.
20:57Nicolas Pagnès
20:58dans un instant
20:59Good Morning Market
20:59sur AMC Live
21:00je vous dis à lundi
21:01bonne journée.
21:10Bonjour à toutes et à tous
21:11et bienvenue dans
21:12Good Morning Market
21:13nous sommes ensemble
21:14jusqu'à 9h30
21:14en direct sur BFM Business
21:16pour commenter
21:17l'actualité
21:18et la tendance
21:18des marchés européens
21:19à l'ouverture
21:20des marchés européens
21:21qui sont attendus
21:22dans le vert
21:22pour le moment
21:23sur fond d'espoir
21:24d'accord entre
21:25les Etats-Unis
21:26et l'Iran
21:27on voit d'ailleurs
21:27que ça a fait reculer
21:29le pétrole
21:30cette nuit
21:30le baril de Brent
21:31qui est sous
21:32les 92 dollars
21:33tandis que
21:34le baril du WTI
21:36est sous les 88 dollars
21:38on y reviendra
21:38dans un instant
21:39dans Good Morning Market
21:40mais pour le moment
21:41c'est le flash
21:42de Margot Faudéré
21:48La guerre au Moyen-Orient
21:50plombe la consommation
21:51en France
21:52l'INSEE vient de publier
21:53les chiffres
21:54pour le mois d'avril
21:55et les dépenses
21:56des ménages français
21:56ont diminué
21:57de 0,5%
21:59sur un mois
21:59sans surprise
22:00elles ont surtout
22:01été pénalisées
22:02par la baisse
22:03des dépenses d'énergie
22:04au global
22:05le PIB français
22:06a reculé
22:06de 0,1%
22:08au premier trimestre
22:09et l'inflation
22:10elle est estimée
22:11à 2,4%
22:13au mois de mai
22:14en hausse
22:14de 0,2 points
22:16par rapport à avril
22:17de son côté
22:18en revanche
22:18l'emploi salarié
22:19est resté stable
22:20sur les trois premiers
22:21mois de l'année
22:21la Roumanie
22:23touchée cette nuit
22:23par une attaque
22:24venant de la Russie
22:25un drone russe
22:26s'est écrasé
22:27sur un bâtiment
22:27résidentiel
22:28dans l'est du pays
22:29à la frontière ukrainienne
22:30faisant deux blessés légers
22:32ce matin
22:32Ursula von der Leyen
22:34la présidente
22:34de la commission européenne
22:35estime que la Russie
22:37a franchi une limite
22:38dans sa guerre
22:39contre l'Ukraine
22:40de son côté
22:41la Roumanie
22:41convoque l'ambassadeur russe
22:43après le crash du drone
22:44elle demande aussi
22:45à l'OTAN
22:46d'accélérer
22:47le transfert
22:48de moyens de lutte
22:48contre les drones
22:49vers son territoire
22:51et puis
22:51un nouveau retard
22:52pour le TGVM
22:53l'exploitation commerciale
22:55du futur TGV
22:56est finalement décalée
22:57à début septembre
22:58alors qu'elle était attendue
22:59jusqu'ici
23:00au 1er juillet
23:01annonce faite
23:02par la SNCF
23:04voyageur
23:04qui précise aussi
23:05avoir obtenu
23:05l'autorisation
23:06de mise sur le marché
23:08par l'agence ferroviaire européenne
23:10Merci Margot Faudéré
23:11vous êtes toujours en direct
23:12sur BFM Business
23:13dans Good Morning Market
23:14jusqu'à 9h30
23:15et à 9h30
23:16vous retrouverez
23:17Raphaël Legendre
23:18dans Les Experts
23:19Raphaël Legendre
23:20qui est avec nous
23:20en plateau
23:21bonjour Raphaël
23:22oui bonjour Nicolas
23:22au revenu des experts
23:23aujourd'hui Raphaël
23:24on va parler
23:24alors un sujet
23:25pas très très gai
23:26mais appauvrissement
23:27de la France
23:28avec l'augmentation
23:29du SMIC
23:29126 branches
23:31vont passer
23:32sous le niveau
23:33du SMIC
23:33les salaires sont
23:34tassés
23:35dans la fonction publique
23:36ça grogne
23:37et puis
23:38des comptes
23:39de la sécu
23:39qui sont toujours
23:40dans le rouge
23:40on va faire un peu
23:41le bilan global
23:42avec mes experts
23:44ce matin
23:44et puis on reviendra
23:45sur cette réunion
23:46ce séminaire
23:47qui se tient aujourd'hui
23:48à Bruxelles
23:49pour trouver
23:49les voies et moyens
23:51de renforcer
23:52la lutte
23:53pour la protection
23:54commerciale
23:55face aux surcapacités
23:57chinoises
23:58quelles peuvent être
23:58les réponses
23:59face à la vague
24:00chinoise
24:00peut-être que
24:01les chinois
24:01viennent davantage
24:02produire plus
24:03en Europe
24:04et puis enfin
24:05on parlera
24:05d'intelligence artificielle
24:06après la grande
24:07keynote de Mistral
24:09hier
24:10c'était à Paris
24:11face aux états-majors
24:12du CAC 40
24:13faut-il
24:14obliger
24:14les grands
24:15donneurs d'ordre
24:16y compris
24:16public
24:17à passer
24:18par Mistral
24:20plutôt que par
24:20ses concurrents
24:22américains
24:22pourquoi
24:22évidemment
24:23pour sortir
24:24de la colonie
24:25numérique
24:25qui est devenue
24:26l'Europe
24:27c'est une question
24:27de souveraineté
24:29voilà
24:29pour le programme
24:30des experts
24:31ce matin
24:32il est 9h01
24:34avec un CAC 40
24:35qui ouvre en progression
24:36de 0,39%
24:37à 8 220 points
24:39on voit que
24:40l'Eurostoxx 50
24:41lui progresse
24:42de 0,25%
24:43à 6070 points
24:44dans le sillage
24:45dans ce qu'on a pu voir
24:45de ce que l'on a pu voir
24:46sur les marchés asiatiques
24:48cette nuit
24:48le Nikkei
24:49qui gagne
24:492,53%
24:51en clôture
24:51à 66 329 points
24:53proche
24:53un des plus hauts
24:54historiques
24:54qu'il avait touché
24:55en séance
24:55il y a deux jours
24:56on voit que
24:57le Hang Seng
24:57progresse
24:58de 0,79%
24:59à 25 209 points
25:01si on revient
25:02sur les valeurs
25:03qui font la hausse
25:03sur le CAC 40
25:04on voit que
25:05Stellantis
25:05gagne 1,81%
25:07Airbus
25:08gagne 1,42%
25:09Dassault Systèmes
25:101,21%
25:11ou encore Renault
25:12qui gagne 1,18%
25:14parmi les plus fortes
25:15baisses du jour
25:16on voit TotalEnergie
25:171,0,36%
25:19STMicroElectronics
25:191,0,28%
25:21ou encore Bureau Veritas
25:221,0,23%
25:24le tout dans un contexte
25:25d'espoir d'accord
25:26entre l'Iran
25:27et les Etats-Unis
25:28qui font baisser
25:29les cours du pétrole
25:30on voit que
25:31le Brent
25:31passe sous les 92 dollars
25:33le WTI
25:34lui passe sous
25:35les 88 dollars
25:36nous reviendrons
25:37bien sûr
25:37sur cette tendance
25:39et sur cet espoir d'accord
25:40dans Good Morning Market
25:42et nous reviendrons aussi
25:43sur les marchés obligataires
25:45qui ont progressé
25:46la semaine dernière
25:47qui se sont tendus
25:48la semaine dernière
25:49ils sont restés
25:49sur des niveaux élevés
25:50jusqu'à cette nuit
25:51où ils se sont un petit peu détendus
25:52quel message nous envoient
25:54les marchés obligataires
25:55nous en parlerons
25:55dans un instant
25:56dans Good Morning Market
26:04Vous êtes toujours sur
26:06BFM Business en direct
26:07dans Good Morning Market
26:08avec un CAC 40
26:09qui ouvre en progression
26:11plus 0,4%
26:12à 8222 points
26:14on voit que le DAX
26:15affiche une progression
26:16plus mesurée de son côté
26:17plus 0,11%
26:18à 25 120 points
26:19ce qui porte
26:20l'Eurostox 50
26:21à une progression
26:22de 0,26%
26:24à 6070 points
26:26on commence avec
26:27la première partie
26:28de cette émission
26:29où on décrypte
26:30des valeurs en portefeuille
26:31c'est tout de suite
26:32la rubrique
26:32en portefeuille
26:34en portefeuille
26:35avec Renan Kérourio
26:36equity research analyst
26:38chez Euroland Corporate
26:39bonjour Renan
26:40bonjour Nicolas
26:40on va revenir
26:41sur plusieurs publications
26:42intrimestrielles
26:42qui ont eu lieu
26:43sur les dernières semaines
26:44que vous suivez
26:45que vous analysez
26:46on va rentrer un petit peu
26:47dans le détail de tout cela
26:48et on va commencer
26:49avec Precia
26:50alors Precia
26:51on parle d'une entreprise
26:52spécialisée dans la fabrication
26:54et la commercialisation
26:56d'instruments
26:56de pesage commercial
26:57et industriel
26:58c'est bien ça ?
26:59oui tout à fait
27:00alors Precia
27:01c'est 150 millions
27:02de capitalisations
27:02c'est une société
27:03qui est française
27:04c'est vraiment l'archétype
27:05de la valeur industrielle
27:07personne ne la connait
27:08ou alors très peu de personnes
27:09mais alors elle est présente
27:10dans notre quotidien
27:11en fait si on regarde
27:12finalement il y a peu d'éléments
27:14qui sortent des mines
27:14et des carrières
27:15qui ne passent pas
27:16à un moment donné
27:17par les balances de Precia
27:18alors qu'est-ce qu'ils font ?
27:19ils font d'un côté
27:21les produits
27:21donc des balances
27:22des systèmes de pesage
27:23ou encore des ponts bascules
27:24et de l'autre les services
27:25de la maintenance
27:26et de la vérification
27:28alors aujourd'hui Precia
27:29c'est un groupe
27:29qui est très diversifié
27:30géographiquement
27:31et on va le voir
27:31dans la publication
27:32que finalement
27:33cette diversification géographique
27:35dans les pays
27:35où la PIB
27:36est un peu plus en croissance
27:38va payer
27:38puisque si on regarde
27:39sur le premier trimestre
27:40aujourd'hui Precia
27:41publie un chiffre d'affaires
27:42de 39 millions d'euros
27:43en croissance de 1%
27:45en publié
27:45c'est vrai
27:45mais 5% en croissance organique
27:47et c'est justement
27:49donc à périmètre
27:50et taux de change constant
27:50que c'est là
27:51que ça devient intéressant
27:51puisque 5% en organique
27:52c'est plutôt pas mal
27:53pour un industriel français
27:54aujourd'hui
27:55quand on regarde
27:56géographiquement parlant
27:57la France plus 2
27:58l'Europe plus 2
27:59et c'est l'Afrique
28:00plus 13%
28:00qui tire complètement
28:01la croissance sur le trimestre
28:02donc c'est preuve
28:03que la diversification géographique
28:05finalement porte ses fruits
28:06pour le groupe
28:06nous on est très à l'achat
28:08sur cette valeur
28:08pourquoi ?
28:09parce que tout simplement
28:09aujourd'hui
28:10elle a atteint un point bas
28:11historique sur la valorisation
28:12on est à moins de 6 fois les bits
28:14donc c'est un point bas
28:15sur 5 ans
28:15et on pense qu'il y a
28:17un upside à aller chercher
28:18alors je regardais
28:19avant l'ouverture des marchés
28:20Précia
28:21c'était moins 1%
28:22depuis le début de l'année
28:23on est pour le cours du jour
28:25en progression
28:26de 2,29%
28:27à 26,80€
28:29vous restez optimiste
28:31avec une vision
28:33de potentiel
28:34sur cette valeur
28:35oui oui
28:35on est très optimiste
28:36surtout que
28:37en fait au côté bilan
28:38on a 33 millions d'euros
28:39de trésorerie net
28:40disponibles
28:41donc le groupe
28:42qui mène
28:42une stratégie
28:43d'acquisition
28:44et de M&A
28:45plutôt actif
28:46on pense qu'elle va continuer
28:47et ça va permettre
28:48d'aller chercher
28:48de nouveaux relais de croissance
28:49pour le groupe
28:50alors ça c'était
28:51la première valeur
28:52qu'on regardait ensemble
28:53deuxième valeur
28:53que vous suivez
28:54alors là pour le coup
28:55on va voir du côté
28:55des drones
28:56on regarde Parot
28:57oui alors Parot
28:58c'est le drone français
28:59finalement c'est le seul
29:01leader
29:01enfin c'est le leader européen
29:03mais c'est surtout
29:03la seule valeur européenne
29:04qui fait des micro-drones
29:06professionnels
29:06à usage gouvernemental
29:08donc si on veut
29:09une exposition
29:09à la défense
29:10et à la souveraineté
29:11c'est en tout cas
29:12Parot
29:13est une alternative
29:14qui est vraiment
29:14intéressante
29:15face à la concurrence
29:16la seule concurrence
29:17chinoise qu'elle a
29:17c'est Biaï
29:19alors donc Parot
29:20aujourd'hui
29:21c'est surtout
29:21un très beau retournement
29:23finalement pour cette société
29:24qui a connu
29:25des hauts et des bas
29:26on se souvient
29:27des lancements
29:27il y a quelques années
29:28où effectivement
29:29on ne parlait que de Parot
29:30et puis c'est en tout cas
29:31dans l'esprit
29:32des consommateurs
29:33la marque a été
29:34un petit peu oubliée
29:35et là elle revient
29:36c'est ça en tout cas
29:36en matière de publication
29:37en tout cas
29:38on voit que ça fonctionne bien
29:39tout à fait
29:39il y a eu un côté commercial
29:41à un moment donné
29:42et la concurrence chinoise
29:43a pris un peu le dessus
29:44et aujourd'hui
29:44ils ont trouvé une niche
29:46de marché sur la défense
29:47qui fonctionne très bien
29:48et on voit ça
29:49à travers justement
29:49la publication
29:50sur le premier trimestre
29:51on a une croissance
29:52de l'ordre de 50-60%
29:53sur le chiffre d'affaires
29:55à près de 28 millions d'euros
29:56déjà c'est un premier
29:57bond d'éléments
29:57qui nous laisse penser
29:59que Parot
30:00pourrait franchir
30:01la barre symbolique
30:01des 100 millions d'euros
30:02de chiffre d'affaires
30:02cette année-là
30:03la deuxième chose
30:04c'est qu'au niveau
30:05les ventes
30:06ont été principalement tirées
30:07par la commercialisation
30:10de l'Anafi UKR
30:11qui représente le drone
30:12issu du retour d'expérience
30:13du conflit ukrainien
30:14d'autant que
30:15de ce côté-là
30:17la croissance
30:17a été multipliée
30:18par deux
30:19par rapport
30:19à l'année précédente
30:20et ce qui est intéressant
30:21c'est de voir
30:22que le drone
30:22a intégré
30:23les systèmes d'achat
30:24de l'OTAN
30:25via la NSPA
30:26mais aussi
30:27la certification
30:27du programme américain
30:29Blue UAS
30:29qui permet d'avoir
30:31de très bonnes perspectives
30:33porté par les thématiques
30:34défense et souveraineté
30:35tout à fait
30:37défense, souveraineté
30:38après
30:38on regarde quand même
30:40le cours
30:40on est à plus 50
30:41depuis le début de l'année
30:42pratiquement plus 80
30:43sur un an
30:43on pense qu'une bonne partie
30:44du rallye a été faite
30:45mais pour une exposition
30:46à la souveraineté
30:47et à la défense
30:48c'est une très bonne alternative
30:49si on pense
30:50qu'une bonne partie
30:50du rallye a été faite
30:51quels sont les arguments
30:52quand même
30:53pour aller sur la valeur
30:54aujourd'hui Renan ?
30:55alors le point essentiel
30:57je pense aussi
30:57de la publication
30:58c'est que
30:58c'est l'annonce
30:59de la profitabilité
31:00sur l'ET1
31:01si on connait
31:02un petit peu par autre
31:03ça fait 10 ans
31:04que la société
31:04est en situation
31:05de cash burn
31:06aujourd'hui
31:07la société annonce
31:08être profitable
31:08donc on passe vraiment
31:09d'une société
31:10qui a tendance
31:11à cramer du cash
31:11à une société
31:12qui s'autofinance
31:13donc c'est un vrai changement
31:14de paradigme
31:14pour le groupe
31:15donc vous restez
31:16entre guillemets
31:17avec une vision
31:18de potentiel
31:18même si une partie
31:19du rallye a été faite
31:20il reste encore
31:20un peu de marge
31:22c'est ça
31:22c'est ce qu'il faut comprendre
31:22je pense qu'en tout cas
31:24c'est une valeur
31:25sur laquelle
31:25on doit être à l'achat
31:27et troisième valeur
31:28que vous suivez
31:29alors là pour le coup
31:29on change d'activité
31:31c'est DHH Spa
31:33Renan
31:34oui alors société italienne
31:36cotée à Milan
31:36donc il faut faire attention
31:37c'est très peu liquide
31:39alors moi
31:39personnellement
31:40j'en détiens
31:41je préfère prévenir
31:42donc Dominion Hosting Holding Group
31:44c'est une société
31:45technologique
31:46combien de capitalisation
31:47DHH ?
31:47on est sur 120-130 millions
31:48d'accord
31:49tout tout petit
31:50effectivement
31:50tout à fait
31:51donc c'est un hébergeur
31:52donc traditionnellement
31:53c'est un hébergeur web
31:54qui est en train de transitionner
31:55vers un modèle
31:55d'infrastructure IA
31:56et moi je pense que c'est aujourd'hui
31:58une valeur qui est complètement
32:01mispricée
32:01donc où la valorisation
32:02est complètement décorrélée
32:04des fondamentaux
32:05d'accord
32:05pourquoi ?
32:06tout simplement
32:06parce que si on regarde
32:07sur le premier trimestre
32:08on a une croissance
32:09de l'ordre de 14%
32:10du chiffre d'affaires
32:11à 11 millions d'euros
32:11avec 92%
32:13de revenus récurrents
32:14aujourd'hui la croissance
32:15elle se matérialise
32:16dans tous les segments
32:16d'activité
32:17et dans tous les pays
32:19mais ce qui est le plus intéressant
32:20c'est de voir que la croissance
32:21dans l'infrastructure GPU
32:23donc tout ce qui est lié à l'IA
32:24est en croissance
32:25de plus de 100%
32:26par rapport à l'année dernière
32:27d'accord
32:27c'est le quatrième trimestre
32:28consécutif de croissance
32:29pour le groupe
32:30sur cette division
32:30donc moi je suis plutôt
32:32très confiant
32:33si on regarde
32:34en fait le modèle
32:35il s'apparente plus
32:35à un Constellation Software
32:37au Canada
32:38si vous connaissez
32:39c'est l'équivalent
32:40de faire un compounder
32:41qui fait des acquisitions
32:42en série
32:42on est sur un groupe
32:44qui a fait 18 acquisitions
32:45les 10 dernières années
32:46donc
32:46et qui a démontré
32:47cette capacité
32:48à faire des acquisitions
32:49à travers une très bonne gestion
32:50de son bilan
32:51et de son cash
32:52donc nous on reste très
32:53en tout cas moi
32:53je reste très acheteur
32:54de la valeur
32:54et on est sur
32:56une progression de 7%
32:57depuis le début de l'année
32:58sur la valeur à l'heure actuelle
32:59ouais tout à fait
33:00donc 7%
33:00comme je l'ai dit
33:01c'est très peu liquide
33:02donc les fonds
33:03ne rentrent pas si facilement
33:05dans le dossier
33:05mais en tout cas
33:06et ne sortent pas non plus
33:07facilement
33:08c'est important de le préciser
33:09c'est important de le préciser
33:10tout à fait
33:10mais aujourd'hui
33:11la valeur se traite
33:12moins de 12 fois les bits
33:13par rapport à un secteur
33:15qui s'est riraité
33:16très rapidement
33:17avec les enjeux actuels
33:18de l'IA
33:18trois valeurs présentées
33:20en portefeuille
33:20aujourd'hui
33:21on est dans l'industrie
33:22on est dans la défense
33:23on est dans
33:25la thématique
33:26tech
33:27intelligence artificielle
33:28mais plutôt
33:29sur la chaîne de valeur
33:30c'est que c'est les thèmes
33:31centrales aujourd'hui
33:32pour un gérant
33:33qu'il faut regarder
33:33dans la situation
33:35de marché actuelle
33:36telle qu'on la connaît
33:36oui je rajouterai aussi
33:37l'électrification
33:38je pense qu'aujourd'hui
33:39ce sont des thèmes centraux
33:41qui font
33:41qui aujourd'hui
33:42fonctionnent très bien
33:43en bourse
33:43oui tout à fait
33:44merci beaucoup
33:45Renan Kérourio
33:46de nous avoir accompagné
33:47dans Good Morning Market
33:48je rappelle que vous êtes
33:49Equity Research Analyst
33:50chez Euroland Corporate
33:51on a un CAC 40
33:52qui progresse
33:52plus 0,47%
33:54à 8227 points
33:55et quant à nous
33:56on se retrouve tout de suite
33:57dans le focus du jour
34:00et le focus du jour
34:01va être un focus obligataire
34:03après la semaine
34:04que l'on a vu
34:05sur les marchés financiers
34:06la semaine dernière
34:07où les taux obligataires
34:09ont progressé
34:10au niveau mondial
34:11on a notamment vu
34:12des seuils
34:13un petit peu critiques
34:14dépassé sur la dette américaine
34:16que ce soit
34:16sur le 10 ans américain
34:17qui a dépassé
34:18les 4,5%
34:18sur le 30 ans américain
34:20qui a dépassé
34:20les 5%
34:21mais également au Japon
34:22où on a connu
34:23des niveaux inédits
34:25la question qu'on a voulu
34:26se poser dans ce focus du jour
34:27c'est quel est le message
34:28envoyé par les marchés obligataires
34:30la semaine dernière
34:31et qu'en est-il
34:31du message envoyé
34:32à l'heure actuelle
34:33pour en parler
34:33nous avons le plaisir
34:34d'accueillir sur le plateau
34:35de Good Morning Market
34:36Charoudata Shende
34:37bonjour Charoudata
34:38bonjour
34:38merci d'être avec nous
34:39vous êtes Fix Income Stratégiste
34:41chez Kandriam
34:41Stratégiste obligataire
34:43vous avez suivi
34:44j'imagine de très près
34:45ce qui s'est passé
34:46la semaine dernière
34:47alors je n'ai mentionné
34:48que le Japon
34:48et les Etats-Unis
34:49mais c'était une
34:50je ne sais pas si on peut
34:51parler de flambé
34:51mais en tout cas
34:51une progression
34:52une tension mondiale
34:53sur les marchés obligataires
34:55qui pouvaient s'interpréter
34:58de différentes façons
34:59selon les pays
34:59mais globalement
35:00il y avait quand même
35:01un message uniforme
35:02envoyé
35:02qu'est-ce qu'on peut retenir
35:04et interpréter
35:05du message envoyé
35:06par les marchés
35:06Charoudata
35:07alors dans un premier temps
35:09c'est vrai qu'on a vu
35:10les taux depuis le début
35:11de ce conflit monter
35:13et de manière
35:14assez violente
35:17bien sûr
35:17parce que
35:18certains ceux qui critiquent
35:19comme vous le disiez
35:20ont été dépassés
35:20mais sur la semaine dernière
35:22on a vu une légère détente
35:23une légère détente
35:24qui concernait
35:25pratiquement tous les taux
35:26les taux américains
35:27sur la partie longue
35:28c'était entre 10 et 15
35:29points de base
35:30c'est léger
35:31certes
35:32mais c'est une détente
35:33et pour nous
35:34le marché envoyé
35:35enfin le message envoyé
35:36c'est que les marchés
35:38obligataires
35:38restent en attente
35:39de ce conflit
35:40quand vous dites détente
35:41après avoir dépassé
35:42les seuils
35:42oui c'est ça
35:43légère détente
35:44mais on est resté
35:45sur les mêmes niveaux
35:45on est loin
35:46de la normalisation
35:47qu'on attend
35:48donc qu'est-ce qu'on dit
35:49on dit tout simplement
35:50que finalement
35:50ce conflit
35:51Hormuz-Iran
35:53et tous les impacts
35:55énergétiques
35:55le marché obligataire
35:57les suit
35:57et à partir du moment
35:58on a vu quelques nouvelles
36:00c'est-à-dire
36:00à partir de 20 mai
36:01où le président Trump
36:03a indiqué
36:03que peut-être
36:04un accord serait possible
36:05on a vu même hier
36:06que certaines sources
36:09disaient
36:09ça y est
36:10on est presque
36:11il y a cette information
36:12qui nous dit
36:13qu'il y a potentiellement
36:14un accord
36:14sur le bureau du président
36:15et que c'est à lui
36:16de le signer à l'heure actuelle
36:17alors c'est pas fait
36:18mais en tout cas
36:18c'est des informations
36:19qu'on n'avait pas avant
36:20ça laisse entendre
36:21que potentiellement
36:22il pourrait y avoir
36:23un conflit qui se règle
36:24ça fait baisser
36:25les prix du pétrole
36:25on voit pour l'instant
36:26en revanche
36:27que sur le disant américain
36:28alors ça se détend
36:28mais on est au-dessus
36:30de 4,4%
36:31quand même
36:32on est entre 4,4 et 4,5%
36:33tout à fait
36:34et ça c'est quelque chose
36:36d'un tout petit peu
36:37plus structurel
36:37un tout petit peu
36:38plus long terme
36:39c'est-à-dire que
36:40les chiffres de l'inflation
36:41surtout on les a vus
36:42hier aussi
36:43ils tiennent
36:44ils ont beaucoup progressé
36:45depuis le début
36:46de ce conflit
36:47le baril lui
36:48est monté
36:49les américains
36:50même s'ils ont leur
36:52indépendance énergétique
36:53et bien ils payent
36:53quand même plus cher
36:54le diesel
36:55et le gasoil
36:56à la pompe
36:56ça a un impact
36:57sur l'inflation
36:58ça a un impact
36:59sur le consommateur américain
37:00et les taux nous montrent
37:02que
37:04voilà
37:04c'est quand même
37:07pris en compte
37:08malgré le fait
37:09que
37:10effectivement
37:11on peut se dire
37:12en Europe
37:12c'est moins le cas
37:15parce que l'Europe
37:15est peut-être un peu moins
37:16soutenue par la macro
37:18aux Etats-Unis
37:19la croissance
37:20tient quand même
37:21donc vraiment
37:21sur les taux américains
37:22vous avez cette
37:23il n'y a pas un message
37:24quand même
37:25sur le niveau d'endettement
37:26des Etats aussi
37:26et le fait que
37:28le moindre choc
37:29inflationniste
37:30la moindre
37:32relance budgétaire
37:32nécessaire
37:33face
37:33alors là effectivement
37:35à la progression
37:36du baril du pétrole
37:37mais ça pourrait être
37:38autre chose demain
37:38inquiète les marchés
37:40puisque
37:40le message envoyé
37:42c'est
37:42les pays n'ont plus
37:43trop de marge de manœuvre
37:44en fait budgétaire
37:45aujourd'hui
37:45tout à fait
37:46et donc
37:47ça veut dire quoi
37:48ça veut dire que
37:49effectivement
37:50à l'avenir
37:51donc jusque là
37:52on a bien compris
37:53il y a eu une expansion
37:54fiscale notamment
37:54aux Etats-Unis
37:55le One Big Beautiful Bill
37:56mais à l'avenir
37:57il reste comme vous le dites
37:59très correctement
38:00il ne reste pas
38:01beaucoup de manœuvre
38:02et donc
38:03marge de manœuvre
38:04pardon
38:04et donc ça veut dire quoi
38:05ça veut dire finalement
38:06que
38:06in fine
38:08si demain
38:09la macro
38:10venait à baisser
38:12et que la croissance
38:13allait être impactée
38:15et bien les gouvernements
38:16n'ont plus
38:17autant de marge de manœuvre
38:19donc
38:19les taux
38:20à moyen terme
38:21et bien
38:21il y a des possibilités
38:23qui baissent
38:24dans le sillage
38:25d'une macro
38:25qui souffre
38:26notamment en Europe
38:27des taux obligataires
38:28qui baisseraient
38:29dans le sillage
38:29d'une macro
38:30c'est-à-dire
38:32qu'effectivement
38:33aujourd'hui
38:33les attentes d'inflation
38:34sont plus élevées
38:35qu'est-ce qui peut se passer
38:37on a une destruction
38:38de la demande
38:39c'est-à-dire
38:39les gens consomment moins
38:40l'économie ralentit
38:42ça fait aussi baisser
38:43quelque part
38:44l'inflation
38:45et donc les taux longs
38:46dont on parle
38:48sont amenés à baisser
38:49donc qu'est-ce qu'on pense
38:50nous
38:50c'est que c'est plus le cas
38:51en Europe
38:52aux Etats-Unis
38:53la macro pour l'instant
38:54elle tient
38:54même s'il n'y a plus
38:56de support fiscal
38:56c'est-à-dire qu'il est encore là
38:58avec le One Big Beautiful Bill
38:59Trump peut encore
39:00faire quelque chose
39:01d'ici à la fin des midterms
39:02mais en Europe
39:04on a beaucoup moins
39:04donc aucune raison
39:06d'augmenter les taux
39:06de la BCE
39:07si je comprends bien
39:08alors malheureusement
39:10aujourd'hui
39:11on a le marché
39:12qui price
39:122,5 hausses de taux
39:16normalement
39:17une hausse
39:18en juin
39:18il faudra
39:20il faudra suivre
39:21c'est certes
39:22la BCE
39:22fait très attention
39:23à l'inflation
39:24on voit qu'ils n'ont pas
39:25envie de faire
39:26les mêmes erreurs
39:27de 2022
39:27le discours a été
39:28extrêmement haut
39:29mais si je vous suis
39:30les marchés
39:31pourraient se réguler
39:31eux-mêmes
39:32sans avoir besoin
39:33de passer par une hausse de taux
39:34tout a déjà été
39:36pricé
39:37et donc
39:38la prochaine étape
39:39ça serait quand même
39:40de voir
39:41comment la croissance
39:42est impactée
39:42et comment les taux longs
39:44s'ajustent
39:44nous on pense
39:45qu'il y a
39:46une possibilité
39:47que ça se détende
39:48mais attention
39:48je me permets juste
39:49sur le moyen terme
39:52on risque de voir
39:53les taux longs
39:55à des niveaux élevés
39:56on aura certes
39:57une légère baisse
39:58mais la situation
40:00de l'inflation
40:00est de telle que
40:02Kevin Warch
40:02à la tête de la Fed
40:04qui va devoir réagir
40:05à ce chiffre d'inflation
40:06qu'on a vu
40:07aux Etats-Unis
40:08à l'indice PCE
40:08plus 3,8%
40:10au mois d'avril
40:11alors en version corse
40:12un petit peu moins
40:12c'est 3,3%
40:13dans l'indicateur
40:14que suit
40:15Kevin Warch
40:16donc trim de mine
40:17là on est à 2,3%
40:21quels sont les enjeux
40:23pour le marché obligataire
40:25d'un Kevin Warch
40:25à la tête de la Fed
40:26nommé par Donald Trump
40:28qui s'exprime
40:28sur l'indépendance
40:29de la Fed
40:30sur le fait
40:31qu'il a moins envie
40:31de rassurer les marchés
40:32au quotidien
40:33est-ce qu'il y a un sujet
40:34de crédibilité
40:35derrière tout ça
40:35et est-ce que Kevin Warch
40:36peut rassurer
40:37sur ce sujet de crédibilité
40:38ou est-ce que de toute façon
40:39le mal est fait quelque part
40:41alors non
40:41il peut
40:42il peut rassurer
40:43sur le sujet de la crédibilité
40:44le problème
40:45c'est qu'il a été nommé
40:46par Trump
40:47qui a été très critique
40:48envers son prédécesseur
40:49donc à partir du moment
40:51où la Fed a déjà subi
40:52énormément de pression
40:54on a du mal à voir
40:55qu'il ait nommé quelqu'un
40:56qui ne lui donne pas
40:57ces fameux baisses des taux
40:58et c'est en ça
40:59que c'est un petit peu biaisé
41:01c'est pour ça
41:01que la situation de Warch
41:02est un petit peu plus difficile
41:03il arrive
41:04en disant
41:05attention
41:06c'est quelqu'un
41:07qui est plus
41:07qui a tendance
41:09à vouloir baisser les taux
41:10bien sûr
41:11d'un côté
41:12très bien
41:13mais de l'autre côté
41:14il faut que le marché suit
41:15il faut que les chiffres
41:16d'inflation suivent
41:17et donc il y a effectivement
41:18ce problème de crédibilité
41:20qui va devoir résoudre
41:21d'autant qu'il se retrouve
41:23dans une Fed
41:24qui est quand même
41:25fragmentée
41:26on l'a vu
41:26dans les minutes
41:27de la dernière fois
41:28Mais est-ce que du coup
41:29s'il fait monter les taux
41:33par exemple
41:34est-ce que d'un coup d'un seul
41:35la crédibilité de la Fed
41:36en sortira renforcée
41:37ou on se demandera
41:38s'il n'y a quand même pas
41:39une stratégie derrière
41:41Toujours
41:42Toujours
41:43On se demandera toujours
41:45Pourquoi ?
41:46Parce qu'encore une fois
41:47tout ça
41:48Alors il n'est pas seul
41:49à décider je précise
41:49mais quand même
41:50Bien sûr
41:51mais on a déjà vu
41:52Donald Trump
41:52mettre la pression
41:53sur les autres membres
41:55on ne sait pas
41:55comment Kevin Warch
41:56va se comporter
41:57D'ailleurs au moment
41:58des hearings
42:00il a bien dit
42:01j'aime bien
42:02qu'il y a des
42:03en anglais
42:03il a dit des family fights
42:04etc
42:05et effectivement
42:06intellectuellement
42:07c'est respectable
42:08Pourquoi ?
42:09Parce que la Fed
42:09doit atteindre un consensus
42:11et parfois c'est bien
42:12de passer par des discussions
42:13mais on est dans une situation
42:15où il y a quand même
42:16des risques géopolitiques
42:17il y a quand même
42:18des problèmes sur l'inflation
42:19donc on a vraiment besoin
42:20d'un message
42:20assez uni et fort
42:23et là-dessus
42:24on a quelques questions
42:25Donc les doutes
42:26devraient subsister
42:27même s'il y a quand même
42:28possibilité de rassurer
42:29à moyen terme
42:29les marchés
42:30un mot quand même
42:31de votre métier
42:33comment est-ce qu'on intègre ça
42:34dans une stratégie crédit
42:35aujourd'hui ?
42:36Comment est-ce qu'on intègre
42:37ce contexte
42:38des marchés obligataires
42:39dans une stratégie crédit ?
42:41Avec beaucoup de prudence
42:42avec beaucoup de prudence
42:43pourquoi ?
42:43Parce qu'aujourd'hui
42:44on voit une certaine exubérance
42:46sur les marchés
42:47en partie justifiée
42:48parce que finalement
42:49sur le crédit
42:50au niveau des fondamentaux
42:52ça tient
42:52notamment sur la partie
42:53investment grade
42:54mais même sur la partie
42:55high yield
42:56on voit quand même
42:57que les fondamentaux
42:57sont plutôt résilients
42:59on voit aussi
43:00que le marché achète
43:01toute l'offre
43:02qui est quand même
43:03considérable
43:04mais d'un autre côté
43:06on est obligé
43:07de se dire que
43:08comme on en a discuté
43:09les taux sont à des niveaux
43:10extrêmement élevés
43:11ça veut dire quoi ?
43:12Ça veut dire que
43:12toute l'offre qui va arriver
43:14il va falloir la financer
43:17il va falloir
43:17payer des intérêts dessus
43:19et à partir du moment
43:20où le coupon est élevé
43:22il faut être prudent
43:23il faut essayer de faire
43:24au cas par cas
43:25et il faut essayer
43:26de voir si l'entreprise
43:27peut vraiment atteindre
43:28ses obligations financières
43:29Et là on parle
43:31effectivement
43:31de coupons
43:33et de dettes souveraines
43:33mais il y a aussi
43:34toute la concurrence
43:35de ces entreprises
43:36d'intelligence artificielle
43:38ou tech
43:38qui vont lever énormément
43:40sur les marchés obligataires
43:41est-ce que là aussi
43:42il faut se poser la question
43:44quand même
43:44de la concentration
43:45à terme
43:46de ces dettes ?
43:47Absolument
43:48alors disons que
43:49le marché crédit
43:50jusque là
43:51ou du moins
43:51jusqu'à il y a 3-4 mois
43:53était plutôt
43:54voilà
43:54il n'était pas embêté
43:55on voit bien que
43:56sur le marché
43:57à yield
43:58la tech
43:58c'est environ 5%
44:00sur l'investment grade
44:01elle est 7 à 8%
44:02mais ça va monter
44:03on attend énormément
44:05d'émissions
44:05à ce niveau là
44:06mais encore une fois
44:07c'est pas parce que
44:08l'IA
44:09et que les data centers
44:10vont être construits
44:11et qu'on a cette demande
44:12que forcément
44:13chaque entreprise
44:14qui vient sur le marché
44:15va pouvoir réussir
44:17dans sa construction
44:18et dans sa quête
44:19de domination
44:20encore une fois
44:21c'est la sélectivité
44:22qui prime sur le marché
44:23du crédit
44:23au global
44:24tout se passe bien
44:25pour l'instant
44:25mais attention
44:26les taux sont toujours
44:27très élevés
44:28Merci Charouda Tachende
44:29de nous avoir accompagné
44:30dans le focus du jour
44:31vous êtes fixe
44:32income stratégiste
44:33chez Candria
44:33merci beaucoup
44:34et quant à nous
44:34on se retrouve
44:35en direct
44:35des marchés
44:38en direct
44:38des marchés
44:39avec un CAC 40
44:39qui progresse
44:40un plus 0,6%
44:41à 8238 points
44:43un DAX
44:43qui lui
44:44est plutôt proche
44:45de l'équilibre
44:46même si en légère hausse
44:47plus 0,07%
44:48à 25110 points
44:50un baril de Brent
44:51toujours sous les 92 dollars
44:52un WTI sous les 88 dollars
44:54on fait le point
44:55sur cette ouverture
44:56des marchés européens
44:56avec Denis Desclos
44:57bonjour Denis
44:58bonjour Nicolas
44:59merci d'être avec nous
45:00vous êtes président
45:00de l'AFAT
45:01l'association française
45:02de l'analyse technique
45:03directeur du programme
45:04de finances de marché
45:04de l'ESL-SCA
45:06je ne sais pas si je le prononce
45:07l'ESL-SCA
45:08l'ESL-SCA
45:08donc je ne le prononçais pas bien
45:10comment est-ce que vous analysez
45:11l'ouverture des marchés
45:14aujourd'hui Denis ?
45:15alors je crois
45:16que ce matin
45:16ils achètent un petit peu
45:17la perspective d'un accord
45:18oui la nouvelle
45:19c'est ça
45:21on varie au jour le jour
45:22en fonction des nouvelles
45:25soit positives
45:26soit négatives
45:26je crois qu'aujourd'hui
45:28les marchés sont suspendus
45:30donc soit à la reprise
45:32des hostilités
45:32soit à un accord
45:34qui pourrait se concrétiser
45:35le CAC à 8236 points
45:39vous voyez vous
45:40le potentiel du CAC 40
45:42aujourd'hui
45:44à quel niveau ?
45:46alors il y a un niveau important
45:47qui est de 8205
45:49d'accord
45:49il faudrait pouvoir clôturer
45:52au-dessus de 8205
45:54dans un premier temps
45:558205 en clôture
45:56pour libérer du potentiel
45:58c'est ça ?
45:59il faut arriver à conserver
46:01les 8205
46:01parce que
46:02il y a un indicateur technique
46:05qui s'appelle Ishimoku
46:06qui nous dit
46:07que la mémoire du marché
46:08en fait
46:08c'est ce niveau de 8205
46:10qu'il faut franchir
46:11vous suivez beaucoup
46:13Denis
46:13les valeurs du luxe
46:15et notamment
46:16Kering
46:17LVMH
46:18Hermès
46:19et vous remarquez
46:20qu'il y a
46:21une même figure
46:22qui apparaît
46:24sur les cours
46:25de ces trois valeurs
46:26et qui s'est concrétisée
46:27sur Kering
46:27c'est ça ?
46:28alors en fait
46:28j'ai commencé
46:30par la constater
46:31sur Kering
46:31donc c'est une figure
46:32chartiste
46:33qui est une figure
46:34qui s'appelle
46:34de bump and run reversal
46:36d'accord
46:36c'est une phase d'abord
46:38de hausse modérée
46:39donc pour Kering
46:40ça a été de la fin
46:41de la crise financière
46:42jusqu'en 2017
46:43et ensuite
46:44cette hausse
46:44elle devient excessive
46:46elle s'accélère
46:47très très fortement
46:49et généralement
46:49quand la tendance
46:52se retourne
46:52on revient
46:53sur la tendance initiale
46:54d'accord
46:55donc c'est ce qu'a fait Kering
46:57et quand j'ai vu ça
46:58je me suis dit
46:59donc elle l'a fait
47:00on est sur du moyen
47:02long terme
47:03parce que ça s'est fait
47:04entre 2021-2025
47:06mais on est quand même
47:07passé d'un cours
47:09de plus de 700
47:10on est descendu
47:12en dessous de 200
47:13un plus bas
47:13donc ça faisait quand même
47:14moins 65% de baisse
47:17et je me suis dit
47:18si Kering le fait
47:20je vais regarder
47:20les autres valeurs du luxe
47:21et effectivement
47:22je me suis aperçu
47:23que LVMH
47:26Hermès
47:26mais c'est valable aussi
47:27pour Ferrari par exemple
47:28ou Brunello Cuccinelli
47:30qui est le Hermès italien
47:31font toute la même figure
47:33et donc avec cet objectif
47:35alors ça reste
47:36un objectif théorique
47:38premièrement
47:39l'analyse technique
47:40nous donne des objectifs
47:41mais c'est une probabilité
47:42et c'est jamais une certitude
47:44un peu comme les prévisions météo
47:45et deuxièmement
47:47c'est quand même
47:48du moyen long terme
47:49on est vraiment sur
47:51un horizon
47:53en unité de temps mensuel
47:55et qu'est-ce que ça nous dit
47:56pour les autres valeurs
47:58du coup
47:58puisque Kering est sorti
48:00de cette figure
48:01ça veut dire que
48:02la réaliser
48:03les autres titres
48:05dont vous parlez
48:06pourraient suivre
48:06le même cours
48:07que Kering
48:07c'est ça ?
48:08l'analyse technique
48:09nous dit que
48:10l'objectif théorique
48:11ce serait le retour
48:12sur la droite
48:13de tendance initiale
48:14ce qui donne un cours
48:15pour LVMH
48:16de mémoire
48:18de 260
48:19et pour Hermès
48:22de 600
48:22alors quand je dis ça
48:24tout le monde me prend
48:25pour un extraterrestre
48:26d'accord
48:27LVMH
48:27vous m'avez dit 260
48:28on est à 483
48:30à l'heure actuelle
48:30d'accord
48:31donc quand je dis
48:32par exemple
48:33600 pour Hermès
48:33tout le monde me prend
48:34pour un extraterrestre
48:35c'est vrai que ça peut
48:36paraître incongru
48:37mais qui aurait pensé
48:38qu'on passerait
48:40de plus de 2800
48:432897 je crois
48:44on a fait au plus haut
48:45on est passé de 2800
48:46à 1634
48:47donc on a déjà fait
48:49une grosse partie
48:50du chemin
48:51voilà c'est
48:53merci
48:53on suivra ça
48:54sur le moyen long terme
48:55effectivement
48:56vous l'avez dit
48:56on suivra ça
48:57sur le moyen long terme
48:58merci beaucoup en tout cas
48:59Denis
48:59de nous avoir accompagné
49:01Denis Desclos
49:02dans Good Morning Market
49:03je rappelle que vous êtes
49:03président de la FAD
49:04directeur du programme
49:05de finance de marché
49:06de Les Selska
49:08Les Selska
49:09Les Selska
49:09c'est bien prononcé
49:10merci beaucoup
49:11dans un instant
49:12en direct
49:13sur BFM Business
49:14vous retrouverez
49:15Raphaël Legendre
49:16dans Les Experts
49:17et lundi
49:18vous retrouverez
49:19Good Morning Market
49:19avec Etienne Braque
49:20à la présentation
49:21je vous souhaite
49:22un bon week-end
49:24Good Morning Market
49:25sur BFM Business
49:27Sous-titrage Société Radio-Canada
49:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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